Grey’s Anatomy – S17E05

Épisode 5 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.

> Saison 17


Spoilers

If you’re ready to go, it’s OK.

Aha, les gens qui en ont marre que la série parle du coronavirus sont servis dès les premiers instants de cet épisode, avec Bailey qui regarde les statistiques du Covid19 à l’hôpital. C’est elle qui est en charge de la voix-off de l’épisode, c’est étrange, surtout que de son côté Meredith est toujours endormie. Elle va de mieux en mieux, cela dit, parce que l’essai clinique fonctionne.

Chez elle, Jo n’a pas l’énergie de se lever pour aller au travail, surtout que c’est déprimant d’arriver à l’hôpital pour passer devant un camion réfrigéré plein de cadavres à cause du coronavirus. Elle est forcée par Levi de se lever, toutefois, surtout qu’il a besoin d’elle pour aller au boulot maintenant que son vélo est crevé.

Il me semblait que le loft était assez loin de l’hôpital, non ? Il doit être pas mal sportif finalement ! En tout cas, une fois au boulot, il passe sa journée avec Jo sur un cas assez déprimant d’une nouvelle maman qui ne peut pas voir son bébé et est forcée d’être maman en visio. C’est déprimant. Du côté des choses déprimantes, ils travaillent avec un nouveau résident qui passionne Levi. S’il peut remplacer Niko, je vote pour un milliard de fois.

En attendant, c’est un type très positif (pas au covid, en plus !) et très heureux, donc exactement ce qu’il fallait aussi pour décoincer Jo. Elle est toujours dans sa dépression, finalement, quoiqu’on en dise et quoiqu’on espère pour le personnage. Elle a besoin de joie et de bonheur pour décompresser, et apparemment, Jackson n’en apporte pas assez ! Par contre, se retrouver à donner naissance à un bébé parce que l’hôpital manque de médecins pour le faire, c’est exactement ce qu’il lui fallait.

Par contre, ça lui fait envisager de recommencer sa carrière totalement pour devenir obstétricienne. Oh putain ! Elle a eu l’occasion d’opérer dans cet épisode, et elle n’a pas ressenti une once de bonheur. En revanche, quand elle a aidé une mère à donner naissance, elle a eu l’impression de faire quelque chose de sa vie. J’adore qu’elle s’en confie à Levi, et j’adore cette amitié entre eux, autour d’une pizza et d’une bouteille d’alcool. OK, et aussi d’une bouteille de gel hydroalcoolique. Il y en a plein dans cet épisode. C’était déjà un réflexe de la série, mais là, vraiment, on nous montre à quel point c’est important.

Jo envisage donc de changer de voie et de carrière, et je dois dire que j’aime bien cette idée pour elle. Elle va nous devenir la nouvelle Addison, finalement !

Pour en revenir à Miranda, l’épisode se concentre sur elle et son isolement, et ça craint. Elle ne voit plus Ben autrement que par téléphone, elle ne voit plus ses garçons et elle s’inquiète pour ses parents qui ne sont pas très sérieux avec le port du masque. Elle a l’occasion de papoter avec son père, mais ça lui fait peur tout de même.

Sa peur ne peut qu’empirer quand elle apprend que ses parents sont dans une maison médicalisée touchée par le Covid19. Arf. C’est elle qui a insisté pour les envoyer là-bas, alors bonjour la culpabilité. Il n’y a pas beaucoup de personnages ayant encore leurs parents dans cette série, alors ça ne m’étonne pas trop que ça tombe sur Bailey cette intrigue. C’est particulièrement déprimant, en tout cas : Miranda envoie Ben chercher ses parents…

Et elle le retrouve à l’hôpital, avec sa mère, qui a le coronavirus et est dans un état déprimant. C’est très mal parti, donc. Miranda n’est pas la seule à s’inquiéter pour ses parents : Jackson n’est pas ravi de se rendre compte que sa mère porte mal le masque malgré son état médical. Oups. Il demande à Richard de l’aider à lui faire porter son masque, mais les deux ont rapidement autre chose en tête quand ils apprennent la nouvelle pour la mère de Miranda.

Elle, elle apprend que sa mère ne passera pas la nuit : elle sait qu’elle ne veut pas être intubée et être maintenue en vie par une machine, alors elle n’a plus d’autres choix que d’appeler son père pour lui dire que c’en est fini pour sa mère. C’est une intrigue assez horrible, et bizarrement, Miranda décide d’aller se confier à Meredith. Cette fois, pas de retour d’anciens, donc, Meredith a juste le droit d’entendre Miranda lui parler sur sa plage.

Bon, Ellen Pompeo a eu la flemme de tourner avec les masques et les combinaisons, pas vrai ? Je ne vois plus que ça. Elle limite vachement les contacts aussi, étant toujours à un bon mètre de distance sur la plage avec les gens qui lui rendent visite. On découvre au cours de cette scène que Bailey a caché pendant un certain temps que sa mère avait Alzheimer, pour ne pas blesser Mer ou Richard. Soit.

En revanche, sa mère a un instant de lucidité au moment où Miranda lui propose de capituler et de se laisser partir si elle le souhaite. J’ai trouvé la scène assez difficile. Au-delà de l’instant de lucidité compliqué pour Miranda qui se rend compte que finalement elle a peur de laisser sa mère mourir parce que ce n’est peut-être pas ce qu’elle souhaite, c’est une scène difficile parce que des centaines de familles n’ont pas eu cette occasion de dire au revoir à un proche comme ça. Certes, le père de Miranda est à distance, mais elle, elle est là.

Elle essaie en vain de contacter Ben, et elle culpabilise de ses choix. Forcément. Elle a ramené ses parents à Seattle – ah, il me semblait bien que la semaine dernière ils n’étaient pas là ! – la veille du jour où les frontières ont été fermées, et sa mère a passé simplement une journée en ville avant de tomber malade.

C’est violent, mais elle accepte mieux la situation en parlant à… Maggie ! J’ai aimé cette intrigue, et surtout l’évolution du personnage de Maggie sur la mort de sa mère. Elle se rend enfin compte que péter un câble comme elle l’a fait était finalement la solution de facilité : elle n’a pas voulu laisser partir sa mère… La scène entre Miranda et Maggie est longue et bavarde, mais je dois dire que j’ai vraiment accroché. Le discours de Maggie pour convaincre Miranda qu’elle fait les bons choix ? C’était agréable.

Et surtout, il était bon d’avoir cette scène posée dans un parc où les deux profitent de l’air frais et bavardent en riant un peu. C’est le genre de scènes qui manquait un peu dans ce début de saison, et c’est une bonne réaction face à la perte d’un proche.

Jackson, lui, est dépité par la situation, mais aussi à cause des statistiques que redoute justement Miranda : 50% des patients qui décèdent à l’hôpital du Covid sont noirs, dans une ville qui n’en compte que 7%. Wow. Avec cette série, j’étais loin de me douter que le ratio était tel à Seattle ! Bon, admettons. 7% de noirs, 50% de victimes noires, ça fait mal. Et Miranda doit donc dire adieu à sa mère dans une scène très touchante. Décidément, les mères dans cette série, elles prennent cher. Chaque fois qu’elles redébarquent dans un épisode, c’est pour mourir, j’ai l’impression. Celle de Miranda meurt auprès de sa fille lui chantant « My girl ». Quelle tristesse. Et quelle tristesse ce générique de fin qui nous diffuse les noms de personnes décédées du covid. C’était ça pas vrai ? Ca m’a achevé.

Et sinon, sans trop de surprise, Tom débarque à l’hôpital en ambulance cette semaine. L’équipe qui le réceptionne ? Helm, Teddy et Owen. J’ai ri. Ils ne pouvaient pas trouver mieux, dis donc ! Helm a déjà eu le coronavirus et elle apprécie Tom, mais elle ne peut pas rester pour autant sur le cas, parce que ce sont les protocoles de l’hôpital. Ca va être chouette tout un épisode où Owen se charge d’un Tom hallucinant et parlant de son fils décédé.

Teddy appelle toutefois Amelia en renfort, et c’était bien agréable à voir, parce qu’Amelia nous fait du Amelia. Elle déballe donc son sac à Linc, lui révélant au passage qu’elle a couché avec Koracick, tout en laissant tout tomber pour justement aller le sauver. Pauvre Linc.

À l’hôpital, Amelia ne croise pas spécialement Owen, mais elle passe beaucoup de temps à s’occuper de Tom. Entre deux interventions pour ça, Amelia bavarde avec Teddy, qui gratte l’amitié autant qu’elle peut. Au secours. J’adorais Teddy, mais là, vraiment, elle est insupportable depuis quelques épisodes et je n’y arrive plus avec elle ! Elle tente donc de parler des enfants pour essayer de se faire une amie d’Amelia.

Cette dernière se débrouille plutôt bien pour se débarrasser d’elle, et ça finit par nous laisser Teddy en train de se confier à Tom. Elle lui raconte un peu sa vie et prend la décision de rester son amie malgré tout, et finalement, elle fait bien parce que Tom se réveille. J’aurais pu m’en passer, mais bon admettons. Ils reprennent leur amitié bien naze et tout va bien. Mouais, ce n’était pas à la hauteur.

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Station 19 – S04E04

Épisode 4 – Don’t Look Back in Anger – 14/20
C’est un épisode beaucoup plus classique pour cette semaine, mais aussi un épisode où les personnages sont de nouveau chiants pour certains. Dans le fond, j’aime bien cette saison, mais le cas de la semaine n’était pas exceptionnel et j’ai trouvé que l’ensemble était très décousu, avec chacun ayant sa petite intrigue, mais finalement assez peu d’évolution marquante.

> Saison 4


Spoilers

Yep, God protects us… with a mask.

Les américains font du jogging avec un masque ? Les français ont plein de choses à apprendre d’eux dis-donc ! Et en plus, Vic réussit à assortir ses masques à ses tenues de sport. Je le savais que les séries finiraient par me mettre en rage en ce qui concerne les masques. Je suis jaloux ! Je ne suis pas jaloux des masques de la Caserne 19, en revanche, parce que oui, ça y est, les pompiers ont une livraison de masques !

Avant ça, Vic passe deux semaines de jogging à flirter avec un certain Théo qu’elle ne reconnaît pas tout de suite à cause de son masque, mais qui est finalement un pompier de la Caserne 23. Evidemment. Les pauvres, c’est dur de se retrouver à draguer un collègue comme ça… mais ils recommencent en fin d’épisode !

Autrement, Andy est de retour chez elle, où Carina s’est désormais installée. Tout semble bien se passer, et Maya lui dit même qu’elle l’aime (à Carina, hein). Hmm, ce serait trop simple avec ces reloues ! Ca ne manque pas : Maya finit par avouer à Andy qu’elle a peur d’être comme son père. Andy la réconforte comme elle peut, mais le fond du problème est en fait que Maya a du mal à comprendre pourquoi Carina a transformé toute leur cuisine en cuisine italienne.

C’est compliqué à vivre pour Maya qui est habituée à avoir tout à sa place à cause des violences de son père. Pourtant, quand Carina lui explique que le but est pour elle de se rappeler de son enfance heureuse pour arrêter de flipper à cause du Covid, elle finit par comprendre. Et j’ai aimé que cette relation se développe aussi autour de ça et que Maya soit capable de prendre du recul sur ses propres problèmes, pour une fois !

Autrement, Ben n’est plus le bleu du groupe, ça y est, c’est officiel ! Robert est donc de retour à la caserne en tant que souffre-douleur de tout le groupe, ce qui est plus ou moins drôle. Il y a des blagues qui fonctionnent, mais Travis n’arrive pas à se moquer de son ex-chef, et c’est bien dommage. En tout cas, l’essentiel, c’est que Robert découvre qu’il n’est pas le bienvenu pour tout le monde : Miller n’a pas l’air d’apprécier son retour.

Andy s’en mêle presque aussitôt, mais pas avant que Miller ne révèle à Robert que ce n’est pas son genou qui l’a empêché de venir le soutenir la semaine dernière. Pfiou. Je sens que ça va me passionner comme intrigue, ça ! Quant à son genou, il va mieux, il tient debout et tout, il va juste être chiant pour au moins un épisode.

Pendant que tout le monde fait le ménage, Ben et Jack sont embarqués dans une autre intrigue, avec Marsha qui s’est effondrée chez elle. Assez rapidement, le soupçon qui se dresse est qu’elle soit infectée par le coronavirus. Evidemment. Elle est ramenée au Grey Sloane Hospital par nos deux pompiers, et on y perd Jack qui va y rester pour le reste de l’épisode avec Marcus. Avant ça, on a tout de même droit à Ben qui insiste auprès d’Owen Hunt pour obtenir des tests Covid aussi pour Jack et Marcus, alors que les deux étant asymptomatiques, ce n’est pas censé être le protocole.

Hunt accepte, allez savoir pourquoi. Je veux bien qu’il connaisse Ben depuis longtemps, mais tout de même. Autrement, Dixon JR est désormais volontaire à l’hôpital dans une tenue qui empêche de le reconnaître.

Le test PCR ? Apparemment, ils sont tout de même limités : on ne les voit pas vraiment faits sur les acteurs, juste sur un figurant que je soupçonne d’avoir été véritablement testé pour l’occasion. Les acteurs, en revanche, tout est fait pour que le test ne soit pas vu à l’écran. Soit. C’est étonnant de faire le choix de nous montrer un test sans avoir de quoi le montrer, cela dit.

Jack rentre donc finalement chez Marsha avec Marcus, pour mieux découvrir que c’est la catastrophe. Marsha ayant probablement choppé le covid19 parce qu’elle refusait de porter le masque, la mère et l’enfant risquent forts d’être expulsés. Il y a tout de même une bonne nouvelle : ils sont tous les trois – avec Jack – testés négatifs. En revanche, Marsha a bien ce putain de Coronavirus. Les trois peuvent vivre ensemble dans l’appartement en attendant son retour, heureusement.

La désinfection de la caserne ne dure pas bien longtemps avant une première sonnerie de l’alarme de la caserne. Les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un couple qui se drogue très clairement, probablement au crack. Le truc, c’est que la femme est enceinte et qu’elle a une batte dans les mains. C’est peu engageant comme situation.

Vic et Travis préfèrent tout de même éviter d’appeler la police trop vite… ce qui est tristement une mauvaise décision de leur part. Travis se prend donc un téléphone dans la tronche et se retrouve à saigner du nez. Le reste de l’équipe arrive en renfort et face à ça, Maya est bien obligée d’appeler les flics. Elle envoie ensuite Ben et Vic s’occuper du mari de cette femme cinglée – l’actrice s’éclate, c’était beaucoup trop cool – qui est à peu près dans le même état que sa moitié, avec juste un coup de batte dans la tronche en plus.

J’ai eu un peu peur pour Ben qui se retrouve finalement blessé par le mari, mais finalement tout termine relativement bien. Vic se prend un coup dans la tronche en tentant d’empêcher le mari de rejoindre sa femme, certes, mais le bébé est sauvé de justesse par Maya quand il tombe littéralement de l’entrejambe de sa mère. Ben voyons. Malgré tout ça, Vic prend la défense du couple qu’elle ne veut pas voir finir en prison.

En ce qui concerne la désinfection de la caserne, elle continue donc avec Robert et Miller, mais vraiment, c’est insupportable. Et ça l’est encore plus quand il est révélé que Miller en veut à son ex-chef parce qu’il est noir et qu’il a fait de la merde, rendant plus difficile la possibilité pour d’autres pompiers noirs de devenir chef. Mais ? Hein ? D’où ? Bon.

Je comprends l’idée. C’est assez juste qu’il y a toujours des précédents pris en compte et tout, je reconnais. MAIS. Quel est l’intérêt de reprocher à un addict de s’être drogué ? Vic finit par diffuser la tension qui grimpe rapidement entre les deux, puis Ben tente de raisonner Miller dans les vestiaires de la caserne. Ce n’est pas gagné.

Miller retourne pourtant auprès de Robert, s’imposant dans la salle de gym de la caserne où ils ne peuvent pourtant désormais être qu’une personne à la fois. L’avantage, c’est que même s’ils s’engueulent, ils peuvent enfin communiquer et que ça me raccroche un tout petit peu aux deux personnages. Du côté de Robert, je suis content d’avoir enfin une intrigue où je suis de son côté. Même quand il se confie à Andy en fin d’épisode, j’ai trouvé la scène sympathique. Bien sûr, ils sortent de la douche et ont envie de se faire l’amour, mais ce n’est pas encore possible. Et tant mieux !

Du côté de Miller, je suis content que les scénaristes trouvent le moyen de le rendre plus sympathique dans cette scène. Et mieux encore : il se réconcilie enfin avec Vic quand celle-ci lui explique qu’il peut prouver à tous qu’un chef noir, ça peut le faire. Il n’a qu’à devenir chef à son tour !

Une autre histoire plus intéressante du côté des pompiers est celle de Travis. En début d’épisode, il apprend par sa mère que son père est en train de jouer au golf. Il confie aussitôt à Vic que son père est en train de tromper sa mère et qu’il le sait. Une réplique plus tard sur son père « jouant avec des pénis hors de son mariage », ew, il se retrouve avec le nez quasiment cassé.

En fin d’épisode, il se confie une nouvelle fois à Vic, dans une scène vraiment touchante qui me fait toujours adorer ce personnage, sur son incompréhension face à la religion. Je ne m’y attendais pas du tout dans cet épisode, et ça m’a pris par surprise : Travis ne comprend pas comment la religion peut pardonner à de mauvais parents drogués comme ceux de cet épisode, mais pas à lui qui est gay. Soit. Tout ça est évidemment à relier à son père, qui n’a pas envie de faire son coming-out à cause de la religion. Moi, j’en retiens que Travis et Vic sont tous les deux très justes et excellents dans ces rôles. Chaque fois que Vic pleure, je suis convaincu, de toute manière !

On avance alors enfin : si Vic n’a pas de mots pour le réconforter, Travis se rend finalement confronter son père pour lui dire qu’il est au courant de l’existence de son profil sur une application gay. Hâte de voir ce que ça donnera au prochain épisode, même si ce sera déjà l’épisode de mi-saison.

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Les 101 annonces de Disney

Salut les sériephiles,

Il a fallu que Disney choisisse ma plus grosse journée de la semaine pour balancer au cours de la nuit tout un tas d’informations croustillantes. Même si j’arrive après la bataille, je ne me voyais pas faire mon petit article « lexique du sériephile » aujourd’hui et ne pas évoquer l’avalanche de nouvelles et projets annoncés par Disney ! Faisons le point donc sur l’avenir de Disney +… et comme toujours, je vous le fais en évoquant un peu plus ce qui m’intéresse moi, parce que c’est le but d’un blog après tout, surtout que je n’ai pas le temps pour les 101 dalmatiens que nous a pondu Disney !

Disney+ arrive en France plus tôt que prévu | VL Média

Disney + va augmenter

La première nouvelle, et la moins bonne, c’est que la plateforme fait le choix d’augmenter de deux euros. La promesse de casser les prix pour faire concurrence à Netflix n’aura pas tenu longtemps : dès le 23 février, ça en sera fini des 6€99 pour les nouveaux abonnés. Si vous n’êtes pas encore abonnés, vous aurez intérêt à le faire le 22 février : le prix de 6€99 continuera pendant six mois (jusqu’au 23 août) pour les anciens abonnés. C’est toujours ça de pris. Aucune idée de ce que ça donnera pour les abonnés de l’offre Canal, en revanche…

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Star, une nouvelle catégorie

Les rumeurs étaient persistantes, elles se confirment : la plateforme va désormais proposer du contenu supplémentaire, et même du contenu interdit au moins de 18 ans, accessibles via un mot de passe. C’est un grand écart étonnant pour une plateforme qui était jusque-là tournée vers les enfants… même Netflix ne propose pas officiellement le moins de 18 ! À voir ce que ça donnera côté catalogue, par contre, parce que si on nous parle d’un « hulu à l’international », je suis moyennement convaincu pour le moment : les catalogues français, c’est toujours compliqué avec nos lois et les contrats déjà en cours… En tout cas, c’est alléchant : Disney annonce du contenu ABC (si seulement on pouvait avoir les séries de networks en +24, laissez-moi rêver !), FOX, FX, Freeform… Je ne dis pas non !

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La fin du cinéma ?

On en parle de plus en plus : les cinémas se font tuer par les plateformes de streaming qui n’hésitent pas à sortir les films directement en streaming désormais. Disney n’hésite pas à le faire : on a eu le live-action Mulan (qui n’a rien du dessin-animé) le 4 décembre dernier en France (bien après le reste du monde), Disney sortira aussi Raya et le dernier dragon en même temps sur sa plateforme et dans les cinémas – à la manière de ce que WarnerMedia et HBOMax feront aux Etats-Unis – en mars 2021. Bon, à voir là encore comment ça se traduira en France (on n’a pas eu Mulan en avance parce que Disney le proposait plus cher pendant un temps !). Je ne crois pas tellement à la mort du cinéma, croyez-moi, la toile me manque – et je m’en suis rendu compte en projetant une bande-annonce dans le noir à mes élèves. Ça leur manque, aussi, je pense.

Les séries animées

Princess Belle GIFs | TenorSurtout, le plus intéressant aujourd’hui a été l’annonce de tout un tas de projets ! De mon côté, je remarque l’annonce d’une série La Belle et la bête, mais je doute que ça vaudra vraiment le détour… et en même temps, pourquoi pas ? Les dimanches matins d’hiver, ça peut être cool. Plus surprenant, ils développeraient du Percy Jackson, et là, mes élèves ne vont pas s’en remettre si c’est vrai !

National Geographic

Une saison 4 pour Genius, même si je n’ai pas encore vu la première et des émissions sur Chris Hemsworth ou Will Smith… j’avoue être moins convaincu, mais c’est déjà le cas dans le catalogue actuel !

Blog de A-Horror-Story-Citations | Histoire horreur, American horror story, Tate and violetHulu/Star

Je ne suis que moyennement convaincu, avec l’arrivée des Kardashian ou du spin-off American Horror Sories, mais on ne sait jamais. The Handmaid’s Tale aura aussi sa saison 5, mais côté français, j’imagine que ce ne sera pas pour D+ ?

Star Wars

Ah, on attaque le gros morceau avec énormément de projets annoncés. Le projet ? Ca ne me parle que peu, parce que je n’ai vu les films qu’une fois. Bon, la série Obi-Wan Kenobi ou les spin-off de The Mandalorian, évidemment, je vois de quoi il s’agit. Pour la première, je ne pense pas que je regarderai, pour les deux autres… Peut-être ? On retrouvera notamment Ahsoka Tano dans sa propre série. Je n’ai que moyennement accroché au personnage dans son épisode (il y a deux semaines), mais j’adore l’actrice, alors… L’autre série, Rangers of the New Republic a un titre vraiment accrocheur je trouve. Le reste ? Ce sont des séries étendant encore et toujours l’univers, parce qu’il y a un filon à développer.

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Ils sont totalement en train de tuer la poule aux œufs d’or, par contre… Personne ne regardera jamais tout. Enfin, si, bien sûr qu’il y en aura, mais c’est trop quoi.

Mais aussi…

Hocus Pocus 2 est confirmé, Whoopi Goldberg redébarque dans Sister Act, Une Nuit au Musée est en chantier ! Eh, ça n’a pas de sens ce qu’il s’est passé cette nuit, tellement de titres qui reviennent… Je ne sais pas si c’est une si bonne idée, je n’arrive même pas à savoir ce qui me donnera ou non envie. Genre, Zac Efron revient à Disney avec un reboot de Three Men and a Baby, euh merci non merci ? Un live-action Pinocchio ou Peter Pan & Wendy ? Ca me donne envie, mais si c’est pour nous faire ce qu’ils ont fait avec Mulan, ça va me dépiter. Et un préquel au Roi Lion ? Humph. Cruella ? La Petite Sirène ? Arrêtez-vous !

Alerte ! Il va y avoir un remake de Hocus Pocus !

Non ? Bon, OK, en novembre 2021, on aura enfin Encanto, avec des chansons de Li-Manuel Miranda (qui était derrière Hamilton). De plus, il y aura bien des séries animées pour Zootopia, Vaiana et La Princesse et la grenouille (qui a onze ans aujourd’hui, ça ne nous rajeunit pas). Pixar ne sera pas en reste non plus, mais j’avoue que pour l’instant, les projets ne m’intéressent que moyennement, à part peut-être Lightyear, sur Buzz l’éclair et son origin story. On verra d’ici là, les projets s’accumulent jusqu’en 2023 !

Marvel Studios

Le meilleur pour la fin, la nouvelle ère Marvel s’apprête à commencer et elle le fera dès le 15 janvier avec WandaVision. J’ai attendu cette série toute l’année pour finalement apprendre qu’elle était décalée à 2021, et ça me rend triste. Il n’y a plus qu’un mois à attendre, ça va le faire, j’y crois ! Par contre, je l’ai tellement attendue que j’ai juste peur de ne pas aimer… On ne va pas se mentir, ça risque de proposer des épisodes trop longs. M’enfin, je suis à fond dans cette histoire et j’adore les acteurs, ça devrait le faire !

Wandavision Trailer BREAKDOWN | Marvel Amino

En revanche, ma saison 2020-21 va être pleine de Marvel si j’arrive à tout voir à temps, puisque The Falcon and The Winter Soldier est prévue dans peu de temps, dès le 19 mars (un an après le confinement, yay), et que Loki débarquera ensuite en mai ! Je lutte très violemment pour ne pas regarder les trailers et me garder la surprise, vous n’avez pas idée à quel point !

Avec dix séries annoncées pour les prochaines années et la phase 4 de Marvel, autant vous dire que ça ne s’arrête pas là ! La série animée What if attire mon attention, elle aussi, de même, évidemment, que She-Hulk avec Tatiana Maslany (la menteuse qui nous faisait croire que non) et Mark Ruffalo. Tellement hâte de voir ça !

Viré des Avengers, TOM HOLLAND réagit et confirme qu'il reste SPIDER-MANAllez, il faut que j’arrive à conclure cet article qui n’en finit plus, là… mais tout de même, le Marvel Cinematic Universe va continuer avec un troisième Ant-Man and The Wasp (Quantumania !), Black Widow, Shang Chi and The Legend of the Ten Rings, Eternals, Dr Strange in the Multiverse of Madness (très pressé avec un tel titre !), un nouveau Thor, Black Panther 2 (oh ?), Blade, Captain Marvel 2, Guardians of the Galaxy 3… et le nouveau Spiderman avec une annonce totalement dingue de retour d’acteurs qui nous a tous laissé sans voix, je crois ! Le multiverse va être à la mode, mais j’espère qu’on laissera Tom Holland briller comme il se doit !

Grey’s Anatomy – S17E04

Épisode 4 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

> Saison 17


Spoilers

She’s a force of nature. She uh… she gonna beat this thing, right?

Comment réagit-on et surmonte-t-on la solitude quand on se sent seul et pris de court par les difficultés de la vie ? Ouais, je comprends les étudiants en médecine qui n’ont pas trop d’idée de quoi répondre à cette question. Bien sûr, Meredith n’a jamais eu ce problème, et ce n’est pas avec cette saison 17 qu’elle va manquer d’idées, puisqu’elle est toujours à lutter contre le coronavirus dans cet épisode.

Comme on est à Seattle, il pleut des cordes dans ce début d’épisode qui a pour but de nous faire sentir la catastrophe qu’est le coronavirus pour l’hôpital. La réunion de crise se fait à l’extérieur, sous un barnum qui dégouline pas mal. On a tendance à oublier l’ambiance apocalyptique du premier épisode, mais cette tente nous le rappelle.

Ah putain Miranda ! Elle retire son masque pour parler ? WHAT DA FUCK ? Cette scène n’a qu’un intérêt limité, mais elle lance tout de même l’épisode comme il faut en évoquant plusieurs intrigues qui seront traitées dans l’épisode, à commencer par Mer, donc, qui est celle qui inquiète le plus les médecins. Forcément. Koracick est là malgré sa quarantaine et tente de participer à la réunion, insupportant à peu près tout le monde.

Jackson le fait taire en faisant tomber la tablette, mais loin de réagir comme les médecins de l’hôpital qui rient, j’ai trouvé qu’il se comportait en gamin franchement. La série repart alors avec son intrigue sur Jo et Jackson. Ca m’avait manqué dans l’épisode 3, je suis content qu’on y revienne.

C’est plutôt drôle à voir, parce que les deux se décident plus ou moins à vivre ensemble pour que Jo ne rentre pas dans son appartement plein de souvenirs d’Alex dans lequel elle est censée être confinée. Je les adore, ça fonctionne tellement. Ils ont une amitié très cool, avec ensuite Jo qui raconte à Jackson ses souvenirs de la relation Mer/Alex.

Ils parlent donc un peu de Meredith et sa santé, passent une nuit à regarder des films, plient un plaid et… s’embrassent. Cette fois-ci, ça ne finit pas en larmes pour Jo, et ils passent leur temps à s’embrasser. Oh. Le plaid finit par être déplié et recouvrir leur nudité – vraiment, quand j’ai mis ces points de Bingo Séries sur les plaids, j’étais loin de m’imaginer que ces deux-là allaient me les marquer plusieurs fois en couchant avec.

Toute leur relation se développe sacrément dans cet épisode, et ça se fait aussi avec un parallèle étonnant concernant le « couple » Niko/Levi que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’étais content de les voir rompre, moi. Là, la série veut trop nous faire sympathiser avec Niko dans cet épisode.

En effet, il est victime de racisme quand une patiente lui demande d’où il vient, puis toute l’intrigue traite de la place des américains avec origine asiatique. Pourquoi pas, en vrai, surtout que c’est clairement un écho au Black Lives Matter, mais avec une autre ethnie. La série a déjà traité plein de fois du premier sujet, alors j’imagine qu’ils considèrent que leur travail fait effet et qu’autant faire prendre conscience d’autres problèmes similaires tant qu’on y est.

Bref, on a un ancien patient d’Owen qui revient à l’hôpital… mais je n’ai pas trop souvenir de lui, alors je ne sais pas si c’en est un qu’on connaît ou non. Avec le masque, ce n’est pas simplifié non plus. C’est l’occasion pour Owen de recevoir une leçon de morale de la part de Niko. En vrai, tout passe par une résidente que j’ai beaucoup aimé et qui repère l’erreur médicale d’Owen : il n’a pas diagnostiqué la bonne maladie, car elle est rare… mais dix fois plus fréquente chez les patients qui ne sont pas les blancs qu’il a l’habitude de traiter.

Owen regrette au moins de ne pas connaître les statistiques, et ça mène à une scène très juste avec Bailey. Oui, Bailey lui fait la morale aussi, mais elle le fait mieux, en lui rappelant que l’équité entre patients n’est pas la même chose que l’égalité. C’est une bonne chose, une bonne scène, et ça mériterait d’être creusé plus, je pense. J’ai aimé sa tirade sur les biais que l’on a tous, entre sa mère peu heureuse d’être avec des blancs en maison de retraite et son père inquiet d’avoir des infirmiers parce qu’il ne peut y avoir que des infirmières douées, certainement pas des hommes. J’ai ri, et ça marche bien pour prendre du recul sur des sujets sensibles auxquels on est également confrontés ces derniers temps. Mieux vaut tard que jamais, il paraît.

Outre la résidente qui semblait sortir de nulle part, on suit aussi vite fait une nouvelle qui propose des tests de grossesse aux patients plutôt que des tests covid car elle rame sur le système informatique. C’est Levi qui s’en rend compte, tentant au passage de dire bonjour à Niko, ce qui nous vaut une blague avec la nouvelle. On verra si on le reverra plus tard, en attendant, je suis dépité de voir Levi s’accrocher encore à Niko alors qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

En plus, même la manière dont Niko envoie paître la résidente pleine de ressentiments envers Owen pour finalement lui balancer la vérité ne m’a pas plu. C’est vraiment un personnage avec lequel j’ai du mal. Jo est heureusement la voix de la raison face à cette relation pourrie entre eux. Elle m’a fait mourir de rire à reprocher à Levi de se contenter de Niko et à lui rappeler toute la merde qu’il lui a fait subir.

Malgré ça, Levi propose tout de même à Niko de venir chez lui pour coucher avec et… Non. Juste non. C’est tellement n’importe quoi. Certes, Jo ne dort plus chez elle, mais tout de même, c’est gros. Puis leur relation là, on dirait presque que Niko a envie de finir en couple avec Levi sur cette fin, alors que non.

Si je suis blasé, j’ai tout de même aimé le fait que Levi explique à Jo qu’il fait ça parce que le gouvernement a conseillé de garder le même partenaire sexuel sûr pendant la pandémie. D’une part, c’est drôle ; d’autre part, j’ai vu passer des articles là-dessus il y a quelques mois. En plus, Jo finit par utiliser l’argument avec Jackson en fin d’épisode quand elle se pointe une nouvelle chez lui et qu’il lui explique qu’il n’a pas envie d’une relation amoureuse et de rencards.

Cette histoire de sex-friends, ils me font rire, mais ça va tellement soit mal finir pour l’un d’eux, soit se terminer en mariage, c’est terrible.

Pour en revenir à Meredith, tout le monde veut trouver une solution pour elle et pour être sûr qu’elle survive au coronavirus. Euh, l’actrice semble prendre pas mal de repos, j’ai l’impression qu’elle est parfois remplacée par une figurante dans le lit. L’important, c’est toutefois qu’elle est au lit et qu’il est agréable de savoir qu’elle continue de rêver.

La série n’a peut-être pas l’argent ou l’envie de payer Patrick Dempsey pour la saison, mais les scénaristes ont pris la décision de nous ramener également George ! Onze ans ! Ca fait onze ans qu’il est mort dans cette scène horrible de « Off I go », mais le revoilà dans la série et… je dois avouer que ça me fait plaisir, même si c’est gros de nous faire croire que le Covid est si génial. En même temps, on nous a fait le coup avec le cancer il y a onze ans, donc bon.

George est de retour, et je suis heureux qu’on ne se tape pas la distanciation avec lui aussi, parce que ça devenait lourd d’avoir Meredith hurlant par-dessus le bruit de l’océan. Si je n’ai pas oublié son excellente chute sur la plage, je suis heureux de la voir avec George. Je sais que les scénaristes font ça pour donner de l’espoir aux gens, et je dois avouer que ça fonctionne. Scénaristiquement, ça n’apporte rien, mais ça donne le sourire de voir Meredith et George échanger quelques répliques et blagues, notamment sur la vieillesse nouvelle de George.

George sait aussi que Meredith était morte de rire à son enterrement, et ça fait du bien de voir Meredith parler de ses deuils et de sa capacité à poursuivre sa vie après le deuil. Il est agréable de voir ces personnages ensemble. Oh, bien sûr, il y a de la distance sociale entre eux, toujours, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! Meredith et George ont pu rire ensemble ! Alléluia !

Oh, ils ont aussi réussi à me briser le cœur à nous rappeler que George s’est sacrifié juste pour une inconnue à un arrêt de bus. Nous dire que sa décision a affecté Meredith dans son évolution, c’est un peu trop gros, je trouve, car le personnage a peu changé après ça, mais c’était super triste.

Tout ça n’est pas la réalité toutefois. A l’hôpital, Teddy et Andrew trouvent un essai clinique qui pourrait accepter Meredith, et ils en parlent à Richard qui… hésite bien longtemps à savoir quoi faire. L’essai clinique est incertain, avec des décès, tout de même. Andrew s’engueule avec Richard, pour le pousser à faire quelque chose, mais lui ne sait pas quoi faire.

Il essaie donc de réveiller Mer, en vain. Elle finit par l’entendre, avec George, sur la plage et je ne suis pas bien sûr avec les masques, mais il me semble qu’entendre Meredith parler de George finit par convaincre Richard qu’il faut absolument tenter le tout pour le tout pour la sauver. Il a capté la solitude de Meredith, mais il sent aussi la solitude des proches du Covid. Effectivement, bien sûr qu’on se sent seul dans cette situation, et incapable de faire quoique ce soit pour aider ses proches. C’est horrible.

De ce côté-là, l’épisode se termine avec Bailey et Richard veillant sur Meredith, parce qu’ils ont la chance de pouvoir le faire en tant que médecins. C’est très américanisé dans la manière de nous présenter les choses, puisqu’ils finissent aussi sur la plage, entre Mer et George. Aaaah. Revoir Bailey avec George, ça me rend si triste. La série touche les bonnes cordes, même si c’est risible ces scènes sur la plage par rapport à la réalité.

Dans la réalité, Bailey perd une dent. OK, attendez, je reformule, c’était volontairement misleading pour la blague là : la fille de Meredith perd sa première dent, pas Miranda hein. Amelia est débordée de peu, mais ça ne surprend personne, on la connaît par cœur. J’aime toutefois cette partie de l’intrigue, et celle sur Maggie, parce que le but est clairement de nous montrer comment fonctionnent les relations amoureuses en pleine pandémie.

En effet, le covid19 étant toujours là, Maggie continue sa relation à distance bien trop bavarde avec Winston. Ils me blasent un peu, à force, mais j’ai beaucoup ri de voir Maggie être invitée au repas à distance pour l’anniversaire de la mère de Winston. Attendez, je veux bien qu’ils soient en relation à distance, mais ils ne se connaissent qu’à peine finalement ? Ils se sont retrouvés vite fait en saison 16 après des années… D’où il l’invite au repas de famille ?

En plus, c’est pire que tout, parce qu’il ne s’entend pas avec son père qui débarque aussi dans la conversation virtuelle et se met à descendre son fils. Blasé, Winston se barre donc, raccrochant limite au nez de ses parents… Maggie ? Elle reste même connectée au départ de Winston ? C’était mon moment WTF de la semaine, voire de l‘année, je crois. Elle demande comme si de rien n’était s’il y a un dessert. Déjà, la blague est nulle puisqu’ils ne mangent pas la même chose, mais en plus… Enfin, non quoi. On ne peut même pas dire que les scénaristes ont juste écrit la scène comme si de rien n’était avant de la convertir en mode « relation à distance pour cause de pandémie », parce que si Winston s’était barré en cours de dîner, elle l’aurait suivi.

Cela n’avait pas de sens. En tout cas, Maggie finit par s’en confier posément à Amelia, d’autant plus qu’elle a même ghosté Winston un moment avec les problèmes de santé de Richard. L’absence de Meredith se fait sentir dans la scène tout de même, mais les scénaristes s’en sortent bien pour détourner notre attention avec Lincoln qui se met à siffler à l’arrière-plan. Il essaie de rester positif et de voir le positif absolument partout, quand Amelia est en pleine angoisse et spirale négative. Cela provoque quelques différends entre eux, et une dispute peu agréable. Amélia est insupportable sur ce coup-là, parce qu’elle aurait pu lui dire différemment.

Autant d’habitude, je n’ai aucun mal à la comprendre, autant sur ce coup-là, j’ai trouvé qu’elle s’énervait vite. On va dire que c’est la pandémie qui veut ça. Lincoln a la meilleure réaction à l’écouter malgré tout et à être là pour elle, alors on va dire que ça renforce le couple.

Amelia essaie ensuite d’avoir Lincoln qui lui parle aussi de ses sentiments, mais ce n’est pas son fonctionnement à lui, qui a juste envie de jouer de la guitare. J’aime cette dynamique entre eux, et j’aime le personnage de Linc qui a le droit de fonctionner comme il fonctionne, mais il n’empêche qu’il finit tout de même par parler un peu trop.

Je trouve que la série s’en tire bien à nous montrer les relations pendant la pandémie, finalement. Ces scènes d’engueulades brèves entre Amelia et Lincoln les font évoluer… C’est un peu tard pour nous qui avons déjà vécu pas mal de conséquences de la pandémie, mais ça donne toujours des idées de comment surmonter certains problèmes, j’imagine. Plus sérieusement, ça marchait bien. J’ai eu plus de mal avec Winston et Maggie qui, finalement, se retrouvent à parler et regarder un film ensemble en visio, comme si de rien n’était.

C’était un peu expéditif. Après, côté expéditif, on a tout de même Tom qui a le coronavirus et qui n’ouvre pas la porte à Teddy s’inquiétant encore pour lui, alors que franchement… Non. Ah oui, pour en revenir à Tom, il veut refaire tests Covid sur test, assurant qu’il va très bien. C’est Helm qui lui amène. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Helm l’a eu aussi, le covid (je continuerais à dire « le », ne cherchez pas ; ça me déprime de me dire que la vf dira probablement « la ») mais qu’elle s’en est tirée bien mieux que Meredith. J’ai bien aimé la voir sympathiser avec Tom, surtout que ça se fait autour d’un jeu vidéo de pandémie zombie.

J’ai bien ri d’imaginer Tom sur les jeux vidéos – c’était moins choquant concernant Helm. Quand elle finit par découvrir que Tom a une vision très négative de la pandémie, Helm décide de prévenir Teddy, et c’est pour cela que Teddy laisse de côté ses recherches anti-covid (c’était crédible et bien écrit) pour tenter de s’occuper de Tom, finalement bien malade. Je n’aime pas cette relation, il faut qu’ils arrêtent de persister. A la rigueur avec Helm, ça fonctionne bien comme duo, j’espère qu’on continuera dans cette direction la semaine prochaine – parce que la diffusion américaine va continuer jusqu’à l’épisode 6 avant de ne revenir ensuite qu’en mars. L’hiver sera long.

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