Charmed (2018) – S03E15

Épisode 15 – Schrodinger’s Future – 18/20
Voilà un épisode largement plus convaincant, que ce soit du côté de l’intrigue ou du rythme vif qui permet de ne pas s’ennuyer. Les gags fonctionnent bien, l’intrigue est prenante, on avance vers quelque chose et ça marche bien. Alors bien sûr, il y a des facilités et des raccourcis, mais venant de la CW, vraiment rien de surprenant. C’est un bon épisode, j’étais à fond.

Spoilers

Le cadeau venu du futur perturbe les sœurs, surtout quand Maggie a une vision peu réjouissante. Elle décide donc de se rendre dans le futur pour voir ce qu’il en est.


The world is of-officially over.

L’épisode précédent n’a pas réussi à me convaincre à 100% tant il semblait combler le temps, notamment avec Fenric. Après celui-ci qui commence par Mel faisant du yoga, ce n’est pas exceptionnel, tout de même. Sa grossesse est évidemment un point important de l’épisode, mais ça n’effraie toujours pas Ruby qui est géniale avec elle, la soutenant comme elle peut.

Elle finit toutefois par poser quelques questions sur le futur à Mel, parce que cette grossesse dans le futur signifie tout de même qu’il est possible qu’elles ne soient plus ensemble. Et après un futur où elles étaient ensemble, c’est étrange. Le bébé vient en tout cas de cinq ans plus tard, et ça a de quoi perturber tout le monde. Malgré tout, Ruby est pleine de ressources et vient en aide à Mel aussi quand elle doit créer une potion pour empêcher ses sœurs de vieillir lors d’un petit voyage temporel. Rien que ça.

Ben oui, en parallèle, l’épisode continue, lui. Harry et Macy s’entraînent en se tapant un petit sprint en ville. C’est plutôt sympathique de les voir se mettre au sport ensemble, ça les fait ressembler à un bon petit couple. Par contre, Céleste n’en est pas ravie parce qu’elle avait précisé à Harry de ne pas s’épuiser. Cela inquiète aussi Macy, mais elle passe vite à autre chose. De son côté, Maggie tente en vain d’avoir une vision de Mel pour mieux comprendre ce qu’il en est de ce bébé du futur… mais ce n’est pas tellement clair quand elle en a finalement une.

Elle avertit aussitôt ses sœurs que le futur est désastreux et qu’elles doivent s’y rendre au plus vite. Mel refuse bien de le faire, pour protéger son bébé, mais Macy et Maggie se préparent donc à partir dans le futur. Et elles le font en demandant à Céleste un moyen de se rendre dans le futur, alors qu’Harry est mort de rire de la voir s’inquiéter pour lui et sa santé.

Il se comporte soudainement en enfant, parce qu’il a utilisé l’esprit de Georgie pour redevenir mortel. Loin d’Harry se prenant pour un enfant, Macy et Maggie se rendent donc dans le futur, contre toute logique. Il y a tout de même de meilleures idées, en théorie, que de se rendre dans un futur annoncé comme chaotique. Et il l’est, parce que Safe Space n’est plus qu’un entrepôt à l’abandon et que Seattle est complètement déserté.

Oh bien sûr, il ne l’est pas entièrement. Après un petit gag avec un Harry enfant parlant avec Macy grâce à une oreillette magique, une fois de plus, les filles découvrent ainsi qu’Abigail vit toujours à Safe Space. L’actrice se voit confier le rôle d’expliquer tout ce qu’il se passe dans ce futur apocalyptique où une pandémie magique a décimé le monde. Eh ben, c’est original ça. Au moins, puisqu’elles n’ont pas de pouvoir, les sœurs n’ont plus d’allergie dans ce futur.

En revanche, Abby apporte plein de mauvaises nouvelles : Maggie est morte, par exemple, tuée par Abby. Mel a disparu, et sans avoir réussi à trouver un remède à cette maladie magique qui est une sorte de murmure dans la tête des êtres magiques, les tuant ensuite. D’ailleurs, c’est aussi ce qui arrive à Abby : elle est tuée à une rapidité exceptionnelle par un être dont on ne sait rien pour l’instant – Macy ? De dos, elle ressemble à Jada, en vrai.

Les filles perdent aussi la connexion avec le passé à cause d’un piège d’Abby, laissant Céleste se débrouiller comme elle peut avec un Harry se comportant cette fois comme un adolescent. Rien ne va pour les sœurs cependant, même une fois que Céleste répare ça : elle ne le répare que dans le présent, mais dans le futur, les filles découvrent que la montre qui leur permet d’être dans ce futur est cassée elle aussi, étant bloquée à 19 minutes.

Difficile donc de savoir quand rentrer exactement. Par chance, Ruby prépare une potion en hyper-vitesse, pour leur éviter de vieillir trop quand elles reviendront, alors que Mel chauffe le chaudron. C’est chouette comme tout à voir ce travail de couple entre elles… mais Ruby finit par s’évanouir. Cela force Mel à prendre soin d’elle, à la rafraîchir… et à se rendre compte qu’elles peuvent se toucher ! ben ma foi, elles sont grave mignonnes en couple pour une fois. Cela ne semble plus tellement forcé par rapport à d’habitude, et Ruby a même des scènes avec ses belles-sœurs pour une fois.

Quant au futur de Macy et Maggie, il empire considérablement quand elles se rendent compte que la situation a commencé en 2021, trois semaines après la date de leur départ. Ou plus tôt, encore, si l’on en croit la toux de Céleste.

Ce n’est pas le pire : le stress de Céleste, on s’en fiche pas mal ; par contre, le futur, lui, est bien plus captivant. Sans trop de surprise, les filles découvrent que l’être magique qui a mis fin à la vie d’Abby n’est autre que Macy. Elle a quelques petits problèmes de maquillage et fait de drôles de bruits ressemblant au monstre de Lost, mais elle a aussi un joli pouvoir qui lui permet de pourchasser Maggie et Macy pour les tuer.

Yep. Elle ne semble pas affectée par l’effet papillon, mais soyons honnêtes, les scénaristes ne le sont pas non plus dans l’épisode, parce qu’on se retrouve avec Harry affectant le futur en temps réel, ce qui n’a aucun sens, en vrai. Enfin, bon, on va s’en contenter : grâce aux oreillettes réparées des filles, Harry peut entrer en contact avec elles et mettre à profit son nouveau goût pour le sport.

Il n’en faut pas plus pour que les filles soient sauvées in extremis de cette Macy maléfique. Avant de repartir vers le passé, les filles prennent toutefois avec elle les recherches de Mel. Avec cette série, je m’attendais vraiment à ce qu’elles prennent le tout en photo avec un smartphone, mais non, elles réduisent le tableau de recherches de Mel du futur pour le ramener dans le présent, en taille réelle.

Macy et Maggie vieillissent aussi pas mal, comme prévu, ce que je ne comprends pas trop puisqu’elles se prennent normalement juste cinq ans de décalage… mais bon, c’était pour le fun, j’imagine. Cela ne dure pas longtemps et permet juste les scènes avec Ruby.

Cette dernière s’incruste un peu plus définitivement dans la série avec une jolie relation qui se développe : elle est prête à rester avec Mel pour s’occuper du bébé si ça devait arriver. Après tout, ce bébé les sauve de l’allergie et fait qu’elles peuvent se toucher, ça peut se comprendre. La fin d’épisode voit aussi Céleste se décider à repartir, pour la Grèce cette fois. Bon. Qu’elle y reste ? Je ne sais pas, elle a débarqué avec trop de réponses, c’est trop fluide quand elle est là.

En tout cas, si la carte du voyage dans le temps n’est pas tout à fait maîtrisée par la série, une fois de plus, j’aime bien ce que ça donne pour cet épisode. J’étais beaucoup plus dedans que lors du précédent ! Et du coup, le cliffhanger me laisse curieux de découvrir la suite, parce que le monstre semble déjà là. L’ont-elles ramenées du futur ? Avec cette série qui parle d’effet papillon toutes les dix secondes sans l’expliquer vraiment, tout est possible.

Ah sinon, Ruby a la bonne idée de toucher le ventre de Mel (enfin, Mel lui fait toucher), ça me fait un point du Bingo Séries. Je me demande si je peux arriver à dix en commençant si tard dans le mois !

Charmed (2018) – S03E14

Épisode 14 – Perfecti is the Enemy of Good – 15/20
Je misais beaucoup sur cet épisode après le précédent car il me semblait que la saison allait enfin avancer. Si c’est bien le cas en fin d’épisode, j’ai trouvé qu’une grosse partie des scènes n’étaient une nouvelle fois là que pour combler au maximum le temps, et c’est bien dommage ! Ce n’est pas exactement ce que j’en attendais, mais je ne saurais pas expliquer ce que j’en attendais pour autant, cela dit.

Spoilers

Les sœurs ne sont pas certaines d’avoir vaincu les Perfecti, et elles veulent s’en assurer.


Harry, we’re gonna have to do something that will absolutely terrify you, but may be just what you need.

Incroyable, mais vrai : je regarde une série ce soir ! Et j’ai trois épisodes à rattraper. Je ne sais pas encore si j’irai au bout de ces trois-là, mais il est temps pour moi de sortir de la panne de séries, puisque je suis en vacances, à peu près. J’ai tant à faire et rattraper, et je commence par cette série parce que j’en ai fortement envie depuis un mois. C’est fou comme le temps passe vite.

L’épisode commence au milieu de nulle part, où vit apparemment Céleste. Elle nous vaccine rapidement Harry, non pas contre le Covid19, mais contre l’immortalité. Le voilà donc prêt à redevenir mortel, malgré les avertissements de Céleste qui lui rappelle que ce sera douloureux et peu cool. Une fois que c’est fait, il veut aussitôt se rendre auprès des filles.

Céleste refuse d’abord, mais elle finit par l’accompagner au QG où les choses sont parties en vrille très rapidement. En effet, pendant ce temps, les filles cherchent un moyen de se protéger des Perfecti avec quelques objets magiques, alors que Maggie ne parvient pas à avoir la moindre prémonition pour les retrouver. Cette dernière en arrive même à espérer que les Perfecti ont disparu pour de bon suite au combat de l’épisode précédent.

Mel a malgré tout l’envie de vérifier tout ça, et pour ça, elle se rend au QG pour récupérer un objet qui les aidera. Malheureusement pour elle, la bougie qui la protège s’éteint. Les Perfecti débarquent aussitôt, et c’est pour s’acharner sur Mel pour lui demander de se rendre à la Tombe avant minuit. Soit elle mourra, soit elles seront toutes enfermées en prison magique. C’est pratique pour les scénaristes, ça : Mel se retrouve assommée au sol, puis plongée dans le coma par ses sœurs. Hop, plus besoin de voir l’actrice comme ça, ça aide bien puisqu’elle est enceinte et qu’il faut cacher sa grossesse.

Alors que Ruby reste à s’occuper d’elle, Maggie et Macy font donc appel à Harry et Céleste. Cette dernière est bien pratique pour les filles : elle a toutes les solutions en très peu de temps. Un petit flashback dans le miroir des Perfecti qu’elle débloque sans mal lui permet ainsi de révéler que d’anciennes Charmed Ones sont venus à bout des Perfecti, grâce à un Golem.

Le problème, c’est qu’un Golem, ce n’est pas évident à fabriquer. Il s’agit d’une ancienne magie compliquée à mettre en place et ça les force à mettre la main à la pâte, littéralement, dans le garage de la maison. Harry se rend compte qu’il a du mal à respirer et qu’il devient parfaitement hypocondriaque. Sa future mortalité lui monte à la tête, clairement, et il a des effets secondaires nazes.

Alors que les femmes mettent au point le Golem, Harry doit apprendre à gérer ses peurs. Et ce n’est pas gagné, surtout que Mel est toujours en train de mourir.

En parallèle, Maggie accepte de prendre l’apparence d’Abigail pour se rendre auprès de Fenric. Il est tout content de la retrouver, parce qu’il espère ainsi être vaincu une fois pour toute, persuadée qu’Abi lui en veut encore. C’était assez drôle à voir comme scène, parce que l’actrice s’amuse bien à faire comme si elle était Maggie… Par contre, vraiment, je ne vois pas pourquoi les filles ne servent pas d’Abi. Au point où elles en sont avec elle !

Bon, bien sûr, c’est ce que Maggie finit par être forcée de faire : Fenric comprend qu’elle ne va pas le détruire car elle a besoin de lui, alors il demande aussitôt de récupérer ses pouvoirs et d’être libéré de son triste sort. Maggie n’a plus le choix de faire appel à Abigail, qui se remet bien vite du choc de se voir en visio elle-même.

Après, tout ça ne fait que combler du temps de l’épisode : Maggie est une très mauvaise menteuse, alors bien rapidement Fenric comprend qu’il y a anguille sous roche. Malgré tout, Maggie obtient de sa part le mot de passe dont elle a besoin pour animer le golem, grâce à un tour de passe passe magique provoqué par son pouvoir. Pour une fois qu’elle s’en sert ! Elle oublie toutefois derrière elle le miroir magique des Perfecti, alors ça ne sent pas bon.

Ce sera toutefois pour plus tard. Pour l’instant, on en arrive à Harry qui s’inquiète de voir Mel sur le point de mourir et qui comprend soudainement que les Perfecti veulent probablement avoir à faire face à ce golem. Il se téléporte ainsi avec, forçant Céleste, Macy et Maggie à partir à sa recherche avec une application. Plus utile que la magie.

Par contre, Maggie garde l’apparence d’Abigail pendant tout ce temps, et je me dis qu’il aurait mieux valu confier ce rôle à Mel finalement. Cela aurait justifié de ne pas voir l’actrice pendant qu’elle était enceinte. De son côté, Mel est donc dans le coma, mais elle a tout de même quelques scènes dans l’épisode, enroulée dans un plaid, histoire de. Il fait très froid dans le monde qu’elle imagine, apparemment. Il n’en faut pas plus pour qu’elle s’imagine en train de mourir… avant d’être confrontée à elle-même dans son cauchemar.

Mel est donc confrontée à une version d’elle venant du futur et lui confirmant que si, elle pourra récupérer ses pouvoirs de sorcière manipulant le temps. C’est intéressant tout ça, parce qu’elle a ensuite un message à donner à Mel, avec un futur peu chouette à venir.

Dans la réalité, Macy retrouve le golem après avoir enfermé Harry dans un sortilège, ce qui fait que ça nous laisse Maggie seule avec Harry. Elle le rassure comme elle peut, bizarrement sans utiliser son pouvoir, mais finit par être celle qui flippe de ce qui est en train de se passer, comprenant qu’elles sont manipulées par les Perfecti.

Il est toutefois trop tard : Macy et Céleste ont déjà prononcé la formule donnant vie au Golem, et ça fait bien plaisir aux Perfecti. Maggie débarque à temps avant le réveil du golem, par contre : ça permet de nous expliquer que les Perfecti fabriquent des deepfakes avec les souvenirs dans le miroir et que le Golem est probablement ce qui a détruit les Charmed Ones.

C’est con, ça. Le Golem se réveille juste après ça – et il est contrôlé par les Perfecti ayant les colliers capables de le manipuler. C’est d’autant plus intéressant qu’on nous introduit le Golem comme une créature beaucoup trop puissante pour être vaincue, mais aussi pour être convaincue. Le Golem n’a en effet aucune conscience et aucun jugement propre.

Ce n’est pas bien grave tout ça, parce que Macy met alors au point un plan pour gagner face au Perfecti. Et c’est bien facile : elle décide de jouer sur leur certitude absolue de gagner et le fait vraiment bien. Elle envoie Harry chercher le Golem, se fait passer pour morte et utilise Maggie, toujours sous l’apparence d’Abi, pour faire croire aux Perfecti qu’ils ont gagné. Tout cela dure juste assez de temps pour les piéger dans un cercle magique.

Ainsi, le Golem peut rapidement les renvoyer dans la Tombe, mais pas avant qu’ils tentent une dernière fois de négocier leur liberté, promettant une menace plus grande encore à venir. Ben, ma foi, j’espère bien, parce que la saison n’est pas encore finie. Pour la relancer, nous voyons finalement Harry se remettre de sa mortalité nouvellement acquise alors que Mel se réveille de son coma.

C’est un peu simple qu’une fois les Perfecti (et le Golem, d’ailleurs !) dans la Tombe, la malédiction soit levée, mais admettons. Il n’empêche que Mel a encore à gérer le message venu du futur, et ce message prend la forme d’un bébé à protéger. Bref, Mel finit l’épisode enceinte. Ben ça, ça va vraiment aider l’actrice pour la suite de la saison. Difficile d’être surpris du twist que l’on voit arriver dans la scène, mais c’est cool que ce soit intégré à la série, je trouve !

Bref, j’ai aimé dans cet épisode la ruse de Macy et ce cliffhanger, mais j’ai trouvé que c’était drôlement lent d’en arriver là !

Charmed (2018) – S03E13

Épisode 13 – Chaos Theory – 16/20
De cet épisode, j’ai surtout aimé l’idée d’origine et le développement de certains personnages secondaires. L’exécution n’est pas dingue et le scénario a des trous béants dans sa logique, mais ce n’est pas bien grave : j’aime en apprendre plus sur les personnages que je préfère et j’aime voir qu’on sort enfin des moments de transition où on faisant semblant de ne pas savoir vers quel Big Bad on se dirigeait pour la fin de saison.

Spoilers

Maggie et ses sœurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer Jordan de sa prison magique, quitte à venir en aide au passage à Abby.


How do you defend someone who’s indefensible?

C’est intéressant la CW qui fait une pause dans la diffusion de ses séries pile quand je suis en panne de séries ! Cela m’arrange bien, parce que je n’ai du coup qu’un épisode de retard. Et pour me donner l’impression d’être parfaitement à jour, voilà donc ma critique de l’épisode de la semaine dernière. Ni vu ni connu, ce retard, finalement.

Bon, donc, l’épisode est étonnant, parce qu’il commence par Harry annonçant que Céleste l’attend pour qu’il puisse devenir mortel. Je ne m’y attendais pas du tout, j’avais l’impression que cette intrigue était de côté. En même temps, c’est mon visionnage que j’ai laissé de côté depuis quelques semaines… Bref, Harry s’en va, et c’est problématique, parce que comme chaque fois dans cette série, son départ se fait au moment où les filles sont sur le point d’avoir besoin de lui. Et de ses pouvoirs. C’est un truc déjà bien établi dans la série d’origine, de toute manière.

On reprend vite sur l’intrigue qui m’intéresse le plus heureusement, celle d’Abby et de Jordan. Maggie a vite la confirmation qu’elle avait raison sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elle confronte les Perfecti sur la disparition de ses deux amis. Elle découvre ainsi dans le miroir qu’ils lui tendent un flashback où Jordan est en train d’aider Abby… ce qui suffit aux Perfecti pour affirmer que Jordan est un être démoniaque.

Je ? Lol. J’ai bien ri de la scène où les trois sœurs tentent de confronter les Perfecti en vain, parce que ceux-ci refusent d’envisager la moindre erreur. Ben putain, si arrêter tous les gens qui sont à proximité des criminels, indépendamment de leur culpabilité, n’est pas une erreur, je ne sais pas ce que c’est. Les Perfecti ne sont pas si parfaits, et en plus, ils proposent simplement aux sœurs de prouver l’innocence d’Abby si elles veulent vraiment libérer Jordan.

Maggie ne comprend pas trop leur logique, et je dois dire que ça n’a absolument aucun sens. Oui, OK, mettons que si Abby est innocente, Jordan l’est aussi… mais si elle est coupable, il ne l’est pas forcément ? Genre, Abby est une démone, ça va être compliqué, quand même. Certes, c’était mignon d’avoir Mel qui défend Abby comme Maggie semble prête à défendre Jordan, mais ça n’avait aucun sens, vraiment. J’aime toutefois l’idée de l’épisode, puisqu’il me rappelle un épisode de la série d’origine que j’adorais – en saison 6, celui où les sœurs se retrouvent au tribunal magique.

Anyways. Macy ne voit pas trop comment défendre l’idée qu’Abby est innocente alors qu’on sait qu’elle ne l’est pas, mais Mel insiste vraiment sur le fait qu’elle n’est pas si mauvaise… Lol. Elle est prête à tout pour la démone, même à boire une potion qui sent les pieds pour se protéger des effets de la prison dans laquelle elle est prête à se rendre pour l’interroger. C’est sa cliente après tout. Par contre, elle prend bien la situation, Abby.

Elle a bien envie de rester en prison, parce qu’elle sait qu’elle est diabolique et que ça lui plaît de se transformer en Desperate Housewife, apparemment. C’est super drôle à voir, mais Mel trouve malgré tout la faille qu’il faut dans cette assurance illusoire : Jordan est emprisonné lui aussi, à cause d’Abby. Peut-elle vraiment être en paix avec sa décision ?

Mel rentre auprès de Macy pour tout lui raconter, et ça énerve Macy qui décide d’être hostile avec elle… alors que pour moi, elles ont déjà leur solution : il suffit de faire avouer à Abby qu’elle est coupable, non ? Je veux dire, si elle est coupable, prête à rester en prison, mais qu’elle veut sauver Jordan, ça prouve qu’elle est en pleine rédemption ? Et le sacrifice, qu’elle n’est pas si maléfique.

Enfin bon. Macy se rend donc voir Abby avec le miroir des Perfecti pour lui montrer le bien qu’elle a parfois fait pour aider les sœurs, ce qui est loin d’être suffisant pour convaincre la démone qui préfère s’amuser avec le miroir et les sentiments de Macy pour Harry. J’avoue, j’ai ri. Macy se transforme alors en la mère d’Abby, et l’on comprend rapidement que la prison se retourne contre les sœurs elle aussi : la mère fait en sorte qu’Abby retourne dans sa cage et refuse d’aider Macy.

Le sort s’acharne contre les Vera. Dans la prison, Maggie retrouve également Jordan… mais celui-ci a perdu la boule et la prend sérieusement pour Trish, après un câlin tout en sueur. Je ne sais pas si ça lui donne vraiment envie de le sauver, ça. Elle fait quand même ce qu’il faut pour qu’il retrouve la mémoire, et ça lui donne finalement une piste : celle de contacter la sœur d’Abby.

Pas de bol, la sœur n’est pas d’une grande aide non plus, laissant forcément Mel, Macy et Maggie en galère pour lui trouver une défense. Elles n’ont plus d’autres choix que d’être les témoins prouvant les bonnes intentions d’Abby. Ce n’est malheureusement pas si évident à faire…

Le procès – la parodie de procès à ce stade – peut alors commencer, avec les Perfecti rappelant les crimes d’Abby. C’était cool, je me suis rendu compte que j’avais oublié déjà pas mal de choses de la série, l’air de rien. C’était aussi ridicule d’avoir une statue comme juge – Lady Justitia. On est vraiment sur un épisode qui fait des économies de fou : les flashbacks, le casting limité, les décors limités (le manoir, l’appartement d’Abby, Safe Space et le QG… tout est en studio)…

Cela dit, ça fonctionne bien, dans l’ensemble. Abby refuse de reconnaître le bien qu’elle fait, évidemment, mais un petit détour dans son appartement où Maggie lui met du sérum de vérité dans son vin rouge – pardon, son Pinot noir – et hop, le tour est joué. La scène est excellente : Abby est forcée de reconnaître qu’elle est plutôt cool en fait, qu’elle ne peut vivre dans un monde où un homme aussi bon qu’Harry ne serait pas et qu’elle est amoureuse de Mel. Bon, d’accord, elle ne le dit pas comme ça, mais elle dit clairement qu’elle veut la validation de Mel et être à la hauteur de ce que Mel espère d’elle.

Tout est dit, et la tronche de Mel quand elle l’entend est à mourir de rire. Non ? J’ai beaucoup aimé, en tout cas. Si Lady Justitia en arrive à la conclusion qu’Abby est innocente (euuuh, elle a toujours tué tous les gens vus en flashbacks juste avant quand même), Maggie n’abandonne toujours pas. Elle décide de demander l’aide de Jordan comme témoin… Pas de chance, il n’est plus vraiment en état de le faire.

Alors que Maggie doit jouer à la maman avec lui en espérant le récupérer en état de témoigner ensuite, la série enchaîne sur ce qui fut la meilleure partie de l’épisode : les Perfecti font appel à la mère d’Abby comme témoin. Non, celle-ci n’est pas vraiment morte finalement. C’était une bonne surprise, je trouve, et ça fonctionnait super bien. J’ai trouvé intéressant d’avoir enfin ce côté de l’histoire, parce qu’Abby est de loin la plus grande réussite de la série.

Certes, je ne suis pas hyper à fond sur sa relation avec sa sœur Waverly, mais l’air de rien, les Perfecti font une erreur avec ce témoin, parce qu’elle est loin d’être une mère aimante la mère d’Abby. Au contraire, Mel n’a aucun mal à rapidement prouver qu’elle maltraitait sa fille – et ce, dès qu’elle faisait usage de la magie depuis qu’elle était bébé. De la magie, toute sorte de magie, même la magie de sorcière.

C’est con pour les Perfecti que ça énerve de possiblement perdre la bataille. Loin d’être les gentils qu’ils se disent être, nous les voyons donc s’énerver et condamner Abby à retourner en cellule en attendant la fin du procès, parce qu’elle ne respecte pas les règles de ce tribunal ridicule qui ne fait que prouver qu’elle est coupable. Et qui ne veut pas entendre Jordan, en plus.

Après, il faut dire que Maggie nous ramène un Jordan complètement catatonique au procès. L’acteur brille vraiment sur ce coup-là – ce n’est peut-être pas si dur à jouer comme état, mais il paraît vraiment dément et perdu. Le truc, c’est que c’est justement là-dessus que Maggie veut jouer, pour prouver que ce n’est pas Abby qui le met dans cet état, mais ses sœurs et elle.

Ainsi, Maggie n’hésite pas à se présenter comme la personne chaotique qui fait des dégâts sur Jordan. Macy et Mel volent à son secours pour prouver qu’elles aussi sont habituées à faire des erreurs et que tout ça ne devrait pas retomber sur Jordan. La statue semble soudainement d’accord avec les sœurs, surtout quand elles accusent aussi les Perfecti d’être coupables de créer le chaos. Les Perfecti pètent alors un câble et se remettent à chanter pour faire taire les sœurs Vera. Même la Lady Justitia prend mal l’affaire : elle finit par s’effondrer, comme tout leur système soi-disant logique.

L’épisode se termine ainsi su les sœurs faisant tout ce qu’elles peuvent pour sauver Jordan, parce qu’elles refusent de le voir retourner en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. C’est quelque chose. Et contre toute attente, la scène ressemble fort à une fin de série d’origine avant de se terminer par la libération de Jordan et Abby. Mouais.

Cela ressemble à une solution de facilité, mais c’est cool qu’on reconnaisse enfin les Perfecti pour les méchants qu’ils sont. On peut ainsi en arriver à la conclusion de l’épisode, avec les Perfecti qui disparaissent et deviennent une menace à affronter plus tard, mais aussi Mel et Abby qui peuvent partager un petit-déjeuner alcoolique. Oui, le vrai ship de la série est possiblement là… même si j’aime bien aussi Abby et Jordan, qui ont plus d’alchimie que ne le souhaiteraient les scénaristes, je pense.

Autrement, Abby annonce aussi à Macy qu’elle envisage de rendre à Macy ses pouvoirs. Euh ? Plus tôt dans l’épisode, Macy a découvert qu’Abby lui avait volé ses pouvoirs et elle l’a étrangement mal pris, quand bien même ses pouvoirs n’étaient pas quelque chose qu’elle voulait conserver. Du coup, je ne comprends pas bien le sourire reconnaissant de Macy en apprenant qu’Abby cherche un moyen de lui rendre.

Elle avait une bonne raison de s’en débarrasser, il faudrait voir à ne pas l’oublier trop vite, je pense ?

Maggie retourne aussi voir Jordan, forcément, parce qu’elle a bien envie de lui dire qu’elle l’aime. Malheureusement, elle ne peut avoir le temps de le dire sans que Jordan lui-même ne prenne la parole. Et après un tel épisode, on sait déjà vers quoi ça se dirige : Jordan annonce qu’il quitte Seattle, parce qu’il vient de vivre une année compliquée, tout de même. Chaotique, même. Le voilà donc qui se rend dans le Colorado, sans savoir s’il reviendra ou non.

Il laisse une porte ouverte, mais rien n’est sûr ; et je trouve ça bien dommage. Jordan aussi est l’une des meilleures choses de la série, après tout, alors ce serait cool si les scénaristes ne le faisaient pas quitter la série, hein. Je ne pense pas que ce sera le cas, de toute manière : la fin est trop ouverte pour ça. D’ailleurs, en parlant de fin ouverte, le cliffhanger nous annonce que les Perfecti sont toujours là et ont pour intention de détruire les sœurs Vera avec la tablette, comme ils l’ont fait par le passé. Ah ?

Charmed (2018) – S03E12

Épisode 12 – Spectral Healing – 14/20
Honnêtement, j’ai l’impression que cet épisode est simplement là pour combler le temps en attendant qu’il se passe à nouveau quelque chose dans les prochains épisodes. Il était intéressant d’assister à certains développements, mais ce n’était vraiment pas leur meilleur épisode de la saison. Les scénaristes jouent la montre, donc.

Spoilers

Les personnages cherchent à se débarrasser d’une immortalité et d’une allergie, mais c’est aussi complexe que ça en a l’air.


She knows what she wants. Who she wants.

Est-ce qu’Abigail pense sincèrement que s’enfuir d’une prison magique est aussi simple que de sauter par une fenêtre ? Défoncer un mur, c’est déjà plus drôle. Balancer du whisky au sol, c’est inutile par contre. En tout cas, elle finit par tomber sur sa mère dans la prison, c’est déjà ça.

Elle lui explique qu’Abigail peut encore faire partie de la famille si elle le souhaite vraiment. Abigail se laisse charmer peu à peu par sa mère, qui finit par lui proposer de l’alcool à nouveau – ce qu’elle ne veut pas. Il est intéressant d’en découvrir plus sur les relations familiales d’Abby, mais j’ai trouvé l’équilibre de cet épisode très bancal à cause de ses scènes cette semaine.

On ne voyait pas bien où les scénaristes voulaient en venir avec tout ça. On découvre en tout cas qu’enfant Abigail était parfois enfermée dans un coffre de bois – et une fois adulte, ça ne change pas. Elle est en prison après tout. Quand elle finit par s’en libérer, elle peut boire son verre d’alcool qu’elle tenait tant à éviter tout au long de l’épisode, et je pense vraiment que ça amorce un arc où elle ne sera pas gentille du tout.

Pendant ce temps, Macy cherche toujours à guérir son allergie, ne faisant de toute évidence pas confiance aux Perfecti qui insistent pour dire que cela n’est pas possible. Par contre, lutter contre l’impossible, ça l’énerve particulièrement. Elle en est au point parfaitement inutile où elle utilise ses pouvoirs pour s’en prendre au mobilier afin d’exprimer sa colère.

Cela lui permet toutefois de trouver un étrange coffre dans le grenier où elle trouve une lettre de sa mère, adressée à ses filles, pour quand ce sera trop douloureux de rester proches. Humph.

L’allergie n’est pas simple à gérer et est douloureuse, justement, alors Macy appelle aussitôt ses sœurs pour parler de cette lettre et des autres, écrites aux filles pour leur futur. Mel se retrouve ainsi à recevoir un SMS au moment où elle annonce à Ruby que son allergie est de retour. Chaud les relations avec distanciation sociale, tout de même, mais Ruby lui dit qu’elle l’aime en partant ? J’ai fait à peu près la même tête que Mel sur ce coup-là, je ne comprends pas pourquoi ils forcent tant avec Ruby alors qu’on n’a jamais vraiment eu d’épisodes pour s’attacher à elle.

De son côté, Maggie se retrouve à Safe Space avec Antonio pour bosser avec lui. En théorie, ils doivent bosser. En pratique, il lui paie un café et lui propose un rencard. La pauvre a alors une vision qui lui rappelle qu’elle est censée être en couple avec lui un jour, mais moi, je n’ai toujours pas envie de voir ça. Jordan, sérieux !

Et puis, Antonio est bizarre. Il dit avoir été en couple avec une sorcière avant, et je suis sûr que ce n’est pas juste une manière de parler, contrairement à Maggie. Flippée par sa vision, elle part si précipitamment qu’elle en oublie son portefeuille.

Elle peut ainsi rejoindre Macy et Mel au manoir où les sœurs découvrent ensemble la lettre de la mère des filles… qui est parfaitement inutile. Elle leur confirme qu’il y aura un moyen de se débarrasser de l’allergie, mais l’encre s’est effacée.

Bon, ces ont des sorcières, cependant, alors elles décident de parler au fantôme de leur mère tout simplement, une idée qui leur vient de Jordan qui continue de ghoster Maggie. Pff. Mais non purée, sois maligne, Maggie, tu dois pouvoir faire mieux que ça !

Macy et Maggie se lancent en tout cas dans une petite incantation pour faire revenir leur mère d’entre les morts… mais elles découvrent que ce n’est pas si simple que ça de faire revenir les morts. Elles font ainsi débarquer une petite boule de lumière qui prend possession du corps de Maggie.

Celle-ci se réveille avec un nouveau pouvoir qui met KO Macy, mais surtout avec deux personnalités coincées en elle : celle de Daisy, une ado insupportable, et de Roger, son père tout aussi insupportable.

Pourquoi pas, hein ? Macy finit par découvrir que ces deux esprits sont là parce qu’ils sont les premiers propriétaires de l’objet utilisé comme objet rappelant l’être proche. C’est un twist sympathique, mais franchement, elles sont dans la maison de la mère, c’est abusé de ne pas avoir pris autre chose. Et aussi, on notera que le premier propriétaire est plutôt le créateur que le premier acheteur qui en fait cadeau à sa fille, non ?

Macy leur raconte en tout cas tout ce qu’elle fait, et ça me paraît super con de sa part. En effet, les esprits ont probablement envie de rester en vie… Bien sûr, ils mettent plein de mauvaise foi et de mauvais… esprit dans tout ça, empêchant Macy de récupérer Maggie. Elle n’a pourtant pas longtemps pour y arriver : dès que la bougie de leur séance de spiritisme s’éteindra, Maggie sera perdue à jamais.

Pourtant, elle veut peut-être l’être : Roger et Daisy rencontrent en effet Antonio voulant juste rendre le portefeuille de Maggie et se retrouvant avec Daisy acceptant de sortir avec lui et Roger l’assommant. Voilà qui est fait. Macy s’occupe toutefois de lui, avant de s’occuper des esprits dans le corps de sa sœur.

Les scénaristes ont la bonne idée de nous raconter l’histoire dramatique de Daisy, privée de bal de promo par son père et fauchée, avec lui, par un chauffard qui les tue sur le coup. Les esprits parviennent à se pardonner, ce qui fait que Roger peut finalement partir en paix.

Pour Daisy ? Il suffit d’une petit danse de bal de promo, offerte par Macy grâce à Antonio qui est encore là et peut vivre le plus étrange des rêves. J’ai beaucoup ri et Maggie reste quand même sacrément calme quand elle se retrouve en pleine possession de son corps et qu’elle voit le fantôme de Daisy dire au revoir à un Antonio quelque peu… perturbé.

Tu m’étonnes. Maggie peut heureusement le rendormir, avant de monter au grenier pour aider Macy à ranger tout leur attirail. Marisol peut enfin prendre possession du corps de Maggie pour expliquer à Macy que, non, elle n’avait pas eu de prémonition de l’allergie. Elle pensait juste qu’elles se disputeraient. Certes.

Bon, ben, du coup, on a une scène très touchante entre Macy et sa maman, qui en profite pour donner des conseils sentimentaux à Maggie. Ainsi donc, on découvre que Maggie saurait ce qu’elle veut – qui elle veut. Mouais.

Antonio finit par se réveiller dans le salon, et Maggie en reste à l’excuse improbable de Macy qui lui avait affirmé qu’il était tombé et s’était cogné la tête. Pourquoi pas ? Maggie confirme en tout cas qu’elle veut être en couple avec Jordan, et ça me rassure.

Malheureusement, Jordan n’est toujours pas là quand elle se rend à SafeSpace. Heureusement, Swan est toujours aussi curieuse et peut en dire beaucoup à Maggie qui comprend aussitôt qu’il est parti avec Abigail. Grâce à cette information, elle peut enfin se rendre dans l’appartement d’Abby et comprendre que les deux sont envoyés en prison. Reste à savoir par qui – même si j’ai ma théorie.

En parallèle de tout ça, Harry cherche une solution pour redevenir mortel – mais ce n’est pas si simple. Il demande l’aide des Perfecti, à qui il fait beaucoup trop confiance à mon goût. Ceux-ci lui ont donné récemment un goût de mortalité, cela dit. La solution est toutefois existante selon eux : il doit faire avaler une pilule à quelqu’un avant de piquer quelqu’un avec un objet magique et de lire une formule. Et ce sera une mortalité pour toujours. Etrange comme formulation !

Il a en tout cas six jours pour y arriver, et il décide de le faire en faisant avaler une des pilules à son fils, Carter. Le voilà donc qui se rend chez lui en Angleterre pour mieux découvrir que Carter est mort. Cela le lance dans une sous-intrigue en compagnie de Mel, et j’ai moins accroché à celle-ci qu’à celle de Macy et Maggie.

Pour la faire courte, Harry découvre qu’il a un petit-fils, un enfant bâtard qui pense que Carter était son oncle. Il est un enfant insupportable qui se débrouille pour bouffer toutes les pilules d’Harry et perdre son âme. Il devient ainsi un démon digne d’un mauvais film d’horreur, qu’il faut chasser dans toute la veillée pour Carter. Il y a certes de l’humour à voir tout ça, mais les effets spéciaux ne sont pas géniaux – et le scénario non plus.

Je veux dire, je veux bien qu’Harry fasse diversion en cassant un truc, mais de là à ce que personne ne voit Mel faire de la magie à voix haute juste à côté, c’est abusé. De même qu’il n’était pas bien malin pour Harry de se pointer à ce genre d’événement alors qu’il est, logiquement, le portrait craché du père de Carter… puisqu’il est le père de Carter. Les photos, ça existe, quoi.

Bon, tout ça ne mène à rien d’autre qu’à Harry qui prend conscience qu’il veut toute une vie avec Macy, mais donc aussi une vie de famille. Soit. Mel, elle, découvre que Jill, de la famille d’Harry, est mariée depuis trois mois à sa femme et qu’elles sont très heureuses après une relation à distance compliquée. Cela lui fait prendre conscience d’une manière ou d’une autre qu’elle est amoureuse de Ruby.

C’est l’une des rares fois où j’ai eu l’impression qu’on pouvait accrocher un peu plus au personnage de Ruby – il y avait eu cette scène dans le cimetière du futur, aussi. Les voilà donc toutes les deux à s’aimer, sans pouvoir se toucher. L’allergie n’est pas réglée, la mortalité d’Harry non plus.

Tout ça pour ça, donc. Bon, quand même, le gamin récupère son âme en faisant le deuil de son « oncle » Carter, il faut bien que je le précise, sinon, on pensera qu’il est resté démoniaque toute sa vie. Ce n’était pas fameux.