On prend les mêmes intrigues et on les recommence différemment, ce qui fait que cet épisode tire vraiment bien son épingle du jeu. C’est tout routinier, mais l’absence des personnages qui ont quitté la série récemment fait franchement du bien. En fait, je crois que même ceux qui me soulent ont des scènes intéressantes ici et la réduction du nombre de personnages n’est pas si dérangeante. Bref, j’ai bien accroché et ça a parfaitement fait son taf de divertissement.
Spoilers
La procédure d’avortement de Simone ne se déroule pas comme prévu.
– She’s having a bad…
– Personality ? Yeah.– Personality ? Yeah.
Blue reprend le travail et, franchement, il est insupportable à se la péter comme ça. En plus, je ne sais pas trop pour qui il se prend, mais il réclame à être dans le service de Richard et se montre surpris d’apprendre que Richard ne veut pas de lui dans son bloc opératoire. Évidemment qu’il le laisse en soin post-op des VIP, c’est lui qui l’a viré !
Il se retrouve à devoir gérer les caprices des riches plutôt que de faire de la médecine. La punition de Richard me soule, mais je me dis que Kwan mérite un peu la douche froide qu’il se prend pour son retour. Ce n’est pas tout à fait l’avis des scénaristes par contre : son patient a un problème assez évident quand ses organes semblent sortir de son ventre.
Kwan se retrouve donc au bloc bien plus rapidement que prévu. Il s’inquiète de l’avis de Richard – qui reste le chef de tout le système en soi – mais puisque Seth le réclame et qu’il est le chef de l’étage VIP, il accepte d’y retourner. Bien sûr, l’opération se passe très bien, mais Richard en a vent et vient l’interrompre. Il reprend la main de l’opération, vire Seth du bloc, puis en fait autant avec Kwan. Après, rien de bien grave : ça permet à Kwan de continuer d’être pote avec Seth. Cela lui permet d’avoir son nom sur le tableau des opérations, n’en déplaise à Richard. C’est quelque chose ça.
Lucas vit encore chez Amelia et ça provoque des situations drôles que j’aimerais voir plus souvent : Amelia qui lui fait le point sur le taf pendant son petit-déj ou Scout (qu’il a changé) qui lui demande d’où viennent les bébés ? Je trouve ça excellent. Le neveu et la tante bossent ensemble sur le cas d’une patiente dans cet épisode et j’aime beaucoup ça, parce que c’est un duo qui fonctionne bien.
Maintenant que Lucas envisage à nouveau la neurochirurgie, Amelia n’est pas totalement ravie. Elle fait tout pour le décourager, c’est dingue. Le duo me fait rire quand même, parce qu’ils en sont à se prendre le chou comme une famille face à un des internes de Lucas. Ils ont une patiente plutôt attachante et fan de Dolly Parton, en plus, c’est pas le moment de s’engueuler. Sympa, ce petit hommage.
Pendant l’opération, Amelia fait prendre conscience à Lucas qu’il n’est pas prêt pour la neurochirurgie car il n’a pas la réponse à sa question, puis elle en profite après coup pour lui dire qu’un vrai neurochirurgien pense à ça non-stop pendant toute la journée, sans aucun doute sur sa spécialité, sans se garder une autre possibilité en plan B comme Lucas a pu le faire. J’aime que les scénaristes en profitent pour rappeler que Derek était comme ça et j’aime que Lucas l’envoie bouler aussitôt.
Il le fait en lui rappelant sa position dans la famille et ça permet à Amelia de prendre conscience qu’elle ne vaut pas mieux que ses sœurs à lui foutre une pression pareille et à insister sur le fait qu’il ne fait pas les choses comme il faut.
Ben fait ce qu’il peut pour aider Miranda maintenant qu’elle multiplie les tâches en tant qu’étudiante. Honnêtement, elle est complètement insupportable dans cet épisode. On voit que Ben l’aide, mais qu’elle n’apprécie pas qu’il ne fasse pas les choses comme elle. Soit. Le problème, c’est que sur le coup du lave-vaisselle, elle paraît plus conne qu’autre chose, non ? Chacun a ses manières de ranger le lave-vaisselle, j’entends, mais bien sûr que mettre la lame en haut, ça fait chier quand tu le vides. Et puis, en plus, ils font ça avec de la vaisselle propre, c’est agaçant.
A l’hôpital, ce n’est pas beaucoup mieux. Winston lui demande un conseil, mais sa réponse consiste à lui faire remarquer à quel point elle était meilleure que lui et à quel point une application ne peut pas remplacer les compétences humaines. Alors en fait, si : il faut juste donner les bons paramètres à l’appli, quoi. Qu’elle n’apprécie pas d’être remplacée par de l’informatique, ça s’entend ; que sur les questions de planning, le facteur humain domine sur une machine, j’en suis convaincu… mais le gain de temps que ça représente est inestimable.
Qu’elle le dise, c’est une chose. Qu’elle traque ensuite Ndugu pour donner son avis sur toutes ses décisions en tant que chef des résidents, c’est insupportable. Elle lui a imposé le job sans vraiment lui laisser le choix, qu’elle le laisse faire ses propres erreurs, non ? S’il lui demandait vraiment de l’aide et qu’elle l’aidait sur ce qu’il demande, ce serait OK, mais ne pas répondre à sa question et tout juger… Insupportable Bailey !
J’ai adoré voir Ndugu la remettre à sa place et j’ai adoré comment ça permet à Miranda de se rendre compte qu’elle essaie absolument de tout gérer en parallèle et en étant insupportable. Elle s’excuse même auprès de Ben de ne pas l’avoir simplement remercié plutôt que de faire de la merde. Après, Ben a quand même fait tout ce qu’il fallait pour elle.
Lincoln est toujours accro à ses médocs, mais comme il ne le dit pas à Jo, celle-ci jette les médicaments dont ils n’ont plus besoin. Est-ce qu’un médecin fait vraiment ça ? Allez savoir. Ce qui est certain, c’est que Lincoln se montre de plus en plus énervé au travail : il demande à Ben de fermer sa gueule en pleine opération, et j’avoue que j’ai trouvé que c’était cool à voir, mais c’est juste parce que je n’aime pas Ben. Ce pauvre Bryant, qui est un dommage collatéral, par contre, j’ai eu de la peine pour lui.
Lincoln se retrouve en plus sur un cas quasi-impossible, mais heureusement, Bryant l’entend commenter la situation avec Ben, il trouve une solution pour lui. Oh, il ne se fait pas remercier pour autant. L’opération se passe bien, mais Ben comprend que quelque chose cloche avec Lincoln quand même. Qu’est-ce que je suis saoulé du fait que Ben comprend toujours tout là. C’est cool pour lui, mais je n’aime pas le personnage alors c’est chiant qu’on lui donne tout le temps raison.
Simone est enceinte et on nous le rappelle de manière hyper subtile en nous montrant qu’elle a des difficultés à marcher. C’est ce que je pensais, du moins, jusqu’à ce qu’on nous dise qu’elle a pris un médicament pour provoquer une fausse couche. Ma foi. Elle est sûre de sa décision et c’est très bien si ça ne traîne pas sur 15 épisodes (enfin, cela dit, la saison ne fait pas 15 épisodes donc bon…).
Cela dit, il faut bien que l’avortement soit compliqué pour elle : elle ne prend pas de jour de congé, ce qui est complètement débile, et elle souffre donc toute la journée. En plus, elle n’en parle à personne d’autre que Bryant et Jules. Elle a des douleurs qui sont parfaitement anormales après la prise du médicament et ne consulte pas ? Les docteurs sont les plus mal chaussés… mais pas totalement, non plus.
Je veux dire, elle fait son malaise juste à côté d’une salle qui permet de l’examiner ; c’est plutôt pratique. Jules, qui a donc rompu avec Ndugu et je trouve ça si triste, s’occupe aussitôt d’elle et lui fait passer une échographie. Elles voient immédiatement le problème, mais ne savent pas comment l’interpréter. Si Simone demande à Jules de faire des recherches sans en parler à personne, Jules tombe sur Jo qui venait rendre son badge.
Elle profite aussitôt de l’occasion et je dois dire que je suis content de cette tournure des événements. J’adore Jo et Jules, je trouve que l’intrigue est aussitôt bien plus prenante. En plus, l’intrigue empire rapidement : il est révélé que Simone n’a en fait jamais été enceinte. Je trouve ça horrible. Elle avait décidé d’avorter, mais on sent bien qu’apprendre qu’il n’y avait jamais eu de bébé lui fait quelque chose. On en revient au stade où elle s’inquiète de sa fertilité, en fait.
Au-delà de ça, elle a surtout une masse qui lui a fait croire qu’elle était enceinte, et il faut s’en occuper. Si Jo n’a pas envie de le faire, Simone la supplie et ça finit par la convaincre. C’est déjà ça. Ce qui est chouette, c’est que Simone est déjà sur place, donc, et qu’elle a tout le soutien nécessaire avec Jules. Jo est plutôt rassurante, en plus, alors même qu’elle déteste opérer – et particulièrement sur un proche. Elle aurait tellement dû renoncer à cette opération.
Pour ne rien arranger, Simone se révèle hyper stressée au dernier moment et refuse d’être anesthésiée. Voilà qui ne va pas aider Jo à se réconcilier avec la chirurgie. Pourtant, Jo connaît son job et elle trouve les mots qu’il faut rassurer Simone : elle connaît son job, elle a de super collègues juste à côté, tout va bien se passer pour cette opération avec moins d’1% de risque de mortalité.
D’où ça sort cette intrigue où Simone est complètement flippée de l’anesthésie ? En vrai, je peux comprendre que Simone soit paniquée parce qu’elle sait comment ça se passe, les commentaires des médecins et tout (dans le bloc d’à côté, Seth et Kwan sont en train de chanter quoi), mais tout de même, c’est inattendu. C’est bien sûr lié à l’intrigue de sa mère qui est morte à l’hôpital alors c’est plutôt logique, mais ça va poser problème pour la suite de la série ça, tout de même. Je veux dire, les chirurgiens de Grey’s Anatomy doivent représenter genre 20% des patients de la série, non ? OK, ma stat est largement exagérée, mais vous avez l’idée, je suis sûr.
La solution trouvée par Jo est assez improbable, tout de même : elle propose à Simone une anesthésie locale. L’opération se passe super bien et il n’y a qu’une nuit de soins post-op. Tout va bien, donc, elle a même Bryant pour veiller sur elle. L’avantage, c’est que Jo se rend compte qu’elle adore son travail, qu’elle aime être médecin, qu’elle est géniale à ça… et maintenant, elle remet en question sa décision de démissionner. Ben oui, sans déconner !
