Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E02 – I Become Supreme Lord of the Bathroom – 15/20

Voilà un épisode déjà plus efficace. Il a ses lenteurs et m’envoie moins de rêve que mes souvenirs de lecture, mais c’est peut-être juste parce que je suis désormais adulte. Je crois que c’est ça. Une chose est sûre : le fil rouge qui se dessine est vraiment entraînant et bien plus intéressant. Allez, je vais accrocher la série, je le sens.

Spoilers 

Percy arrive à la Colonie et découvre toute une organisation.

Today feel like a winning kind of day to you ?

Le rythme lent du premier épisode me fait comprendre pourquoi Disney+ a choisi de nous proposer la diffusion des deux premiers d’un coup. Bon, bien sûr, je commence la série avec du retard et j’en ai aussi un autre à portée de main. Mais peu importe, là n’est pas la question. La question, c’est que Percy étant arrivé à la Colonie, il a enfin l’occasion de rencontrer tout un tas de personnages dont je me souviens peu à peu.

La Colonie

J’en suis à me demander si j’avais bien lu le tome 1 à l’époque. Au petit matin, Peter se réveille et est triste de ne pas avoir rêvé tout ce qui lui est arrivé. Sa mère est donc bien morte, ce qu’il sait aussitôt qu’il voit une corne du Minotaure dans la chambre. Grover est là pour tenter de lui remonter le moral et pour continuer de veiller sur lui, mais bien sûr, Percy l’envoie bouler aussitôt.

Il est difficile de se réveiller à moitié orphelin, je pense. Pourtant, il n’est pas roulé en boule à pleurer toutes les larmes de son corps. Il a en fait déjà pris une grande résolution : il souhaite rencontrer son père au plus vite. Au lieu de ça, Percy tombe plutôt sur Dionysos, le directeur de la Colonie. Bon, il ne l’apprend pas immédiatement, mais Grover lui apprend rapidement la vérité.

Dès que c’est fait, Peter change de discours et s’adresse avec beaucoup de respect à ce type qui semble tout dépravé. Ce dernier lui révèle alors qu’il est son père et qu’il compte sur lui pour lui apporter une bouteille de vin qui est proche, mais un peu trop loin pour lui. Bordel. Je vais avoir tant de mal avec Percy ! Je le sentais dès le premier épisode : il est beaucoup trop naïf.

Il s’en rend compte quand M. Brunner, son prof préféré et tout gentil du premier épisode, débarque sur ses sabots. Ouep, son vrai nom est en fait Chiron. Toute la vie de Percy est un mensonge en train de s’effondrer, mais Chiron évite d’empirer les choses en expliquant à Percy que Dionysos n’est pas son père. En fait, Dionysos essaie de profiter du statut de Sang-mêlé de Percy pour obtenir de l’alcool, qui lui a été interdit par Zeus. Cohérent.

Chiron demande à passer un peu de temps avec Percy, pour lui faire faire le tour de la Colonie et continuer de lui apporter des réponses. C’est beaucoup plus intéressant comme ça, tout de même. La série prend le temps d’introduire peu à peu des éléments de mythologie. Ainsi le stylo-épée est comme un boomerang qui reviendra toujours à Percy tant qu’il ne l’abandonnera pas. La colonie ? C’est un joli endroit dans les bois, avec plein d’enfants héritiers de Dieux qui font tout un tas d’activités sportives. Non, vraiment, c’est une colonie de vacances d’été, hein.

Les gamins vivent dans des bungalows une fois qu’ils sont reconnus par les Dieux. Et c’est un problème pour Percy : son père ne l’a toujours pas reconnu. C’est super de savoir qu’il est le fils d’un Dieu, mais ça ne lui sert à rien pour l’instant : il ne sait toujours pas qui est son père. Il peut tout de même rejoindre un bungalow : celui d’Hermès, qui accepte les enfants non reconnus également. Sur place, l’accueil semble plutôt glacial, mais finalement, un certain Luke débarque pour lui exprimer toute sa tristesse de savoir ce qui lui est arrivé. Eh, ça fonctionne bien cet épisode par rapport au premier.

Durant la nuit, Percy s’endort et rêve une fois de plus du monstre qui essaie de l’appeler à lui. J’aime bien l’idée, surtout que toute la série semble vouloir se dérouler au coin du feu. Cela donne un sentiment cosy. À son réveil, alors que le monstre fait tout pour le monter contre son père, Percy est de nouveau rassuré par Luke.

Kleos

Celui-ci a une cicatrice sur la joue qui semble lui donner un passé mystérieux, surtout que lui non plus n’a pas été réclamé par un Dieu pour le moment. Il explique donc à Percy qu’il comprend ce qu’il ressent, qu’il fait des rêves lui aussi mais que l’important à la Colonie, c’est de gagner en gloire – kleos.

Cela permettra à Percy d’être pris au sérieux à la Colonie. En vrai, Percy espère même que cela lui permettra de découvrir qui est son père : s’il est pris au sérieux et qu’il gagne en considération, il attirera son attention. C’est bien, ça a l’air super sain comme idée pour entamer une relation avec son père. Dans le même genre, la Colonie, c’est super sain comme ambiance, avec les enfants d’Arès, symbolisé ici par Clarisse, qui se mettent à martyriser Percy eux aussi.

Bref, tout ça pour dire que Percy a tout intérêt à trouver sa discipline d’intérêt. Une chose est sûre : ce n’est pas le tir à l’arc, ni l’art d’être forgeron. J’ai des souvenirs de ces passages dans le roman, avec l’impression que c’était plutôt cool comme campement. Là, la série ne parvient pas à me vendre du rêve : pour rien au monde, je n’aurais envie d’aller vivre dans ce campement. Et puis, ça va trop vite en besogne, en plus : durant la nuit, Percy décide de parler à sa mère – qui est morte à ses yeux hein – pour lui dire qu’il s’est fait de vrais amis à la Colonie. Bordel, il y est depuis 24h, et à peine 20 minutes pour nous… C’est pas glorieux, pour le coup.

En tout cas, la scène permet de savoir que Percy a vraiment une dent contre son père, qu’il ne comprend pas son abandon et qu’il compte toujours réussir à se faire remarquer pour attirer son attention. Le problème, c’est que pour ça, il doit trouver ce qui le rend glorieux. Ce n’est pas simple, mais il finit par trouver, grâce à Clarisse.

Durant la nuit, celle-ci entraîne deux de ses potes pour martyriser un peu plus Percy. C’est top cette histoire de harcèlement dites ! L’avantage, c’est qu’en voulant lui mettre la tête dans les toilettes, Clarisse finit par provoquer un des pouvoirs de Percy : il vide l’eau des toilettes et la projette directement sur ses trois agresseuses. Voilà qui est fait.

Si ses ennemies nouvelles se barrent bien vite suite à ça, ce n’est pas le cas d’Annabeth. La jeune fille observait déjà Percy à l’infirmerie et a continué de le faire, dans l’espoir de le voir réussir quelque chose comme ça.

Annabeth

Annabeth est introduite de manière bien mystérieuse, mais on en apprend rapidement plus sur elle. En effet, le lendemain, Percy se renseigne sur sa nouvelle amie étrange auprès de Luke, pour mieux découvrir qu’il s’agit de sa sœur. Merveilleux pour tout savoir d’elle à moindre frais, non ?

Luke lui raconte toute son histoire : avant la Colonie, il voyageait avec Thalia, une enfant interdite. Une enfant interdite, c’est la progéniture d’un des trois grands dieux ayant passé un pacte pour arrêter de procréer quand ils ont compris que les enfants qu’ils mettaient au monde étaient trop forts. Thalia était la fille de Zeus, mais elle a fini par mourir. Avant ça, et avec Luke, elle a recueilli Annabeth. Celle-ci est désormais la meilleure guerrière de la Colonie, mais elle doit encore réussir une dernière quête avant de pouvoir s’émanciper de la Colo.

Bien sûr, Chrion lui promet une quête avec un demi-dieu, alors elle observe toutes les arrivées, espérant qu’il s’agira du bon Sang-mêlé. Et elle a raison de surveiller Percy… mais nous n’y sommes pas encore. Il faut d’abord passer par l’étape « jeu ».

Le jeu

C’est marrant, j’ai souvenir que le roman réussissait mieux à nous vendre les activités de la Colonie. Là, on se retrouve avec un « jeu » organisé par Chiron auquel on ne comprend rien – ce qui est le but, hein – mais auquel je n’arrive pas pour autant à accrocher. Dans le livre, le suspense était sympa. Dans la série, ça donne l’impression d’être baladé sans trop de raison. On voit plein de gamins qui se battent à l’épée et utilisent des dons pour gagner…

Mais Percy n’a aucune idée de ce qu’il est censé faire. Il est pourtant l’élément-clé du plan d’Annabeth. Il profite plutôt d’un long moment solo pour aller pisser dans un coin et siffloter longtemps dans le bois. Ensuite, il décide de faire une sieste et finit par se réveiller quand Clarisse et ses deux potes débarquent à nouveau.

Elles le détestent absolument sans raison et se montrent dangereuses, avec une obsession de Clarisse qui est amusante : elle veut que Percy reconnaisse qu’il a menti pour la destruction du Minotaure. Je trouve ça sacrément stupide quand on sait que ce n’est pas lui qui a pu raconter ça puisqu’il était inconscient.

Percy refuse toutefois de mentir et se lance donc dans une bataille contre les trois filles. La règle du jeu est qu’ils n’ont pas le droit de se blesser – même s’ils se battent avec des épées tranchantes et des lances, ouais. Clarisse décide d’en faire fi, mais je ne vois pas bien la logique là-dedans. Une seule chose est sûre : Percy s’en fait une vraie ennemie quand il détruit la lance magique qu’elle utilisait.

Le jeu prend fin à peu près au même moment : l’équipe de Percy gagne, mais pas grâce à lui ou Annabeth. Le plan d’Annabeth ? Eh bien, simplement de regarder Percy pendant qu’il se bat pour savoir s’il est le bon pour sa quête ou non. Et il l’est, évidemment. La preuve est indéniable quand il est reconnu par le dieu Poséidon.

La quête

Annabeth le pousse dans l’eau pour que cela finisse par se faire. C’est l’occasion pour nous de découvrir que l’eau est capable de guérir les blessures de Percy et de voir un joli trident au-dessus de sa tête. Evidemment, Poséidon n’est pas n’importe quel dieu : il est l’un des plus puissants de l’Olympe. Le fait de l’avoir pour père fait de Percy un enfant interdit.

Il obtient donc un bungalow privé, mais aussi quelques explications de plus de la part de Chiron : Zeus et Poséidon se disputent depuis plusieurs mois à cause du vol de l’Eclair primitif, un symbole de Poséidon. Le problème pour Percy, c’est qu’il apparaît comme un coupable idéal aux yeux de Zeus. Ce dernier pose donc un ultimatum à Poséidon : il a une semaine pour lui rendre l’Eclair primitif.

Bim, voilà la quête de Percy : il doit retrouver l’Eclair avec l’aide de deux camarades. L’Eclair ? Le plus logique est qu’il soit auprès d’Hadès. Voilà donc Percy qui est supposé accepter d’aller dans le Royaume des morts pour un père qui n’en a jamais rien eu à foutre de lui ?

Ce serait n’importe quoi. Seulement, il y a une info qui peut le faire changer d’avis, et elle est d’importance. En parallèle, nous suivons également Grover qui se promène dans la forêt de la Colonie et tombe sur… une nymphe ? Une femme arbre, en tout cas. Il lui fait toute confiance et j’imagine qu’elle pourrait être sa mère. C’est terrible de n’avoir absolument aucun souvenir des romans à ce point, sérieusement. La colonie me dit vaguement quelque chose, mais le rôle de Grover, absolument pas. Pour l’instant, il décide d’aller parler aux adultes de la disparition de la mère de Percy.

Il trouve cela surprenant : elle n’est pas morte comme une humaine, mais a disparu comme le font les monstres. En fouillant pour trouver des réponses, Grover a fini par comprendre qu’Hadès avait pu intervenir juste avant la mort de Sally pour la sauver. C’est merveilleux comme nouvelle : elle serait juste au royaume des morts, sans forcément être morte pour autant ? Grover souhaite absolument prévenir Percy, mais veut avant cela une confirmation des adultes. Il est alors servi : on lui interdit tout bonnement de révéler quoique ce soit à Percy. Forcément.

C’est pourtant ce qu’il fait en fin d’épisode pour convaincre Percy d’accepter sa quête. C’est quand même un peu n’importe quoi, mais c’est bien suffisant pour que Percy accepte : sa mère est peut-être en vie chez Hadès, alors autant y aller.

Il a une semaine pour accomplir sa quête et empêcher une guerre divine d’éclater au passage. Mais ça, il s’en fout, je crois.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E01 – I Accidentally Vaporize My Pre-Algebra Teacher – 13/20

Je suis un peu déçu par ce premier épisode. J’espérais que le voir me permettrait de me souvenir des romans, mais alors pas du tout finalement. J’avais l’impression que la saga était bien plus épique et surtout que Percy était plus malin que ça… mais je crois que c’est mon souvenir le problème. Si la fin du premier épisode promet de meilleures choses et que les effets spéciaux sont excellents, j’ai déjà énormément de mal à supporter Percy, ce qui risque d’être un problème. Notons aussi qu’avant le dernier acte, j’ai eu l’impression que l’épisode était long alors qu’il ne dure que 39 minutes…

Spoilers 

Percy est un pré-adolescent un peu rêveur, harcelé pour ça et sur le point de découvrir qu’il n’imaginait rien.

Am I a trouble kid? Yeah, you could say that.

Percy

L’introduction de l’épisode, brumeuse, permet l’arrivée du héros, Percy Jackson. Il ressemble exactement à ce que j’imaginais – et au souvenir que j’en avais. De toute manière, la bande-annonce m’avait déjà confirmé que la série vaudrait le détour pour ça : les effets spéciaux, le casting, les choix faits sont tops. La voix-off, le titre de l’épisode à la première personne ; au moins, on sait directement à quoi ressemblera la narration de la série. Commencer par ce plan sous la pluie est une bonne idée pour introduire le héros, mais je ne suis pas tout à fait convaincu par la pertinence de la scène pour autant, parce que ça commence trop en mode mise en garde sortie de nulle part. J’imagine que c’est le but de toute manière.

Post-générique, on se retrouve avec une introduction déjà bien plus efficace. Percy Jackson a 12 ans et est un ado comme les autres, avec son tas de problèmes. Pour les comprendre, il faut déjà revenir en arrière, avec un Percy qui voit des animaux fantastiques dans le ciel à l’école. Puis dans la rue. Il n’arrête pas de voir des choses irréelles, avant qu’elles ne prennent une forme plus réaliste.

L’histoire est excellente, il n’y a pas à dire. La présentation de cette histoire par la série ? Je ne sais pas, j’ai du mal à entrer dans la série, déjà. La musique est déjà bien trop épique à mon goût pour ce qui n’est qu’une introduction du personnage principal. C’est sympa de le voir passer par la case psy et de savoir qu’il a rencontré son meilleur ami, Grover, mais on nous en fait déjà des caisses dans la mise en scène, alors qu’il ne s’est rien passé.

Pour qu’il se passe quelque chose, il faut donc attendre qu’il obtienne l’âge de 12 ans. C’est le point commun à tant d’histoires ! La sixième, c’est vraiment un moment marquant dans la vie d’un pré-ado, que voulez-vous. Bref, à 12 ans, il a une sortie scolaire qui lui permet d’admirer une statue de Persée. Un autre flashback (encore ? déjà ?) nous permet d’apprendre qu’il tient son nom de ce personnage mythologique. Sa mère lui a en effet expliqué l’origine de son nom alors qu’ils visitaient ce même musée. Au passage, les scénaristes modernisent un peu le roman problématique parfois en rétablissant l’histoire de Médusa, et ce n’est pas si mal fait, en vrai.

Forcément, dans le présent, Percy se laisse aller à la rêverie quand il revient dans ce musée. C’est plus ou moins une bonne chose : se souvenir de sa mère lui fait plaisir, mais il est victime aussitôt de harcèlement. Et même sa prof semble être une sacrée connasse. Percy s’en confie donc à Grover, son meilleur ami, qui lui conseille de ne surtout pas répliquer.

Nancy

Le conseil est franchement discutable, surtout que la gamine qui se fout de lui est carrément insupportable et n’hésite pas à leur balancer à la figure un sandwich, juste parce que c’est drôle. Percy en a marre, cette fois, et il décide donc de répliquer. Par contre, la réplique est beaucoup plus violente que prévu : il projette la gamine dans une fontaine en utilisant un pouvoir magique. Là, la série part quelque peu en vrille dans la manière de nous montrer ce qu’il se passe ensuite : Mrs Dodds la prof connasse ressemble soudainement à une harpie. Et ça ne semble pas agréable pour Percy de voir sa prof se transformer en monstre, bizarrement.

Elle se jette sur lui, assurant qu’il leur a fallu du temps pour le retrouver mais que ce sang-mêlé ne pourra pas se cacher éternellement. La harpie est aussi à la recherche de quelque chose, mais nous n’en saurons pas plus car Percy la transperce d’une épée sortie de nulle part… avant de se réveiller, après s’être évanoui à côté de la fontaine. Ben tiens.

Je ne me souvenais pas que l’écriture du roman était si chaotique. J’avais l’impression que tout ça était bien plus réaliste… mais en même temps, j’étais enfant quand je les lisais. Inévitablement, de retour à la réalité, Percy demande où est sa prof si flippante à un autre prof, bien plus bienveillant, en fauteuil roulant. Cet autre prof, tout comme Grover, explique alors qu’il n’y a jamais eu de Mrs Dodds. C’est con.

La journée peut alors reprendre comme si de rien n’était. PARDON ? Le prof demande à tous de continuer la journée alors qu’il a une gamine dans une fontaine et un autre évanoui ? Sérieusement ? C’est bien les mondes fictifs. Bon. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a aucune conséquence pour Percy, hein. Une sorte de conseil de discipline est rapidement mis en place dans le bureau du directeur du collège.

Si Percy assure ne pas avoir touché Nancy, la gamine insupportable et que c’est techniquement vrai, personne ne le croit. En plus, face au directeur, Grover trahit finalement son ami. C’est quelque peu mérité à ce stade : il voulait de toute manière s’attaquer à Nancy, hein. D’accord, c’est un accident plus qu’un acte intentionnel, mais bon… Il ne tardera pas à se découvrir totalement responsable, non ?

En attendant, Percy rentre chez lui pour mieux tomber sur son insupportable beau-père. C’est un gamin héros de roman jeunesse, évidemment qu’il a un beau-père qui le maltraite un peu – une sorte de loser de qui sa mère s’est entiché pour une raison qu’il est compliqué de comprendre. Il est toutefois chouette de voir que la relation entre Percy et sa mère est toujours au beau fixe quand la série commence. Elle est aimante, lui pardonne ce qu’il s’est passé avec Nancy instantanément et écoute Olivia Rodrigo en restant sous la pluie… Je ne peux que l’adorer, non ?

Elle décide d’organiser une petite expédition avec Percy suite à ce qu’il s’est passé, et le gamin ne comprend pas trop pourquoi. Sa mère semble se décider soudainement, quand il lui confie ses doutes sur ce qui vient de lui arriver pendant la sortie. Et alors qu’il se dirige vers la plage avec sa mère (oui, oui, par une belle journée pluvieuse), la série nous propose un autre flashforward – ou plutôt un cauchemar de Percy. Il rêve qu’un être monstrueux vienne à lui… Le classique des romans d’aventure, quoi.

La plage

Je suis partagé face à l’adaptation en tout cas. Je ne me souviens pas bien du roman, hein, mais je trouve qu’elle manque de quelque chose pour le moment. L’épisode est un peu long, en fait, ça traîne en longueur et je ne sais pas pourquoi. Cela dit, il suffit que je m’en plaigne pour que l’on avance un peu dans l’histoire : Percy se confie, au coin du feu, à sa mère sur ce qu’il s’est passé et sur l’hallucination qu’il a eu au musée.

Et bim, sa mère en sait d’un coup plus que ce qu’il raconte : elle sait que c’est une femme qui s’est attaquée à Percy. Voilà donc la mère qui se met à raconter qu’ils viennent à la plage chaque année parce qu’elle a rencontré son père ici, et que son père était beau et parfait parce qu’il était un Dieu. Allez, bim, on passe à l’exposition de la saga – et quelque part, je trouve que ça a mis du temps à arriver alors que non. Bon, et pour le bien de la critique, qui fait le résumé aussi, il faut que je précise moi aussi ce qu’il en est : Percy est un demi-dieu de la mythologie grecque, aussi appelé un sang-mêlé.

Le problème, c’est qu’être un sang-mêlé, ça sonne classe dit comme ça, mais ça le met en danger dans le monde des humains, parce qu’ils sont pourchassés par des monstres. Difficile d’en savoir plus pour le moment : la conversation est interrompue par Grover. Il est rapidement révélé que celui-ci en savait beaucoup plus sur Percy : il a des pattes de chèvre et est en fait un satyre, envoyé pour protéger Percy.

Oui, il l’a fait renvoyer de l’école, mais c’était en fait pour son bien, pour éviter qu’il ne soit retrouvé trop vite par ses ennemis. Allez, admettons. Au moins, l’histoire avance plus vite soudainement et ce n’est pas plus mal. Grover prend moins de temps que la mère de Percy pour tout raconter à son meilleur ami : il y a donc une Brume qui dissimule le monde magique aux yeux des humains, mais pas aux yeux de Grover ou de Percy, parfois. En théorie. En pratique, Grover n’a pas vu arriver à temps Mrs Dodds.

Le Minotaure

C’est donc un peu étrange, mais c’est surtout le signe que de nouvelles attaques vont avoir lieu. Quand il y en a une, c’est foutu pour toujours, avec des attaques censées se multiplier. Grover a le temps, pour l’humour, d’ajouter qu’il a 24 ans, mais paf, l’épisode avance soudainement vers autre chose. Un Minotaure débarque donc de nulle part sur l’autoroute pluvieuse et prend en chasse la voiture de la mère de Percy.

C’est con, ils en avaient besoin pour atteindre la Colonie, un safe space où Percy pourra finir de se préparer à ce qui l’attend dans le futur. Ce qui l’attend ? Plein de monstres, bien sûr. Avant ça, il doit toutefois dire au revoir à sa mère. Bordel, Percy est deux de tension et j’ai bien du mal à comprendre qu’il soit si lent à percuter ce qu’il se passe : sa mère fait promettre à Grover de prendre soin de lui et il est très clair qu’elle va devoir abandonner Percy…

Seulement, Percy ne le comprend pas immédiatement. C’est une jolie scène tout de même : la mère aimante est forcée de dire au revoir à son fils unique. Ils prennent un temps monstre à le faire alors que le Minotaure en slip est déjà à les rattraper. Après un dernier discours bienveillant et un baiser rapide à son fils, la mère humaine fait le choix de se sacrifier pour protéger son fils. Elle attire le Minotaure à elle.

Le pire dans l’affaire ? Comme Percy voit sa mère mourir, la protection qu’elle lui accorde ne sert absolument à rien ! En effet, Percy est aussitôt énervé et transforme à nouveau son stylo en épée dorée. Il se sert de celle-ci pour aller attaquer le Minotaure, et donc lui révéler sa présence. Que c’est con ! Sa mère lui a donc gagné du temps pour qu’il se protège, et lui, il décide d’aller s’en prendre au Minotaure.

Vraiment, je vais avoir du mal avec ce personnage. Et pourtant, tout le monde le traite en héros en fin d’épisode : il parvient à lui seul à tuer le Minotaure. Tout le monde ? Il est arrivé à la Colonie après être tombé inconscient (encore !) durant son combat. Et ça fait un bon cliffhanger pour ce premier épisode… avant un excellent générique de fin, tout en symboles et images bien réussies.

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Percy Jackson and the Olympians (S01)

Synopsis : Adapté des romans de Rick Riordan, cette série plonge au cœur de la mythologie grecque en suivant la vie d’un adolescent ordinaire, Percy Jackson, qui découvre un jour qu’il est le fils d’un dieu grec.

j’ai bien évidemment un train de retard dans le visionnage de la série et la publication de mes critiques, mais je suis sûr que personne ne m’en tiendra rigueur. J’avais aussi un train de retard, enfant, quand je me suis mis à lire les livres. Et c’était il y a si longtemps que je crois bien n’en avoir strictement aucun souvenir, outre le fait que j’avais dévoré tous ceux qui étaient disponibles dans ma bibliothèque à l’époque.

On se retrouve donc face à un problème : j’ai lu, mais tout oublié ; je vais voir la série… et vais sûrement avoir envie de lire ces livres aussi. J’en ai déjà tellement dans ma PAL pourtant. Comme les séries, vous me direz, et comme les saisons que je n’ai pas encore terminées.

Pourquoi entamer une nouvelle série, alors ? Je ne sais pas ! On est le 1e janvier, c’est bien normal de commencer quelque chose, non ? En plus, je n’ai que trois épisodes de retard pour le moment. Et puis, si je veux retrouver ma passion des séries en 2024, il va bien falloir que je m’aventure au maximum sur de nouvelles séries pour trouver enfin de quoi me redonner envie d’être à fond.

Je doute que celle-ci fasse l’affaire, mais bon, on ne peut pas savoir tant qu’on n’essaie pas !

Note moyenne de la saison : 15/20