Gentleman Jack – S01E03

Épisode 3 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

> Saison 1


Spoilers

03

It’s not often I’m speechless, John.

C’est parti pour un nouvel épisode de cette série. J’ai beau l’adorer, 58 minutes, c’est toujours toute une aventure et c’est épuisant à regarder je trouve. Pourtant, chaque scène est chouette… Heureusement d’ailleurs, ça aide à tenir.

L’épisode reprend au retour d’Anne et Miss Walker de Lake District, et les rumeurs vont clairement bon train cette fois concernant les deux femmes. Mrs et Miss Rawson sont donc là pour raisonner Miss Walker, mais elles sont accueillies par le duo. Elles ont beau tenter de se débarrasser d’Anne et d’être aussi impolies avec elle que possible en restant polies, parce qu’on est en Angleterre. Anne est toujours aussi géniale et prend clairement son pied dans cette scène.

La scène suivante voit les deux femmes faire une promenade en forêt en parlant d’amis de Miss Walker supposés venir bientôt chez elle, ce qui l’embête quelque peu vis-à-vis d’Anne. Cette fois-ci, cependant, Anne est rassurée : clairement, Lake District s’est très bien passé pour elles, même si on n’a pas eu le droit de le voir. C’est dommage, il nous manque de bonnes scènes, c’est évident. En attendant, Anne emmène tout de même Miss Walker dans un superbe chalet dans la forêt, où elles peuvent toutes les deux parler un peu plus à cœur ouvert.

Rah, mais sautez-vous dessus, nom de dieu, qu’on en finisse ! Avant ça, Anne prend tout de même la peine de fermer les volets, signe que nous ne sommes pas dans une série américaine – ils se font toujours surprendre par la fenêtre, non ?

Loin de se sauter dessus, les deux femmes s’avèrent très douces l’une envers l’autre, malgré un désir qui a eu le temps de grimper en trois épisodes. J’aime beaucoup cette scène de premier baiser entre elles, mais le désir finit par les consumer quand elles rentrent chez Miss Walker et que cette dernière lui propose de rester dormir chez elle le lendemain. Yep, là, les baisers sont d’un coup bien plus passionnés, hein.

En rentrant chez elle, Anne se fait à nouveau engueuler par Marian qui était morte d’inquiétude pour elle, mais aussi pour leur tante, qui a eu de nouvelles crampes d’estomac dans la journée. Anne ne répond pas à Marian, comme d’habitude, pour se précipiter auprès de sa tante et lui raconter sa journée, puis ses rêves d’une vie en commun avec Miss Walker.

Oh, les douze ans d’écart entre elles (29 ans pour Miss Walker, donc 41 pour Anne Lister) embêtent un peu la tante, mais pas autant que le fait qu’elles soient deux femmes. Enfin, la tante n’en a rien à faire de ça, mais elle est bien forcée de faire redescendre sa nièce sur Terre, parce qu’elle rêve un peu trop d’une vie qui ne peut arriver.

Le lendemain, Anne doit faire face à sa sœur insistant auprès de son père et de sa tante pour qu’Anne s’excuse auprès des servants qu’elle a forcé à rester réveillés et auprès d’elle, et auprès de sa famille et auprès du monde entier finalement. L’attitude d’Anne ne plaît pas à Marian, pas plus que la manière dont leur père laisse tout passer en permanence (sympathique flashback, une fois de plus, pour voir Anne jouer aux cartes dans une taverne). C’était bien drôle à voir comme scène, parce que Marian s’énerve bien rapidement et prophétise la naissance de son futur fils quand elle sera mariée, un fils qui viendra reprendre les affaires familiales à la place d’Anne.

Ce n’est pourtant pas gagné pour Marian le mariage, puisqu’elle ne sort jamais de Shibden Hall. En parlant de mariage, John débarque une nouvelle fois avec un bouquet pour demander la main d’Eugénie, toujours en passant par Elizabeth. Contre toute attente, Eugénie est prête à considérer son offre et dit oui immédiatement. En même temps, elle est enceinte, elle n’a pas tellement le choix. Les deux fiancés demandent alors à Marian d’annoncer la nouvelle à Anne Lister, puisqu’ils ont besoin de son accord…

Le seul problème, c’est que Marian préfère donc se disputer avec Anne le lendemain matin, alors qu’Eugénie était en train d’apprendre des informations sur son futur époux, et se barrer chez les Dyson, qui qu’ils soient.

En tout cas, c’est énervée qu’Anne se rend sur le chantier du charbon, où elle trouve Sam Sowden complètement bourré en plein travail. Elle demande ainsi à Thomas de s’occuper de son père et de le ramener chez lui, mais ce n’est pas exactement quelque chose que Sam prend bien. Il insulte donc Anne, ce qui est la pire des idées puisqu’elle lui propose aussitôt un rendez-vous, le lendemain, pour parler de son contrat de location, oups.

Toujours aussi dure en affaire, Anne se rend ensuite en négociation avec un des frères Rawson. Soyons honnêtes, j’ai déjà oublié lequel était lequel, mais je pense qu’on a affaire ici à Jeremiah. Quoiqu’il en soit, le prénom n’a que peu d’importance, et je pense qu’il en a même peu pour Anne qui veut juste être un requin dans sa négociation. Elle en demande toujours plus et fixe des conditions bien compliquées pour Rawson qui se trouve évidemment forcé de ralentir la négociation pour en parler à son frère. C’était sympathique.

C’était bien plus sympathique que ce qu’elle doit ensuite annoncer à Miss Walker, dans leur cabane (la fameuse chaumière de l’épisode précédent) où elles s’embrassent. Si elle a bien envie de rester au dîner qu’elle lui a préparé, elle ne pourra pas rester beaucoup plus longtemps ensuite : sa dispute avec Marian fait mauvais genre et elle ne veut pas rester trop loin des servants durant la nuit, ainsi que de sa tante d’ailleurs. Surtout de sa tante si vous voulez tout savoir. En plus, Marian a donc pris la décision de partir, annonçant tout de même à sa tante qu’elle a bien un début de quelque chose de romantique avec un certain John Abbott. Génial, encore un John !

Anne, elle, apprend que Miss Walker a reçu une lettre la concernant, et la critiquant vivement. Miss Walker veut toutefois lui montrer pour lui assurer qu’elle n’en a rien à faire de sa réputation. Chouette. Anne s’en remet bien vite et se barre avec la lettre, pour aller prendre des nouvelles de sa tante avant le dîner. En partant, elle interroge le portier de Miss Walker sur l’accident de la scène d’ouverture de la série. L’occasion pour nous d’apprendre qu’apparemment Mister Rawson est celui qui conduisait et est responsable de l’accident. Reste à savoir de quel Mister Rawson il est question hein.

En tout cas, les frères Rawson sont encore ensemble au même moment, pour découvrir qu’Anne est encore et toujours plus dure en affaire : alors qu’ils pensaient acquérir au prix incroyable qu’elle demande l’ensemble du terrain d’Anne, ils découvrent que le contrat qu’elle a fait rédiger ne concerne en fait que la moitié de celui-ci.

Pas étonnant qu’Anne se fasse des ennemis et que Miss Walker reçoive des lettres lui disant de se méfier d’elle parce qu’on ne peut pas lui faire confiance en compagnie d’une femme après tout ça. La lettre affecte bien plus Anne qu’elle ne l’a laissé paraître, parce qu’elle la brûle aussitôt qu’elle est de retour à Shibden Hall. La pauvre.

C’est l’épisode de toutes les lettres : elle en reçoit ensuite une de Jeremiah à propos de leur désaccord, et la série en profite pour instiller un peu d’humour. En effet, Anne lit la lettre bien plus vite que John ne nous la lit à voix haute. C’était marrant, ça instaure un brin de folie qui colle bien à leur représentation d’Anne Lister, je trouve.

Après tout ça, Anne est donc prête à repartir pour son dîner, mais pas avant d’apprendre que John, le serviteur, va se marier, mais sans savoir à qui ; de même que Marian, qui a demandé à sa tante de ne pas révéler quoique ce soit à Anne. On se marre bien de ces quiproquos, mais qu’importe, Anne a eu une super soirée qui l’attend.

Yep, Miss Walker lui annonce qu’elle sera disponible plus tôt que prévu pour aller voyager finalement. Le voyage est un sujet de conversation entre elles, mais pas autant que la nouvelle idée fixe d’Anne qui propose carrément à Miss Walker de vivre ensemble après leur voyage. Oui, oui, après si peu de temps, Anne lui propose d’abandonner toute idée de mariage et d’enfant pour ne vivre qu’avec elle et détruire à jamais sa réputation, vu l’époque.

Ce n’est pas gagné, mais pourtant, Miss Walker considère vraiment la proposition, qu’elle voit comme des fiançailles. Elle demande ainsi à Anne un délai de six mois avant de donner sa réponse. C’est donc pour la date du 3 avril qu’Anne aura sa réponse, le jour de son anniversaire. Moi, je suis bien content de cette scène, mais pour de mauvaises raisons : Anne s’amuse à jouer avec la boucle d’oreille de Miss Walker, et ça me fait un point du Bingo Séries, yes !

Par contre, l’ambiance est rapidement refroidie entre elles quand Miss Walker interrompt une main baladeuse d’Anne. Tout ça est bien compliqué, mais voilà, Miss Walker a peur de décevoir Anne comme elle n’a jamais fait ça avant.

Elles sont finalement interrompues par l’arrivée de John qui vient chercher Anne pour la ramener à la maison – et il interrompt un nouveau moment où Anne brise le quatrième mur qui était bien trop drôle. Le problème, c’est qu’avant ça, il passe chez les voisins de Miss Walker (qui sont de sa famille, sinon ce n’est pas drôle) parce que les indications n’étaient pas claires. Les rumeurs vont aller bon train, c’est top, surtout qu’il leur dit que ça fait plusieurs soirs qu’Anne Lister y passe. Evidemment, John profite de sa promenade nocturne avec Anne pour lui expliquer ça, mais aussi pour lui demander officiellement la main d’Eugénie.

Anne en reste sans voix, ne sachant quoi décider : ils ne parlent pas la même langue, tout de même. Evidemment, elle ne veut pas gâcher le bonheur de qui que ce soit, mais elle veut tout de même en parler à Eugénie avant de prendre une décision. Bien.

Le lendemain matin, Anne apprend de sa tante que Marian envisage de se marier avec John Abbott. Aussitôt, Anne envisage immédiatement de faire des recherches sur lui, parce qu’elle a peur de ce que ça pourrait donner.

Pendant ce temps, sous l’ordre d’Anne, Thomas ramène son père bourré chez lui auprès de sa mère, et les choses tournent super mal dans leur ferme. Thomas souhaite retourner travailler, mais Sam ne le voit pas exactement comme ça. Il n’en faut pas plus pour que les choses s’enveniment : Sam s’en prend à son plus jeune fils, le battant sans vraie raison.

Aussitôt, Thomas défend son frère en attaquant leur père, mais il ne fait pas le poids. La mère est alors forcée d’intervenir à coup de seau, puis alors qu’il s’apprête clairement à la tuer, ses deux fils le maîtrisent enfin, l’accrochant avec une corde donnée par un certain Alfie. C’est que je commence à vraiment m’attacher aux Sowden à force, et particulièrement à Thomas qui n’hésite pas à enfermer son père avec les cochons et lui balancer des seaux d’eau à la tronche devant sa sœur, Amy.

Ce n’est que le lendemain matin après une nuit compliquée pour son père que Thomas revient auprès de lui, espérant le trouver dans de meilleures dispositions et prêt à parler. C’est peine perdue. C’est d’autant plus problématique qu’Anne refuse de négocier avec Thomas quand elle passe au chantier et qu’il espère la convaincre qu’il peut bien faire le travail de son père à sa place. C’est dommage pour les Sowden, ça, parce qu’Anne impose au père de passer la voir dans la journée. Or, vu la nuit qu’il a passé, c’est tout de même mal barré.

Avant ce rendez-vous, Anne retourne auprès de Miss Walker pour mieux la trouver en larmes et bouleversée, apeurée parce qu’elle n’a pas pu donner à Anne ce qu’elle voulait. Oh lala, c’est si exagéré les sentiments à cette époque dis-donc. Entre Anne blessée dans l’épisode précédent d’un refus de Miss Walker et ça, on n’est pas sorti de l’auberge. Tout semble multiplié par cent. C’est bien normal, vu l’époque, mais voilà, c’est énervant.

Dans le même genre, il est énervant de voir la voisine de Miss Walker venir prendre des nouvelles pour avoir les derniers potins… et aussi pour recadrer Miss Walker autant qu’elle peut. Elle est servie : les rideaux sont fermés, alors elle comprend que rien ne va plus pour Miss Walker. Avec l’aide de James, le majordome, elle entre sans frapper dans le salon où les deux femmes prenaient du bon temps. Ses remontrances n’ont pas vraiment l’effet escompté sur Miss Walker, par contre. Elle finit en effet par éclater de rire et proposer à Anne de se rendre dans la chambre pour faire l’amour, parce que oui, elle lui a dit qu’elle l’aimait.

C’est une bonne fin d’épisode, mais ce n’est rien par rapport à l’excellent cliffhanger du côté de Thomas. Il envoie sa mère et les plus petits se promener loin de leur ferme avant qu’il ne libère son père… sauf que lorsqu’il essaie de le faire, le père recommence à s’attaquer à lui. Ni une, ni deux, Thomas décide donc de lui trancher la gorge et de le laisser à manger au cochon. La scène est super violente et fait que toute cette intrigue des Sowden devient bien plus intéressante dans cet épisode !

> Saison 1

The Purge – S02E08

Épisode 8 – Before the Sirens – 17/20
Voilà, finalement, je reviens sur ce que j’ai dit plus tôt dans mes critiques : il est clair que la série est à son meilleur dans ce genre d’épisode et dans la fin de saison à venir. Les dernières pièces du puzzle se mettent en place avant les derniers épisodes qui promettent de très bonnes choses… mais c’est ce qui pose problème à cet épisode qui, du coup, paraît être une vaste introduction qui prend encore son temps et laisse voir de trop nombreuses failles dans le scénario !

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Spoilers

208

She made her choice and there will be consequences.

On sait bien que la Purge approche, mais ça ne semble pas déranger plus que ça les Américains d’y être à nouveau confrontés. Mieux que ça, on suit les préparatifs de trois adolescentes avant un selfie en costume. Superbe !

À douze heures de la Purge, Esme et Ryan sont toujours en couple et envisagent désormais de quitter le pays. On les voit profiter des dernières heures avant le plan, sympathiser toujours plus avec Sarah et Doug, puis se retrouver dans la merde quand ils apprennent que les accès aux aéroports seront fermés plus tôt que d’habitude. Cela s’explique parce que d’’après le boss de Vivian, la Purge qui arrive promet d’être la pire depuis bien des années. Tout le monde est sur les dents, donc.

Heureusement pour eux, Vivian est donc toujours en contact avec Esme et, mieux que ça, elle l’aide désormais. C’est l’occasion de découvrir que Ryan ne connaît pas tout le plan d’Esme, qui est de renverser les NFPA et l’occasion d’être certain que Vivian est prête à tout pour aider Esme, même à faire un faux signalement à quelques minutes de la Purge.

Le faux signalement permet de libérer l’accès à l’aéroport, ce qui arrange bien nos amis dont le plan est loin d’être celui auquel on s’attendait. En effet, Ryan s’est assuré de se débarrasser de son ancienne boss, qui était pourtant sacrément méfiante et avait envoyé un de ses hommes pour le surveiller. Ce n’est pas de bol pour elle : Ryan se débarrasse de lui dans un accident de voiture facilement provoqué et de son ex boss dès la première minute de la Purge.

Je suis un peu déçu : je pensais que la Purge commencerait au prochain épisode, mais non, on a droit aux premières minutes dans cet épisode. Vivian s’excuse d’un faux signalement d’Esme pour mieux apprendre que la tête de son amie est mise à prix par le gouvernement lui-même. Esme le découvre elle aussi, mais ça n’est pas spécialement une surprise quand on est une terroriste, je pense.

Quant à Ryan, Doug et Sara, leur nouveau plan consiste tout simplement à aller libérer leur ami avant sa condamnation. Cela n’a aucun sens, d’ailleurs : le fourgon blindé l’emmenant à son lieu d’exécution quitte la prison à la première minute de la Purge, pas avant. Je ne vois pas trop pourquoi ? Autant tuer tous les prisonniers qui posent problème dès la première minute de la Purge, non ? Pourquoi les déplacer, si ce n’est pour donner une chance à tous leurs potes de venir les libérer avant en tuant les gardiens ? Après, c’est peut-être qu’ils prennent ça pour un sport, du coup…

Avant la Purge, Marcus doit faire en sorte que ses affaires soient prêtes en cas de décès, parce qu’il sait très bien ce qui l’attend désormais. Il en parle donc à son fils, promettant même d’être en mesure de le protéger quoiqu’il arrive. Pour ça, il décide de lui casser le bras de manière à ce qu’il puisse passer la nuit à l’hôpital. Eh oui, les hôpitaux sont apparemment un bon moyen d’échapper à la Purge.

Ah non mais clairement je me pète le bras chaque année sans le moindre regret dans ce cas. Ils sont fous ces ricains. Marcus se rend ensuite auprès de son ex-femme pour lui dire que leur fils est OK. La mère est ravie de le savoir à l’hôpital et ne semble pas se protéger plus que ça. Franchement, ça n’a aucun sens : d’où ? Comment ? Si son fils est en danger, elle l’est aussi, non ?

Qu’importe, apparemment. Marcus l’abandonne et retourne auprès de Michelle, parce que oui, ils ont décidé de passer la nuit ensemble, dans la maison qui sera clairement la cible de l’ensemble des voisins. C’est tellement n’importe quoi. Les choses empirent quand l’ex débarque avec son nouveau mari, dans le but de les aider à passer la nuit.

Cela s’annonce plus simple que prévu : le contrat sur leur tête est annulé, parce que c’est plus rigolo pour Clint et les voisins de prendre eux-mêmes en charge le problème. C’est n’importe quoi, mais ça sera plus rigolo à regarder, quoi, parce que ce sont des amateurs content d’aller au massacre.

Enfin, à la fac, tout le monde s’inquiète du manque de sécurité du campus. Tu m’étonnes, il y a clairement des endroits plus cool où passer une telle nuit. Les étudiants s’inquiètent surtout de savoir qu’ils vont rester avec Ben, qui inquiète les premières années. L’ancien meilleur ami de Ben ne comprend pas trop pourquoi, mais il est rapidement forcé d’admettre la vérité : Ben part en vrille.

Il a une arbalète, l’envie de sortir et une nouvelle coupe de cheveux de tueur. Ah, et aussi, il a un carnet de dessins plein de dessins charmants et on ne peut plus clichés : du sang, un masque de tueur, des couteaux… Normal, quoi. Le meilleur ami, Turner, décide ensuite de confronter Ben à même pas trois heures de la Purge.

C’est l’occasion pour lui de découvrir qu’il est le meurtrier d’Andy, mais il est déjà trop tard pour appeler la police qui a désactivé ses services. Ben voyons. Les étudiants se retrouvent donc enfermés dans la maison de leur fraternité, en sachant parfaitement que Ben a pété une durite et a probablement envie de les tuer. C’est charmant comme tout.

Il ne leur reste plus qu’à verrouiller toutes les portes de la maison qui est clairement peu protégée. Et puis, en plus, merci quoi, mais passer la nuit avec tant de gens que tu ne connais qu’à peine, ça ne me paraît pas une bonne idée. Limite, ils seraient prêts à passer la nuit avec un rencard Tinder à ce stade.

Ils s’en sortiraient peut-être mieux cela dit, parce que Ben a déjà un moyen de revenir dans la maison et de s’en prendre à un étudiant de première année, puis à Travis. Avant la Purge. Oh, il ne les tue pas cela dit, alors bon, tout va bien d’un point de vue légal.

Il les garde en vie jusqu’à la première minute de la purge où il s’amuse à tuer les pauvres étudiants et à pourchasser Travis qui tente de s’enfuir encore une fois, en abandonnant un de ses amis, comme à son habitude. Pas facile ! Finalement, Ben le rattrape facilement, mais il décide de ne pas le tuer… Reste à savoir pourquoi, exactement, parce qu’il lui annonce avoir eu une meilleure idée pour lui. Curieux !

Mais bon, la nuit de la Purge m’attendra encore un peu : trois épisodes d’un coup, c’est bien ; si j’en publie plus dès aujourd’hui, je sais très bien que personne ne me lira !

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The Purge – S02E07

Épisode 7 – Should I Stay or Should I Go ? – 15/20
Léger mieux dans cet épisode où deux intrigues sur trois sont prenantes et plaisantes, même si la scène finale me laisse perplexe sur la construction de la saison qui est tout de même bancale à bien des égards. Au moins, la fin de saison devrait être plus percutante après des épisodes ayant trainé en longueur pour pas grand-chose finalement.

> Saison 2


Spoilers

207

I already saw it. I saw the mask!

La scène d’introduction, comme d’habitude, revient sur la Purge dans la société américaine, avec un business de masques qui décide de recréer le masque du meurtrier de la fac. Marrant, sans plus.

À 116 jours de la Purge, Esme fait donc partie de l’équipe de Ryan et ça lui permet d’avoir un accès direct au système de la NFPA. Vivian, la stagiaire, la remarque aussitôt, mais c’est le but : ils savent très bien qu’ils n’ont pas beaucoup de temps pour obtenir les informations qu’ils souhaitent. La fuite se passe bien pour eux et Esme peut donc porter une jolie perruque blonde pour passer aussi inaperçue que possible. Pas gagné avec la reconnaissance faciale, cela dit.

Pourtant, ce qui les mets dans la merde, c’est finalement la mère de Ryan qui se fait remarquer par les flics et qui pousse Esme à se séparer de Ryan dans une scène où il n’est pas bien crédible qu’elle puisse quitter sa voiture fermée à clé sans que personne ne la voit faire. Bon, il faudra faire avec, cela dit.

Pendant ce temps, Vivian s’intéresse de prêt à ce qu’a bien pu faire de mal Esme, et ça tombe bien, parce qu’elle n’a pas fait grand-chose de mal. Elle s’arrange donc pour lui faire passer un message, et c’est d’autant plus cool que ça tombe en plein dans la cavale d’Esme. Vivian cherche quelqu’un en qui faire confiance, et ça tombe donc sur Esme.

Cette dernière finit par rentrer au QG de Ryan et lui expliquer tout ce qu’elle a fait en début de saison, étant clairement responsable de l’arrestation de son meilleur ami. OK.

Marcus, lui, continue de passer tout son temps avec Michelle, qui refuse de le quitter. Elle a un bel instinct de survie, ma foi. Je sais qu’elle a survécu une fois, mais tout de même. Marcus veut tout de même comprendre pourquoi tous les voisins veulent le tuer, alors ils décident de faire le tour du quartier pour finalement tomber sur un barbecue organisé dans un jardin.

Un petit discours de supplications plus tard, le couple découvre ce qu’il a fait de mal : c’est donc Clint, un voisin, qui veut tuer Marcus parce qu’il lui en veut d’avoir tuer sa femme à l’hôpital, puis de ne l’avoir pas reconnu quand ils se sont croisés dans le quartier. Mais mort de rire. L’histoire est crédible en soi, mais que tous les voisins soient d’accord pour tuer Marcus parce que personne ne le connaît, au point de donner de l’argent pour ça, c’est n’importe quoi.

Bienvenue aux États-Unis, j’imagine. Comme Clint est un chic type, il accepte toutefois d’envisager de retirer le contrat sur la tête de Marcus, mais uniquement s’il est OK pour… quitter sa maison avant minuit. Euh, hein ? Marcus et Michelle acceptent aussitôt, embarquant au passage Darren avec eux, parce qu’il vient les trouver tout penaud de s’être mis dans de beaux draps.

Ses parents sont loin de se douter de ce qu’il a fait, mais ils le découvrent à la frontière : Marcus et Michelle ne peuvent quitter l’Etat avec leur fils dans la bagnole, ce qui pousse Darren à expliquer ce qu’il a fait. Il ne le fait pourtant pas et la famille décide de faire demi-tour et de retourner dans la maison, sous le regard de Clint. Ben évidemment, oui. C’est vrai que les hôtels n’existent pas dans ce pays et qu’ils n’ont aucun ami pour les héberger ne serait-ce qu’une nuit, le temps que les choses se tassent.

Enfin, Kelen, la copine de Ben, décide de quitter la ferme de son mec aussi vite que possible. Pourquoi pas, mais elle le fait trop tôt et de manière bien trop débile. Ben se doute immédiatement de quelque chose et comprend qu’elle a fouillé sa valise. Il propose donc de la ramener à la fac, et on sait que ça va mal tourner pour Kelen.

Une fois dans la voiture, Ben décide donc de passer aux aveux, content tout de même de voir que Kelen ne l’a pas dénoncé et qu’elle tient à lui. C’est bien beau tout ça, mais ça me fait de la peine, parce que Kelen est obligé de lui dire qu’elle le trouve courageux et qu’elle l’aime. Il n’empêche qu’il remarque sa peur – tu m’étonnes ! Elle a peur parce que, tout de même, il lui explique calmement qu’il est un psychopathe.

Et pour la rassurer, tout ce qu’il trouve à faire, c’est lui donner un couteau. L’angoisse est totale. Comme dans tous les films et séries du monde, ils s’arrêtent alors à une station essence où elle décide d’aller aux toilettes, mais où il est assez malin pour récupérer tout de même son portable. Elle laisse un message sur une serviette dans les toilettes, mais elle comprend tout de même qu’elle est prise en otage.

Sans trop de surprise, Ben trouve le mot dans les toilettes et arrêtent finalement la voiture dans un coin isolé pour confronter Kelen qui prend toutes les mauvaises décisions possibles dans cet épisode. On va dire que c’est une situation stressante pour elle, mais tout de même. Finalement, Ben demande à Kelen de prendre le couteau et de le blesser avec, parce qu’il veut lui faire comprendre le plaisir du rush d’adrénaline que ça représente.

Elle en profite pour le planter et tenter de s’enfuir, mais on comprend immédiatement vers quoi ça se dirige : elle se fait percuter par une voiture qui ne la tue même pas, ce qui est impossible à cette vitesse. Et c’est d’autant plus impossible que le chauffeur avait une bonne visibilité quand même. Ben voyant qu’elle a survécu prend le temps de l’étrangler, tout de même. Pauvre Kelen. Elle va clairement se retrouver avec sa mémoire salie et les meurtres sur le dos, en plus.

L’épisode fait alors un saut dans le temps et reprend deux jours avant la Purge, promettant une fin de saison ensanglantée. Chouette ! Deux jours avant, donc, Esme et Ryan sont désormais en couple, Ben découvre que son masque fait un tabac dans les magasins et Marcus et Michelle ont un véritable arsenal à disposition.

> Saison 2

The Purge – S02E06

Épisode 6 – Happy Holidays – 14/20
J’ai bien aimé l’épisode et il y avait des scènes sympathiques, c’est vrai, alors je ne suis pas très sympathique dans la notation… Seulement voilà, j’adorais la saison 1 et j’ai désormais beaucoup plus de mal à aimer ce que la série propose. J’ai l’impression que toutes les intrigues vont trop loin dans ce qu’elles proposent, ce qui leur fait malheureusement perdre en crédibilité. C’est quand même problématique quand ma trouvaille préférée de l’épisode est celle qui n’a rien à voir avec les intrigues en cours, à savoir la scène d’introduction sur la Purge et les médias…

> Saison 2


Spoilers

206

You’re nobody in America unless somebody wants to purge you.

On est jeudi, il est donc temps pour moi de reprendre cette série pour savoir comment elle se termine. En effet, elle a été annulée hier, ce sont donc officiellement les derniers épisodes qu’il me reste. C’est dommage, j’avais tellement de bons espoirs pour elle après l’excellente saison 1… Mais ce n’est pas étonnant après cette saison 2 plus médiocre.

Pourtant, il y a toujours de bonnes idées, notamment cette scène d’introduction qui voit des journalistes débattre sur la violence qui revient en-dehors de la Purge. Leur solution ? Deux purges par an ! Et un appel à purger la stagiaire, aussi. La pauvre. C’est comme ça les États-Unis, désormais, on y  est célèbre que si on te veut te tuer une fois par an. Effectivement, ça ne donne pas envie d’être connu, d’un seul coup.

En début d’épisode, Ben est interrogé par la police sur le meurtre de son meilleur ami, youpi. Sa défense ? Il dormait pendant le meurtre, à cause de la drogue. LOL. Il est plutôt bon acteur, mais son stress est trop visible… pourtant les inspecteurs se laissent embobiner.

Ben enchaîne en retournant sur les lieux du crime, et il y gagne un nouvel ami intéressé par le drame. Personne ne semble le suspecter, c’est fou, pas même sa copine qui le surprend pourtant la porte fermée à clé. Cette intrigue, qui me plaisait beaucoup en début de saison, devient longue et traîne trop à mon goût. Ainsi, on suit le couple débarquer chez les parents de Ben pour un repas de fin d’année… mais bon.

Ce n’était pas du tout intéressant, jusqu’à ce que son frère insupportable finisse par énerver Ben au point qu’il le menace avec un couteau. C’est bête. Pendant la nuit, il profite d’être à la campagne pour aller faire un feu de camp et supprimer toutes les preuves de son meurtre. S’il se pensait discret, sa mère le voit revenir et elle a très clairement cerné sa personnalité.

De manière tout aussi discrète, il ne brûle finalement pas le masque du meurtre, qu’il a utilisé également pour se planquer sur les vidéos de la fac en quittant les lieux lors de la mort de son meilleur ami, et décide de le cacher dans sa valise. C’est très con : en fin d’épisode, sa petite amie trouve le masque en question et comprend donc qu’elle couche avec un meurtrier. Apeurée, elle a le bon réflexe de se recoucher, mais bon… Une fois que tu sais ça, il est difficile de l’oublier.

Esme continue quant à elle d’enquêter sur ce qui est arrivé à Olivia, évidemment. Elle retrouve pour cela le fils de Marcus, mais celui-ci portant un micro, il ne peut pas vraiment lui communiquer les informations qu’il souhaite. Esme comprend aussitôt qu’elle est suivie, mais on le savait déjà avec son micro trouvé chez elle.

La pauvre entame aussitôt une course poursuite : ses anciens collègues essaient de l’arrêter. Elle a l’avantage de connaître tout le système, évidemment, mais ils ont l’avantage d’avoir les caméras et la technique pour eux. Esme a beau être maligne, elle apparaît tout de même sur les caméras de la stagiaire, qui choisit de ne pas la dénoncer. Il n’est pourtant pas évident d’échapper à Big Brother : ils reçoivent absolument tout, même les photos publiées sur Internet.

En parallèle, nos braqueurs préférés sont toujours en train de programmer la prochaine Purge, mais Ryan doit désormais faire avec son ancienne boss qui souhaite travailler avec eux. Plus qu’un souhait, c’est du chantage : ils n’ont pas le choix en fait puisque c’est soit ça, soit la prison pour avoir été coincé hors purge. Sympa.

Sa journée n’est pas superbe, le pauvre. Non seulement, il supporte sa boss, mais ensuite, il doit faire avec l’arrivée surprise d’Esme. Non contente d’être poursuive par les NFPA, elle décide en effet de débarquer chez lui pour lui demander de son aide. Une fois de plus, il est question d’un bon chantage : soit il l’aide, soit elle le fait passer pour un complice, parce qu’elle le filait depuis quelques temps et connaît tout de son plan

Ryan accepte donc de l’aider et de la planquer de la NFPA qui, ne la trouvant pas, abandonne les recherches. C’est gros, mais ce n’est rien par rapport à ce qui suit : Esme devient l’ennemi public numéro 1 alors même qu’il y a eu des meurtres qui devraient mériter plus d’attention… Franchement, la série va trop loin en voulant s’occuper cette fois de nous parler de surveillance numérique et en sortant de son champ d’expertise, mais on savait bien que ça se dirigeait par là depuis un moment. Il était plus surprenant de voir Esme devenir un nouveau membre de l’équipe de Ryan avec Sara et Doug. Là aussi, par contre, la série semble vouloir aller trop loin…

Pendant ce temps, Michelle essaie toujours de faire croire à son mari qu’elle regrette ce qu’il s’est passé. Pourtant, en parallèle, elle ne parle toujours pas à Sam pour lui demander de ne plus purger son mari. Ce dernier prend donc les choses en main et l’invite chez lui. Il a la bonne idée de venir avec sa femme, cela dit.

Son but ? Faire en sorte de régler l’affaire au plus vite, parce qu’il a bien compris que Marcus était au courant et parce qu’il a tout raconté à sa femme. Y a de l’ambiance, d’un coup. Une fois qu’il est question de la purge, toutefois, Sam refuse totalement de reconnaître quoique ce soit. Il perd la confiance de sa femme et Marcus son calme : il sort son arme pour s’assurer que les voisins restent bien chez eux.

Oui, oui, il prend des otages chez lui en-dehors de la purge et les scènes vont assez loin. Sam accuse Michelle d’être responsable de ce qu’il s’est passé, alors qu’elle affirme qu’ils ont simplement blagué une fois sur la Purge. Soi-disant, elle avait tout oublié… mais c’est si peu crédible quand ça lui revient bien vite. En plus, Michelle n’hésite pas à torturer Sam encore plus que Marcus pour qu’il avoue sa culpabilité, alors il est clair pour moi qu’elle n’est pas si innocente que ça !

D’ailleurs, en fin d’épisode, Sam accepte de retirer sa part de la mise à prix de la tête de Marcus… mais il reste encore de l’argent pour le tuer. Contre toute attente – et crédibilité – Marcus découvre alors qu’il est fort probable que tous les voisins du quartier complotent pour le purger. Euh… Pardon ? Donc, deux cent jours plus tôt, personne ne voulait le tuer et il était un charmant membre de l’hôpital, mais maintenant, tout le monde est prêt à le tuer ?

> Saison 2