Twisted Metal – S02E02 – DOLF4C3 – 18/20

Oh comment je suis rassuré ! Avec cet épisode, je retrouve vraiment tous les éléments qui me plaisent : les répliques bien senties, les dynamiques entre personnages bien gérées, les nouveaux personnages qui sont instantanément appréciables et, bien évidemment, une course de voiture digne d’un jeu vidéo. C’est quand même fou d’adapter un jeu vidéo de courses complètement wtf, mais qu’est-ce que c’est cool !

Spoilers

John se réveille chez les Dolls. C’est l’heure des retrouvailles avec Quiet, sept mois après, et avec sa sœur… vingt ans après.

Well, the ride’s over, so…

N’étant que moyennement motivé par le premier épisode, je dois dire que je n’aurais vraiment pas été contre une diffusion hebdomadaire pour cette saison – oui, même si j’arrête de regarder en cours de route les saisons que je commence, parfois même sans les publier (coucou le début de saison de Resident Alien). L’avantage d’avoir déjà le deuxième épisode, c’est que je vais au moins avancer un peu dans la saison, vous me direz. Il est déjà tard, en revanche, pas sûr d’enchaîner sur le 3, même si je suis ravi de voir que cet épisode est plus court que le précédent.

Comme toujours, on reprend avec un flashback : dix ans plus tôt, Dollface avait un amant à son image, un beau gosse un peu perché qui assure être fort et se laisse frapper par sa nana, parce que c’est excitant apparemment. Problème, ça me semble être le même type qui était esclave des nanas dans l’épisode précédent.

Il est révélé dans ce flashback que si Dollface pensait sincèrement que les mecs étaient ceux qui prenaient toutes les décisions autour d’une partie de poker, ce n’est finalement pas le cas. Tout se joue dans les toilettes où les compagnes de chaque leader font les vrais échanges importants et prennent les décisions. Cette vision des gangs et de l’Histoire me fait bien rire et me raccroche déjà tellement plus à la série.

Je suis là pour ce genre de gros n’importe quoi, moi ! Bon, peut-être pour les décisions prises entre deux pets, mais pour la révolte qui gronde ensuite, avec une nana qui essaie de buter les autres parce que son mec le veut et Dollface qui lui fait prendre conscience qu’elle n’a peut-être pas à le faire. Oh lala. Comment je suis en train de tomber amoureux de Dollface !

Elle renverse totalement les cartes en ramenant toutes les nanas à la table de Poker et en faisant prendre conscience aux mecs que c’est fini pour eux. Ils voulaient mesurer leurs bites, ils se retrouvent à mesurer l’échec de leur relation amoureuse. Les femmes n’hésitent pas à les tuer pour prendre le pouvoir (et pourtant, elles ont laissé une porte de sortie : la nourriture pour bébé, qu’ils ont refusé). Dollface qui balance sa petite réplique avant de tirer sur son mec (et ne pas le tuer), c’est pépite.

Dans le présent, John se réveille menotté à un lit et en caleçon. Il est surveillé par Ashley qui s’amuse à le faire bien flipper dès son réveil, mais bon, elle n’a pas le temps de le torturer vraiment. En effet, Quiet et Dollface débarquent pour l’interrompre et rassurer John sur ce qu’il se passe. Quiet est heureuse de le retrouver (on l’a vu heureuse avec d’autres Dolls pourtant), mais elle lui souligne qu’il y a quelqu’un d’autre d’excitée de le voir. Et pas dans le sens que John espère : l’autre, c’est Krista. Ah, Dollface a enfin un nom !

Elle révèle à Lionel son prénom et le fait qu’elle est sa sœur, mais ça s’arrête un peu là. John est complètement perturbé par la révélation, parce qu’il ne ressent rien du tout, contrairement à ce qu’il espérait. Ses souvenirs ne lui reviennent pas et les retrouvailles sont super décevantes. Elles le sont pour lui, mais elles le sont surtout pour Krista, qui peine à cacher ce qu’elle en pense vraiment.

Elle lui présente tout de même son campement avec plein de Dolls et leur but de faire en sorte de rétablir l’équilibre entre ceux qui sont dans la ville et ceux qui ne le sont pas. La série me remotive grandement avec ces scènes par contre, surtout quand Quiet et John commencent enfin à interagir ensemble : elle lui reproche de ne pas être plus démonstratif avec sa sœur et c’est incroyable comme j’adore la dynamique entre les deux personnages.

Bon, après, c’est triste comme tout parce qu’ils ne se sont pas vus pendant sept mois. Certes, John a pu s’enfuir de New San Francisco, mais beaucoup de choses ont changé pour Quiet. Elle refuse donc de reprendre la route avec lui, même si elle a pris soin d’Evelyn en son absence (c’était chouette de revoir la voiture). Et pour cause, son nouveau plan est d’entrer dans la course pour faire tomber tous les murs. Le duo n’est vraiment pas sur la même longueur d’onde.

Ils sont toutefois interrompus lorsque Quiet remarque qu’il a une voleuse parmi les Dolls. J’étais si heureux de voir l’actrice embauchée pour ce rôle de voleuse de tampon et flingues. Je l’adore depuis High School Musical the Musical the Series, même si elle a toujours des noms de perso de merde. Pour cette série, son nom sera Mayhem. Dur de croire ce qu’elle dit pour le reste : elle assure que son petit frère est malade et qu’elle fait ça pour lui, mais bon… Qui peut bien la croire ?

De son côté, John demande à parler à sa sœur pour lui reprocher que Quiet soit envisagée comme conductrice dans le tournoi. Le problème, c’est que tout ça est l’idée de Quiet à la base : Dollface la connaît depuis sept mois et sait très bien que rien ne pourra la faire changer d’avis. Oui, elle risque de mourir, mais le jeu en vaut la chandelle selon elle.

Elle est donc la première à se porter volontaire quand Krista demande qui veut représenter les Dolls lors du tournoi, mais elle n’est pas la seule. Ashley, insupportable, demande donc à représenter aussi son clan, même si tout le monde sait que Quiet est meilleure qu’elle. Cependant, John aussi veut participer. Tiens, et Jeremy aussi, le prisonnier masculin des Dolls.

On s’amuse bien, avec Mayhem qui n’hésite pas à participer aussi pour se foutre de la gueule d’un peu tout le monde. Tout cela mène inévitablement à une course de voitures. Oh. La série sait comment faire : la course est super chouette à suivre. Il y a de l’humour avec Jeremy qui ne parvient pas à démarrer, de l’action avec des explosions de peinture en chemin et du suspense pour savoir qui gagnera la course.

Ashley est vite évincée à son tour, et tout se joue entre Quiet et John, évidemment. C’est finalement Quiet qui passe la ligne d’arrivée en première. Elle est incroyable, tout simplement, et sort victorieuse. Cela ne lui suffit pas : elle se lance aussitôt dans la forêt à la recherche de la gamine qui était sa prisonnière et qui a disparu.

Elle finit par la retrouver dans les bois, alors que John vient juste de la rejoindre. La gamine est toujours prisonnière, d’hommes des cavernes cette fois. Ben oui, certains régressent pendant l’apocalypse. La scène est principalement comique, en vrai, mais elle permet aussi à Quiet de faire équipe avec John. Si elle prétend vouloir uniquement récupérer sa hache, Quiet décide de sauver Mayhem et de se battre en duo avec John. La scène d’action est bon délire, finissant même par une petite décapitation. Cela aurait manqué.

Non, vraiment, la série est de nouveau super drôle, et tout l’humour repose vraiment sur le duo. Le personnage de Mayhem est aussi une belle trouvaille pour apporter quelque chose de nouveau à la série : elle a de bons échanges comiques avec Quiet qui la prend sous son aile, même si elle en fait une prisonnière. C’est pour son bien.

Le côté émotions n’est pas en reste avec le personnage de Krista qu’il est difficile de ne pas aimer. Elle en dit un peu plus sur les parents de John, mais celui-ci ne veut pas trop en savoir : il a bien compris que l’histoire de ses parents sera aussi triste que celle du frère de Quiet.

L’épisode se termine finalement avec deux bons cliffhangers : le premier voit Quiet demander à John de venir avec elle pour gagner ensemble le tournoi. Avant ça, il faut toutefois de plus grandes et belles armes. Krista sait où en trouver : à Diesel City.

En parallèle, on nous révèle qu’un certain M. Grimm fera aussi partie de la course, et tant pis s’il faut pour ça s’échapper d’un asile nommé Blackfield. J’adore comment la série développe l’air de rien toute une riche mythologie. C’est si efficace.

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Twisted Metal – S02E01 – PRSRPNT – 15/20

Cela fait plaisir de retrouver les personnages et l’incroyable bande-son de cette série, deux éléments qui contribuent grandement à en faire un coup de cœur. Pour autant, j’ai l’impression d’être moins embarqué que je ne l’avais été lors de la première saison (mais le premier épisode de la série ne m’avait pas convaincu non plus, c’était sur la longueur que ça avait pris). La séparation des personnages, la superposition des intrigues et la durée plus longue de l’épisode expliquent peut-être cela… Je l’espère en tout cas, parce que j’ai bien envie d’accrocher, moi !

Spoilers

John cherche un moyen de s’enfuir de New San Francisco.

Does he look like a big baby ?

J’avais bien besoin d’un résumé de la série et je suis content qu’elle se soit chargée de le faire – même si j’ai aussi relu quelques-uns de mes articles, ne serait-ce que pour me souvenir du nom de John (impossible d’oublier pour Quiet !).

Cette saison 2 commence à San José en Californie. Les rues sont désertes de nuit, mai sil y a une voiture qui circule pourtant à toute vitesse, avec quelques virages contrôlés. Nous sommes en 1998 et la conductrice n’est autre que Raven. Elle est alors émo, possiblement lesbienne avec sa meilleure amie Kelly et prise dans une vie d’ados pas si incroyable que ça. J’avais oublié que la série commençait ses épisodes par des flashbacks, mais ça fonctionne bien.

Raven utilise son jeu de tarot pour détruire la réputation d’une amie nommée Destiny qui n’est peut-être pas tant que ça une amie. Destiny fait une soirée chez elle, en profite pour coucher avec les deux amis de son mec et s’étonne quand Raven s’amuse à l’exposer publiquement. Il y a de quoi se marrer dans ce début d’épisode, alors qu’elle est aidée par Kelly. Le problème, c’est que Kelly se tue pendant la blague, tombant du toit, se cognant la tête et tombant dans la piscine. Oups.

La série nous prend alors par surprise : Raven n’est pas celle qu’on connaît, mais une autre désormais. Elle est insupportable avec John tout de même : elle le fait surveiller non-stop par des gardes qu’il essaie de semer par tous les moyens. En vrai, la vie de John à New San Francisco est plutôt sympa : il doit s’entraîner toute la journée sur un jeu d’arcade pour pouvoir conduire la voiture de Raven et être un bon pilote. Bon, le fait que Raven veuille qu’il gagne la course pour retrouver Kelly est un poil inquiétant, mais pour le reste, on s’amuse bien.

On voit donc John boire un coup avec ses potes ou être un livreur de pizza plutôt moyen. Il n’empêche qu’il tente à chaque fois de s’enfuir comme il peut : il ne veut pas rester à New San Francisco. C’est plutôt amusant de le voir si déprimé et si mauvais dans toutes ses tentatives de fuite. Tout ce qu’il parvient à faire, c’est énerver davantage Raven : elle le fait punir de ses trop nombreuses tentatives de fugue en le consignant chez lui entre deux entraînements… et sans télévision.

Il a toutefois un équivalent du club des cinq, c’est déjà ça. Seulement après 88 livres lus, il découvre qu’il n’a pas le tome 89 dans lequel un nouveau personnage est introduit d’après le début du tome 90. J’ai tellement de peine pour lui, ça me rendrait fou ! Pire que tout : il trouve le tome 89 dans une chambre d’ado – celle de sa sœur, je suppose ? – mais… Pas de bol ! Le tome est découpé pour laisser un joint.

John est au moins content d’avoir un joint. Côté lecture, il se contente finalement du journal intime de sa sœur qui, lorsqu’elle était enfant, s’amusait même à faire des dessins et des cartes qui permettent aujourd’hui à John d’envisager une fugue à nouveau. Il a toutefois besoin d’aide : il demande à un des gardes chargés de le surveiller, devenu son ami, de l’accompagner. Il s’agit de Chester. Le pauvre est embarqué sous la douche de John pour découvrir tout ce plan, et on retrouve là l’humour de la série – John l’empêche de se déshabiller mais lui est nu, évidemment.

Après ça, John récupère l’uniforme de Chester pour s’infiltrer dans la base – infiltration bien aidée par le fait que le mot de passe de cette Raven soit Kelly. Le but de John ? Récupérer une voiture, et si possible Evelyn. Pourtant, dans le garage, ce qu’il trouve, c’est une ambulance où repose en paix Kelly. On pourrait penser qu’elle serait mieux surveillée que ça, mais non. Kelly est donc dans le coma depuis toutes ces années.

Sa trouvaille est interrompue toutefois par une annonce de Calypso, une sorte de type déguisé en vampire à ce stade (il me fait penser à Alexandre d’une vieille saison de Secret Story, on a les réf qu’on mérite je suppose). Il annonce le concours de voitures déjà évoqué en fin de saison précédente avec un petit rire machiavélique qui va tous nous hanter : le gagnant verra son vœu être exaucé. Et pour gagner, il suffit d’avoir son propre véhicule et d’éliminer les autres. C’est simple et efficace, ça.

John vole aussitôt l’ambulance, mais il a le tact de laisser tout de même Kelly derrière lui, toujours avec de quoi la maintenir en vie.

De son côté, Quiet fait désormais partie du groupe des femmes masquées qu’on avait certes aperçu en fin de saison, mais dont on ne sait pas encore grand-chose. Elles s’appliquent à faire justice elles-mêmes apparemment. On les découvre donc à Molesto où elles détruisent une usine et crament le visage du dirigeant pour le fun. Leur but est de venger tous les outsiders qui meurent à cause de lui.

Les méthodes violentes de Dollface, la sœur de John, ne sont pas trop au goût de Quiet… mais elle trouve à son goût une partie de ses alliées, si l’on en croit les danses sexys qu’elle fait avec. Quiet est tout de même convoquée par Dollface qui prend un peu de temps pour la maquiller et savoir si elle est vraiment leur alliée ou non. Bon. J’ai eu du mal à accrocher pour l’instant, mais je ne doute pas que la série saura me convaincre par la suite.

En attendant, elles entendent le message de Calypso et Quiet nous rappelle à tous des bouts de saison 1 oubliés. Calypso a donc bien tous les pouvoirs et elle insiste pour que Dollface prenne au sérieux ce tournoi. Elles sont toutefois interrompues par le fait qu’une ambulance soit repérée aux portes de New San Francisco. Espérant trouver des médicaments dedans, les filles se mettent aussitôt en chasse.

Sans la moindre surprise, elles parviennent à récupérer l’ambulance en provoquant une sortie de route pour John. Toutefois, il y a tout de même une petite course de voiture entre temps et toujours autant de malice de la part des scénaristes, avec des véhicules vraiment pensés pour la série, notamment ce camion qui peut décharger des voitures tout en roulant. C’est chouette comme tout, vraiment, mais avant d’en finir avec cet épisode interminable, il faut encore que Quiet tire sur John avant de le reconnaître ou qu’Ashley l’assomme au moment des retrouvailles avec sa sœur. D’ailleurs, celle-ci l’appelle Lionel, on va donc peut-être enfin en savoir plus sur son passé ! Quant au fait qu’il retrouve si vite Quiet, sachez que j’en suis heureux, je la sentais mal cette saison si le duo restait séparé trop longtemps.

En parallèle de tout ça, Sweet Tooth et Stu sont toujours de la partie. Le clown est terrifiant et bute des raiders avec Stu, lui apprenant au passage à le faire correctement, parce que Stu se contente de poignarder en épargnant malgré lui les organes vitaux. Vraiment, c’est un personnage qui fonctionne bien Sweet Tooth.

Ce dernier découvre qu’il a un nouvel adversaire à faire tomber : un grand bébé qui serait le tueur le plus redoutable du coin. Hors de question pour Sweet Tooth de ne pas être le plus grand : il se met aussitôt en tête d’aller le buter. Je pensais que ce serait un fil rouge pour la saison, mais non, pas du tout. Il le retrouve très vite et parvient à le tuer en coupant son cordon ombilical et en le tuant avec. Le problème, c’est que les derniers mots de Big Baby sont de révéler à Sweet Tooth qu’il pense qu’il est le trash killer (trashbag killer, j’ai des traumas de Riverdale). Il n’en faut pas plus pour que Sweet Tooth envisage d’aller le buter – mais l’histoire de Calypso et de son tournoi interrompt son fil de pensées aussi, évidemment.

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Twisted Metal (S02)

On en était où ?

John était enfin arrivé à New San Francisco, mais avait dû au passage dire au revoir à Quiet, qui l’a forcé à entrer en sécurité avec un flingue. La sécurité est relative, toutefois : Raven force John à rester avec elle car elle veut le faire participer à un tournoi de courses de voitures. De son côté, Quiet se prend pour Robin des bois et finit par tomber nez à nez avec… la sœur de John ?

Ce que j’en attends

La série avait été un véritable coup de cœur estival il y a deux ans et je trouve ça vraiment dommage qu’on soit sur un rythme d’une saison tous les deux ans. Elle m’a manqué l’an dernier, je suis content de la retrouver. Forcément, ça fait que j’en attends beaucoup, tant sur le plan de l’humour que de l’action. J’ai vraiment adoré la première saison qui avait su me surprendre à plein de moments et même me faire pleurer pour une voiture (moi ?), alors j’ai bon espoir que celle-ci soit à la hauteur.

Pour ne rien arranger à mon cas, je suis allé ce week-end assister à un spectacle de Monster Trucks et cascadeurs. Vraiment, je suis dans l’ambiance, j’attends de voir mieux à l’écran (et franchement, je n’ai pas de doute que ça puisse être mieux, parce que le Monster Truck sur le parking du supermarché, hein, c’est aussi impressionnant que cheap).

Sinon, je n’ai toujours pas pris le temps de chercher ou jouer au jeu vidéo entre les deux saisons, hein. Après, je ne me suis jamais remis de cet épisode final où d’un coup d’un seul j’ai compris qu’en fait, si, j’avais joué à ce jeu ! Une seul tignasse s’enflamme et tout est dévoilé, que voulez-vous ?

Note moyenne de la saison : 17,5/20 

Eyes of Wakanda – S01E04 – The Last Panther – 17/20

C’est déjà la conclusion de cette mini-série, définitivement trop courte. Il y a plein de potentiel, il resterait plein (mais alors vraiment plein) de pistes à explorer et je sens qu’on ne fait qu’effleurer les nombreuses idées des scénaristes. Pourtant, la boucle semble boucler, même s’il s’agit d’une anthologie. Quatre épisodes, c’est vraiment trop peu, mais au moins ça leur permet d’assurer la qualité je suppose.

Spoilers 

Des siècles plus tard, il reste encore un artefact à aller récupérer loin du Wakanda.

We are not here to make History.

Une fois n’est pas coutume, le temps passe un peu entre deux épisodes. Cela dit, cette fois, les scénaristes sont dans l’abus : on se retrouve au dix-neuvième siècle, rien que ça, en Ethiopie. Notre héros est un prince du Wakanda, Tarafi, qui est en mission de Chien de Guerre avec Kuda, clairement là pour le former. J’aime bien l’humour qui se dégage de la maladresse évidente de la recrue qui est juste là pour observer d’après ce que raconte Kuda.

S’ils sont en Ethiopie, au beau milieu d’une guerre et d’une ville assiégée, c’est apparemment pour retrouver un artefact, une fois de plus. Rien de bien nouveau, donc, le scénario est assez classique après quatre épisodes. Tout repose sur les personnages, et ça le fait bien : Tarafi est impatient et veut vraiment récupérer l’artefact, Kuda préfère se retirer car il est trop compliqué de récupérer l’artefact sans être repéré. Seulement, la première règle est de rester discret.

Tarafi ne l’écoute pas du tout : il décide de désobéir à Kuda et d’aller chercher directement l’artefact, citant auprès de Kuda, pour se justifier, une réplique de Noni, qui est apparemment son héroïne. Des centaines d’années les séparent, mais bon, il s’en sort quand même. Soit. Cela nous mène tranquillement au générique, et j’aime beaucoup le fait que ça se fasse avec toujours le même lancement : le mot « Wakanda ».

Post-générique, j’ai adoré, mais alors vraiment, voir dans le ciel la tête du Watcher. C’est un clin d’œil sympathique à What if de la voir observer ce qu’il se passe et ça nous permet de savoir que c’est un moment véritablement important de l’Histoire que nous observons. Et ça tombe bien pour Tarafi. En effet, alors que nous le retrouvons dans une voiture avec Kuda en train de s’éloigner de la ville assiégée, Tarafi révèle qu’il a bien envie de marquer l’Histoire.

Oui, il est un prince, mais il ne sera pas roi : son grand-frère le sera. Il ne sera qu’une petite ligne dans les livres d’Histoire, à moins de réussir à la marquer. C’est pour ça qu’il voulait absolument retrouver l’artefact – une arme avec une lame en vibranium. Déjà que les hommes passent leur temps à s’entretuer, introduire le vibranium n’est vraiment pas une bonne idée. Kuda essaie de mettre un peu de plomb dans la cervelle de Tafari, mais ils sont interrompus.

En effet, une silhouette apparaît magiquement à travers un portail pile devant leur voiture, ce qui provoque un gros accident dans la forêt éthiopienne. Kuda ne peut pas appeler au secours car sa balise de signalisation est en panne, mais il doit tout de même protéger le prince. Il fait aussitôt face à la menace, une silhouette avec de jolies griffes. Le titre de l’épisode ne laisse aucun doute : ils ont affaire à une Black Panther. Celle-ci est déterminée à retrouver la hache à peu près autant que Tarafi et Kuda sont déterminés à protéger la hache.

Il est assez vite évident qu’elle veut récupérer la hache et, contre toute attente, elle finit par se faire complètement maîtriser par Kuda et Tarafi. Mise à mal, elle n’a d’autres choix que de leur avouer qu’elle est une habitante du Wakanda elle aussi. Elle parle leur langue… et s’ils ne la connaissent pas, c’est qu’elle vient du futur. Euh.

J’ai un peu soupiré là pour le coup. C’est trop gros comme twist. Elle vient de 500 ans dans le futur (2300 ?) où le Wakanda n’est plus qu’un cimetière après l’attaque de la Horde. La Horde ? Une menace venue de l’espace qui a caché le Soleil. Grâce à ses gants de Black Panther, elle peut montrer à notre duo de héros le massacre de tous les guerriers du Wakanda un à un par la Horde. Ce massacre des Dora Milaje est complètement con en plus : il est révélé que le Wakanda a attendu pendant que les autres nations du monde se faisait exterminer, sans intervenir car les lois l’interdisent. Va falloir revoir la politique si tu laisses ta planète être détruite sous prétexte qu’on ne t’attaque pas directement. Hum. Ecrire ça, en pleine situation de réchauffement climatique et en mettant en ligne un texte… J’ai du culot, on va dire.

Bref. Malgré le massacre, quelques Dora Milaje survivent et l’héroïne de cet épisode peut donc montrer la suite de l’Histoire à Tafari et Kuda. Vraiment, c’est trop gros et trop simple ce twist de pouvoir leur faire assister à tout ! Malgré le Wakanda détruit, la reine, notre Black Panther, a encore accès à un portail temporel qu’elle n’utilise normalement que pour étudier le passé mais qui constitue désormais son dernier espoir.

Et là, la série nous explique qu’elle a observé les trois histoires des épisodes précédents à la recherche du lien, de la chaîne d’événements qui allait provoquer la destruction du Wakanda. Soit. Mais si c’est vraiment ce qu’elle cherche, pourquoi commence-t-elle dans le passé ? Comment sait-elle ce qu’elle cherche si loin dans le passé ? Limite, il aurait été plus intéressant d’avoir les épisodes à l’envers pour que ça tienne la route ? D’ailleurs, ça aurait été un sacré mystère à percer en tant que téléspectateur. J’imagine que ça aurait perdu trop de gens en route (et peut-être moi aussi, allez savoir, je suis chiant !), mais là, je ne comprends pas la logique.

Et donc, elle veut détruire du vibranium pour rectifier l’Histoire : empêcher Tafari de récupérer la hache, c’est permettre de faire en sorte que dans l’avenir le Wakanda soit connu dans le monde, grâce à l’intervention d’un futur roi – T’Challa. Bref, elle veut replacer la hache et tente de prouver qu’elle vient du futur en leur annonçant la grosse de la reine, enceinte d’un quatrième enfant d’après elle. Tafari sait que c’est vrai, contrairement à Kuda : il est au courant que sa mère est enceinte et fait donc confiance à cette Black Panther.

Le portail temporel se referme et force Black Panther à repartir dans son futur qu’elle espère avoir réussi à changer. Elle décide de repartir, même si elle sait qu’un saut de plus dans le passé risque de la tuer. Cela ne sert pourtant à rien : elle a réussi à convaincre Tafari qui, à son tour, parvient à convaincre Kuda. De toute manière, la dernière Black Panther doit faire face à des araignées géantes dans son labo. Tout semble perdu, forçant la Panthère à comprendre ce qu’il en est : tout est dans les mains de ses ancêtres. Tout ce qu’elle peut faire désormais, c’est espérer qu’ils le sachent et défendre le portail temporel.

Dans le passé, les éthiopiens sont en train de gagner contre leur envahisseur, mais Tafari et Kuda parviennent à repénétrer dans la ville avec pour mission d’aller replacer la hache exactement là où elle était. Apparemment, son emplacement est très important pour l’Histoire. C’est con, parce qu’elle est déjà en ville et que ce serait plus simple d’en rester là. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on leur demande.

Tafari et Kuda risquent donc le tout pour le tout et traversent la ville assiégée pour replacer la hache. Le prince manque de peu de mourir, mais est sauvé in extremis par Kuda. Ce dernier finit pourtant par être enseveli sous un bâtiment, forçant Tafari à poursuivre seul la mission, l’abandonnant derrière lui bien malgré lui.

Il parvient à replacer la hache, mais c’est trop tard : Kuda ne répond plus et est probablement mort. Et une bombe explose.

Dans le futur, la dernière Panthère hurle « Wakanda forever » en tentant de repousser la Horde et de l’empêcher d’aller dans le passé. Dans le passé, Kuda survit et doit faire face à la reine pour expliquer ce qu’il s’est passé. Ils ont changé de mission en cours de route et ont refusé de ramener la hache. Ils assurent qu’elle a dû être détruite, mais le cliffhanger de cette saison nous montre qu’elle est au contraire dans un musée où un jeune homme en veste en jean (eh, c’est notre époque ça) l’observe. Cet observateur n’est autre que Killmonger, juste avant qu’il ne vole la hache et ne challenge T’Challa. Autrement dit, tout ce que nous avons vu était certes le passé de notre Wakanda, mais il menait vers un présent différent de celui qu’on connaît, un où le Wakanda ne s’était pas révélé au monde.

Grâce à Tafari et Kuda, la suite d’événements qui est mise en place permet donc de mener au MCU tel qu’on le connaît. C’est sympa, mais ça aurait pu traîner sur plus de quatre épisodes. Et surtout, ça bloque un peu la nécessité d’une saison 2, ce qui est dommage quand le projet est de qualité comme celui-ci.

En bref

C’est difficile de donner son avis sur une saison quand celle-ci ne fait que quatre épisodes. La qualité est au rendez-vous, j’ai adoré l’ambiance de ces quatre épisodes et j’ai eu un vrai coup de cœur pour les deux premiers et pour les dessins de manière générale. Les différents héros présentés sont tous attachants et donnent tous envie d’en savoir plus sur le Wakanda ou sur chacun d’entre eux. J’aurais aimé, peut-être, davantage d’héroïnes ou d’épisodes passant le Bechdel Test, mais je dois être trop chiant, je suppose.

Il n’y a pas à dire, en tout cas, c’était bien mieux (largement même) que la saison 3 de What if et ça prouve une fois plus que Marvel Animation soigne et signe des projets de qualité. Il est frustrant d’attendre tant de mois à chaque fois pour si peu d’épisodes, mais si j’ai hésité à regarder cette mini-série, je ne regrette vraiment pas les deux heures que j’ai passé à le faire.

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