Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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