Autant je me plaignais dans le précédent épisode des longueurs, autant celui-ci avance trop vite dans l’intrigue globale de la saison, tout en trouvant le temps de proposer des scènes un brin soporifique. Le plus dérangeant n’est toutefois pas là. Non, le plus dérangeant, c’est vraiment qu’une trop grande partie de l’épisode est absurde, qu’une autre est prévisible et qu’enfin, cet épisode propose des twists de fin de saison en se débarrassant de certains personnages que j’imaginais survivre un peu plus. Ironique, non, d’être à la fois prévisible et imprévisible… mais de ne jamais me communiquer l’émotion qui devrait découler de ces choix scénaristiques !
Spoilers
Carol arrive enfin au Mont St Michel.
She’s right there.
Comment ça la prochaine saison est dans genre deux à trois semaines ? Il est peut-être temps de prendre un moment pour enfin finir celle-ci, du coup. On ne va pas se mentir, je ne sais plus trop où on en était, mais c’est pas grave, je suis sûr que ça va vite me revenir. Par exemple, ça n’a pas été compliqué de se souvenir que Carol était en infiltration parmi les français et se trouvait nez à nez avec notre grande méchante.
Genet n’hésite pas à fusiller absolument tout le groupe dans lequel était Carol. Celle-ci s’en sort, encore. C’est improbable. Elle évite toutes les balles en ayant le réflexe de se jeter au sol, puis découvre le sérum qui transforme les cadavres en super-zombie très rapidement. Apeurée, elle réussit encore à se lever et monter à bord d’une voiture sans être appréhendée par les hommes de Genet où tous les zombies sous lesquels elle était pourtant. Improbable.
Je trouve qu’on nous prend vraiment pour des débiles avec cette série, et c’est peut-être aussi pour ça que j’avais arrêté de la regarder : à quoi bon prendre du temps dans des semaines chargées si c’est pour voir ça ?
Carol s’échappe donc de Genet et ça mène à une scène d’action bien foutue où elle débarque au Mont St Michel et est une intruse qui se fait chasser par les hommes sur place. De son côté, Isabelle est prise en otage au Mont St Michel par un leader qui veut retrouver Daryl(je crois ?). Elle ne donne aucune info, mais se fait finalement poignarder quand elle tente de se rebeller. Quoi ? Je me suis arrêté juste avant qu’il se passe quelque chose alors ? Oui et non. Elle est poignardée, laissée pour morte, mais elle ne l’est pas. Evidemment. Le montage tente bien de nous faire croire le contraire un moment, mais c’est inefficace, on connaît les techniques de la franchise depuis le temps.
Blessée, elle se relève et se débrouille pour sortir et manque de peu de se faire tuer par un zombie. Elle est sauvée de justesse par Carol. Et oui. Carol s’occupe d’elle, se présente et dit être à la recherche d’un américain. Pardon, mais ? Pourquoi Carol est sympa avec elle alors qu’elle est en mode « je tue tout le monde sans poser de question » ? Juste parce qu’elle est blessée ?
Pendant ce temps, Daryl est toujours prisonnier dans un sous-sol, mais il se débrouille pour se libérer et peut ainsi faire face sans aucun souci à une horde de zombies et soldats. C’est là qu’il tombe nez à nez avec… Carol. C’est si nul ! Carol sort de nulle part à ce stade. Et en plus, Isabelle est bien morte ? Mais enfin !
Daryl pleure un temps Isabelle, parce qu’il a le temps de lui faire ses adieux, mais ça ne dure pas trois plombes non plus. Très vite, Carol et Daryl s’enfuient du Mont St Michel en feu. Cela fait de jolies photos, c’est déjà ça. C’est toujours ça, c’est bien l’un des seuls gros points positifs de cette série, je trouve.
Après un câlin de retrouvailles, Carol et Daryl retrouvent vite leurs habitudes : Daryl est endeuillé de la mort d’une énième nana dans sa vie, mais bon, ils s’enfuient, ils papotent en marchant et Carol est amusée de découvrir que Daryl parle quelques mots de français. Je ne sais pas à quoi je m’attendais pour les retrouvailles de ces deux-là, mais en tout cas, pas à ça. On retombe sur les longues scènes de marche interminables où ils se partagent des infos pas si utiles – ici, Carol raconte son enfance par exemple. OK. Ils sont amis, après tout, moi non plus mes conversations avec mes amis ne sont pas forcément passionnantes quand je marche. Enfin, je suppose.
Ils finissent par arriver chez un couple de petits vieux en pleine campagne. Bordel. C’est une actrice de Sous le soleil, je vais pleurer ! Bon, le couple a croisé la route de Laurent et ils ont plein de bonnes choses à dire sur lui. La grand-mère ? Elle explique qu’elle n’est pas avec son mari, parce que son mari, ses enfants et ses petits-enfants sont morts il y a longtemps. Elle a tout de même trouvé la paix intérieure et son bonheur dans son nouveau couple. The French Way.
Daryl et Carol font ensuite un tour dans le village proche avec le vieil homme. Ils le baladent en brouette, allez savoir pourquoi ?, à travers le village où il connait le prénom de chaque zombie en chemin. Il les mène chez un homme qui peut leur filer une voiture. Au passage, Carol essaie de comprendre pourquoi Daryl veut absolument retrouver Laurent. C’est une excellente question. En parallèle, Genet continue de chercher à tous prix le gamin. Qu’est-ce qu’ils ont tous à le vouloir ce garçon ! Genet interroge le leader du Mont St Michel pour en savoir plus.
En parallèle, Daryl et Carol travaillent à réparer la voiture qu’on va leur prêter. En revanche, en passant devant une grange qui ne ressemble en rien en celle de la saison 2 de la série-mère, Carol a un soudain flashback de la mort de Sophia. Elle s’en confie à la française qui l’héberge et… On essaie trop de nous les vendre comme des vieux sympas pour qu’ils restent en vie bien sympa. Soit ils finiront par être des méchants, soit ils se feront tuer.
Il est révélé qu’ils paient régulièrement en nourriture un droit de rester chez eux aux hommes de Genet. Vraiment, ils se sont adaptés à merveille. Il n’empêche que Daryl et Carol ne veulent pas s’éterniser. Ils acceptent quand même une invitation à dîner, pendant laquelle le couple pose bien trop de questions. Ils veulent clairement les garder avec eux, c’est VISIBLE.
Du coup, mais quelle surprise de voir le vieux trahir sa femme, Daryl et Carol. La femme n’est pas d’accord du tout avec cette trahison de son mari : elle refuse de livrer Carol et Daryl. Elle informe donc Genet que leurs invités sont partis juste après le petit-déjeuner. Mouais. La table pour quatre est encore dressée, hein. Bizarrement, Genet ne les croit pas vraiment et décide donc de s’imposer pour le repas et de poser quelques questions. Elle se voit comparer aux nazis (ce point Godwin si nul), puis rétorque que Daryl et Carol n’ont pas pu partir il y a des heures puisque les œufs sont encore chaud.
Carol grille sa cachette au dernier moment pour sauver la vie de ses nouveaux amis, mais elle finit par être retrouvée par les hommes de Genet. Les deux femmes échangent un instant, histoire que Genet puisse révéler son passé triste et qu’on obtienne un petit flashback de son mec. Cela ne la sauvera pas : Daryl débarque, tue son homme de main et très vite, c’est au tour de Genet d’y passer. Sa fin n’est pas enviable du tout : elle se retrouve shooté par son propre sérum de super-zombies et… quand on est vivant, ça ne fait pas du bien par où ça passe.
Et voilà comment Genet se retrouve morte après une saison et demi. Pardon, mais je m’attendais à plus grandiose. Après, ils m’ont par surprise. Ce n’est pas le cas quand il est révélé que la vieille française est morte elle aussi ou lorsque l’Union de l’espoir reprend des forces suite à la mort de Genet. C’est prévisible et ça fait qu’on continue de chercher Laurent partout. Fallait bien relancer la série dans une nouvelle direction.
