The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

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Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

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Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

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Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

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The Walking Dead : Daryl Dixon (S01)

Synopsis : Daryl Dixon échoue dans le sud de la France, mais on ne sait pas trop comment. Il compte retourner aux USA… mais bon courage !

Pour commencer, je dois avouer que je me suis laissé prendre par surprise par la sortie de cet épisode. Bien qu’annoncé pour septembre depuis un moment, je m’étais convaincu inconsciemment qu’il me restait quelques mois avant sa sortie et je me disais que j’allais en profiter pour commencer à rattraper mon retard dans les autres séries de la franchise. Finalement, non.

Pire que tout, je me disais que mon lundi matin allait être consacré à la sortie d’articles sur le blog, et finalement je me retrouve à regarder le premier épisode en sachant que je n’aurais pas le temps d’en publier la critique. C’est fou, la vie, non ?

Non, pas vraiment. Ce qui est fou, c’est d’annoncer un spin-off sur Daryl avant même la saison finale de la série, assurant de la survie d’un personnage que j’aurais aimé voir mourir. Et en plus, le tournage a eu lieu en France ! Je suis curieux de voir ce qu’ils vont trouver pour justifier la présence de Daryl si loin des USA et j’ai l’impression d’être déjà spoilé de plein de choses à cause de photos de tournage sur les lieux extérieurs – notamment à la Défense. Je suis sûr que ce sera pour le dernier épisode !

Qu’importe ! Cela me rend curieux de savoir ce que la France est devenue pendant cette apocalypse. Après tout, c’est bien le seul truc positif de ces multiples spin-offs : ils envoient les personnages un peu partout et ça nous permet d’en découvrir plus sur l’univers étendu de la franchise. Et de savoir comment partout dans le monde appeler les zombies sans utiliser le mot zombies.

Note moyenne de la saison : 

The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions qui n’ont aucun sens et le scénario ne tient pas la route. C’est con, parce que la réalisation est sympa et que la franchise pourrait bien mieux se porter que ça. Bref. J’ai vu l’épisode, mais je sens que je vais vite l’oublier…

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent grâce à Ginny.


You can’t be here.

On a envie de se réjouir d’être arrivé à la fin de saison, mais bon, il a été annoncé qu’on aurait bien une saison 2 alors… cet épisode ne proposera certainement pas une conclusion à l’histoire entamée.

Retrouvailles | Trahison | Prisonnier | Maternité compliquée | En bref

Retrouvailles

L’épisode ne perd pas trop de temps au moins. Dès le départ, on se retrouve avec les retrouvailles de tous nos héros : Ginny a tiré une fusée de détresse qui fait que tout le monde sait où se retrouver. Les méchants aussi, en théorie, mais on ne les voit pas heureusement. On entend juste vite fait des zombies, histoire de nous rappeler que les héros sont pressés de se barrer en théorie.

En pratique, ils prennent leur temps. Negan se rend sur le parking, persuadé d’y retrouver Maggie, mais il découvre avec surprise que c’est Ginny qui attend là. Maggie arrive quelques secondes après et s’attire les foudres de Negan, alors qu’elle n’y est pour rien si Ginny est là. Elle lui explique qu’apparemment Ginny voulait juste passer du temps avec lui, ce que la gamine confirme mais qui n’est pas au goût de notre Negan. En effet, il ne peut pas la protéger dans cette ville où il a des ennemis alors il lui demande de s’enfuir.

C’est le moment que le marshal choisit pour proposer de s’occuper de Ginny. Pardon ? Le type est blessé à mort et est toujours censé vouloir arrêter Negan, mais non, le voilà qui propose d’embarquer sa gamine adoptée avec lui et de se barrer en fermant les yeux. Je sais bien que Negan lui a sauvé la vie, mais ça ne semblait pas jouer en sa faveur dans l’épisode précédent, alors pourquoi change-t-il si subitement d’avis ?

Et puisque Ginny semble prête à partir après un câlin et une première phrase (oui, elle parle !), pourquoi Negan souhaite-t-il qu’elle se taise ? Pourquoi lui révèle-t-il avoir tué son père alors qu’elle allait clairement faire ce qu’il disait de toute manière ? Il s’attire les foudres de la gamine, normal, et Ginny finit par se barrer. Le marshal tente encore de faire croire qu’il a un semblant d’utilité, mais bon, il ne fait que ralentir Ginny si vous voulez mon avis.

Toujours est-il qu’ils se retrouvent à tenter de fuir la ville… et qu’ils y parviennent. Je ne sais pas bien pourquoi on suit ces personnages avec le marshal qui ramènent Ginny au campement de Maggie comme si de rien n’était. Elle y est accueillie, contrairement à Armstrong qui se contente d’un regard de Nina avant de se barrer. Bizarre le monde post-apocalyptique !

Armstrong reprend ensuite la route et, oui, on suit ça aussi. Je me demande bien en quoi son retour chez lui est si intéressant à suivre, mais eh, il finit par rejoindre New Babylon. Là-bas, il raconte un message difficile à croire : il assure qu’il aurait tué Negan de lui-même, en lui tirant une balle dans le crâne au moment de son arrestation, parce qu’il essayait de s’échapper.

Mouais. Son histoire n’est pas bien crédible et sa patronne lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à lui mentir, puisqu’elle mentionne ses filles, l’air de rien. Cela me rappelle un peu la manière de diriger de Virginia de Fear the Walking Dead – pas besoin d’être dans la menace explicite. Des petites explications sous-entendues, un discours qui n’a rien à voir et hop, on raconte le plus important : la dirigeante de New Babylon n’en a plus rien à foutre de Negan. Elle a entendu parler du methane comme source d’énergie, et c’est ça qui l’intéresse désormais. Je la comprends.

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Trahison

En parallèle de tout ça, Maggie reste admirative de Negan. Je ne sais pas si c’est bien crédible. Son secret à elle est bien gardée, mais Negan n’en a plus : elle vante son courage et le suit pour tenter d’en terminer avec le Croate. Le duo se retrouve enfin à deux à surveiller par la fenêtre on ne sait trop quoi (des zombies ? l’arrivée du Croate ? Mais où ?). L’essentiel n’était pas ce qu’ils étaient en train de faire, mais plutôt ce qu’ils racontaient.

Malheureusement, désolé, après dix ans, je ne vois absolument pas l’intérêt de nous faire un moment émotion où Maggie parle de sa mère. On connaît déjà le personnage, qu’ils arrêtent de nous faire de la psychologie à deux balles putain ! On veut juste une bonne histoire de zombies.

Bon, allez, ça finit par arriver quand ils voient une voiture débarquer en trombe dans la ville. On nous fait alors un grand plan dramatique de la voiture qui s’en va loin, très loin d’eux, et des petits zooms et… Mais qu’est-ce qu’il se passe, putain ?

On enchaîne sur une scène où Maggie et Negan marchent en ville, possiblement à la suite de la voiture… Est-ce qu’ils comptent vraiment la rattraper ? Pourquoi il y a ensuite de la fumée en très mauvais effets spéciaux ?? C’est juste pour la réplique de Negan ?

Vraiment… J’ai vu les cinq premiers épisodes et je ne comprends pas ce qu’ils essaient d’écrire. J’ai plutôt l’impression que l’épisode est écrit par une intelligence artificielle à ce stade. Allez savoir comment, Negan comprend ensuite la trahison de Maggie parce qu’elle lui ment un peu mal quand il demande ce que Ginny pouvait bien vouloir lui dire.

Putain, ils viennent de passer cinq épisodes à construire une relation de relative confiance entre ces deux personnages, pourquoi Maggie se trahirait-elle comme ça ? Pourquoi et surtout COMMENT Negan s’est-il mis à la soupçonner ? Je ne comprends rien aux motivations des personnages et aux avancées de l’intrigue, c’est une catastrophe. Alors oui, bien sûr, c’est dramatique et il y a de l’enjeux avec un combat entre les deux personnages qui se déroule au-dessus d’une meute de zombies, mais vraiment, sincèrement : POURQUOI ? Comment en est-on arrivé là ? Il manque un ou deux épisodes pour que Negan comprenne vraiment la trahison de Maggie.

Bon, il parvient tout de même à prendre le dessus sur Maggie, passe à ça de l’égorger, mais… s’arrête. En effet, il a bien compris que Maggie faisait tout ça pour Hershel. Il sait aussi que le Croate n’a pas pris son grain, parce qu’il le devine. C’est bien ça, ça permet de gagner du temps qu’il devine toute l’intrigue.

Il en arrive aussi à la conclusion qu’ils font une équipe d’enfer, mais qu’elle ne lui pardonnera jamais d’avoir tué Glenn. Oui, sans blague… on ne l’aurait jamais deviné, ça ! Maggie reprend donc le dessus sur lui quand le Croate et ses hommes arrivent, et voilà. C’est elle qui se retrouve à lui mettre un couteau sous la gorge comme ça. Elle embarque donc Negan dans le van du Croate, qui se lance, comme tout bon méchant dans un long monologue.

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Prisonnier

On apprend donc qu’il recherche Negan depuis un moment, au point d’être retourné au Sanctuaire, mais aussi qu’il a manipulé Maggie pour obtenir ce qu’il voulait. Bref, on n’apprend rien, en vrai, mais on continue de faire genre qu’il y a des enjeux, avec un suspense sur le sort réservé à Hershel. Maggie ne sait toujours pas si elle a raison de faire confiance au Croate. On sent bien qu’elle est paniquée d’avoir pris les mauvaises décisions, mais finalement, le Croate la ramène bien auprès de son fils adolescent. C’est merveilleux tout ça.

Il faut encore procéder à un échange en bonne et due forme. Negan se rend volontairement otage du croate, échangeant sa place avec Hershel sans trop d’hésitation. Il demande tout de même à Maggie de veiller sur Ginny et annonce à Hershel que ça fait du bien de le voir. Allez, bim, la petite graine qui va permettre à Hershel de détester sa mère, ça. Non, parce que bon, Negan reste une figure paternelle pour lui, même s’il a tué son père.

Une fois Maggie et Hershel partis, le Croate continue son monologue avec Negan. Il est sacrément patient, Negan, mais c’est parce qu’il a lui-même imposé des monologues à bien des gens, j’imagine. Le Croate se souvient en plus du bon vieux temps avec Negan, parce que c’est lui qui lui a tout appris. Ensemble, ils étaient inarrêtables et ils l’étaient simplement en tuant une personne. C’est vrai que c’est bien la seule chose qu’aura apporté Negan dans cette franchise.

Il aura apporté des remords au Croate également, apparemment. Il regrette d’avoir désobéi à Negan, comprenant bien que c’est ça qui l’a transformé en menace aux yeux de son ancien chef. Il lui affirme donc que ça n’arrivera plus jamais, mais je doute que ça intéresse vraiment Negan. Il ne dit rien, en tout cas, et semble vouloir récolter les infos tant qu’il peut en récolter. Tout ça finit par mener au Croate qui lui confie qu’il a trouvé un nouveau foyer et qu’il a hâte de lui présenter sa patronne.

Clairement, le Croate qu’on nous présentait comme un grand méchant est désormais présenté comme un grand enfant qui est heureux de réunion son papa et sa maman… Pardon, mais c’est naze ça aussi comme idée. BREF. On en arrive enfin à la scène où Negan rencontre la vraie méchante de la série, qui est toute sympa avec lui, heureuse de voir qu’il est bien une personne réelle et pas une invention névrotique du Croate.

Elle est heureuse de le rencontrer aussi parce qu’elle admire son travail, notamment la manière dont il a tué un homme à la banque plus tôt dans la saison. Bref, elle le brosse dans le sens du poil, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi. Cela finit par être expliqué : elle souhaite conquérir de nouveaux territoires, notamment du côté d’Harlem. Pour cela, elle est persuadée d’avoir besoin de quelqu’un comme lui : elle est prête à lui confier les clés de son royaume, à la condition qu’il l’aide à devenir imbattable comme il l’était à l’époque du Croate.

D’accord… Mais il a été battu ensuite ? Et elle doit bien le savoir puisqu’il n’était plus au sanctuaire ? Oui, elle le sait, mais ce n’est pas grave, elle a trouvé une merveilleuse idée pour s’assurer que Negan soit motivé à fond. En interrogeant Hershel, cette méchante a compris que Negan était attaché à Hershel et elle en a eu la preuve quand il accepté d’être prisonnier en échange de la libération d’Hershel. SOIT.

Maintenant, le chantage est facile. Elle a coupé un doigt de pied d’Hershel et elle menace de retourner chercher d’autres morceaux si Negan ne fait pas tout ce qu’elle dit. Evidemment.

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Maternité compliquée

En parallèle, Maggie et Hershel peuvent donc quitter New-York et rentrer chez eux. Le chemin est long, il y a un trajet en bateau… mais non, nous ne verrons rien de ça. On ne saura pas comment ils ont traversé pour revenir de l’autre côté, d’ailleurs ! Non, on se contente d’avoir une scène où Maggie et Hershel montent en voiture… mais ne partent pas pour autant. Mais putain Maggie, conduis cette voiture ? Qu’attends-tu ? Pourquoi n’as-tu pas parlé avec ton fils avant ?

J’ai vraiment du mal avec l’écriture de la série. Hershel finit par reprocher à sa mère de ne jamais le voir, de s’occuper de lui sans s’intéresser à qui il est exactement. Soit. Hershel fait une crise d’adolescence, donc. On en avait entendu parler, on imaginait bien que ce n’était pas glorieux et, surprise, ça ne l’est effectivement pas du tout.

De retour chez elle, Maggie semble passer plus de temps à s’occuper correctement de Ginny, lui apportant une peluche, qu’à s’occuper comme il le désire d’Hershel. Elle ne lâche pas l’affaire pour autant, et on nous impose donc une scène de plus où elle se rend dans la chambre de son adolescent en pleine nuit pour papoter avec lui. Elle lui donne raison, lui expliquant que la vie n’a fait que lui prendre et lui prendre et lui prendre des choses. Elle a fini de se battre désormais et souhaite enfin être libérée de sa rancœur. Pour ça, elle doit encore trouver un moyen d’en finir avec cette « chose avec Negan ». Fais-lui l’amour, ça te passera. Pardon, mais vraiment, je crois que les scénaristes se dirigent vers ça depuis deux saisons ! C’est frustrant, seulement, je crois que ça peut marcher comme mauvaise idée. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Voilà en tout cas le triple cliffhanger de la saison : Negan est pris au piège d’une grande méchante en qui Hershel a eu confiance, Maggie découvre les dessins d’Hershel quand il était otage et souhaite en finir avec Negan, Ginny sait que Negan a tué son père. On nous promet une saison 2 pas-sion-nante. Et non, je ne commenterai pas ce dernier plan où Negan et Maggie fusionnent comme un seul personnage, parce que c’était du niveau d’un enfant de 10 ans cette idée.

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En bref

Plus ça allait, moins ça allait ? C’est terrible comme j’espérais quand même que ce spin-off soit capable de décoller et d’apporter quelque chose en proposant de suivre deux de mes personnages préférés de la série… et comme je suis déçu aujourd’hui de voir qu’ils n’avaient finalement pas grand-chose à proposer.

Honnêtement, le réalisateur le dit lui-même : ils attendaient juste de pouvoir en arriver au moment où Maggie et Negan se battraient… et je crois que c’est tout le problème de l’écriture de cette série. On SENT que chaque épisode est construit autour d’une ou deux scènes marquantes, que les scénaristes veulent à chaque fois en arriver à la scène mettant une idée qu’ils avaient envie de voir avant de commencer à écrire la série. Le problème ? Les personnages ne peuvent pas vivre par eux-mêmes ; les nouveaux se font tuer les uns après les autres sans que ça nous touche car les scénaristes ne se concentrent pas sur eux ; les personnages agissent sans qu’on ne sache pourquoi et qu’on ne s’attarde à les comprendre, parce que de toute manière, l’essentiel est d’arriver à telle ou telle scène.

Le problème dans tout ça, c’est que je suis piégé avec cette franchise. Je suis sûr que je vais regarder la saison 2 quand même, parce que j’aime Maggie et j’aime Negan. J’espère juste que d’ici là, les scénaristes auront de meilleures idées pour eux !

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The Walking Dead: Dead City – S01E05 – Stories We Tell Ourselves – 10/20

Heureusement qu’il y a quelques twists dans le dernier acte de cet épisode, car sans ça, on se demanderait franchement ce que l’épisode voulait raconter. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble de ce qui est proposé, une fois de plus : il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour que tout fonctionne sur le plan émotionnel ou pour que les renversements de situation soient totalement choquants. Ou alors, je n’arrive pas à m’attacher à la série. Un peu des deux sûrement.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent séparés par les événements après l’échec de leur mission dans l’arène du Croate.


He’s defintely an after situation.

Eh, mais on est lundi ! C’est terrible les vacances, j’allais me coucher sans avoir vu mon épisode hebdomadaire… C’est dire à quel point je l’attendais celui-ci. Cela dit, je suis plus proche de la fin de saison qu’autre chose, alors autant continuer et voir jusqu’où mènera cette histoire à ce stade.

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Les égouts

J’avoue que je n’avais pas tout capté au délire de ce qu’il se passe sous la ville. Le Croate utilise les êtres humains pour créer de l’énergie, je l’avais compris, mais il me manquait une étape à son système. Cet épisode me permet de comprendre que les égouts servent en fait d’usine pour créer cette énergie avec le méthane. Soit.

Maggie, Ginny, Tommaso et Amaia s’y retrouvent et perdent bien du temps à parler plutôt que s’enfuir. Je ne sais pas, les égouts sont censés être dangereux, mais ils laissent Maggie chercher trois plombes sa lampe-torche et s’intéressent à Ginny alors que bon, il me paraît plus urgent de quitter les égouts. Tommaso est beaucoup stressé quand sa copine touche son bras pour qu’il ne soit pas mordu honnêtement ! La copine est persuadée que les Burazi savaient qu’ils arrivaient et, selon elle, c’est sa faute. Alors non, meuf, c’est juste le marshal qui vous a balancés, hein.

Pas de quoi s’attarder sur place toutefois : comme je le disais, il faut se barrer au plus vite car le méthane risque fort de les empoissonner pour longtemps – et personne n’a envie de devenir une source d’énergie pour le Croate. Une fois en mouvement, notre petit groupe ignore un peu trop les zombies sur lesquels ils marchent et finissent par tomber sur un tas de graisse bien écœurant.

Ginny en profite pour essayer de s’échapper, forçant Maggie à lui expliquer que Negan est en fait un monstre qu’elle ferait mieux de ne pas essayer de suivre. Bizarrement, le discours semble faire son petit effet auprès de Ginny qui se remet à marcher avec le reste du groupe.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop combien de temps ils marchent ou dans quelle direction ; et à vrai dire, eux aussi ne semblent pas trop savoir ce qu’il en est, mais bon… J’imagine que c’est le but, nous perdre un peu, alors que les personnages sont de plus en plus affectés spar le méthane. Cela dit, ça tombe bien : Tommaso trouve des masques à oxygène.

Maggie se met alors à soupçonner Tommaso d’être un traitre. Elle se rend compte qu’il savait exactement où aller lors de l’attaque des zombies, mais aussi qu’il est celui qui a trouvé des masques à oxygène. Sa preuve ? Tommaso a retiré son sac avant de trouver le masque à oxygène, ce qui est un signe pour elle qu’il ment : il avait les masques à oxygène sur lui depuis le départ et savait très bien qu’ils devraient passer par les égouts.

Pire, récupérer ces masques était probablement un signal permettant au Croate de savoir qu’ils allaient attaquer l’arène. C’est vachement alambiqué, mais le problème, c’est que Maggie a raison. Moi, j’imaginais de faux masques à oxygène les empoisonnant après avoir été posés là par des Burazi, je suis un peu déçu.

Amaia prend très mal la trahison de Tommaso, qui affirme aussitôt que leur rêve ne pouvait être que ça, un rêve. Il est le traître qui a provoqué la mort de bien des gens, en vain. Bon… Et ça servait à quoi de le confronter à ce moment-là Maggie ? Elle n’est pas des plus malignes quand elle s’y met. Elle se créé un ennemi alors qu’ils ne sont pas encore sortis d’affaires, franchement. En plus, elle s’obstine à ne pas vouloir d’oxygène, allez savoir pourquoi. Cela permet d’affaiblir encore la série : des flashbacks de la mort de Glenn nous prouvent à quel point la série d’origine était bien à une époque et à quel point celle-ci est juste chiante à mourir en comparaison.

Avant ce petit malaise flashback de Maggie, notre héroïne prend toutefois le temps de proposer à Amaia de se rendre chez elle. En donnant son nom et en revenant avec Ginny, elle est sûre d’y être acceptée sans que personne ne pose de questions. Mouais. Maggie n’allant pas bien, elle aurait besoin de rejoindre la surface au plus vite. Pourtant, ils prennent tous le temps d’une petite pause. On nous fait un faux suspense en nous montrant des zombies bougeant au ralenti dans l’égout où ils s’arrêtent, mais avant de passer à l’action, il faut encore que Tommaso se justifie.

Il explique ainsi que le Croate a promis une vie de banlieue bien pépère à Tommaso et que c’était suffisant pour le convaincre d’au moins essayer ça, pour Amaia. Ouais, mais en attendant, Amaia se fait attaquer par un des zombies derrière elle – c’est d’autant plus marrant que l’on nous avait montré un zombie derrière Ginny à la base.

Du coup, quand l’attaque de zombies commence, Tommaso se précipite, mais c’est uniquement pour mieux tomber tête la première sur d’autres zombies au sol. Maggie sauve en priorité Ginny, puis Amaia, alors que tous les zombies semblent se relever un à un. Malheureusement, c’est trop tard que Maggie se pointe : Amaia est éventrée par des zombies et ne survit pas. Tommaso non plus. Putain, mais quelle purge ? Les scénaristes n’en sauvent même pas un et nous débarrassent d’eux avant qu’on ne soit vraiment attaché à eux ou qu’on ne soit sûr qu’Amaia soit enceinte. C’est largement ce qui est sous-entendu par le souhait de Tommaso d’avoir à disposition une école.

Bref, l’épisode peut continuer : Maggie et Ginny avancent désormais seules dans des égouts qu’elles ne connaissent pas. C’est presque comique de voir comment la série continue sans un instant pour être triste : en fait, Maggie et Ginny non plus ne connaissent pas le couple… Rapidement, Maggie en est à essayer de récupérer toute la confiance de Ginny.

On ne sait pas bien si c’est efficace, mais elle lui laisse en tout cas la fin de leur bombonne d’oxygène. Pas la meilleure des idées cet entêtement à respirer le méthane ! Elle parvient malgré tout à escalader un autre tas de zombies à la suite de Ginny. Elles essaient de faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller d’autres zombies, mais c’est peine perdue : Maggie s’effondre finalement quand sa jambe s’enfonce dans le torse d’un cadavre.

Le bruit réveille clairement le mauvais cadavre et ça termine en vraie scène d’horreur. La jambe dans un cadavre, Maggie se retrouve à devoir faire face au zombie qu’elle a réveillé et qui est clairement terrifiant, j’avoue. Avec le temps, son corps a fusionné bien malgré lui avec d’autres zombies. On se retrouve donc avec un zombie qui a plusieurs têtes et plusieurs bras, avec un espèce de look d’araignée au passage. Glauque.

Oh, Maggie s’en tire, c’est évident, mais tout de même, ça semble plus dur que prévu. La dernière tête a réussi à me faire sursauter comme la franchise n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps. J’en étais à me demander pourquoi Maggie avait les bras nus en pleine apocalypse zombie. Bon, et alors qu’il ne fallait pas faire de bruit quelques secondes avant, Maggie se met à poursuivre Ginny en criant son nom. C’est inutile : elle a laissé en lettres de sang sur le mur le mot « Menteuse » à l’attention de Maggie.

Pourquoi ça ? Eh bien, un flashback nous révèle que Ginny a découvert que Maggie mentait sur la situation de son campement. Elle affirme qu’on lui a volé du blé et toute la nourriture depuis le départ… mais en fait le stock de grains est encore plein.

Si Hershel a été enlevé, ce n’est finalement pas pour que Maggie fournisse plus de nourriture ; c’est pour qu’elle livre au Croate… Negan ! Oh. Bon, c’est un twist qui retourne toute la situation en théorie, mais comme elle déteste Negan depuis le départ, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une révélation si significative que ça.

C’est pourtant le cliffhanger final de cet épisode : Ginny connaît la vérité sur Maggie et échappe à sa surveillance suffisamment longtemps pour s’éloigner en ville et tirer une fusée de détresse…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Negan & Armstrong

Sans trop de surprise, une autre partie de l’épisode se concentre sur Negan qui est désormais le prisonnier du marshal. C’est si inintéressant ! Plutôt que de le tuer comme il le voulait car Negan est voulu mort ou vif, Armstrong décide donc de partir en balade avec son ennemi juré. Je ne comprends pas. Il le veut mort depuis le début de la série ? D’accord, Negan lui a sauvé la vie, mais qu’espère-t-il au juste ? S’il le ramène loin de New-York, Negan sera tué quand même… autant le buter tout de suite.

Bon, je suis content qu’il ne le fasse pas cela dit. Cela ferait désordre de perdre Negan après tant de saisons et des mains d’un personnage qu’on connaît si peu. La situation est toutefois tendue pour les deux hommes : ils se détestent, apprennent à se connaître en chemin et… bof. Le chemin ? L’idée est de quitter New-York, mais ça se fait en se planquant régulièrement de hordes de zombies.

Negan finit par comprendre que son geôlier est un new-yorkais juste avant une autre horde de zombies. Ils sont obligés de se retrancher, entrant dans un bâtiment en passant par… C’est une porte de frigo ? Ils échappent vraiment aux zombies comme ça ? Qu’est-ce que c’est encore que ce bâtiment dans lequel ils sont ?

C’est une bonne question, parce qu’ils y trouvent une œuvre d’un artiste avant-gardiste – ou juste d’un taré d’après l’apocalypse : des poupées de bébé éviscérées et placées en arc-de-cercle. Chacun sa déco, j’imagine. Malheureusement, ils ont évidemment affaire à un taré d’après la chute du monde : ils trouvent ensuite des cadavres d’animaux et d’humains. Chaque fois, la mise en scène se veut un brin artistique, avec des membres coupés. C’est joyeux.

Cela renvoie Armstrong au cadavre de son père. Negan profite de l’inattention de son geôlier pour tenter de s’enfuir : il lui balance un zombie à la figure, sachant qu’il est blessé à la jambe et qu’il ne pourra pas courir aussi vite que lui. Pas de chance pour lui : Armstrong le rattrape plus vite que prévu. Chance pour lui : Armstrong ne sait pas viser et se contente de l’aider à dégager une planche « Don’t open, dead inside ». Eh, on voit la référence.

Voyant son ennemi épuisé, Negan décide finalement de proposer son aide à Armstrong. Il ne souhaite pas le laisser pour mort derrière lui (on vient de voir ça quand il lui balançait un zombie à la figure) et préfère lui venir en aide, mais seulement en échange de la certitude qu’il ne l’emmènera pas à New Babylon. Armstrong refuse, mais Negan lui vient quand même en aide. Allez comprendre, à ce stade, c’est juste n’importe quoi.

Negan décide en tout cas de l’aider au point de lui proposer quelques soins pour sa blessure à la jambe. C’est au sein d’un bus scolaire qu’il trouve un kit de premiers secours jamais utilisés pendant tout ce temps. Cela tombe sacrément bien pour Armstrong, tout de même. Ce dernier se décide alors à raconter sa vie à Negan – et moi, je me demande comment il est possible d’avoir une dentition si parfaite dans une apocalypse zombies. Sérieusement.

Le passé d’Armstrong ? On essaie de nous faire nous attacher à lui, mais on a bien compris qu’il avait peu de chance de survivre à la saison, comme tous les autres. Et quand bien même il survivrait, non merci, ce perso a réussi à me souler parce qu’on nous l’impose trop sans réussir à lui créer une vraie histoire. Bon, c’est ce qu’ils font dans cet épisode avec la révélation que c’est en fait son grand-frère (purée, il était vieux son frère ?) qu’il a laissé mourir seul à New-York. J’aime bien que ça mène finalement au thème de l’épisode – les histoires qu’on se raconte pour dormir plus simplement – mais ça me semble inutilement compliqué pour en arriver là.

Et durant la nuit, évidemment, Negan voit la fusée de détresse de Ginny…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Le Croate

On ne sait pas bien pourquoi, mais cet épisode nous propose aussi un petit segment avec le Croate qui s’amuse à dégommer un zombie en voiture avant de hurler toute sa frustration de son échec de l’épisode précédent à son volant. Il me semble que sa colère aurait pu être suggérée différemment, mais admettons. Après l’arène, la scène de spectacle : le Croate se rend dans un théâtre où ses hommes poussent la chansonnette.

Ses hommes ? Peut-être pas ? Il y a quelqu’un pour lui dire « out of my way, bitch », ce qui laisse supposer que le Croate n’est peut-être pas la figure la plus autoritaire de New-York, finalement. Il semble rendre des comptes à une femme qui est dans la loge des artistes à écouter de la musique d’opéra. Bordel, il ne manquait plus que ça !

La femme semble connaître Negan, au moins de réputation et elle nous fait un résumé de ce que la série a essayé de proposer, en insistant sur le fait que c’était génial au début (Ah ?) et que la fin doit l’être à présent. Ben écoutez, je leur souhaite, mais ça n’en prend pas le chemin tout de même. Après avoir annoncé la présence de Negan, le Croate explique à la femme qu’un marshal est venu à New-York, selon ce qu’elle avait craint depuis le début… Des hommes reviennent à New-York pour rétablir un système qui leur serait profitable.

Pour s’éviter ça, la femme veut absolument que le Croate récupère Negan, apparemment. J’ai du mal à comprendre pourquoi, franchement, mais eh, il y a une méchante plus méchante que le méchant dans cette saison finalement !

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

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