Vitesse de croisière pour Le Dernier Voyage du Demeter

Salut les cinéphiles,

Jeudi dernier, je suis allé au cinéma pour essayer de m’évader du médiocre Rétribution et de son faux huis clos qui n’a pas vraiment réussi à m’emporter. Et devinez quoi ?

Bien sûr, je me suis retrouvé face à un autre simili huis clos, cette fois-ci à bord d’un mystérieux navire. On ne va pas se mentir, je savais parfaitement à quoi m’attendre en y allant, cela dit : le film s’appelle Le Dernier Voyage du Demeter, évidemment qu’on va assister au voyage dans le bateau et difficilement à autre chose.

Pas de bol, c’était tout aussi long… mais plus réussi, heureusement !

Dracula, es-tu là ?

En fait, le film est essentiellement une plongée dans une partie du roman Dracula, étendue sur deux heures de pellicule. On y retrouve les codes de l’horreur de l’époque victorienne, avec son rythme languissant et sa lente accumulation de tension. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas un film pour les amateurs d’action frénétique, on est vraiment sur un autre type d’horreur. Et une fois qu’on sait ça, le film est plutôt plaisant.

L’atmosphère du Dernier Voyage du Demeter est très sombre, au sens obscur du terme plus qu’au sens figuré. Enfin, au sens figuré, il l’est un peu aussi, je vous rassure. Pour apprécier pleinement les détails subtils et les recoins mystérieux du navire, il est préférable de le voir dans une salle de cinéma plongée dans l’obscurité totale. Cela ajoute indéniablement à l’ambiance oppressante du film – mais ça permet surtout de tout voir. En plissant les yeux.

Si ça ajoute au côté mystérieux et au personnage de Dracula – insaisissable pendant une bonne partie du film – qui fait bien plus peur ainsi, c’est tout de même un peu frustrant par moment. Le film étant long, le but n’était pas non plus d’avoir envie de fermer les yeux, je pense. Et pourtant, c’est bien le genre de films où il est possible de piquer un somme entre deux moments intenses, je pense.

Côté casting

Les acteurs, dans l’ensemble, font le job sans vraiment briller. Ils portent l’histoire, mais il manque ce petit quelque chose qui les aurait vraiment fait sortir du lot. Malgré plusieurs scènes cherchant à nous montrer une dynamique de groupe, on a toujours l’impression que ça ne prend pas, qu’il manque un élément pour qu’on soit pleinement convaincu. Ou alors, c’est juste moi qui n’arrive pas à me sentir embarqué par les films avec des navires depuis Pirate des Caraïbes. Parce que oui, évidemment, ça m’y fait penser…

Cela dit, il y a un acteur qui parvient à se démarquer dans ce flot de performances convenables. Corey Hawkins, clairement le rôle principal du film, apporte une présence charismatique à l’écran (ce n’était pas gagné parce que je l’ai reconnu de la très médiocre Survive !) et ajoute une touche de profondeur à son personnage – bien aidé par le scénario qui se concentre beaucoup sur lui. Son jeu est ainsi forcément plus nuancé et le personnage contribue à maintenir l’intérêt – survivra-t-il même si l’on sait qu’il n’y a pas de survivant ?

Dracula ? Comme je le disais plus haut, difficile de juger de la performance de l’acteur qui reste très longtemps dans l’ombre. Le maquillage est excessif, on peine à voir comment il pourrait se fondre avec les humains. C’est une vision comme une autre du personnage culte, dirons-nous. Quant au reste des effets spéciaux, ils font le job sans être particulièrement marquants. Ils sont au service de l’histoire et parviennent à créer quelques moments visuellement saisissants, mais n’attendez pas non plus des prouesses visuelles exceptionnelles.

Une écriture réussie (mais bavarde)

Le meilleur dans ce film reste la richesse du scénario et des idées mises en scène. Tout en s’appuyant correctement sur le journal de bord du roman, les scénaristes se laissent aller à quelques libertés et complètent les incertitudes avec réussite. La fin du film tente ainsi de se démarquer un peu en s’éloignant légèrement du roman. C’est prévisible dans la forme, mais ça offre une touche de fraîcheur tout en maintenant l’esprit de l’histoire originale.

En fin de compte, Le Dernier Voyage du Demeter propose une expérience sombre et intense, mais cela ne justifiait pas pour autant une durée de deux heures. Il faut s’armer de patience en attendant les nuits où le conte surgit enfin. Il me semble que de nombreuses scènes auraient pu être raccourcies, si ce n’est supprimées… Mais peut-être que ça aurait empêché à l’ambiance de s’installer correctement.

En bref, si vous êtes fan de l’univers de Dracula et que vous appréciez l’horreur à l’ancienne, vous pourriez y trouver votre compte. Pour ma part, je reste avec l’impression qu’un peu plus de concision aurait fait du bien à ce (dernier ?) voyage cinématographique. Et vous, vous l’avez vu ?

Pas de surprise avec Retribution

Salut les cinéphiles,

Hier soir, je cherchais simplement à me détendre avec un film sans prise de tête. C’est ainsi que j’ai opté pour Retribution, qui vient tout juste de sortir.

Mon meilleur conseil pour ce film serait de laisser votre cerveau de côté avant de vous lancer. Pour preuve, même en adoptant cette approche, j’ai réussi à deviner le rebondissement du scénario bien avant son dévoilement (et je veux dire vraiment bien avant) !

Bref, laissez-moi vous dire tout de suite que si vous cherchez un film original et imprévisible, ce n’est clairement pas celui-là. On a toujours affaire aux mêmes films. Après, ça fait parfois du bien de voir un navet de ce genre pour apprécier à leur juste valeur d’autres films… Non ?

Un synopsis insipide

Le synopsis du film se résume à ceci : un homme d’affaires se retrouve au volant d’une voiture piégée par un mystérieux assaillant. Sa mission est de suivre à la lettre une série d’actions tout au long de la journée, sous peine de voir la bombe exploser et l’emporter, ainsi que ses deux enfants. Autant dire que c’est du grand art et qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde dans ce huis clos ô combien original ! Hum.

Vous l’aurez compris, Retribution suit la formule classique d’un film d’action. C’est le genre de situation que vous avez déjà vu mille fois dans les films d’action, et Retribution n’est pas différent de ce schéma. Alors que notre héros se trouve désormais en danger de mort, l’assaillant l’oblige à suivre des instructions de plus en plus dangereuses pour sauver sa vie et celle de ses deux enfants. Simple, non ?

Les enfants du protagoniste sont au cœur de l’intrigue, mais malheureusement pour eux, les acteurs doivent jongler avec un scénario qui les cantonne dans les clichés les plus insupportables. Parfois, ils essaient de s’en sortir, mais il est difficile de briller quand les ficelles scénaristiques vous maintiennent dans un carcan. Liam Neeson, quant à lui, offre une performance solide et convaincante, comme on peut s’y attendre de sa part. C’est un acteur qui excelle dans ce genre de films d’action, et il ne déçoit pas ici. Heureusement, d’ailleurs, parce qu’autrement, ce serait vraiment une catastrophe.

Un huis clos peu crédible

L’action se déroule principalement dans une voiture, ce qui nous promet un huis-clos palpitant… du moins en théorie et seulement après un démarrage assez lent. Les moments d’action, bien que rares, sont nécessaires dans ce genre de film pour maintenir l’excitation, et ils auraient mérité d’être plus fréquents et surprenants.

Les personnages ne sont pas franchement appréciables, en grande partie en raison de leur conformité aux clichés attendus. On ne peut pas non plus passer sous silence la police, représentée par une intervenante incroyablement stupide. D’ailleurs, la crédibilité de la police dans ce scénario laisse à désirer. Après tout, est-il réaliste que la police mette autant de temps à repérer et isoler une voiture, en plein Berlin ? La police et sa représentante plutôt insipide servent à faire avancer l’action, mais on ne comprend pas pourquoi ils sont si stupides et si peu à l’écoute.

Le pire ? La fin est brutale. L’action se coupe juste à un moment où les réactions des protagonistes auraient pu apporter une dimension intéressante au film, quelque chose d’un peu nouveau. Cela laisse un sentiment d’inachevé, comme si le réalisateur avait brusquement décidé que l’histoire devait se terminer, peu importe si certains fils restaient en suspens. En même temps, a-t-on vraiment envie de rester plus longtemps en salle après avoir vu ça ? Ce n’est pas sûr du tout ! Et puis, ce n’est pas le seul film à souffrir de ce défaut, surtout du côté des films d’action.

Si vous cherchez un film pour vous divertir sans trop réfléchir, ça peut valoir le coup. Par contre, ne venez pas vous plaindre si vous trouvez ça peu innovant, je vous aurais prévenu ! Plusieurs fois.

Alors, avez-vous déjà vu Retribution ? Quelles sont vos impressions ?

Twisted Metal – S01E05 – CRZSRDS – 18/20

Cet épisode a une structure un peu plus alambiquée, et c’est une bonne chose : ça prouve qu’en quatre épisodes, la saison a déjà réussi à mettre en place pas mal d’éléments. L’ensemble fonctionne très bien. Certains éléments sont prévisibles, bien sûr, mais c’est une mi-saison efficace – et ça fait regretter que la saison ne soit pas plus longue. Aussi, ça me fait regretter que la diffusion ne soit pas hebdomadaire, parce que maintenant que je suis attaché au personnage, je trouve que ça aurait pu le faire. Cela dit, j’ai ralenti mon rythme de visionnage (et toujours pas commencé à poster les critiques sur le blog, oups).

Spoilers

Nos héros sont presque arrivés à Topeka.

To the end of our road together.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Les Hanson

Bien, ce début d’épisode nous confirme que la série est lancée et tente désormais de prendre ses libertés. Plutôt que de reprendre sur un arc narratif que l’on connaît déjà, elle se concentre en effet sur un début in medias res avec Quiet qui en veut à John d’avoir fait un dérapage en voiture. Effectivement, la voiture est en plein milieu de la route, et pour cause : on découvre rapidement que John a provoqué un accident.

Il ne fait pas ça sans raison : il souhaite en fait récupérer ce qu’un voleur leur a pris pendant une pause pipi. Provoquer l’accident permet de tuer le voleur (ça semble être une conséquence indirecte pas forcément souhaitée) et donc de récupérer ce qui a été volé… à savoir les CDs de John. Allons bon, on est reparti pour d’excellents choix musicaux, je le sens. Après tout, le monde est tombé dans le chaos en 2002.

Et ça ne manque pas : c’est parti pour un épisode au son des Hanson. J’ai tellement ri en voyant la pochette de l’album – je crois que c’est la première fois que je la voyais, mais bon, c’est écrit dessus, j’ai vite compris ce qu’il en était. Cette chanson est toujours aussi incroyable, mais elle détournait un peu trop mon attention de l’essentiel : nos héros approchent de Topeka.

Tellement, en fait, que Quiet décide qu’elle peut finir la route à pied. Le problème, c’est que John ne l’entend pas de cette oreille, maintenant qu’ils sont amis – et peut-être même un peu plus quand on voit les échanges de regard entre eux – il ne compte pas l’abandonner si près de son objectif. Il lui promet donc d’achever son rôle de « milkman » en délivrant son colis, et aussi de voir ce qu’il en est de cette ville paradisiaque qu’il décrit.

Ce n’est pas ce que Quiet souhaite : on l’avait vu voler une fleur dans l’épisode précédent, la voilà qui s’en sert désormais pour endormir John. J’aime bien la manière dont ce rappel de l’épisode précédent est fait, c’est logique, c’était le cliffhanger, ça fonctionne bien. John est alors inconscient pour quelques heures, et elle abuse de le laisser comme ça. Elle aurait pu au moins le laisser dans la voiture. La mauvaise nouvelle pour lui, c’est qu’il est alors récupéré par un pervers à moitié nu et totalement déglingué du cerveau. Bon, ça ne sera qu’une petite péripétie parce que l’épisode ne dure que 29 minutes et qu’on a beaucoup de temps. Le type est totalement fou et envisage a priori de violer le cadavre de John. Comme John est en vie, il parvient à lui voler son couteau et reprendre le dessus sur lui.

Malheureusement pour John, il ne sait pas viser et c’est à se demander pourquoi il essaie d’envoyer le couteau directement sur l’homme quand on l’a vu rater son lancer de hache avec Quiet – ils s’amusaient à jeter ça dans les roues d’une voiture. Désarmé, John lui fait alors un placage et… parvient à le tuer bien rapidement. Par accident, une fois de plus.

Tout ça permet finalement à John de découvrir la vérité : Quiet a laissé un mot tout de même, pour lui expliquer qu’elle avait envie d’aller tuer Stone comme elle a tué Sheperd – c’était donc ça son nom. Elle s’assure quand même que John sache qu’il était en train de se masturber quand elle l’a tuée, parce que eh, c’est important. Non, en vrai, la lettre est plutôt sympathique, les interventions de John en la lisant le sont tout autant et on sent que c’est un joli au revoir pour ces personnages… Juste ce qu’il faut pour qu’on puisse y croire.

Seulement voilà, John n’est pas prêt à abandonner Quiet, même pour sa livraison. Il s’est fait à sa présence et ne pense qu’à elle désormais. Il se retrouve à devoir peser le pour et le contre entre une vie sur la route avec Quiet et une vie avec du papier toilette à volonté. Bizarrement, il choisit le papier toilettes – mais quand on voit le sourire qu’il a en découvrant que c’est à volonté, bon… Eh, ça se comprend. Il prend l’autoroute et abandonne Quiet…

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Sweet Tooth

En parallèle de tout ça, Sweet Tooth est toujours la recherche de son public. J’avais fini par me dire que la promo de la série était abusée et que ce ne serait pas un vrai personnage au-delà de son épisode, alors je suis content de voir que ce n’est pas le cas finalement. Voilà donc notre clown favori qui débarque au barrage de l’épisode 2. Non, vraiment, la série a déjà installé pas mal d’éléments en quelques épisodes.

Bref, le barrage routier n’est pas trop au point pour empêcher Sweet Tooth d’y entrer. J’ai de la peine pour le garde qui fait face à ce clown meurtrier. Ce dernier le laisse donc avec une grenade dégoupillée dans la bouche. C’est un peu risqué quand on voit que la grenade fait en explosant. Franchement, il n’était pas loin de mourir lui-même ce clown, parce que si le garde avait explosé quelques secondes plus tôt… bam.

L’avantage, c’est que Sweet Tooth arrivant au barrage permet de retrouver le personnage de Stu. Je l’aimais bien et j’aurais été triste que la saison se termine pour lui sur sa dernière scène précédente. Dans cet épisode, on découvre qu’il est dans la salle d’attente, sur le point d’être emmené vers la ligne rouge. Par chance pour lui, Sweet Tooth débarque à temps pour l’empêcher : il tue tout simplement tous les gardes du point de contrôle, parce qu’il déteste les prisonniers.

Tous les prisonniers acclament aussitôt Sweet Tooth – et il faut reconnaître que le spectacle était très sympathique à voir. Enfin, sympathique. C’est gore, c’est sanglant, mais c’est ce qu’on attend d’un clown tueur. Et au moins, Stu est du bon côté désormais : à quelques jours près, il se serait fait tuer. Là, au contraire, il obtient la protection du clown qui se prend d’amitié pour lui. Sweet Tooth est ravi de le rencontrer en tout cas, et ça se sent.

Et malgré tout ce qu’il s’est passé entre eux, quand Stu remarque que Mike est en train de les observer… il n’ose pas le dénoncer. Le petit placement de produit était marrant, d’ailleurs. En tout cas, même si Stu ne dit rien, Mike s’est carrément pissé dessus tellement il a cru que c’était foutu pour lui. Cela permet à Stu de le juger. En vrai, ça peut se comprendre, la situation est flippante pour lui le pauvre… mais c’est bien car ça redonne un peu de pouvoir à Stu.

Cela mène finalement à une scène plutôt touchante où Sweet Tooth propose à Stu de devenir les S Brothers sur la route. Il lui présente en même des options assez claires : le monde désormais, c’est tué ou être tué. Et Stu trouve ça plus cool d’être du côté du clown. Mieux encore : lui qui se répugne à tuer des gens qui n’ont rien demandé propose à Sweet Tooth de faire la tournée de tous les points de contrôle qu’il révèle sur une carte routière.

Dans chacun d’entre eux, Sweet Tooth pourra tuer des policiers et se faire acclamer par les prisonniers qu’il libérera. Stu promet ainsi à Sweet Tooth des fans pour la vie et il n’en faut pas plus pour convaincre le clown que c’est une bonne idée. Voilà donc comment il se trouve un public : en libérant tous les « criminels », qui ne le sont pas vraiment tous, des policiers de Stone. Cela promet pour la suite de la saison.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Topeka

Pendant ce temps, Quiet approche de Topeka. C’est l’occasion pour nous de découvrir deux nouveaux gardes qui pissent sur un cadavre (mais pourquoi ?) tout en commentant la mort ridicule de Shepard, retrouvé à moitié nu avec un magazine de dessins porno, mais aussi avec la tête éclatée. Pas vraiment un suicide, donc.

Si l’on rencontre ces nouveaux personnages, c’est parce que Quiet se sert de leur voiture de police pour entrer dans Topeka de manière illégale. C’est assez facile de se planquer à l’arrière de leur voiture apparemment. Les deux mecs ne font absolument pas attention à ce qu’il se passe autour d’eux.

Ils auraient mieux fait pourtant : Quiet aime bien leur foutre la honte en les tuant. Elle vole donc la chemise de policier de l’un d’entre eux pour se faire passer pour un officier à son tour.

Le problème est que Quiet se met alors à halluciner la présence de son frère dans la voiture. Cela permet d’avoir quelques interactions au moins, parce que sinon l’épisode aurait été bien silencieux. On connaît ainsi les états d’âme de Quiet, à défaut de connaître son prénom. Son frère la met en garde, craignant qu’elle ne finisse comme lui et prend le temps de papoter avec elle.

Et il a bien raison : Stone est acclamé à Topeka ! Il a carrément une statue à sa gloire, lui qui a fondé un monde nouveau. Quiet en est choquée au point de s’arrêter pour regarder la statue. Elle est rapidement repérée avec cette attitude suspecte et, pas de bol, elle est repérée très précisément par la personne qui est chargée de la retrouver. Quiet réussit certes à s’enfuir, mais elle est vite identifiée, ce qui gâche son effet de surprise auprès de Stone.

L’avantage, c’est qu’elle a la radio pour savoir ce qu’il se passe… seulement voilà, Stone le sait : il se sert donc de la radio pour parler avec elle et lui donner un rendez-vous. C’est con, parce qu’elle venait de se laisser convaincre par son frère que se barrer était la meilleure solution. Stone a plutôt envie de faire d’elle un exemple : il lui laisse le choix de fuir, mais en la pourchassant, ou de venir lui parler.

Le lieu de rendez-vous est intéressant : c’est un parc d’attraction. Bon, par contre, elle est un peu con Quiet à foncer sur la première voiture de flic u’elle y voit en étant persuadée que ce sera celle de Stone. Elle se fait évidemment rentrer dedans… et c’est parti pour une jolie course poursuite où elle parvient à échapper de justesse à une roquette. Malheureusement, sa chance a des limites : elle finit par s’en prendre une autre.

Elle y survit, mais je ne donne pas cher de sa peau pour autant, parce que Stone est toujours là, prêt à lui tirer dessus. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger, mais ce n’est pas le genre de la série de nous laisser sur un tel péril. Alors que Stone s’approche d’elle pour lui tirer dessus et la tuer, la voiture de l’agent de police explose d’un coup.

Il aurait mieux fait de dire à ses hommes de le suivre et le protéger… Ce n’est pas ce qu’il a fait et, par chance, John a retrouvé la trace de Quiet pile à temps. Il utilise le missile obtenu dans l’épisode précédent pour faire exploser Stone. Bon, on se débarrasse du grand méchant un peu trop simplement, je me demande ce que donnera la suite de la série maintenant.

En tout cas, Quiet s’effondre malgré tout, et ça fait un sacré cliffhanger de mi-saison : John la retrouve, mais elle est mortellement blessée… Sans ça, on était limite sur une fin de saison, déjà. Hâte de voir ce que donneront les cinq épisodes suivants maintenant !

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

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High School Musical The Musical The Series – S04E08 – Born to be Brave – 20/20

C’est une jolie fin de saison qui sert désormais de fin de série et, franchement, chapeau aux scénaristes qui ont su prévoir le coup. On voit ce qu’aurait pu être la saison 5 si elle avait dû exister, mais sans que ce ne soit trop frustrant non plus car cette saison 4 donne l’impression d’atteindre le bout du voyage pour la quasi-totalité des intrigues. Les évolutions de personnages sont incroyables pour une petite série Disney visant théoriquement les ados, les messages sont niais et plein de bons sentiments comme il faut et… Je regrette de voir cette série s’achever, mais au moins, elle termine à merveille.

Spoilers

Cette fois, c’est la fin.

The best role is the one you cast yourself in.

Le déni est total. Je pensais mettre au moins une semaine à finir la saison, mais non, j’ai enchaîné tous les épisodes. Je pensais m’arrêter et me garder le dernier épisode (un peu plus long)… mais bien sûr, j’ai craqué aussi et me voilà donc à commenter le dernier épisode de la série. Franchement, je suis sûr qu’ils auraient pu continuer encore quelques années parce qu’ils ont prouvé qu’ils n’avaient pas besoin des chansons de HSM d’une part et qu’ils savaient renouveler leur casting d’autre part. Mais bon, le lycée n’est pas fait pour durer pour toujours, c’est le message de la saga, non ?

Miss Jenn | Ricky & Gina | Kourt & Jet | Ash & Maddox | La fin du spectacle | Happy End | En bref

Miss Jenn

Le spectacle doit toucher à sa fin, malgré tout le bordel que c’est en coulisses. On commence l’épisode par Ashlyn encourageant le nouveau coach Bolton sans nous révéler qui il est. Franchement, ça ne peut être qu’EJ non ? Cela m’a bien fait rire qu’elle lui dise qu’il pouvait improviser ses répliques de toute manière.

Evidemment que c’est EJ qui prend le rôle, avec des rides ridicules qui me font bien trop rire. Cela lui donne une sorte de maturité supplémentaire nécessaire pour le reste de l’épisode où il doit agir en conseiller pour les personnages. Apparemment, son happy end à lui est d’être un étudiant à la fac, libéré du poids de son père… Mais il est là pour arranger ceux des personnages. Il se retrouve ainsi à aider Miss Jenn à prendre sa décision concernant Wicked. Oui, elle a obtenu le rôle de ses rêves sans même repasser une audition – après huit tentatives cela dit – mais le meilleur rôle pour elle est celui dans lequel elle se castera. Simple et efficace : elle doit le faire pour elle. Et EJ pourra devenir professeur apparemment.

Il n’empêche que Miss Jenn ne sait toujours pas quel est son meilleur rôle, surtout qu’elle veut s’assurer que tous ses enfants vont bien si elle doit s’en aller d’East High. Ce n’est pas gagné, surtout quand Emmy et Madi débarquent dans les coulisses pour la remercier de tout ce qu’elle leur apprend et de tout ce qu’il reste à apprendre avec elle pour le semestre suivant. Ouais. Miss Jenn ne partira jamais.

Miss Jenn | Ricky & Gina | Kourt & Jet | Ash & Maddox | La fin du spectacle | Happy End | En bref

Ricky & Gina

Bien sûr, on ne peut pas laisser de côté le cliffhanger trop longtemps. C’est le gros morceau de cette fin de série ! Ricky est donc tout perturbé au début de cet épisode quand Kourt lui demande s’il va bien, mais lorsque Gina débarque juste avant la reprise de l’acte II du spectacle, il a déjà trouvé ce qu’il allait lui dire. Et bordel, on a besoin de plus de Ricky dans ce monde ?

Plutôt que de lui faire une crise sur le secret trop bien gardé pendant la journée, Ricky préfère s’effacer et féliciter Gina. Non seulement ça, mais en plus, il la soutient. Quel personnage incroyable – ce fut une évolution en si peu d’épisodes. Cependant, Gina est déçue : Ricky ne s’est pas beaucoup battu pour elle. En théorie. En pratique, il a appris de ses erreurs avec Nini. Le pauvre Ricky quand même, les scénaristes ne sont pas tendre avec ce lycéen – qui m’a fait rire à demander aux gens du pseudo documentaire « who the fuck are you guys ? ».

Par contre, même s’il a appris de ses erreurs, il est tout de même dévasté du départ de Gina. Il demande donc à EJ s’il était au courant pour le film de Gina, et malheureusement, il l’est : elle lui a appris en s’excusant… Je ne suis pas sûr que ça fasse du bien à Ricky d’apprendre qu’il le sait après l’ex, par contre. J’ai trouvé hyper bien pensée la scène où Ricky se tourne alors vers Big Red pour lui demander de rentrer à East High pour le semestre suivant. Le Caire, c’est sympa, mais il a besoin de son meilleur ami. Ouais. Les scénaristes auraient pu y penser pour les saisons 3 et 4, par contre.

On nous tease un The Boys are back par Ricky et Jet qui n’arrivera jamais, malheureusement, puis on enchaîne sur scène avec une scène Troy/Gabriella qui fait évidemment écho à ce que traversent Ricky et Gina. C’est facile comme tout le parallèle entre la bourse d’étude de Gabriella et le film de Gina. Une fois de plus, la mère de Gina observe tout ça depuis la porte du gymnase. Bordel, qu’est-ce qu’elle m’a soulé à faire ses aller-retours à la porte là. Et avec Mack à chaque fois en plus ! Qu’est-ce que ça a dû être chiant à tourner !

La mère est vraiment insupportable en plus : elle débarque ensuite dans les coulisses pour s’assurer que sa fille signe bien son contrat avec Hollywood, juste avant qu’elle ne chante Walk away. Cela n’a jamais été ma chanson préférée dans les films, mais Gina la gère bien… Par contre, le scénario coupe la chanson de manière abrupte, ça m’a fait bizarre. Pendant que Gina chante son dilemme à l’idée de quitter East High, Rick se retrouve avec Mack dans les coulisses.

De manière surprenante, Rick avoue alors à celui qui ne le voit que comme « Wow guy » (un bon running-gag, en vrai) qu’il est jaloux de lui. Oh, ça fait sourire d’avoir un Joshua Bassett à qui on fait dire à un autre qu’il est génétiquement talentueux et tout, parce que bordel, la génétique est injuste quand on voit les talents de Joshua Bassett. Cela dit, niveau personnage, c’était top d’avoir Ricky capable de reconnaître enfin qu’il est fan de la sitcom jouée par Mack. Le côté machiste qui suit – « prends soin de Gina » – n’est pas dingue, mais il vient du cœur, donc on va dire qu’on pardonne aux scénaristes ? On voit d’où ça vient, en vrai, et ça ne semble pas être du machisme… mais ça en a un peu l’air quand même.

En tout cas, Ricky est vraiment prêt à monter sur scène pour crier un bon coup dans la peau de Troy. Les scénaristes ont eu de bonnes idées pour mettre en parallèle les chansons de Troy et Gabriella avec les situations de Rick et Gina. Tout le spectacle semble fait pour eux d’un coup : EJ et Miss Jenn se retrouvent à devoir aider Ricky, dans le rôle de Troy, et ça marche bien. Cela fait même un parallèle pour Miss Jenn, eh !

Par contre, ça inquiète Big Red. Il se rend compte que Ricky ne va pas bien et vient le voir dans les coulisses pour le remotiver, lui dire qu’il est génial sur scène, qu’il a un brillant avenir devant lui, que c’est top d’avoir eu la fac, qu’il l’aime et pour lui faire un câlin. Ouais, tout ça d’un coup. Cela fait beaucoup, mais ça montre à quel point leur amitié manquait à la série jusque-là. Et la scène du câlin avec Ricky qui se rend compte qu’il avait besoin d’un câlin en fait ? Très bien écrite.

Elle permet d’enchaîner avec un Right here, Right now de Gina et Ricky. Ils passent leur temps à se croiser et s’éviter dans les coulisses, mais eh, l’alchimie est visible.

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Kourt & Jet

Après quatre saisons, il faut aussi conclure l’intrigue de Kourtney. Il serait temps de la voir réussir à passer ses angoisses maintenant que c’est clairement l’arc choisi par les scénaristes pour son personnage. Alors que Jet la cherche partout, Kourtney est en fait occupée à stresser dans un couloir du lycée. Elle stresse pour son avenir et est surprise par… Monique Coleman !

Je suis content que l’actrice soit là, en vrai, parce que j’adorais le personnage de Taylor et c’est tout de même celle qui a été le plus écarté de la promo pour HSM3… C’est pour cela qu’elle est le personnage parfait pour calmer Kourt et lui dire qu’il n’y a pas qu’un seul bon chemin dans la vie. Partout où elle ira sera le bon chemin. C’est un message hyper simpliste, mais c’est une série pour ados, non ?

Et puis l’amitié improbable qui se dessine aussitôt entre Kourtney et Miss Mo ? J’adore, ça me fait beaucoup trop rire. C’est peu crédible, hein, mais bon, si on était là pour la crédibilité, ça se saurait ! Reste que Kourt n’a pas encore fait son choix. Elle finit par le faire grâce à une crise traversée par Jet : contre toute attente, il révèle que Maddox s’apprête à partir aussi pour la Nouvelle-Zélande avec Quinn (oh bordel !) et qu’il ne sait pas s’il doit la suivre ou non. C’est une belle idée d’avoir Kourt le rassurant et lui demander où est le dernier endroit où il se sentait heureux, car ça lui permet d’avoir Jet qui lui pose la même question. Sans aucune surprise, Kourtney ira donc à la fac de Lewis.

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Ash & Maddox

En plus du reste, l’intrigue Ash/Maddox devait toucher à son terme aussi. Là encore, c’est une belle évolution imprévisible pour le personnage d’Ashlyn. Franchement, ça donne envie de revenir au début de la série pour voir à quel point elle était invisible et juste un nom qu’on avait du mal à retenir ! Et finalement, elle est devenue l’un des meilleurs personnages de la série. Ouais bon, il n’y a que des personnages que j’aime, vous me direz. Et vous aurez raison.

Ash et Maddox, donc. Tout commence dans cet épisode par une Maddox stressée de voir que Madison lui a envoyé des ballons. Cela dit, Jet lui fait remarquer qu’elle ferait mieux de lire la carte, et de le faire à voix haute : Madison lui offre en fait des ballons pour qu’elle les donne à Ashlyn, car il est évident pour Madison que Maddox est amoureuse d’Ash.

C’est mignon comme move, finalement. Ca ferait presque regretter de ne pas l’avoir revue – mais j’avais détesté Maddison en saison 3. En tout cas, Maddox a la bonne idée de lire ça à voix haute alors qu’Ashlyn est en train de la chercher et se trouve derrière elle, dans le même couloir. Oh bien sûr, Jet le savait très bien.

Cela permet à Ash d’intervenir et d’expliquer à Maddox qu’elle ne s’est pas remise avec Big Red. Elle lui fait ensuite une jolie déclaration d’amour, malgré la peur de perdre leur amitié… Elle lui offre ensuite un bous de bois venu de Shallow Lake. L’originalité ? Il a été gravé par EJ avec un petit message prédisant qu’Ash et Maddox finiraient ensemble. Aha. C’est efficace comme tout.

Malgré tout, elles décident pour dix secondes de rester amies pour ne pas tout ruiner entre elles… mais évidemment que c’est impossible et qu’elles finissent par s’embrasser. Débarque alors Carlos qui a le rôle d’apporter de l’humour à tout ça. Il s’en sort pas trop mal… mais il reste le problème de la Nouvelle-Zélande.

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La fin du spectacle

Ouais, the show is over. Les notes de High School Musical résonnent à la moitié de l’épisode et franchement, c’est un placement intéressant. Je me doutais bien que la série allait nous faire ça : tout le double épisode final s’intéresse au spectacle de fin de semestre, mais on sent bien que ça ne pouvait pas être la fin de la série. Pour une fin de saison, ça passait. Une fin de série, non.

Par contre, l’émotion de réentendre ses notes chantées par un nouveau casting qui tire sa révérence ? Les voir copier toutes les révérences du casting d’origine ? Un peu trop d’émotion d’un coup en milieu d’épisode si vous voulez mon avis. J’ai adoré la scène, simpliste comme il le fallait. Mais maintenant… Quelle pouvait bien être la fin ? Voir Ricky se retrouver seul l’air de rien, au centre de la scène, était une autre bonne idée pour insister sur le fait que ce ne pouvait pas être la fin – ce n’est pas un happy end pour les personnages.

Et il est temps de le souligner, parmi d’autres happy ends : ainsi, Seb est heureux que son père lui apprenne qu’il le savait gay depuis ses deux ans (du pur HSM dans les répliques absurdes), Big Red est réconcilié avec le couple, tout va bien pour Kourt… Mais Miss Jenn hésite encore sur la suite de sa carrière. Elle leur explique donc qu’il ne faut jamais promettre rien d’autre qu’un « forever » (qui ne veut donc rien dire) et se retrouve à devoir expliquer à Ashlyn et aux autres où sont parties Gina et Maddox avant même les photos de groupe.

Même si elle a le soutien moral de Mazarra pour ça, ce n’est pas évident, alors elle laisse à Gina le soin d’arriver (en retard bien sûr) pour annoncer à tout le monde ce qu’elle va faire de la suite de sa vie. En attendant, c’est Ricky qui prend la parole pour remercier tous les gens présents d’avoir été là pour lui et de l’avoir aidé à atterrir où il est à présent. Bon, c’est un peu trop, même pour moi qui suis fan. Faut pas abuser, Ricky avait Big Red et Nini à la base, il aurait très bien fini même sans son High School Musical, hein.

Cela dit, on sent que les scénaristes ont voulu tenter quelque chose. Débarque alors Gina dans une véritable robe de princesse pour annoncer à tout le monde qu’elle a eu le premier rôle du prochain film de Quinn. Une limousine l’attend donc devant le lycée pour qu’elle puisse partir vingt minutes plus tard pour la Nouvelle-Zélande.

Elle ne veut pas faire de ça un au revoir, mais elle le fait quand même. Et autant le discours de Ricky semblait en trop, autant celui de Gina pour remercier ses amis est parfait. Il permet bien de conclure les arcs de la série : Ash lui apprend que c’est à elle et elle seule de se définir, Kourt que la force n’est pas de ne pas avoir de peur, mais de surmonter ses peurs (bim, mic dropped) et Carlos… Non, Carlos est juste drôle en fait. Oh, je n’ai pas envie que la série s’arrête, mais ils sont forts pour mener au bout du voyage ces personnages, quand même, et les faire continuer à danser.

Si Gina ne devait pas pleurer, elle foire totalement. Elle évoque ensuite Seb – qui a une vision pure du monde, Big Red – qui aime les gens quoiqu’il arrive et a toujours été là pour Ricky (mouais pour la deuxième partie), Jet – qui est intimidant même s’il est en fait un grand timide, Emmy – qu’elle est honorée d’avoir vu grandir (mouais… on sait qu’elle est là pour faire face à l’absence d’Olivia quand même). EJ ? Il lui a tout appris. Miss Jenn ? Elle lui a appris ce qu’il ne fallait pas vouloir être une star, mais vouloir créer quelque chose qu’on aime avec les gens qu’on aime.

Elle termine bien sûr par Ricky – et tant pis pour les figurants. C’est pour lui qu’elle se montre évidemment le plus vulnérable, expliquant que c’est grâce à lui qu’elle se sent enfin vue pour ce qu’elle est enfin. Ricky se lève alors pour lui faire un câlin et… Et ? Et il ne lui dit pas qu’il l’aime. Raaaaah. Bon, OK, l’épisode n’est pas terminé : ils sont interrompus par Maddox qui vient chercher Gina pour lui faire prendre son avion. Ash comprend alors que Maddox s’en va aussi en Nouvelle-Zélande. Pauvre Ash, cela fait beaucoup d’un coup, perdre sa nouvelle copine et sa meilleure amie ?

Elle a toujours EJ pour la réconforter… mais il préfère apparemment s’occuper de Ricky. Alors qu’Emmy se demande s’il y aura un spectacle le semestre suivant, Ricky regrette de ne pas avoir pu dire je t’aime. EJ lui demande simplement où est sa guitare…

Miss Jenn | Ricky & Gina | Kourt & Jet | Ash & Maddox | La fin du spectacle | Happy End | En bref

Happy End

On en revient alors au discours de Quinn annonçant aux journalistes que Gina Porter sera la star de son Roméo et Juliette. Alors que Gina monte sur scène pour signer son contrat, Quinn demande à Maddox où est Mack. Celui-ci n’a pas dit son dernier mot pour cette saison : il décide de faire un live insta pour dire que Ricky est génial et surtout qu’il laisse tomber totalement le film de Quinn. Il veut faire un reboot de sa série, mais sous la forme d’un « mockumentaire ». Le méta, toujours. Franchement, ça m’a fait sourire.

Pendant ce temps, tous les amis de Gina se mettent à courir dans le lycée pour la rejoindre et la voir devenir une star. Ricky, lui, court pour une autre raison : il a une déclaration d’amour à faire et ça se fait avec une guitare dans la main – et dans son casier. Le truc, c’est qu’il a peur d’arriver trop tard quand il voit Gina le stylo en main. Big Red l’encourage toutefois à faire sa chanson malgré tout – et heureusement, l’arrivée des Wildcats a un peu freiné Gina dans sa signature.

La chanson est romantique et cheesy à souhait, mais on ne pouvait pas attendre autre chose de High School Musical The Musical The Series après tout. C’est une très belle chanson, avec tous les Wildcats qui se mettent à faire les chœurs. On peut difficilement rêver mieux comme fin. Et pourtant ! Ricky dit donc à Gina qu’il l’aime dans sa chanson, et les journalistes semblent adorer l’idée. Quinn semble rebondir avec l’idée de tourner le film à Salt Lake City…

Mais c’est que les scénaristes ont une dernière pirouette à révéler : Quinn a demandé à Gina d’être audacieuse et de faire les gros titres ? Elle le fait : Gina la remercie d’avoir accepté de tourner le film à Salt Lake City pour lui permettre de finir son lycée. AHAHA. Beau move de la part des scénaristes. Cela n’existe pas tellement en vrai, mais Quinn se retrouve forcée de faire son film à Salt Lake City, surtout après le numéro des lycéens. J’adore l’idée. C’est ce qui motive Miss Jenn à rester aussi à East High et c’est ce qui permet une jolie conclusion de la part de Ricky : il avait enfin raison d’être en retard.

Il est même en retard sur ses sentiments : Gina lui fait regarder sous l’étiquette du bonnet qu’elle lui avait offert pour qu’il y découvre qu’elle avait écrit qu’elle l’aimait aussi. Eh ben. Ricky n’est pas très regardant avec ses affaires finalement. C’est en tout cas un beau happy end : Gina et Ricky sont ensemble à Salt Lake, Quinn est fan de Gina, Maddox peut gérer le film et le prochain High School Musical… C’est beau.

Une jolie fin ouverte qui permet aussi à Miss Jenn et Mazarra de se donner une chance en tant que couple (meh) en partant ensemble pour la Nouvelle-Zélande pendant les vacances, qui offre à Big Red un petit-ami sorti de nulle part (Antoine, évidemment – c’était marrant en vrai), qui offre enfin une toute dernière scène à la série, avec une belle limousine. Non. Non, non, non. Je ne suis pas prêt à dire adieu à ces persos moi !

La dernière scène est évidemment un numéro musical. Tout commence avec Miss Jenn dans le théâtre, avec la lumière lampadaire utilisé pendant le spectacle. Elle a dit au revoir à tous les lycéens qui sortent en courant du lycée, au son des notes de Born to be brave, Gina avec la veste de Ricky, Maddox et Ashlyn ensemble.

Le générique de fin se déroule alors à l’intérieur de la limousine – et la lumière restera allumée dans le théâtre d’East High. La reprise de Born to be brave dans une limousine avec le nouveau casting ? Elle fonctionne à merveille et renvoie bien aux débuts de la série, avec la promo qui s’est faite aussi comme ça – les voir chanter a capella dans un bus sur Youtube ? Bien sûr que oui. C’était une belle idée pour conclure la saison – et donc la série.

Tellement, d’ailleurs, que ça m’a surpris qu’après cette scène où la limousine les dépose au fast-food du coin, on nous propose une scène post-générique, cette fois avec le casting plus qu’avec les personnages. Kate Reinders (Miss Jenn) rejoint donc le reste des chanteurs du casting pour une performance très calme et toute douce de For Good de Wicked. Et si ce n’est pas ma chanson préférée, et si j’y ai eu moins d’émotion que sur le générique de fin, eh bien, ce n’est pas grave. Au contraire, ça permet de dire au revoir à tout le monde, sans avoir le sentiment d’en vouloir encore plus. Pour le moment. Mais bordel, j’aurais aimé une saison 5.

EN BREF

Cette saison 4 est donc la dernière de la série et je suis vraiment content que les scénaristes ne la terminent pas en cliffhanger (pas trop leur habitude) ou en donnant le sentiment que la fin est insuffisante. Bien sûr, une vraie fin de série annoncée en avance aurait probablement eu droit au retour d’Olivia Rodrigo (on peut rêver), mais c’est bien la seule chose qu’il manque dans ce final qui réussit autrement à donner un joli happy end à tout le monde.

La saison en elle-même était le condensé de tout ce que la série a toujours été et a toujours proposé. C’est une vraie réussite, tout simplement. Les Wildcats vont me manquer.

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