J’ai revu la saison 1 de Desperate Housewives

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon rewatch de la saison 1 de Desperate Housewives. Oui, oui, ça fait des années que l’envie me taraudait et j’ai fini par craquer, enfin, et retourner à Wisteria Lane. C’était il y a une vingtaine de jours, et depuis, j’ai revu toute la saison 1. Oups ! Je ne ferai peut-être pas un article aussi long pour chaque saison, mais j’ai plein, plein de choses à dire de cette saison et nous sommes un dimanche. J’ai le temps d’écrire, vous aurez peut-être le temps de tout lire…

Pourquoi ai-je décidé de replonger dans cette série culte, me demanderez-vous ?

Eh bien, d’abord, il y a la nostalgie. J’ai ressenti un énorme manque de cet humour subtil et de ces actrices talentueuses qui ont su nous faire rire aux éclats ces derniers temps. En cette année 2023, où de nombreuses séries peinent à nous surprendre et où les gifs de la série d’ABC continuent de pulluler sur Twitter, j’avais besoin d’un bon fou rire et Desperate Housewives semblait être le remède parfait. De plus, je voulais voir si la série conservait sa fraîcheur et son charme si particuliers.

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Desperate Housewives, c’est quoi ?

Pour les plus jeunes d’entre vous – et encore, même vous, je suis sûr que vous en avez déjà entendu parler !, revenons un peu sur cette série, avec sa présentation de base. Créée par Marc Cherry, Desperate Housewives (Femmes au foyer désespérées, donc) a fait son entrée fracassante – vraiment fracassante – sur nos écrans en 2004 et a rapidement conquis le cœur des téléspectateurs du monde entier. De mon côté, je l’ai découverte sur M6, qui matraquait à juste titre de publicités présentant chacune de ces femmes au foyer. Susan qui finit nue dans son jardin ou la cultissime réplique « Rex pleure après l’éjaculation » faisaient littéralement partie de mon quotidien : on revoyait la scène deux ou trois fois par jour pour peu qu’on regardait un peu la chaîne française. Et à l’époque, je regardais vraiment beaucoup la télé !

Située dans une banlieue chic de la ville de Fairview, Desperate Housewives met en scène un groupe de femmes au foyer en apparence parfaites, mais dont les vies cachent de sombres secrets. La série mélange habilement drame, comédie et mystère, offrant une vision étonnamment captivante de la vie en banlieue. D’un côté, on en découvre plus sur la vie secrète des mères au foyer une fois les enfants à l’école, de l’autre, les répliques cinglantes fusent et les portraits très caricaturaux dressés dans le premier épisode se développent pour donner vie à des personnages haut en couleur – et clairement inoubliables, si ce n’est indémodable, même près de vingt ans après.

La saison 1 nous a introduits dans l’univers en apparence idyllique de Wisteria Lane. C’est robotique de la présenter encore après tant d’années, j’ai l’impression qu’on connaît tous par cœur le synopsis !

Derrière les belles maisons et les sourires charmeurs, se cachent des drames familiaux, des intrigues amoureuses et des scandales impensables. Les personnages principaux – principales devrais-je dire – que sont Susan, Bree, Lynette et Gabrielle apportent chacune leur propre dynamique, leur touche d’humour (parfois – souvent ? – malgré elles) et leur lot de secrets. Le plus gros secret de tous est toutefois celui de Mary-Alice, dont le suicide ouvre le premier épisode de la série. C’est alors Mary-Alice qui se charge de la narration des épisodes tout au long de cette saison, puis de la série, apportant une ironie certaine à ce que nous voyons et un ton incisif qui participe grandement au succès de la série. Mary-Alice aime ses voisines, mais elle n’oublie jamais d’être cassante et brutalement sincère quand elle en parle.  

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Alors, est-ce que la saison 1 est toujours au top ?

C’était ma grande question avant de me lancer dans le revisionnage ; et à vrai dire, ma grande peur aussi. Le succès de la série, on le doit aussi à la fraîcheur qu’elle proposait dans un ensemble de séries assez fades et répétitives. Finalement, la série a débarqué dans une période où il n’y avait plus tellement de séries se démarquant sur les networks. Comme aujourd’hui ? Probablement. La rentrée cette année-là avait été exceptionnelle ; espérons qu’on sorte bientôt des reboots et revivals bientôt pour avoir de nouveaux des originalités comme ça prochainement !

En attendant, j’oublie de répondre à ma question : alors, la saison 1 apporte-t-elle de la fraicheur ? Eh bien, la réponse est un grand oui ! Le générique en lui-même est déjà une bouffée d’air frais qui nous replonge avec nostalgie dans leur univers.

Les quatre femmes au foyer sont toujours aussi attachantes et font toujours autant rire vingt ans plus tard.

Vraiment, c’est un fou rire quasiment à chaque épisode, et jamais pour la même raison. Parfois, je me souviens de ce qui arrive, parfois pas du tout, mais dans tous les cas, ça me fait rire. Bon, d’accord, c’est souvent Susan et Bree qui me font le plus hurler de rire, mais elles ont toutes la capacité de me faire rire…

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et parviennent même à voler la vedette à nos quatre héroïnes principales. Il y a bien sûr les maris de chacune d’elles (enfin, pas Susan, pas immédiatement, même si Karl est un excellent personnage), puisque les relations conjugales sont immanquablement source de nombreux rebondissements et nous réservent quelques surprises… Mais il y en a d’autres !

Comment ne pas mentionner Edie Britt ? Son attitude provocatrice et son franc-parler la rendent inoubliable, mais je la redécouvre encore avec ce revisionnage. Elle apporte une dose de piquant à l’intrigue et a souvent les meilleures répliques. Elle permet aussi de relativiser mon amour de Susan, parce que je ne me rendais pas compte à quel point Susan la malmenait souvent.

On pense souvent à Edie comme une garce avec ses voisines, mais franchement, Susan lui reproche plein de choses qu’elle n’hésite pas à faire elle-même. Il y a eu des épisodes où je me suis surpris à détester certains traits de Susan, et je ne me souviens pas l’avoir pensé il y a vingt ans. À l’inverse, Edie est un personnage qui a toujours les meilleures répliques et qui s’avère vite attachant. Les scénaristes ne la développent pas autant que d’autres et un épisode la laisse même complètement sans conclusion alors que Paul souhaite coucher avec elle. On ne saura jamais comment ça s’est terminé, on voulait nous faire rire avec ça, mais… Purée, j’adore Edie et ce n’est pas dingue de la laisser de côté comme ça. Je sais pourtant que ce sera toujours le cas par la suite. Je profite de chacune de ses scènes en attendant !

Un autre personnage clé de la saison 1 est évidemment Mike Delfino, présenté dès le départ comme l’énigmatique plombier avec un secret à percer, lui aussi. Son charme mystérieux et son passé trouble suscitent l’intérêt, son arrivée dans le quartier apporte une touche de romance et de suspense, et son histoire avec Susan devient un élément central de la saison – puis de la série. Le couple est en permanence à souffler le chaud et le froid.

Si ces deux premiers personnages sont finalement appelés à rester pour plusieurs saisons, d’autres figures restent inoubliables malgré un bref passage dans la saison. Comment parler de la saison 1 sans mentionner Marta Huber, la voisine qui fourre son nez partout et au karma bien mérité, ou Mama Solis, sur qui le sort s’acharne un peu trop, la pauvre.

Ces personnages secondaires, et j’en oublie (la mère de Susan – Sophie – ou Felicia par exemple), contribuent à la richesse de l’univers de Desperate Housewives en apportant des dynamiques uniques et des rebondissements inattendus, au sein de courts arcs narratifs. Leurs interactions avec les personnages principaux et leurs propres histoires personnelles ajoutent des couches supplémentaires à l’intrigue, contribuant ainsi à maintenir notre intérêt tout au long de la saison. Leurs interactions avec nos héroïnes principales offrent des moments drôles, émouvants et parfois même surprenants. Parfois, c’est même les trois à la fois, comme lorsque Marta trouve le corps de Mary-Alice, par exemple.

Oui, vraiment, on ne s’ennuie jamais à Wisteria Lane, grâce à la construction de la saison en petits arcs pour chaque personnage, avec des mystères qui reviennent régulièrement.

Et puis, côté fraîcheur, difficile de ne pas évoquer aussi le casting ! Je ne me souvenais pas du tout qu’ils passaient autant de temps dénudés, tous, les uns après les autres – et certains plus que d’autres, c’est clair. La nudité est un truc qui m’a beaucoup surpris en début de saison : les séries d’ABC sont devenues vachement plus prudes avec le temps, et encore plus depuis le Covid je crois. Pourtant, je continue de penser que ça fait l’amour tout le temps dans Station 19, mais vraiment, en comparaison de Fairview, Seattle est super prude !

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Une série de son temps ?

Foutez-moi Carlos en taule !

Cependant, en replongeant dans cette série, j’ai réalisé que Desperate Housewives reflète la société américaine du début des années 2000. Et l’air de rien, en vingt ans, il s’est passé beaucoup de choses dans notre société – et puis, j’ai aussi un regard plus adulte désormais, j’imagine que ça joue. Après un début (plusieurs épisodes tout de même) qui paraît hyper moderne, des thématiques surgissent et bon, la série serait considérée comme problématique à bien des égards si elle avait été diffusée pour la première fois aujourd’hui : l’égalité homme-femme, la violence conjugale, la charge mentale…

Des thématiques dont on entend beaucoup parler aujourd’hui, mais qui étaient inexistantes à l’époque. Aujourd’hui, Carlos apparaît non pas détestable comme je le pensais à l’époque, mais tout simplement comme un violeur quand il trafique les pilules de Gabrielle. La série semble souvent mettre ça sur le même plan que les tromperies de Gaby, alors que c’est abject. Et ça passait en 2004… aujourd’hui, ce ne serait pas tolérable sur une grande chaîne, pas sans bien des précautions et sans en faire le grand méchant de la saison. Bien sûr, il l’est à certains égards, mais trop souvent la série nous fait sympathiser avec lui alors qu’il n’y a rien de sympathique.

Même si Gabrielle explique en fin de saison que leur couple fonctionne car ils sont tous les deux hyper égocentriques, les mettre sur le même plan comme ça, ça ne passe plus du tout aujourd’hui.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Je pense aussi à Tom, évidemment. C’est la bonne pâte qui me semblait toujours être le moins pire car à l’écoute de Lynette… Il faut que je revois mon brouillon. Je m’en doutais car je l’ai souvent lu sur Twitter, mais pfiou !

Effectivement, il est bien plus odieux que dans mon souvenir : il reproche à Lynette de ne pas prendre soin d’elle, il se met toujours lui en avant et reproche tout et n’importe quoi à sa femme qui, pourtant, fait beaucoup pour lui et se plie en quatre. J’avais totalement oublié l’intrigue des pilules pour l’hyperactivité par exemple… En fait, Lynette était le personnage que j’aimais le moins à l’époque, car je n’étais qu’un adolescent pas bien intéressé par sa vie qui correspond finalement le plus à ce qu’on a en tête quand on nous parle de mère au foyer. Elle est débordée par ses quatre gamins et son mari qui travaille en la négligeant…

En regardant la saison avec un regard d’adulte, j’ai réalisé que mon opinion sur certains personnages avait changé. Lynette est incroyable, tout simplement, et sa vision du couple, de la charge mentale, de ses relations avec ses voisins (et la déjà incroyable McCluskey) ou même du désir (la nourrice !) sont bien plus bouleversantes.

Mais ça, je suis sûr qu’elle l’était déjà à l’époque, c’est juste moi qui passait à côté.

Une bonne image de l’homosexualité ?

À l’inverse, le traitement de l’homosexualité dans la saison 1 de Desperate Housewives est intéressant à aborder et pas que de mon point de vue. À l’époque, la série était applaudie pour sa volonté de représenter ouvertement des personnages gays, ce qui était encore rare à la télévision. Cependant, en regardant la saison avec un regard contemporain… c’est fou de se dire qu’on a pu applaudir ça ! Ce qui pouvait sembler progressiste est remis en question aujourd’hui.

En fait, l’homosexualité est toujours vu par le prisme de l’humour dans la série. Le pire doit être le personnage de Carlos, encore une fois. Ce « primate », « macho » et « violent » d’après sa femme se retrouve par deux reprises à taper des hommes gays, par accident : il est sûr qu’il s’agit de l’amant de sa femme. Dans les deux cas, on fait du coming out un moment comique au détriment du personnage.

Il en est même pour la découverte de l’homosexualité de Justin – même si c’est à mon sens le plus réussi car il montre le questionnement de l’adolescent – puis d’Andrew, surpris dans la piscine par Susan. C’est toujours drôle à voir, mais ça fait mal de se dire que c’était ça l’image du coming out à l’époque. Et puis, la réplique de Bree quand elle le découvre – « je t’aimerais même si tu étais un assassin ». C’est extrêmement violent ; plus encore que ça ne l’était à l’époque. Le pire, c’est que ça fait encore rire et qu’on voit bien que c’était une manière décomplexée d’en parler pour l’époque, donc une manière positive d’aborder enfin ce sujet… Aujourd’hui, ce serait juste de très mauvais goût.

Ah, les Etats-Unis et les armes à feu…

Dans le même genre, mais en presque plus problématique d’ailleurs, la saison 1 de Desperate Housewives nous montre également certaines scènes qui soulèvent des questions sur les perceptions et les attitudes américaines envers les armes à feu et la peine de mort. Le personnage de Bree Van de Kamp, interprété brillamment par Marcia Cross, est connu pour son amour des armes à feu et son obsession pour le contrôle. Bree est présentée comme une femme perfectionniste et obsédée par l’idée de sécurité. Son attrait pour les armes à feu est utilisé pour illustrer cette obsession et le besoin de contrôler son environnement.

Cependant, cela soulève des interrogations sur la fascination américaine pour les armes à feu et la place qu’elles occupent dans la société : on a toute une scène où elle apprend à Georges comment tirer, après avoir reçu avec joie un flingue en cadeau. Certes, les scénaristes nuancent aussitôt avec un accident et l’aversion plus tardive de Susan pour les flingues (lorsque Mike emménage enfin chez elle en fin de saison), mais ces scènes semblent sorties d’un autre monde, vraiment.

En fin de saison, Felicia Tilman, la sœur de Marta Huber bien étrange elle aussi, exprime également ouvertement son soutien à la peine de mort et regrette que cette option ne soit pas disponible à Fairview comme elle l’est dans l’Utah. Cette scène met en lumière la diversité des opinions sur la peine de mort aux États-Unis et la manière dont elle est perçue dans différentes régions du pays… mais continue de paraître hallucinante en 2023. Je me souviens que je détestais Felicia à l’époque, et je pense vraiment que ce genre de position explique pourquoi.

Cependant, ces scènes invitaient à réfléchir aux débats qui existaient déjà aux États-Unis, et qui continuent d’exister aujourd’hui. Elles soulignent également la volonté de la série de capturer et de refléter certaines réalités sociales et culturelles de l’époque. Il est important de noter que Desperate Housewives utilise souvent ces thèmes de manière exagérée et satirique pour l’effet comique et dramatique. Ces scènes fournissent une critique sociale légèrement caricaturale, mais elles suscitent néanmoins des réflexions sur les attitudes et les perceptions autour de ces questions de société aux États-Unis.

Définitivement de son temps… mais aussi de son pays conservateur !

Et puis, ces intrigues ont le mérite d’exister contrairement à l’intrigue de la grossesse de Gabrielle qui fait l’impasse complète sur la possibilité de l’avortement.

C’était dérangeant à l’époque, je me souviens que ça me posait problème, ça l’est encore plus en 2023 : Gabrielle, concrètement violée par Carlos qui trafique sa pilule, ne veut absolument pas d’un enfant, ne sait pas qui est le père et… ne considère jamais l’avortement. Le mot n’est même pas prononcé (il le sera brièvement en saison 2, mais pas concernant Gaby) et, pire que tout, Susan nuance le désespoir de Gaby apprenant sa grossesse en lui expliquant à quel point c’est merveilleux d’être parent. Franchement, ça fait grincer des dents.

Malgré ces aspects qui peuvent sembler dépassés et ces derniers paragraphes qui feraient presque penser le contraire, la saison 1 de Desperate Housewives reste un vrai plaisir à regarder. La distance est nécessaire dans le revisionnage, on sent bien que la série commence à vieillir, mais je suis persuadé que déjà à l’époque, certaines choses étaient dérangeantes. Il ne faut pas oublier non plus que ça a vocation à être dérangeant pour faire bouger les mentalités – surtout concernant Andrew.

Autrement dit, c’est une série de son temps, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a fait son temps !

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En conclusion

J’ai l’impression que je pourrais continuer pendant encore des heures et des heures à en parler… C’est impossible de faire le tour de vingt-trois épisodes en un seul article. Il faut toutefois passer à être chose, hein, et je ne me voyais pas me lancer non plus dans mes critiques habituelles parce que eh, le but, c’était de regarder sans écrire d’articles justement ! Ceci étant dit, passons à la saison 2, histoire qu’Edie puisse ravoir une maison (mais où vit-elle pendant la deuxième moitié de la saison ?) et Susan une cuisine (vraiment, ces histoires d’incendie, c’est trop vite oublié) !

La fin de la saison 1 est particulièrement efficace, avec des moments forts, notamment la performance brillante de Marcia Cross lors de la mort de Rex (ce « I understand and I forgive you » est encore plus inoubliable que la lettre adressée à Mary-Alice en début de saison) et le personnage toujours aussi glaçant de Zach (oh, quand il s’énerve contre Susan dans le dernier épisode ! Je me souviens que j’avais vraiment eu peur pour elle lors de mon premier visionnage). Je le détestais à l’époque, je détestais Paul aussi… Et aujourd’hui, je suis un peu plus nuancé : ce sont d’excellents acteurs, aux personnages plein de nuances. Paul est surtout victime de Mary-Alice et de ses choix durant toute sa vie tout de même… mais il reste un personnage trop sombre et menaçant pour que je l’aime tout à fait.

Maintenant que j’ai terminé la saison 1, j’ai hâte de me plonger dans la suite de la série et de redécouvrir les mystères qui entourent les Applewhite. Je m’en souviens beaucoup plus que ce délire autour de Deirdre et Dana (bordel, ce n’est toujours pas un prénom masculin dans ma tête !). En fait, j’ai déjà commencé la saison 2 tout à l’heure.

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Bref, si vous cherchez une série divertissante, drôle et remplie de mystère, ne cherchez plus, Desperate Housewives est toujours là pour vous !

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Upa Next – S01E03 – 17/20

Oh bordel, mais je passe de bien trop bons moments devant la série finalement ?! Ce n’est absolument pas assumable quand on voit le niveau de jeu de certains, mais je retombe totalement dans les intrigues soapesques et les dramas en coulisse, au point d’avoir fini bouche bée à deux ou trois reprises pendant l’épisode. Cela a pris un peu de temps, mais il faut bien le reconnaître : cette version a ses bons moments et je retombe dans l’addiction de base provoquée par ce genre de série. Vivement le prochain épisode ! Et que calor !

Spoilers

Qui sera le couple choisi pour être la tête d’affiche de la comédie musicale ?

Teneis dos dies mas, nos dio nada

C’est toujours une idée idiote de regarder cette série à minuit le dimanche soir sans sous-titres, mais c’est apparemment la vie que j’ai décidé de mener pour le moment. On verra bien ce que ça donne, écoutez ! Cela a fonctionné la semaine dernière… alors on ne sait jamais ! L’épisode dure une heure entière cependant, j’espère vraiment qu’il va être de qualité avec une telle durée.

Sachez en tout cas que je commence à vraiment me faire au générique de la série. Ce n’était pas gagné, car je le trouve clairement moins esthétique que celui de la série originale, ce qui est embêtant après dix ans… mais, eh, la musique, je suis à fond.

L’audition | Les répétitions | Sergio, Omar ou Lala ? | Elvira | La salle des profs | Le plan de Sergio

L’audition

Andrea, toujours Andrea. Cela fait trois épisodes et j’en ai déjà marre de la série forçant autant que possible sur son existence. Je ne sais pas pourquoi je commence ma critique comme ça, par une fixette sur elle alors que l’on voit tout le casting passer l’audition pour la comédie musicale. Malheureusement, ce que notre trio d’origine voit des jeunes voulant les incarner n’est pas à leur goût : ils n’aiment pas voir que les élèves ne sont pas encore à la hauteur pour la comédie musicale qu’ils veulent donner.

Malgré la canicule en cours (que calor !), trois couples d’élèves ont donc deux jours de plus pour s’entraîner et être au niveau. Je ne vais pas commenter l’attitude désagréable des profs de la série, hein. Tout ça est en tout cas très gênant pour Sergio : il veut absolument faire partie de la comédie musicale et il doit s’arranger pour être bien plus au niveau. Malheureusement, Silvia ne peut rien pour lui, contrairement à ce qu’il espérait : il n’a pas été retenu après la première audition (contrairement à Andrea et Omar, vous l’aurez compris).

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Les répétitions pour l’audition

Pendant ce temps, Andrea s’occupe en vendant tous ses biens. Il faut bien gérer les problèmes financiers qu’elle a. Le problème, c’est que ça la fait en retard à un cours pour s’entraîner avec Omar, cours que Rober a accepté de leur donner. Ce n’est pas donné par contre : entre la chaleur, le retard d’Andrea et l’énervement d’Omar envers sa partenaire, la danse n’est vraiment pas la priorité des trois personnages.

J’ai trouvé Andrea particulièrement odieuse, malgré ses problèmes. Il y a un problème d’écriture du personnage, franchement. Bref, tout ça se conclue par Rober conseillant à Omar d’inviter Andrea dans son quartier pour s’entraîner. C’est ainsi qu’on retrouve ensuite Luca et Andrea se baladant ensemble dans un parc où ils rejoignent Omar. Il fait super chaud, mais en chemin dans le quartier populaire, Omar porte une chemise et Andrea s’amuse à vouloir faire de la corde à sauter. No comment. Entre ça et les plateformes de Luca qui me paraissent compliquer bien trop l’idée de sauter à hauteur suffisante, c’est fou.

Bon, on enchaîne bien vite sur la scène d’entraînement de danse entre Omar et Andrea cependant. J’aime bien le rythme de la série, on ne perd pas trop de temps comme ça. Et hop, Omar retire son t-shirt. S’il y a un jeu à boire à faire avec ce revival, c’est clairement de boire une gorgée à chaque fois que quelqu’un retire un vêtement – euh, par contre, buvez avec modération quand même.

Luca profite aussi de cette session danse improvisée qu’il filme pour demander à aller aux toilettes (mais que va-t-il y faire après avoir vu Omar torse nu hein ?) et en profiter pour fouiller la chambre d’Omar. Bordel, j’ai l’impression qu’on veut essayer de nous en faire un couple entre cette scène et l’homophobie cheloue de l’épisode précédent ! Dans la chambre d’Omar, Luca trouve en tout cas la photographie d’Omar enfant.

Il rencontre aussi la mère d’Omar, qui lui fait la causette bien rapidement pour quelqu’un qui trouve un inconnu chez elle, franchement. Ce n’était pas bien passionnant ce qu’elle racontait par contre. Tu m’étonnes que l’épisode dure une heure avec une perte de temps comme ça, juste pour qu’on comprenne bien que Luca s’intéresse à Omar. Et quand Luca s’échappe enfin de la cuisine, c’est pour mieux retrouver Andrea et Omar en train de s’engueuler parce qu’elle a une fois de plus oublié d’éteindre son téléphone. Bref, elle se barre avec son meilleur ami, plantant Omar sans plus de cérémonie, et sans que Luca ne lui montre la vidéo qu’il ne voulait de toute manière pas montrer – préférant aller aux toilettes.

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Sergio, Omar ou Lala ?

Andrea ne semble pas capable de se décider entre Omar et Sergio, franchement, et n’oublions pas qu’il y a encore Lala dans l’équation aussi, même si je doute de la voir avec beaucoup de chance avec Lady Lowcost.

Bref, quand on retrouve Sergio, c’est pour mieux le voir en train d’essayer de suivre un régime inefficace. Euh, dans quel monde fait-il à peu près le même poids que moi alors qu’il a un physique de malade et est super maigre ? Bon, c’est tout le problème de Sergio en tout cas, il se pense malade et fait plein d’analyses médicales. Cela ne l’empêche pas de prendre le temps pour trouver de quoi donner un bon paquet de billets à Andrea plus tard dans l’épisode.

En effet, Andrea est en galère de thunes. Elle ghoste donc Omar pendant une bonne partie de l’épisode et est en retard à toutes les répétitions, parce qu’elle a décidé de prendre un petit job de livreuse. J’ai aimé la scène où elle tombe ainsi sur une de ses potes riches, ça fonctionnait bien je trouve. Par contre, je ne trouve pas que l’actrice joue bien, et ça, c’est con.

Chez elle, elle héberge également Sergio, ce qui explique qu’il lui donne du fric et l’aide à vendre ses affaires. Ouais, je le précise toutefois, histoire qu’on n’aille pas s’imaginer que j’aime bien le personnage de Sergio. Pour l’instant, j’ai l’impression que les scénaristes veulent nous refaire un Pedro/Roberto avec Omar/Sergio. Il faut voir comment Sergio balance le sac d’Omar sans scrupule dans les vestiaires là, après n’avoir pas eu l’approbation totale de son père en cours (c’était sympa la scène du coup de pied pour que Sergio rpouve sa valeur). Après, si Omar est assez stressé contenant le contenu de son sac, c’est parce qu’il y a dedans… de la drogue ?? WTF ! Cela sort de nulle part, et ça fait très Pedro dans l’âme.

En tout cas, il faut en retenir qu’Andrea passe de meilleurs moments avec Sergio qu’avec Omar, qui refuse de lui répondre ensuite, parce qu’il lui en veut. Forcément. Cependant, c’est encore avec Lala (et Luca) qu’Andrea passe les meilleurs moments : Lala nous enlève Andrea, en moto, pour l’emmener à, si j’ai bien entendu, « Traphouse ». C’est supposé être le coin le plus branché de la fille si on la croit, mais j’ai un doute quand je vois l’aspect miteux de l’immeuble abandonné dans lequel ils s’éclatent.

Andrea ne s’éclate pas trop non plus : elle pense encore à son audition et essaie une fois de plus de se faire pardonner auprès d’Omar en l’invitant. Il n’a pas l’air convaincu… Mais pourtant, il s’y rend quand même et redonne le sourire à Andrea. Bordel, qu’elle se décide à la fin ! Et Luca qui tourne autour d’Omar, ça devient ridicule à force ! La chorégraphie Andrea/Omar en boîte ? C’est clairement un moment musical de l’épisode, mais ce n’était pas si dingue, je trouve. Dur de comprendre pourquoi Luca salive autant sur Omar.

Il paraît n’avoir aucune chance, surtout quand Andrea se jette une fois de plus dans les bras d’Omar et lui retire son t-shirt (oh, quelle surprise, un vêtement retiré !). Pourtant, il a toutes ses chances : Omar n’a pas tellement envie de coucher avec elle et il se bloque totalement. La scène était bien écrite et bien interprétée pour le coup. J’aime bien Omar. Je n’aime pas Luca. La tension (sexuelle ?) qui s’installe entre eux ne me plaît donc pas du tout. En effet, on a un Luca bourré qui reproche ensuite son attitude à Omar. Ce n’était pas glorieux, et ça finit en vomi dans la rue.

Après ça, Luca peut rentrer chez Andrea pour mieux la voir en train de coucher avec Sergio – elle s’est jetée sur lui, carrément (mais bon, en même temps, j’ai l’impression qu’il était déjà nu sur le lit, porte grande ouverte ? Au milieu d’une colocation ? Au mieux, il avait un slip quoi… Ah, que calor !). Et que fait Luca pendant qu’Andrea se console de n’avoir pu coucher avec Omar en le faisant avec Sergio ? Eh bien, il regarde une vidéo d’Omar à moitié à poil : la répétition de danse avec Andrea que Luca devait filmer. Ah ça, il a bien filmé Omar, c’est sûr.

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Elvira

Pour une fois, Elvira est en cours au début de cet épisode. C’est nouveau… mais toujours pas efficace. Elvira refuse ainsi de suivre le parcours sportif qu’elle doit faire. Sira s’occupe comme elle peut de lui donner cours, et ça termine en punition. Elle met Elvira au coin ou je rêve ? Je me demande ce que ça peut donner comme traduction autre que « va au coin » cette affaire ! En tout cas, de toute cette scène, ce que je retiens, c’est qu’il fait CHAUD. Sur chaque plan, on voit un figurant différent se déshabiller. Que calor !

Comme la semaine dernière, on enchaîne alors avec Elvira qui se rend auprès de son copain pour raconter sa vie et, comme la semaine dernière, j’ai complètement décroché de ses scènes. Il va falloir que je fasse semblant de m’y intéresser à un moment, mais elle a des intrigues trop déconnectées des autres, je trouve.

Le lendemain, la série reprend sa pub pour Activia lors d’un pique-nique improvisé pour tous les étudiants.  C’est l’occasion une fois de plus de voir Tara collée à son portable. Elle ne sert à rien d’autres que faire des stories Instagram et faire des recherches Google pour le moment. L’avantage, c’est que le pique-nique était aussi une bonne scène pour réunir enfin tous les étudiants ensemble. J’ai aimé les voir commenter la vie des profs et se comporter enfin comme des étudiants crédibles.

Tout le contraire de l’attitude d’Elvira, donc. Après le cours de Sira, elle trouve le moyen de se faire exclure du cours de Luiso, en refusant tout simplement de faire une impro où toute la classe doit jouer un animal. Eh, ça me donne des idées pour mes propres ateliers théâtre avec mes classes, ça. Non, plus sérieusement, elle est insupportable Elvira, non ?

Elle envoie même bouler Luca qui prend le temps d’essayer de la faire rester et de la comprendre, en l’écoutant et tout. Plus tard, elle espère un rendez-vous avec Silvia quand celle-ci est déjà rentrée chez elle et s’énerve contre Luiso. Bordel, mais c’est ton prof ? Il est sacrément patient avec elle et sa crise d’adolescente. Désolé, mais j’appelle ça une crise d’adolescente.

Pour la calmer (je pense), il prend le temps de la faire monter sur scène et jouer avec le projecteur du théâtre pour l’écouter chanter. Elle a clairement une voix, je ne nie pas… mais pour ne rien arranger, je ne suis pas fan du tout de son « talent ». Ouais, Luiso prend le temps de lui dire qu’elle a du talent alors qu’elle fait tout pour se saboter. Croyez-moi, y a quinze ans, elle se serait fait virer !

Ou alors… Oh oui, ça prend la direction de Juan/Ingrid. On est en 2023, on ne veut pas d’un couple étudiante/prof, pitié ! Pourtant, en fin d’épisode, Luiso fait monter Elvira dans sa voiture et je ne le sens pas du tout. Ils ne font que parler musique et album, mais bon… C’est bizarre ce prof qu’on ne connaît pas bien qui s’investit tellement dans la vie d’Elvira, non ?

Par chance, celle-ci aperçoit son copain depuis la voiture de Luiso, et elle décide donc de lui demander d’arrêter la voiture pour le retrouver. Il a l’air super stupide son copain dans cette dernière scène et on sent qu’Elvira n’en a rien à foutre de ce qu’il lui raconte… J’espère juste qu’elle n’est pas en train de commencer à fantasmer sur Luiso, parce que c’est bien naze comme intrigue.

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La salle des profs

Pendant ce temps, Lola et Silvia découvrent le script de la comédie musicale… et il est loin d’être à leur goût, parce que Roberto se donne le beau rôle. Enfin, il le donne à « J » (qu’il faut prononcer à l’anglaise). Par contre, Roberto n’apprécie pas qu’on s’en prenne à son bébé comme ça et il finit par carrément s’énerver quand Luiso débarque pour donner son avis lui aussi.

On retrouve le Rober insupportable des débuts de la série, honnêtement, à faire semblant de ne pas se souvenir du prénom de Luiso et tout. Tête à claques, malgré un running gag réussi. Pourtant, Luiso est bien marrant comme prof. C’est un personnage que je trouve sympathique pour l’instant – comment ne pas trouver sympathique un personnage qui fait en sorte qu’Andrea se comporte comme une poule ?

Après tout ça, Lola prend le temps de téléphoner à ses enfants, tout de même ! On aurait de quoi les oublier si on ne regardait pas la websérie et qu’il n’y avait pas cette scène. J’aime bien voir Lola tiraillée par son rôle de mère, j’espère qu’on aura droit à d’autres scènes du genre et surtout que ça finira par apporter quelque chose.

Pour l’instant, ce n’est pas le cas : on enchaîne simplement avec Rober invitant Silvia et Lola à un dîner – ou plus exactement, s’invitant chez Silvia pour un dîner. Le but ? Parler de la comédie musicale, évidemment. Cela commence par quelques commentaires sur les élèves (Lola qui parle d’Omar et Andrea, ça m’a fait mourir de rire) avant d’en arriver à des sujets plus tendus : Rober raconte l’histoire de son point de vue, mais son point de vue n’est pas forcément celui des filles, surtout quand il raconte son histoire d’amour avec Silvia.

Rober marque de bons points ensuite en expliquant qu’il s’agit d’une histoire et qu’il faut bien que ce soit structuré, mais ses interlocutrices n’en démordent pas. Elles ont raison : c’est un musical sur leur vie, elles ont leur mot à dire. Et Pedro ? Et Ingrid ? Non, personne ? Bon, OK. Par contre, je n’ai pas compris comment le dîner est ensuite parti en vrille super vite entre Silvia et Lola (le vin peut-être, parce que trois bouteilles à… trois ?).

Grosso modo, on se retrouve à Silvia reprochant à Lola son attitude trop égoïste vis-à-vis de la comédie musicale. Lola se défend comme elle peut, voulant que son personnage ne soit pas celui d’une sainte nitouche n’évoluant pas (euh… c’est littéralement la définition de son personnage à la base ?). Le problème ? Silvia y entend un reproche la concernant, comme si c’était elle qui finalement n’avait pas évolué et qu’elle n’avait rien à apporter à la comédie musicale parce qu’elle avait donné cours toute sa vie. AH. On peut entrer dans les détails de leur dispute et de ce qu’il s’est passé avec Luiso, maintenant ?

La dispute entre elles était un peu ridicule, parce que le fond, c’est qu’elles ont juste mal communiqué au moment où le groupe s’est séparé. Bordel. Mais ils réécrivent tellement l’histoire que c’est dur de suivre à force. Bon, grosso modo, Silvia a blessé Lola en disant qu’elle manquait de talent si j’ai bien entendu, puis en la virant et en la remplaçant par Luiso. Rien que ça.

Lola et Silvia peuvent donc se retrouver une fois de plus en froid – à ne pas se parler du tout. Cela ne dure pas, heureusement : le lendemain matin, Lola a pris sa grande décision radicale. Elle souhaite rentrer auprès de ses filles et monte dans un taxi sans même dire au revoir à Silvia. Celle-ci se rend compte de ce qu’il se passe à temps, heureusement ! Elle peut ainsi lui courir après dans la rue pour enfin s’excuser de son comportement, celui d’il y a dix ans, celui de cette nouvelle saison. Sans surprise, Lola lui pardonne. Eh, ça surprend tout de même Rober qui les revoit se parler à l’école, mais bon, elles ont un ennemi commun, et une audition à mener !

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Le plan de Sergio

Oui, c’est enfin l’heure de l’audition qui se fait évidemment en fin d’épisode. J’aurais aimé qu’on nous propose au moins une chanson d’Upa pour ça, comme promis, mais ce n’est pas le cas malheureusement. On ne les entend pas beaucoup chanter pour le moment dans cette nouvelle version !

Sergio ne peut donc plus participer aux auditions, après avoir été éliminé dans la scène du début d’épisode. Cela ne le démotive pas pour autant : il se rend à la boutique de Tara pour la harceler. C’est vrai que Lala sait qu’elle y bosse, alors pourquoi pas, elle a pu le dire à Sergio (je me demande si on reverra Lala et Tara interagir vraiment). Son but ? Il veut se servir des abonnés de Tara et former avec elle un Power Couple imbattable. J’en profite pour écrire quelque part, parce qu’il faut bien que je le fasse, que j’adore totalement le style vestimentaire de Sergio.

Pour atteindre vraiment son objectif, cependant, ce n’est pas par les fringues qu’il passe, hein. Non, il enferme plutôt le partenaire de Tara sur le toit de l’école juste avant les auditions. Malin. Eh oui, Silvia avait bien dit et répété aux élèves que c’était interdit d’être sur le toit. Le type s’y isolait toutefois pour fumer un joint et s’endormir, à quelques minutes d’une audition incroyablement importante pour sa carrière. Pas très futé, le garçon.

Si Tara panique de ne plus avoir de partenaire pour l’audition, elle a toutefois la chance de retomber sur Sergio qui se porte immédiatement volontaire pour l’accompagner. Rober n’en est pas ravi, car il avait éliminé Sergio, mais Silvia intervient en faveur de Sergio évidemment. Depuis le toit de l’école, le pauvre danseur mis de côté peut ainsi voir qu’il rate son audition, qui se passe juste devant celle-ci.

Bon, en vrai, cette fois, il y a du niveau pour les auditions. J’ai bien aimé la chorégraphie, la musique ajoutait la petite dose de stress nécessaire avec l’autre idiot bloqué sur son toit… et il s’est mis à pleuvoir des cordes, évidemment, parce qu’il fallait bien que la canicule s’arrête.

Cela ajoutait juste ce qu’il fallait de poésie à la scène, avec une chorégraphie très jolie qui pouvait continuer. Et cette chanson ! Bordel, j’ai déjà rempli mon Spotify avec l’Eurovision, ce n’était pas le moment de m’en rajouter une. Bon, la scène se termine finalement plutôt bien : le trio de profs a pris sa décision et non, ils ne laissent pas la moindre chance au type qui a réussi à redescendre de son toit après quelques déboires.

Le couple de protagonistes sera finalement… Oh le suspense de merde : Andrea et Omar, évidemment. Ce n’est une surprise pour personne, mais les profs s’envoient la balle pour l’annoncer. Oh, et Sergio et Tara sont évidemment les doublures, car il n’y aurait pas d’intrigue pour la suite sinon. Les deux autres anonymes de l’audition ne seront personne, par contre, ça alors !

Hâte d’en voir plus pour Sergio et Omar, ça va être une rivalité très sympathique, surtout que Sergio couche avec Andrea qui rêve de se taper Omar, et personne d’autre. Et puis, en fin d’épisode, Sergio suit Omar dans un parc où il rencontre un type… Pour coucher ? Pour lui vendre de la drogue ? Dans les deux cas : WTF ! Et Sergio le prend en photo, donc il se servira probablement de ça pour le faire chanter et obtenir le premier rôle.

Autrement, Rober aussi se met en tête de suivre quelqu’un : il cherche ainsi Silvia pour mieux la retrouver en train de rouler une pelle. Silvia est en couple ? Avec Sira ???? C’était Sira ? Je n’ai pas bien vu, mais en tout cas c’est une femme, c’est sûr ! WTF ? Hâte d’en savoir plus… Voilà, la série me renvoie en adolescence, clairement !

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Upa Next – S01E02 – 16/20

Je crois que j’ai préféré cet épisode au précédent, parce qu’on entre davantage dans le vif du sujet : on retrouve l’ambiance de la série d’origine, mais sans pouvoir oublier qu’on est en 2023 où les jeunes artistes ont un arsenal de moyens plus intéressants à disposition pour se faire connaître. Les intrigues ne sont pas toutes aussi prenantes les unes que les autres, mais c’est suffisamment efficace et divertissant pour nous faire rester. Même à 1h du matin.

Spoilers

La première semaine de cours est très intense pour les élèves, qui se retrouvent victimes d’un conflit entre Rober et Silvia.

No sabes nada de mi !

Il faut croire que j’aime souffrir, parce que je me suis décidé à regarder cet épisode dès que je l’ai vu disponible à 0h30. Sans sous-titres. Un dimanche soir. Je ne sais pas, c’est la nostalgie, elle a cet effet sur les gens, que voulez-vous ? Le premier épisode était sympathique, je me suis dit que j’allais pouvoir regarder le deuxième en prenant mon temps… mais du temps, je n’en ai plus alors que la rentrée approche !

Heureusement, la série reprend quand même par un résumé de l’épisode précédent, diffusé il y a cinq mois déjà. Cela n’est pas tout à fait suffisant pour se souvenir des prénoms de tout le monde – par contre, pas de souci pour nous remontrer les fesses d’Omar (merci ma critique de l’épisode précédent pour me remettre en tête ce détail au milieu d’un million de fautes !), surtout quand la série se décide aussi à évoquer Historias de Upa Next. Autant dire que le résumé est conséquent !

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Début de journée

Le début de journée commence déjà à nous déshabiller Omar : il fait un appel en visio avec Andrea qui même si elle n’a plus d’argent se rend tout de même à l’école en taxi. Elle est super maligne, elle. En vrai, on voit tous les étudiants se préparer, mais ces deux-là, ça m’a marqué. Andrea fait aussitôt la manche à Lala (oui, oui, c’est vraiment son nom à ce personnage aux cheveux verts, j’avais déjà oublié), mais elle est sauvée de justesse par Luca. Ce n’est pas Lala qui allait l’aider, préférant l’appeler Lady Lacoste. Un surnom qui restera, et qui lui va plutôt bien.

De son côté, Lola rencontre Luiso, qu’elle assure déjà connaître un peu à une autre collègue (je ne l’ai pas reconnue immédiatement, mais mathématiquement, il doit s’agir de Sira ?). Ah. Ils ont déjà couché ensemble, ou bien ? Elle est hyper froide avec lui dès le départ, en tout cas. On apprend aussi que Silvia est en retard, ce qui est étonnant car ce n’est pas dans ses habitudes. Moi, je suis curieux d’en savoir plus sur le cliffhanger, mais celui-ci est laissé de côté. On a juste un regard mystérieux de Silvia pour Sergio dans le hall de l’école – le mystère est éclairci depuis un moment : Sergio est le fils de Roberto et Bea. On a vu Sergio pendant quatre saisons de la série originale, et j’avoue que j’avais oublié le petit.

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Les premiers cours

Ah, cette fois Un dos tres est vraiment de retour ! On a très vite un cours de danse mené par Silvia. Omar n’est pas au niveau de ses exigences, elle n’aime ni son style ni sa démarche. Voilà qui est fait, on a un enjeu pour tout l’épisode… mais je vais tenter de garder mon résumé aussi linéaire que possible par rapport à l’épisode, parce que je dois déjà me concentrer sur ce que j’entends.

De son côté, Lola est le nouveau Juan apparemment. Elle est professeur de musique, apprenant à tous les étudiants comment jouer d’un instrument – ou plutôt comment le perfectionner. Luca se retrouve à parler avec… Je ne pense pas qu’on la connaissait déjà ? Elle paraît plus jeune que le reste du casting, en tout cas, mais elle semble plus douée et donne des conseils à Luca qui ne semble pas très réceptif.

Sira ? Elle fait du pole dance avec les élèves. Ceux-ci restent bouche bée face à son talent. L’actrice gère bien, sérieusement, c’est un travail impressionnant. Les étudiants ? Ils font les efforts nécessaires pour maîtriser ça et faire saliver les audiences. Ma foi, il ne faut pas longtemps pour que la série nous montre qu’elle a tout appris de son aînée. Et puis, malgré tout, elle le fait en nous rappelant que nous sommes en 2023 : les étudiants filment tous les exploits des autres sur portable. On notera qu’Andrea déchire tout – et ça me fait mal de l’écrire, car elle attire toute l’attention des scénaristes et canalise déjà ma flemme. Je ne l’aime pas, ils en font trop pour qu’on accroche à son personnage, et chez moi, ça provoque l’effet inverse.

Enfin, il faut enchaîner sur Roberto. Celui-ci ne fait pas exactement cours : il organise les auditions pour son spectacle musical. Il raconte ainsi que le spectacle racontera l’histoire d’un trio d’amis décidant de monter un groupe… Euh, super, mais euh ? Ingrid, Pedro, non ? La série fait vraiment comme s’ils n’avaient jamais existé et je trouve ça super bizarre comme idée. On fera avec car on n’a pas le choix, mais je trouve dommage de ne pas avoir essayé de justifier ça. Cela aurait pu permettre une petite réplique de Lola avec une réponse de Roberto expliquant qu’il écrit encore ce qu’il veut par exemple.

Mais non, Upa Dance se retrouve à être un trio que tout le monde adore, même les nouveaux élèves excités de pouvoir être la tête d’affiche de ce spectacle musical. Rober prépare même les liens Spotify pour que chacun puisse préparer la première audition, permettant de choisir le personnage principal : une audition durant laquelle il faudra chanter et danser la chorégraphie originale d’une chanson du groupe. Allons bon.

Ils ont une semaine pour mener à bien cette opportunité, et j’avoue que j’ai hâte de voir ça : les chorés et les chansons de la série originale ? Eh, ça donne envie. Silvia rappelle tout de même à ses étudiants qu’ils sont dans une école et que les cours doivent rester le plus important, même si Roberto ne le voit pas comme ça.

Assez vite, les tensions entre le trio d’origine reviennent : heureusement qu’ils ont fait une trêve dans l’épisode précédent ! En plus, il est évident que les étudiants sont plus motivés par les auditions que par les cours. Les auditions sont toutefois mises de côté assez vite pour qu’on nous propose plutôt une pause où tous les étudiants se mettent à se lancer dans une choré qui ne peut être improvisée au son de… Lil Nas X ??

Putain, Lil Nas X et Un, dos, tres ? Je ne m’y attendais pas, mais ça m’a donné le smile immédiatement. J’adore l’idée. La série est claire, on aura du LGBT avec eux, et sans la moindre prise de tête. Les choix musicaux de ce deuxième épisode sont tous excellents, j’étais heureux. Bien sûr, notons que l’ambiance dans l’école est super différente d’il y a quinze ans, mais avec toujours les mêmes sessions de danse improvisée et le côté artistes rebelles déconnectés de la société dans l’âme. J’aime voir les étudiants danser en couple sans se poser de questions sur les genres dans chaque couple. La chorégraphie est plutôt sympathique, en plus. Bien sûr, ça sonne toujours un peu faux ce genre de scènes de « pause », mais ce n’est pas grave, on est là pour ça, non ?

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Silvia s’énerve

Tout le monde ne danse pas à l’école… Certains se garent devant pour coucher ensemble. C’est notamment le cas de Elvira ? Je n’ai pas trop bien compris ce côté de l’épisode, mais l’essentiel, c’est qu’elle était appelée par Luca qui avait besoin d’elle. Elle n’a pas l’air d’accord. En tout cas, on comprend assez vite que Luca décide de sécher les cours pour plutôt se concentrer sur les auditions. Ce n’est pas le seul : Andrea se rend en cours, contrairement à lui, mais elle décide d’écouter Upa Mix plutôt que le cours de Luiso. Il ne le prend pas super bien. Le lendemain, on reprend les cours de l’école pour mieux voir tous les personnages entraînés dans un jogging par Rober – parce qu’il faut rester en forme pour faire un musical apparemment.

C’est une fois de plus l’occasion de nous mettre Omar torse nu sans autre raison que de faire baver Andrea. Elle profite de ce cours pour parler avec lui, tandis que Rober apprend à mieux connaître Sergio. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que sa mère connaissait par cœur Upa Dance. Nous aussi, wesh. Roberto ne semble pas capter à qui il a affaire, c’est étrange, tout de même.

Assez vite, on découvre qu’un virus particulier se répand parmi tous les étudiants : plus personne ne vient en cours pour plutôt préparer de son côté les auditions. Pas de cours pour Lola donc, et pas de cours précis pour Luiso non plus. Ils sont tous en train de réviser chez eux les chorégraphies d’Upa Dance. On notera d’ailleurs qu’Andrea est toujours chez son père. Hâte de la voir tout vendre.

Bien sûr, Silvia finit par se rendre compte aussi de l’absence des étudiants. Elle organise donc une réunion d’urgence avec tous ses étudiants pour les informer qu’elle n’apprécie pas de les voir s’absenter dès la première semaine. Ils sont dans une école, et ils ont besoin de le comprendre : tous les arts et enseignements sont utiles pour la suite de leur carrière. Lola est choquée de voir les étudiants si peu intéressés par le flamenco, alors que bon… Je les comprends, moi.

Bien sûr, Omar essaie de protester quand il découvre qu’il va devoir danser du flamenco sur Carmen le lendemain, mais il ne fait que s’attirer la haine de Silvia. On ne contredit pas la directrice quand elle organise un examen… En fait, elle est tellement énervée que son examen se transforme en épreuve éliminatoire. C’est simple : ils y arrivent ou ils dégagent.

Dès la première semaine de cours, c’est toutefois un peu exagéré et tous les professeurs sont choqués de sa nouvelle méthode, qui consiste à imposer aux étudiants de réussir à surmonter des difficultés déjà perçues en moins de 24h. Ah, les grimaces de Lola, ça manquait à nos vies, non ? J’adore la nouvelle salle des professeurs qui semblent être le toit de l’école, ça me vend du rêve. Bon, en tout cas, Silvia voit son autorité remise en question, mais ça a le bon goût de ne pas se faire devant les élèves pour une fois au moins.

Face à cette nouvelle épreuve inattendue, tous les élèves se mettent à stresser et réviser. Cela donne des attitudes différentes : Luca essaie de s’entraîner au piano mais est interrompue par la plus jeune dont je ne connais pas le nom (qu’il envoie bouler à nouveau), Omar essaie de demander l’aide de Rober, Andrea et Lala partagent une nouvelle scène où elles se disputent. Vraiment, elle n’aime pas Lady Lacoste, la Lala (trop simple).

De son côté, Sergio passe bien du temps à s’entraîner pour danser correctement sur Carmen. Bon. Silvia vient le voir pour lui assurer qu’un musical ne sera pas la solution à ses problèmes, mais aussi pour lui donner quelques conseils sur son épreuve du lendemain quand elle se rend compte que c’est peine perdue. Roberto les surprend et ne comprend pas trop pourquoi ou comment Sergio aurait droit à des cours particuliers.

Humph. Sergio continue d’être de plus en plus louche, en tout cas. Il télécharge ainsi une application (hyper vite putain !) pour hacker les téléphones alors qu’il regarde Silvia et Roberto parler ensemble. Mais enfin ?

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Andrea, toujours Andrea

Roberto n’aidant pas Omar, celui-ci n’a pas d’autres choix que de se tourner vers Andrea pour apprendre à danser avec des talons. Même si elle accepte de l’aider (en échange d’aide pour les auditions), il continue d’être plutôt de mauvaise foi avec elle. Elle est finalement forcée de s’énerver pour qu’il accepte de changer de pantalon – devant elle tant qu’à faire. On n’a pas le droit à ses fesses cette fois, cependant. A la place, on a droit à une scène où les deux personnages se rapprochent et sont à ça de s’embrasser.

Cependant, ça n’a pas lieu non plus : Andrea reçoit un SMS qui la stresse et la fait aller au plus vite à la prison. Elle n’a plus de fric et s’en plaint à son père, mais il a d’autres problèmes de toute manière. Lady Lacoste est dans la merde, son père n’est pas vraiment rassurant et quand elle quitte la prison, c’est pour mieux tomber sur… Tinky Winky Lala (pardon, je l’ai en tête depuis le début de la critique). Toujours là au bon moment, elle.

La situation la fait rire et elle se met à se moquer d’elle et de son père qui est un voleur… mais le regrette vite quand elle comprend qu’elle énerve complètement Andrea. Elle s’énerve de manière un peu clichée pour la remettre en place, tout de même. Cela permet aux deux filles de devenir rapidement amies, contre toute attente : Lala décide en effet de ramener chez elle Andrea, en l’emmenant sur sa moto, plutôt que de la laisser attendre le bus. Par contre, elle s’arrête fumer une clope ensemble (c’était bof, franchement ? Lala ne me fait pas rire autant qu’elle fait rire Andrea avec son… est-ce du rap ? Son impro, allez), ce qui pose problème à Omar. Le pauvre reste un bon moment à attendre Andrea, pour rien.

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Lola y Luiso : help ?

Bon, finalement, la salle des professeurs n’est pas sur le toit, c’est bon, on la voit dans cet épisode. Elle permet de faire un peu de pub à Activia (pourquoi ?) et de nous montrer une fois de plus Lola être quelque peu froide avec Luiso. L’ambiance se réchauffe toutefois assez vite – après, on va être honnête, j’ai toujours du mal avec le débit de paroles de Lola.

Elle finit par accepter de parler plus longuement avec Luisio, et on sent qu’elle lui reproche d’être resté si longtemps avec Silvia sans jamais changer. Elle est clairement partie à Barcelone alors qu’ils étaient en couple, non ? Elle semble énervée de le voir penser qu’elle est dérangée qu’il soit resté avec Silvia. J’avoue, je n’ai pas saisi toute la scène, ni pourquoi elle lui dit ne pas aimer les gens qui ont peur, donc si quelqu’un passe par-là et est en mesure de m’éclairer, je suis preneur. J’en devine qu’elle lui reproche d’avoir eu peur de la suivre, non ?

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L’examen

Après cette scène, on retrouve Luiso dans le hall de l’école où il voit arriver Elvira, qui a finalement envie de venir en aide à Luca, évidemment. Celui-ci ne semble pourtant pas passer beaucoup de temps à l’école dans cet épisode : il passe tout son temps chez lui, dans sa chambre, à essayer d’apprendre à maîtriser l’air de piano qu’il doit jouer. Il finit donc sur Youtube à chercher un tuto… pour mieux retomber, une fois de plus, sur la blonde dont je ne connais pas le nom : peut-être Jaime puisque c’est ce qu’il cherche sur Youtube. Il se retrouve à devoir s’excuser auprès d’elle le lendemain, car elle l’a bien aidé malgré elle.

Tout cela nous mène donc à l’examen organisé par Silvia. La première semaine de cours est clairement stressante pour tous les étudiants, c’est du grand n’importe quoi. Silvia leur précise bien que cette épreuve est déterminante pour prouver qu’ils valent la peine qu’on se prenne la tête pour les aider à devenir de vraies stars.

Tous ne passent pas la même épreuve, toutefois. On commence par le flamenco, qui est loin d’être évident pour Omar. Sergio s’est apparemment suffisamment entraîné pour que ça ressemble à ce qu’ils doivent faire, mais clairement Omar galère. Pourtant, ça ne dure pas : il finit par se mettre dedans et se souvenir du court cours donné par Andrea. Il finit donc par faire quelque chose d’à peu près potable, toujours sur l’air entraînant de Carmen. Je vais l’avoir en tête pour la nuit – si ce n’est la semaine.

De son côté, Lola évalue le piano. L’air est super entraînant, mais Luca se concentre tellement qu’il ne sourit pas assez selon elle. Non, franchement ils gèrent. Pendant ce temps, Lala et Andrea font une épreuve de théâtre. Autant dire que Lala est coincée dans sa manière de donner ses répliques, mais au moins, elle se souvient de son texte.

On en arrive à la scène très attendue des résultats de l’examen : tous les personnages que l’on connaît déjà passent sans aucun souci l’épreuve. Il y a toutefois quelques éliminés – des étudiants virés de la formation, sans scrupule. Cela ne plaît pas du tout à Lola qui n’hésite pas à le montrer d’un regard désapprobateur à Silvia. Elle ressemble beaucoup à sa tante finalement.

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La soirée

C’est d’autant plus problématique qu’elles vivent ensemble. Elles n’ont donc d’autres choix que d’en parler, surtout que Silvia ne peut pas virer Lola de chez elle sans passer pour une personne encore plus horrible.

J’ai bien aimé la scène entre les deux anciennes cependant – un peu perturbé par les lèvres de Lola par contre, elle a clairement du botox. Enfin, j’ai bien aimé le début de leur scène. C’était cool de les voir retomber dans une ambiance un peu gossip… mais bon, Lola qui insiste pour savoir comment ça se passe entre Rober et Silvia ? Ce n’est pas vraiment très innovant comme intrigue. Mieux valait s’intéresser à Luiso.

Pourtant, les scénaristes semblent vraiment vouloir forcer pour remettre Rober et Silvia ensemble : ils passent ainsi la soirée à s’échanger des textos… qui sont reçus par Sergio. Au moins, il peut voir exactement ce que Roberto pense de lui, et c’est un cliffhanger qu’il n’aime pas : il ne veut pas faire de lui le personnage principal de son musical. Forcément, il n’y aurait pas d’intrigue autrement.

Sinon, après tant de stress, tous les étudiants ont besoin de se détendre, évidemment. Ils finissent à nouveau en soirée chez Andrea, et celle-ci semble s’en foutre totalement quand elle est dans sa chambre avec Luca et à parler avec Sergio. Elle finit par rejoindre tout le groupe d’étudiants qui a organisé un jeu de la bouteille. C’est original, ça. Sergio se retrouve à embrasser Tara (aux cheveux bleus) que l’on voit tout du long de l’épisode en figurante qui n’arrête pas d’aller sur Instagram. Je me demande quand ils la développeront !

Omar, lui, casse l’ambiance : quand la bouteille le désigne comme type à embrasser par Luca, il refuse de se soumettre au jeu. Lala souligne que même si elle est lesbienne, elle a embrassé un mec (Dario, qui fait de la figuration aussi… c’était bien la peine de nous vendre ces persos dans Historias de Upa Next !), mais ça ne semble pas convaincre Omar qui se barre de la soirée, sous les moqueries d’un peu tout le monde. Ridicule de faire le jeu de la bouteille si tu refuses ce genre de baiser.

On notera qu’on revoit aussi Elvira dans sa voiture, en train de coucher avec son mec toujours. Mais qui est-elle pour intéresser autant les scénaristes ? Si quelqu’un a compris des éléments que j’ai raté, ce qui est fort possible, eh bien, les commentaires sont juste en-dessous et je vous lirai avec plaisir !

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Tout ce qu’il faut savoir sur la grève des scénaristes américains

Salut les sériephiles !

J’ai joué les oiseaux de mauvais augure la dernière fois, mais cette fois, ça y est, nous avons bien affaire à une grève des scénaristes. Il va falloir avec, et comme plein d’autres, je me suis dit qu’il me fallait écrire un article sur tout ce qu’on en savait. D’ailleurs, suivez régulièrement le fil de news de la page d’accueil, je pense qu’il risque d’être mis à jour encore plus souvent que prévu !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les raisons de la grève

C’est officiel depuis quelques minutes à l’heure où j’écris ces lignes : un accord n’a pas été trouvé dans les temps entre les studios et les scénaristes. Cela peut sembler être une simple interruption de travail pour certains, mais on sait déjà que cette grève peut avoir de graves conséquences pour l’industrie des séries télévisées et du cinéma.

Pour rappel, cette grève fait suite aux demandes des syndicats des scénaristes pour des contrats plus justes et plus équitables – notamment à l’ère où les plateformes de streaming réduisent grandement le nombre d’épisodes par saison ou ne paie plus vraiment en fonction d’une audience et des rediffusions de la série. Les négociations avec les studios de production n’ayant pas abouti, les scénaristes ont décidé de manifester leur mécontentement par une grève.

Très sincèrement, je les comprends : ça fait deux mois que l’algorithme de Twitter me met en avant tout un tas de raisons de les soutenir. Les paiements ne sont plus suffisants, ils bossent (parfois sans être payés, ou juste des cacahuètes) dans des réunions avant même la production des séries et le cachet qu’ils touchaient lors des rediffusions est désormais le même quoiqu’il arrive sur les plateformes de streaming. Aujourd’hui, la moitié des scénaristes de la WGA sont payés au tarif minimum, contre un tiers il y a dix ans… On sent bien qu’il y a anguille sous roche quand on a des succès planétaire multi-rediffusés qui rapportent le même budget qu’une série annulée en saison 1 faute d’audience mais présente sur une plateforme.

Pour autant, l’argument des plateformes est que le profit n’est pas toujours si évident. Ainsi, seule Netflix parviendrait à être vraiment rentable – c’est aussi la plateforme la mieux protégée face à la grève, avec une production mondiale qui pourra compenser celle des USA au besoin. Je veux bien, hein, mais justement, face à une diffusion mondiale, a priori, il est possible de payer correctement les gens qui font ton succès à la base.

Les raisons de la grève (et de mon soutien !), j’en parlais plus longuement encore dans mon précédent article :

Un argument qui revient beaucoup ces derniers jours est aussi celui de l’intelligence artificielle. Les scénaristes demandent ainsi la mise en place de sécurité pour éviter qu’on ne demande à des IA de faire leur boulot à partir de scripts qu’ils ont écrit auparavant (légitime, mais compliqué à surveiller, on sait très bien que les IA vont nous remplacer à bien des niveaux… et je ne doute pas qu’elles sachent déjà écrire des épisodes de Riverdale à la hauteur, par exemple).

Un autre point du débat est de s’assurer que les scénaristes ne se retrouvent pas à devoir simplement corriger des brouillons de scripts écrits par une IA… et là, ça me paraît complètement idéaliste. Je comprends la revendication, mais je pense bien que c’est vers ça que se dirige une bonne partie de leur métier désormais. Une part de moi se dit qu’il vaudrait mieux l’accepter tout de suite et s’y adapter avant que ça ne s’impose à eux, une autre se dit que demander protection est probablement la meilleure chose à faire, parce que ça va trop vite nous échapper tout ça. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que c’était le sujet de notre dernier podcast :

Pour les plus à l’aise en anglais, la WGA a communiqué ici un tableau résumant la réponse des studios aux revendications quelques heures avant le début de la grève. Un accord est loin, très loin d’être envisagé pour le moment, puisque la majorité des demandes sont refusées sans la moindre contrepartie proposée…

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La première grève en 15 ans

Si l’on avait eu une frayeur en 2017, la dernière grève des scénaristes remonte à 2007-2008, et avait duré… 100 jours. Ce n’était pas la première, mais c’est celle qui me marque le plus, puisque c’est la seule que j’ai pu connaître, et c’est celle qui montre l’ampleur que ça peut rapidement prendre.

Cette année-là, outre l’arrêt des talkshows, les conséquences avaient surtout été visibles par des saisons amputées de plusieurs épisodes. Il y avait aussi eu moins de nouveautés intéressantes – et en plus, la FOX avait voulu tester les épisodes de 50 minutes, un vrai calvaire finalement ! Si la grève de 2007-2008 peut nous donner une idée des conséquences possibles, elle a également été le catalyseur de projets novateurs comme Dr Horrible’s Sing-Along Blog.

Cette mini-série en ligne a été créée pendant la grève par Joss Whedon, scénariste de Buffy contre les vampires, et a été un succès surprise. On peut espérer quelques projets indépendants surprenants en cas de grève, comme on avait eu quelques bonnes surprises avec le confinement. M’enfin, ça a ses limites, tout de même, surtout si on se retrouve sans épisodes hebdomadaires !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les conséquences de la grève

Au fond, c’est la question qui nous préoccupe le plus, parce qu’on a beau les soutenir, on est un peu égoïstes. En tout cas, moi, je le suis, je crois.

Tout d’abord, les talkshows aux États-Unis vont cesser immédiatement leur diffusion (peut-être même dès ce soir pour certains !), car ils dépendent à 100% de l’écriture des scénaristes. Si un accord n’est pas vite trouvé (et ça n’en prend toujours pas le chemin), les saisons de talkshows s’arrêteront donc là, sans les derniers épisodes habituels – qui servent parfois à ce que des animateurs ou chroniqueurs disent au revoir car ils ne reviennent pas l’année suivante. Je n’en regarde pas trop, mais tout de même, il y a un peu de la violence symbolique là-dedans !

Ensuite, la production de séries télévisées sera être impactée, car les networks commencent à travailler sur les nouvelles saisons de septembre dès le mois de mai, au pire juin. Cette grève risque donc d’entraîner des retards de production, voire l’annulation de certaines séries dans le pire des cas, si elle dure plus de deux ou trois semaines… Ce qui est bien en-dessous de la moyenne des grèves des scénaristes précédentes. Ils sont motivés quand ils font grève. Si je le dis autrement, la fin de saison devrait être sans remous, puisqu’elle est pour dans une vingtaine de jours et que tout Hollywood s’y préparait depuis un moment… mais le contenu habituel de septembre sera probablement en octobre, si ce n’est en novembre. Finalement, c’est comme avec le Covid, ça avait eu un gros impact.

Et ça, j’avais eu l’occasion d’en parler longuement aussi, notamment dans l’article du milieu ci-dessous, comme j’écrivais un article par jour à l’époque (ça me manque !).

Sinon, les conséquences sur l’industrie cinématographique seront également importantes, même si elles sont pour le moment moins prévisibles. Les scénaristes étant également impliqués dans l’écriture de scénarios de films, la grève risque de perturber la production de nombreux longs métrages, depuis la préproduction jusqu’à leur sortie. En effet, pour éviter de ne plus rien avoir à se mettre sous la dent pendant une longue période, les studios décaleront peut-être certains films. Exactement comme avec le covid, donc. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la grève tombe mal pour une industrie déjà mise à mal. Avec un peu de chance, ça les motivera à trouver rapidement un accord.

Enfin, pour en revenir aux séries, cette grève des scénaristes risque de perturber également les Upfronts, des événements organisés par les networks pour présenter leur grille de programmation aux annonceurs. La Guilde des scénaristes américains a déjà prévu quelques manifestations pour ces événements, qui doivent commencer d’ici 15 jours. Je ne serais pas surpris qu’on repasse en tout distanciel pour limiter la visibilité de la grève…

Si besoin, un petit rappel détaillé :

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La suite au prochain épisode…

Bref, espérons que les négociations entre les scénaristes et les studios aboutissent rapidement pour limiter l’impact de cette grève sur nos séries préférées. En attendant, il va falloir rester à l’affût des derniers développements et voir comment cette grève évoluera dans les semaines à venir – sachant qu’elle est déjà soutenue par d’autres (et que d’autres syndicats, notamment du côté des studios, arrivent bientôt à expiration de contrats). En plus de celle des scénaristes, d’autres grèves pourraient intervenir dans les mois à venir. Concrètement, je suis déjà sûr d’en reparler sur le blog, même si cette grève devait être de très courte durée, parce qu’elle risque de mettre en place des changements pouvant affecter la production de séries en général. C’est ce que j’espère pour tout le monde : une issue positive pour tous les partis.

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