Time Bandits – S01E09 – Pell Mell – 15/20

Ma foi, c’est effectivement un beau pêle-mêle que cet épisode, mais en même temps, les scénaristes prennent soin de démêler plein de choses. Les révélations se font de manière toujours fluide et on sent qu’on approche de la fin de saison, même si je me demande tout de même vers quoi tout ça nous mène. J’ai l’impression qu’il reste plein de choses à découvrir et qu’on n’a fait qu’effleurer la surface du concept. On verra bien par la suite, je suppose.

Spoilers

Kevin demande l’aide de Cassandra pour retrouver le bout de carte qui manque.


Ah, so you’ve brought us into the middle of a war. So typical of you.

Rébellion

Ce double épisode final commence de manière originale par les agents de l’Être Supérieur en pleine rébellion. Ils n’approuvent pas les raisons pour lesquelles il veut récupérer la carte et décident donc de s’allier tous ensemble pour la voler à leur tour aux voleurs qui sont nos héros. Mais bon, nos héros sont débiles après tout, donc c’est logique de vouloir la voler.

Troie

Kevin décide de son côté de revenir à Troie. Il embarque sa sœur et les bandits dans la ville mythologique et mythique pour retrouver Cassandra, parce qu’il a bien besoin d’une petite prophétie pour sauver ses parents, puis l’univers. Et dans cet ordre, parce que c’est Kevin. L’enchaînement des scènes est plutôt bien foutu et permet à nos héros d’être jetés en prison parce que les troyens et grecs aussi sont un peu débiles à cette époque si on en croit la série. Bon, c’est l’humour de la série de toute manière, on s’y fait.

J’adore le personnage de Cassandra qui est utilisé avec beaucoup d’humour par la série : tout ce qu’elle prédit se réalisera, mais personne ne l’écoute ? Très bien, ils vont tous lui poser des questions perso et réagir à l’inverse de ce qu’elle leur annoncera. Il n’y a que Kevin pour prendre au sérieux ce qu’elle dit, surtout quand elle annonce qu’ils ne réussiront pas à battre le Mal. En même temps, c’est assez logique : l’équilibre des forces, la balance de l’univers, tout ça tout ça. Pêle-mêle, on apprend tout de même que Penelope retrouvera son fiancé, que Widgit gardera son cœur brisé et que Bittelig sera toujours seul. Sympa, et mauvais signe pour Judy.

Et en ce qui concerne la vraie raison pour laquelle ils viennent voir Cassandra ? Elle est incapable d’expliquer où est la partie manquante de la carte, mais elle propose à nos héros de chercher au dernier endroit où ils l’ont vue.

Nous voilà donc lancés dans une nouvelle quête : retrouver Susan. Nos héros quittent Troie et se baladent en bord de mer, où ils sont bientôt rejoints par Poséidon. Pourquoi se contenter de l’Histoire quand on peut avoir la mythologie, après tout ? Il y avait bien Cassandra, pourquoi pas des dieux mieux foutus que dans Percy Jackson ?

Kevin est ainsi écrasé par la main géante de Poséidon et se retrouve dans une pièce au fond blanc face à l’Être supérieur. Il craint un instant d’être au Paradis, mais non, l’Être supérieur lui explique qu’il est dans un espace intermédiaire qu’il vient de recréer en fond blanc. L’air de rien, cet étrange Dieu manipule ensuite Kevin comme il peut pour récupérer la carte : il lui propose de trahir les bandits pour récupérer ensuite la carte.

Le pire dans cette histoire, c’est que Kevin semble le croire ; surtout quand l’Être supérieur lui propose de lui ramener des parents avec une petite amélioration pour qu’ils s’intéressent enfin à lui. En fait, il ne s’arrête pas là : l’Être supérieur lui propose d’exaucer tous ses rêves et vœux… C’est trop gros pour que Kevin accepte à mon avis, on sent bien le piège, là tout de même.

La proposition

Kevin est ensuite renvoyé quelques instants après l’apparition de Poseidon, apparemment disparu sans que personne ne se pose trop de questions. Les bandits sont trop occupés, en effet, à s’en prendre les uns aux autres, reprochant principalement à Penelope d’être une mauvaise leader. Décision est alors prise de faire confiance à Widgit et de suivre son plan, ce qui n’est jamais une bonne idée.

Nos héros manquent de mourir à cause de lui, et pour s’en sortir quand tout le monde lui tombe dessus, il annonce à tous les bandits que Penelope leur ment depuis le début. Il ne se trompe pas tellement quand il utilise la carte, il suit ses ordres qui consistent à tout faire pour retrouver son ex en visitant les endroits où il pourrait être. C’est une sacrée révélation balancée comme ça, comme de rien n’était et comme si ce n’était pas grand-chose… alors que bon, quand même !

Susan

Pas grave, on enchaîne : nos héros essaient une fois de plus de sauver Susan d’une mort certaine et inévitable. C’est du moins ce qu’on croyait jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils la pensent morte parce qu’ils voient ses chaussures en bas d’un ravin duquel elle serait tombée après avoir dit « oh, je tombe dans ce ravin ! ». Ah. Ils sont si stupides ! Bien sûr que Susan n’est pas morte, bien sûr qu’elle a volé un bout de la carte et s’est débarrassée de ses acolytes. Ces derniers refusent d’y croire, même quand Saffron leur fait remarquer que Susan est bien en vie, juste en bas du ravin, ou quand elle leur montre que Susan est en train de s’enfuir, de courir dans la direction opposée à la leur.

Commence alors une étrange course poursuite où Pénélope et ses amis sont sûrs que Susan ne les reconnaît pas. La course se fait à travers le temps et l’espace – on passe par la construction de la Grande Muraille de Chine avec un Kevin qui annonce au futur empereur de Chine que son mur prendra 2000 ans à construire (l’humour est toujours aussi bon), puis par Caffa en 1343 quand les Mongols balancent des cadavres dans la ville pour répandre la peste.

Après un petit passage humoristique sur la peste en laquelle on ne croit pas dans la ville (ah, le Covid, j’ai la réf), Susan est enfin rattrapée par nos héros. Elle peut leur dire qu’elle ne veut pas d’eux et ne veut pas être suivie… mais prend quand même le temps de les sauver quand il le faut, parce qu’ils sont dans une ville où on voudra les tuer car ils seront soupçonnés d’avoir la peste.

C’est tout de même un sacré risque qu’elle prend, parce qu’elle a fait beaucoup d’efforts pour être séparés des bandits et vivre en secret dans un endroit où ils ne la trouveront jamais puisque c’est elle qui a le morceau de carte permettant d’y accéder. Il y a une autre raison à tout ça : elle vit sur une île en déserte, en compagnie de… Gavin. Oui, ça y est, Pénélope retrouve enfin son ex dans son épisode, pour mieux découvrir qu’il est désormais en couple avec Susan. Voilà qui craint.

Gavin

Susan a fait beaucoup d’efforts pour être séparés d’eux parce qu’elle en avait marre de Pénélope, Gavin, lui, voulait simplement le temps de Pénélope. Il est peut-être le trésor de Pénélope, mais son trésor à lui, il ne l’a pas trouvé et ce n’est pas le maigre butin de Pénélope non plus. J’ai bien ri de l’étalage désespéré de son butin, de même que les vérités un peu difficiles enfin énoncées par Susan ont fait beaucoup de bien à la série.

Il était temps que quelqu’un souligne à quel point nos voleurs sont ridicules et de simples touristes. Je trouve que ça fonctionne sacrément bien et ça m’a fait plaisir. Bien sûr, le désespoir qui s’empare alors des bandits ne pouvait pas durer éternellement : Kevin rassure Pénélope en lui disant avoir besoin d’elle. C’était un peu lourdingue d’avoir des flashbacks – en tout cas, je suis passé à côté de l’émotion que ça devait procurer. Dès lors, Pénélope se lance dans un grand discours et assure qu’ils n’ont peut-être pas réussi à mener à bien les buts fixés, mais qu’ils se débrouilleront désormais pour aider Kevin et Saff à sauver les parents.

La fin d’épisode approchant, c’est sans surprise qu’il est alors révélé qu’ils sont déjà arrivés à l’endroit qu’ils cherchaient : Gavin et Susan vivent sur le chapeau d’un géant, et ça nous fait un bon cliffhanger pour mener au dernier épisode.

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Time Bandits – S01E08 – Home Again – 18/20

J’ai l’impression de retrouver la série qui m’a beaucoup plu dans son premier épisode. Les personnages sont marrants, l’action est très bonne, il se passe plein de choses en peu de temps, la bande-son est incroyable, les twists accrochent et il y a de vrais enjeux à la fois pour l’épisode et les deux suivants. On n’a qu’à se laisser embarquer, et croyez-moi, je me suis laissé embarquer !

Spoilers

Nos héros cherchent une fois de plus à retourner chez les parents de Kevin.


There’s kids in the fridge.

Je dois bien avouer que ce titre d’épisode est surprenant : il reste trois épisodes avant la fin de saison, et pour moi, Kevin et Saff ne rentreraient pas avant la fin de saison chez eux. À la rigueur, j’imaginais même Kevin rentrer et repartir en constatant que sa sœur n’était plus là.

Avant de rentrer chez eux, les pré-ados ont déjà besoin de trouver un portail. Ils sont en effet toujours à l’ère glaciaire et Widgit galère à lire sa carte, sans même se rendre compte qu’il est capable d’ouvrir des portails juste en dépliant des bouts de carte. Au passage, il est expliqué qu’il ne faut surtout pas se rencontrer lorsqu’ils se retrouveront de retour chez eux, un peu avant la mort de leur parents.

Un peu avant ? 30 minutes en fait, d’après Widgit et ses calculs foireux. Cette fois, Pénélope comprend que cela veut dire risquer de croiser Fianna et l’être supérieur, et ça ne lui plaît plus du tout comme concept d’aller sauver les parents de Kevin. Il est toutefois trop tard : le portail est ouvert et Saff se jette dedans sans hésiter, suivi de près par Kevin, parce que c’est sa sœur et tant pis pour le danger.

Kevin & Saff

Les deux enfants se retrouvent en pleine fête punk. Ils ne sont ni chez eux, ni à la bonne époque, c’est évident. Saff semble vite se remettre d’avoir réussi à quitter l’ère glaciaire, parce qu’elle peut se prendre à nouveau la tête avec son frère. En tout cas, ils décident de se rendre par eux-mêmes chez les parents. C’est un problème : Widgit ne les a pas envoyés trente minutes plus tôt, mais trente ans plus tôt.

C’est grâce aux Spice Girls que nos héros se rendent compte qu’ils sont arrivés trente ans trop tôt et sont désormais coincés en 1996. Reste à retrouver les bandits et la carte pour savoir comment s’en sortir. En attendant, Saff décide de se débrouiller pour voir ses parents malgré tout. Après trois ans, elle veut juste un câlin de sa mère, même si elle ne l’a pas encore eu, même si elle risque fort de s’empêcher d’exister. C’est plutôt amusant.

Saff se rend ainsi chez ses grands-parents pour voir sa mère. Bon, en 1996, elle avait six ans par contre. Bordel. Je me sens vieux. Je suis né en 1993, mes parents n’avaient pas six ans en 1996 hein. J’en avais trois. Est-ce que ça veut dire que je devrais déjà avoir un enfant de 9 ans ? Aaaah. C’est entièrement possible, en vrai. C’est terrible la vie, le temps, tout ça. Bon, je ne veux pas d’enfants cela dit. Mais quand même, ça m’a fait bizarre cette histoire de six ans en 96.

Bon, après, j’ai eu pire : Kevin se rend auprès de son père et voit ainsi son grand-père qui, soi-disant aurait 32 ans alors qu’il en paraît au moins dix de plus. Est-ce que je suis vieux au point de ne pas me rendre compte que les gens de mon âge sont vieux aussi ? Est-ce que c’est un grand-père vexé qu’on l’appelle grand-père alors qu’il ne l’est pas encore ?

C’est amusant, en tout cas, de voir Kevin s’amuser avec son père, à l’époque où il était cool et dansait sur les choré des boysband… jusqu’à ce que Fianna les retrouve et force Kevin à se barrer au plus loin pour protéger son père. En parallèle, Saff se retrouve à essayer de s’excuser de toutes ses bêtises lors d’un jeu où elle prétend être la fille de sa mère, toujours une fillette de six ans. C’est amusant… jusqu’à ce que les services sociaux débarquent et forcent Saff à prendre conscience qu’elle doit dire au revoir à sa mère et la laisser vivre sa vie. La scène était touchante, mais il était dur de perdre de vue le vrai intérêt : Fianna débarque à nouveau, poussant Kevin et Saff à s’enfuir vers le centre-ville.

Les bandits

Pendant ce temps, le reste des bandits hésite vraiment à passer le portail. Contre toute attente, ils se retrouvent alors face à… eux-mêmes. De l’autre côté du portail, il y a en effet Penelope, Alto et Widigt qui décident de leur parler, depuis le futur. Leur message est clair : Kevin et Saff sont en danger, en Enfer ?, et il faut absolument aller les aider, même s’ils ne sont pas sûrs que Bittelig survive ou qu’ils semblent toujours aussi paumés. C’est quelque chose, tout de même. J’ai particulièrement aimé que Widgit essaie de passer un message sur la carte à son moi du passé car je suis sûr qu’il le fait sans même savoir ce que ça veut dire, juste parce qu’il l’a lui-même entendu de son moi passé. Y a intérêt en tout cas, car ce sont mes paradoxes temporels préférés.

Les bandits traversent le portail et se retrouvent eux aussi dans le frigo de la punk. Pénélope, perturbée d’avoir constaté qu’elle donnait beaucoup d’ordres dans le futur, donne à Alto l’ordre de se renseigner sur Kevin et Saff pour les retrouver. Et le pire, c’est que ça fonctionne. Le seul problème, c’est que Fianna débarque à son tour en 96, et pas pour jouer hein… au désespoir d’un type qui voudrait bien la draguer.

En tout cas, moi, je kiffe bien la playlist de l’épisode. J’ai chanté pendant une bonne partie de l’épisode, alors que nos bandits se retrouvent à chercher Kevin et Saff en ville. Alto finit par repérer Fianna en ville – il y a même deux démons désormais, envoyés là parce que nos méchants ont vu Kevin contacter son père. Il n’en faut pas plus pour que la panique s’empare de Widgit et de tous nos héros.

Le pauvre Bittelig finit alors en tête à tête avec la démone qui n’hésite pas à utiliser ses yeux brûlants pour le tuer. Il n’est déjà pas sûr de survivre à la journée alors être nez à nez avec Fianna, ce n’est pas bon signe. Et effectivement, le reste du groupe est obligé de l’abandonner derrière eux – mais au moins, au passage, ils ont récupéré les enfants grâce à un acte de bravoure d’Alto. C’est vraiment marrant.

Tout ça nous mène alors au moment où Widigt comprend le double sens du message qu’il s’est auto-envoyé plus tôt dans l’épisode. Les héros reprennent ainsi mot pour mot ce qu’ils se sont dit plus tôt, avec Alto qui se dit brave et Pénélope qui donne plein d’ordres. C’était plutôt marrant, surtout qu’on nous confirme ensuite que Bittelig est en vie : il s’est échappé quand les deux Fianna se sont écharpées. Elles viennent juste de timelines différentes, en fait.

Nouvel objectif

Bref, nos bandits se retrouvent à devoir quitter 1996 au plus vite et ils le font en repassant par le portail du frigo. C’est ainsi qu’ils se retrouvent à nouveau à l’ère glaciaire. Du côté des bonnes nouvelles, Kevin se rend compte qu’il a perdu les charbons de ses parents et qu’ils sont donc probablement en vie. Du côté des mauvaises nouvelles, l’être suprême a retrouvé nos bandits et s’attaquent à eux via l’animal féroce de l’épisode précédent.

Enfin, s’attaque… En fait, il souhaite communiquer avec les time bandits et leur leader, Kevin. Bim, Pénélope. Le grand méchant veut récupérer sa carte coûte que coûte, et pour ça, il se retrouve à marchander avec Kevin. Sa monnaie d’échange ? Les parents, bien sûr. Ceux-ci sont encore en vie, parce que le père a toujours eu peur du démon et s’est entraîné à y être confronté depuis qu’il l’a vue en 1996 et parce que la mère a failli être enlevée par une orpheline en 1996 et a donc subi un entraînement pour se protéger.

Le gag est plutôt amusant : Kev et Saff ont bien sauvé les parents, qui se sont désormais laissés prendre en otage, plutôt que de mourir. Ma foi, ça fonctionne comme idée. Le problème, c’est que Penelope considère leur nouveau sort comme pire que la mort : ils sont en présence du mal pur et ça craint. L’autre truc qui craint ? Le grand mal se rend compte qu’il est possible que les Time Bandits aient changé le futur en allant dans le passé. Cela ne me dit rien qui vaille.

On verra bien. En attendant, nos héros doivent encore trouver un moyen d’aller sauver les parents de Kevin et Saff. Pas si simple : il faut redire au revoir aux hommes des cavernes (le leader tente de rendre jalouse Pénélope et c’était marrant ; Saff est draguée) et surtout, surtout, ils sont dans un coin de la carte qui est déchiré. L’étape suivante est simple : aller retrouver ce coin manquant.

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Time Bandits – S01E07 – Ice Age – 15/20

Comment ça, c’est déjà le septième épisode de cette saison ? Je n’ai pas l’impression d’avoir vu tant d’épisodes, peut-être parce qu’ils sont courts, certainement parce qu’avec deux par semaine, ça passe bien vite. En tout cas, l’humour prend bien dans celui-ci et j’ai l’impression que l’intrigue avance à pas de géants – ou de mammouths, pour rester dans le thème – et qu’on sent que les scénaristes savent très bien comment ils souhaitent mener leur barque.

Spoilers

Nos héros arrivent en pleine ère glaciaire, ça les change de l’épisode précédent.


Remember my advice from the previous sentence?

32 minutes, est-ce que ça compte vraiment comme un épisode ? Bon, je ne vais pas me plaindre, ça m’arrange bien car je me connecte tard ce soir. Après, les épisodes n’étaient pas dispo ce matin, ce n’est pas de ma faute.

Mammouth

L’épisode commence avec Kevin qui débarque à l’âge glaciaire. Il est suivi par tous les autres bandits. On s’amuse bien de les voir se vautrer dans la neige les uns après les autres. Le froid fait que Pénélope se demande si c’est une bonne idée de continuer à chercher à sauver les parents de Kevin, mais bon, il assure que c’est important pour lui. Ses parents sont quand même des gens chouettes, malgré les nombreux défauts qu’ils ont. Il m’a fait rire, surtout que le tout se fait avec un bon comique de situation. En effet, pendant que Kevin raconte sa vie, un animal monstrueux se rapproche dangereusement du groupe.

On peut compter sur Bittelig pour le faire venir auprès d’eux, tandis que Penelope donne mauvaise idée sur mauvaise idée. Nos voleurs se débarrassent ainsi de leur précieux et maigre butin en l’envoyant dans la gueule de l’animal qui n’apprécie pas trop, puis déclenchent une avalanche. Au moins, ils se sont sauvés du monstre, c’est déjà ça.

Nos héros sont retrouvés post-avalanche par des hommes de caverne qui semblent obéir à une fillette qui est montée sur un mammouth. La fillette s’avère être Saffron. C’est un peu gros de la retrouver dans cette position, mais il découle un bon humour de ces retrouvailles entre Kevin et Saffron, surtout quand Widgit dit qu’elle est chiante et qu’on enlève les quiproquos.

Kevin s’évanouit vite fait, mais à son réveil, on a rapidement des explications sur la nouvelle famille adoptive de Saffron. Ce sont des hommes de caverne qui se sont pris d’affection pour elle, et basta. Elle explique à Kevin comment elle a entamé son voyage dans le temps, et hop, on passe à autre chose, comme cette série sait si bien le faire. On a un rhinocéros blessé, des disputes entre frère et sœur et surtout la révélation que Saffron est là depuis trois ans. Cela explique pourquoi tout le monde lui obéit, comment elle sait monter sur les mammouths sans difficulté et comment elle leur a appris l’anglais, sans utiliser de traducteur comme les Time Bandits. Elle a tout de même une vie de merde, mais Saffron est heureuse tout de même de découvrir qu’elle est désormais l’aînée. Elle est si joyeuse que Kevin n’a pas à cœur de lui expliquer qu’ils n’ont plus de parents tout de même.

Le challenge

Bon, dans tout ça, Saff conduit son frère et son groupe au vrai chef des hommes de caverne, qui n’apprécie pas trop de rencontrer les randoms avec qui Kevin est venu. Il faut dire aussi que Kevin est décrit par Saff comme particulièrement chiant et ennuyeux – mais au moins, Saff a parlé de lui, contrairement à Kevin qui n’a rien dit de l’existence de sa sœur.

Les hommes des cavernes de la série sont plutôt amusants, avec l’utilisation abusive d’acronymes à la mode il y a dix ans – LOL et Yolo, quoi – parce que c’est ce que Saff leur a appris. Saff, elle, est une véritable légende qu’ils ne veulent pas voir partir. Le chef des cavernes décide donc de se confronter à Pénélope dans un challenge qu’elle aurait lancé elle-même. L’humour est plutôt marrant et prend bien sur moi, avec de gros moments de WTF quand même – Bittelig s’occupe d’un Twonicorn pendant tout l’épisode et les hommes des cavernes se brûlent faute de comprendre le feu.

Bien sûr, au milieu du reste, Kevin essaie d’expliquer à sa sœur que les parents sont morts, mais ce n’est pas si simple avec tant de malentendus comiques à la minute. Pénélope ne fait que s’enfoncer pendant tout l’épisode et Kevin finit par évoquer le sujet de ses parents avec Saff. La scène est mignonne, mais Saff ne semble pas trop être affectée par la mort de ses parents. Bon, cela dit, cela fait trois ans, elle a eu l’occasion d’abandonner tout espoir depuis un moment, histoire de survivre dans un milieu plus qu’hostile. Finalement, comme elle vient de retrouver son frère, c’est elle qui lui redonne de l’espoir, parce qu’elle en a à revendre.

Tout cela – et Alto qui explique qu’il n’est pas mort comme Juliette l’est dans Romeo et Juliette qu’il vient de leur jouer – ne doit pas nous éloigner du challenge en cours. Le chef en a vraiment après Pénélope, qui finit par accepter le challenge qui semble plutôt simple : elle doit juste faire un aller-retour à un rocher un peu éloigné dans le noir. Facile. En théorie. En pratique, il y a des animaux qui risquent de s’en prendre à elle. Limite ce serait bienvenu, parce que tout ça n’est pas sans rappeler le duel avorté de l’épisode précédent.

Cela semble simple, mais une fois dans le noir complet, Pénélope finit par avoir peur de la neige qui lui tombe dessus. Pendant que Pénélope est effrayée dans le noir par les yeux d’un rat qu’elle pense être les yeux de la mort, le reste de son équipe part se coucher et découvre qu’il n’est pas si simple de survivre à une nuit à l’ère glaciaire. Tu m’étonnes. En vrai, ils seraient probablement morts de froid dans la réalité, hein. Heureusement pour eux (et nous), c’est une série, alors on choisit surtout d’en faire de l’humour avec Bittelig devant se décider à tuer l’animal qu’il a soigné toute la journée pour pouvoir se réchauffer. Ben super.

Il en est bien incapable et se couche finalement à côté de l’animal. Le lendemain, tout le groupe s’apprête à partir et on se récupère donc Saffron qui s’engueule avec Kevin pour des raisons stupides comme le fait qu’elle est la plus vieille désormais. Avant le grand départ, on a Bittelig qui veut revenir soigner le « rhinokéros » et Pénélope qui obtient une demande en mariage de la part du chef des hommes des cavernes, parce qu’elle est effrayante à avoir su faire l’aller-retour au rocher seule.

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement positif à ce stade de la série, parce qu’on vient de passer le milieu de saison. Les personnages ne savent toujours pas où ils vont, mais j’ai l’impression qu’on commence à voir où nous allons en tant que téléspectateurs. C’est un début… après le milieu.

Spoilers

Nos héros arrivent en plein désert, mais il s’y passe des choses quand même..


The richest person in history meets the greatest thief in history.

Espérons que ce deuxième épisode de la semaine soit un peu plus convaincant et parvienne à me motiver davantage. Le cliffhanger précédent donne un peu d’espoir.

Coincés (encore)

Nos héros passent un portail et y restent coincés un bon moment, sans oxygène, comme sous l’eau. Kevin parvient finalement à tomber au beau milieu d’un désert, suivi par le reste des bandits demandant aussitôt des explications à Widgit. Difficile pour lui d’expliquer ce qu’il s’est passé, cependant, parce qu’il n’en sait rien. Un autre problème surgit assez vite dans la tête de Kevin, en plus : il se rend compte que Judy a disparu.

Les bandits doivent se faire à l’idée : Judy n’est plus avec eux. Elle n’est pas tout à fait laissée pour morte, même si concrètement, ça revient au même. Pénélope est sûre qu’elle les retrouvera… C’est une série un peu pour enfants, tout de même, donc il y a des chances que si, mais c’est un peu abusé.

La caravane

Vous vous souvenez quand j’écrivais il y a moins de dix lignes que nos personnages étaient au beau milieu d’un désert ? Eh ben, ça a beau être le cas, ils tombent vite sur tout un village, dirigé par Mansa Musa – l’homme le plus riche de l’Histoire d’après le livre que Kevin trimballe avec lui. D’où sort ce livre exactement ? J’ai raté quelque chose, peut-être.

Peu importe, en tout cas. Pénélope tire vite son avantage de la situation, que Kevin questionne tout de même : on doit le ramener à ses parents, mais on l’amène plutôt à proximité de la caravane de l’homme le plus riche ? Alors qu’il est avec des bandits ? C’est suspect, c’est vrai.

On s’amuse bien avec cette intrigue, après, parce que Pénélope se met aussitôt en tête d’aller voler le butin de ce type qu’elle ne connaît pas mais qui a la réputation d’être généreux. Il offre donc de l’or à Pénélope quand elle se fait choper à tenter de voler des crottes de chameau. Bien joué. Elle est frustrée car elle perd ses bandits – Widgit se perd même dans le désert, mais ça lui permet une épiphanie quand il comprend que les étoiles peuvent l’aider à comprendre la carte (alléluia) – les uns après les autres et n’arrive pas à voler. Elle s’en fiche de l’or, elle veut juste le voler. Cela correspond bien à ce qu’on sait de Pénélope (et on ne sait pas grand-chose, à part son bout de tapisserie là).

Bien sûr, Pénélope n’est pas seule à se faire prendre. Ainsi, Kevin se retrouve à parler avec Mansa Musa, mais aussi Balla, son assistant, interprète, je ne sais pas. Balla répète ce que Mansa Musa dit, mais en élaborant davantage. L’humour est bon, meilleur que dans l’épisode précédent en tout cas, et ça permet à Kevin de se faire remarquer quand il se prétend apprenti historien ou quand il explique qu’il est en présence de quelqu’un de plus riche que Bezos d’Amazon. On s’amuse bien, quoi.

Kevin devient invité d’honneur de Mansa Musa et est nommé personne la plus intéressante qu’il connaisse. Il est même invité au Caire pour rencontrer le Sultan en présence de Mansa Musa. Rien que ça. Malgré de bons effets spéciaux habituellement, on sent que leur reconstitution du Caire est en studio tout de même. Bon, ça n’empêche pas la série de présenter plein de richesses aux bandits. Pénélope est toujours en pleine crise de foi vis-à-vis de sa carrière de bandit, cependant. Alto fait tout ce qu’il peut pour la consoler – secondé par tous les autres bandits qui voient Pénélope dans cet état. Elle rejette de l’or, tout de même.

Et Bittelig dans tout ça ? Il se fait griller bien vite quand Pénélope l’envoie espionner « discrètement » Mansa Musa. Il se retrouve ainsi à servir un homme qui a pour mission de créer un bain pour la reine. Au passage, l’homme en profite pour expliquer à Bittelig qu’il est amoureux d’une femme avec qui il travaille tout le temps. Bittelig lui conseille d’avouer la vérité, avant d’apprendre qu’il s’agit de la reine.

Tout ça n’est finalement qu’un gag, avec un gag dans le gag quand Widgit tombe sur le bain préparé dans le désert par Bittelig mais pense avoir affaire à un mirage. C’est un peu de ridicule dans le ridicule à ce stade, mais c’est l’humour de la série et j’accroche un peu plus que dans l’péisode précédent.

Bref, tout ça m’éloigne de la critique de ce qu’il se passe, avec Mansa Musa et le sultan du Caire qui s’embrouillent sur des questions de tradition et de signes d’honneur à apporter l’un à l’autre. Tu m’étonnes que l’épisode dure quarante minutes cette fois quand on perd ce qui semble être cinq minutes à savoir qui s’agenouillera en premier devant l’autre. Finalement, les deux s’agenouillent en même temps, tout simplement. Cela fait plaisir à Kevin d’assister à tout ça, en tout cas, et ça lui donne la confiance de demander à Mansa Musa d’organiser de quoi redonner espoir à Penelope : une ruse qui lui fait croire qu’elle pourra voler quelque chose.

Cliffhangers

Entre temps, Widgit retrouve son chemin et Bittelig lui confesse son amour, par crainte de le perdre pour de bon. Cela fait que Pénélope est heureuse quand elle va chercher Kevin : alors qu’on perdait cinq minutes d’épisode, elle volait les rubis du sultan – tout ça pour mieux découvrir que tous ses larcins n’ont jamais été récupérés par Bittelig, en fait, à cause d’une erreur de communication. Ils sont si drôles ces bandits amateurs.

Bref, il est déjà temps de partir et Kevin se fait une raison, abandonnant ce lieu où les gens l’adoraient. En chemin vers le portail, il lit à nouveau son livre sur Mansa Musa et découvre que le nombre de personnes voyageant avec lui à changer dans son livre. Bref, Kevin se rend compte qu’ils peuvent changer ce qui a déjà eu lieu, mais il est trop pris dans sa découverte. Il reste finalement coincé car le portail se referme. Bien fait ? C’est embêtant parce que Fianna est là aussi, et elle suit la flèche que Kevin pensait laisser à Judy. J’aime bien que nos personnages se retrouvent tous séparés les uns des autres, en vrai. Kevin finit ainsi par passer le portail, mais probablement pas le même que le reste des bandits. De son côté, l’Être Supérieur continue de papoter avec son sous-fifre et lui révèle qu’il a capturé l’un de nos bandits : Judy. Cela me motive pour les épisodes de la semaine prochaine !

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