The Walking Dead World Beyond – S01E07

Épisode 7 – Truth or Dare – 15/20
Si cet épisode se concentre sur des dynamiques que j’aime bien, il n’en reste pas moins assez prévisible. Une fois de plus, la série est surtout intéressante pour les éléments de réponse qu’elle apporte sur la franchise en général, quand le reste est nettement plus médiocre. Ce n’est pas inintéressant, mais franchement, ça pourrait être bien plus passionnant à suivre, je pense.

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Spoilers

Or you could let them be teenagers

C’est reparti pour un début étrange comme seule cette série sait les faire, avec un cauchemar d’Huck qui se focalise beaucoup autour d’un joli jeune homme dont on ne sait rien, je pense. Huck ? J’espère que nous ne sommes pas partis sur un épisode se concentrant uniquement sur elle. Je l’aime bien, hein, mais pour le potentiel comique qu’elle ajoute parfois à la série, pas en tant que personnage à suivre pendant près d’une heure.

Sa journée commence par un nettoyage méthodique de son arme, avant qu’elle ne sorte dépouiller les cadavres alentours. Elle est ainsi toute heureuse de trouver une nouvelle paire de chaussure, avant de retomber sur Felix, au volant d’une jolie voiture. Bon, bah, admettons. Au moins, plus besoin d’avoir peur d’un épisode centré sur Huck, mais son escapade solitaire n’aura servi à rien franchement.

On ne sait pas trop pourquoi, mais le groupe s’arrête dans un drôle d’entrepôt où Iris est heureuse de draguer le nouvel arrivant, malgré le vol du camion de la CRM. Huck se fait aux nouveaux venus en regardant ce qu’il se passe, Hope étant isolée, Elton avec Tony qui lui apprend des tours de magie et Silas obtient donc une nouvelle paire de chaussures à sa taille, grâce à Huck. Il était temps, même s’ils ne marchent plus.

Huck est drôlement heureuse de tout ce qu’il se passe avec les adolescents, mais attention, ça cache une douleur que l’actrice surjoue beaucoup trop à mon goût. Elle s’isole un peu avec Huck pour lui offrir une boisson qui permet un peu de pub pas très discrète dans la série et pour parler de ces nouveaux alliés sortis de nulle part. S’ils ne savent pas trop quoi faire de leur présence, une chose est sûre : ils sont bien pratiques.

En effet, Tony leur apprend ainsi à trouver les points de ravitaillement de la CRM, notamment en ce qui concerne les endroits où faire le plein de carburant, grâce à un tour de passe-passe sur des cartes. C’est pratique d’être un tel arnaqueur, mais il en dit trop pour son bien : il faut se garder une utilité dans les séries, sinon, il est rare de survivre. Entre adultes, tout le monde essaie de trouver une destination précise et un point de chute pour se séparer, puisque le deal est tout de même qu’ils sont simplement censés faire un bout de chemin ensemble.

S’ils se prennent la tête, c’est un peu pour rien, parce qu’Iris et Percy ont un joli plan en cours. Ils passent le plan de l’Etat de New-York que les filles ont à la loupe, lui faisant subir le même tour de passe-passe que les plans de Tony. C’est évidemment un succès, même si ça n’a aucun sens : tout le monde peut donc découvrir que la carte est marqué d’une double hélice d’ADN, ce qui indique probablement l’endroit où sera le laboratoire du père des filles.

Les voilà donc tous en route pour Ithaca, n’en déplaise à Silas qui aurait préféré se garder Iris pour lui. Avant de se remettre en route, il faut toutefois faire la fête entre adolescents. On a droit à un peu de musique que j’aime bien et allez comprendre comment ou pourquoi, les adolescents nous dénichent des canapés et une table basse pour se faire une vraie soirée autour de verres d’alcool. Ben oui. Bien sûr ! Elle est sympathique leur apocalypse… Enfin, si on met de côté le fait que c’est parti pour un action ou vérité entre eux, et les relations adolescentes pas très cool.

Ainsi, Percy gagne l’affection d’Iris en lui offrant ses gants alors qu’elle a froid – et Silas est toujours jaloux, mais ça devient lourd là – et Elton tente de faire pareil en donnant sa veste à Hope qui n’est pas intéressée. Elle a d’autres plans en tête, après tout. L’action ou vérité ? Ca finit en vérité ou vérité. D’ailleurs, Iris serait déçue : elle veut aller au Louvre pour La Liberté guidant le peuple, mais il est au Louvre-Lens désormais. Et d’ailleurs, ce tableau est bien plus impressionnant que la Joconde, si vous avez l’occasion.

Le vrai problème surgit toutefois quand Hope choisit de dire la vérité, mais qu’elle ment en expliquant que la pire chose faite dans sa vie était de mettre du laxatif dans les verres de ses profs, après avoir bloqué les toilettes. Connasse, on ne s’en prend pas aux profs comme ça ! OK, pardon, on est là pour une critique de l’épisode, et il est important de noter que Percy remarque tout de suite le mensonge évident d’Hope.

Comme elle refuse finalement de dire la vérité et se barre, Iris veut la suivre pour la réconforter, mais Elton s’interpose, histoire d’aller lui faire un câlin. Il est mignon, mais ses sentiments pour elle, vraiment, j’ai du mal à y croire. Ils ne font pas du tout un super couple. Limite, elle irait mieux avec Silas qui prend aussi sa défense, même si son but à lui est surtout d’enfoncer Percy que personne n’aime.

Côté adultes, Huck décide d’aller faire une ronde de son côté et laisse Felix et Tony apprendre à se connaître également. Comme ce n’est pas intéressant, passons directement à la suite, où Hope rejoint Huck sur le toit de cet entrepôt où ils passent donc la nuit. Elle en profite pour enfin avouer toute sa vérité sur la nuit de la Chute.

Huck a la bonne réaction de lui dire de garder ça pour elle, parce que parfois mieux vaut un secret bien gardé pour protéger les autres que la douleur de la vérité. MOUAIS, je doute très franchement de tes enseignements Huck, mais admettons, juste parce que j’adore voir ce duo se développer. C’est possiblement la meilleure chose de la série jusqu’ici… Le lendemain, elles se mettent donc en duo pour fouiller une planque de la CRM où ils espèrent tous trouver de l’essence. Cela leur permet de continuer à bavarder d’Elton et de la douleur que causerait la vérité.

Un flashback plus tard (j’y reviens en fin d’article) et hop, Hope a disparu. Elle est prise en otage par un homme qui n’hésite pas à la braquer avec un flingue pour faire pression sur Huck. Bon, ben heureusement que cette planque devait être vide. Cela dit, c’est bien de sentir un peu de vrai danger dans cette série. Comme la scène est bien, il faut enchaîner sur du moins intéressant, avec Felix et Tony.

J’ai vraiment envie d’accrocher à ces personnages, mais vraiment, ce n’est pas faisable, tout ce dont ils parlent, je m’en contrecarre et ça ne fera pas avancer la série. Bref, mieux vaut en revenir à Huck et Hope, nous suivons donc la conversation qui se tisse entre Huck et l’homme qui braque une adolescente, sans pression. Et Huck a de bons skills de diplomate, ma foi, gardant son calme dans cette situation périlleuse et réussissant à entamer une vraie conversation avec lui.

Elle obtient ainsi le nom de Walter et réussit ensuite à faire en sorte que l’homme lui fasse confiance assez pour laisser tomber Hope et se concentrer sur elle. Elle décide alors de lui mentir et de lui promettre une amputation pour le sauver, alors qu’on sait très bien que ce ne sera pas le cas. J’ai bien aimé la scène, même si ça traîne la patte et même si on se doute bien de ce qu’il en sera quelques secondes plus tard, où Huck prouvera à Hope par l’exemple qu’un petit mensonge peut parfois être bien plus bénéfique que la vérité.

Huck n’hésite donc pas à tuer Walter finalement, juste après lui avoir promis de le sauver de sa morsure de zombie – de la part de son frère ! – qu’elle avait remarqué grâce à de bons dons d’observation (non, la jambe de ce type ne serait pas la première chose que j’aurais pensé à regarder dans cette situation, hein). Cela choque Hope, mais ça permet à tous de les rejoindre rapidement et ça permet surtout à Huck de convaincre Hope qu’elle doit se pardonner une fois pour toute. J’aime bien ce duo, ma foi. Les autres ? On n’a pas trop su ce qu’ils faisaient, mais ils les rejoignent avec du carburant et des carnets de leurs ennemis/alliés, avec des notes étranges.

Sans trop d’étonnement, ça finit sur Percy et Tony qui décident de rester avec notre groupe pour les accompagner jusque dans l’Etat de New-York. Percy en profite pour se fixer un rencard avec Iris, sous les yeux de Silas… Et je n’ai plus aucune confiance ni en l’un, ni en l’autre. Avant d’en arriver à ce qui sera probablement un cliffhanger, nous retrouvons tout de même Elton en train de draguer Hope avec un tour de magie. Mais arrête donc de perdre ton temps comme ça, mon petit, ça ne va pas marcher entre vous et tout le monde le sait, sauf toi.

Hope s’en confie donc une fois de plus à Huck, pour la remercier de lui avoir ouvert les yeux et lui confirmer qu’elle a pris la décision de ne pas révéler la vérité à Elton. C’était la meilleure décision possible, ça, mais elle continue malgré tout de se garder le pendentif qui la grillera totalement un jour ou l’autre. Dans le même genre, on découvre l’origine de la cicatrice d’Huck, mais là encore, ce sera en fin d’article avec le reste des flashbacks qui ont pour une fois réussis à être parsemés de manière intelligente dans la narration de l’épisode.

Avant ça, venons-en au cliffhanger qu’on a senti monter dans tout l’épisode. Iris se rend au rencard promis par Percy qui est un véritable artiste loin de se contenter d’être un arnaqueur. Elle veut voir le Louvre ? Parfait ! Il le recréé dans le camion en affichant des photos des tableaux qu’il découpe dans des livres d’art. Mais putain ! Après les profs, les livres ! Cet épisode ne s’en prend pas aux bonnes choses… L’idée est toute mignonne cela dit, et si on oublie le danger que ça représente avec les bougies allumées et un camion ouvert au beau milieu de la nuit en pleine apocalypse zombie, on peut comprendre pourquoi Iris fond totalement pour Percy, telle l’une des bougies, justement.

Iris parvient tout de même à s’endormir dans ce drôle de musée, un camion plein de bougies. Ca ne dit rien qui vaille… Elle se réveille sans être agressée par un zombie, mais on sait très bien que ça signifie juste que ça s’es tmal terminé entre ses amants, probablement. Pourtant, le premier cadavre qu’Iris retrouve est celui de Tony. Ah. Il faudrait voir à ne pas tuer un adolescent dans une série pour ados, commençons par un adulte, ça vaudra mieux.

La série manque d’ambition, je trouve. Le cadavre de Tony est entouré de traces de pas ensanglantés allant vers la fenêtre, mais aussi de la veste de Silas. Quand le reste du groupe arrive auprès d’Iris, c’est donc sans surprise que Percy et Silas manquent à l’appel. Pourtant, Felix remarque que quelqu’un est encore présent dans la pièce.

Eh oui, un petit suspense inutile parce qu’on a tous reconnu sa main plus tard, il est révélé que Silas, bourré est encore là. Il a les mains pleines de sang et tout porte à croire qu’il est responsable de ce qu’il vient de se passer. Mouais. Je sens que Percy aura foutu la merde une fois de plus, mais il faudra attendre pour savoir la vérité, puisque le prochain épisode n’est que la semaine prochaine.

Bon autrement, l’épisode se concentrait sur Huck à l’origine, c’est donc sans surprise que les flashbacks nous renvoient à son cauchemar, dans une soirée étudiante avec celui qui est probablement son copain. On découvre donc que même bourrée dans un bar et les yeux bandés, elle est capable de viser juste aux fléchettes… mais pas de draguer. Quelle lourdeur !

Elle lui parle de sa cicatrice et on comprend donc qu’il l’a eu lors d’une intervention qu’ils ont vécu ensemble en tant que marines. Soit. De manière super crédible, la musique s’arrête dans le bar quand un flash informations apprend à la population qu’un hôpital de plus a fermé ses portes face à une épidémie. Ben oui, bien sûr, on a tous connu cette situation de fête où le monde s’arrête de tourner pour nous annoncer l’existence du covid, non ? Ah, ben non, justement !

C’est gros : autant un attentat qui interrompt tout, je peux y croire, autant un sixième hôpital qui ferme en 24h, qu’est-ce qu’on s’en fout (à tort, d’accord) quand on fait la fête dans un bar entre marines ! Après, ils ont raison de ne pas s’en foutre, parce qu’ils sont déployés pour contenir certaines émeutes dans un hôpital. C’est mignon d’appeler ça des émeutes quand il s’agit en fait des débuts d’une apocalypse zombies.

J’ai beaucoup aimé ces scènes où nous suivons Huck en tant que marine. On apprend dans ces flashbacks qu’elle s’appelle en fait Jennifer et qu’elle était plutôt douée dans son job, comprenant même comment venir à bout des zombies grâce à des lunettes thermiques et quelques tests de tirs. Une fois la balle dans la tronche, les zombies ne se relèvent pas, c’est dingue quand même !

Toute fière de sa trouvaille, elle ne comprend donc pas trop pourquoi l’Armée met alors en place le Protocole Crépuscule. Huck apprend donc qu’elle est censée désormais tuer tout ce qui bouge, vivant ou mort. C’est très con, parce qu’elle avait enfin appris le fonctionnement de tout ça. L’épidémie zombies est donc une réalité qu’elle n’aime pas beaucoup quand il s’agit de tuer des zombies. L’avantage, c’est que ça permet de nous montrer son insubordination pas du tout crédible face à un ordre de son supérieur.

Malgré celle-ci, Jennifer reste en poste et se retrouve en ligne dans un peloton d’exécution de la population civile parquée là, prête à être tuée. Refusant que ça n’arrive, Huck prend son courage à deux mains et se retourne contre son supérieur hiérarchique et ses alliés. Oui, elle tue tous les hommes de son équipe, sans hésiter, parce que c’est le moindre mal : ça fait moins de morts que de tuer tous les gens face à elle.

Si la situation est triste, ça l’est encore plus quand elle se retrouve à tuer l’homme qu’elle draguait et dont elle rêvait en début d’épisode. Elle comprend toutefois qu’elle n’a pas le choix, et tant pis. Elle le tue donc, mais tout de même, elle est prise de remords et se fait la même cicatrice que lui, pour ne pas oublier et pour se rappeler qu’il faut toujours faire le bien. Boring !

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Fear the Walking Dead – S06E05

Épisode 5 – Honey – 18/20
L’épisode n’a pas la meilleure note possible uniquement parce que certains personnages m’ont bien trop énervé pour ça, mais vraiment, c’était cette semaine encore, comme il y a deux semaines, quasi-parfait. J’adore la tournure d’une partie de la saison, et c’est dommage que l’intrigue soit si divisée en deux ! En tout cas, la série me surprend cette année à me faire tant aimer des personnages que j’ai, à une époque, détestés !

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Spoilers

We don’t need a place where Virginia can’t find us because she’ll be dead.

Oh, quel plaisir de voir que cet épisode recommence en se concentrant sur le couple de Dwight et sa femme ! Ces deux-là ont enfin pu se retrouver et ils arrivent même à avoir une ambiance romantique – pour ne pas dire sexuelle là – à la bougie pour relire les lettres qu’elle lui a envoyées au fil des mois et des années. Cela fait tellement plaisir de voir Dwight obtenir son happy end si tôt dans la série…

Je sais que ce n’est jamais bon signe à long terme, mais j’ai envie d’en profiter avec lui. C’est chouette, mais ça tourne court rapidement quand Al ne fait pas son taf et qu’elle oublie de reporter leur position aux hommes de Ginny. Concrètement, l’idée est simple : elle ment à Ginny pour que Dwight puisse profiter de ses retrouvailles.

Qu’elle ne le fasse donc pas et inquiétant, et Dwight envisage immédiatement que les choses ont pu mal tourner. Malgré tout, il préfère encore profiter de Sherry tant qu’il peut, et il fait bien à mon avis. Il se convainc donc qu’Al est simplement hors de portée de radio, qu’elle va bien et qu’ils peuvent en revenir à leur coucherie et repas au lit.

D’ailleurs, Sherry se relève pour aller chercher une fourchette… mais elle ne revient pas. Quand il l’appelle, il n’y a pas un bruit. Je savais que c’était trop beau pour durer : la porte est ouverte, il ya des courants d’air et des types masqués qui nous enlève Dwight bien rapidement. Oula. L’ambiance est drôlement horrifique d’un coup.

Je suis content que la série continue à s’occuper de Dwight cela dit. Face aux types qui semblent sortis de The Purge, Dwight est bien démuni cela dit. On lui enfile des fringues, ce qui semble bien sympathique, mais on le sépare définitivement de Sherry… C’est du moins ce qu’on nous fait croire quand Dwight est entouré par des hommes masqués au petit jour, mais celle-ci débarque soudainement, et elle a un masque elle aussi. Ah, bien !

On apprend rapidement que l’homme que Dwight vient de limite tabasser pour savoir où était Sherry, avant d’être entouré et menacé, était en fait un allié ; un homme qui avait fui le camp de Virginia. En fait, tous les masqués sont des fugitifs cherchant à échapper à Ginny. Voilà donc qui explique les masques : ils les portent pour éviter que Virginia et ses alliés ne les reconnaissent. J’aime beaucoup l’idée, et j’aime encore plus savoir que tout ce groupe a pour but de s’en prendre à Ginny. Je ne m’attendais pas à trouver autant de monde cela dit, Ginny est vraiment mauvaise à garder les traces de tout le monde, ça se confirme d’épisode en épisode.

Ce nouveau groupe nous informe rapidement que bien évidemment, ce sont eux qui ont enlevé Al. Il n’était pas rassurant du tout qu’elle ne réponde pas à la radio, après tout. Ce n’est toujours pas rassurant d’ailleurs, parce que maintenant, ils s’en prennent à Dwight, malgré les tentatives de Sherry d’assurer qu’il ne peut pas savoir où se trouve Ginny. Un homme débarque pendant le décompte qui s’apprêtait à nous torturer Al pour finalement empêcher ça et arrêter la torture de Dwight.

L’homme en question est Rollie… En voilà un dont je ne me souviens pas, mais Dwight se souvient de lui, et c’est tout ce qui compte. Il lui a sauvé la vie à deux reprises, ce qui semble surprendre Sherry mais qui est suffisant, puisqu’il a de l’autorité sur ce groupe, pour que Dwight et Al soient relâchés. Cette dernière débarque rapidement à son tour, et c’est avec plaisir que je la vois rejoindre Dwight. Après l’épisode d’il y a deux semaines, ce duo a toute ma sympathie, surtout s’il cherche à s’en prendre à Ginnny avec un très bon plan.

Le plan d’Al est simple : elle propose de voler son camion plutôt que de le détruire. Décidément, on tourne en boucle avec ce camion, mais j’aime vraiment bien ce début d’épisode. Ce duo Al/Dwight avait déjà fourni un très bon épisode la dernière fois, mais ça me fait plaisir de voir que ça continue encore cette semaine.

Rapidement, ils enfilent donc des masques et montent à cheval pour venir voler le camion aux mains des rangers de Virginia. Oh, la série en fait des caisses dans la montée du suspense et le masque de Dwight ne me paraît pas forcément utile, mais admettons. Le plan est bien foutu, en plus. Un cavalier se charge de couper la communication du pauvre ranger qui est là pour faire le plein, puis d’autres chevaux collent le camion pour éviter les balles tout en s’assurant que l’homme épuise les munitions.

A court d’idée, l’homme fait des zigzags quitte à sortir de la route, pour faire tomber les cavaliers. C’est un échec… mais qu’importe. L’essentiel, c’est que les cascades sont magnifiques à voir et que l’avancée dans l’intrigue est prenante. Qu’est-ce que c’est que cet épisode ? Je vais finir par regretter d’avoir mis 20 il y a deux semaines !

Très franchement, c’est longuet de voir Dwight monter sur le camion et d’avoir la musique qui veut nous faire stresser, mais c’est aussi une scène très kiffante et réussie. Le budget est bien dépensé ! Dans tout ça, Dwight parvient à monter à l’intérieur du camion, avec une arme en plus. Bon, il se fait rapidement maîtriser, alors qu’il avait l’avantage, mais ce n’est pas bien grave. Il parvient à dégager le conducteur à coups de pied, puis à maîtriser le camion.

Le problème reste que l’homme a vu son visage et que personne ne peut se permettre de voir l’homme aller prévenir Ginny que Dwight a changé de camp. La solution ? Morgan trainait dans le coin, évidemment. Yeah ! On nous réuni enfin une partie du groupe d’une bonne manière, et cette solution deus ex machina reste convaincante, parce qu’après tout, ils sont tous à peu près dans le même pétrin face à Ginny. Elle commence à avoir trop d’ennemis un peu partout.

Morgan refuse tout de même de tout leur dévoiler, notamment l’existence de Rachel et de bébé-Morgan. Il leur dit qu’il joue les cavaliers solitaires, et il pose des tas de questions sur les retrouvailles de Dwight et Sherry, qui datent déjà d’une semaine. L’air de rien, il finit par poser des questions sur Grace, mais nous n’avons toujours aucune nouvelle d’elle dans cet épisode.

En revanche, nous avons un nouveau prisonnier de Ginny pour ce groupe des masqués, et c’est plutôt une bonne chose. Nous sommes sur une vraie réussite pour nos héros dans cet épisode, alors tout le monde peut savourer la soirée avec de l’alcool au coin du feu. Morgan ne perd pas le Nord et profite rapidement de la conversation sur un chien errant avec les masqués pour leur proposer de rejoindre son petit jardin d’Eden, à l’abri de Virginia. Bien évidemment, Sherry a la meilleure réponse possible : elle veut tuer Virginia, ce qui fait qu’elle ne compte pas avoir à s’inquiéter d’elle sur le long terme.

Le truc, c’est toutefois que Morgan a envie de créer son jardin d’Eden avant de s’attaquer à Ginny, car il veut s’assurer que tous ses amis puissent avoir un lieu où dormir quand l’empire tombera. J’aime bien l’idée, et j’aime encore plus voir Sherry hésiter. Il fallait bien que ça finisse mal ses retrouvailles entre Sherry et Dwight. Ben oui. Elle apprécie peu de voir Dwight prendre en considération les demandes de Morgan, parce qu’elle n’a certainement pas envie d’attendre plus longtemps pour se venger.

Honnêtement, je la comprends et je suis plutôt de son avis. Dans cette franchise, l’attente n’est jamais une vraie réussite. Dwight l’a bien compris et il n’envisage pas de repartir sans Sherry. La décision est prise de s’attaquer à Ginny dès le lendemain, et puis voilà. Reste à savoir où elle est, ce qui oblige Dwight à mettre en place une torture de l’homme fait prisonnier par Morgan, même si c’est contre avis à lui.

Pour le torturer ? Facile ! On lui balance des tripes humaines, parce qu’il en a déjà pas mal mais pas encore assez au goût de Dwight qui le menace avec le chien errant… affamé de cette bonne odeur de tripe ! Dwight finit par retirer son masque dans l’énervement de voir l’homme ne rien dire, ce qui n’a pas trop de sens. L’homme de Virginia gagne franchement la confrontation alors qu’il est censé être celui que l’on torture. En plus, Sherry demande à Dwight d’arrêter quand elle le voit sombrer un peu trop dans la torture.

Morgan est finalement celui qui arrête la torture, et voilà pourquoi l’épisode n’aura pas un 20/20 : Morgan fait aussitôt la morale à Dwight, et bon dieu, qu’est-ce qu’il m’a soulé. Je n’arriverais jamais à apprécier à fond ce personnage, je crois. Il est relou, c’est tout, et c’est sans raison en plus. Vous aurez compris que malgré la scène de torture allant un peu trop loin (et encore, on a vu bien pire dans la franchise), je reste totalement du côté de Dwight qui souligne bien à Morgan que son bout de paradis, on a déjà connu et vécu le délire, et ce n’est pas efficace.

Par contre, Dwight qui sombre à nouveau dans sa soif de vengeance, je n’aime pas trop – et Sherry non plus. Heureusement, Sherry a de bonnes idées cela dit. Elle propose donc à Dwight de faire son check-in auprès de Ginny, comme prévu, mais d’informer celle-ci qu’Al et lui ont trouvé un nouveau groupe d’humains, histoire qu’elle débarque s’en prendre à eux comme elle sait si bien le faire. C’est hyper efficace, ça se met vite en place.

Si le plan prend une belle tournure, Sherry n’en oublie pas ce qu’elle a vu de son mari. Elle l’interroge donc sur ce qu’il a dû faire par le passé, ne serait-ce qu’au Sanctuaire. On sent bien qu’elle n’approuve pas trop de voir son mari faire tout un tas de choses pour survivre. Il s’en défend bien, surtout quand il souligne qu’Al et Morgan sont comme sa famille, mais qu’elle, elle est sa famille. J’adore.

Bien sûr, Al n’est pas aussi fan de Sherry que ne l’est Dwight et elle a décide ainsi de se ranger du côté de Morgan. Elle a tout de même peur de devoir exploser le van s’ils font n’importe quoi et s’en prennent vraiment trop tôt à Ginny. Oui, oui, Al raconte tout ça sans pression à Morgan. Ils sont évidemment surpris par Dwight, et c’est bien dommage. Al me déçoit sur ce coup-là, parce que j’aurais aimé qu’elle reste du côté de Dwight. Elle le voyait comme un frère dans l’épisode d’avant putain, et on sait qu’il a raison. C’est frustrant. Dwight n’a plus d’autres choix que de faire arrêter Al et Morgan, ce qui est énervant tout de même.

J’ai beau être déçu d’Al, je pense que tout ça pourrait se régler à coup de dialogue plutôt qu’à coup de « bouh, je te désarme et je te fais prisonnier ». Après, je dis ça, mais le dialogue entre Morgan et Dwight m’a juste fait lever les yeux au ciel, alors bon, je ne sais pas trop…

Contre toute attente, Dwight est à son tour désarmé. Sherry a pris la décision de le faire enfermer avec Al et Morgan, pour éviter qu’il ne redevienne ce qu’il était. Oh ! Vraiment bien joué, Sherry ! L’avantage, c’est qu’en plus, Ginny ne pourra pas s’en prendre à Dwight et Al si ça tourne mal. Le plan se met en place et tout le clan des masqués attend l’arrivée de Ginny avec rage et vengeance. On a une très jolie prestation de l’actrice incarnant Sherry, franchement.

Il fallait bien sûr que la série perde du temps du côté des prisonniers. Dwight est alors forcé de reconnaître auprès d’Al et Morgan qu’ils avaient raison… alors que non, putain. On sait que non. Arrêtez de trop attendre dans cette série, surtout face à Ginny ! Il parvient toutefois à se libérer et à se barrer assez vite, pour rejoindre à temps Sherry. Il sait très bien qu’elle est celle qui se servira des mitraillettes du van contre Ginny et ses hommes puisqu’il lui a appris à s’en servir.

Bien sûr, Ginny n’est pas conne et elle n’est pas là, ce qui fait qu’il est encore plus simple pour Sherry d’hésiter quand Rollie lui demande par radio de tirer. Dans l’hésitation et face à un Dwight insistant pour qu’elle ne fasse rien, Sherry révèle alors qu’elle en a après un homme… Serait-ce encore Negan ? Sherry n’ose pas utiliser les flingues du camion et les hommes de Virginia finissent par s’enfuir, en menaçant toutefois Al et Dwight de représailles.

Dans le camion, Sherry prend super mal d’avoir été incapable de les tuer et elle s’en prend physiquement à Dwight qui l’a empêchée de devenir un monstre. Il est trop fort ! Je ne vais pas mentir, cet épisode fait beaucoup de bruit pour rien et nous donne un goût de trop peu, mais du côté de la construction des personnages, je trouve ça génial de voir Sherry être développée comme ça. Elle revient de tellement loin par rapport à The Walking Dead !

Bien évidemment, il est confirmé que son envie de vengeance n’a toujours rien à voir avec Ginny, mais tout à voir avec Negan. Je lui souhaite de réussir à le croiser un jour, un nouveau crossover pourrait être exceptionnel maintenant. En attendant, je suis dégoûté de la tournure de cette fin d’épisode qui voit Sherry demander à Dwight de la quitter. NON. C’est un énorme non, et même les majuscules ne suffisent pas. C’est NON.

Je suis déçu. Je comprends la construction du personnage de Sherry, je comprends son envie de ne pas faire demi-tour et de ne pas redevenir ce qu’elle était avant… mais balancer à Dwight de partir après autant de temps à se chercher l’un l’autre ? La frustration est totale, et la raison de cette rupture n’est pas suffisante à mon goût. Dwight capitule bien trop vite, en plus, tout ça pour aller libérer le chien de chasse. Allez comprendre.

La toute fin force Dwight à comprendre qu’il est logique de rester avec sa nouvelle famille, mais moi, j’ai eu envie de foutre des tartes à Al lui assurant que Sherry retrouverait son chemin vers lui. Si c’était si simple, ça se saurait ! Malgré tout, la fin d’épisode est sympathique, puisque Dwight et Athena se font passer pour mort en filant leurs vêtements à des zombies dont ils massacrent la face.

Ainsi, Ginny pourra les croire morts. Le duo emmène ensuite Morgan auprès des survivants de la peste bubonique d’il y a deux épisodes, et tout ce petit groupe se met en chemin vers l’Eden de Morgan, alors que Dwight se met à laisser des messages à Sherry, comme elle l’a toujours fait pour lui. Je suis frustré ! J’adore Sherry, je veux continuer de la suivre, moi !

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The Walking Dead World Beyond – S01E06

Épisode 6 – Shadow Puppets – 15/20
L’épisode est bien aide par la présence d’un guest que j’aime bien, mais je trouve aussi que dans l’ensemble, il propose une meilleure histoire que les précédents… quitte à oublier un peu plus son fil rouge (jamais perdu de vue pour autant). Il y avait donc du positif à tirer de cet épisode et toujours autant d’efficacité dans les idées un peu sympa pour tenter de faire peur aux ados. Oui, ça reste une série pour ados, n’exagérons pas !

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Spoilers

How are we supposed to save my dad if we are always waiting for others to save us?

Oui, je suis en avance, je sais. Habituellement, je regarde cet épisode le lundi, mais bon, je peux faire semblant de tenter au moins le basique du #WESéries non ? Non, je ne suis pas reconfiné, c’est juste un week-end comme un autre, moi. J’avoue que c’est avec un chouilla de regrets que j’ai décidé de voir cet épisode en plus quand je vois le début de cet épisode qui nous promet un théâtre d’ombre et en profite pour nous faire un générique narré par Iris. Oh, c’est sympathique, mais c’est long, moi je veux juste savoir ce qu’il va advenir de nos héros maintenant qu’ils croisent pour la première fois hors de leur communauté un humain. D’où les regrets, j’aurais pu trouvé plus qualitatif peut-être.

Et pas n’importe quel humain, en plus ! C’est Ted Sutherland, je te reconnais de Rise, toi ! Il menace nos héros, avant d’être arrêté dans ses propos par l’arrivée de Felix derrière lui, le menaçant. Ils ne lui font pas confiance, mais celui qui dit s’appeler Percy assure être seul, et quand les adolescents ne trouvent personne dans les bois autour, il est décidé qu’il dit probablement la vérité.

Iris lui propose aussitôt de la bouffe et Felix semble baisser sa garde à garder ses yeux bloqués sur Percy. Je le comprends : il vieillit vraiment bien Ted Sutherland (et merci le X-Ray du lecteur de Prime Video de me permettre de retrouver son nom). Bon, du coup, je n’arrive pas à savoir s’il est censé être adolescent ou adulte, là.

Plutôt ado, j’imagine ? En tout cas, il nous raconte une petite backstory pas bien intéressante et assure qu’il veut poursuivre son chemin vers Andersonville pour récupérer ses affaires. Il ne plaît pas beaucoup à Felix, en tout cas, mais il a l’air bien décidé à raconter toute sa vie durant la nuit. Un autre à qui ça ne plaît pas ? Silas, bien sûr : il comprend aussitôt que ça met en danger sa relation avec Iris d’avoir un beau gosse de plus dans la team. J’ai ri de voir Silas dire à Felix qu’il fallait s’en débarrasser, grosso modo.

Une chose reste sûre : Percy est bavard, et du coup, c’est tout l’épisode qui l’est. C’est dommage. En plus, ça craint de l’entendre nous parler d’un troupeau de bisons quand dans l’actualité on a un pays qui nous fait actuellement un massacre de bisons. Allez, les scénaristes ne pouvaient pas le savoir à l’époque ; en plus, ce n’est pas vraiment l’intérêt de cette anecdote. L’anecdote, c’est qu’Hope comprend que Percy leur ment.

Rapidement, il est révélé que s’il ment à tout le monde, c’est parce qu’on lui a volé non pas des provisions, mais un vrai trésor : un camion avec plein de carburant. Voilà donc Iris en train de faire le calcul rapide de leur chance qui vient de tourner comme jamais ! Elle propose aussitôt à Percy son aide pour aller récupérer le camion aux mains des deux voleurs, à condition que Percy accepte de les déposer à New-York.

C’est vrai que la saison ne faisant que huit épisodes, il n’en reste pas énormément pour accélérer le rythme si elle doit s’achever en fin de saison 2. L’idée d’Iris ne plaît ni à Felix, ni à Silas – toujours jaloux – mais elle finit par porter ses fruits quand il apparaît évident que la solution d’Iris est une belle manière d’aller bien plus vite à New-York. Pourquoi attendre ?

Le lendemain, tout le monde se met donc en marche. Pour gagner des points, Percy en profite pour réparer la chaussure de Silas. Passionnant. OK, c’est toujours plus passionnant que Hope et Elton continuant de bavarder de la mère de ce dernier. On découvre donc qu’Elton s’appelle ainsi grâce à Elton John, et qu’il veut un jour terminer le livre pour le donner à quelqu’un d’autre afin de l’aider dans la vie. J’ai un doute, là.

Silas recule bien vite pour parler avec Felix plutôt que de rester devant avec Iris et Percy. La scène est interminable, même si c’est un plan-séquence et que j’aime les plans-séquence. Concrètement, j’ai trouvé que c’était un peu abusé de nous montrer les personnages marcher au ralenti dans la forêt pendant si longtemps. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte de cette série à ce rythme-là ?

Ils finissent par arriver à Andersonville et voir le camion rouler, ce qui les oblige à se planquer. Quand ils trouvent enfin le camion à l’arrêt, il est bizarrement sans surveillance. Pire encore, à l’intérieur, Percy trouve le cadavre de Tony, un des deux voleurs de son camion. C’est gênant. Felix s’énerve de voir les adolescents s’approcher du camion malgré ses ordres de l’attendre, et Iris nous fait chier une fois de plus à agir comme une tête brûlée.

En effet, Percy n’arrive pas à démarrer le camion, alors il veut en trouver les clés auprès de Mike. Il se précipite, et Iris veut aussitôt en faire autant. Felix ? Il veut faire demi-tour, parce que c’est l’histoire de sa vie, tout simplement. Enfin, dans l’histoire de sa vie, il y a aussi le fait qu’il passe tout son temps à céder aux caprices de tous les adolescents autour de lui, alors évidemment, il finit par demander à Iris de rester sur place alors qu’il rejoint Percy pour faire face à Mike.

Hope et Elton l’accompagnent, ce qui n’a aucun sens, et Silas et Iris restent surveiller les sacs de tout le monde, ce qui n’a pas de sens non plus. Quand je dis que ça n’a pas de sens, laissez-moi préciser : par rapport aux personnages et aux buts de chacun, il serait mille fois plus logique d’avoir Iris avec Felix, hein. Par contre, d’un point de vue scénaristique…

Elton et Hope peuvent papoter un peu, histoire qu’Elton avoue à Hope avoir rencontré son père et qu’elle culpabilise encore plus d’avoir tué sa mère. Silas et Iris ? Ils peuvent parler un peu de la confiance qu’ils ont l’un pour l’autre, et Silas peut ainsi laisser Iris partir à la rescousse de Percy, mais en lui conseillant de passer par l’arrière du bâtiment, pour éviter qu’Hope ne l’arrête en chemin. Il est malin ce Silas, quand il s’y met.

Par l’arrière du bâtiment, Iris peut ainsi entrer et sursauter en voyant un mannequin. Pff, pas moi. Comme si cette série pouvait me faire sursauter, franchement. J’en ai vu d’autres, à force. Elle finit par tomber sur Percy – seul. Je me suis méfié de lui aussitôt, mais non, le reste de l’épisode a révélé que Felix était bien séparé de lui par choix, pour retrouver au plus vite les clés du camion. Encore une fois, ça n’a pas de sens, ils n’ont jamais vu de films d’horreur apparemment.

Bref, Iris assure à Percy qu’elle veut l’aider à trouver les clés, peu importe ce qu’il en coûtera. Un zombie débarque alors et… Oh, la série a réussi à me faire sursauter ! Va falloir se calmer, là. Les deux montent donc à l’étage, trouvent les clés bien vite et se séparent à nouveau… ce qui fait que je fais encore moins confiance à Percy, alors que la série veut nous endormir avec Felix s’attaquant à un zombie dans un miroir. Eh, j’aime vraiment bien comment la série exploite toutes les possibilités pour nous faire peur.

Un coup de feu est tiré et fait flipper tout le monde. Iris hésite franchement, mais finalement, elle fait demi-tour pour lui venir en aide. Pff. Cela lui permet de comprendre qu’ils sont en train de se faire arnaquer dans les grandes lignes. Du côté des vrais surprises de l’épisode, Tony, le cadavre vu plus tôt, se relève derrière Silas. Son but ? Voler les sacs du groupe et partir en camion, avec les clés, parce qu’il les a.

J’ai ri ! Voir Silas puis Iris se sentir cons, ça n’a pas de prix. En plus, pour tout arranger, Iris tombe dans un tas d’ordure en suivant son ordure personnelle, Percy. C’est une très bonne chose, et c’était à mon goût de voir ça. En plus, j’ai adoré qu’elle se retrouve face à deux zombies dans les poubelles. Par contre, cela prouve une fois de plus qu’elle ne sert à rien du tout cette gamine.

Il faut en effet que Felix vienne à son secours pour la sauver, avec l’aide d’Hope, Elton et Silas. Malheureusement, les trois autres sont occupés aussi à s’attaquer à une dizaine de zombies qui viennent de débarquer dans la rue. C’est trop, c’est trop ! La série va encore plus loin : Felix n’arrive pas à venir en aide à Iris à temps (mais ils se foirent dans le montage, parce que si, il aurait le temps) ; mais Percy fait demi-tour lui aussi pour lui venir en aide.

En effet, il est touché de voir qu’Iris a fait demi-tour pour le sauver en entendant le coup de feu, alors il a voulu la sauver. Tout ça, il lui révèle une fois qu’ils sont hors de danger : tous les zombies sont tués et le camion les ramène au point de départ, tous ensemble. C’est l’occasion d’apprendre à connaître Percy et son oncle, Tony, qui sont des arnaqueurs professionnels. Ouep, Tony travaillait à Las Vegas. Dur de leur faire confiance…

Pourtant, nos personnages semblent s’y faire et écoutent toute leur histoire, avec une belle manière d’arnaquer des groupes sur leur passage pour récupérer des vivres. Une fois que c’est fait, Percy et Iris peuvent se réconcilier, puis Hope peut se refuser à dire la vérité à Elton même si elle en meure d’envie, puis Felix peut parler avec Tony, histoire de se mettre d’accord entre adultes sur ce qu’ils feront. Il est décidé d’attendre Huck avant de partir – ah oui, ils pensent à Huck quand même, une ou deux fois dans l’épisode – pour retrouver le père des filles, et Tony révèle que le camion possède exactement le même logo que la veste de Felix. Ah, la république est encore liée à tout ça, évidemment !

L’épisode se termine alors sur un très chouette théâtre d’ombre de la part de Percy et Tony, heureux de trouver un public pour leur spectacle sur la vie d’un couple avec un bébé qui se retrouvent attaqués par un zombie. Le petit finit par se trouver une nouvelle famille et tout un espoir de survie, ce qui fait pleurer nos personnages. Vous voyez, c’est chouette et trognon.

On coupe alors pour le générique de fin, lui-même coupé par une scène post-générique. Pff. Il faudrait savoir, ils en font ou pas ? On redécouvre la même scientifique que la dernière fois, le professeur Belshaw, qui lit un livre du père des filles sur l’immunologie, regarde la carte d’adieu écrite pour lui par les filles, puis reçoit un coup de téléphone dans lequel elle avoue qu’il ne sera pas un problème. C’est plus mystérieux qu’autre chose, une fois de plus.

> Saison 1

Fear the Walking Dead – S06E04

Épisode 4 – The Key – 14/20
Cet épisode traîne en longueur, et c’est dingue les écarts qualitatifs que propose la série chaque semaine. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre, et, malheureusement, ce n’est pas toujours exceptionnel. Le problème de cet épisode est qu’il est compliqué d’être investi à fond dans ce qu’il se passe à cause d’un mauvais développement de personnages, notamment du côté des innombrables nouveaux visages qui peuplent la saison, à plus ou moins court terme. C’est dommage.

> Saison 6


Spoilers

This place is rotten. It poisons everything it touches, sooner or later.

Alors, à qui va-t-on avoir droit cette semaine ? Eh bien, à John, qui écrit à June avant de se rendre compte qu’il a une carie. Super. C’est con, en pleine apocalypse zombie. J’ai mal pour lui, parce que l’air de rien, c’est hyper handicapant comme douleur, et ça peut vite te gâcher une vie. Il ne se laisse pas abattre pour autant, enfile un chapeau qui n’a rien d’original puisque tout le monde en a dans son nouveau village et il part faire un tour dans le village en question.

Comme on aperçoit un drapeau de clé et que c’est le titre de l’épisode, on comprend qu’on est sur une thématique qui doit avoir son importance, même si ça s’appelle Lawton aux dernières nouvelles. L’ensemble est vraiment classe : on a un village de western complet, avec une église (et une cloche ? En pleine apocalypse zombies, vraiment ?), de quoi laver son linge et surtout des petites habitudes bien ancrées pour tout le monde.

Ainsi, John a un job, pas bien passionnant, de garde. Il surveille l’horizon toute la journée, mais le soir, il peut recevoir des nouvelles de June grâce à… son sac de linge ! Joli ! Evidemment que ces deux-là ont trouvé le moyen de communiquer ensemble. Après, la communication entre eux, elle ne fait pas rêver, parce qu’on a la lettre de John en voix-off et il lui raconte sa vie, sa famille, tout ça. Au secours.

La routine de John est soudain cassée quand son collègue, celui qui surveillait l’horizon quand il ne le faisait pas lui-même, disparaît. Il mène une rapide enquête pour mieux le retrouver zombifier derrière sa maison. Etrange.

Il veut mener une enquête plus approfondie pour savoir ce qu’il s’est passé, mais aux yeux de Ginny, il n’y a pas spécialement de problème : le type a juste eu un accident en se faisant mordre par deux zombies passant par là. Ben voyons. Le message est clair : Ginny couvre ce qu’il s’est passé et ne veut pas se prendre la tête là-dessus.

Que fait John, du coup ? Il mène l’enquête, évidemment. Il est rapidement épaulé par Victor, qui débarque, arborant fièrement sa clé. Les retrouvailles sont brèves, et le lendemain, John reprend son enquête en allant voir la gentille femme qui lave son linge. Il la confronte à la boucle d’oreille qu’il a trouvé près du corps de son collègue, mais c’est uniquement pour savoir si elle l’a déjà vue ailleurs.

Comme ce n’est pas le cas, il décide d’aller en parler à Ginny. C’est complètement con, je pense, mais il n’a même pas l’air de comprendre qu’il prend un risque sur ce coup-là. Pourtant, Ginny lui fait de la politique de base, à lui dire qu’elle renforcera les patrouilles tant qu’on ne saura pas exactement comment Cameron est mort. C’est n’importe quoi, comment peut-il seulement la croire ?

On enchaîne sur l’enterrement du Cameron pour mieux découvrir que la sœur de Ginny, Dakota, le connaissait également. Le monde est petit, surtout quand son enterrement est officié par le seul personnage à peu près religieux qu’on connaisse dans cette série. L’avantage, c’est qu’on commence à voir à peu près tout le monde. L’inconvénient, c’est que June manque toujours dans la série et qu’avoir tout le monde dans son coin n’aide pas à accrocher à tout ce qu’il se passe.

Dans cet épisode, on nous introduit encore des personnages qu’on ne connaît pas pour les rendre importants, mais à force, c’est too much. Ici, il faut donc s’attacher à Cameron avant qu’il ne meure, puis à Janis, la gentille femme qui lave les vêtements de tout le monde, parce qu’elle a évidemment son important rôle à jouer. Evidemment ? On nous présente deux personnages dans l’introduction interminable, évidemment qu’ils servent à quelque chose tous les deux.

Elle a donc le rôle de la coupable idéale. Evidemment, elle dit le contraire à John, mais ce qu’elle jure est mis à mal quand, pendant l’enterrement, elle est aperçue par un garde en train d’essayer de quitter le campement. Ginny fouille aussitôt son sac pour mieux trouver la boucle d’oreille manquante. Evidemment. Bon ben adieu les lettres de June, hein. Malgré tout, John en parle à nouveau à Janis, et il la croit quand elle lui assure qu’elle n’a rien fait.

Il tente de prêcher son cas à Ginny, mais c’est en vain : Ginny arrive assez vite à le convaincre qu’il ne veut juste pas perdre son pigeon voyageur. Sans la moindre surprise pour personne, hormis John, Ginny a en effet lu toutes les lettres échangées entre John et June, grâce à l’aide de… Cameron. Aha ! Il couchait avec Janis, il avait accès aux lettres.

J’ai bien aimé cette partie de l’épisode : c’était cool de voir Ginny se foutre de la gueule de John parlant de son papounet, honnêtement. Par contre, l’épisode n’avançait pas trop quand même. Alors que John abandonnait tout espoir de venir en aide à Janis, il tombe en sortant de la maison sur Dakota, qui n’a aucun mal à le relancer dans son délire paranoïaque – paranoïa à juste titre, cela dit – et à lui dire de ne surtout pas abandonner son enquête.

Plongé dans l’insomnie, John se décide alors à déterrer le cadavre de Cameron, pour trouver de nouveaux indices. Il en trouve, mais pas là où on l’imaginait : il trouve quelque chose dans la main de Cameron, grâce à une attaque impromptue de zombies. Oui, oui, il y a deux zombies qui trainent dans le cimetière de Lawton et lui tombent dessus, histoire de nous faire un peu de suspense.

Le lendemain, John peut donc convaincre Victor de lui venir en aide dans son enquête : il a trouvé un bout de couteau dans la main de Cameron, et il compte bien se servir de cette information pour trouver le vrai meurtrier de son ex-collègue pas si sympa que ça, puisqu’il refilait ses lettres à Ginny. Victor n’est pas tout à fait convaincu par ce qu’il fait, cependant, craignant les représailles si Ginny venait à découvrir qu’il l’aidait sans avoir reçu d’ordres.

On sait en plus qu’il est probable qu’elle soit déjà au courant. Elle manipule son monde et est douée pour ça. Ainsi, le lendemain, Janis décide d’avouer son crime : elle s’apprêtait à quitter la colonie avec Cameron, mais elle l’a bien tuée. Elle avoue sans hésiter, face à Ginny, Victor et John qui est totalement paumé face à ses aveux.

Finalement, Janis est simplement en train de se sacrifier pour John : elle lui avoue dès qu’elle en a l’occasion la cachette où il pourra trouver des vivres, mais aussi le plan de route à suivre pour se barrer de Lawton. Admettons. Je peux entendre qu’elle ne veuille pas laisser John pourrir toute sa vie à tenter de la sauver, mais je trouve trop gros son sacrifice, sans hésitation aucune. Et quand je dis sacrifice, elle est condamnée à mort, hein.

John finit par lâcher l’affaire, et il se rend même dans la cachette où il trouve des vivres, de l’essence et une carte routière. Janis veut le voir retrouver June… mais John se refuse à cette option : il préfère tenter de libérer Janis, et il en parle à son ami religieux. Le problème de toute cette intrigue ? John est hyper attaché à Janis, mais nous, on ne la connaît pas assez pour être vraiment pleinement investi dans ce qu’il se passe, je trouve.

Après, on connaît beaucoup John et je n’étais pas du tout investi dans sa confession, au point de totalement décrocher de son monologue suivant. Honnêtement, j’étais sur mon portable à suivre le résultat des élections américaines. Sans scrupule. Quelle journée, les amis !

Bon, John veut donc faire tout ce qu’il peut pour sauver Janis, mais son plan est un échec complet. Il veut la libérer pendant la nuit, puisque son exécution est prévue le matin même… mais Ginny le devance une fois de plus : l’exécution a lieu durant la nuit. C’est super glauque comme exécution en plus : en début d’épisode, elle a raconté à John qu’elle était traumatisée par une anecdote lui étant arrivée dans sa première colonie. Ainsi, on avait condamné à mort un type en l’accrochant à un arbre et en mettant de la musique à fond pour le faire bouffer par les zombies.

Sans surprise, c’est donc comme ça que Janis est tuée, et c’est quelque chose à voir. La pauvre se fait donc bouffer les jambes par des zombies et il semblerait que la partie supérieure de son corps réussisse à s’échapper, avant de mourir et de se transformer en zombie. Nous n’en saurons rien, cela dit : John la retrouve trop tard. Il tue les zombies, puis il tue Janis devenue zombie. C’est si triste. Il passe le reste de sa nuit à l’enterrer.

Quand il retourne en ville, il a bien l’intention de se venger de Ginny. En chemin, il apprend que c’est en fait Victor qui a fait décaler l’exécution de Janis. Oh, Victor avait ses raisons, voulant protéger John d’une exécution qui lui pendait au nez si jamais il était chopé en train de libérer Janis. J’aime bien Victor, mais ses décisions sont toujours merdiques. Il aurait pu simplement l’aider, sérieusement. Pauvre Janis, elle prend cher.

Victor prend quelques points dans la tronche, les deux hommes se battent, mais finalement, ils se calment. Ils restent dans le même camp. En plus, la fin d’épisode est plutôt positive pour John : Ginny lui offre une promotion, symbolisée encore et toujours par une clé. Non seulement, elle lui offre tout ça, mais en plus, pour s’assurer qu’elle reste bien à sa botte, elle se décide à faire revenir June dans sa vie, et dans la notre par la même occasion.

Il était temps ! June sort de nulle part, mais ça fait plaisir de la revoir dans les bras de John. J’espère juste qu’elle aura quand même son épisode, comme les autres. John est heureux de la revoir, ne lui raconte pas pour Janis et va s’arracher la dent dans la salle de bain. Sérieusement, il a tout mon respect, ça fait tellement mal les dents, comment peut-il réussir à se l’arracher ? Même s’il n’a pas le choix, c’est beaucoup trop dur.

Ailleurs, nous suivons à nouveau Morgan, décidément consacré en héros depuis la saison 4 alors que pff, non. Il n’a plus aucune blessure grave pour un type qui a failli mourir il y a trois épisodes, c’est gros. Ginny ne fait vraiment pas du bon travail en tout cas : tout le monde semble réussir à communiquer un peu comme il le souhaite, l’air de rien. Morgan gagne donc dans cet épisode une veste. Super.

On découvre aussi (il me semble qu’on le découvre seulement maintenant, même si c’est logique) qu’il a récupéré le chien traceur du premier épisode de cette saison, et que c’est devenu le seul ami à qui il parle encore. Le problème, c’est qu’il a le chien et la voiture d’Emile, et que ça attire l’attention des deux psychopathies qui laissent des messages un peu partout sur les murs.

Ils lui tendent donc une embuscade et foncent sur sa voiture, créant un accident qui n’affecte pas du tout Morgan. Pire encore, tout ce qui était construit de tension depuis le début de la saison autour de ce duo tombe totalement à l’eau en quelques secondes quand Morgan n’a aucun mal à les maîtriser. Il nous en éviscère un, puis plante l’autre. Tout ce que ça nous apprend, c’est finalement que le plus important dans toute cette saison était la clé d’Emile, récupérée par Morgan. La clé intéressait assez les deux hommes pour qu’ils risquent leur vie face à Morgan…

Reste à savoir ce que la clé ouvrira. Le cliffhanger est bon, mais ça traîne trop en longueur, vraiment.

> Saison 6