Severance – S01E02 – Half Loop – 17/20

C’est vraiment perturbant comme série. Je pense qu’on peut dit que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe et sur les mystères de la série, mais en même temps, je ne suis pas aussi à fond que ce que j’espérais. Je me pose des questions, je regarde tous les détails et c’est satisfaisant d’en avoir autant à remarquer. J’ai tout de même envie d’avoir les réponses pour mieux comprendre. Et le plus vite sera le mieux.

Spoilers 

Helly en apprend plus sur son travail, Mark commence à douter.

My job is to scroll through this spreadsheet and look for numbers that are scary?

Boucle bouclée

L’épisode 2 commence par le petit discours d’Helly face caméra. Nous revenons donc en arrière pour découvrir le jour de son embauche. C’est plutôt intéressant comme la série fourmille alors de détails : Milchick est l’employé qui l’emmène à la procédure médicale Severance. Milchick ne semble servir que de personnage qui accompagne les autres partout où ils vont… ce qui fait que je me pose plein de questions sur lui et sur ce qu’il sait. Il est un lien évident entre les deux personnalités des personnages, surtout s’il assiste à chaque procédure. Il regarde droit dans les yeux Helly alors qu’elle se fait charcuter le cerveau pour oublier ses souvenirs.

Oh, avant de recevoir l’implant Severance, Milchick prend aussi le temps de lui annoncer le petit déj préféré (des œufs brouillés) de Mr Eagan – même s’il ne le nomme pas. Ce doit être le fondateur de Lumon, puisqu’il a un joli portrait gravé dans le mur du bâtiment.

La série enchaîne ensuite avec une excellente scène qui nous résume la journée d’Helly à Lumon, mais du point de vue de sa vie perso, pas sa vie pro. Ainsi, elle passe de l’opération à la scène où elle tente de quitter les locaux. Sans trop de surprise après ces premières secondes, on découvre donc que dans la cage d’escalier se trouvait en fait Milchick. C’est probablement pour ça que Mark n’avait pas le droit de regarder, et ça me confirme que lui a tous ses souvenirs quand il est dans les locaux. Non ?

Ce qui est flippant, vraiment, c’est que Milchick est là pour faciliter la transition d’un état à l’autre. Il convainc donc Helly qu’il est tout à fait normal qu’elle se retrouve dans la cage d’escalier et que ça fait partie de la procédure – là où il lui avait dit qu’elle ne se souviendrait qu’une fois dans l’ascenseur. Et puis, ça passe une fois, peut-être deux, mais quand la troisième fois elle se retrouve par terre après avoir enfoncé la porte, bon, elle comprend bien qu’elle essaie de fuir.

Pourtant, Milchick trouve les mots pour la convaincre de rentrer une troisième fois dans le bâtiment. Et cette fois, Helly ne reprend conscience d’elle-même qu’une fois dans l’ascenseur. Quand les portes s’ouvrent, Milchick l’attend avec un joli bouquet de fleurs. Eh, ça fait grincer des dents cette vision de l’Enfer.

Bienvenue Helly

La série a finalement un générique ! Celui-ci est très chouette et pose plein de questions, révélant probablement quelques éléments aussi. Il y est question de poubelles qui fondent et de Mark dont la personnalité se divise entre le Mark qui travaille et celui qui tente de s’enfuir de Lumon. Ah.

Pourtant, juste après le générique, nous retrouvons Mark alors qu’il effectue l’entretien des locaux de Lumon. Il suit en fait une liste de tâches à accomplir en arrivant le matin : allumer les lumières, nettoyer le bureau, faire la poussière… et retirer les photos de Petey qui sont sur les bureaux de chaque collègue. Ah.

Finalement, Helly arrive à son tour au bureau, un peu perturbée d’être déjà le lendemain. Elle a l’impression de ne pas avoir quitté les lieux, et ça lui fait bizarre d’apprendre qu’un week-end complet vient de se passer. On voit bien le problème qui surgit pour cette partie de leur personnalité : ils n’ont jamais de pause et ne font que travailler, sans avoir aucun moyen de savoir ce qu’est leur vie à l’extérieur. Mark lui explique aussi qu’ils ne se croisent pas hors du boulot, car les entrées et sorties sont en décalé pour éviter les interactions.

La nouvelle journée peut en tout cas commencer pour Helly qui est déstabilisée. Dylan lui donne quelques informations sur les prix à gagner pour les plus productifs – une gaufre party, yeah – et Mark lui apprend que son job consiste à regarder des chiffres défiler sur l’ordinateur jusqu’à trouver ceux qui… lui font peur. Hein ? Il lui assure qu’elle finira par comprendre, même si ça prend du temps. Oh bordel, qu’est-ce que c’est que ce job ?

Helly demande évidemment s’il est possible de démissionner de ce job idiot, mais Dylan et Mark lui répondent qu’il faut pour ça envoyer une lettre à son autre elle – celui a une vie privée. Les démissions sont généralement refusées (ben tiens… sont-elles seulement montrées aux employés ?) et Mark considère que ce serait une forme de suicide : après tout, ce qu’Helly connaît de la vie, c’est uniquement son travail dans l’entreprise. Bordel.

En parallèle de tout ça, il y a le troisième collègue, Irving, qui n’est pas très ravi de voir que la photo de groupe a disparu. Mark lui affirme que c’est pour faire de la place à celle qui sera prise le jour-même avec Helly, lors de sa fête de bienvenue. La fête de bienvenue est une autre vision de l’Enfer, encore : c’est une après-midi de team building menée par Milchick. Son rôle est toujours de s’assurer que la transition se passe bien et il le fait en répondant aux nombreuses questions d’Helly.

Si après trois ans, Irving est totalement formaté à l’exercice, Helly, elle, souhaite contacter son autre elle – que Dylan et Mark appellent les « outies ». C’est l’occasion pour Helly d’apprendre que l’ascenseur est muni d’un détecteur qui l’empêchera d’écrire un mot à son autre elle. Quant à savoir si elle a une famille, eh bien, Milchick lui affirme que oui, il suffit de la voir avec ses collègues pour en être sûr. Allons bon.

L’ambiance est de nouveau très souriante, Milchick y veille avec attention. Malgré tout, elle est fragile : ainsi Mark est très heureux du jeu qu’ils font avec un ballon de parole, jusqu’à ce qu’il finisse par reconnaître qu’il a rompu le protocole le matin-même en rangeant les photos de Petey au mauvais endroit. Grosso modo, il se sent triste et inquiet de ne pas savoir ce que son meilleur ami est devenu. C’était plus simple quand Carol D a quitté l’entreprise, parce qu’elle avait prévenu et qu’il y avait eu une vidéo de remerciements.

Milchick garde tout de même le contrôle et finit par réinstaurer le bonheur et le sourire, en rappelant que la mort n’arrive qu’à l’extérieur de Lumon, jamais à l’intérieur. Son rôle est clair : il doit tout faire pour garder les employés. Sa tache ne va pas être simple avec Helly en tout cas : elle est loin d’apprécier tout ce qui est mis en place par l’entreprise pour la garder.

Elle décide donc de quitter l’entreprise pendant la photo de groupe, écrivant simplement sur un post-it qu’elle souhaite démissionner et se barrant le plus vite possible vers l’ascenseur. On peut la comprendre : une existence sans ami, sans famille, sans soleil et à travailler toute la journée pour un truc qui n’a pas de sens ?

Ouais. On peut comprendre qu’elle ne souhaite pas rester. Par contre, Mark n’est pas du tout d’accord avec sa vision des choses et essaie de l’empêcher de partir, surtout qu’il y a un détecteur de mots dans l’ascenseur et qu’elle n’a pas envie de le déclencher. Elle ne le sait pas encore et c’est ainsi qu’Helly rencontre Graner. C’est un type qui débarque dans l’ascenseur quand elle en déclenche l’alarme.

Il a un le visage fermé et fait peur à Mark, ce qui est suffisant pour faire flipper Helly. Mark décide en tout cas de prendre le blâme à sa place, parce qu’il est le chef d’équipe désormais et que c’est à lui de correctement entraîner Helly. Le blâme ? Eh bien, on ne saura pas vraiment. Il est mené dans un couloir où Mrs Cobel l’attend.

Petey

Il est très déconcertant que la série change subitement d’intrigue. Alors qu’on était enfin à fond dans ce qu’il se passe à Lumon, voilà donc qu’on se retrouve à suivre un rencard entre Mark et une doula. Euh ? Cela sort littéralement de nulle part et ça ne se passe pas à merveille pour Mark. Il prend la défense du protocole Severance face à ses questions un peu insistantes, puis il s’en prend à des manifestants anti-Severance dans la rue. Face à elle.

Pas exactement un premier rencard qui va bien finir cette affaire. Mark rentre seul chez lui, sans trop de surprise. Sur place, il est harcelé à nouveau par sa voisine, qui assure vouloir faire la paix avec lui car ils se disputent sur les poubelles. En fait, « Mrs Selvig » s’arrange juste pour surveiller son employé, je pense.

Une fois qu’elle est partie, il doit changer une ampoule et se retrouve donc dans le garage, à voir les affaires d’une certaine Gemma. Et voilà, un deuil sur fond d’alcoolisme, ça promet. Le lendemain, Mark regarde une nouvelle fois le prospectus anti-Severance, puis la lettre de Petey… et il décide de ne pas se rendre au boulot. Il appelle donc Milchick (ben tiens !) pour lui annoncer qu’il ne se sent pas bien.

Mark se rend en fait à l’adresse laissée par Petey. Il s’agit d’une serre à l’abandon, dans laquelle il retrouve son meilleur ami. Même s’il ne le connaît pas. Petey cherche toujours à comprendre ce qu’il se passe à Lumon, mais même en étant reconnecté (réintégré), il ne sait pas ce qu’il se passe à Lumon et ce qu’ils font. En revanche, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit les ongles sales de Petey – et ça fait écho à Irv qui a lui aussi les ongles sales. Est-ce que son outie enquête aussi sur Severance et Lumon ?

On ne le saura pas tout de suite. Le but est plutôt de voir que Petey est bien renseigné : il a commencé à faire un plan de Lumon et il a un enregistrement de Mark dans la « break room », la pièce où ils vont lorsqu’ils se comportent mal. Que s’y passe-t-il ? Eh bien, Milchick les force à lire un message dans lequel ils se disent coupable et plein de regrets.

C’est perturbant comme tout. Mark décide tout de même de proposer à Petey de venir avec lui chez lui – Petey n’ose pas rentrer. Nous suivons donc l’arrivée de Petey chez Mark, et ça ne se passe pas super bien pour lui. La procédure Severance est censée être permanente et il semble souffrir d’être réintégré, notamment avec le nez qui se met à saigner, des migraines et… une désintégration embêtante. Alors qu’il prend sa douche, il se rend compte qu’il est encore en train de se nettoyer le nez qui saigne. Migraine. Cliffhanger. Wow. Deux personnalités, donc.

Bien-être

Pendant ce temps, une nouvelle journée commence à Lumon. Tous s’inquiètent de l’absence de Mark, à commencer par Irving qui ne veut pas devenir chef s’il est viré et Helly qui a peur que ce soit de sa faute. Plus haut, Ms Cobel, Milchick et Graner font une réunion pour décider de ce qu’ils doivent faire.

La série prend alors une tournure étrange : Helly pose plein de questions sur le travail à Dylan, essayant de comprendre ce qu’il se passe… et est sacrément surprise lorsqu’Irv se met à hurler au bureau d’à-côté. Il y a de quoi être surprise, mais c’est encore pire quand on a son point de vue à lui : les chiffres sur son écran se mettent à danser et une étrange substance noire semble couler tout le long des parois de son bureau, jusqu’à son clavier. Que c’est étrange. C’est ce qui s’appelle « dozing » dans le langage de la série, apparemment.

Milchick l’emmène vers l’infirmerie où il se retrouve en salle d’attente. Irving admire un étrange tableau avant de croiser un collègue qu’il ne connaît pas, un autre vieil homme qui sort de l’infirmerie lui aussi. Ils apprennent à se connaître avec une conversation qui tourne autour du boulot, mais comme Irving pose des questions sur l’emploi de l’homme, je ne peux pas m’empêcher de me demander si on en saura plus sur ce qu’il fait hors du boulot.

La série semble suivre le même fil de pensée que moi, parce qu’à l’infirmerie, il fait juste une séance de relaxation où Dichen Lachman lui lit plein d’informations positives sur son outie. Il doit les savourer tous de la même manière, et ne pas rire ou montrer de préférence, sinon il perd des points. Bordel. Entre la voix de Dichen qui fait du ASMR et la caméra discrètement placée pour surveiller les réactions d’Irv quand on lui dit que son outie aime faire l’amour, il y a de quoi s’arracher les cheveux. En tout cas, je suis bien content de retrouver l’actrice que j’adore, même si son rôle semble encore flou et peu développé pour le moment.

J’imagine qu’on en saura plus sur ces séances de bien-être avant la fin de la saison. J’espère en tout cas. En attendant, au bureau, Helly est juste déprimée par sa journée de travail. Elle ne voit pas de numéros qui font peur et essaie même de s’en amuser, avant de se poser à nouveau des questions sur ce que représentent les chiffres. La théorie de Dylan est que leur travail aide à nettoyer les océans. C’est peu crédible. Irv, lui, pense apparemment qu’il s’agit de retirer les gros mots des films.

Il finit par revenir auprès de ses collègues alors qu’Helly continue de se poser plein de questions sur comment démissionner. Elle finit toutefois par changer d’avis, je pense, quand elle se rend compte que les chiffres sur son écran se mettent à lui faire peur. Mais qu’est-ce que c’est que ce délire bordel ?

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Severance – S01E01 – Good News About Hell – 16/20

Je pense que j’en attendais un peu trop de la série pour en avoir déjà beaucoup entendu parler et que ça a joué sur mon appréciation de ce premier épisode. J’ai trouvé qu’il était lent et long, et que ça mettait trop de temps à en venir à raconter ce qu’il voulait. Cependant, le dernier quart est passionnant : toutes les questions commencent à surgir une fois que l’intrigue est en place et on sent que ça commence à être plus captivant.

Spoilers 

Mark obtient une promotion inattendue.

There is a life to be had here, Helly.

Je ne vais pas mentir, j’avais déjà eu l’occasion de voir la première scène de la série. Je la trouve plutôt efficace, même si elle manque de quelque chose dans le rythme. On y suit une femme qui se réveille, amnésique. Elle ne se souvient pas de qui elle est et ne s’en rend pas compte immédiatement.

En effet, elle cherche d’abord à s’enfuir de la salle. C’est une salle de conférence, à première vue, mais avec un mur capitonné. Elle s’est réveillée en tailleur, allongée sur une table, et on peut comprendre sa panique, surtout quand il y a simplement un haut-parleur dans la salle, avec un homme qui lui parle et veut absolument lui faire passer un questionnaire. Acculée, elle n’a d’autres choix que d’accepter. Je ne suis pas sûr que mes réactions seraient exactement les siennes.

Une chose est sûre : elle finit par accepter de répondre à cinq questions et va vite le vivre mal. En effet, elle se rend compte qu’elle ne connaît pas son nom, son lieu de naissance ou la couleur des yeux de sa mère. Plus le questionnaire avance, plus on la voit être brisée psychologiquement. Et c’est très bien joué par l’actrice, heureusement.

Il y a tout de même une question à laquelle elle sait répondre : elle peut nommer un État américain sans avoir besoin de réfléchir (même si le Delaware n’est certainement pas le premier qui me viendrait à l’esprit !). Par contre, elle ne connaît pas le petit déjeuner préféré de Mr Eagan. Normal ?

L’homme du haut-parleur surgit alors et annonce à la femme qu’elle a fait score parfait. Mais pourquoi au juste ? On ne tardera pas à le découvrir. En attendant, on passe à un simple title opening que je n’aime pas beaucoup mais qui sera probablement très chouette une fois que je serai habitué. En tout cas, la scène est plutôt bien foutue : c’est déjà marquant, ça nous fait nous poser plein de questions sur ce qu’on nous proposera dans cette série.

Mark

Post-générique, nous retrouvons l’homme – facile, je le reconnais à sa voix – en train de pleurer dans sa voiture, à l’extérieur du bâtiment. Le personnage semble très mal en point et détonne dans un univers où tout semble extrêmement bien cadré. La série propose en effet une esthétique très léchée, avec des plans aériens nous montrant à quel point tout est ordonné : les (nombreuses !) voitures sur le parking devant le bâtiment où le personnage – Mr. Scout – travaille ; l’intérieur du bâtiment lui-même, avec sa secrétaire peu souriante et ses vestiaires bien propres où Scout peut se changer.

C’est un peu déroutant comme début de série : nous suivons l’arrivée au travail de ce Mr Scout et il met tout de même un temps fou à arriver à son poste de travail. On le voit donc passer par la secrétaire de l’entrée, qui vérifie s’il peut entrer, puis par un vestiaire où il change de chaussures. Ensuite, il se rend dans un ascenseur et… quelque chose sur son visage change également.

Quand il sort de l’ascenseur, il semble bien plus apaisé. Nous le suivons alors traverser de nombreux couloirs jusqu’à son bureau. Mais vraiment, de nombreux couloirs. Tout est vide et lumineux, aseptisé. Eh. On m’a bien vendu la série jusque-là et j’en attends énormément, mais là, vraiment, je me retrouve à espérer que ce soit vraiment bien. Genre, j’en doute sincèrement, c’est un début d’épisode qui n’arrive pas à me convaincre pour l’instant.

Le bureau de Mark Scout ? Une sorte d’open space avec des pseudos cloisons et quatre bureaux au centre d’une grande, grande pièce. Là encore, l’esthétique n’est pas laissée au hasard, cela se sent. On découvre que Mark bosse pour une entreprise nommée Lumon. Outre des couloirs interminables qui doivent assurer d’avoir un sacré nombre de pas en fin de journée, l’entreprise est on ne peut plus lambda.

Le travail de Mark ? Il ressemble fort à un jeu où il faut associer des numéros entre eux. On ne voit pas bien l’intérêt, mais c’est tout l’intérêt de la série je pense. Les questions sont déjà nombreuses. Je ne sais pas encore si elles arrivent à me convaincre. Heureusement que le casting est bon – Mark, mais aussi ses collègues. Ouais, on apprend à connaître deux collègues de Mark, puisqu’ils ont tous les trois une conversation sur le boulot à laquelle on ne comprend pas grand-chose.

La conversation est interrompue lorsqu’un quatrième homme vient chercher Mark, pour qu’il se rende dans le (nouveau) bureau de Ms Gobel. On sent assez vite que le personnage, interprété par Patricia Arquette (yay !), va être déroutant : elle critique tout, mais économise autrement ses mots de manière bien marquée. Elle annonce tout de même à Mark qu’ils vont être rejoint par l’administration à distance… mais celle-ci n’adressera pas un mot non plus à Mark.

Ce dernier apprend finalement que Petey, un collègue dont il était proche, ne travaille plus pour la compagnie. Cependant, c’est une bonne nouvelle pour Mark car il obtient alors une promotion. Mouais. Tout se fait dans un cadre bien prédéterminé, ce qu’on comprend quand Gobel lui propose de demander à ce qu’ils se serrent la main, s’il le souhaite. Elle est tout de même surprise quand il le demande…

Bon, ceci étant fait, il peut rejoindre son nouveau poste et on nous ramène alors au début de la série. Je n’arrive pas à être 100% convaincu pour le moment – mais j’avoue que le mystère qui règne est prenant. Je sais que la série va me faire me poser plein de questions, je suis juste dérouté, pour l’instant, par la lenteur des événements.

Helly

Bien sûr, si l’on met autant de temps à en revenir au début de l’épisode, je comprends aussi l’idée qui a été de proposer cette première scène avant la longue arrivée au travail de Mark. Soyons francs, ça n’aurait pas donné envie de continuer la série bien longtemps s’il avait fallu se taper toute son arrivée au travail sans avoir eu la première scène un peu cryptique.

Pour autant, la voir sous une nouvelle perspective est bien plus intéressante : Mark découvre donc le process et les cinq questions en même temps qu’il interagit pour la première fois avec la femme. Voilà qui explique les temps de latence dans ses réponses et pourquoi la femme a eu autant le temps de paniquer, là où tout était censé être maîtrisé – tout l’univers de cette entreprise l’est. Tout est filmé aussi : la réaction de la femme (qui n’a pas le droit de sortir de la pièce tant qu’elle ne le demande pas trois fois ; mais qui n’est pas non plus censée s’exciter sur la poignée de la porte pour sortir comme elle le fait), les réactions de Mark. Pour autant, Ms Gobel refuse d’intervenir, même quand ça semble mal se passer.

On en revient donc là où la première scène nous avait laissé : l’entretien entre Mark et la femme, dont on finit par apprendre (en même temps qu’elle) qu’elle s’appelle Helly. Soit. Comme c’est perturbant ce début de série. Mark continue de vouloir suivre à tout prix les procédures et les questions qu’il doit poser dans l’ordre, sans réussir à le faire avec beaucoup de succès pour autant. En effet, Helly le déroute par des questions qui ne sont pas prévues dans le questionnaire, cherchant par exemple à savoir si elle a été créée pour servir de bétail.

C’est plutôt marrant, mais ça nous force à nous poser la question de ce qu’on pourrait bien imaginer si l’on se retrouvait à sa place. Serait-on aussi agressif qu’elle ? Probablement. Elle cherche donc à s’enfuir en balançant à la tronche de Mark le haut-parleur. Bien que blessé, il parvient à calmer Helly et la faire s’asseoir à nouveau.

Une fois que c’est fait, il peut expliquer à Helly ce qu’il en est : lui aussi s’est réveillé sur cette table quelques années plus tôt et une voix a demandé qui il était. Il a promis de la tuer… avant de devenir son meilleur ami : c’est Petey qui avait géré son entretien. Alors que Mark pense avoir réussi à calmer Helly et reprend son formulaire sur l’équilibre entre vie pro et vie perso, Helly essaie de lui arracher son formulaire et demande une nouvelle fois à quitter les yeux.

Mark comprend qu’il n’arrive pas à la convaincre et lui propose de lui demander une troisième fois, de manière à pouvoir la faire sortir en respectant le protocole. C’est tout de même un échec professionnel pour lui, non ? On ne saura pas. On ne saura pas parce qu’il fait traverser plein de couloirs blancs et vides à Helly. Toute l’entreprise semble vide, c’est fou. Il accompagne Helly jusqu’à une porte qu’il n’a pas le droit de franchir – ni de regarder d’ailleurs.

Concrètement, il explique à Helly qu’il ne peut pas la voir quitter l’entreprise. Logique, il risquerait d’en voir trop… Helly ne cherche même pas à comprendre plus que ça et, malgré quelques hésitations, passe la porte. Quand elle essaie de sortir, Helly a une surprise. Elle passe la porte pour se retrouver dans le même couloir. Elle est donc clairement coincée. Nous la suivons essayer deux fois sans succès, puis nous avons un autre plan, qui en révèle un peu plus. En effet, elle sort bien du couloir, mais il y a un petit moment avant qu’elle ne revienne.

Bref : elle retrouve probablement la mémoire en sortant et se rend compte qu’elle veut ce job, mais elle reperd ses souvenirs quand elle revient dans le bâtiment. Je ne vois que ça comme explication. Helly, elle, en voit une autre : elle pense légitimement qu’elle est morte. Cela ressemblerait vraiment à l’Enfer.

Mark explique donc à Helly qu’elle a bien quitté l’entreprise – qu’elle a au moins été dans la cage d’escalier – mais qu’elle a décidé de revenir. Eh, cela pose de nombreuses questions sur le consentement en vrai ; ils sont amnésiques, alors allez savoir ce qu’il se passe en-dehors de l’entreprise. Une chose est certaine, cependant : cette tournure des événements est vraiment plus intéressante d’un coup.

Severance

Mark emmène finalement Helly auprès de Ms Gobel. Cette dernière semble ravie du potentiel d’Helly pour l’entreprise et la remercie à moitié d’avoir agressé Mark, parce qu’elle aurait aimé faire de même. Elle lui donne aussi une vidéo à regarder pour finir de l’orienter. Pendant ce temps, Mark, qui sera le chef de son équipe, se fait mettre un pansement sur le front. Quand il est confronté à Mrs Gobel, celle-ci s’énerve subitement.

C’est très surprenant de la voir perdre le contrôle du calme qui caractérisait le personnage et ça déroute. Ce qui déroute également, c’est qu’elle se met à parler de sa mère à Mark. Elle ne serait donc pas amnésique, elle aussi ? C’est dur à cerner. Sa mère ? Elle lui disait que la bonne nouvelle, concernant l’Enfer, était que l’homme l’avait imaginé. La mauvaise ? Ce que l’homme imagine, il peut le recréer. C’est simple comme bonjour cette formulation, mais j’aime beaucoup l’idée.

De même, j’aime beaucoup l’idée de la vidéo qui est montrée à Helly. Il aurait été bon de commencer par ici, par contre : la vidéo est en fait un enregistrement d’elle-même, effectué deux heures plus tôt. Elle y explique qu’elle accepte la procédure qu’elle va subir et qui consiste à lui faire oublier ses souvenirs. Grosso modo, la procédure Severance est simple : elle perd tous ses souvenirs de sa vie personnelle lorsqu’elle arrive à l’étage ; elle perd tous les souvenirs de sa vie professionnelle lorsqu’elle le quitte.

L’idée est alléchante : on est sûr de ne pas ramener du travail à la maison, au moins ! Elle l’est beaucoup moins quand on la considère sous l’ange de la vie professionnelle : Helly comprend qu’elle est coincée, qu’elle n’a pas le choix et qu’elle ne fera que travailler toute sa vie, sans jamais rien savoir de ce qu’elle vit en-dehors du travail. Et là, d’un coup, ça semble beaucoup moins chouette. Mark lui explique que chaque fois qu’elle se retrouvera dans les locaux, c’est qu’elle aura fait le choix de revenir… sauf que ce choix n’est plus tout à fait le sien, du coup. On nous divise clairement les personnages en deux : ils ne peuvent pas savoir si ce qu’ils font est raccord avec leur autre moitié du temps, en fait.

Petey

En fin de journée, Mark quitte le bâtiment. C’est bien dans l’ascenseur qu’il perd ses souvenirs de sa vie professionnelle. Oh, en se changeant dans le vestiaire, il remarque que son badge a changé, mais il ne s’en formalise pas plus que ça. De même, il trouve sur sa voiture une lettre lui expliquant qu’il a été blessé à la tempe au travail, mais il ne s’en formalise pas non plus : il récupère un coupon de promotions, et ça semble bien lui convenir.

Il manque d’écraser Helly sur le parking, mais ils ne se reconnaissent pas. Evidemment. Mark rentre ensuite chez lui, sous la neige. Sa maison est spacieuse et plutôt magnifique. Il ne semble pas avoir une vie privée bien passionnante : pas de famille, deux poissons et une soirée télé. Il parle à ses voisins au téléphone, pour se prendre la tête avec eux sur les poubelles.

Il ne semble pas avoir une vie sociale grandiose, jusqu’à ce que sa sœur enceinte débarque à l’improviste. C’est à l’improviste pour lui qui avait oublié, mais bon, il y avait en fait un rendez-vous programmé. Assez vite, on comprend que sa sœur n’est pas trop fan du choix professionnel de Mark. Un de ses amis non plus : il le considère comme un type en cage, tout de même. On découvre tout de même que Mark était prof d’histoire, spécialiste de la première guerre mondiale, avant de changer de travail deux ans plus tôt.

Ricken, l’ami qui le dit en cage, est clairement contre la procédure Severance et s’amuse donc à le dire à tous les amis lors du repas. C’est un gros connard et ça se sent. Il lance le débat sur Severance et on voit que ça divise vachement les amis autour de la table. Ils ont eu le temps de réfléchir à la procédure et d’avoir un avis précis dessus, tous. Certains sont fascinés et demandent plus d’infos à Mark, mais concrètement, tous en arrivent à la conclusion que la version qui travaille est coincée au travail pour toujours. C’est vrai que ça ne fait pas rêver. J’aime que quelqu’un signale aussitôt qu’il y a un autre que lui… mais bon.

Après le repas, la sœur s’inquiète tout de même pour son frère. Il a accepté la procédure Severance pour oublier quelque chose qui le traumatise et dont c’est bientôt la date anniversaire. La crise de larmes, la grande maison, la maison où il oublie tout pendant huit heures par jour… Ouais, il a perdu sa femme et ses enfants quoi.

Il faut tout de même que je signale au passage, pendant que Mark fait une insomnie, que l’esthétique de la série change du tout au tout entre le moment où il bosse à Lumon et celui où il est chez sa sœur. Pendant la nuit, Mark fait en tout cas une insomnie et finit par apercevoir un homme qui le regarde dans le jardin. Il ne sait pas de qui il s’agit. Me concernant, je devine qu’il s’agit de Petey.

Le lendemain matin, Mark essaie d’en parler à sa sœur, mais celle-ci en déduit que l’homme venait probablement d’un bar à proximité et ne s’en formalise pas plus que ça. Bien. La vie de Mark ne fait pas rêver quand même : c’est l’enfer pour la version au boulot qui ne fait que bosser ; c’est l’enfer pour la version vie privée où il a une voisine qui ne respecte pas le planning simple des poubelles et vit son deuil en permanence.

Il se rend en tout cas au restaurant offert par sa compagnie pour le compenser de sa blessure et il y rencontre… Petey. Et voilà, ça se confirme : l’homme qu’il a vu la veille est Petey. Il lui révèle qu’il est un ancien collègue, qu’il a eu du mal à détruire l’implant Severance mais qu’il a eu de l’aide. La conversation est compliquée : Petey assure qu’ils se connaissent, mais trouve que Mark est tout de même très différent, jusque dans la voix. Et effectivement, il a un ton plus grave. Petey explique en tout cas à Mark que Lumon n’est pas ce qu’ils disent être, qu’il se sent pourchassé par Graner – qu’il n’aime pas non plus, et qu’il se doit d’être discret.

Il laisse simplement une carte d’anniversaire pour sa nièce à Mark – sauf que la carte contient en fait une lettre qui lui est directement adressée. Grosso modo, Petey informe Mark qu’il n’est pas heureux au travail et qu’ils se posaient ensemble plein de question sur les monstres qu’ils étaient en-dehors du travail pour oser s’enfermer comme ça. La lettre se termine par une adresse à laquelle se rendre s’il veut en apprendre plus et avoir le début d’une longue réponse.

Bon. Nous sommes aussi piégés que Mark et Helly, finalement. Et en plus, le cliffhanger de l’épisode nous révèle que la voisine insupportable de Mark n’est autre que sa boss à Lumon. Là aussi, elle parle beaucoup de sa mère – mais pour dire que c’est une catholique. Alors, subit-elle elle aussi la procédure Severance ou est-elle là pour surveiller Mark ? Le doute est permis.

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Lessons in Chemistry – S01E02 – Her and Him – 18/20

C’est rare qu’une série parvienne si vite à donner le smile comme celle-ci parvient à le faire dans cet épisode, malgré un début on ne plus sombre. Je me laisse embarquer avec beaucoup de plaisir franchement, et je suis bien content d’avoir le troisième épisode à disposition immédiatement parce que j’ai envie de connaître la suite. Non, vraiment, on est sur une série qui réussit très bien à me convaincre de découvrir davantage son univers. Et en plus, elle me donne envie de faire la cuisine, aussi.

Spoilers 

Elizabeth ne souhaite plus travailler avec Calvin, dépassée par ce qui est en train de naître entre eux.

I regret not having more pencils.

Je n’aime pas tellement enchaîner les épisodes habituellement, mais je ne sais pas, j’ai eu envie de voir le deuxième assez vite après le premier, alors me revoilà avec une critique. De toute manière, ça ne peut pas me faire de mal de refaire le plein de critiques pour le blog comme je n’ai plus rien à publier dernièrement.

Le passé

L’épisode décide d’évacuer dès le début la scène dont nous avons déjà eu quelques bribes lors du premier épisode : nous retrouvons Elizabeth alors qu’elle n’est qu’une jeune étudiante qui passe son master et espère encore avoir une brillante carrière dans la chimie. On m’explique pourquoi l’outfit de Brie Larson dans cet épisode me fait penser au look de Darla de Buffy alors qu’on est clairement dans les années 40 ? Allez, Darla est une vampire démodée.

Tout se passe bien pour la soutenance du master, mais le Dr Bates, son directeur de recherche, débarque ensuite lui annoncer la bonne nouvelle avec d’autres intentions en tête. Il profite de la grande joie de l’étudiante et de sa proximité avec elle pour l’embrasser… et surtout pour ne pas entendre quand elle lui explique qu’elle ne ressent rien pour lui. C’est triste et violent, mais ça finit rapidement en viol. Le Dr Bates l’agresse et la force, mais elle a le réflexe d’utiliser un crayon à papier pour le planter. Vous voyez, Buffy.

Bref, évidemment, en 2023, le futur d’Elizabeth serait un peu moins compliqué que celui qu’elle subit dans ces années 40/50. En effet, la direction de l’université lui explique qu’elle a de la chance car le Dr Bates ne veut pas porter plainte contre elle, finalement. On demande simplement à Elizabeth d’écrire une lettre d’excuses et regrets. Bon, sans surprise, elle dit non. Le regret qu’elle a, c’est de ne pas avoir plus de crayons. Et qu’est-ce qu’on la comprend ! Et qu’est-ce que le générique a une connotation différente maintenant.

Scission

De retour dans le « sept ans plus tôt » de l’épisode précédent, qui est maintenant quelques années après, nous retrouvons Elizabeth en mauvaise positon. Elle supplie Miss Frask de lui rendre son ancien poste dans le laboratoire, mais Miss Frask ne voit pas les choses comme cela. Et à vrai dire, j’ai beaucoup aimé la position qu’avait Fran Frask (ça, c’est du nom) dans cet épisode : elle explique enfin à Elizabeth ses quatre vérités, ou en tout cas, le point de vue de la majorité de ses collègues sur elle. Elle est snob.

C’est une certitude, c’est vrai et ça fonctionne parfaitement d’avoir cette scène où Frask lui explique qu’elle n’est pas qu’une femme superficielle, qu’elle a un job auquel elle tient et qu’Elizabeth a fait son propre lit là. Bref, elle n’a plus le choix : elle va devoir travailler avec Calvin, que ça lui plaise ou non. Et ça ne lui plaît plus.

Elizabeth prend donc les mesures qu’elle estime nécessaire pour que ça puisse bien se passer entre eux. Elle décide donc de repartager le laboratoire en deux et Calvin ne comprend vraiment pas ce qu’il se passe. Franchement, j’ai de la peine pour lui – il ne peut pas comprendre ce qu’il se passe en fait. Il laisse tout de même de l’espace à Elizabeth, ce que je trouve particulièrement appréciable. Franchement, ça aurait pu être l’occasion de le voir s’énerver dans son incompréhension et de nous montrer à quel point il était toxique.

Finalement, le plus toxique dans la vie d’Elizabeth, ce n’est pas Calvin qui promet de ne plus manger de sel dans le laboratoire, c’est un chien qui vient fouiller ses poubelles le soir même. Et il récupère au passage bien mieux que le contenu de ses poubelles : Elizabeth est toujours aussi appliquée dans ses recherches culinaires, mais elle n’a plus envie de manger.

Pendant ce temps, Calvin garde donc les enfants d’Harriet, comme promis dans le premier épisode. Je ne vois pas trop à quoi ces personnages secondaires vont servir pour le moment, mais une chose est sûre : Calvin est patient… et inspiré par Elizabeth quand il s’agit de faire la cuisine. Il est un personnage vraiment chouette et là pour ses amis, en plus : il affirme à Harriet qu’il la soutiendra lors d’une réunion contre le projet d’autoroute. Je sens que ça va se retourner contre lui.

Et ça ne manque pas : comme je m’y attendais, il ne se rend pas au comité où Harriet fait pourtant un excellent travail. Elle montre à quel point le projet d’autoroute n’attaque que des quartiers où vit la communauté noire et insiste pour dire que ce n’est pas une coïncidence.

Rudolph

Ce que nous apprend cette intrigue, c’est que Calvin n’est pas quelqu’un de fiable quand il s’agit d’arriver à l’heure. Un autre problème de cet épisode, c’est son absence au travail. Il doit toujours présenter son projet de recherche à un comité, auquel il ne se présente déjà pas lui-même. Le boss de la fac est alors menacé par sa hiérarchie : si Calvin ne se présente pas avant le 1e février, c’est le boss qui sera viré, pas Calvin. Calvin, c’est une star dont Hastings ne peut pas se passer. Forcément, le boss prend alors la décision de se venger, et il se venge sur Elizabeth quand il la trouve dans son laboratoire.

Il lui reproche d’avoir diverti l’attention de Calvin et lui explique qu’il sera forcé de virer des assistantes, des secrétaires et possiblement Elizabeth elle-même si Calvin ne se pointe pas avec un projet susceptible de gagner un prix scientifique.

C’est problématique, et ça force Elizabeth à se rendre chez Calvin pour lui parler. La conversation est vraiment intéressante, parce qu’elle permet de parler un peu à cœur ouvert : Calvin lui explique qu’il n’a plus d’idée et qu’il n’a pas bossé vraiment depuis un an ; elle lui explique qu’il y a des choses difficiles à aborder pour elle, mais qu’elle a besoin d’avoir la porte ouverte pour savoir qu’il y a une échappatoire.

Et hop, on se retrouve avec une scène où Calvin propose à Elizabeth d’aller apprendre à ramer. C’est improbable, mais elle accepte parce qu’il lui promet que ce sera scientifique. Oh, ça l’est, mais bon, c’est une science qu’elle ne maîtrise pas encore très bien : le bateau se retrouve vite à l’eau, ce qui est un problème puisqu’Elizabeth ne sait pas nager. Et ça, elle s’est bien gardée de l’expliquer à Calvin à l’avance.

Il lui sauve donc la vie, puis les deux se retrouvent au bord du lac à contempler la vue. Et là, il se produit l’inévitable : Calvin explique à Elizabeth qu’il est en train de développer des sentiments pour elle. Il pense que le mieux à faire est d’arrêter de travailler ensemble car ça finira mal entre eux et qu’elle mérite mieux, mais bon, elle l’embrasse et le prend de court. J’aime beaucoup ces deux personnages maladroits comme ça. Ils sont sympathiques ensemble.

Et puis, ça aide Calvin de savoir qu’Elizabeth développe aussi des sentiments pour lui. À partir de là, ils parviennent à bosser de nouveau ensemble, mais aussi à passer du temps. Ainsi, Calvin propose à Elizabeth de l’aider à apprendre à nager – et c’est plus simple de mettre la tête sous l’eau en embrassant Calvin apparemment. Ben tiens, tu m’étonnes.

Bon, l’épisode prend clairement une tournure de comédie romantique à ce stade-là. Ils ont leur chien – Six Thirty – et leur petite vie routinière qui s’installe, avec l’envie de ne plus la quitter. C’est ainsi qu’ils décident de passer les fêtes de Noël ensemble. Roh, pourquoi un épisode de Noël juste avant Halloween ? Ils auraient pu planifier une sortie en décembre, ou mi-novembre pour le coup. En plus, ça aurait collé avec l’actualité de Brie Larson. J’ai envie de penser à Halloween, pas à Noël, moi. Pourtant, ces deux personnages ensemble donnent le smile de Noël avec des petites danses ridicules sur Rudolph the red-nose reindeer.

Comment voulez-vous ne pas tomber amoureux de cette scène ? Les deux s’éclatent dans les couloirs de la fac décorée pour Noël, mais totalement déserte car le reste des collègues n’est plus là. C’est chouette comme tout. Ils prennent le temps de parler un peu de Noël en général et pourquoi ils n’aiment pas cette fête familiale. J’en retiens qu’Elizabeth a fait le choix de ne pas parler à ses parents depuis ses 17 ans. Cela aura forcément un impact à un moment ou un autre sur la série.

Ce Noël-là, en tout cas, est moins catastrophique que les autres. Calvin a pris le temps d’apprendre à cuisiner pour surprendre Elizabeth avec un poulet rôti bien cuit ; Elizabeth lui offre une laisse pour courir avec Six Thirty. Et puis, Six Thirty est tout désorienté de devoir changer de maison chaque soir, alors bon, il est temps de s’installer ensemble aussi. Elizabeth propose alors de participer financièrement au loyer, mais se retrouve coincée avec trois dîners et un déjeuner par semaine. Allez.

Nucléotides

La vie est belle pour Calvin, donc, mais il oublie un détail d’importance : sa voisine. C’est après les vacances de Noël, très expéditives, que Calvin comprend son erreur quand il vient la voir pour lui parler d’Elizabeth. Finalement, il découvre qu’il a fait une erreur de débutant et que le meeting d’Harriet s’est mal déroulé, en grande partie parce qu’il était absent. Dur de convaincre la mairie que c’est un problème qui concerne un quartier entier quand il n’y a que des noirs pour se plaindre et des racistes pour prendre la décision. Bon, un racisme systémique, mais vous voyez l’idée.

Il faudra que Calvin se rattrape d’une manière ou d’une autre. En attendant, il a son propre stress à gérer, avec un comité à convaincre que son projet est génial – leur projet, avec Elizabeth. Le stress ? Ils ont décidé que c’est Elizabeth qui présenterait le projet pour le prix scientifique, comme convenu à la base de leur relation de travail. Là, il faut s’accrocher quand on est mauvais en science, mais grosso modo, Elizabeth explique donc qu’ils ont trouvé un moyen de synthétiser des nucléotides, ce qui n’est pas rien tout de même.

Les scientifiques servant de jury ne sont toutefois pas ravis par l’idée – ils ne croient pas en l’importance de l’ADN (lol), ils n’aiment pas le fait que ce soit une technicienne de laboratoire qui présente le projet, ils le rejettent. Elizabeth propose alors de retirer son nom du projet, ce que Calvin refuse. Logique. Elle ne peut pas s’invisibiliser comme ça, c’est si triste. J’aime son point de vue, son envie de continuer les recherches quoiqu’il arrive, mais j’aime bien plus son discours à lui : il refuse qu’Elizabeth diminue son importance sur le projet et il l’aime trop – il aime trop qu’elle l’aime, en fait – pour le permettre. Oh, c’est une belle série, franchement.

Le couple décide donc de proposer son projet indépendamment de l’université, même si ça n’a jamais été fait avant eux. Tout est bien dans le meilleur des mondes pour eux… Sauf que Calvin finit par expliquer à Elizabeth qu’il veut passer toute sa vie avec elle. Elle est alors obligée de lui expliquer qu’elle ne veut pas se marier et qu’elle ne veut pas d’enfants. Des enfants, il peut en avoir six ou sept sans que ça ne change rien à sa carrière. Elle, elle ne peut pas. Effectivement. Déjà aujourd’hui, c’est compliqué, mais il y a soixante-dix ans, laissons tomber l’idée.

La réaction de Calvin ? Incroyablement moderne, en vrai. En vrai de vrai, même en 2023, la plupart d’entre nous ne réagirait pas comme ça, mais lui, il abandonne l’idée d’avoir des enfants. Être en couple avec Elizabeth, c’est bien suffisant à ses yeux. Bref, tout est merveilleux et la création de la vie n’est de toute manière qu’une surprise.

Tout est un peu trop bien qui finit bien pour une fin d’épisode. Du coup, quand on voit Calvin partir en courant avec un Six Thirty récalcitrant, on sent – on SAIT – que ça va être la merde. De là à ce qu’il se fasse renverser par un bus à cause de son connard de chien qui rejette la laisse, je ne m’y attendais pas. Je sais, le chien n’y est pour rien et c’est triste d’avoir une laisse, mais bordel, BORDEL, cette fin d’épisode !!

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Lessons in Chemistry – S01E01 – Little Miss Hastings – 19/20

C’est un excellent début. Ce n’est pas parfait, car j’ai senti une ou deux petites longueurs sur certaines scènes de l’épisode et parce que je trouve parfois trop schématiques les oppositions qui se dressent entre les personnages secondaires et les personnages principaux, pour s’assurer de la perfection des personnages principaux avec le message que veut faire passer la série, mais ce sont vraiment des points de détails à ce stade. L’ambiance, les idées, le scénario, le casting… C’est un vrai plaisir de découvrir cette série !

Spoilers 

La vie d’Elizabeth Zott, célèbre présentatrice TV… avant qu’elle ne soit présentatrice.

Don’t forget to smile from time to time.

Mamamia, l’épisode commence directement par une plongée dans l’univers télévisuel de son personnage principal – loin de ce que j’imaginais comme début. La première scène est un large plan séquence de près de deux minutes qui suit l’arrivée dans le studio de l’héroïne de la série, Elizabeth. Si l’on ne voit pas immédiatement son visage, cette scène a déjà tout ce qu’il faut pour être culte : les fans qui l’attendent, les décisions prises en un quart de seconde pour son émission culinaire, le producteur qui lui demande de sourire de temps en temps (tu m’étonnes que Brie Larson se jette sur le script après tout ce qu’elle s’est prise dans la tronche en tant que Captain Marvel !) et toute l’effervescence du tournage de l’émission en public… C’est juste génial.

Le plan séquence s’arrête donc sur un regard caméra qui nous introduit Elizabeth. Il ne faut alors que quelques secondes pour établir son caractère et le ton de son émission : son producteur veut qu’elle fasse de la pub pour des boîtes de conserve ? Très bien, elle la fait, avant de démolir la soupe pleine de produits chimiques qu’elle contient et qui ne manquera pas de tuer la famille de ses téléspectatrices, des ménagères prêtes à prendre des notes sur les recettes que proposera Elizabeth. Eh, je les comprends ! Elle a un ton professoral et une assurance qui donne envie d’aller faire des lasagnes, pour de vrai. On enchaîne ensuite avec le générique – un vrai générique, que j’aime beaucoup. Et comme prévu, ensuite, on repart en arrière pour savoir comment elle en est arrivée là.

Sept ans plus tôt

La série introduit d’abord un personnage d’homme très sportif – au milieu d’un lac, puis en train de faire son jogging. On le voit qui court jusqu’à un immeuble devant lequel Elizabeth se gare justement. Et là, la claque est violente : l’arrivée au travail d’Elizabeth dans ce laboratoire est bien différente de ce qu’elle sera quelques années plus tard. Elizabeth n’a pas un chignon impeccable et n’est pas spécialement attendue par ses collègues.

En fait, elle arrive avant eux et se fait harceler par une autre femme qui souhaite faire d’elle une femme potiche plus qu’autre chose – en l’inscrivant à un concours de miss indépendamment de son niveau d’étude (encore que, l’un n’exclue pas l’autre, hein, mais dans les années 50, si). Et cette femme ne semble pas vraiment comprendre ce que signifie le « non » clairement énoncé à plusieurs reprises par Elizabeth.

L’homme qui courait ? Il s’agit du Docteur Evans, mais bon, son titre n’est pas le plus important aux yeux des scénaristes apparemment. Non, le plus important, c’est de nous montrer ses fesses quand il se douche dans son laboratoire. Franchement, c’est de la nudité parfaitement inutile à ce stade de la série, mais bon, plaisir des yeux – et on voit l’audience que la série vise.

Bon, en tout cas, le docteur Evans est une sorte de rockstar dans le laboratoire. Il s’attire donc la jalousie et les moqueries de tous les hommes du labo, des collègues d’Elizabeth. Et même s’ils sont collègues, le sexisme va bon train. Il est assez clair qu’elle est plus douée qu’un grand nombre d’entre eux, mais bon, c’est une femme alors elle doit bosser deux fois plus pour atteindre deux fois moins, surtout dans les années 50. Elle est considérée comme une assistante par eux tous, se charge du ménage et subit les moqueries elle aussi.

Pourtant, elle rêve d’une carrière glorieuse, au point d’envisager de postuler au même prix que le docteur Evans. Lui, ça le soule de le faire. Elle, elle en rêve. On la voit donc faire de longues heures supplémentaires la nuit au laboratoire pour s’entraîner. C’est particulièrement efficace comme introduction de personnage, je trouve, et tout ce début de série me plaît déjà beaucoup.

Il faut dire qu’il y a tout pour me plaire, avec des personnages aux enjeux clairement définis et qui se croisent sans jamais se voir : Evans arrive en même temps qu’Elizabeth au labo, ils partagent la même cafétéria, elle a besoin de fouiller dans ses affaires la nuit… mais non, ils ne se croisent pas. En revanche, si Elizabeth ne le croise pas, il y a une assistante pour la voir et la dénoncer aussitôt à la direction.

Oh, Elizabeth se défend comme elle peut, expliquant qu’elle a son master et est une chimiste elle aussi, même si elle n’a pas le diplôme. La défense n’a que peu d’effets sur son patron : il ne la considère pas assez intelligente pour effectuer le travail qu’elle souhaite faire et lui demande plutôt de rejoindre le concours de miss organisé. Oh, il n’est pas obligatoire, mais eh, c’est la culture de la fac où elle bosse (c’est une fac, pas vrai ?). Bref, l’angoisse pour cette major de promo. Pour couronner le tout, on lui demande de sourire plus. Eh, ça fait grincer des dents, vraiment.

Concours

Elizabeth finit donc par être inscrite de force au concours, avec une photo prise par la secrétaire l’ayant dénoncée en cadeau. Elle rencontre également Evans, dans une scène qui ne pouvait que faire des étincelles, puisqu’il n’apprécie pas de savoir que quelqu’un est entré dans son laboratoire pour lui voler un ingrédient. La dispute entre eux est inévitable et est vite expédiée, surtout qu’il est sûr qu’elle n’est qu’une secrétaire.

Seulement voilà, quand il engueule sa propre secrétaire et lui demande de renforcer la sécurité, il apprend que Miss Zott a un master en chimie, et d’un coup, sa vision du monde semble changer un peu. Cela n’empêche pas qu’il a sa réputation de loup solitaire et qu’il n’est pas très aimé de tous. Pourtant, il décide de se rendre au concours de miss, une première pour lui. Ben oui, on force Elizabeth à y participer parce que c’est la culture de l’établissement, mais lui, il n’a pas besoin de se conformer à ce genre d’événements sociaux. Evidemment.

Il y participe toutefois, juste pour revoir Elizabeth. Elle est loin d’en être ravie, par contre, et elle n’hésite pas à le critiquer devant son fan-club de femmes plus vaniteuses et attirées par lui pour son physique que pour son intelligence. C’est un peu cliché comme manière de dresser les femmes entre elles, en revanche ; les collègues d’Elizabeth manquent un peu de subtilités et de nuances dans l’écriture. On est vraiment dans le club des pompom girls obsédées par l’apparence, et ce n’est pas un cliché exceptionnel pour une série qui se veut féministe par ailleurs. Après, il faut bien dresser les oppositions entre les personnages pour qu’Elizabeth sorte du lot.

Et pour sortir du lot, elle sort du lot : elle refuse d’imaginer qu’elle se mariera quand on lui pose la question, elle déteste les talents proposés par ses concurrentes et elle décide même de se barrer en plein milieu du show quand son boss lui fait des réflexions désagréables sur son manque de sex-appeal. C’était quelque chose. Et c’est là que le destin intervient : au moment de partir, elle tombe sur le Dr Evans, celui qui les fait toutes fantasmer, et il lui… vomit dessus ?

Il fait en effet une crise d’allergie à cause du parfum de Nancy Donatti et a besoin de partir bien vite lui aussi. Seulement, voilà, il n’est pas en état de rentrer chez lui. Elizabeth se propose donc de le ramener, ce qu’il ne comprend pas, parce qu’elle le déteste. Ah, c’est si parfait comme rencontre. On est dans la romcom de base à ce stade. Elle le ramène chez lui et la glace est brisée entre eux assez vite. Il s’excuse d’avoir imaginé qu’elle était une secrétaire – pourtant, il n’y a rien de mal à ça – et elle finit par lui expliquer qu’il s’excuse pour les mauvaises raisons, ne se rendant pas compte qu’il prend tout pour acquis et qu’il n’est qu’un homme fragile.

À ce stade, ça semble s’écrire tout seul tant c’est simple comme mise en scène. Il s’excuse une nouvelle fois, lui explique qu’il était au concours juste pour lui apporter l’ingrédient qu’elle avait voulu voler, puis il lui demande le talent qu’elle aurait montré – de la chimie, évidemment. Et de l’alchimie, il y en a entre eux, c’est évident. Toutefois, Elizabeth rentre vite chez elle et on en reste là pour l’instant.

Calvin

Comme nous sommes dans une série, il faut aussi une intrigue secondaire qui nous éloigne bien vite de cette intrigue principale. À force de regarder des films, je me rends compte que je suis de plus en plus matrixé et que ça m’embête presque, d’ailleurs. J’aurais préféré continuer sur la même histoire. L’intrigue secondaire nous introduit les voisins d’Evans, et c’est une bonne chose : la voisine, Harriet, maman de deux enfants, est jouée par Aya Naomi King. On découvre qu’elle s’oppose au tracé d’une route qui détruirait son jardin, il y a évidemment un fond de racisme dans ce projet, mais Evans est un allié qui accepte de s’occuper de ses enfants en babysitting.

Vraiment, il est loin de l’arrogant connard qu’on l’imaginait être. Et ça ne fait que continuer dans la suite de l’épisode, évidemment. Après une scène où Elizabeth est terrifiée par son boss qui la renvoie, en flashback, à ce qui ressemble fort à une agression sexuelle quand elle était étudiante (arf), nous retrouvons donc Evans et Elizabeth à la cafétéria. Et bordel, ça donne faim ! En effet, Elizabeth a préparé des lasagnes, pour la 78e fois, et ils ont l’air absolument parfaits.

Ce n’est pas son avis : elle n’aime pas trop l’émulsion du fromage – mais franchement, la chimie et la cuisine, ce ne sont pas mes domaines de prédilection. J’aime manger, m’enfin, je ne suis jamais les recettes à la lettre, alors m’imaginer entrer dans le détail à ce point… Nope, non merci, très peu pour moi. En tout cas, ça fascine Evans de découvrir ce passe-temps pour Elizabeth. Parce que oui, ce n’est qu’un passe-temps : son cerveau brillant est utile ailleurs, quand elle cherche à comprendre comment on passe d’une soupe d’atomes à des interactions sociales complexes.

Très vite, les deux personnages se découvrent donc un important point commun et passent dès lors bien des midis ensemble. Elizabeth fait la cuisine chaque jour (bonjour la charge mentale) et mange avec Evans, parlant de recherches scientifiques. C’est intéressant de voir que ça se fait bien naturellement. Ce qui n’est pas naturel pour Evans. Calvin Evans, autant lui donner son prénom maintenant qu’il est amoureux d’Elizabeth et qu’il est important pour elle aussi.

Il l’est suffisamment pour qu’elle ose lui expliquer ce qu’est le sexisme et pourquoi elle ne peut être une scientifique de renom à cause de son sexe qui l’empêche de gravir les échelons. Non, elle se contente de devoir préparer du café pour les scientifiques de son laboratoire… Cela gêne grandement Calvin qui propose aussitôt à Elizabeth de parler à leur boss pour qu’elle se retrouve à bosser pour lui. L’idée ? Elle bosserait avec lui officieusement, suivant ses recherches comme elle l’entend puisque ça aide celle de Calvin, mais sur le papier, officiellement, elle serait toujours technicienne de labo.

Vinyle

Calvin insiste toutefois pour dire qu’elle pourrait en définitive publier en son nom ses recherches, changeant alors les yeux du monde à son égard. Elle accepte donc… Et les deux se rendent compte que changer le monde n’est pas si simple : Donatti, le patron (et donc le mari de Nancy, je suppose ?), n’apprécie pas trop de voir Calvin lui imposer sa décision (et lui faire au passage un cours sur le sexisme) alors il le menace de le virer en cas d’échec de son projet ; Miss Frask, la secrétaire en cheffe en charge du concours et du labo de Calvin, est obligée d’expliquer à Elizabeth que Calvin voit sûrement en elle autre chose qu’une simple collègue.

Le pire ? Elle a raison : c’est évident qu’il y aura plus que des relations de travail entre eux. Cela dit, l’un comme l’autre feint face à l’autre que tout s’est bien passé. Aussi déterminés soient-ils à faire en sorte que tout se passe bien, ce n’est toutefois pas le cas : la cohabitation dans le même laboratoire est difficile pour eux. Ils n’aiment pas la même ambiance de travail, dirons-nous. Toutefois, ils prennent le temps de communiquer sur ce qu’ils aiment l’un et l’autre. La scène est vraiment sympa quand Elizabeth se lance à expliquer qu’elle aime une musique prévisible, contrairement à Calvin. Celui-ci prend donc la décision, le lendemain, d’alterner les vinyles qu’ils écouteront. Ah, c’est sexy le compromis, non ? Plus que le slip qui traine dans son laboratoire, en tout cas. Nous suivons donc les personnages qui apprennent à travailler ensemble, à avoir des intentions l’un pour l’autre, à se corriger l’un l’autre… À devenir partenaires, quoi.

Assez vite, Elizabeth se rend compte qu’elle est en train de craquer pour lui, par contre. C’est assez évident, et ça se voit à son sourire niais autant qu’au fait qu’elle finit par cramer son dîner quand elle est au téléphone avec lui. Elle est de plus en plus dérangée quoi, et ça finit mal : le lendemain, Calvin débarque au laboratoire tout heureux d’avoir fait une percée dans ses recherches pendant qu’il courait. Il ferme donc la porte derrière lui, et c’est une mauvaise chose. Elizabeth se sent aussitôt mal et est forcée de partir en courant de la pièce, expliquant que c’était une mauvaise idée de bosser ensemble. Et clairement, Calvin ne peut pas comprendre ce qu’il se passe. Ah, c’est frustrant, et c’est 100% le cliffhanger de l’épisode.

Lasagnes

Sept ans plus tard, on en revient alors à l’émission de télévision vue en début d’épisode. Elizabeth y préparait des lasagnes… Et pour la première fois à la télévision, Elizabeth a cramé quelque chose. Toute la foule est surprise, mais elle retombe malgré tout sur ses pieds, avec un très joli discours final sur les échecs qui peuvent parfois arriver – en science comme en cuisine. Bordel, c’est un personnage fascinant, et cette conclusion sur les enfants qui doivent mettre la table car la mère a besoin d’une pause ? C’est mieux que Super Nanny !

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