De 500 mots à « Quelques mots sur… »

Salut les sériephiles !

Que dire de plus que ces trois mots qui me manquaient, en vrai ? Voilà, voilà, me revoilà, tout simplement.

Bon, ce serait un peu court. Cela dit, je n’ai rien à dire parce que je ne l’avais pas vraiment anticipé, mais ça commence à me trotter dans la tête de plus en plus alors autant me lancer avant que le temps passe et que je rationnalise (et ne le fasse pas) : cette section du blog, celle des articles « 500 mots », me manque. C’est fou, non ? À force de partager tous les jours des impressions, des coups de cœur, des déceptions, j’avais pris goût à ce rendez-vous quotidien. J’ai toujours su que le jour où ça déconnerait, ne serait-ce que pour une journée, ce serait la fin des haricots.

Voir aussi : 500 mots sur… (2022)

Et donc, la fin des haricots est arrivée, inévitablement. Je me suis laissé bouffer d’abord par le boulot, puis par des sorties, d’abord avec l’abonnement ciné et maintenant un pass annuel Disneyland, et bref, ça me manque d’écrire, mais il faut bien reconnaître que j’ai moins de temps qu’avant aussi. Pourtant, la base des « 500 mots », c’était quand même d’y passer seulement 15 minutes par jour. Peu à peu, ça s’est transformé en un peu plus que 15 minutes et ça a fini par prendre trop de temps (et de mots !). En jetant un coup d’œil aux anciens sommaires annuels, je me suis rendu compte à quel point j’aimais ce rythme, cette obligation de prendre quelques minutes pour écrire, tous les jours, sur l’actualité des séries, mais pas seulement. Eh, même les pannes d’inspiration me manquent !

Voir aussi : Un nouveau RDV pour papoter séries 😉

Alors voilà, sans être aussi ambitieux que d’écrire tous les jours, peut-être que je peux revenir à une cadence plus intense qu’actuellement ; en restant modéré : un à trois articles par semaine, ce serait pas mal. Genre, y passer une heure par semaine ? Parce qu’après tout, le but, c’est de partager sans pression, d’échanger autour de ce qui m’anime sans que cela devienne une contrainte. On verra à quel point je m’y tiens, en tout cas, j’ai PLEIN de trucs à raconter.

Au programme de ce « nouveau » rendez-vous, évidemment, les séries, toujours. Cela dit, comme avant, j’ai envie d’élargir le spectre, de parler d’un peu de tout dans l’actualité de la pop culture. Je veux aussi écrire sur les films, parce que mes sorties ciné restent des moments fréquents, même si, il est vrai, on va bientôt tomber dans les films de Noël qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé. Par contre, côté ambiance de saison, il y a sur mon agenda quelques sorties en lien avec Halloween ou Noël dont je pourrais parler (hum, ça va rester centré sur Paris, inévitablement). J’aimerais aussi aborder les albums et les chansons qui rythment mes journées – en ce moment, il y a vraiment de quoi faire dans ce domaine ! Et puis, il y aura les annonces de projets, les comics qui me tombent sous la main, les livres quand j’ai le temps d’en feuilleter, bref, tout ce qui m’inspire et que je veux partager…

Vous l’aurez compris, moins de régularité, peut-être, mais toujours cette envie de transmettre, d’échanger autour de tout ce qui me passionne, qu’il s’agisse d’un épisode de série sorti hier ou d’un film découvert par hasard au ciné. Comme avant, mais en un peu différent. Allez, c’est parti… et j’ai déjà des idées d’articles pour toute la semaine à venir, en vrai !

Toni en famille (2023)

Salut les cinéphiles,

Hier soir, j’ai décidé de me faire une petite soirée cinéma et mon choix s’est porté sur Toni en famille, sorti mercredi dernier. Ce film français réalisé par Nathan Ambrosioni met en scène une famille nombreuse complexe mais terriblement attachante.

C’était le choix parfait pour une soirée détente – et c’est un film familial pour ceux qui vont au ciné en famille. Ce n’est pas mon cas ; et j’ai quand même passé un bon moment.

Un casting épatant

Camille Cottin, que l’on ne présente plus, incarne ici Toni, une mère de famille de 42 ans. Elle est tout simplement époustouflante dans ce rôle, jonglant habilement entre humour et émotion. Sa performance est d’une justesse incroyable, et elle réussit à me faire rire autant qu’à m’émouvoir. On découvre aussi qu’elle sait chanter une chanson digne des années 2000, d’ailleurs.

Oui, parce que côté musique, la bande originale est vraiment au top. Elle crée une ambiance sonore qui colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. Petit bémol, la chanson phare du film n’est pas (encore ?) disponible en ligne, ce qui est vraiment dommage car je voudrais bien la réécouter. En fait, moi aussi je suis fan de Toni… Et pas qu’un peu ! (ouais, c’est une blague que vous comprendrez en regardant le film).

Pour autant, les jeunes acteurs du film ne sont pas en reste. Ils apportent une vraie fraîcheur et une authenticité à l’ensemble, ce qui rend le film encore plus agréable à regarder. Je trouve ça chouette que le film donne à chacun l’occasion de briller et d’avoir son intrigue, même si ça donne parfois l’impression qu’on aborde quelque chose pour finalement le mettre de côté un peu trop vite. C’est le problème des films, il n’y a pas le temps de tout développer, et avec cinq enfants inévitablement… On en veut plus.

Le scénario est assez intelligent (petit spoiler dans la suite de ce paragraphe, du coup, attention si vous ne voulez rien savoir, passez au point suivant) pour faire dire à Toni qu’elle a conscience d’avoir trop tendance à tous les considérer comme un ensemble plutôt qu’à les voir individuellement. C’est malin car ça se sent aussi dans l’écriture par moments et car ça justifie bien ce qui aurait pu être un gros défaut.

Une promo débile

Ce film nous plonge avec efficacité dans le quotidien de cette famille, avec ses hauts et ses bas. C’est une belle tranche de vie, même si on aurait peut-être préféré découvrir cette histoire sous forme de série pour avoir le temps de s’attacher encore plus aux personnages – vraiment, la fin est frustrante et arrive trop vite. J’ai l’impression d’avoir vu un pilot sous forme de double épisode !

Et d’ailleurs, gros point noir pour la bande-annonce, qui est sans doute la pire de l’année. Je déteste les bande-annonces, ce n’est pas nouveau, mais celle-ci est quand même particulièrement débile – je n’aime pas trop insulter gratuitement sur le blog, mais là, vraiment, promis, c’est mérité. Elle dévoile beaucoup trop d’éléments clés de l’intrigue, ce qui gâche la surprise, le suspense et une grosse partie des enjeux du film. Donc si vous pouvez et si ce n’est pas trop tard, évitez de la regarder avant de voir le film…

Personnellement, la scène que j’avais le plus retenu de la bande-annonce et que je considérais être celle présentant l’intrigue… était finalement à moins de dix minutes de la fin du film. Bref, c’est ce que j’appelle un spoiler qui gâche franchement une grosse partie du film. Bien sûr, ce n’est pas si grave car le film a beaucoup de choses à dire, mais tout de même, je n’ai pas eu du tout le film que je venais voir. Heureusement, la bande-annonce se concentrait sur Toni et il n’y avait pas qu’elle dans le film. Et pas que son intrigue… Mais ça aussi, on nous faisait croire le contraire dans la bande-annonce !

En bref

Toni en famille est un film qui fait du bien. Il est porté par des acteurs au top de leur forme, notamment Camille Cottin. Malgré une bande-annonce qui détruit une grosse partie du film, c’est un excellent choix pour un dimanche soir. Ou pour un autre, c’est juste que j’aime bien ce genre de film un dimanche. Bref, si vous cherchez un film pour vous détendre et passer un bon moment, foncez !

PS un peu spoiler : si comme Toni vous cherchez à rejoindre l’enseignement à un moment dans votre vie, sachez que les concours sont accessibles sans diplôme si vous avez eu trois enfants… Et ça m’a un peu sorti du film que personne ne lui dise ça ou ne lui propose d’être contractuelle (ou AESH d’ailleurs !) malgré son absence de diplôme, parce que bon, ce serait ça la vraie réalité du terrain !

Vitesse de croisière pour Le Dernier Voyage du Demeter

Salut les cinéphiles,

Jeudi dernier, je suis allé au cinéma pour essayer de m’évader du médiocre Rétribution et de son faux huis clos qui n’a pas vraiment réussi à m’emporter. Et devinez quoi ?

Bien sûr, je me suis retrouvé face à un autre simili huis clos, cette fois-ci à bord d’un mystérieux navire. On ne va pas se mentir, je savais parfaitement à quoi m’attendre en y allant, cela dit : le film s’appelle Le Dernier Voyage du Demeter, évidemment qu’on va assister au voyage dans le bateau et difficilement à autre chose.

Pas de bol, c’était tout aussi long… mais plus réussi, heureusement !

Dracula, es-tu là ?

En fait, le film est essentiellement une plongée dans une partie du roman Dracula, étendue sur deux heures de pellicule. On y retrouve les codes de l’horreur de l’époque victorienne, avec son rythme languissant et sa lente accumulation de tension. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas un film pour les amateurs d’action frénétique, on est vraiment sur un autre type d’horreur. Et une fois qu’on sait ça, le film est plutôt plaisant.

L’atmosphère du Dernier Voyage du Demeter est très sombre, au sens obscur du terme plus qu’au sens figuré. Enfin, au sens figuré, il l’est un peu aussi, je vous rassure. Pour apprécier pleinement les détails subtils et les recoins mystérieux du navire, il est préférable de le voir dans une salle de cinéma plongée dans l’obscurité totale. Cela ajoute indéniablement à l’ambiance oppressante du film – mais ça permet surtout de tout voir. En plissant les yeux.

Si ça ajoute au côté mystérieux et au personnage de Dracula – insaisissable pendant une bonne partie du film – qui fait bien plus peur ainsi, c’est tout de même un peu frustrant par moment. Le film étant long, le but n’était pas non plus d’avoir envie de fermer les yeux, je pense. Et pourtant, c’est bien le genre de films où il est possible de piquer un somme entre deux moments intenses, je pense.

Côté casting

Les acteurs, dans l’ensemble, font le job sans vraiment briller. Ils portent l’histoire, mais il manque ce petit quelque chose qui les aurait vraiment fait sortir du lot. Malgré plusieurs scènes cherchant à nous montrer une dynamique de groupe, on a toujours l’impression que ça ne prend pas, qu’il manque un élément pour qu’on soit pleinement convaincu. Ou alors, c’est juste moi qui n’arrive pas à me sentir embarqué par les films avec des navires depuis Pirate des Caraïbes. Parce que oui, évidemment, ça m’y fait penser…

Cela dit, il y a un acteur qui parvient à se démarquer dans ce flot de performances convenables. Corey Hawkins, clairement le rôle principal du film, apporte une présence charismatique à l’écran (ce n’était pas gagné parce que je l’ai reconnu de la très médiocre Survive !) et ajoute une touche de profondeur à son personnage – bien aidé par le scénario qui se concentre beaucoup sur lui. Son jeu est ainsi forcément plus nuancé et le personnage contribue à maintenir l’intérêt – survivra-t-il même si l’on sait qu’il n’y a pas de survivant ?

Dracula ? Comme je le disais plus haut, difficile de juger de la performance de l’acteur qui reste très longtemps dans l’ombre. Le maquillage est excessif, on peine à voir comment il pourrait se fondre avec les humains. C’est une vision comme une autre du personnage culte, dirons-nous. Quant au reste des effets spéciaux, ils font le job sans être particulièrement marquants. Ils sont au service de l’histoire et parviennent à créer quelques moments visuellement saisissants, mais n’attendez pas non plus des prouesses visuelles exceptionnelles.

Une écriture réussie (mais bavarde)

Le meilleur dans ce film reste la richesse du scénario et des idées mises en scène. Tout en s’appuyant correctement sur le journal de bord du roman, les scénaristes se laissent aller à quelques libertés et complètent les incertitudes avec réussite. La fin du film tente ainsi de se démarquer un peu en s’éloignant légèrement du roman. C’est prévisible dans la forme, mais ça offre une touche de fraîcheur tout en maintenant l’esprit de l’histoire originale.

En fin de compte, Le Dernier Voyage du Demeter propose une expérience sombre et intense, mais cela ne justifiait pas pour autant une durée de deux heures. Il faut s’armer de patience en attendant les nuits où le conte surgit enfin. Il me semble que de nombreuses scènes auraient pu être raccourcies, si ce n’est supprimées… Mais peut-être que ça aurait empêché à l’ambiance de s’installer correctement.

En bref, si vous êtes fan de l’univers de Dracula et que vous appréciez l’horreur à l’ancienne, vous pourriez y trouver votre compte. Pour ma part, je reste avec l’impression qu’un peu plus de concision aurait fait du bien à ce (dernier ?) voyage cinématographique. Et vous, vous l’avez vu ?

Pas de surprise avec Retribution

Salut les cinéphiles,

Hier soir, je cherchais simplement à me détendre avec un film sans prise de tête. C’est ainsi que j’ai opté pour Retribution, qui vient tout juste de sortir.

Mon meilleur conseil pour ce film serait de laisser votre cerveau de côté avant de vous lancer. Pour preuve, même en adoptant cette approche, j’ai réussi à deviner le rebondissement du scénario bien avant son dévoilement (et je veux dire vraiment bien avant) !

Bref, laissez-moi vous dire tout de suite que si vous cherchez un film original et imprévisible, ce n’est clairement pas celui-là. On a toujours affaire aux mêmes films. Après, ça fait parfois du bien de voir un navet de ce genre pour apprécier à leur juste valeur d’autres films… Non ?

Un synopsis insipide

Le synopsis du film se résume à ceci : un homme d’affaires se retrouve au volant d’une voiture piégée par un mystérieux assaillant. Sa mission est de suivre à la lettre une série d’actions tout au long de la journée, sous peine de voir la bombe exploser et l’emporter, ainsi que ses deux enfants. Autant dire que c’est du grand art et qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde dans ce huis clos ô combien original ! Hum.

Vous l’aurez compris, Retribution suit la formule classique d’un film d’action. C’est le genre de situation que vous avez déjà vu mille fois dans les films d’action, et Retribution n’est pas différent de ce schéma. Alors que notre héros se trouve désormais en danger de mort, l’assaillant l’oblige à suivre des instructions de plus en plus dangereuses pour sauver sa vie et celle de ses deux enfants. Simple, non ?

Les enfants du protagoniste sont au cœur de l’intrigue, mais malheureusement pour eux, les acteurs doivent jongler avec un scénario qui les cantonne dans les clichés les plus insupportables. Parfois, ils essaient de s’en sortir, mais il est difficile de briller quand les ficelles scénaristiques vous maintiennent dans un carcan. Liam Neeson, quant à lui, offre une performance solide et convaincante, comme on peut s’y attendre de sa part. C’est un acteur qui excelle dans ce genre de films d’action, et il ne déçoit pas ici. Heureusement, d’ailleurs, parce qu’autrement, ce serait vraiment une catastrophe.

Un huis clos peu crédible

L’action se déroule principalement dans une voiture, ce qui nous promet un huis-clos palpitant… du moins en théorie et seulement après un démarrage assez lent. Les moments d’action, bien que rares, sont nécessaires dans ce genre de film pour maintenir l’excitation, et ils auraient mérité d’être plus fréquents et surprenants.

Les personnages ne sont pas franchement appréciables, en grande partie en raison de leur conformité aux clichés attendus. On ne peut pas non plus passer sous silence la police, représentée par une intervenante incroyablement stupide. D’ailleurs, la crédibilité de la police dans ce scénario laisse à désirer. Après tout, est-il réaliste que la police mette autant de temps à repérer et isoler une voiture, en plein Berlin ? La police et sa représentante plutôt insipide servent à faire avancer l’action, mais on ne comprend pas pourquoi ils sont si stupides et si peu à l’écoute.

Le pire ? La fin est brutale. L’action se coupe juste à un moment où les réactions des protagonistes auraient pu apporter une dimension intéressante au film, quelque chose d’un peu nouveau. Cela laisse un sentiment d’inachevé, comme si le réalisateur avait brusquement décidé que l’histoire devait se terminer, peu importe si certains fils restaient en suspens. En même temps, a-t-on vraiment envie de rester plus longtemps en salle après avoir vu ça ? Ce n’est pas sûr du tout ! Et puis, ce n’est pas le seul film à souffrir de ce défaut, surtout du côté des films d’action.

Si vous cherchez un film pour vous divertir sans trop réfléchir, ça peut valoir le coup. Par contre, ne venez pas vous plaindre si vous trouvez ça peu innovant, je vous aurais prévenu ! Plusieurs fois.

Alors, avez-vous déjà vu Retribution ? Quelles sont vos impressions ?