The Rookie : Le flic de Los Angeles (S03)

Synopsis : En fin de saison 2, Nolan était dans de beaux draps, parce qu’il venait de se faire piéger comme le bleu qu’il est par Nick. Comment s’en sortira-t-il ? C’est la réponse qu’on attend tous de cette saison 3 qui continue autrement de suivre la vie du commissariat, comme d’hab.

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Pour commencer, je suis impatient de retrouver la série, mais j’ai un peu l’angoisse aussi de ne pas réussir à la suivre à la semaine. On me connaît, on sait bien que je suis toujours plein de bonne volonté, mais après, une fois pris par la vie, bim, c’est plus compliqué. Je devrais être toutefois aidé par le fait que la saison sera probablement raccourcie à cause du coronavirus, ce qui nous donnera moins d’épisodes gap-filler où il ne se passe pas grand-chose.

Oui, j’ai décidé de prendre le positif de la crise, parce que sinon, on ne s’en sortira jamais ! Je suis content de retrouver toute l’équipe de cette série après quelques mois, en tout cas. D’accord, j’ai terminé la saison 2 il y a à peine quatre mois, mais j’ai envie de savoir la suite. Et aussi, tout de même ça se souligne, c’est très cool de les retrouver dès le 4 janvier : ça ouvre 2021 d’une belle manière, et il était temps d’avoir au planning des séries qui me motivent vraiment !

Cette saison promet de revenir sur le mouvement Black Lives Matter, sur les violences policières, mais pas forcément sur le coronavirus. C’est assez logique, puisque la série a quelques mois de retard : les saisons 1 et 2 représentaient un an ; nous sommes donc en 2019 quand commence cette saison 3. À voir si ça sera intégré plus tard ou juste zappé, les dates n’important que peu dans la série.

Tout ceci étant dit, je ne tiens plus, j’ai envie de savoir par quelles pirouettes les scénaristes vont nous libérer Nolan et faire tomber Nick !

Voir aussi : On en était où en saison 2 de The Rookie ?

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – Consequences – 19/20
La reprise est mouvementée et haletante ; avec tous les éléments que j’en attendais exactement comme je les attendais. C’est peut-être là le plus gros défaut de l’épisode : il y a assez peu de surprises dans la manière dont tout est monté, c’est prévisible et pas toujours crédible… mais en-dehors de ça, c’était top à suivre ! Je suis content de retrouver la série et même si l’on n’obtient que peu de perspectives neuves pour la suite, ça devrait continuer d’être une série vraiment sympathique.
S03E02 – In Justice – 16/20
L’épisode fonctionne bien, mais je ne sais toujours pas vers quoi la saison souhaite se diriger. J’ai eu l’impression d’un grand fouillis, et ça risque de se sentir dans la critique. J’aime bien en tout cas, on a du développement pour quasiment tout le monde. Bien sûr, c’est aussi un épisode qui promet d’essayer de se rattraper sur des questions d’actualité trop longtemps ignorées dans la série… mais je n’arrive pas à savoir si les raccourcis choisis vont vraiment apporter quelque chose.
S03E03 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.
S03E04 – Sabotage – 15/20
Si toutes les intrigues ne se valent pas au cours de l’épisode, j’ai trouvé l’ensemble toujours aussi efficace et sympathique. J’ai mes préférences pour certains personnages et certains développements, c’est sûr, mais dans l’ensemble, je trouve que toute la série fonctionne toujours bien sur cette saison 3 qui est en train de trouver rapidement son rythme de croisière.
S03E05 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.
S03E06 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.
S03E07 – True Crime – 14/20
S’il y a bien quelques bonnes répliques pour venir sauver cet épisode, je ne suis que moyennement convaincu par l’ensemble, parce que le format proposé se concentre sur ce que je n’aime pas dans la série, à savoir son aspect procédural, en mettant de côté le développement des personnages… quand bien même une révélation improbable est faite en milieu d’épisode pour répondre à une question ayant émergé la semaine dernière.
S03E08 – Bad Blood – 16/20
La reprise se fait indépendamment d’un fil rouge, sur un épisode qui fonctionne bien indépendamment, mais manie assez l’humour pour qu’on ne s’ennuie pas non plus. Cela fait plaisir de retrouver les personnages après un mois, et je suis surpris de voir que nous n’en sommes qu’au huitième épisode de la saison. Il en reste quelques-uns à savourer finalement, c’est cool.
S03E09 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.
S03E10 – Man of Honor – 15/20
La crédibilité et cohérence globale de l’épisode sont à remettre totalement en question, mais ça n’empêche pas cet épisode d’être un divertissement accrocheur et plutôt bien réussi. On a de l’humour, on a du drama et on a des personnages qui évoluent de manière sympathique d’épisode en épisode. Difficile d’en attendre plus d’une série procédurale à ce stade de sa saison, j’imagine.
S03E11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.
S03E12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.
S03E13 – Triple Duty – 17/20
Franchement, cette saison 3 fonctionne bien depuis quelques semaines et j’aime sa manière de nous proposer des intrigues qui ont clairement pour but d’être développées sur du long terme. Cela tombe bien puisqu’ABC vient de renouveler la série pour une saison 4. Autant vous dire que j’ai déjà prévu d’être au rendez-vous, surtout après cette fin d’épisode !
S03E14 – Threshold – 17/20
On sent bien que les scénaristes n’étaient pas trop prêts pour une fin de saison, car certaines choses paraissent rushes dans cet épisode, mais ça ne l’empêche pas d’être très bon et chouette à suivre, franchement. Je suis curieux de savoir ce qu’ils feront de leur saison 4 à présent, tout en étant assez attaché aux personnages pour savoir que j’ai déjà envie d’y revenir. Allez, à dans quelques mois, Los Angeles !

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On en était où en saison 2 de The Rookie ?

Salut les sériephiles,

Avant de lancer les saisons 2 de God Friended me & The Rookie… – Just One More Episode

Je n’ai peut-être pas trop le temps pour les séries cette semaine, mais ça ne m’empêche pas de me consacrer malgré tout au blog – et c’est d’ailleurs une des raisons à ce manque de temps, parce que l’air de rien, les changements d’année, ça provoque du travail sur le blog. Vous n’êtes pas là pour lire ça de toute manière : si vous avez cliqué sur cet article, c’est parce que vous vous doutez bien qu’un article résumant la saison 2 de The Rookie, ça veut dire un retour prochain de la série. Et en effet, la saison 3 sera lancé dans la nuit de demain aux États-Unis, ce qui fait que l’on aura le nouvel épisode inédit lundi…

Pour ne pas décaler mon article stats de lundi, sachant qu’il va comme tous les ans y avoir un peu de décalage sur le blog en ce début de mois, je me suis donc décidé à résumer ça dès aujourd’hui. Alors, on en était où dans cette série ? J’ai l’avantage de l’avoir finie en décalée, elle est donc encore un peu fraîche dans mon esprit cette fin de saison ; surtout que c’est une des rares séries de network à avoir pu avoir sa vraie fin sans être impactée par le confinement. Il n’empêche qu’après quelques mois, on a tous l’impression d’avoir oublié des détails, non ?

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et séries

Voir aussi : Mes critiques de la saison 2

Le cliffhanger voyait donc Nolan être dans de beaux draps : Nick Armstrong, une taupe bien planquée chez les flics, lui a fait croire qu’il était prêt à négocier avec lui pour se faire arrêter par ce bleu. Ben voyons. Evidemment, ce n’était qu’un stratagème pour finalement le faire accuser : il a planqué les preuves de ses méfaits chez les flics, avant de lui donner rendez-vous. Je veux dire, il est joué par Harold Perrineau, évidemment que c’est un personnage vicelard et traître, y a des acteurs à qui on colle des rôles à vie. Oh, ce n’est pas tout à fait sa faute, ce pauvre Nick : on comprend bien que certes il bosse pour Serge et Ruben (des frères trafiquants de drogue), mais qu’il n’avait pas pour autant l’intention de tuer Erin, une bleue dont on n’avait jamais vraiment entendu parler mais qui était très pote avec West (comme par hasard). Il l’a fait uniquement parce qu’il s’est rendu compte qu’elle s’apprêtait à le balancer lui… À deux doigts d’avoir de la peine pour lui dis donc (non).

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Quand il entend Nick lui avouer son plan qui consiste à lui faire porter le chapeau, John rentre donc chez lui en toute hâte pour détruire tous les murs qu’il a passé la saison à construire, ce qui lui permet de trouver les preuves (plus que nombreuses)… Au moment où ses collègues arrivent pour l’arrêter. Ca va être une reprise de saison sympathique de voir Nolan tenter de s’expliquer, mais je doute que ça dure plus de deux épisodes, surtout que Nyla était au courant de ses doutes et avait eu l’occasion de constater que Nick était louche. Puis, il y a tellement de dossiers dans ses murs… Genre un bleu a l’accès à autant de preuves ? Genre il a pu trafiquer les enregistrements de caméra alors qu’il était tout le temps avec Nyla ou Gray ? MOUAIS.

Ça, c’est pour la partie dont on doit tous se souvenir, je pense. Cependant, si la série est une série procédurale, elle fait également évoluer ses personnages, et il va y avoir des choses à surveiller, à commencer par Nyla qui vient d’obtenir la garde partagée de sa fille (j’espère avoir droit à plus d’Enver Gjokaj dans le rôle de son ex, du coup !) ou Angela et Wesley qui ont décidé de se marier. Angela a aussi passé son examen pour devenir enquêtrice d’ailleurs, alors je croise les doigts pour elle. Elle a déjà la confiance de Gray, c’est pas si mal !

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et sériesCôté vie amoureuse, c’est un peu le chaos pour les autres : West est négligé par les scénaristes dans sa relation avec Sterling, une star hollywoodienne dont la notoriété pose problème à notre bleu dans son boulot ; Tim vient de rater le départ de Rachel pour New-York parce qu’il a préféré bosser qu’aller à leur rencard (où il avait l’intention de la plaquer pour ne pas tester la relation à distance) et Lucy couche avec un pompier, Emmett, dont on ne sait pas encore grand-chose. Je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas trop, ça va forcément poser des problèmes au cours d’une intervention, ça, surtout qu’elle ne veut pas que ça se sache au travail (elle vit littéralement avec un collègue ?). Je veux dire, dans l’avant-dernier épisode de la série, le pompier intervenait déjà lorsque Lucy se faisait engueuler par Tim sur une scène de fusillade, alors…

On verra bien ! Cette saison 3 promet de ne pas s’attarder sur cette intrigue, parce qu’il y a beaucoup à faire : j’imagine que la pandémie mondiale sera abordée, sans certitude toutefois. Ça m’embête qu’il le fasse uniquement parce que ça risque de nous ramener sur le devant de la scène un personnage que je déteste, celui de Grace. En fin de saison, elle demandait à John de prendre ses distances pour faire le point sur sa vie sentimentale… tout en le collant pour fournir des pizzas au commissariat ensuite. Je ne la supporte plus, alors que j’adore l’actrice, un comble.

always — John and Grace

En tout cas, je les vois mal éviter le sujet du coronavirus, surtout que le tournage a été un peu périlleux… Il a en effet continué malgré cinq membres de l’équipe ayant été positifs au covid19 – mais il est désormais suspendu pour au moins deux semaines, comme tous les tournages se déroulant à Los Angeles, sur des décisions des autorités tentant d’enrayer l’épidémie. Deux semaines, c’est un minimum (on sait quand ça commence, jamais avec certitude quand ça se termine), et ça représente deux épisodes tout de même, ou en tout cas un peu plus qu’un épisode malgré les nouvelles mesures prises pour le tournage en ces temps d’épidémie. Bon, pour en revenir à l’intrigue de la série en elle-même, toutefois, les premières images de la saison sont sans masque… Mais à voir s’ils ne l’intégreront pas après quelques épisodes, comme d’autres ont fait. Ça leur simplifierait la vie, quand même.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

richard t. jones Tumblr posts - Tumbral.comEn parallèle, la saison se concentrera également sur les problèmes raciaux et les violences policières aux États-Unis. J’espère que ce sera traité de manière intelligente et que ce ne sera pas trop hypocrite, surtout que la série elle-même a essuyé un scandale lorsque l’actrice incarnant Talia a décidé de quitter la série suite à des attitudes qu’elle jugeait raciste. Elle a fait debonnes choses avec le personnage de Nyla l’an dernier, notamment sur les questions de féminisme et de racisme dans la police ; ça devrait donc continuer en ce sens. En tout cas, ce sont des aspects qui pourront être fil rouge et peut-être rendre la saison plus intéressante, d’autant qu’elle risque, comme beaucoup d’autres, d’être raccourcie, et donc de limiter les épisodes « gap-filler ».

Voir aussi : #BlackLivesMatter

Bref, j’ai hâte d’être à lundi, hein… En espérant avoir le temps pour le visionnage de l’épisode, tout de même ; vous me connaissez à force, rien n’est jamais gagné à l’avance avec moi.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

> Saison 17

Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

> Saison 4


Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

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