Riverdale – S07E15 – Miss Teen Riverdale – 13/20

Cette série est vraiment incroyable, sous tous les sens du terme, même les moins positifs. On se retrouve cette semaine encore avec un épisode filler, un de plus. Cette saison 7 sera marquante et inoubliable pour son ambiance, j’imagine, et pour tous les messages qu’elle essaie de faire passer. C’est marrant, la série n’a jamais été à destination des adolescents qu’au cours de cette saison, alors que c’est celle qui sera le moins suivi par les adolescents. Bref, il faut prendre cet épisode pour ce qu’il est : un divertissement visant à faire rire tout en créant une bulle plus ou moins féministe dans les années 50. Incroyable, donc. Et improbable, aussi.

Spoilers

Alice et son mari organisent un concours de miss à Riverdale.

Speaking to myself, I love being beautiful.

Non, je ne fais pas un AVC : je sais parfaitement qu’il manque des critiques d’épisodes. Je vous rassure, elles sont écrites, mais juste pas encore mises en page. Seulement, il me semble que quitte à être à jour dans la série, autant en profiter pour publier le jour de la diffusion de l’épisode ma critique !

L’épisode commence de manière originale pour Riverdale : ce n’est pas Jug qui nous assure la narration de cet épisode, c’est chaque fille de la ville qui décide d’écrire à Betty ses plus intimes secrets et envies. Ce n’est pas brillant, mais ça nous permet de faire le tour de tout le casting féminin pour comprendre un peu mieux les motivations de chaque personnage. C’est sûrement pour la diffusion de cet épisode qui se veut plus féministe que les autres que les quatre actrices principales de la série en ont profité pour aller se faire tatouer et en parler sur Instagram. Ouais, Morgane et Aurélien me tiennent au courant de l’actualité la plus intéressante !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

L’inscription

Il y a donc tous les ans un concours de Miss à Riverdale, et c’est évidemment Alice qui l’organise. Qui d’autre pourrait s’en charger dans cette ville qui ne compte qu’une petite poignée d’adultes et beaucoup d’enfants livrés à eux-mêmes ? Si elle l’organise, c’est pour mieux pouvoir le diffuser à la télévision, et attention, à la télévision nationale, parce que c’est clair que Riverdale, ça intéresse toute la côte ouest des USA au moins.

Ethel se retrouve donc à devoir dessiner le tract de ce concours pour sa maman de remplacement, avec un jeu d’actrice qui nous montre son envie d’y participer malgré un physique qui ne correspond pas aux attentes qu’elle est forcée de dessiner. Au contraire, Betty critique évidemment l’initiative de ce concours de Miss ; une position qui n’existait certainement pas pour une ado de l’âge de Betty à l’époque… Jusqu’à ce qu’elle apprenne que le concours pourrait lui payer ses études.

Bien sûr, Veronica est hyper intéressée par le concours et elle convainc rapidement toutes les filles de la ville de s’y inscrire avec elle. Elle, elle le fait par pur intérêt professionnel, envisageant déjà la pub que sa couronne apporterait au Babylonium. Bien sûr.

Il va de soi que Betty essaie d’expliquer à ses amies que les femmes sont objectifiées par ce concours et qu’il faut vraiment arrêter de le faire. C’est drôle, sérieusement, parce que bon, à l’époque, le mot devait à peine exister. Et puis, Cheryl m’a bien fait rire à souligner à quel point l’actrice ne fait que ça depuis sept saisons : être objectifiée. Concrètement, Cheryl le fait en rappelant les moments où Betty s’est déshabillée cette saison, et bien sûr, la blonde a réponse à tout.

Cela n’empêche pas Veronica de vouloir participer et de proposer à ses amies un pacte pour s’assurer que personne ne se poignarde dans le dos – enfin, Cheryl n’a qu’une ennemie : Evelyn – et qu’elle considère que la victoire est pour chacune d’entre elles quoiqu’il arrive. C’est mignon. Cela permet à Betty de découvrir que Toni participe aussi. Oh, cette dernière le fait pour lutter contre le racisme ambiant, évidemment. Et Cheryl aussi.

Cela déprime Betty, parce qu’elle se retrouve à être la seule à ne pas participer au concours. Il ne faut pas grand-chose pour qu’elle soit convaincue de toute manière : Veronica revient donc à la charge dans les vestiaires pour s’assurer que Betty signe également. La promesse d’une bourse universitaire est de toute manière suffisante pour qu’elle signe. Elle le fait donc, et Alice s’inquiète immédiatement.

Pour elle, sa fille ne peut que vouloir détruire le concours avec une petite déclaration féministe. La bourse universitaire ? Inutile avec ses résultats scolaires, c’est un rêve stupide. Malgré cette attaque idiote de la part d’Alice, la mère et la fille ont pour une fois une vraie conversation : Alice révèle ainsi qu’elle voulait être hôtesse de l’air avant que ses rêves ne soient brisés par la naissance de ses filles. Charmant. Betty culpabilise un peu apparemment.

Betty est ravie de découvrir que l’inscription au concours est suivie par des répétitions et un entraînement intensif assuré par… Alice. Au moins, à ce stade, c’est clair : on laisse tomber tout le reste de la saison pour se concentrer uniquement sur ce concours. Ce qui aurait pu être le sujet d’un arc sur plusieurs épisodes devient donc un épisode complet sur ce qui est attendu des femmes dans les années 1950.

Le but est aussi de se concentrer sur quelques intrigues secondaires jusqu’ici, tout de même, n’abusons pas. Avant d’y venir, je commence par l’aspect un brin plus général, avec toutes les participantes du concours que se rendent dans la boutique de la mère d’Archie pour un essayage de robes magnifiques et pour assister à un débat sur le rôle de la femme. Ainsi, Alice est ravie d’être mère apparemment, alors que la mère d’Archie pensait qu’une ancienne Miss Riverdale Teen Queen comme elle aurait toutes les cartes en main pour devenir une Première Dame des USA. Bien sûr, oui, rien que ça. Les scénaristes ont tant d’idées merdiques pour nous faire rire !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Midge

En parallèle, Fangs s’inquiète de savoir que Midge souhaite participer : il a peur pour elle et pour le bébé, parce qu’il sait que c’est un concours un brin physique. Bien sûr, un ado de 1950 qui s’inquiète des talons que doit porter sa copine pendant des heures ? J’ai un doute tout de même. Bon, peu importe. L’essentiel, c’est que l’intrigue de la grossesse de Midge fait évidemment des remous dans cet épisode quand elle n’est plus assez maigre pour sa robe.

Alice en déduit aussitôt qu’elle est enceinte, parce qu’elle voit bien que l’adolescente rayonne de toute manière. Bien évidemment, on y croit. Quoiqu’il en soi, elle la confronte, Midge ne sait pas mentir et hop, son secret est dévoilé. À quoi bon perdre du temps ?

Alice organise alors une réunion d’urgence avec toutes ses participantes – et j’en profite pour écrire ici que j’aime beaucoup le personnage d’Evelyn, c’est tout à fait le genre de garce que toutes les séries devraient avoir pour l’humour (dommage, elle n’aura pas le temps d’être développée pour être chose que ça alors qu’il y aurait tant de potentiel !). Elle leur annonce que Midge n’est plus parmi elles. Elle n’est pas morte, elle est juste enceinte, ce qu’Alice ne dit qu’à demi-mot. Ce qu’elle dit, en revanche, c’est que le corps de ses participantes doit désormais être un temple, que Midge reviendra dans sept à huit mois et qu’elle finira l’année scolaire dans le couvent habituel de la série. La pauvre.

La voilà dégagée de l’épisode bien vite, mais le sujet n’est pas évacué pour autant : il est question d’une grossesse adolescente, et c’est important de traiter le sujet pour faire un peu de prévention et d’éducation sexuelle. On est devant une série pour adolescents après tout, et tant pis si toute l’audience est forcément adulte désormais (je veux dire, c’est la saison 7, qui regarde encore ça chez les ados ?).

Ainsi, Betty s’intéresse bien sûr à la sexualité de Midge et Fangs, avec plein de jalousie, mais surtout une bonne question : comment est-elle tombée enceinte s’ils se protégeaient ? Oui, la question est essentielle pour faire passer un message sur le préservatif et ses risques, mais aussi pour que Veronica insiste sur le fait que ce sont les femmes qui assument toutes les conséquences de la grossesse (c’est bien) et nous fait tout un speech publicitaire sur la pilule. Je doute vraiment qu’une adolescente à l’époque soit capable de théoriser la pilule comme elle le fait déjà, mais en plus, c’est un peu gênant de nous la vendre comme quelque chose qui n’a que des points positifs quand on sait qu’il y a quelques effets secondaires aussi. Quitte à faire de la prévention, il aurait été bon d’aller jusqu’au bout.

Bon, ce n’est pas le mood de l’épisode de toute manière. Et même si c’est un épisode très féministe, Toni s’inquiète pour Fangs, évidemment, parce que personne ne l’a prévenu que Midge est chez les bonnes sœurs. Toni et elle sont donc celles qui le préviennent et doivent faire face à son énervement. En toute fin d’épisode, il peut ainsi échanger rapidement au téléphone avec elle. L’occasion d’apprendre qu’Alice est la connasse qui a balancé la grossesse de Midge à ses parents et que ces derniers ont ainsi été forcés de l’envoyer au couvent, pour protéger leur réputation. Su-per.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Ethel

L’entraînement pour le concours de beauté est marrant plus qu’autre chose, avec des dictionnaires sur la tête pour les participantes (évidemment) et une Alice qui se donne à fond pour être le plus dérangeante possible. En vrai, c’était un peu marrant. Bien évidemment, Ethel qui rêve de participer à ce concours (c’était si peu subtil dès le départ) assiste aux répétitions. Elle se retrouve ainsi à fantasmer sa victoire et… on nous impose ça !

Dans les rêves d’Ethel, sa victoire est parfaite et lui permet d’être célébrée pour sa beauté. Elle retrouve ses parents en vie, a son portrait exposé dans des musées et est en couple avec Jug. On a les fantasmes qu’on mérite, je suppose, mais ça ne fait pas rêver.

Sa vie d’assistante, en attendant, ne la fait pas rêver malheureusement. Elle doit donc prendre rendez-vous pour la boutique de la mère d’Archie, puis faire les retouches des robes elle-même. Betty se rend alors compte que son amie est en larmes et s’inquiète de savoir pourquoi. Il était temps qu’Ethel explique son envie de participer. Bien sûr, Betty ne sait pas trop comment réagir sur le moment.

Suite à la désinscription express de Midge, toutefois, Betty trouve la solution idéale : il suffit qu’Ethel prenne sa place, tout simplement. On passera sur le fait qu’on nous affirme qu’il y avait un numerus clausus alors que la liste de toutes les participantes n’occupait même pas la moitié d’une page, hein. Ethel se retrouve donc inscrite au concours et Betty lui fait quelques cours de rattrapage pour qu’elle puisse être à niveau à temps.

L’assistante dont Alice a tout de même besoin ? Facile : Betty propose à Dilton de l’être. Cela ne correspond toujours pas aux désirs d’Alice cependant : elle refuse qu’une fille « comme Ethel » soit une miss et que Betty se lance en croisade contre son concours. Bien sûr, elle utilise le passé difficile d’Ethel pour s’en défendre, mais on comprend bien que le problème est ailleurs. Pour autant, les scénaristes n’assument pas jusqu’au bout la grossophobie d’Alice, puisqu’elle n’utilise jamais de mots pour ça (et en même temps, ça vaut mieux, puisque l’actrice est merveilleuse).

Alice demande en tout cas évidemment à Betty d’annoncer à Ethel qu’elle ne pourra pas participer. Comme ce n’est pas exactement envisageable pour elle, elle en parle à ses amies. Aussitôt, son crush du moment (Veronica, rappelons-le plus que les quelques coups d’œil qu’elles se lancent dans l’épisode) trouve la solution : un bon vieux chantage.

Veronica et Betty se rendent auprès du père de cette dernière pour expliquer qu’elles se retireront toutes du concours si Ethel ne participe pas. Et mieux encore : elle demande le retrait du segment en maillot de bain de la compétition, parce que c’est bien trop sexiste. Non mais putain, faut voir à pas abuser non plus, elles sont censées être des ados de 1950. Déjà en 2023, on continue d’avoir ces segments et certain(e)s trouvent encore de quoi le justifier malgré le sexisme évident, mais alors en 1950, on ne me fera pas croire que c’est un discours possible. Je sais, c’est le but de la saison de montrer les défauts de la société à corriger, mais tout de même !

Alice prend évidemment très mal de découvrir qu’Al accepte les conditions de sa fille, mais il marque un point tout de même en soulignant que les jurys ne feront jamais gagner Ethel de toute manière. Sympa.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Le concours

C’est à l’occasion de la diffusion du concours à la télévision que les scénaristes trouvent de quoi occuper les membres masculins du casting. Ainsi, on a droit à une scène où ils se réunissent tous chez Pop’s pour regarder la télévision ensemble. On ne saura jamais pourquoi Julian est avec eux alors qu’ils ne sont pas vraiment potes ou pourquoi Archie sort des toilettes sans sa ceinture (l’acteur s’amuse tellement cette saison, ça me tue), mais en tout cas, les scénaristes auront réussi à caser des répliques à chacun des garçons de la série.

Bon, à l’exception de Kevin. Je ne sais pas pourquoi ça m’a surpris parce qu’après sept saisons c’était évident : Kevin, lui, il a le droit de chanter pour le défilé du concours. Chacune des participantes a donc son moment de gloire, à l’exception d’Evelyn et Ethel qui défilent ensemble (bien sûr). Le montage de l’épisode est un peu étrange, d’ailleurs, avec Fangs ravi de voir que Toni s’en sort bien. Elle n’est pourtant que sa pote dans cette timeline et Midge est enceinte de lui, tout de même. Le retour à la réalité sera sympa s’il a lieu un jour. J’ai bien l’impression que les scénaristes ne s’occuperont de l’intrigue principale que dans les derniers épisodes désormais…

Bon, en tout cas, ils n’avaient que quarante minutes dans cet épisode, alors ça termine à nouveau en épisode musical avec ce concours largement coupé pour ne se concentrer que sur la chanson de Kevin et sur celle d’Ethel. Soulignons une nouvelle fois le montage catastrophique de l’épisode avec Clay qui insiste pour dire qu’elle a la voix d’une star et Reggie qui tombe amoureux d’Ethel alors qu’elle n’a à peine chanté qu’un couplet… La chanson part ensuite et est géniale, mais le premier couplet… non ?

De toute manière, cette chanson fait rêver tout le monde, même les jurys de la compétition. C’est ainsi qu’Ethel se retrouve nommée Miss Riverdale Teen Queen. C’était principalement marrant, on va dire, surtout que ça oblige Alice à avoir son sourire figé devant les caméras. Evelyn est frustrée de sa défaite, parce qu’elle n’a pas rejoint le pacte de Veronica pour que la victoire d’une d’entre elles soit vécue comme une victoire et Ethel peut vivre son rêve – ou pas. Ses parents ne ressuscitent pas, Jughead n’est pas son petit ami.

Elle est tout de même miss, et ça, ce n’est pas rien. Ou alors, ce n’est rien, justement : Ethel n’a pas vraiment gagné le concours. Dans un twist improbable, il est révélé que c’est en fait Betty qui avait gagné. Oui, mais voilà, Alice a lu le nom d’Ethel et personne n’a osé la contredire, parce que l’émission était en direct et que ça aurait été une honte pour la chaîne de devoir retirer la couronne d’Ethel.

Mouais. Alice laisse planer un suspense auprès de sa fille sur les raisons la motivant à faire d’Ethel la gagnante alors qu’elle refusait de la voir participer… mais Betty finit par déclarer à sa mère qu’elle l’aime (pardon ???) parce qu’elle est quelqu’un de bien qui a voulu changer pour le meilleur la vie d’Ethel. Putain, mais arrêtez avec Alice, elle est insupportable et c’est tout !

Au moins, l’épisode se termine par la jolie conclusion que les filles sont l’espoir pour un monde meilleur le lendemain…

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Compteur d’Archie à poil : C’était moins une. On le voit à peine dans l’épisode et c’est dans un lieu public, mais il trouve quand même le moyen d’être en train de se rhabiller.

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Riverdale – S07E09 – Betty & Veronica Double Digest – 13/20

Effectivement, il faut digérer cet épisode, il porte bien son titre ! Ceci étant dit, j’ai plutôt aimé le format qui permet de se concentrer sur l’évolution de deux personnages. C’était particulièrement intéressant pour la première, qui se voit offrir une évolution qui transcende la saison je trouve. Pour la seconde, c’était plus convenu et bien trop répétitif de ce que la série a pu proposer pour elle jusqu’à présent. Bref, un épisode de plus au compteur !

Spoilers

Betty est obsédée par le sexe, Veronica par son business.

And a moment feels like an eternity

Betty | Veronica

On va être sincère, je commence à vraiment regretter d’avoir pris tant de retard dans la série, parce que j’ai beau trouvé l’ambiance de la saison sympathique, ça fait beaucoup d’épisodes à manger d’un coup et la qualité n’est que partiellement au rendez-vous pour le moment. Après, j’aime l’idée que cet épisode ralentisse le temps et me fournisse de lui-même la structure de la critique : Jug a perdu son idole littéraire (mais what ?) de toujours et est triste, alors un moment paraît durer une éternité… Et Betty et Veronica traversent une éternité personnelle dans cet épisode. Avant d’en parler plus en détails, je préfère me concentrer sur le cliffhanger de l’épisode qui reprend le fil rouge : le père de Kevin vient demander à Jug, qui a relu toute l’œuvre de son auteur préféré, de l’aide pour résoudre l’enquête sur le suicide (?) de l’auteur. Pas un suicide, donc.

Betty | Veronica

Betty

Nous reprenons cet épisode avec Betty dans le bureau du docteur du lycée – et du psy pour cet épisode. Si elle est convoquée dans ce bureau, c’est parce qu’elle est exhibitionniste et « nymphomaniaque », selon lui en tout cas. Le médecin cherche à comprendre pourquoi elle est si obsédée par le sexe, ce qui est amusant quand on sait qu’elle est une adolescente, après tout. J’ai plutôt bien aimé les répliques de Betty en vrai, même si c’est beaucoup trop moderne comme vision des choses ce qu’elle dit.

Le mieux, c’est encore le montage qui suit avec la chanson « Lollipop » que j’aime beaucoup et qu’ils ruinent bien vite avec la question « how often do you think about sex ? » : Betty se met à se souvenir de toutes les fois où elle pense au sexe au sein d’une même journée. Les scénaristes se font clairement plaisir, comme avec le reste de cette saison : Betty se retrouve à embrasser tout le casting de la série. Oui, tout le casting, tout le monde y passe, même Fangs, Reggie qu’elle vient juste de rencontrer ou Veronica. C’était amusant comme tout.

Ils ont une vision bien particulière de la sexualité et des adolescents tout de même, mais il est intéressant que toute cette conversation avec le psy finisse par mener Betty à une prise de conscience importante : elle ne veut pas fonder une famille, mais mener une vraie carrière. Bref, j’imagine que peu à peu les personnages vont « grandir » et devenir la version d’eux-mêmes que l’on attend en 2023. Un petit choc des cultures, finalement. Fallait-il forcément que ça passe par les magazines porno du père de Betty ? Probablement pas, mais bon, on fera avec et on compatira avec Betty quand Alice la force à penser à son mariage.

Ce à quoi Betty préfère penser est différent, toutefois : elle préfère penser à ses propres rêves. Elle en raconte notamment un à son docteur, un rêve dans lequel elle drague ses étudiants quand elle donne des cours particuliers. Tous, certes, mais le plus souvent Archie. Et c’est une fois qu’elle est sur le bureau avec Archie qu’elle se rend compte que toute la classe les regarde.

Cela permet à Betty d’en arriver à la conclusion que si elle pense tant au sexe et à ses désirs, c’est parce qu’elle cherche à mieux se connaître. On aura tout entendu, sérieusement. Et bien sûr, c’est sans surprise que le docteur raconte tout à Alice. Celle-ci se voit prescrire par le psychiatre de sa fille de lire les journaux intimes de Betty. Celle-ci est révoltée de voir sa mère entrer dans sa chambre pour lire ses journaux intimes et lui imposer de se confesser à un prêtre.

Pour se venger, elle décide donc d’entrer par effraction à son tour, mais dans le bureau de son psychiatre, avec la ferme intention de savoir tout ce qu’il écrit sur elle cette fois. Dans le tiroir du bureau, elle trouve pourtant une vérité bien différente : un couteau, une sarbacane, un exemplaire de Lolita et des comics…

Comme il est question de littérature, Betty se rend auprès de Jug pour en savoir plus. Il lui raconte alors l’histoire de Lolita, ce qui choque Betty… mais elle décide tout de même de lire le bouquin pour en savoir plus. Non, il y a des bouquins qu’on ne devrait pas avoir envie de lire, désolé. En tout cas, sa lecture permet à Betty de reprendre du pouvoir sur son psy, parce qu’elle le psychanalyse mieux qu’il ne le fait lui-même et lui indique qu’elle ne veut plus du tout avoir affaire à un pervers comme lui. S’il lit Nabokov, ce n’est pas pour rien, c’est parce qu’il projette des choses sur elle aussi.

De retour chez elle, Betty en profite aussi pour confronter sa mère : elle voit bien que celle-ci veut lui parler sans savoir comment faire et espère réussir à la faire parler en étant dans la confrontation avec. Malheureusement pour Betty, son père débarque et interrompt la conversation au moment où Alice allait enfin craquer et parler. On se tape impasse sur impasse avec ces personnages, pour finalement se retrouver le lendemain matin avec une Alice qui annonce à Betty qu’elle n’est plus sa mère. Oh bordel, mais tuez-la. On était bien quand elle était morte en fin de saison précédente, non ?

Betty | Veronica

Veronica

L’intrigue de Veronica est tout de même beaucoup moins intéressante et marrante que celle de Betty, malheureusement. On la voit galérer à faire vivre son business. Pour cela, elle décide de faire distribuer des billets gratuits : les cinémas font recette avec le popcorn et le soda, pas avec les billets en eux-mêmes. C’est un secret bien connu aujourd’hui, n’en déplaise à Veronica.

Toujours est-il que son opération marketing est très importante pour que le Babylonium puisse continuer d’exister. Veronica passe ainsi dans les vestiaires des garçons pour offrir des places de cinéma à toute l’équipe. Son but est évidemment d’en offrir une à Reggie, mais bordel, il fallait foutre tout le casting masculin à moitié à poil pour ça apparemment. Et il était dur ne pas rire : la direction d’acteur était très clairement « faites les coqs de la manière la plus ridicule possible ». Un vrai succès de la part des acteurs.

Malheureusement pour elle, sa petite soirée de cinéma gratuite tombe à l’eau alors même que Reggie avait accepté un rencard avec elle. La soirée est complètement sabotée : le film qu’elle promet de diffuser ne peut l’être car les bandes du film sont surexposées. Veronica se retrouve forcée de rembourser toute la soirée, y compris les popcorn et soda, surtout quand elle se fait attaquer par le popcorn en question – jeté par tous les lycées de la ville qui la détestent d’un coup.

Je peux comprendre leur frustration, mais bon, c’est vraiment un geste naze, ça. Une fois le désastre passé, Veronica se retrouve avec un autre désastre à gérer : son studio refuse de lui envoyer le film le plus attendu du moment, alors elle en contacte d’autres pour découvrir que personne ne veut lui envoyer en fait. C’est bien un sabotage : ce sont ses parents qui souhaitent faire du Babylonium un parking qui lui en veulent et font tout pour que son business échoue.

Ce n’est pas gagné pour Veronica qui se retrouve, sur une idée de Clay, à contacter de plus petits studios et à devoir diffuser un film sorti quelques années plus tôt. Sur une idée de Jug, à qui elle demande conseil, Veronica décide donc de vendre une version 4D de son film : elle embauche des lycéens pour jouer des infirmières ou des monstres du film.

C’est un franc succès : Archie et Reggie font des monstres terrifiants qui permettent à Veronica de faire tourner à nouveau son business. Grâce à ça, le lendemain soir, Veronica fait salle comble au cinéma et rencontre un vrai succès. Archie et Reggie la laissent certes tomber, mais ce n’est pas bien grave : elle sait que la rumeur se répand, elle a toujours Kevin et Clay pour faire le job et son cinéma va être le meilleur business de la ville, elle le sait.

Ah, les entreprises selon Riverdale, c’est merveilleux. Le problème, c’est que le succès monte à la tête de Veronica au point d’en oublier son rencard avec Reggie et surtout la folie de ses parents. Ceux-ci décident donc de la transformer en persona non-grata chez elle : ils refusent de lui fournir le logement car ils estiment qu’elle n’a plus besoin de leur support financier. Et effectivement, elle sait même où dormir : dans son cinéma, tout simplement.

Betty | Veronica

Compteur d’Archie à poil : On peut compter sur les fantasmes de Betty pour atteindre un timide +2

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Riverdale – S07E08 – Hoop Dreams – 13/20

J’ai quand même l’impression que la saison s’écrit toute seule à force. Si cet épisode marque quelques points, c’est parce qu’il permet le retour de personnages qui manquaient et parce qu’il fait avancer discrètement le fil rouge énoncé dans les premiers épisodes. Les messages sociaux à faire passer continuent ainsi d’être l’intérêt principal des scénaristes et toutes les opportunités qui passent sont bonnes à prendre pour ça. A leurs yeux, en tout cas.

Spoilers

Reggie est recruté dans l’équipe de basket du lycée dans l’espoir de renforcer celle-ci !

We used to be unstoppable.

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Reggie is back

Loin du cliffhanger de l’épisode précédent, cet épisode commence par une tension inattendue : l’équipe de basket de Riverdale High perd son match contre les Bulldogs et ça énerve beaucoup Julian. Il est inconcevable pour lui que son équipe puisse perdre et les beaux petits discours d’Archie tout mignon dans les vestiaires ne lui plaisent pas du tout. Il veut être bien plus agressif que ça !

Par chance pour Julian, l’oncle d’Archie lui révèle ensuite l’arrivée d’une nouvelle recrue dans l’équipe : Mantle. Reggie Mantle ! Ah, il était temps de le retrouver lui ! Ou pas ? Je ne sais pas, c’est une saison finale, je trouve ça sympathique de me dire qu’on ne l’oublie pas totalement après huit épisodes. Reggie revient donc à Riverdale par une porte inattendue : celle de l’équipe de basket.

Archie et son oncle décident d’aller le chercher directement dans sa ferme où il ressemblait plus à un Clark Kent de Smallville qu’autre chose. Archie doit vite le regretter si vous voulez mon avis : Reggie aperçoit Betty par la fenêtre de la chambre qu’il partage avec Archie et souhaite aussitôt en savoir plus sur elle.

En plus, Reggie Mantle a son petit succès quand il débarque au lycée : Veronica et Cheryl se battent aussitôt pour lui plaire, même si on ne voit pas bien pourquoi Cheryl fait ça. Malheureusement pour Veronica, propriétaire du cinéma de la ville, Reggie n’a d’yeux que pour Betty. En attendant que ça puisse se faire, il faut en tout cas commencer les entraînements de basket. Ceux-ci ne se passent que moyennement bien pour Reggie : Julian n’est pas heureux de le voir débarquer et le fait savoir.

Tout le reste de l’équipe refuse donc de faire équipe avec Reggie : il n’y a qu’Archie et Fangs pour être assez sympa pour ça. Ce n’est pas un problème pour Reggie : il embauche également Dilton, qui sert de souffre-douleur à l’équipe de basket dans chaque épisode, et ensemble, ils gagnent sans problème le match. 

Malgré cette victoire, Reggie n’est pas si heureux : il se rend compte que Betty n’est pas trop une bonne petite amie, qu’Archie veut être son ami mais qu’il ne l’écoute pas et surtout que Julian est un connard. Si Reggie est si dur avec tout le monde, c’est parce qu’il a un passé douloureux. Eh ouais : il a eu affaire à tout un tas de racisme dans son lycée précédent et il préfère à présent se protéger que de souffrir. Logique.

La réaction d’Archie est parfaite, s’excusant de ce qu’a pu traverser Reggie sans le remettre en question ou sans s’énerver. Ce n’est pas une réaction crédible pour l’époque et ça continue de paraître forcé, mais bon, admettons. Si Archie assure que les habitants de Riverdale ne sont pas racistes, il est forcé aussi de reconnaître que Reggie n’a pas tort : lors d’une soirée chez les Blossom, il est confronté au racisme de la famille et ne l’apprécie pas.

De retour chez lui, il abrège donc la conversation avec Reggie pour ne pas avoir à tout lui raconter. Le lendemain, Archie prouve aussi qu’il a bien compris le problème à Reggie : quand Julian l’appelle « Banana boy », il décide de lui foutre un pain dans la gueule. Julian finit au sol et Archie fait un petit discours pour rappeler à toute l’équipe que Reggie est leur meilleur joueur. Allez, ouvrez-vous l’esprit joueurs de Riverdale High !

Malgré tout, Archie précise encore à Reggie qu’il n’a pas frappé Julian pour lui, car il n’a pas besoin d’être sauvé. Il l’a fait pour lui-même et pour l’équipe. Au moins, ça permet à Reggie et Archie d’être amis. Bref, il aura fallu moins d’un épisode pour que Reggie s’ouvre un peu plus.

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Tabitha is back

Après un épisode d’absence, Toni revient dans la série pour mieux rouler des sacrées pelles à Cheryl. C’est que ça nous manquait presque, à force ! Toni se fait ensuite draguer par une autre nana, mais elle y met vite un terme quand elle voit débarquer en ville… Tabitha ! Yeah ! Bon, c’est la version de Tabitha lycéenne avec lunettes terriblement démodées qui revient, pas la version 2023, hein.

Celle-ci est toujours une très grande amie de Toni dans cette réalité. Elle n’oublie pas pour autant de passer voir Jug pour lui demander pourquoi il n’a pas envoyé ses devoirs. Elle le pardonne vite, puis apprend qu’il écrit avec un auteur de science-fiction qu’elle adore. Eh ouais ! Evidemment que Tabitha et Jug sont faits pour être ensemble, voyons.

Ils se rendent donc ensemble chez l’auteur préféré de Jug, mais c’est en vain : il n’ouvre pas sa porte, probablement massacré par le vendeur de lait. Ne pouvant finalement pas proposer à Tabitha un rendez-vous parfait avec l’auteur, Jug se rabat sur le cinéma de la ville. Un vrai petit couple en rencard !

Jug lui montre ensuite son train (non, vraiment, ce n’est pas une métaphore), elle lui offre son livre de science-fiction préféré (avec un couple mixte et une comète, comme par hasard) et ils le lisent ensemble – si c’est pas mignon. La mignonitude est évidemment cassée le lendemain matin quand Jug rend visite à leur auteur préféré pour mieux apprendre sa mort. Cela dit, le shérif lui apprend qu’il s’est suicidé… Pas exactement ce que j’attendais, donc, le fil rouge va encore patiner !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Les Vixens

De son côté, Betty reçoit la visite de son père qui aimerait qu’elle se mette à faire plus de sport. Selon le médecin de famille, cela pourrait calmer ses ardeurs du moment. Pour qu’elle fasse plus de sport loin de toutes tentations, le père de Betty s’arrange donc pour que sa fille puisse rejoindre… les pom-pom girls. Ah ben oui, quelle belle idée !

Belle idée de merde, en tout cas. Betty se retrouve à rejoindre les pom-pom girls pile quand Cheryl décide d’associer chacune d’entre elles à un mec. Betty se retrouve évidemment avec Reggie, ça tombe bien ! Cheryl lui fait un vrai cadeau sur ce coup-là, préférant associer Archie avec… Toni ! Cette dernière prend plutôt mal l’affaire et décide d’arrêter d’être une pom-pom girl : elle n’a pas envie d’une relation trop sérieuse avec Cheryl, elle a besoin de son espace vital et surtout, elle a envie de se retrouver aussi fun qu’elle l’était avant. Mouais.

C’est de la perte de temps, on sait bien que les scénaristes veulent nous les mettre ensemble de toute manière. En attendant, il faut donc faire avec cette rupture et avec une Toni qui s’en confie ensuite à Toni et Clay – sous prétexte qu’elle souhaite faire un club d’écriture de personnes de couleur. Cela permet à Cheryl de comprendre que la couleur de sa peau est une des raisons de leur rupture, mais ça ne l’empêche pas de promettre à Toni de tout faire pour lui venir en aide en vendant correctement son club au principal. Et puis, bien sûr, Cheryl redécouvre elle aussi que sa famille est bien raciste quand elle entend comment on parle de Reggie chez elle…

Côté Vixens, il faut aussi faire avec des scènes où Betty se fait rejeter par Reggie : il découvre qu’elle est très centrée sur le sexe et fait des strip-teases avec Archie, son nouveau coloc, et c’est trop pour lui. Cela laisse la voie libre pour retrouver une fois de plus Betty/Archie, surtout que Betty ne compte pas rester pom-pom girl. Elle sait bien qu’Alice ne tolérera pas l’idée de sa fille censée faire équipe et être un soutien pour un joueur de basket en particulier.

Bref, tout est bien qui finit bien : Toni propose même un autre rencard avec Cheryl moins d’un épisode après avoir rompu avec elle, parce qu’elle se rend compte qu’elles rompent pour les mauvaises raisons. Mignon tout plein, je vous dis !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Babylonium

En parallèle, Veronica n’a vraiment pas de chance en amour. Il faut dire qu’elle a envie de Reggie, qui ne veut que Betty, mais aussi de Clay, qui n’a d’yeux que pour Kevin. Il est plutôt drôle d’avoir Veronica demandant de l’aide à Kevin pour séduire Clay, mais là encore, je ne vois pas trop où ils veulent en venir. En plus, j’en étais à considérer que ce n’était pas très original d’avoir un Clay comme employé d’un cinéma après 13 Reasons Why.

Si la série continue de combler les trous comme elle peut avec cette intrigue sortant de nulle part, j’ai au moins envie de souligner que ça apporte un peu d’humour. Veronica donne tout ce qu’elle a pour séduire Clay, mais il n’a d’yeux que pour Kevin. Finalement, Veronica révèle en fait à Kevin qu’elle savait très bien qu’ils étaient gays : elle ne faisait que tester son hypothèse en draguant Clay. L’avantage, c’est qu’elle est fan des homosexuels (ouais, ça fait grincer des dents, je sais) donc bon, les mentalités continuent d’évoluer dans le bon sens pour sauver la ville de sa comète en 2023. C’était ça l’idée, non ? Un truc comme ça, à peu près.

Il ne faut pas que je m’emballe de toute manière, car nous n’y sommes pas encore ! Non, nous en sommes à Veronica qui se prend un râteau aussi de Reggie, totalement sur la défensive quand elle essaie de le draguer. Il n’en faut pas plus pour la convaincre que c’est un bon parti !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Compteur d’Archie à poil : Toujours pas. Il met même des t-shirts sous son marcel pour éviter d’avoir à perdre du temps en maquillage avec son tatouage, non ?

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Riverdale – S07E07 – Dirty Dancing – 12/20

Ouais, bon, on commence à avoir fait le tour de leur délire et il serait temps que la série en revienne à un fil rouge plus conséquent. Je ne sais pas, j’ai moins accroché à ce qu’il se passait dans cet épisode, parce qu’on enchaîne les clichés sans trop de raison. C’est sympathique à voir, l’ambiance change des saisons précédentes mais… Disons qu’il est temps que ça se termine !

Spoilers

Betty et Archie font face aux conséquences de leur petit spectacle.

This is a comic book, sir, this isn’t a porno mag.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Betty & Archie

Sans trop de surprise, l’épisode reprend avec les conséquences du cliffhanger précédent : Archie et Betty s’amusaient à se mater l’un l’autre lors d’un strip-tease improvisé entre deux maisons. Au début de cet épisode, ils sont donc punis… La pire punition étant finalement celle d’Alice qui décide de téléphoner à ses amies pour leur raconter ce qu’il s’est passé ; menant au fait que toute la ville est rapidement au courant des activités nocturnes des adolescents. C’est encore mieux que les réseaux sociaux, ma foi.

La punition pour Archie ? Une conversation gênante avec son oncle sur son absence de pantalon et les douches froides nécessaires. La punition pour Betty ? Être obligée de danser tous les soirs au bal organisé par son père. Ah oui, ça va vraiment mettre un terme à ce qu’il se passe et aux envies sexuelles de Betty de la faire danser avec des garçons. La punition est toutefois bienvenue, c’est un point de Bingo Séries !

Ceci étant dit, les réactions hyper sexistes qui suivent au lycée ne sont pas géniales : Betty est sifflée et ridiculisée, Archie est applaudi… Tss. J’imagine que c’est une bonne chose d’amplifier à ce point le sexisme pour une série diffusée en 2023. Ma foi, si ça peut aider à faire bouger les choses en insistant sur les inégalités en place pour les combattre ? Ouais. Je prête beaucoup trop de force et d’intention à la série, je sais.

Je veux dire, on en est au stade où on nous impose ensuite une scène où Cheryl révèle qu’elle adore danser pour l’émission du père de Betty – et on la comprend parce qu’elle danse très bien. M’enfin, ce n’est tout de même pas grandiose. J’ai beaucoup ri de la voir faire une pub en famille pour le sirop d’érable, mais pas autant que devant un certain Troy décidant de danser avec Betty pour mieux la toucher. Ben oui, c’est une fille facile bien sûr.

Il obtient en retour une gifle bien méritée, diffusée à la télévision devant toute la ville. Il va en être ravi pour sa réputation – la réputation étant d’ailleurs la seule chose qui préoccupe Alice ensuite. Elle accuse ainsi Betty de se faire une mauvaise réputation quand on sait tous que c’est Alice qui lui fait une mauvaise réputation, en fait. Bon, bref, l’essentiel, c’est encore qu’Alice laisse malgré tout sa fille punie se balader en ville seule. C’est sans surprise qu’elle retombe ainsi sur Archie chez Pop’s.

Bon, cela dit, ce n’est pas pour l’intrigue de Betty que ça a son importance. Pour se venger définitivement de sa mère, Betty décide finalement d’utiliser une autre émission de danse de son père pour s’affirmer une fois pour toutes – et surtout pour être bannie à jamais de l’émission. Elle utilise donc le segment sur le twirl pour faire une petite démonstration de danse parfaite : elle tourne juste assez pour montrer sa culotte à la caméra.

Alice est choquée, évidemment, parce que sa fille est en pleine révolution sexuelle : elle sait ce qu’elle veut et elle sait comment l’obtenir. C’est un vrai problème pour tout le monde autour d’elle apparemment, à commencer par le principal du lycée. Ben oui, il faut bien qu’il s’acharne sur ses lycéens lui !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Babylonium

Veronica aussi a droit à quelques remontrances de ses parents : Alice les a prévenus de la bonne idée de Veronica pour Betty et Archie et ils décident donc de la punir. Elle a été une mauvaise fille et doit donc être punie elle aussi : elle se retrouve à devoir bosser au Babylonium. Ce n’est toutefois pas un casino, mais un cinéma.

Si Veronica le vit d’abord comme une punition, elle débarque finalement très joyeuse et heureuse au Babylonium, où elle se retrouve à bosser avec son patron et Clay. Et c’est tout. On verra si cette intrigue mène quelque part par la suite… Pour l’instant, on se retrouve avec Clay et Veronica qui deviennent amis, puis avec Veronica découvrant que le cinéma où elle doit travailler est absolument désert. Forcément.

La série se met à nous pondre un discours pour sauver les cinémas désormais, critiquant l’impact de la télévision et du cinéma plein-air sur les palaces comme le Babylonium. Veronica enregistre donc une publicité, et je me demande bien avec quel matériel et avec quel argent, mais c’est en vain : le propriétaire du cinéma a décidé de vendre le Babylonium et vient justement de signer avec… les parents de Veronica. Et tant pis s’ils décident de transformer le palace en parking, hein. C’est dur de ne pas rire devant cette série, tout de même ! Je crains toutefois le pire : ils vont finir par nous ramener Hiram à ce stade, c’est sûr.

Je veux dire, on en est au point où Veronica décide de se séparer d’un tableau original de Hopper qui est chez ses parents pour racheter le théâtre à la place de ses parents. Le tableau n’est même pas vraiment à elle donc je me demande bien comment c’est jouable comme vente, mais ça se saurait si les scénaristes se souciaient des détails dans cette série… Voilà donc Veronica, adolescente, qui finit à la tête d’une entreprise. Peu importe l’époque, c’est donc toujours pareil !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Kevin

De son côté, Kevin découvre en sortant de sa douche que son père a fouillé sa chambre et trouvé son magazine porno gay. Allez, j’exagère, ce n’est pas vraiment du porno. Kevin s’en justifie comme il peut, expliquant que c’est un magazine de bodybuilding. Le shérif n’est pas idiot, cependant, il voit bien que son fils a un penchant qui ne lui plaît pas du tout. Pour combattre ce penchant, que fait le shérif ? Il force son fils à rejoindre l’équipe de basket de Riverdale High. Belle idée que de le faire entrer dans les vestiaires du lycée plus que nécessaire, non ?

Non. Archie s’inquiète auprès de son oncle pour savoir ce qu’il se passe avec Kevin, puis il force l’amitié avec lui. C’est assez fou : je me rends compte qu’ils n’ont partagé que très peu de scènes depuis le début de la série, tout de même. Les voilà en tout cas qui se retrouvent amis, parce qu’Archie décide de marquer quelques paniers avec lui puis de le protéger de Julian dans les vestiaires.

Oui, oui, Julian s’attaque à Kevin dans les vestiaires, mais pas comme on l’imaginerait : il se contente de lui demander s’il est puceau et s’il est prêt à ne plus l’être pour faire partie de l’équipe, l’invitant à aller voir une prostituée. Mais c’est vraiment passionnant cette intrigue ! Kevin se porte volontaire avec plaisir, avant d’angoisser longuement : il s’en plaint à Archie et ne comprend pas pourquoi lui est forcé de prouver qu’il est un homme en couchant avec Twyla quand Archie est puceau lui aussi.

La question est certes intéressante pour une série pour ados, mais le problème, c’est qu’après sept ans de diffusion, il n’y a plus vraiment d’ados dans les gens regardant la série. Si ? Je ne sais pas trop. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que chez Twyla, les choses se passent mal pour Kevin qui est incapable de coucher avec elle et finit en larmes. Comment on le sait ? Eh bien, Archie vient à sa rescousse après s’être fait engueuler par Betty. Bien sûr, Twyla imagine aussitôt qu’Archie et Kevin sont en couple, mais Archie ne semble pas s’en rendre compte et affirme à Kevin qu’ils vont sauver sa réputation en prétendant qu’il a bien couché avec Twyla. Mouais.

En rentrant chez lui, Kevin n’est pas au bout de ses surprises, en plus. Il découvre que c’est son père qui avait suggéré l’idée de l’envoyer chez Twyla. Et il est suffisamment pote avec elle – ou riche pour la payer, au choix – pour savoir tout ce qu’il s’est passé avec elle. Il décide donc de retirer son fils de l’équipe de basket et Archie en profite pour découvrir que son oncle est homophobe, ce qui semble lui poser problème. Archie décide donc de rester ami avec Clay et Kevin malgré ses soupçons… Il est si tolérant !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Jughead

Enfin, Jughead en est toujours à ses considérations d’écriture de comics et de trahison d’auteur de son enfance. Ce n’est pas bien intéressant, et ça ne s’améliore pas quand le principal convoque Jug pour lui reprocher son passe-temps extrascolaire. En fait, il va jusqu’à comparer les comics books à de la pornographie afin de forcer Jug à mettre un terme à son activité d’écriture.

Yep. Soit il arrête l’écriture de comics, soit il arrête l’école. Le dilemme est clair, la décision de Jug aussi : face à ce nœud gordien, il décide d’arrêter les cours, comme tous les adolescents à sa place. Pourtant, son auteur préféré, qui est censé le détester et ne plus lui parler, lui fait ensuite la morale. Il lui trouve également une solution : il suffit d’écrire sous un alias ses histoires d’horreur, mais aussi de faire du chantage au principal, parce que ce qu’il fait est illégal et que la Cour Suprême trouverait sûrement à y redire. Jughead peut ainsi continuer à écrire des BDs, sur un personnage pas si différent que ça de Donald Duck (mais juste assez pour s’éviter un procès j’imagine), et à aller en cours.

Bref, Jug finit l’épisode en étant de nouveau pote avec son auteur préféré, et tout est bien qui finit bien… sauf que bon, l’auteur reçoit la visite d’un vendeur de lait serial killer. Oupsie.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Compteur d’Archie à poil : il garde son marcel dans les vestiaires désormais !

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