Gentleman Jack – S01E02

Épisode 2 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.

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Spoilers

02

I dissected a baby once. In Paris. It was dead obviously.

« Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit. »

Ce sont les mots très sincères que je balançais à la fin de la critique du premier épisode de cette série, il y a cinq mois. J’étais plein de bonne volonté avec mon Challenge Séries 2020 et j’espérais vraiment boucler mon visionnage assez rapidement. Pourtant, 2020 n’a pas été tendre avec nous et ce n’est donc qu’en ce mois de mai que je fais enfin ce qu’il me plaît, et surtout ce qu’il plaît à Poluss qui voulait tant que je regarde sa série préférée. Merci encore à elle pour sa patience dans le prêt des DVDs !

L’épisode 2 a la bonne idée de commencer par un très bon résumé de l’épisode 1, qui me remet tout de suite dans l’ambiance. J’aime toujours autant l’accent des actrices et la musique. Cela remet tellement dans le mood du premier épisode. Il faut dire aussi que ça aide bien que l’épisode reprenne exactement là où on en était : Anne débarque pour parler avec Miss Walker et il est très clair immédiatement qu’on est sur une scène de drague.

Miss Walker rappelle évidemment à Anne qu’elles se sont déjà vues par le passé et qu’elle lui avait couru après, alors qu’Anne ne se rappelle que partiellement, soi-disant, de cette journée. Ah, le jeu de drague est si évident, l’accent des actrices est génial (je me répète hein ?) et les répliques font vraiment mouche avec déjà tellement de possibilités dès la première scène pour ma réplique préférée de l’épisode.

Oh, quant à la drague, Anne a l’air de considérer que c’est chouette de parler de dissection de bébé parisien dans une conversation de séduction. C’est super, on en a même un flashback, en français, avec les pauvres testicules non descendus du bébé. Le pire, c’est encore que Miss Walker soit fascinée par tout ça et par le discours fascinant d’Anne. J’avoue, je la comprends.

Bref, l’après-midi se passe bien pour elles et la complicité est toujours aussi évidente. Malheureusement, Miss Walker qui ne souhaite pas avoir d’enfant un jour est déjà plus ou moins promise à des parents distants, les Rawson, parce que bon, vous avez vu l’époque dans laquelle la série se déroule, non ? Miss Walker se sent donc invalide, ce qui est loin d’être le sentiment d’Anne à son égard. Et pile au moment où Miss Walker s’apprête à l’embrasser, Anne décide de s’en aller.

Il faut savoir se faire désirer, même après quatre heures, apparemment. Il n’empêche qu’Anne est totalement sous le charme, au point de ne pas entendre quand on l’appelle. Il faut dire qu’elle a toujours un business à gérer, même après avoir confié les affaires à Washington. On reprend donc cette partie de l’intrigue du charbon qui a du mal à me fasciner mais qui fait partie inhérente de la série : il y est question d’une compétition entre les Rawson, que Anne n’aime pas beaucoup, et Hinscliffe qui veulent tous acheter une partie de l’affaire d’Anne.

Après une telle insistance sur les Rawson, on nous présente donc Mr Rawson, Christopher de son petit prénom. Il est tout de suite introduit comme un personnage sacrément riche et, comme souvent avec les riches, comme un personnage un peu sombre. Yep, il est tout de suite mis au courant du retour d’Anne, dont il était déjà au courant, par un associé qui s’en inquiète, surtout qu’il a eu vent de la vente organisée par Anne.

C’est gênant comme tout, parce que la vente risquerait de faire découvrir des activités clairement pas légales des Rawson. Bon, c’est classique tout ça comme intrigue finalement, si on transpose à l’époque moderne. Je peux m’y accrocher, si j’y crois un peu plus.

De son côté, Anne se rend chez les Sowden pour leur parler un peu, mais aussi pour examiner le petit Henry qui ne parle toujours pas. Pourtant, il finit par l’ouvrir pour poser LA question qu’il n’aurait pas dû poser : il demande à Anne si elle est un homme. Aha. La réaction du personnage est géniale, parce qu’elle reste sacrément calme et froide, mais en même temps avec sympathie et chaleur, d’une certaine manière. C’est un très bon jeu d’actrice, tout ça. Dans la scène, Anne parle également de l’accident, ne comprenant pas qu’aucun témoin ne reconnaisse celui qui l’a provoqué. Elle finit par dire qu’elle rendra visite au Rawson, également.

Avant ça, elle retourne manger chez elle. Marian commençait à me manquer, alors j’étais content de ce repas de famille où une fois de plus Anne se fait remarquer avec ses projets de rénovation de Shibden Hall, leur maison ancestrale qu’elle tient en haute estime… Contrairement à Marian, qui ne la voit que comme une vieille ferme. Les choses sont claires, une fois de plus, dans l’opposition qui lie les deux sœurs.

Après ce repas, Anne retourne comme promis voir Miss Walker pour une petite balade dans le jardin et une rédaction de lettre afin de lui venir en aide. Elle espère ainsi lui redonner confiance en elle, alors que Miss Walker se met à lui parler d’un voyage de trois semaines organisé par sa famille pour qu’elle parte avec sa cousine qu’elle aime beaucoup.

Ces mots ont l’air difficile à digérer pour Anne qui a bien peur et se sent a priori jalouse, jusqu’à ce qu’elle se blesse en cassant un petit couteau et soit rassurée aussitôt par Miss Walker. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Anne propose immédiatement à Miss Walker de partir en voyage avec en Suisse au Printemps. Ah, la drague, c’est si mignon.

Après les sujets de conversation d’Anne sont tout sauf mignons : elle explique à Miss Walker que les pantalons des parisiens ont des poches spéciales pour que les hommes puissent se masturber discrètement. Charmant. Elle explique aussi qu’elle a étudié l’anatomie, beaucoup, avec un bon flashback pour nous montrer qu’elle parle de sexe lesbien, avant d’attaquer les choses sérieuses en parlant de son attraction, en caressant le menton de Miss Walker et en lui expliquant qu’elle sait qu’elle est un tout petit peu amoureuse d’elle.

Miss Walker ne sait pas trop comment réagir à une attaque aussi frontale et directe, du coup, une gêne s’installe entre elles. Je dois dire que j’ai eu du mal avec Anne dans cette scène, parce qu’elle semble d’un coup être une toute autre personne. Elle qui en impose en permanence avec son assurance et ses certitudes correctes à 100% ne semble pas bien prête à supporter la moindre blessure d’égo. Je ne sais pas bien s’il s’agit de manipulation de sa part – parce que juste après cette scène, elle est de nouveau heureuse de sa drague avec Miss Walker – ou si c’est bien une de ses faiblesses. Elle semble tout de suite imaginer le pire, qu’on ne l’aime pas, dès que Miss Walker ne réagit pas immédiatement comme elle le souhaite.

La journée continue pour Anne avec une autre sortie pour le thé, puis elle rentre chez elle pour se faire engueuler par Marian excédée de voir Anne arriver si tard alors que Rawson est passé dans l’après midi pour la rencontrer. Comme toujours, Anne n’en a rien à faire, et c’est d’autant plus vrai qu’en montant dans sa chambre, elle découvre dans son courrier un faire-part de mariage de Vere Hobart et Donald. La pauvre.

Le lendemain, Anne décide de se rendre d’elle-même auprès de Christopher Rawson pour lui parler de l’accident, mais aussi du charbon. Pour le charbon, il lui conseille de voir ça avec son frère Jeremiah, pour l’accident, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose sans témoin. C’est intéressant : il est donc « constable », que je voyais comme un mot pour désigner les gendarmes, mais ce n’est pas trop l’image qu’il renvoie ici. Je sens que je vais étendre mon vocabulaire anglais, moi !

Quant à l’accident, il est assez clair qu’Anne ne compte pas en rester là : elle tient beaucoup à ses locataires, voyez-vous, et un enfant avec une jambe coupée, ça fait de la peine. Finalement, Anne rentre chez elle faire un peu de jardinage, et c’est à ce moment-là que Rawson débarque pour parler affaire et pour parler du prix du demi-hectare. Pas de bol pour lui, il se fait totalement dominer par Anne dans la négociation.

Elle est absolument géniale, parce qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et elle sait exactement le prix à proposer pour que le profit soit du 50/50 entre le vendeur (elle) et l’exploitant (lui). Franchement, Anne Lister est un personnage parfaitement hypnotisant. J’ai adoré toute la scène et ses explications simples, claires, précises et percutantes. Comme le personnage, donc. Elle va jusqu’à menacer les Rawson de ne plus rien leur vendre et de ne plus rien vendre à personne. Elle est si douée en affaire… Cela dérange bien les hommes autour d’elle !

De son côté, Miss Walker prépare sa valise pour partir avec sa cousine Catherine, mais il s’avère que c’est plutôt Catherine qui fait la valise alors que Miss Walker se contente de rêver à Anne Lister. Et elle en parlait tellement que Catherine finit par la mettre en garde, puisque la réputation d’Anne la précède. Miss Walker est tellement en train de tomber amoureuse, en tout cas, qu’elle défend bec et ongles Anne… avant de se rendre compte qu’elle n’est pas la première femme qu’elle drague. Oups.

Pourtant, quand elle revoit Anne, celle-ci est parfaitement charmante et lui offre un collier de Venise avant de la rassurer sur son voyage à venir. Miss Walker s’apprête à partir pour trois semaines de voyage avec Catherine et la séparation est déjà dure pour les deux futures amantes. Histoire de la rassurer complètement, Anne lui explique qu’elle est invitée à un mariage à Londres. Elle n’a pas envie d’y aller, mais elle risque de le faire quand même, pour éviter qu’on ne parle mal d’elle.

Elles sont interrompues par Catherine qui vient chercher sa cousine pour partir, mais ça n’est finalement pas un vrai problème pour Anne qui s’en va donc en marquant tout de même son territoire et pour enchaîner avec un rendez-vous chez elle, avec Hinscliffe, toujours pour le charbon. Plus malin que les Rawson qu’il n’hésite pas à critiquer, il accepte l’offre d’Anne… qui lui explique qu’elle attend de voir si un autre acheteur est prêt à lui en donner plus. Et une fois Hinscliffe congédié comme elle sait si bien le faire, elle demande également à Washington de voir combien ça lui couterait finalement de reprendre l’affaire elle-même.

Cet épisode reprend aussi sur l’intrigue d’Eugénie toujours enceinte malgré le gin qu’elle a bu. La pauvre. Tout le monde parle d’elle dans son dos dans la cuisine, à la recherche d’une solution pour cette pauvre enfant enceinte du défunt George. La solution finit par venir d’un certain John qui débarque pour lui offrir des fleurs, Elizabeth continuant d’assurer une traduction approximative en français. La scène est plutôt marrante à voir, mais cette intrigue est loin d’être aussi cool que celle d’Anne.

John envisage évidemment de se marier avec Eugénie, ce qui est d’autant plus logique qu’il est veuf et a trois petites filles à éduquer apparemment. Pas toujours évident d’être père célibataire, surtout à cette époque… Bizarrement, d’ailleurs, il demande à ses filles ce qu’elles penseraient d’un remariage pour lui. Pourquoi pas.

L’épisode se termine toutefois par Anne embarquant Eugénie à Londres pour le mariage de Vere et Donald. Miss Hobart devient donc Mme Cameron. Oh, Anne fait de la peine à voir pendant ce mariage, parce qu’elle perd définitivement celle qu’elle aime. Petite musique triste, petites larmes dans les yeux, tout ça est bien joué tout de même, de même que la tenue noire d’Anne qu’elle explique par le fait qu’elle a commencé à en porter lors du mariage de Miss Lawton avec un bouffon. Voilà qui est fait.

Une page se tourne pour Anne qui a l’occasion d’une conversation avec la mariée, sonnant comme un véritable adieu. Il faut dire que l’ex Miss Hobart n’est pas super sympathique avec Anne, non plus. Celle-ci rentre donc au plus vite avec l’intention d’aller au Lake District pour rejoindre Miss Walker. Sympathique cliffhanger, sympathique musique de fin, toujours.

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Manifest – S02E11

Épisode 11 – Unaccompanied Minors – 13/20
Aïe, tout mon intérêt pour les intrigues de cet épisode se sont effondrés en cours de route, peut-être parce qu’il y a un personnage qui devrait être là et qui est absent, peut-être juste parce que la série décide de perdre du temps avec un épisode qui est clairement là pour combler et n’apporte absolument rien avant ses deux dernières scènes, à vrai dire.

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Spoilers

211

So what ? We’re doing good but for bad reasons?

Allez, j’enchaîne avec un troisième épisode, parce que pourquoi pas après tout ? Rien ne m’en empêche. On reprend là où le précédent nous lâchait : Michaela découvre que Ben persiste à enquêter sur Al-Zuras et toute une histoire de prophète et d’apocalypse qui ne parvient pas à la convaincre. Moi, je reste perplexe, c’est sûr, mais je trouve qu’il y a du bon à cette intrigue.

L’épisode reprend aussi en compte l’intrigue Zeke sur le point de mourir. Cela est douloureux pour Michaela qui se met à parler toute seule, se confiant aux Appels ou à Dieu, elle ne sait plus trop, en fait. Elle a foi en ses Appels, mais elle a peur de perdre cette foi si quelque chose de mal devait arriver à Zeke.

La foi de Michaela en ses Appels est remise en question ensuite quand elle arrête un adolescent voleur que les Appels lui disent de laisser repartir… alors qu’elle découvre juste après qu’il peut être lié à un trafic de drogue. Oups. Elle s’en confie à Jared une fois au commissariat, parce qu’évidemment c’est lui qui est sur cette affaire de trafic. Cela veut dire qu’elle abandonne sa nouvelle partenaire pour refaire équipe avec Jared. Super.

Ils partent donc sur la trace de l’adolescent pour essayer de voir ce qu’il en était. Ils retrouvent vite ce qu’ils cherchent, mais ça fait bien rire la nouvelle partenaire de Michaela qui s’amuse à lui faire remarquer que Jared est encore tellement amoureux d’elle. L’adolescent ? Il est finalement confronté par le duo de flics qui sont bien rapides dans leur travail, mais ça ne mène nulle part.

Ils finissent en planque ensemble, et Michaela en profite pour s’assurer que Jared ne se fait pas trop d’idée en parlant carrément de ses sentiments pour Zeke qui sont toujours très forts et qui la mènent à s’inquiéter pour sa survie.

Ben oui, du côté de Zeke, les choses empirent progressivement et il s’isole de plus en plus de Michaela. Oh, il parle de ses problèmes à un groupe de parole, puis à Saanvi. Oui, Saanvi revient dans cet épisode, et je me rends compte qu’elle manquait beaucoup au précédent finalement. Elle ne sert toujours à rien pourtant, se contentant de quelques examens médicaux sur Zeke, qui retrouve ensuite sa mère. Elle ressort tellement de nulle part, elle aussi.

Bon, ce n’est pas tout ce qu’il se passe dans cet épisode qui nous prive d’Olive, mais pas du reste de sa famille. On apprend donc que Cal chante une berceuse au bébé, ce qui ne sera probablement pas sans conséquence pour plus tard puisque la chanson est familière à Ben… Mais bon, Ben a alors un Appel qui ne le rassure pas du tout : il voit un train et sent qu’il est sur le point de mourir. C’est gênant. TJ aussi a un Appel à ce moment, voyant un vitrail de Phénix. Ah, bien, les scénaristes sont fans d’Harry Potter alors ?

TJ et Cal rentrent aussitôt à la maison, parce que oui, TJ se promenait avec son beau-frère, histoire de… On ne sait pas trop. Ca donne une scène avec un duo qui n’a rien à faire ensemble, c’est tout. Bref, le métro et le phénix sont finalement liés l’un et l’autre, ce qui est compris grâce à Grace qui suggère de chercher une station de métro, un peu par hasard. C’est un bon pressentiment.

Sur place, Ben et TJ rencontrent en effet un homme à qui ils rendent une boîte d’allumettes avant qu’il ne tente de… se suicider. Ah, c’est gênant. Ils empêchent de peu le suicide de l’homme, qui s’avère être un parfait anonyme. On notera, parce que ça m’a fait rire, qu’il a pensé que Ben était le père de TJ. C’est rigolo comme TJ est en couple avec Olive… Bref.

L’homme ne reste pas anonyme bien longtemps : il s’avère contre toute attente qu’il s’agit du père de… Zeke. Oui, rien que ça. C’est aussi, accessoirement, l’homme qui a écrit la comptine que Cal et Grace chantent régulièrement à Eden. C’est sympa les Appels, ça permet des réunions touchantes entre Zeke et son père. Par contre, la série enchaîne les scènes qui n’ont aucun sens, parce que cette fois, le lien se fait lorsque Grace et Cal rendent visite à Zeke.

Ils passent tellement tout leur temps à l’hôpital, c’est fou. Ce n’est pas fait pour durer cependant : Zeke refuse finalement de continuer le traitement. Eh, « laisse-le partir » disait l’Appel de Michaela… Quant à Zeke, retrouver son père suicidaire semble lui avoir donné des idées – ou juste il n’a pas envie de s’acharner pour finir comme Saanvi, allez savoir. Oui, Saanvi va peut-être mieux du côté de la folie, mais sa vie est toujours aussi merdique. Elle se fait carrément virer de son laboratoire par la sécurité, ayant perdu ses accès, allons savoir comment.

Alors que la fin d’épisode approche, Michaela et Jared finissent par faire quelques arrestations concernant le trafic de drogue, mais ce qu’il faut surtout retenir de cette scène, c’est que Michaela prend la décision soudaine de ne plus écouter les Appels lorsqu’ils lui disent une fois de plus de laisser un des criminels s’échapper. Ah.

De retour au commissariat, Michaela s’en confie à Jared qui préfère s’inquiéter pour Zeke, persuadé qu’elle a fait le bon choix, celui de la légalité. Moui. Michaela rentre ensuite chez elle où elle retrouve un Zeke glacé qui lui dit que tout se passe bien avec son père et qui part en vrille total : il demande à Michaela de l’épouser. Normal après tout, il va bientôt mourir… Et elle accepte.

Reste à traiter le cliffhanger de l’épisode d’avant : Cal ne voit plus de silhouettes, mais ça inquiète tout de même Ben tous les soirs avant qu’il ne le couche. Le cliffhanger est alors exactement le même que dans l’épisode précédent, mais avec de mauvais effets spéciaux en plus pour nous apprendre que les trois silhouettes appartiennent aux hommes que Michaela et Jared ont arrêté dans cet épisode. OK, vu.

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Manifest – S02E10

Épisode 10 – Course Deviation – 15/20
Cet épisode est tout fluide et les intrigues proposées fonctionnent bien, mais j’ai trouvé que tout était exécuté un peu trop rapidement pour que ce soit parfaitement convaincant. En plus, ils me refont changer d’avis par rapport à l’épisode précédent : finalement, ils sont bel et bien plus prévisibles qu’ils ne souhaitent l’être. Il y a trop de grosses ficelles visibles pour dire le contraire…

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Spoilers

210

You have trust issues.

Nous revoilà encore et toujours dans l’avion au début de cet épisode, pour suivre à nouveau le personnage d’Adrian. Ce n’était pas bien passionnant comme flashback… mais c’est le problème des débuts d’épisode qui ont une tradition comme ça.

Jared a peut-être sauvé la vie de Michaela en l’arrêtant, mais il ne la prévient pas du Xer syndicaliste qui la représente. Ce n’est pas franchement malin, mais bon, il lui permet quand même de voir Zeke et s’arrange pour lui faire passer un petit mot doux en douce. Oui, les scénaristes de cet épisode semblent vouloir faire du couple Jared/Michaela un truc sympa.

Il lui propose de se donner rendez-vous à l’endroit qui est leur endroit. On a même droit à un flashback inutile pour nous montrer qu’ils se sont aimés devant toute la famille de Michaela, mais pas devant la sienne, hein. Finalement, dans le présent, Jared révèle enfin qu’il était effectivement sous couverture de manière à mieux comprendre les Xers pour les faire tomber. C’est si simple.

Je l’avais dit, OK, mais il semble plus s’en tirer par une pirouette qu’autre chose, là. Finalement, il est révélé que la commissaire était évidemment au courant, et qu’elle en sait plus que prévu : ils ont les dessins de Cal et la date d’expiration. Franchement, il aurait été plus simple pour tout le monde d’avoir Michaela dans l’équipe dès le départ.

Jared la laisse derrière lui avec la commissaire pour répondre à un appel des Xers lui demandant de se rendre au bar où il découvre que… Zeke a été enlevé par ses nouveaux amis. C’est gênant. Par chance, Michaela a eu le temps de lui dire qu’elle avait mis un micro dans le bar. Il s’arrange donc pour mettre à l’abri sa nouvelle copine dont il est vraiment amoureux, puis pour mettre la chanson de son couple avec Michaela afin de lui passer un message.

En effet, Michaela est effectivement en train de tout écouter avec la commissaire. Elles comprennent donc que Zeke a été enlevé, mais aussi que Jared souhaite garder le contrôle de la situation pour ne pas briser sa couverture. Risqué, mais il réussit effectivement à donner toutes les informations importantes à Michaela, notamment le nombre d’armes et d’hommes.

Jared s’amuse donc à appeler les dirigeants des Xers – notamment Simon White, tout en conservant le micro sur lui, pour ne pas perdre une miette de tout ce qui se passe. Une opération policière peut donc se mettre en place et on se débarrasse beaucoup plus rapidement que prévu de ce groupe insupportable que sont les Xers. Yep : Jared trahit tout le monde dans la pièce et les fait tous arrêter… mais après avoir donné un petit coup de poing dans le ventre de Zeke tout de même.

Tout ça est chouette à voir, mais Jared perd la confiance de sa nouvelle copine au passage. Au moins, il regagne celle de Michaela et Zeke, c’est déjà ça. Et du coup, il décide de se préparer à devenir lieutenant alors que le couple le lâche pour de petites retrouvailles en amoureux.

Dans tout ça, en début d’épisode, Ben n’a pas l’air inquiet de savoir que sa sœur est arrêtée, mais bon, la série lui donne vite raison et le ventre de Grace a pris quelques centimètres en un seul épisode, alors il est occupé ailleurs. Grace est au centre de l’épisode, pour une fois, puisqu’elle a la chance de recevoir un Appel en se lavant les mains. Avec l’aide de Ben, ils se retrouvent vite au High Bridge, le lieu de la vision… pour mieux y retrouver Adrian.

Il prétend lui aussi avoir eu un Appel, ce qui suffit à Grace pour savoir qu’il ne faut pas le ramener immédiatement au commissariat, même si tout le monde le recherche. Ils sont interrompus rapidement dans la petite conversation qu’ils avaient quand Grace a l’impression qu’elle a perdu les eaux. Ce n’est pas le cas, parce qu’il reste encore deux mois de grossesse à tenir.

Malheureusement, elle est tombée en poursuivant Adrian, et c’est là qu’elle a mis en danger son bébé. Maintenant, il faut que sa fille parvienne à survivre cinq heures en attendant l’arrivée d’un médecin capable de faire la chirurgie pouvant sauver à la fois la mère et le bébé. Pourtant, Grace n’a pas trop envie d’attendre autant que ça : elle préfère sauver la vie de sa fille plutôt que la sienne. Bien, c’est noté.

En parallèle, Olive et Cal passent un peu de temps entre frère et sœur pour une fois, et ça fait du bien de les retrouver comme ça. Ils décident de créer un livre de bienvenue pour le bébé à venir, ce qui est une idée aussi inutile que sympathique ma foi. Ce n’est pas comme si on les voyait aller à l’école de toute manière, ils n’ont que ça à faire.

C’est l’occasion pour nous de découvrir un nouveau dessin de Cal datant d’il y a quelque temps : une représentation de sa famille, avec une étrange silhouette sombre derrière lui. La silhouette sombre se met à s’agrandir sous ses yeux, et d’autres apparaissent même ensuite. C’est un peu anxiogène… mais pas autant que la nouvelle que reçoit Olive à ce moment-là : leur mère est à l’hôpital.

Hop, les jumeaux qui ne le sont plus débarquent aussitôt à l’hôpital et font prendre conscience à Ben qu’il n’a pas du tout envie de respecter les vœux de Grace. Il considère ça plus simple de sauver sa femme que sa fille. Ce n’est pas simple du tout comme décision, évidemment, et tout ça me rappelle à quel point je reviens de loin avec cet acteur : je ne le supportais pas dans Once Upon a Time, mais j’aime quand même bien le personnage de Ben ici. Oui, même s’il choisit de tuer son bébé à venir. Le pauvre.

De son côté, Adrian reste à High Bridge pour mieux entendre un homme l’appeler au secours, exactement comme dans l’Appel. L’homme est en train de se noyer après être tombé de son bateau, on ne sait pas trop comment. Non seulement Adrian lui sauve la vie, mais en plus il l’amène à l’hôpital, le même que celui où se trouve Grace évidement. Et ça tombe bien, parce que l’homme qu’il a sauvé est justement un des rares médecins capables de sauver Grace et le bébé.

Les deux survivent donc et tout va bien, avec même Ben découvrant qu’il doit la survie de sa famille à Adrian qui est celui ayant rendu tout ça possible. Cette fois, il est évident pour Ben qu’il tient la preuve que les Appels sont de bonnes choses pour eux… Sauf que ce n’est pas de bol, ce n’est toujours pas ce qu’Adrian pense : pour lui, les Appels sont responsables tout autant de la survie de Grace que de sa mise en danger. En effet, il l’a vue tomber en le pourchassant.

Il ne change donc toujours pas d’avis et fuit l’hôpital. Pas de bol pour lui, Adrian se retrouve pourchassé par trois silhouettes sombres ressemblant au dessin de Cal. Etonnant. Du côté de la famille, tout va bien : Eden est prématurée, mais elle survivra. Il n’empêche que Ben culpabilise d’avoir voulu la sacrifier. Il en parle à Michaela, avant de lui donner la vision d’Adrian : il pense qu’ils sont des agents de l’Apocalypse et que les Appels font semblant d’être positifs. C’est intéressant comme idée, de même que le cliffhanger était plutôt bien trouvé : les trois silhouettes sombres s’en prennent à présent à Cal…

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Manifest – S02E09

Épisode 9 – Airplane Bottles – 16/20
Il faut que j’arrête d’avoir du mépris pour cette série, parce que ça fait quelques épisodes que je pense comprendre avec un coup d’avance vers quoi se dirigent les scénaristes et qu’ils me contredisent aussitôt. Bref, l’écriture n’est pas si mauvaise, c’est tout le reste qui ne va pas et qui tangue souvent. Mais pas autant que les personnages dans cet épisode, de toute évidence. Des débuts de réponses arrivent enfin, c’est agréable.

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Spoilers

209

Please don’t take this the wrong way but are you on something?

J’ai failli me croire en saison 1 avec ce début d’épisode qui repart dans l’avion pour nous montrer Cal en train de regarder par le hublot et nous rappeler que tout est connecté. Il est le seul à avoir cet Appel apparemment, et son cauchemar continue ensuite lorsqu’il se balade dans sa maison pour découvrir une chambre complètement déserte.

Il est très clair rapidement pour ses parents qu’il a eu un Appel et il leur annonce qu’il pense qu’il s’est souvenu de ce qu’il s’est passé pendant le vol. Ben voyons. Il s’applique à reconstruire quelque chose en bois dans la chambre du bébé, alors que Grace a des débuts de contractions et il est très clair pour moi rapidement que ça n’a rien à voir avec le vol : il est en train de créer un berceau quoi.

Une fois cette idée en tête, difficile de penser à autre chose, surtout que Grace a été insupportable avec ses contractions pendant qu’un orage éclate. En parallèle, on découvre que RJ dort désormais chez Ben. C’est si logique pour ce papa d’accepter un de ses élèves chez lui, alors que c’est aussi le copain de sa fille adolescente. N’importe quoi. Olive, elle, est désormais plus motivée que jamais à reprendre les recherches pour savoir comment sauver son père, son frère et son mec. Et le fœtus dans le ventre de sa mère, aussi.

Elle s’intéresse donc aux écrits du fameux Al-Zuras qui a eu aussi des Appels par le passé, il y a fort longtemps. Il avait compris qu’il avait une date d’expiration lui aussi, mais également que les Appels ne sont pas si simples que ça : chaque fois qu’ils provoquent du bien, ils provoquent un procès. Allez comprendre. Rapidement, le couple trouve la trace d’une vision récurrente pour lui, qui revient régulièrement de la voix de Dieu : un dragon argenté. Aux yeux bleus ? #YUGIOH. J’en ai tellement entendu parler avant même de voir l’épisode que j’étais content que cette intrigue commence enfin.

Tout ça se fait en parallèle d’une révélation bien marrante : Ben, Grace et Cal entendent un orage éclater en-dehors de la maison… mais ce n’est pas le cas d’Olive qui leur explique qu’il fait très beau dehors.

Ben s’interroge forcément sur cette tempête qui semble éclater au-dessus de sa maison. Ben s’énerve de plus en plus, de même que Cal, de même que le bébé en Grace. Il est très clair que tout ça est lié et la construction de Cal ressemble de moins en moins à un berceau, honnêtement. Bref, je me suis laissé embarquer par le mystère, comprenant toutefois plus rapidement que les personnages que la tempête en question était celle vécue par le bateau d’Al-Zuras. Il faut dire qu’ils ne sont pas aidés par RJ qui insiste pour dire que tout est sa faute parce qu’il devait mourir. Il est de nouveau parfaitement insupportable, malgré sa résurrection, n’écoutant pas Olive et insistant pour s’en aller de la maison en espérant que ça puisse aider tout le monde. Pauvre Olive, elle prend cher à supporter tout le monde qui vire à la paranoïa.

Bien sûr, Cal continue de vouloir construire quelque chose qui s’avère plus probablement être un gouvernail désormais. Il s’énerve et abandonne, parce que la tempête continue. Grace a le mal de mer, évidemment, et apparemment quelqu’un dans l’équipe de production s’est dit que le mal de mer et la tempête en plein océan pouvait être représentée en nous montrant une image à l’envers. NORMAL.

Tout ça mène pourtant à Ben ouvrant la porte, voyant un orage et comprenant enfin de quelle toile parlait le livre : un éclair lui montre des fils sortir des pattes du dragon sur l’illustration du livre d’Al-Zuras. Ben voyons.

En tout cas, Ben finit par comprendre que Cal est effectivement en train de construire un bout du bateau. Il n’en faut pas plus pour que tout le monde s’y mette et l’aide à construire ce qui leur permet finalement de se retrouver sur le bateau à leur tour. Ainsi, Cal, Ben, TJ et Grace découvrent ce qu’est le dragon argenté vu par Al-Zuras quelque siècle plus tôt… C’est le vol 828, tout simplement. Oups, les voilà donc tous dans la même tempête ? C’est qu’on commence à avoir des débuts de réponse, là.

Pendant ce temps, Michaela et Zeke continuent de filer le parfait amour et de parler d’un possible futur voyage. Les mains de Zeke semblent aller mieux et l’angoisse de sa mort qui approche possiblement ne semble pas le préoccuper plus que ça. Et d’ailleurs, Michaela aussi ne semble pas s’en inquiéter. Il faut dire qu’elle a autre chose à faire, puisqu’au commissariat, elle est convoquée par le service des Affaires internes qui veut lui poser plus de questions sur le cas de Jared, qui a le culot de reprocher à Michaela sa trahison. Lol.

Il le reproche aussi à sa supérieure, mais il est loin de se douter que Michaela est en train de passer un sale quart d’heure – à moins que ce soit tout l’inverse. Je penche plutôt pour ça, d’ailleurs. Il est très clair que les Affaires internes s’intéressent plus aux étranges décisions récentes de Michaela qui est liée à toutes les affaires louches du commissariat qu’à Jared et les Xers.

Michaela aurait mieux fait de contacter immédiatement un syndicat, mais elle prend tout de même le temps de les aider à monter un dossier contre elle, bien malgré elle. Elle finit par demander un syndicat, ce qui énerve Jared qui retourne auprès de sa boss, histoire de nous confirmer qu’il construit quelque chose avec elle qui ne peut qu’être une opération sous couverture.

Il n’empêche que Michaela prend cher, parce que les Affaires internes finissent par carrément accuser Michaela d’être responsable de l’incendie de la boîte de nuit. Jared continue en parallèle sa quête pour protéger Michaela, comprenant qu’elle est victime d’un complot des Xers. Encore et toujours les Xers. Et ils n’hésitent pas à envisager de la tuer, aussi, histoire de nous ajouter du suspense.

Michaela, elle, perd patience, parce qu’elle se fait accuser d’être responsable de quasiment toutes les enquêtes qu’elle parvient à résoudre depuis deux ans, grâce à l’aide de sa famille : Olive et Ben aussi ressortent beaucoup dans les rapports a priori. Le truc, c’est qu’elle accorde toute sa confiance à son représentant syndical, que Jared reconnaît comme étant l’un des alliés des Xers. Quand il est question d’aller en ville pour poursuivre l’interrogatoire de Michaela, Jared prend donc la décision de l’arrêter pour la protéger. Bien, il prend donc conscience que c’était con d’être avec les Xers et il n’était pas sous couverture ? Il est encore plus con que prévu ! Il annonce tout de même à Michaela qu’il lui a sauvé la vie, c’est déjà ça.

Zeke poursuit quant à lui sa journée en passant voir Saanvi pour savoir si elle a de bonnes nouvelles pour lui. C’est tout de même largement mal barré, et il s’en rend compte : elle paraît totalement être droguée, oublie la moitié de ce qu’elle fait y compris devant lui, mais lui demande tout de même d’être en confiance quand elle veut lui injecter un produit dans le sang. Comment je fuirais en courant à sa place, moi.

Il ne le fait pas, cela dit, parce que Saanvi est tout de même une amie. Il prévient Michaela, trop occupée au commissariat, puis réussit à convaincre Saanvi de lui donner le nom d’un médecin en qui elle a confiance : Alex, son ex, qui ne veut plus entendre parler d’elle. Saanvi me fait de la peine à être complétement perchée. En même temps, il est confirmé qu’Al-Zuras a connu des gens se débarrassent des Appels lui aussi, et ces gens finissaient par être fous.

Saanvi refuse de le reconnaître, mais heureusement Zeke parvient à convaincre Alex de les aider. Saanvi en dit presque trop, mais Zeke parvient à la calmer avant qu’elle n’en dise trop, heureusement. Quant à Alex, elle parvient rapidement à trouver une solution aux troubles de Saanvi, alors que Michaela reste aux abonnées absentes, la pauvre.

Saanvi finit par congédier Alex quand elle recommence à aller mieux, pour la protéger parce que c’est trop dangereux pour elle d’être liée à tout ça. Oui, c’est dangereux aussi pour Saanvi qu’on a vu clairement dans le livre d’Al-Zarus plus tôt dans l’épisode et qu’on revoit en gros plan en cliffhanger : s’auto-médicamenter contre les Appels n’est pas une bonne idée, parce que ça mène soi-disant au chaos.

> Saison 2