Allegiance – S01E09 – Fallen Idols – 15/20

La fin d’épisode prépare agréablement le terrain pour une fin de saison qui promet d’être géniale, mais en attendant, on nous sert un épisode pas bien passionnant – ou en tout cas, moins original que d’habitude. Oh, il respecte tout le cahier des charges habituels, avec un message sur le système et une omniprésence de Sabrina dans les décisions de chaque enquête, mais justement, ça commence à faire beaucoup après neuf épisodes. J’aimerais bien la voir échouer un peu ou voir ce qu’il se passe dans la journée de ses collègues qui sont toujours mis de côté et impliqués dans ses enquêtes à elle en cours de route, et jamais l’inverse.

Spoilers 

Sabrina et Brambilla interviennent sur le lieu d’une fusillade qui a une petite odeur de guerre des gangs.

Of all the people I’ve had back there, this kid’s having the most fun.

Ajeet

Le cliffhanger précédent m’a bien aidé à me motiver pour voir aussi cet épisode durant la nuit : difficile de s’arrêter une fois pris dans le fil rouge de la série, qui s’accélère tout de même et devient un élément central de pourquoi je l’apprécie. Je dois dire que la relation Ishaan/Sabrina aide bien aussi, j’aime bien les voir interagir. Et l’épisode commence par ça : Ishaan s’arrange pour décrypter les preuves récupérées par Sabrina la veille.

Ils y trouvent la raison pour laquelle la couronne s’en prend à Ajeet. La bonne nouvelle, c’est qu’il a un alibi solide pour ce qu’on le soupçonne d’avoir fait, car il était à l’hôtel (aha, les enfants qui découvre que le père a probablement une vie sexuelle, c’était un peu marrant). La mauvaise nouvelle, c’est que tout est fait pour lui donner l’air coupable et que l’on sait que le juge du procès ne l’a pas dans ses bonnes grâces. Rien n’est joué. De plus, ça ne plaît pas à Ajeet de voir ses enfants vivre dangereusement : ils commettent à présent des crimes passibles de prison pour éviter à leur père d’y aller. Ce n’est pas exactement malin, mais je me répète : j’aime beaucoup cette famille.

Ishaan continue d’enquêter en tout cas : il ne trouve pas la personne qui essaie de faire tomber son père, qui a utilisé un VPN. En revanche, il confirme à Sabrina que le fils de Gabinski est bien Ricochet88. C’est problématique, mais ça pousse Sabrina à ne pas inculper Gabinski dans le coup de l’histoire de la conduite sous alcool. Tant mieux, je suppose.

Sabrina ne lâche pas l’affaire pour autant, demandant à Grove de faire quelques recherches elle aussi – mais des recherches qui doivent être discrètes et dont elle n’expliquera pas le but. Après, Grove n’est pas maligne si elle ne devine pas par elle-même que chercher une info sur le 2 octobre, date de l’arrestation du père de sa meilleure amie, n’a pas un lien avec Ajeet.

L’info que trouve Grove confirme à Sabrina tous ses soupçons sur Gabinski, qu’elle pense désormais être le flic qui tente de faire tomber son père en mettant de fausses preuves dans sa mallette de travail. Savoir tout ça la met en position de force pour tenter un coup de poker que je trouve complètement insensé : elle se rend dans le bureau de son supérieur et lui révèle tout ce qu’elle sait, en commençant par dire qu’elle a vu les preuves de la couronne.

C’est complètement con. Elle accuse un de ses supérieurs tout en admettant à demi-mot un crime fédéral ? Je veux bien qu’elle fasse du chantage et affirme ainsi que les retombées sur la police serait trop grave car en cas de procès tout serait su – y compris un flic avec de fausses preuves – mais reconnaître son vol de document n’est vraiment pas malin.

Guerre des gangs

Malgré tout ce qu’elle a en tête, Sabrina continue d’aller sur le terrain avec Brambilla. Ils se retrouvent tous les deux en intervention suite à des coups de feu tirés dans un magasin à proximité d’une zone résidentielle. Ils se retrouvent à faire sortir d’une voiture deux suspects qui semblent fuir la scène de crime, le second d’un chef de gang, Parm, et son cousin Jason, jeune comme tout. Finalement, ils sont plutôt victimes de la tentative de meurtre que suspects.

Degas s’occupe d’interroger Parm, Sabrina et Brambilla se retrouvent à devoir ramener Jason chez lui. C’est un personnage très immature, ce qui se devine dès le départ et se confirme vite. S’il refuse de parler aux flics en théorie, en pratique, il ne s’arrête pas de parler.

De retour au commissariat, tous les flics sont sur le pont et savent que la journée va être intense : il faut à tout prix éviter une guerre de gangs, car cette tentative de meurtre risque fort d’être suivie d’une tentative de revanche de la part de Parm. C’est en tout cas une intrigue intéressante qui permet, vous l’aurez deviné, d’aborder des problèmes sociaux originaux. Ainsi, les gangs dont il est question sont des gangs de petits bourges.

Brambilla ne comprend pas comment il est possible de vivre dans un bon quartier comme le leur et de se retrouver malgré tout impliqué dans un gang. Sabrina lui explique donc comment ça tourne mal pour des jeunes avec un fossé générationnel impossible à résoudre puisque les parents n’ont aucune idée de ce que c’est qu’un lycée canadien (ils sont immigrés) et une volonté de s’intégrer en étant cool.

Ce n’est pas si simple. Et pour eux qui sont à présent flics, ce n’est pas simple de s’infiltrer dans un quartier où personne ne veut leur parler. Par chance, Sabrina vient plus ou moins de ce quartier et a donc quelques contacts, notamment Zaarin, qui se fait désormais appeler Z. C’est une vieille copine de Sabrina qui a à présent une vraie influence sur les jeunes du quartier, tentant désespérément de les tenir éloignés du gang d’Amrit et des problèmes en général. Z permet même aux flics d’entrer en contact avec la famille de Parm, mais la mère de Parm refusant d’envisager que son fils puisse faire des conneries, c’est une piste peu efficace.

Sabrina propose alors aux flics d’envisager les choses d’une autre manière pour retrouver « Happy », l’ami de Parm qui serait d’une mauvaise influence si on en croit la grand-mère de Parm. Bien, l’air de rien, on progresse. Et, en plus, l’idée de Sabrina fonctionne, évidemment. Je l’aime bien Sabrina, mais elle est trop mise en avant, ça devient un peu lassant de voir une bleue prendre toutes les bonnes décisions et diriger les affaires (on en est au stade où Brambilla lui demande son avis concernant Gabinski au lieu de lui imposer son choix, alors que bon, c’est une décision de tuteur ça… et le pire, c’est que Brambilla s’en vante auprès de Gabinski – ça permet à Sabrina d’être bien vue par lui, cela dit).

Jason

Bref, tout ça ramène notre duo de choc chez Jason qui finit par innocenter Parm d’être le déclencheur de la guerre des gangs. Il est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis – son alibi est solide, il aidait Jason. Ce dernier finit par craquer et indiquer où est Parm (dans la maison qu’il vient d’acheter pour sa copine, avec qui il se dispute façon Nabila hein), mais c’est déjà trop tard. Parm s’est fait tirer dessus quand les flics arrivent sur place.

En plus, les choses escaladent encore quand Jason décide de se venger lui-même sur le gang adverse qu’il pense être responsable. Pourtant, l’enquête policière dit le contraire : le gang qui s’en prend à Parm est en fait le gang même de Parm, parce que Parm s’apprêter à quitter son groupe pour répondre aux désirs de sa petite-amie. La preuve la plus flagrante du commanditaire de cette nouvelle tentative d’assassinat sur Parm ? Eh bien, pas un seul membre de son gang ne lui rend visite à l’hôpital.

C’est effectivement un aveu flagrant de culpabilité. Et j’ai de la peine pour lui, en vrai. Jason ? Il manque de tuer le chef du gang adverse, mais heureusement, Sabrina, Luke, Gabinski et Brambilla arrivent à temps pour l’en empêcher – toujours grâce à Sabrina, ça va sans dire. Tout est bien qui finit à peu près bien, donc, la paix est maintenue dans le quartier… Mais à quel prix ?

Pram finit par mourir et la situation dégénère très rapidement – oh, ça sent la fin de saison assez ouf en mode guerre des gangs, ça, avec plein de cliffhangers l’air de rien, notamment à l’hôpital où Jason croise celui qui a déclenché la guerre en se faisant passer pour Parm : Happy…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Allegiance – S01E08 – 8×6 – 16/20

L’épisode surprend par son manque d’action assez certain et me déçoit presque à trop se concentrer sur Sabrina qui se retrouve au cœur de trois intrigues à la fois. Ce serait bien qu’on développe aussi les autres personnages de temps en temps, là, tout repose trop sur l’héroïne. Ceci dit, c’est vraiment pour trouver des défauts à la série, parce que niveau écriture, c’est d’une fluidité à toute épreuve, notamment pour le fil rouge.

Spoilers 

Sabrina paie le café d’une femme qui la réclame ensuite quand elle est interrogée pour meurtre.

I think the big question is: how does she know your badge number ?

Bien sûr que je suis déjà de retour pour voir un nouvel épisode de la série, j’ai envie d’avancer et de finir la saison au plus vite. Il est temps d’être à jour, non.

Gabinski

Brambilla remplit l’évaluation de Sabrina pendant que celle-ci va chercher son café, ce que je trouve un peu abusé. Bonne joueuse et bonne samaritaine, Sabrina ne dit rien, paie le café de son boss, mais aussi celui de la femme devant elle dans la file d’attente quand elle se rend compte qu’elle n’a pas les moyens de payer – elle ne sait pas ce qu’est le paiement sans contact. Ce ne peut pas être une coïncidence si on nous montre la scène. Pourtant, la première intervention n’a a priori rien à voir avec ça : Sabrina et Brambilla arrêtent une voiture qui semble tanguer sur la route. Problème : c’est celle de Gabinski.

Ah ben, déjà que je ne l’aimais pas beaucoup lui, il n’y a rien pour qu’on l’apprécie : Sabrina comprend qu’il est probablement bourré, mais son supérieur hiérarchique refuse de faire un alcotest. Finalement, Brambilla apaise la situation en demandant à son collègue de monter dans la voiture des flics côté passager. Et hop, tout est bien qui finit bien… seulement Sabrina n’apprécie pas trop la situation : il s’en tire uniquement parce qu’il connaît des flics et ce n’est pas bien logique. Sabrina se retrouve même à devoir garer la voiture. Elle fait bien savoir à son tuteur ce qu’elle pense et elle continue en rentrant au commissariat à se renseigner sur Gabinski.

Toute l’affaire ne passe pas inaperçue : Brambilla a fourni la plaque d’immatriculation de Gabinski et il y a déjà un représentant syndical qui vient interroger Brambilla et Sabrina. Cette dernière n’apprécie pas trop les méthodes de ce flic, clairement véreux quand il menace à demi-mots Sabrina. Comprenant son erreur, le syndicaliste revient à la charge auprès de Sabrina, expliquant que les problèmes avec l’alcool de Gabinski viennent en fait de son fils – un type qui vit dans un van et boit un peu trop. Cela allume une lumière en Sabrina et c’est un scénario bien ficelé qui nous ramène au fil rouge.

Sabrina appelle en effet Ishaan pour lui dire qu’elle a une idée du flic qui pourrait avoir balancé des infos du commissariat : ce serait Gabinski, par l’intermédiaire de son fils. Reste à savoir si c’est fait exprès ou non.

Bien sûr, concernant Ajeet et sans trop de surprise, malgré l’aide de Max, Ajeet continue de devoir faire face à son procès. La solution de Max d’annuler le procès faute de preuves suffisantes ne fonctionnent pas, ce qui n’est pas surprenant. Il faut maintenant trouver une nouvelle solution pour faire face ; surtout que le procès est carrément avancé, ce qui n’est jamais bon signe. Bref, Max prépare toute la famille à un procès plus difficile que prévu, qui pourrait déboucher sur une défaite. Ce n’est pas évident à digérer.

Sylvia

Cela dit, elle rentre au commissariat parce qu’elle y est convoquée par Degas. Celle-ci a en salle d’interrogatoire une femme qui répète en boucle le numéro de badge de Sabrina. Cette femme est soupçonnée de meurtre : elle a déjà purgé une peine de 15 ans de prison, elle est sortie et se retrouve à nouveau accusée de meurtre. Elle connaît le numéro de badge de Sabrina parce qu’elle a eu le temps de le voir (et apparemment le mémoriser) le matin même quand Sabrina lui a payé un café.

Je savais bien qu’elle aurait un intérêt pour l’épisode elle. Le problème, c’est que tous les flics pensent qu’elle fait appel à Sabrina pour gagner du temps. Sabrina, elle, prend très à cœur son travail et se renseigne donc au maximum sur la femme, cherchant même à comprendre pourquoi elle était en prison à la base – un cas de « he said, she said » ou le « he said » l’a emporté parce qu’il a été tué. Effectivement. Cela pousse aussi Sabrina à bosser avec Nate, l’avocat qui essaie d’envoyer son père en prison.

Elle le fait, malgré ses réticences envers ce type, et interroge donc Sylvia. Celle-ci semble vraiment essayer de gagner un max de temps, et elle est aidée aussi par Sabrina qui a plein de choses à gérer dans cet épisode – Gabinski, Sylvia, son père. Elle prend toutefois la décision de justement mélanger les affaires pour s’aider : elle demande conseil à Sylvia pour son père qu’elle a peur de voir finir en prison plutôt que d’interroger directement Sylvia. Le but n’est pas tellement d’avoir de l’aide pour son père, mais bien de faire comprendre à Sylvia qu’elle a conscience des problèmes de réinsertion après la prison. Bim, encore une critique du système.

Ce qui est bien, c’est que si un des supérieurs détective (Danilo) de Sabrina s’énerve, Luke constate que la technique de Sabrina est efficace pour atteindre Sylvia. Cette dernière donne un conseil pour survivre à la prison (conserver le sel) et obtient en échange le droit de se faire livrer une glace directement pendant son interrogatoire, le tout payé par Sabrina. Elle est sympathique décidément. C’est en tout cas un bon moyen de briser… la glace avec Sylvia. Cette dernière se met à parler.

Sabrina découvre alors au cours de la conversation que la meilleure amie de Sylvia s’est suicidée juste avant sa sortie de prison. Sachant qu’elles étaient toutes les deux en prison pour complicité de meurtre, c’est une info importante pour Sabrina. Elle demande donc à reprendre le dossier à zéro dans le peu de temps qu’il lui reste, avec l’aide de Brambilla qui a à présent l’habitude de suivre l’instinct de sa bleue. C’est peut-être arrivé un peu vite, mais soit ; on s’y fait malgré l’absence de crédibilité y compris quand Sabrina fait venir au commissariat une vieille dame proche de Sylvia et Chloe pour avoir un meilleur éclairage sur la situation.

Et la situation est atroce : personne dans le système ne s’est occupée de Sylvia. Personne ne l’a prévenue de la mort de Chloé, personne ne lui a dit non plus que sa maison avait été revendue. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée à tuer, par accident, le nouveau propriétaire – et à planquer le corps. Elle craque donc face à Sabrina et lui dit toute la vérité. C’était une bonne intrigue, qui permet à Sabrina d’être remarquée par tous ses supérieurs. Elle continue d’être en ligne pour une promotion bien rapide… mais en vrai, elle n’en tire aucune joie. Renvoyer Sylvia en prison, ce n’est pas cool.

Nate

Sabrina accepte malgré tout de se rendre à la soirée entre flics le soir-même dans un bar. Cela lui permet de croiser Gabinski qui est tout sympa avec elle et la remercie de ne pas l’avoir dénoncé. Une fois que c’est fait, elle croise de nouveau Nate et se retrouve à flirter avec lui, au point de devoir le ramener chez lui quand il a trop bu.

Cela fait chier Luke (pauvre doudou), mais c’est une opportunité de dingue pour Sabrina. Elle comprend, alors que Nate s’endort sur le canapé, qu’elle a un accès à son ordinateur de boulot. C’est un avantage assez unique pour venir en aide à son père : elle appelle donc Ishaan pour savoir comment s’y prendre pour déverrouiller l’ordinateur. Une fois que c’est fait, elle peut ainsi copier tous les documents qui sont sur l’ordinateur, avant d’effacer les empreintes laissées un peu partout. Elle est un peu extrême Sabrina par contre : elle efface même les empreintes de la poignée de la porte alors que, bon, soyons honnête, elle était là et ne pourra pas le cacher.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Evil – S04E11 – Fear of the Future – 19/20

Une fois de plus, je vais me répéter, mais cette série est tout simplement incroyable. Une saison 5 aurait été tout à fait géniale quand on voit le niveau de cet épisode. Il y a quelques petits détails qui semblent précipités pour le bien de la série, car la fin approche, mais à part ça, les idées proposées et les intrigues sont tout bonnement géniales. Cet épisode parvient même à être à nouveau un peu terrifiant. Cela faisait longtemps que ce n’était plus arrivé, mais qu’est-ce que c’est bon quand ça l’est !

Spoilers

Kristen enterre sa mère, tout en étant nouvellement maman. Le cycle de la vie.

Well, this is what I look like in the morning.

L’introduction

Non mais… Ca ne va pas bien ? Le premier plan de l’épisode est atroce : on y voit Kristen avec les cendres de sa mère dans sa chambre. Elle entend Timothy rire. C’est atroce, tout simplement, et ce n’est que le début d’une scène d’introduction magnifique comme seule Evil sait les faire, je pense. On enchaîne ensuite en faisant le tour des personnages : Leland est ainsi en prison, mais il continue d’être harcelé mentalement par la fanfare de son adolescence.

Cela dit, ce qui fait le plus plaisir, c’est qu’il se fasse victimiser en prison, déso pas déso. Bien sûr, Sheryl avait également laissé une lettre pour Andy avant de mourir. Foggs est chargé de la remettre et il se rend donc à l’hôpital pour le faire. Si j’espérais vraiment un retour d’Andy dans la série, on se retrouve là avec une scène qui nous indique qu’il va mieux que prévu : il est en train de faire l’amour dans son lit d’hôpital, mais en portant toujours les masques chelous. C’est bien Andy qui porte un masque. Faisait-il l’amour à Kristen ? On ne saura pas !

De son côté, David devient pasteur – il prend la place d’Ignatius, tout en restant assesseur. Rien que ça. Ben ne comprend pas immédiatement pourquoi David n’en est pas ravi, mais c’est parce qu’il est loin d’être con : il voit bien qu’on le nomme car l’Eglise est en train de couler. Et comme ça, on pourra lui reprocher.

Ellie

L’enterrement de Sheryl n’est vraiment pas ce qu’on pourrait en attendre : Kristen organise une grande soirée chez elle, avec une super playlist pour danser. Les petites-filles de Sheryl sont tristes que personne ne soit triste, mais elles sont assez lucides pour savoir que c’est ce que leur grand-mère voudrait. Et puis, les gens n’ont rien dit à l’Eglise, c’est déjà ça. Ils ont gardé le silence, c’est une sorte de deuil respectueux.

Au milieu de tout ça, Kristen est clairement bourrée, on ne me le retirera pas de la tête. Elle passe du temps dans la cuisine avec Ellie, une femme adulte que Sheryl gardait quand elle avait huit ans. Elles ont l’air de bien s’amuser, sans s’inquiéter de ne connaître personne d’autre dans la maison. David et Ben arrivent aussi, hein, mais Ben se contente de supporter les filles (c’est déjà beaucoup). David papote avec Kristen pour essayer de voir comment elle s’adapte à son deuil et au fait qu’elle est maintenant la maman d’un petit garçon. C’est fou : Leland a gagné, tout le monde s’en contrefout.

Foggs débarque à la soirée. Il sait qu’Andy trompe Kristen, il sait qu’il est à un enterrement, il tire la tronche… mais il ne dit rien de plus. Quant à Ellie, elle est une amie étrange – elle sort de nulle part et a directement une scène où elle parle avec Laura. Je sens qu’on nous introduit ici une idée, mais on n’en saura pas plus pour l’instant.

En tout cas, Ellie est sympathique et reste aider Kristen à tout ranger, avant de s’imposer un peu plus longtemps pour un dernier verre avec une bouteille prise dans l’étagère de Kristen. C’est tellement abusé. C’est un démon, c’est pas possible : elle attaque directement en disant que David est amoureux de Kristen, sérieusement !

Et là, l’air de rien, elle annonce à demi-mot qu’elle vient du futur. Sans le titre de l’épisode et alcoolisée, Kristen ne capte pas tout de suite, mais ça m’a paru rapidement évident. Il est question de l’accélérateur de particules du début de saison qui se situe dans la ville où Ellie va emménager, des journaux qui parleront prochainement de l’enquête, de Ben qui serait très pote avec Ellie, de trous de vers qui permettent de voyager si on se concentre sur un événement en particulier, comme l’enterrement de Sheryl.

Par conséquent, qui peut bien être cette Ellie ? Eh bien, Laura, évidemment. Oh le bordel. Soit elle dit vrai et c’est un énorme mindfuck inattendu pour la série, soit elle est payée par les 60 et c’est terrifiant. C’est terrifiant, parce qu’elle annonce un futur peu glorieux : Kristen serait sur le point de découvrir qu’Andy la trompe (c’est gênant car on sait que c’est vrai) et de demander le divorce, David quitterait son poste de prête six mois plus tard pour s’installer avec elle. Lynn deviendrait nonne mais serait finalement la plus heureuse des quatre sœurs. Lila se marierait avec une femme et serait riche.

Débiter tout ça est passionnant pour nous car ça nous permet d’envisager la fin de la série – et son futur. Par contre, pour convaincre Kristen qu’elle dit vrai, c’est complètement idiot et peu efficace. Les éléments qu’elle donne pour convaincre Kristen ? Cela me semble être des infos que quelqu’un bossant pour Leland connaîtrait déjà. Kristen vire donc cette possible Laura de chez elle et on passe à un nouveau type de titres d’épisode – plus de livre, juste des lettres sanglantes très années 80 – et à un générique qui a failli me faire hurler (« sautez le générique et la série sera annulée, oups » ? Sérieusement ?!).

Divorce

Après une soirée riche en émotion, Kristen se décide à aller dormir… mais tout ce qu’elle gagne, c’est une nouvelle paralysie du sommeil. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Plutôt que de voir George, elle voit ce qui semble être le fantôme de Sheryl. Et pourtant, c’est bien George quand elle se retourne. Kristen essaye de se réveiller en se concentrant sur ses orteils, alors que George (il ne ressemblait pas à ça avant, si ? Je ne vois rien, il fait trop jour dans mon salon apparemment) sniffe les cendres de Sheryl puis s’en prend à Timothy. Bien sûr, au passage, elle entend parler de la femme du futur aussi.

Quand elle parvient à se réveiller et respirer un grand coup, Kristen décide d’appeler aussitôt son mari. L’hôpital ne veut pas tout de suite lui passer, mais quand elle arrive enfin à l’avoir, c’est pour qu’Andy lui demande ce que Boggs a dit au juste car il ne voulait pas qu’elle l’apprenne comme ça. Et bim, Kristen apprend donc qu’Andy a rencontré quelqu’un. On pourrait s’arrêter là, mais ça ne serait pas très Kristen. Elle fait tomber son portable et le lendemain se précipite à l’hôpital en laissant Timothy à Lynn.

Sur place, elle confronte Andy d’une manière totalement loufoque comme seule Kristen sait le faire : il lui confirme avoir rencontré quelqu’un dans la chambre d’en face (how romantic), elle détruit un tas d’affaires, récupère ses photos de famille et lui explique de manière tout de même assez calme qu’elle ne paiera plus les 20 000$ que coûte la clinique à sa famille – famille qu’il n’a plus le droit de voir d’après elle. Le pauvre vient à peine d’apprendre qu’ils avaient à s’occuper d’un fils. Kristen est si radicale : elle refuse de parler et passe directement en mode vengeance.

Autant le dire : ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais la fin de ce couple. Ils sont instables depuis le début, mais tout de même. Kristen rentre chez elle, complètement en larmes et se réfugie dans les bras de Ben qui était là pour faire quelques travaux. C’est tellement dur de voir Kristen dans cet état, en vrai, mais c’était inévitable : elle est en plein deuil, jeune mère ET son mari la trompe ?

Pfiou. Elle m’a fait de la peine. En plus, elle se confie à Ben sur la banalité de son divorce à venir, la douleur qu’elle ressent avec ses cinq enfants, mais aussi sur la présence d’une Laura venue du futur. Le plus problématique dans cette affaire ? Laura l’espionne du haut des escaliers, ce qui suggère qu’elle pourrait vraiment venir du futur maintenant qu’elle sait ça…

Ce qui est sûr, c’est que Kristen se retrouve à devoir parler à ses filles qui l’attendent au tournant (les choix de réalisation sont incroyables, les plans beaucoup trop cools !), bien énervée de voir que leur mère souhaite divorcer. Si la conversation finit en câlin collectif, c’est terrible à subir tout de même : les filles sont sûres que les parents vont divorcer, mais aussi qu’Ellie était bien Laura. Kristen découvre qu’Ellie a parlé à Laura, mais pas de l’opération ; les sœurs veulent en savoir plus sur ce futur – même si la mère affirme que personne ne vient du futur.

Le truc, c’est qu’elle affirme aussi qu’elle ne sait pas s’ils vont divorcer alors que c’est précisément ce qu’elle demande. Elle fout toutes les affaires d’Andy dans des cartons sans en prendre vraiment soin, et ça ne semble pas indiquer une réconciliation envisagée, hein. Ce qui est le plus terrible dans cette haine de Kristen, c’est que ce divorce leur pendait au nez depuis un moment.

David

Ben se précipite quant à lui chez David pour qu’il puisse venir en aide à Kristen. Il lui demande de s’occuper d’elle parce qu’il est son ami et parce qu’elle a bien besoin du soutien d’un prêtre, mais bon, David n’est pas qu’un prêtre pour elle. Non seulement, David continue de voir le démon-Kristen, mais en plus, il accepte de se rendre dans le bureau de Kristen où il sait très bien ce qu’il va se passer.

Et ça ne manque pas : Kristen demande un câlin à David, parce qu’elle en a besoin. La tension entre eux, l’alchimie de plus en plus évidente, l’échange de regard terrifié, le « you should go » de Kristen… Bordel, mais quelle série ! C’est d’une intensité foudroyante.

Malheureusement, David découvre également qu’il avait raison : il est mis à la tête de la paroisse, ce qui est chouette, mais uniquement pour clôturer le programme et virer Ben et Kristen. C’est d’une violence assez grande : l’archidiocèse leur demande d’arrêter les frais, malgré leur succès. Et tant pis si Kristen a cinq enfants à financer sans le moindre salaire. Quelle angoisse.

David n’ose pas lui annoncer, alors il prévient d’abord Ben. Celui-ci reste avec lui pour la soirée, pour boire un coup, mais aussi pour prendre une position qu’il n’avait jamais eu jusque-là. J’ai du mal avec son envie soudaine de shipper David et Kristen. Il n’a jamais rien dit, jamais vraiment rien observé sur ces deux-là, mais d’un coup d’un seul, il se met à parler comme un fan de la série. Cela me donne l’impression, comme avec Laura venue du futur, qu’il s’agit d’une décision prise pour conclure la série. Il ne reste que trois épisodes après celui-ci après tout (oui, je me trompais la semaine dernière : il y a 14 épisodes dans la saison, et c’est génial mais trop peu à la fois). En tout cas, Ben cherche à comprendre pourquoi David refuse d’aimer Kristen, et il découvre une colère latente chez son ami : il en a marre de voir les promesses non tenues partout dans le monde. C’est une jolie scène.

Tentative de meurtre

En parallèle, Ellie revient chez sa prétendue mère pour déposer un cadeau qui serait pour Timothé. Elle semble surtout vouloir parler à Lexis, cela dit, mais tombe finalement sur Laura à qui elle raconte plein de choses qui semblent confirmer qu’elle pourrait être une Laura du futur – sans non plus utiliser des secrets fous si vous voulez mon avis. Laura lui fait tout de même confiance. Cette dernière profite d’une seconde pause pipi d’Ellie (ses aller-retours aux toilettes auront bien un intérêt pour plus tard, non ?) pour sortir au plus vite, prendre en photo la plaque d’immatriculation et revenir à temps. Après tout ça, Ellie affirme qu’elle veut parler à Lexis car elle sait ce qui arrivera dans vingt ans.

Mouais. Laura prévient sa mère aussitôt qu’Ellie sort de la maison, ce qui fait que Kristen rentre vite découvrir le contenu du cadeau. Lila s’amuse à crier un petit « boum » qui m’a bien fait rire. Le cadeau ? Kristen l’ouvre devant ses filles. C’est un simple vêtement de bébé, a priori, mais l’odeur est étrange. Kristen contacte aussitôt Ben pour en savoir plus, et la sœur de celui-ci découvre vite qu’il s’agit d’organophosphate, un poison puissant qui pourrait tuer le bébé s’il le portait. La plaque d’immatriculation ? Voiture volée, évidemment. Ben contacte aussitôt Kristen, mais celle-ci est trop occupée à dormir et écouter Georges.

Pendant que sa mère est encore en paralysie du sommeil, Lynn reçoit sur sa tablette une notification de l’application détectant les démons. Celle-ci lui indique bien sûr la présence d’un démon qui la salue en la nommant par son prénom. Lynn pense aussitôt qu’il s’agit de Sheryl qui, décidément, est omniprésente dans l’épisode malgré son absence. C’est une bonne chose, elle manquerait trop à la série. En tout cas, ce fantôme entraîne Lynn à l’extérieur de la maison – Lynn commence aussitôt à réciter le « Je vous salue Marie », mais elle suit tout de même l’application.

Cela la mène tout droit sur Ellie qui fait clairement peur à Lynn, et franchement, j’aurais peur aussi à la place de Lynn. Ainsi, Ellie lui explique qu’elle doit absolument parler à Lexis parce qu’elle est désignée comme la protectrice de Timothy, que quand elle aura 35 ans et lui 23, ils provoqueront la fin du monde avec une bataille. Cette secte est si dingue ; à moins que ce ne soit la vérité ?

Quand l’ado panique et envisage d’appeler sa mère à la rescousse, Ellie n’hésite pas à la menacer avec un couteau. Lynn est légitimement terrifiée, comprenant que le but est d’aller tuer Timothy. Elle parvient à s’enfuir et se cacher, criant avant à sa mère ce qui est en train de se dérouler. Kristen entend sa fille hurler, mais elle est tout de même paralysée. Ce qui est terrible, c’est que Laura, elle, n’est pas paralysée. Elle entend Ellie entrer dans la maison, George mange son popcorn et je me suis dit qu’on allait vraiment perdre Laura à ce stade. C’est terrible comme épisode, cette reprise (car ça aurait dû en être une) est incroyable.

Ellie rentre dans la maison avec la ferme intention de tuer son petit frère. Elle range son couteau pour utiliser plutôt un coussin. Kristen la voit faire et s’approcher du bébé. La musique s’intensifie. Les orteils de Kristen ne bougent toujours pas. Tellement de suspense, tellement de maîtrise. C’est finalement Laura qui s’interpose avec une alarme qui réveille enfin Kristen, capable d’aussitôt électrocuter Ellie. Voilà qui est fait. Ce n’est toutefois pas tout à fait terminé : Ben est là aussi pour prévenir du danger, il revient avec Lynn rassurée de voir sa mère, Timothy et Laura en pleine santé.

Pendant qu’ils se parlent, la femme semble disparaître – la fenêtre est fermée – et la police ne peut pas faire grand-chose de plus. Toutefois, Ben révèle que la voiture volée appartient à un psychiatre du Lexer-Miller Institute, l’endroit où est interné Andy. Kristen comprend donc qu’Ellie n’était que la femme couchant avec son mari. C’est terrible. J’ai eu le doute à un moment en plus, parce que le masque, mais j’ai préféré me dire qu’il s’agissait vraiment de Laura venue du futur. Maintenant, si on part du principe qu’il s’agit vraiment de Laura du futur, c’est encore plus glauque que prévu cette intrigue.

Bien sûr, quand Kristen se rend à l’institut, le couple fou s’est barré. L’infirmière remet toutefois une clé USB à Kristen, c’est déjà ça. Bon, Kristen n’est pas idiote et sent quand même que David et Ben lui mentent. Elle demande la vérité, qui est violente : elle n’a plus de boulot. Et en plus, sa mère a envoyé une vidéo à Andy lui révélant tout ce que Leland pensait de Timothy et Lexis. Et voilà comment Ellie a tout su… si on le prend de manière rationnelle. Mais ne serait-ce pas trop simple ?

Ils sont si forts pour laisser le doute.

Leland

En parallèle, Leland attend son procès dans une pièce bondée et bruyante. Rien ne se passe comme il l’attend. Il souhaitait avoir un avocat exceptionnel, mais les 60 lui envoie un amateur qui est bien incapable de contrer les attaques plus violentes que prévue de la défense. Leland demande à changer d’avocat, mais ça ne fonctionne pas exactement comme ça, malheureusement pour lui et heureusement pour nous.

Leland finit par réclamer un entretien avec Foggs. Son but ? Être déclaré fou pour avoir la meilleure défense. Et hop, il se met à déblatérer toute la vérité à Foggs : il croit dans les forces démoniaques, il parle des 60 et a un tout un plan pour ne pas être déclaré coupable de tous les crimes dont il l’accuse. Il plaide la folie, tout simplement.

Il passe également par Foggs pour changer d’avocat. Pas de bol, les démons l’apprennent et renvoient au procès son abruti d’avocat. Kristen ne reste pas assez longtemps pour le croiser, mais Leland se retrouve terrifié face à un démon plus terrifiant encore que les autres. Et oui, l’avocat est un démon, qui promet de manger le cerveau de Leland s’il change vraiment d’avocat. Cela ne laisse pas trop le choix à Leland…

Land of Women – S01E04 – Chapter 4 – 18/20

Le rythme s’accélère, peut-être même un peu trop, avec cet épisode qui nous fait entrer dans la deuxième moitié de saison. J’ai toujours un problème avec les histoires racontées sur si peu d’épisodes quand elles essaient en plus de proposer plein de sous-intrigues, comme c’est le cas ici. C’est un excellent soap, en tout cas, avec l’humour et le drama si caractéristiques que j’aime tant. Vraiment, on tient là une bonne série.

Spoilers

Les hommes de main de Tony viennent un peu gâcher la journée de Julia.


Una disculpa no es lo que quiero.

Flashback

L’épisode me surprend en commençant encore par un flashback, mais en revenant carrément dix-sept ans en arrière pour nous montrer l’accouchement de Gala. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle entre le fait qu’Eva Longoria n’a clairement pas 17 ans de moins ou que sa silhouette reste impeccable dans sa robe blanche malgré un faux ventre de femme enceinte.

L’intérêt de ce flashback ? Il est triple. D’abord, il permet d’apprendre que Fred n’était pas là pour l’accouchement, parce qu’il se cherchait un job au Mexique. C’est abusé car ça laisse Gala seule pour accoucher, ce qui fait qu’elle demande qu’on recontacte sa mère. Ainsi, on apprend qu’elle ne lui parlait plus depuis plusieurs mois – et ça se chiffre en années. Enfin, dernier point, la grand-mère est ravie d’avoir un petit-fils parce que la vie est plus facile pour les garçons. C’est cliché, mais c’est surtout une excellente transition vers ce que Kate galère à vivre désormais.

Kate

Kate arrive au bout de ses médicaments, ce qui pose un problème de plus en plus urgent. Elle essaie bien sûr de retourner chez le médecin, mais elle n’ose pas y rester quand elle voit que toute la salle d’attente semble la fixer, sachant très bien qu’elle est en pleine transition. Par chance, Kate a tout de même le soutien de la mécano qui est vraiment chouette avec elle et finit par lui donner LE conseil qui lui rend service : que ferait Julia à sa place ?

Kate comprend qu’elle doit arrêter de s’excuser d’exister, mais au contraire, imposer ce qu’elle veut. Elle retourne donc au cabinet médical, double tout le monde, entre dans le cabinet du médecin et réclame ses hormones. Plus exactement, elle en profite pour faire un petit scandale en laissant la porte ouverte et en expliquant aux patientes que ce médecin n’est pas capable de garder le secret médical. Inévitablement, le médecin n’a plus le choix de lui faire son ordonnance (reste à savoir où elle se procurera les hormones tout de même).

Gala

Loin de se douter de ce qui se trame, Gala passe sa nuit à réorganiser la décoration de la maison. C’est abusé, surtout qu’elle le fait devant Montse, la barmaid et petite-amie d’Amat. Montse est plutôt sereine et calme face à l’attitude abusée de Gala, je trouve, et elle se contente de rappeler qu’elle ne veut pas que le village soit au courant de leur relation. Amat est un peu moins calme vis-à-vis de Gala qui est insupportable, mais bon, il est forcé de s’écraser quand elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit à cause de lui et du bruit qu’il faisait avec Montse.

Pitié, mais quelle invitée horrible Gala ! Il est généreux de la garder chez lui, parce que franchement, elle fait tout pour être dégagée à ce stade-là. Ils se rendent tout de même au travail ensemble, l’occasion de parler un peu plus et de continuer d’apprendre à se connaître en parlant de Fred et Montse. Ah, je soupire fort : ne pourraient-ils pas se contenter d’être fidèles, un peu ?

En plus, Gala continue de se comporter en vraie américaine : elle assure qu’elle sait s’y prendre avec les gens et que les gens l’adorent… bien incapable de voir que ce n’est pas le cas. Elle est insupportable avec eux, insultant leur vin ou leur ventre, essayant de suivre l’exemple d’Amat qui, lui, sait manipuler le village avec talent.

Au passage, on la met en garde de ne pas trop draguer Amat quand elle lui masse le dos parce qu’il se le coince en bougeant un tonneau de vin. Allez, le duo fonctionne bien : ils me font rire, ils ont une alchimie de dingue et on veut les voir ensemble pour autre chose que récupérer du vin.

Julia

Pendant ce temps, Julia décide d’aller se confesser à l’Eglise. Elle n’a pas beaucoup péché dernièrement (elle m’a fait rire), mais bon, elle a un gros péché à confesser : Gala est la fille du prêtre de la ville. Il réagit plutôt bien le prêtre en vrai, même s’il n’apprécie pas trop que Julia essaie de récupérer au passage l’argent de la quête. Le chantage est efficace quand elle se met à expliquer qu’elle a peur de perdre ses derniers souvenirs.

C’était mignon comme tout et j’avais presque envie d’apprécier à fond le personnage de la grand-mère… Mais ensuite, elle fait n’importe quoi en invitant à entrer chez Amat les deux hommes de main qui sont à la recherche de Gala, sans même comprendre qu’il s’agit des hommes qui les poursuivaient alors qu’ils se présentent comme des amis de Gala. Kate n’a besoin que d’un regard pour comprendre ce qu’il en est, hein.

Tony

Les deux hommes de main ordonnent à Kate d’appeler Gala pour la faire venir et honnêtement, Gala est si idiote. Kate a fait le move parfait pour éviter que sa mère ne vienne, en parlant en espagnol… mais non. Elle se précipite quand elle comprend que sa fille est en danger. En vrai, je comprends un peu.

Il n’empêche que Gala est terrifiée de voir les hommes de main dans le salon. Elle fait donc tout ce qu’ils veulent, mais elle ne peut pas vraiment leur donner l’info qu’ils veulent, à savoir la localisation de Fred. Les hommes de main la mettent toutefois en contact direct avec le père de Maggie, Tony. Je suis surpris par le rythme rapide de cette révélation, mais en même temps, c’est quelque peu inévitable quand il n’y a que six épisodes dans la série. J’aime bien ce que ça donne tout de même.

Gala était terrifiée par le flingue, mais elle est tout de même rassurée d’avoir affaire à Tony. Elle lui explique qu’ils sont tous les deux victimes des mensonges de Fred. Bizarrement, Tony est plutôt de bonne écoute. Il se veut rassurant avec Gala dès qu’elle décroche et souhaite juste savoir où est Fred. Gala aussi. Finalement, les deux se mettent à le chercher ensemble ; ce qui permet à Gala de comprendre que son mari est à l’hôtel où ils devaient passer leur anniversaire de mariage avec sa maîtresse.

Bien sûr, Tony demande aussi à Gala de ne pas dévoiler son identité à Kate. Gala accepte, ne disant effectivement rien à sa fille et la rassurant sur le sort de Maggie.

Le repas

C’est bien beau cette histoire de prise d’otage avec Julia qui essaie de draguer Amaury Nolasco, mais ça ne fait pas tout le sel de la série. Vous reprendriez bien une petite dose de drama soapesque, non ? Eh bien, c’est le cas quand la police débarque – mais pas en tant que police, en tant qu’Andreu voulant parler à Julia. Contre toute attente, il lui avoue qu’il n’est pas stérile. C’est Mariona qui l’est, mais il ne voulait pas lui faire de la peine alors il a menti. Voilà qui change tout : il pourrait être le père de Gala.

Avant de le laisser partir, Julia se débrouille pour lui faire un petit câlin et lui voler son flingue. Entre ça et le fait que Gala s’est arrangée pour écraser des somnifères afin de le mettre dans la bouffe de ses preneurs d’otage, on n’est pas dans la merde. Gala s’arrange donc pour faire une omelette (qui ne ressemble pas du tout à une omelette ?) à ses ravisseurs. L’idée est bonne, sauf qu’il y en a un qui est vegan et un qui sent aussitôt qu’il y a quelque chose qui cloche.

On entre alors dans de la pure comédie avec ce repas où les téléphones sont interdits, mais pas les flingues. Julia sort le flingue d’Andreu pour tenter de recouvrer sa liberté, en vain. Elle n’est pas franchement à l’aise avec et se retrouve bête quand celui qu’elle trouve beau gosse (Kevin !) lui prend des mains le flingue. On pourrait croire que les tentatives d’évasion s’arrêtent là, mais Kate n’a pas encore tenté son propre plan.

Elle balance un verre de vin à la tronche de Kevin qui a le flingue et se barre en récupérant avant son téléphone. C’était assez hilarant, surtout que la course poursuite commence avec Julia qui éclate une bouteille sur la tête de son autre ennemi. Malheureusement, Kate est un peu idiote sur ce coup : elle préfère téléphoner à son père qu’aux secours ou qu’à Amat. C’est complètement con.

Fred ne décroche pas, évidemment, et elle est rattrapée bien vite par Kevin. Il ne la tue pas, mais ça pose tout de même un gros problème : les deux preneurs d’otage sont à présent énervés et décident d’embarquer avec eux les trois femmes pour les mettre à genoux au milieu de nulle part et braquer les pistolets sur elle.

Amat

Certes, le cliffhanger est un peu inquiétant, mais en parallèle, Amat passe une mauvaise journée à la coopérative quand l’idée de Gala ne s’avère pas aussi efficace que prévue. Il rentre donc chez lui plus vite qu’il ne le pensait pour obliger Gala, qui ne répond pas au téléphone, à venir l’aider. Bien sûr, une fois chez lui, il constate que le repas a tourné au désastre et s’inquiète aussitôt pour les américaines.

On enchaîne donc sur quelques scènes où Amat les cherche partout, demandant à Montse ou à tous les fidèles venus assister à la messe de leur vie : le prêtre annonce qu’il renonce à ses vœux et ne sera plus leur père à tous pour être le père de sa fille. La tête de Mariona est exceptionnelle quand elle comprend que c’et sa sœur qui a couché avec le prêtre.

Cela dit, loin de cet humour, la police est au moins informée que quelque chose de peu clair se déroule chez Amat, parce qu’Andreu comprend que c’est Julia qui a volé son flingue quand Amat lui révèle ne pas avoir de nouvelles des américaines et s’inquiéter pour elles. C’est emmerdant que l’épisode s’arrête là-dessus par contre, parce que ça donne vraiment envie d’enchaîner.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer