Council of Dads – S01E04

Épisode 4 – The Sixth Stage – 17/20
La série marque plein de bons points auprès de moi avec cet épisode qui parle de sujets divers avec beaucoup d’humour et de justesse. En plus, il s’agit principalement d’un épisode qui se centre sur le désir sexuel, mais le fait avec des scènes qui paraissent aussi originales qu’inédites, là où beaucoup de séries s’engouffrent habituellement dans les clichés. Là, ça m’a paru à peu près mature et, à force de regarder des séries pour adolescents, je ne suis pas habitué. C’était chouette et ça m’a rappelé les bons moments de Brothers & Sisters.

> Saison 1


Spoilers

104

Since we’re all here, we need to talk about sex.

Oh, la joie de voir ce titre me parler de la sixième étape de ce qui va très clairement être un deuil. Il n’y a pas à dire, ça donne envie de revenir les voir, dis donc ! Et en même temps, Oliver nous informe dès le début de l’épisode que sa sixième étape du deuil est… le désir. Ah. C’est un problème comme un autre, ma foi.

J’ai en tout cas adoré cette intrigue qui était super drôle : la manière dont Robin se confie à Oliver était marrante, surtout qu’elle lui dit fantasmer sur lui aussi, autant que la manière dont on la voit fantasmer sur un autre joggeur. La série en fait des caisses, mais c’est voulu et ça fonctionne bien comme humour. Tout l’épisode profite de cette intrigue pour faire de bons gags, et j’ai totalement accroché à l’affaire.

Finalement, Robin demande à un collègue, Henry, de bien vouloir l’embrasser pour vérifier comment elle se sent et si ça peut calmer ses ardeurs. Ce n’est toutefois pas évident de trouver le bon look, surtout quand Larry et Anthony bavent en la voyant bien habillée ou quand elle voit la photo de Scott sur son chevet.

Comme une adolescente, Robin sort donc de la maison pour aller au coin de la rue et retrouver Henry, afin de l’embrasser. Elle n’en est finalement pas capable, pleurant en pensant à Scott, mais la scène est magnifique. Henry s’en ira bientôt à Miami, donc c’est un étranger qui le restera, peu importe ce que fait Robin dans cette voiture. Du coup, c’est juste beau de les voir apprendre à se connaître et se tenir la main. De vrais adolescents, oui, mais avec des gestes d’adultes et des réactions d’adultes.

J’ai trouvé que c’était une très jolie scène sur la gestion du désir après un décès ou une rupture douloureuse après une longue période. Je n’avais jamais vu ça dans une série avant, en plus. Robin progresse dans ses désirs, c’est une bonne chose, et elle finit même par réclamer un baiser à ce gentleman.

La série revient aussi brièvement sur les problèmes de couple de Pete et Oliver. Ils travaillent désormais sur leur mariage, en plein milieu d’un spa. Le truc, c’est que Pete n’est pas si heureux du cadeau d’Oliver : un massage pour deux ? Ca les éloigne plus que ça ne les rapproche. Outch. Ils finissent par parler de divorce pour mieux être morts de rire à cause de flatulence. Il y a encore de la complicité entre eux, c’est déjà ça… mais s’ils recouchent ensemble, c’est pour mieux que le problème ne se décale quand Pete avoue avoir embrassé un autre homme.

De son côté, Théo est soudainement cool au lycée parce qu’il joue au football. Il est aussitôt abordé par deux nanas plutôt jolies qui lui disent qu’elles veulent l’initier à une soirée. Ca pue le piège cette affaire. Il s’en confie à Anthony, mais Anthony ne capte rien : il continue de passer du bon temps avec la nouvelle propriétaire du restaurant. C’est si bizarre de retrouver Hilarie Burton dans une série pour la voir faire des concours d’ouverture d’huitres et les gagner. Au moins, c’était sympa.

Pendant ce temps, Evan et Luly participent à une vente aux enchères pour acheter la maison de la fin d’épisode 3, mais bon. Ils l’obtiennent à 54 milles dollars et en sont ravis… mais ça sent la dette de dingue, juste pour une ruine qu’il faut encore renouveler et qu’ils n’ont pas encore visité, en plus. C’est une énorme erreur de leur part, clairement : quand ils entrent dans la maison, ils découvrent qu’ils ont mis toutes leurs économies dans une maison qui n’a même pas de toilettes.

J’ai beaucoup aimé cette intrigue aussi, parce que c’est toujours bien de faire de la prévention. Face à tous les problèmes qu’ils ont, ils se rendent bien compte qu’ils ont besoin d’argent, alors ils font appel à Robin et aux conseils des pères pour obtenir un prêt. Comme dans toutes les séries familiales, les belles-familles sont inexistantes et apparemment Evan n’en a pas. Voilà qui calme en tout cas totalement les ardeurs sexuelles de Robin : ils demandent 20 000$ pour les rénovations afin de commencer à vivre au plus vite dans la maison.

Le conseil est paniqué par l’état de la maison et prend la décision de leur dire non au prêt, même si Anthony était plutôt du côté des jeunes. Face à eux, toutefois, il approuve les autres : la maison est dans un état pitoyable et, si le projet d’Evan est chouette, ce n’est pas une bonne idée de s’embarquer là-dedans. Cela reste étonnant d’avoir les trois amis aidant Robin à dire non à ce qui doit être un non évident. Et quand ça ne pouvait pas être plus gênant comme scène, Anthony décide alors de parler de sexe. Non, il ne parle pas de Robin, mais de Théo, qui se fait draguer.

Le pauvre est donc pris au piège par Anthony et Robin avant sa soirée. L’angoisse. Si la scène est gênante comme tout, je trouve qu’ils ne s’en sortent pas trop mal pourtant. La situation est toujours catastrophique dans ces cas-là, donc j’ai aimé la prévention qui était faite par Robin comme par Anthony, finissant par donner un préservatif à Theo, au cas où. Le problème, c’est qu’il lui dit aussi qu’une erreur rapide, comme la sienne, peut être catastrophique et avoir des ramifications terribles. C’est une graine plantée là pour plus tard, c’est sûr.

Theo se rend ensuite à la soirée avec Charlotte, et il est prêt pour son initiation, peu importe ce que ce sera. Et ce sera une très bonne scène où les deux filles l’invitent au cimetière avec Charlotte pour lui présenter une tombe à qui elles se confient depuis la mort d’un parent. C’est une bonne scène encore pour la série, qui a la bonne idée de traiter ça de manière à peu près cohérente pour des adolescents. Il faudrait juste que ce ne soit pas en pleine nuit, en fait. Malheureusement, en rentrant chez lui, Theo aperçoit sa mère en train d’embrasser Henry… C’est super violent pour Robin quand elle rentre, parce que Theo lui fait inévitablement une crise, même s’il n’a rien dit à Charlotte. Il la confronte devant Anthony et Larry qui ne comprennent rien. Theo aussi ne comprend rien, et la scène mère/fils est super juste là aussi. Robin a beau tenté de lui expliquer, il reste un adolescent qui n’est pas prêt à entendre ce qu’elle lui dit. Vraiment, je crois que la série est en train de marquer plein de très bons points auprès de moi avec cet épisode.

Bien sûr, Luly et Evan sont confrontés à la décision du conseil de ne pas leur prêter l’argent et ça mène à une dispute de couple, surtout quand Luly trouve qu’ils se précipitent trop dans tout ce qu’ils font. Ah ben, ça, c’est clair ! Larry peut certes leur faire annuler le paiement de la maison, mais ils ne sont pas sûr d’en vouloir.

Luly rentre donc chez Robin pour faire pipi au beau milieu de sa dispute avec Evan et se retrouve confronté à Anthony. C’est l’occasion de parler de son projet et de comprendre qu’Anthony n’est pas forcément contre. Il est juste déçu de voir qu’elle compte encore sur le Conseil pour ce qui est une décision d’adulte. J’ai bien aimé la remarque de Luly qui lui fait remarquer qu’il parle comme son père. C’est exactement le but, ma cocotte. En tout cas, elle rentre chez Evan pour mieux lui dire qu’elle est prête à se jeter dans ce projet. Je parlais plus haut de pédagogie que la série pouvait apporter, mais ce ne sera pas le cas. Clairement, ils vont s’en sortir avec une belle maison, là.

En parallèle, Larry tente de dresser le chien de la famille, ce qui est l’occasion de découvrir qu’Anthony vit dans la maison d’invités juste à côté. Comme prévu en fin d’épisode 3, Larry est désormais confronté au problème de devoir se réconcilier avec sa fille : JJ n’a pas été invité à l’anniversaire d’Ivy, la petite-fille de Larry, juste parce que sa famille est amie avec Larry. Grosse intelligence de la mère, sérieusement.

Larry n’est pas beaucoup plus malin sur la manière de gérer tout ça. Il demande conseil à Robin, espérant qu’elle puisse parler à sa fille, mais ce n’est pas le cas ; puis propose à JJ d’aller au bowling. Ce n’est pas exactement un anniversaire au laser tag, ça. On verra où ça mène dans le prochain épisode, de même que Robin qui flirte avec un joggeur, Sam, et qu’Anthony, toujours avec Hilarie Burton.

> Saison 1

In the Dark – S02E05

Épisode 5 – The Unusual Suspects – 16/20
Même si je suis quelque peu déçu de ne pas avoir eu la scène que j’espérais et attendais dans cet épisode, l’épisode a réussi à me convaincre en approfondissant les relations entre deux personnages qui en avaient besoin et en proposant malgré tout ses twists habituels. Ces derniers sont toutefois parfois gros pour être crédible. Une fois de temps en temps, ça passe. Deux dans le même épisode, ça m’a un peu freiné… mais en même temps, les répliques et les personnages sont géniaux, je leur pardonne tout.

> Saison 2


Spoilers

205

Wow I should call you a little bitch more often.

Sept jours avant le meurtre, Felix débarque chez Jess et Murphy pour se plaindre d’avoir failli être noyé parce qu’il avait emprunté un peu d’argent à Nia sans le lui dire. Il a alors la bonne idée de leur proposer d’aller voir le FBI et Jess est immédiatement convaincue que c’est une bonne idée… sauf que l’on sait que ce n’est pas exactement possible avec les décisions prises par Murphy la veille.

Une fois Jess sous la douche, Murphy n’a plus trop le choix d’expliquer à Felix qu’ils ne font plus que blanchir de l’argent. Désormais, ils gardent aussi de la drogue à Guiding Hopes. Murphy en parle à Felix, mais elle refuse absolument que Jess soit au courant, ayant peur de sa réaction stressée et de son incapacité à vraiment garder un secret, malgré ce mois plutôt bien géré de blanchiment d’argent. La scène où Jess voit ses deux amis sortir des toilettes était plutôt marrante, mais ça explique aussi pourquoi ce sont eux qui sont au bar après le meurtre.

Murphy continue de recevoir la visite de son nouvel ami prochainement non-voyant, Josh, et elle lui apprend ainsi à se débrouiller avec la technologie, lui expliquant que c’est tout de même top d’avoir désormais de quoi faire à l’ère de la modernité. Elle est interrompue en plein milieu de sa démonstration par Nia qui veut se servir d’elle pour faire une livraison. C’est de l’abus. Murphy va aussitôt prévenir Felix, ce qui attire les suspicions de Jess. La pauvre fait soudainement bien mal son travail, essayant de comprendre ce qu’il se passe, et ils se retrouvent forcés de lui mentir, prétendant que le plan d’aller voir le FBI n’est pas possible. Leur explication improvisée tient bizarrement la route cependant.

Pendant ce temps, la fille de Dean tente de garder le contact avec Murphy, contre l’avis de son père. Toujours aussi insupportable, il lui interdit de lui envoyer des SMS et lui confisque son portable. Chloe se retrouve donc sans portable pour la journée, mais elle décide malgré tout de sécher les cours avec une nouvelle amie sortant de nulle part.

Dean imagine que sa fille est forcément à Guiding Hopes, et c’est plutôt marrant à voir, parce qu’il y débarque au moment même où Felix et Murphy sont en train de bouger la drogue. Felix se retrouve nez à nez avec Dean, alors qu’il a un sac plein de drogue sur lui, et c’est bien drôle. Dans le genre moins drôle, par contre, Dean découvre où se cache le camion de Max qu’il cherchait depuis un moment. Cela l’arrange bien au moins.

En effet, Dean est frustré d’avoir raté la fouille de la planque de Nia et il se retrouve à se venger en faisant fouiller les affaires de Max désormais. C’est plutôt drôle de le voir tomber sur les vidéos de Max et Murphy au moins ! Les problèmes s’accumulent pour lui, parce que même s’il retrouve vite Chloe, il est rappelé au passage à l’ordre par l’école de sa fille : il n’a pas payé les frais de scolarité depuis deux mois. Quel boulet !

Bon, il y a de plus grands boulets dans l’épisode : Felix et Murphy qui livrent de la drogue sans rien y connaître, c’est la catastrophe. Dans tout ça, Darnell est toujours dans la merde : il n’a pas réussi à faire tomber Nia comme prévu et il ne sait pas comment se débrouiller à présent. Il décide donc d’espionner les affaires de Nia et découvre bien vite que Felix et Murphy sont ses nouveaux revendeurs.

Ce n’est même pas le pire qu’il leur arrive : le camion de Max est saisi par la police à leur retour à Guiding Hopes, sauf que Felix a laissé la drogue, avec ses empreintes dessus tant qu’à faire, dans le camion. C’est la catastrophe pour eux, mais ils continuent de faire comme si de rien n’était auprès de Jess, lui mentant avant de mettre au point un nouveau plan pour retrouver au plus vite le camion et empêcher la police de trouver quoique ce soit.

Ils se retrouvent donc à monter dans un camion qui s’avère être une scène de crime parce que Murphy est toujours aussi batarde avec Felix et le force à agir. Les deux amis ne le sont pas vraiment après tout, et il faut qu’une telle situation stressante les sépare à nouveau. C’est top à voir car ça construit leur duo mieux que n’importe quel épisode jusqu’à présent : elle lui explique ainsi qu’elle ne l’aime pas parce qu’il a tenté de convaincre ses parents de la virer. Normal.

Malgré tout, le duo infernal arrive enfin à entrer dans leur camion sans savoir quoi faire de la drogue, puisque Felix a vomi dans le sac où il comptait la mettre en découvrant la scène de crime. C’est d’autant plus gênant que Dean et son nouveau partenaire débarquent pile à ce moment et les découvrent dans le camion.

Comme il n’a pas été saisi il y a si longtemps, Murphy et Felix parviennent à nouveau à mentir et improviser qu’ils étaient dans le camion depuis le début. Ce n’est pas bien crédible, mais ça passe, même si évidemment, Dean fouille le sac plein de vomi (bien fait pour lui) et les corps de Felix et Murphy. Enfin, Jin s’occupe de Felix et Dean de Murphy. Evidemment qu’il s’occupe de Murphy ce connard.

Jin refuse de les embarquer au poste comme ils n’ont rien sur eux et pas de motif pour les arrêter, et Dean finit par céder. C’est pourtant évident qu’il faudrait checker le chien de Murphy ! En tout cas, rien de tel qu’une telle situation stressante pour sceller l’amitié entre Murphy et Felix. Et Pretzel, donc. J’ai bien ri honnêtement, c’est trop gros pour être crédible, mais en même temps, plus c’est gros, plus ça passe, non ? La rage de Dean l’aveugle, ce n’est pas nouveau. Et puis, Murphy et Felix deviennent amis pour de bon avec cet épisode, ça fait plaisir… même si on sait où ça va mener, malheureusement.

Pendant ce temps, Jess fait son possible pour ne pas stresser, mais quand elle voit que Murphy lui a menti et est désormais à la fourrière, en traçant son portable, elle demande à Ben, le frère de Chelsea, de surveiller le chien dont elle devait s’occuper. Inutile de dire qu’il en est bien incapable, préférant dormir.

Jess finit par stresser plus que jamais et chercher le chien partout, morte d’inquiétude d’avoir perdu Dixie. Elle évacue surtout le stress du mois passé, et ça paraît super bizarre pour sa copine qui l’aide évidemment à trouver le chien. Elle n’est pas naïve, mais elle se contente pour le moment de la consoler sans trop rien dire.

Après tout ça, Murphy et Felix rentrent à Guiding Hopes et Murphy se rappelle soudainement de Josh. Elle n’a pas vraiment le temps de s’occuper de lui pour autant, puisqu’elle reçoit la visite de Darnell qui lui apprend qu’il bosse à nouveau pour Nia et qu’il sait que l’héroïne est là. Il propose à Murphy de le joindre dans son plan pour faire tomber Nia. Elle refuse, lui expliquant ce qu’il en est de Max, mais ces deux-là se retrouvent donc avec une nouvelle entente bien étrange : Murphy ne dit rien du plan de Darnell, en échange de quoi Darnell s’assure de les protéger pour que ça ne parte pas trop en vrille.

Partir en vrille, c’est pourtant la spécialité de la série : Max se retrouve, depuis la prison, à devoir à nouveau bosser pour Nia dans le trafic d’héroïne et Murphy se rend compte que Josh a un dossier sur Nia parce qu’il lui fait écouter ses messages. Ce n’est pas bien malin de sa part, et la coïncidence est énorme parce qu’il y a genre deux noms qui sont donnés, mais c’est une coïncidence qui arrive malgré tout à me convaincre.

Quant à Jess, elle craque comme prévu et en dit trop à sa copine. C’est fou. Je suis un grand partisan de toujours dire la vérité, mais Jess est vraiment étrange dans sa manière de couvrir ses arrières et dire des choses sans vraiment les dire. Elle a de la chance que sa copine soit si attachée à elle, déjà, parce que moi, à sa place, je me serais barré : tellement de bizarrerie de la part de Jess, c’est angoissant d’être en relation avec quelqu’un comme ça, non ?

La fin d’épisode est vraiment cool, parce qu’on en revient à l’amitié entre Jess et Murphy. Il y a vraiment besoin de plus de scènes comme ça… Par contre la scène finale qui voit la copine de Jess être en train de bosser pour Sam, et l’embrasser en plus, ce n’est vraiment pas cool. Je commençais à avoir des soupçons sur elle, mais je ne comprends plus grand-chose à Sam, que je pensais en couple avec Nia. J’ai du mal saisir quelque chose l’an dernier, moi, ou alors l’intrigue est encore plus tordue que prévu. On verra bien !

> Saison 2

Station 19 – S03E16

Épisode 16 – Louder Than a Bomb – 17/20
Je me suis mis devant cet épisode en m’attendant à totalement autre chose que ce qu’il proposait. C’est un très bon épisode, mais il n’a pas du tout la carrure d’un épisode final, je trouve. En fait, il ressemble à ce que devraient être tous les épisodes de cette série, à peu de choses près. Etonnant pour une fin de saison, mais au moins, ce n’est pas mauvais et ça fait plaisir de les quitter sur une bonne note !
> Saison 3

Spoilers

316

The explosion, they’re a Bravo Tango.

J’étais plutôt serein face à cet épisode, jusqu’à ce que je découvre hier que, de manière parfaitement logique et prévisible, il s’agissait d’un crossover avec un épisode non tourné de Grey’s Anatomy. J’ai aussitôt compris que j’étais mal barré et j’ai hésité à le voir avant que la série-mère ne se mette à jour aussi (puisqu’il y aura trois épisodes à la rentrée avant de voir la suite de ce cross-over normalement…), mais la peur du spoiler m’a fait venir ici. De toute manière, la fin d’How to get away with murder m’a déjà ravagé, je ne suis plus à ça près.

L’épisode commence tranquillement à Seattle par une fête joyeuse pour toute la caserne, mais pas pour Andy. L’alcool coule à flot et ils semblent avoir plein d’amis, même si on ne les a jamais vus avant. Notons que Vic a toujours de bons mouvements de danse, que Maya a rompu avec Carina, que Dean est prêt à embrasser une femme qui n’est pas Vic ou que ça y est Travis et le fils Dixon assument leur couple.

Andy est bourrée, et Jack en profite pour faire la comparaison entre la colère qu’elle ressent pour son mari et son père qui est la même dans tous les cas. Qu’importe, on dirait une soirée réussie tout ça, avec pas mal de dans pour eux tous. Franchement, ça m’a soudain fait prendre conscience que le confinement, c’est cool, mais il y a des choses qui me manquent vraiment beaucoup. Pourtant, ça fait fort longtemps que je n’ai pas vécu ce genre de fête.

Le lendemain, tous les téléphones des pompiers sonnent malgré la gueule de bois. C’est marrant à voir, puisqu’ils se comportent soudainement comme des adolescents. Pourtant, la journée promet d’être longue avec une cinquième alarme pour le même feu et une longue nuit à revivre : Vic se retrouve dans le lit de Dean sans coucher avec, ce qui le dérange tout de même vis-à-vis de sa nouvelle copine inutile, Travis et Emmett ont dormi ensemble dans le lit de Vic (mais la nouvelle recrue n’est plus là), Andy a ignoré les appels de Sullivan toute la nuit… Pourtant, Sullivan se fait opérer le jour-même.

Tout le monde quitte finalement l’appartement bien vite. À la caserne, Maya découvre que son père l’attend. Il va l’attendre encore un peu clairement, puisque l’alarme est trop importante. Ce n’est qu’à ce moment de l’épisode que je me suis rendu compte que Ben était absent jusque-là… S’il me fallait encore une preuve que je n’en ai rien à faire de lui !

L’incendie ? Une fuite de gaz à Pack North ! C’est donc à ça que servait cet hôpital depuis le début ? Eviter que la catastrophe ne soit encore et toujours au Grey Sloan ? Admettons. Deux explosions plutôt qu’une marquent le début de cet épisode final qui promet d’être riches en événements dès le départ. Pourtant, ça comment lentement, avec un patient coincé dans la machine à IRM. Comme il raconte sa vie peu passionnante, Travis en profite pour déclarer qu’il a couché avec Emmett, et plutôt plein de fois qu’une, y compris le matin même. Il le fait devant Ben qui juge aussitôt, surtout que Travis prétend ne pas être amoureux d’Emmett. Merveilleux.

Ailleurs dans l’hôpital, une chirurgienne refuse d’évacuer l’hôpital sans ses recherches révolutionnaires sur le point d’aboutir. Le seul problème étant qu’elle est cul-de-jatte et que ça ralentit beaucoup l’évacuation, Dean, Jack et Vic sont forcés de se mettre à la tâche de tout sauver eux aussi, suivi de Travis et Ben. Une nouvelle explosion intervient alors que Maya leur somme une fois de plus de quitter les lieux au plus vite.

Miller se prend ainsi une étagère sur la tronche alors que tout le monde tombe à terre… y compris le plafond dans le couloir à côté d’eux. Ils sont donc coincés et ne peuvent plus sortir, ce qui inquiète légèrement Maya s’en confiant à un Dixon qui lui n’en à rien foutre : la presse est là, c’est tout de même plus important. Moi, je suis surtout surpris de voir que Dixon soit encore en poste, mais bon. Le pire est encore l’arrivée du père de Maya sur la scène, après l’avoir vu la télévision.

Dans l’hôpital, tout ne se passe pas si bien par contre : le Dr Ava, qui refusait d’abandonner ses recherches est blessée et semble sur le point de perdre un bras en plus de ses jambes, alors que Miller découvre soudainement dans la pièce… une bombe. Il ne mentionne même pas Prue et se met aussitôt au travail : il fait désactiver toutes les radios et portables, parce qu’ayant bossé pour intégrer l’équipe de déminage un moment, il en connaît assez pour faire les premiers gestes sur la bombe. Et il comprend aussi qu’avec les trois explosions précédentes, ils ont un à peu près onze minutes avant la prochaine explosion.

Onze minutes, c’est peu, alors le docteur Alba décide de se sacrifier et demande aux pompiers d’arrêter de s’occuper d’elle. Les minutes défilent, et en-dehors de l’hôpital, le père de Maya se comporte enfin comme le salopard qu’il est, puisqu’il devient agressif envers sa fille qui ne prend pas le temps de s’occuper de sa famille en plein drama, préférant jouant les capitaines de pompiers. Quel jeu. Il va loin, allant jusqu’à l’attraper par les cheveux, preuve de plus qu’il est violent.

C’est d’une tristesse. Les autres pompiers et l’équipe de déminage interviennent alors que Maya reprend à peu près le contrôle, mais j’espère vraiment qu’elle arrêtera de s’aveugler sur son père cette fois. Dixon, lui, continue de faire sa conférence de presse pépère… avant d’être arrêté devant tous les journalistes, ce qui est plutôt une bonne chose. Cela fait même sourire Maya.

Dans l’hôpital, le docteur Alba finit par mourir et le temps passe. Il ne reste plus qu’une minute pour désactiver la bombe, ce qu’ils ne peuvent pas faire. Le stress est palpable : Miller veut isoler la bombe, mais c’est dangereux. C’est finalement Jack qui s’y colle, sans faire exploser la bombe heureusement. Quand celle-ci éclate enfin, les pompiers s’en sortent donc sans dégât et en ayant sauvé les recherches du docteur Alba, son seul souhait dans la vie.

C’est au même moment qu’ils sont libérés de la pièce et peuvent enfin sortir pour observer Dixon se faire embarquer pour la prison et rejoindre une Maya heureuse de les voir en vie. Après tout ça, Ben veut aller faire la bête et boire, ce qui n’est toutefois pas le cas de son équipe évidemment. Ils sont encore en gueule de bois après tout. Maya, elle, prend une décision complètement dingue : son père l’ayant attrapée par les cheveux, elle décide de se les couper. Elle a aussi enfin pris conscience que son père n’était pas un homme recommandable et lui a fait briser sa meilleure relation. Oh lala, la scène était puissante et j’ai même eu de la peine pour l’actrice.

Peut-être même plus que pour le personnage, d’ailleurs. Elle s’excuse toutefois auprès de Jack avant de s’en aller, pour se rendre à l’hôpital où elle s’excuse auprès de Carina. La scène était merveilleuse, mais j’étais fort déçu d’y revoir Teddy. Je la préférais dans son cliffhanger où elle ne savait pas si elle allait se marier que dans cette scène où elle supplie Carina de pardonner à Maya. Difficile de ne pas imaginer qu’Owen a choisi de la larguer, du coup. En tout cas, Maya et Carina finissent ensemble, et c’est tant mieux !

En parallèle, tous les autres retournent donc faire la fête aussi, en critiquant le père Dixon devant son fils. Ce dernier a toutefois envie de parler à Travis pendant que toute l’équipe apprend à Jack comment danser. Franchement, ce genre de scènes, c’est parfait : il devrait y en avoir tellement d’autres dans cette série ! Emmett ? Oh, il veut simplement dire à Travis qu’il est amoureux de lui. C’est si triste, parce que ce n’est pas réciproque.

Travis lui dit toutefois, en s’excusant, et… bizarrement, il l’embrasse avant de se barrer. Je pensais qu’il resterait, moi, il n’est pas obligé d’être aimé en retour pour en profiter sérieusement. Jack enchaîne ensuite en retournant auprès de sa nouvelle famille, constituée de toutes pièces des gens qu’il a sauvés en tant que pompier. C’est beau.

La fête étant finie, il reste à gérer l’intrigue Vic/Dean. Vic est impressionnée par les réflexes de Dean face à la bombe et prend ses aises, pour mieux être virée par Dean qui n’a pas envie de la voir rester vivre chez lui. Vic est lente à la détente, parce qu’elle est persuadée qu’ils sont simplement amis, mais ce n’est pas le cas pour lui, le pauvre.

Autrement, Andy débarque au Grey Sloan où Sullivan est sur le point de se faire opérer, obtenant le droit de ne pas s’occuper de l’incendie puisqu’il s’agit de soutenir son mari. La vérité, c’est qu’ils passent plutôt pas mal de temps à s’engueuler, parce qu’elle est obsédée par sa tante et la vérité sur son passé familial.

Elle est totalement perchée, et Amelia le remarque aussitôt quand elle arrive. J’adore tellement Amelia ! Je suis heureux de la retrouver, même si son happy end récent me convenait bien. Elle a sa vie bien en main et est perturbée de voir que face à une chirurgie d’importance, Andy semble préoccupée par totalement autre chose. Elle force donc Sullivan à faire une réunion d’alcooliques anonymes avant l’opération, parce que sa vie est en train de prendre l’eau et qu’elle ne veut pas le voir faire une rechute. Elle est si parfaite.

L’opération commence alors qu’Andy est supposée être emmenée dans une salle pour se détendre. Pourtant, elle est abandonnée en cours de route dans un couloir. En flashback, nous découvrons une fois de plus le père Herrera en intervention pour éteindre l’incendie de la maison de ce qui semble être la tante d’Andy. SI le premier souvenir d’Andy est plutôt positif avec sa tante heureuse de voir le père arriver, elle réécrit finalement le souvenir avec une tante qui le déteste.

D’autres souvenirs de dispute entre ses parents reviennent aussi à Andy dans l’épisode, alors elle est heureuse de savoir que sa tante est prête à venir la voir, refusant de parler au téléphone de ce qu’il s’est passé. Cela sent le lourd secret de famille. Lorsqu’elle tombe par hasard sur Meredith (yaaay ! je ne pensais pas la revoir avant tellement de temps !), elle lui confie soudainement toute sa vie – oubliant l’opération de son mari par contre – et sa théorie atroce : elle pense que sa mère s’est suicidée.

Meredith prend le temps de lui expliquer que même si tout le monde la pense folle, ce ne serait pas étonnant que ce soit le cas : son cerveau se rappelle de toute évidence d’un trauma qu’il voulait oublier, et c’est douloureux. Andy prend donc la décision d’abandonner Sullivan à ses douleurs pour aller voir sa tante et découvrir ce que je m’attendais à découvrir depuis deux épisodes : sa mère est encore en vie. Bon dieu. Soulagé par ce cliffhanger : je m’attendais à pire quand ils ont annoncé des liens avec Grey’s. Là, ça va franchement, on quitte les pompiers sur des petits cliff. Outre Andy, on a donc Maya qui a encore du travail à faire sur elle et Vic virée de chez elle, mais les autres, ça va : Jack est heureux pour la première fois depuis longtemps, Travis se remettra vite de la rupture, Dixon est en prison. Ben ? Ben, on s’en fout apparemment. Et Sullivan souffre à l’hôpital, mais ça aussi, le montage s’attarde peu dessus. Peut-être que le but était de poursuivre cette intrigue dans la série-mère… On verra bien.

316-2

EN BREF – Je suis sceptique face à cette série. Depuis le temps, je suis attaché à certains de ses personnages, mais la moitié d’entre eux a tendance à être soit inintéressant, soit relou, ce qui n’aide pas à apprécier la série à sa juste valeur, honnêtement. L’autre chose qui n’aide pas, ce sont les fréquents crossovers avec Grey’s. Si je les voulais, je trouve que c’est souvent malhabile, donnant l’impression d’avoir raté plein de choses dans l’une ou l’autre des séries pour les gens ne les regardant pas, alors que ce n’est pas le cas.

Souvent, il s’agit d’un lien superficiel et artificiel entre les séries, et ça se concentre trop sur les personnages qui ont des interactions entre séries plutôt que sur les patients de l’hôpital – où ça pourrait avoir une sacrée force. Dans l’ensemble, la saison 3 avait ses bons moments, mais elle capitalise trop souvent sur des dramas et sur la mort de tous ses personnages, sans prendre la peine de vraiment explorer le deuil.

Et puis, avec la révélation finale, j’imagine que nous ne sommes pas encore débarrassés de Pruitt qui reviendra en flashbacks, c’est quasi-certain désormais !

316-3

> Saison 3

HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

> Saison 6


Spoilers

615

You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

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EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

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