Severance – S01E07 – Defiant Jazz – 17/20

Je dois bien avouer que je suis lancé dans le visionnage de la série et que j’ai à présent du mal à m’arrêter, je sens que je vais bingewatcher jusqu’à la fin. Le rythme est à présent excellent, avec juste ce qu’il faut pour maintenir devant l’écran à chaque fois. J’aime beaucoup les différentes intrigues de la série, chacune apporte une pièce du puzzle et une bonne dose de mystère. C’est bien foutu, vraiment.

Spoilers 

Mark rencontre Reghabi, mais aussi Graner…

We’ll finish what Petey started.

Graner

Je suis content que l’épisode ne perde pas trop de temps et nous ramène dès le départ au cliffhanger qui voyait Mark rencontrer Reghabi. Celle-ci le fait traverser la fac, déserte de nuit, et lui explique qu’elle est celle qui a fait la procédure à Petey pour désactiver sa puce. Elle lui explique aussi que Petey aurait pu vivre s’il n’avait pas eu peur de ses premiers symptômes.

Bref, Reghabi est un personnage-clé qui a plein de réponses. Elle a aussi de grandes théories sur les innies, qui sont comme des enfants à ses yeux : l’innie de Mark n’a que deux ans après tout. C’est un personnage très surprenant, qui a plein de réponses et propose à Mark de fusionner ses deux personnalités.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée de Graner, qui n’est pas une surprise puisqu’il était question qu’il vienne à la fac dans l’épisode précédent. En revanche, il n’était pas du tout question que la série se débarrasse de lui si vite. Pourtant, Reghabi le surprend et l’assomme avec une batte, avant de lui donner plusieurs coups et de le faire bien saigner.

Le tout se passe devant un Mark plus que confus de voir celui qui se présentait comme un collègue et ami être cogné de la sorte. Malgré tout, il accepte d’aider Reghabi à déplacer le corps, se retenant de vomir comme il peut. On aimerait tous avoir une Reghabi pour nous aider à gérer les situations stressantes, franchement : elle fait les choses avec beaucoup d’efficacité. Elle file ainsi à Mark le pass de sécurité de Graner, en assurant que son innie saura quoi en faire, puis lui ordonne de se barrer. Bon, Mark vomit en chemin, ça ne me paraît pas être son idée la plus brillante, mais j’imagine que ce n’est pas si simple de se retenir quand quelqu’un est en train de se faire tuer devant vous.

En tout cas, Mark rentre paniqué chez lui et suit les ordres de Reghabi, se débarrassant de ses vêtements dans un sac poubelle – même de ses chaussettes. Pourquoi les chaussettes alors qu’il avait des chaussures montantes ? Bref, on s’en fout. Ce qui compte, c’est qu’Alexa le surprend en caleçon dans sa cuisine et cherche à en savoir plus sur l’endroit où il était.

Cet abruti a pour premier réflexe de lui mentir, ce qui ne passe pas du tout quand elle révèle qu’elle est réveillée depuis une heure. Finalement, il se débarrasse d’elle, ce que j’ai trouvé triste : il lui dit donc qu’il a peut-être envie qu’elle se barre parce que tout ça, c’est beaucoup pour lui…

Le lendemain, il se débarrasse de son sac poubelle plus tôt que d’habitude, ce que Mrs Selvig constate aussitôt. Elle est si cinglée. Elle me fait penser aux voisins du Truman Show, en fait.

Milchick

Pendant ce temps, à Lumon, Milchick commence tôt la journée, pour avoir le temps de checker ce qui a été fait durant la nuit et de récupérer la carte volée par Dylan la veille. Il lui a indiqué l’avoir mis dans les toilettes, alors Milchick la retrouve vite. Il l’apporte rapidement à Burt, avant de lui ordonner de se remettre au travail – tout en promettant au passage une récompense. Souffler le chaud et le froid, à la manière de Lumon, quoi.

La journée de Milchick commence à peine, mais elle est déjà bien remplie. Il doit ensuite s’assurer d’être présent pour l’arrivée de Dylan au travail. Il lui indique donc que la procédure de la veille est parfaitement normale, mais fait surtout en sorte d’être certain que Dylan ne parle de rien à ses collègues. Il refuse aussi de lui donner le nom de son fils. Cela me parait une sacrée mauvaise idée. L’ignorance a des bienfaits, je veux bien, mais ça ne peut que ronger Dylan de ne pas savoir ça et de ne pas en savoir plus sur son enfant.

Une fois que Dylan est installé à son poste de travail, Milchick se débrouille pour aller chercher chacun de ses collègues à l’ascenseur, et pour cause : de nouvelles mesures sont mises en place désormais, avec notamment la maintenance qui a changé les portes du bureau. Nos héros sont donc enfermés pour la journée.

Et l’Enfer, c’est les autres. Dylan est plus grognon que d’habitude, s’énervant même contre Irving, qui est lui-même inquiet comme jamais pour son amant. Pour détourner cette attention bien morose, Milchick propose donc de fêter les 75% de réussite d’Helly (finalement, 73) et d’organiser une petite fête dansante. C’est la procédure MDE : ils ont cinq minutes pour danser sur du jazz car c’est ce que Kelly a décidé.

Elle a aussi droit à une maraca et un éclairage tout spécial. C’est un grand wtf cette série. Helly est riante, souriante, de bonne humeur… Et ? Pourquoi ? Elle voulait se suicider deux jours plus tôt, tout de même, qu’y a-t-il de si drôle à voir Milchick danser ? Les acteurs s’éclatent, en tout cas, c’est très clair.

Par contre, Dylan refuse de profiter de ce moment festif, préférant continuer de travailler. Marc, lui, découvre le pass de Graner dans sa poche et… toute la fête change totalement d’ambiance. Dylan pète subitement un câble contre Milchick, décidant de lui sauter dessus et de le mordre jusqu’au sang. Voilà qui met un terme au moment de danse exceptionnel, hein.

Selvig

En parallèle de tout ça, Cobel vit sa meilleure journée en tant que Miss Selvig. Elle passe donc du temps avec Devon pour l’aider à s’organiser dans sa vie de nouvelle maman. Elle explique à Devon comment gérer l’allaitement, par exemple. Si elles s’amusent bien, ça tourne vite au désastre : Devon se confie à sa nouvelle amie. Bordel, elle joue bien Patricia Arquette, c’est terrifiant. Elle s’arrange donc pour détourner les soupçons de Devon qui pense tout comme moi que la femme rencontrée il y a deux épisodes pourrait bien être dissociée, elle aussi.

Le plan

Milchick, qui ne voulait rien dire de tout ce qu’il s’est passé avec Dylan à Cobel, de toute manière absente toute la journée, se retrouve bien con quand Dylan le mord, en tout cas. Il se barre énervé, pensant enfermer les personnages ensemble. Ce n’est pas le cas : Mark a la carte de Graner. Bon, il faut attendre encore une minute ou deux avant d’en arriver à cette révélation, le temps pour Dylan d’expliquer à ses collègues qu’il a un fils et qu’il existe une procédure nommée « Astreinte externe » pour les réveiller chez eux.

Helly a aussitôt l’idée de partir en exploration dans Lumon et de se servir de ça pour découvrir qui est sa vraie personnalité, en se réveillant en-dehors de l’entreprise. Bref, heureusement que Mark a une carte. Le plan est rapidement mis en place par toute l’équipe en tout cas. Ils décident d’utiliser le pass de Graner pour sortir du bureau où ils sont et se rendre dans celui de Graner.

Dylan reste dans le bureau pour les couvrir, Irving abandonne vite ses amis pour aller voir si Burt va bien et Mark se retrouve donc avec Helly pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la salle de sécurité, repéré un an plus tôt par Petey. La salle de sécurité est digne de l’expérience Dharma de LOST, avec de vieux moniteurs et des boutons dans tous les sens. Et surtout : la salle est déserte, confirmant qu’il n’y avait que Graner pour les surveiller.

Helly se précipite sur les guides et protocoles, alors que Mark se concentre sur les écrans. Cela lui permet de constater que Cobel est en train d’arriver dans le bâtiment. C’est gênant comme tout : il a peur qu’elle vienne directement dans cette salle. En vérité, Cobel est interrompue : son intermédiaire vers la hiérarchie débarque pour lui annoncer la mort de Graner. C’est déroutant comme tout pour elle, évidemment, mais ça lui permet d’avoir enfin une occasion de rencontrer le conseil au-dessus d’elle : elle leur annonce que la procédure Severance n’est pas irréversible et qu’elle a des preuves, mais elle veut les rencontrer en personne pour leur prouver. On le lui accorde : elle devra se rendre à un gala de la famille Eagan.

Irving

De son côté, Irving parvient à se rendre au département O&D pour mieux être perturbé par ce qu’il y trouve. Milchick a bien organisé une surprise à Burt : sa fête de départ en retraite. Le message de son outie est effroyable, à affirmer qu’il se souviendra de chacun de ses collègues même s’il ne les connaît pas, et Irving est dépité de ce qu’il se passe. Il comprend que Burt va mourir – en tout cas, celui qu’il connaît.

Irving pète un câble sur Milchick et sur les employés d’O&D, mais est vite interrompu par Milchick lui-même. Alors que ce dernier, à qui on vient de reprocher de ne pas avoir la procédure Severance, ordonne à Irving de retourner dans son service, Burt parvient à s’assurer que son crush du moment puisse rester à sa fête d’adieu. C’est terrible cette procédure Severance, sincèrement. Leurs adieux sont observés par Milchick qui s’assure qu’on en reste à une poignée de mains.

Irving peut alors retourner à son bureau, le cœur brisé. La chanson choisie est déprimante et digne d’un enterrement (je ne connaissais pas Paul Anka, en plus), mais cela permet à Irving de revenir dans son bureau avec une rage nouvelle. Il souhaite détruire complètement Lumon, ce qui correspond à peu près au plan de Mark et Helly de toute manière. Ces derniers sont revenus auprès de Dylan et ont trouvé comment faire pour réactiver leur innie hors de Lumon. Il faut en revanche être deux à rester à Lumon pour cela. Oups.

Cliffhanger

Le soir, Mark rentre chez lui et se bourre complètement la gueule. Il demande à Alexa de revenir chez lui pour récupérer son téléphone qu’elle a oublié chez lui. Elle n’est pas franchement ravie et ne souhaite pas s’éterniser. Je la comprends. Mark a l’air complètement fou, sincèrement. En plus, il décide de déchirer une photo de Gemma, persuadé que c’est le problème entre eux. Oh la pauvre. Elle abandonne donc Mark, qui la suit en plein milieu de la route pour tenter de la retenir. Mais à quoi s’attendait-il ?

J’ai du mal à comprendre ce personnage quand il est l’outtie. L’innie est plus simple à comprendre. Pour l’instant, on suit toutefois un Mark qui regrette Gemma et qui regrette avoir découpé la photo de ex-femme aussi. C’est frustrant de sentir qu’on approche de la fin de l’épisode, en tout cas, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup, beaucoup plus. En attendant, Mark décide de scotcher à nouveau la photographie de Gemma.

Le cliffhanger est alors très efficace : il met tellement de temps à scotcher la photo, le visage est tellement caché qu’on s’en doute… Sa femme, on la connaît déjà : il s’agit de Miss Casey. Oh le bordel ! J’ai vraiment hâte maintenant de voir combien de temps Mark mettra à le savoir. Pour l’instant, tous les twists de la série nous sont réservés et Mark n’est au courant de rien de ce que l’on sait. C’est particulièrement frustrant.

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Severance – S01E06 – Hide & Seek – 17/20

Le mystère continue de s’épaissir à chaque épisode, mais bizarrement, j’ai l’impression que les pistes proposées par cet épisode permettent de commencer à y voir un peu plus clair. C’est mieux que rien d’avoir un semblant de lucidité sur les nombreux éléments flous de la série. En espérant que les pièces du puzzle s’emboîtent davantage désormais que la fin de saison approche. Enfin, il reste un tiers de la saison, cela dit.

Spoilers 

Cobel et Milchick veulent empêcher que les employés de Lumon partagent leurs informations.

Maybe love transcends Severance.

Cobel

De manière surprenante, l’épisode commence par une Cobel qui s’apprête à se mettre au lit. Eclairée à la bougie et avec un look digne de La Petite maison dans la prairie, j’ai l’impression de découvrir un tout nouveau personnage, encore. Nous la voyons, avant d’aller au lit, prier devant un autel avec des photos, des seringues, une étiquette Charlotte Cobel et un portrait de Mr Eagan (je suppose). Elle reçoit également un appel qui lui indique que la puce de Petey a été trafiquée par une certaine Reghabi. Le problème ? Reghabi bosse pour Lumon.

Chez lui, Mark se rend une fois de plus au sous-sol pour retrouver le portable de Petey. Que lui arrive-t-il soudainement pour y revenir ? Pourquoi n’est-il pas plutôt auprès de sa nièce, franchement ? Bon, il sort finalement de chez lui pour jeter le téléphone.

Lumon

À Lumon, nous retrouvons Burt et Irv dans une sorte de serre. Les deux n’en finissent plus de se draguer, franchement. Après les petits touchers de main des épisodes précédents – et Dylan qui a clairement compris l’attirance entre ces deux -là – les voilà donc qui se retrouvent à pouvoir se prendre la main au milieu d’une pièce pleine de plantes.

Ils sont tout de même embêtés par le protocole qui suggère que les romances entre employés ne sont pas les bienvenues. Il n’en faut pas plus pour qu’ils décident qu’il est possible de s’embrasser tant que ce n’est pas romantique… Sauf que ce n’est pas quelque chose qu’Irving se sent prêt à accepter pour l’instant. Un petit câlin de têtes suffira donc pour aujourd’hui.

Il n’empêche qu’Irving retourne ensuite auprès de ses collègues pour les convaincre qu’ils devraient tous retourner à O&D désormais. Helly est aussitôt motivée, espérant que ça puisse être la pièce suivante du puzzle. Mais de quel puzzle, au juste ?

Le truc, c’est qu’Irving n’est toujours pas prêt à faire la cartographie et que Dylan reproche rapidement à Mark de flirter avec Helly. Le changement de caractère d’Helly est tellement visible et les sourires de Mark si surprenants que je comprends le questionnement qui s’impose. Il n’empêche que c’est vite lourd quand Dylan demande ensuite à Helly si elle a couché avec Mark.

La conversation est de toute manière interrompue par Mark lui-même. En effet, il revient du détour de Cobel en étant sacrément énervé. Il s’y rendait pour avoir des nouvelles de Miss Casey, mais il a surtout obtenu une nouvelle brimade de la part de Cobel. Cette dernière lui révèle certes que Casey est en break room, mais elle insiste surtout sur le fait qu’ils ont de trop mauvais résultats dans son service et qu’il est temps de s’y remettre. Mark tente bien de protester un peu, mais la colère de Cobel et son ton sec pour affirmer qu’il faut servir Kier ne laissent pas trop de place à la protestation.

Rapidement, on se retrouve donc avec Mark qui engueule son service, parce qu’il est forcé de le faire, mais qui change tout aussi vite d’avis. Il sait que Cobel abuse, il trouve Lumon mystérieux lui aussi et veut en savoir plus. Par conséquent, il accepte la proposition d’Irving de retourner à O&D, alors même qu’ils sont censés être interdits de retourner dans les couloirs désormais.

Cobel est dépassée par les événements et met aussitôt Milchick sur le coup, mais c’est trop tard : tous nos héros sont désormais dans le service O&D. Les employés de Lumon qui se rencontrent pour la première fois sont tous sur la défensive, hésitant à répondre aux questions des autres sur les services respectifs.

Avec cette histoire de bébé chèvres et d’arrosoirs désormais, il est sûr que Lumon apparaît de plus en plus mystérieux. En plus, on leur dit que leur boulot est supposé être l’illumination pour tous, mais ils sont laissés dans l’obscurité des détails du travail qu’ils fournissent. Oh. La série part dans de grands discours d’un coup, avec un Mark qui paraît soudainement leader d’une véritable révolution.

Cela ne plaît pas à Milchick qui débarque aussitôt pour les interrompre et les raccompagner à leur service, où Cobel attend ses employés pour… Pour… Chanter un hymne à la gloire de Kier ? Mais elle est complètement allumée ! On se retrouve avec une véritable vénération de Kier, ça fait peur tant de dévotion d’un coup. Bien sûr, elle envoie ensuite Mark en breakroom. Mark ne proteste pas, semblant parfaitement conscient de ce qui est en train de se dérouler.

Cela va peut-être permettre d’en savoir un peu plus sur la breakroom. Mark y croise Miss Casey qui est justement en train d’en sortir… et une fois de plus, l’épisode coupe au moment d’entrer en breakroom. Moi qui espérais en savoir plus, je suis servi, vraiment.

Alexa

Dans son quotidien hors du boulot, Mark continue, contre toute attente, de voir Alexa, la sage-femme de sa sœur. Un autre rencard après le premier catastrophique et l’accouchement de la sœur de Mark ? Elle doit avoir une vie bien misérable Alexa pour s’obstiner comme ça. Elle lui pose en plus des questions sur Gemma, son ex, avec qui Mark aurait pu vouloir des enfants, non ? Mais qui es-tu Alexa ? Elle est trop parfaite pour être réelle. Et puis, elle a le nom d’une IA Amazon, hein, ça ne m’aide pas à lui faire confiance.

Cette fois-ci, cependant, le rencard se passe bien. Au moment de l’interrompre, Mark propose même de le prolonger en se rendant au concert de June. Il voit sur un mur un flyer du groupe de la fille de Petey et décide de proposer à sa nouvelle copine de s’y rendre. C’est étrange comme décision. Et c’est étrange comme groupe : son titre-phare clame sa haine de Lumon. Pourtant, Mark et Alexa rentrent rapidement dans le délire et hurlent les paroles – un bon vieux « fuck you, Lumon ».

Mark présente ensuite June à Alexa, tous les deux complimentent June sur un groupe de musique pas fifou et… Alexa décide de terminer la nuit en embrassant Mark. Et en couchant avec. Bordel. Cela perturbe évidemment Mark, qui finit par se réveiller et retourner fouiller les poubelles, à la recherche du téléphone de Petey. Il parvient à le rallumer et, quand il sonne, il décide finalement de l’allumer. La voix qui décroche est celle d’une femme, qui connaît l’identité de Mark et lui demande de le rejoindre, au beau milieu de la nuit.

Le lieu de rendez-vous ? La fac, bien sûr. Bon, je dis « bien sûr », mais je n’ai pas encore développé ici pourquoi c’est évident…

Devon

De manière très surprenante, l’épisode nous propose aussi de nous reconcentrer sur Devon. Elle promène son bébé au beau milieu d’un parc enneigé et retombe sur la femme enceinte de l’épisode précédent. Elle aussi a accouché. Seulement, elle voulait appeler son bébé William et voilà maintenant qu’elle révèle qu’il s’appelle Bradley. Comme elle n’a pas l’air de reconnaître Devon quand elles se croisent, je me demande sincèrement si elle n’a pas elle aussi une puce Severance.

La question se pose d’autant plus quand Devon fait quelques recherches sur Internet pour en savoir plus sur sa nouvelle amie. Elle découvre ainsi que le mari de celle-ci est un sénateur qui exprime tout son soutien à la procédure Severance. Comme par hasard.

Elle est interrompue dans ses recherches par… Miss Selvig. Comme par hasard. La voisine envahissante de Mark se propose comme babysitter et est vite embauchée par les nouveaux parents qui galèrent clairement avec leur nouveau rôle de parents. Ah, Miss Selvig ou Cobel fait bien trop peur à mon goût.

Durant la soirée, Graner vient également chez elle pour l’informer qu’il pense avoir retrouvé Reghabi, dans un vieux laboratoire de la fac. Bien sûr, c’est donc Reghabi que Mark rencontrerait en fin d’épisode.

Dylan

Contre toute attente (décidément, dans cet épisode !), nous en découvrons plus sur la vie de Dylan hors du travail. C’est la première fois qu’on s’éloigne autant de Lumon sans pour autant suivre Mark : Dylan se réveille dans un placard où Milchick l’engueule parce qu’il s’est rendu compte qu’il avait volé une image dans le département O&D. Il s’agirait d’informations confidentielles (pourtant, non ?) hautement problématiques, ce qui justifie que Milchick se soit déplacé jusque chez Dylan.

C’est terrible, et ça l’est d’autant plus quand ils sont interrompus par… le fils de Dylan. Celui-ci découvre donc qu’il a un enfant, juste avant que Milchick ne fasse réactiver sa puce. Il y a donc un interrupteur on/off qui permettrait de la faire fonctionner à distance ? C’est très différent de ce qu’on en savait jusque-là, avec une portée a priori délimitée à un espace géographique.

Et sinon, durant la nuit, l’équipe de maintenance fait un gros travail pour tout changer aux installations de l’immeuble. J’imagine que le but est de séparer à nouveau les services.

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Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des intrigues classiques avec des petits twists à la 2024 dans les détails. Histoire de, on est quand même sur une série qui se veut moderne dans le ton, à défaut de l’être dans le format. Et ça me va, je crois.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur la disparition d’un certain Lucas, mais ça prend une tournure inattendue quand la magie s’en mêle.

Oh my Merlot.

J’ai décidé de moins me prendre la tête sur ce genre de séries, comme vous savez, alors ne vous étonnez pas qu’elle soit complètement déstructurée : je vais juste compiler mes notes sans développer plus que ça. Il faut dire que côté écriture, on ne se prend pas la tête non plus : c’est bien simple, Max apporte tout l’humour de l’épisode, une fois de plus et le reste semble s’écrire tout seul. C’est plutôt bon signe et gage de qualité : l’intrigue est simple et efficace, les acteurs ont tous des visages déjà vus ailleurs et l’ensemble fonctionne bien.

L’enquête de la semaine concerne la disparition de Lucas, un cuisinier. Pendant que Cole mène l’enquête normalement dans le magasin de Lucas – on sent vers quoi ça se dirige, non ? – Max se déguise une fois de plus. Cette fois-ci, elle se fait passer pour une sorte de future ménagère avec un bob qui ne lui va pas tellement, et hop, elle récupère des infos devant la boutique. Simple comme bonjour, cette enquête.

Cela les mène naturellement vers une cheffe cuisto qui veut prendre ses décisions malgré son patron et mec qui gère le restaurant, en théorie. La cuisto est devenue végétarienne, transforme tout le restaurant et s’attire les soupçons de nos enquêteurs en étant énervée dès qu’elle parle de Lucas. Elle n’est qu’une boule de nerfs hyper énervée d’à peu près tout durant l’épisode, en vrai.

Son mec ? Il est l’exemple typique du type propre sur lui qu’on ne peut que soupçonner et qui attire bien les soupçons lui aussi. Il s’énerve non sur sa meuf, mais sur Pam, une nana qui est sa voisine et qui a perdu son loup. C’est vrai, on a tous des loups domestiques à portée de main. Bon, on comprend le proprio qui s’énerve de voir ses clients effrayés par un loup en liberté, surtout quand l’enquête mène finalement Max et Cole au cadavre de Lucas. Voilà qui est fait. Je m’attendais à ce qu’on nous dise que quelqu’un vende de la bouffe humaine, mais le cadavre est à peu près complet.

Bien sûr, les premiers soupçons se portent sur le loup, mais Pam affirme que son loup ne ferait jamais ça, surtout que ses loups connaissent Lucas. Mouais. L’enquête a aussitôt lieu et mène nos inspecteurs à chercher la trace du loup. Ils sont ainsi capables de retrouver le van de Lucas, ce qui leur donne la piste d’un autre suspect, un prof de bio tout stressé par la réunion parents-profs – ou par le meurtre de Lucas.

Max remarque aussitôt qu’il nettoie ses lunettes chaque fois qu’il est question de Lucas. Finalement, l’enquête les pousse à examiner le passé de tous ces adultes qui allaient au même lycée si on en croit des photomontages franchement ratés. Je ne comprends pas. Même moi, je suis capable de faire de meilleurs montages en moins d’une heure, comment peut-on se contenter de cette qualité ? Qu’importe, parce que l’intrigue prend une tournure inattendue et bien trop drôle : Max et Cole se font voler des vêtements et suivent la voiture du voleur.

Cela les mène dans une forêt de nuit où ils tombent sur… un rituel de magie. Aha. Le début de l’épisode nous informait déjà que ça prendrait cette tournure avec la caravane de Lucas, mais c’est excellent : tous les suspects de notre duo sont réunis pour jeter un sort sur les vêtements qu’ils viennent de voler. Leur but ? Empêcher le duo de découvrir ce qu’ils ont fait. Voilà qui est raté. Bref, le duo découvre surtout que les trois sorciers couchaient avec Lucas – la monogamie, c’est surfait d’après eux.

Cela dit, ça ne résout pas tout à fait le meurtre. On sait juste que Lucas voulait finalement se faire à la monogamie et arrêter de s’amuser avec ses trois amants. Pour résoudre le meurtre, il faut retrouver rapidement le loup en interrogeant une des amantes de Lucas, puis découvrir un tunnel suspect qui mène directement dans la cave du restaurant du type propre sur lui qui vient de virer sa cuisto végétarienne.

Il avait le look du type détestable et riche. Ou riche et détestable. Ou détestable parce que riche. Bref, on s’en fout : le type ose braquer un flingue sur un policier et menace de s’en débarrasser. C’est con, parce que malgré un flingue qui tire correctement, il se laisse finalement piéger par Max. Avec beaucoup d’humour, elle amène les touristes venus visiter les vignes du riche directement dans la cave, assurant que ce qu’ils voient est une recréation d’un événement spécial qui s’est déroulé sur le domaine. L’arrestation a ainsi le mérite d’être hilarante. Je sais, c’est too much, mais c’est le personnage de Max, alors ça ne surprend pas. Et même, je trouve que c’est plutôt efficace.

L’écriture est vraiment fluide. C’est over the top à chaque fois, mais juste ce qu’il faut pour que ça passe tout de même. Bien sûr, en plus de tout ça, l’épisode n’oublie pas que nous n’en sommes qu’au début de la série. L’équilibre est déjà trouvé cependant, il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches à faire sur le ton : Max se moque de ses collègues qui ne sont pas Cole, fait de l’humour tout du long et pousse Cole à se confier un peu plus sur lui-même. Pour cela, on passe par la lourdeur d’un manuel de « team building ». Max est 100% pour l’idée d’une équipe avec Cole et ne comprend pas son mutisme face aux collègues qui n’arrêtent pas de se foutre d’eux.

Pour la défense des autres flics, il y a de quoi se foutre d’eux quand les suspects qu’ils ont sont des sorciers. Pourtant, il n’y a jamais aucun doute : il est évident dès le départ que le duo va les ridiculiser en résolvant le meurtre. En attendant, on a droit à un épisode où Cole et Max apprennent à travailler ensemble et se font peu à peu au caractère l’un de l’autre. Par moments, j’ai l’impression que c’est surtout à Max de s’adapter au caractère lunaire et changeant de Cole. Autant les scénaristes écrivent le personnage de Max de manière bien consistante – elle se fout de tout, apporte de l’humour non stop – autant Cole change parfois du tout au tout d’une scène à l’autre niveau caractère. Bon, il est toujours un peu grognon, cela dit ; mais parfois, il se fait à la présence de Max et rentre dans son jeu, parfois pas du tout.

Sinon, la série est claire désormais : son fil rouge sur les parents de Max attendra un bon moment. On nous en parle brièvement dans l’épisode, on nous confirme que la relation entre Max et son père est top (mais bon, on se doute qu’il ne paie pas l’acteur juste pour une scène au téléphone dans chaque épisode, faudra bien qu’il se passe quelque chose dans son intrigue !) et elle termine l’épisode en rappelant que ses parents n’étaient pas de mauvaises personnes. Pour le reste, eh bien, il faut attendre. Ce n’est pas un problème : la série parvient à accrocher, je trouve.

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Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour l’instant, elle se contente de faire son travail sans marquer les esprits plus que ça. Elle a besoin de trouver son équilibre… comme beaucoup de séries qui en sont à leur épisode 2, cela dit.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur le meurtre d’un agent sportif.

No one was put on this Earth for only one thing.

L’épisode démarre avec une affaire banale de vol de colis qui conduit Max et Cole vers quelque chose de plus sinistre. Avant d’en arriver là, bien sûr, il faut nous réintroduire les personnages. Si la première scène où ils sont chacun sur un bateau n’est pas dingue, j’ai adoré voir comment ils gèrent la jalousie des collègues de Cole, apportant une touche d’humour bienvenue à l’épisode. En vrai, Max s’intègre plutôt mal au commissariat avec son déguisement de détective.

Envoyé pour parler des vols de colis, le duo découvre finalement un cadavre, ce qui lance toute une enquête sur laquelle ils ont le lead. Pas crédible, mais bonne idée pour lancer la série, il fallait bien quelque chose pour justifier que Max puisse se retrouver à enquêter comme une flic. Ils se retrouvent ensuite sur la piste d’une star du sport, d’agents véreux prêts à tout et d’un trafic de résultats médicaux mettant en danger une athlète sur le point de battre un record de boxe.

Les thématiques abordées sont sympa (on sent qu’on est en 2024 quand même dans les réflexions féministes l’air de rien) et permettent à Max de se déguiser à plusieurs reprises. J’ai eu un petit coup de coeur sur la secrétaire là… Dommage de ne pas avoir de conclusion à cette intrigue. En tout cas, on comprend quel sera grosso modo l’atout de Max dans les enquêtes : elle ose tout, indépendamment des protocoles, et se fait en permanence passer pour qui elle n’est pas afin de récolter des informations. Pas sûr que ça tiendrait ensuite dans un procès, mais bon, tout le monde finit toujours par avouer de toute manière.

C’est bien simple : Vanessa Morgan, dans le rôle de Max, est définitivement la star de la série, ce qui est un peu con quand il y a deux stars au générique. D’ailleurs, c’est un générique beaucoup trop long. C’est sympa d’en avoir un, mais dommage qu’il dure un peu trop longtemps – il n’y a que deux acteurs à présenter si on les croit. Et une seule vaut vraiment le détour sur ces deux premiers épisodes : le personnage de Vanessa Morgan porte l’épisode avec ses répliques cinglantes et ses références culturelles.

Par contre, le personnage de Cole va vraiment avoir besoin d’un développement pour les prochains épisodes, car pour l’instant ce n’est pas dingue. Autant Max a son serviteur pour la servir et apporter de l’humour en changeant de villa à chaque épisode, autant le bateau de Cole, on en a déjà fait le tour et le voir parler avec son chat, ça va être gênant.

Ceci étant dit, Max, malgré son humour, peut elle aussi parfois m’agacer, surtout quand elle outrepasse les limites, comme lorsqu’elle récupère des preuves sur une scène de crime ou qu’elle se fait passer pour une journaliste avec un accent pourri.

L’enquête en elle-même reste intéressante. C’est très prévisible, mais c’est sympathique : évidemment, durant l’enquête, il y a un moment où l’enquête semble résolue mais Max est sûre que ce n’est pas fini. Il va de soi que Cole insiste pour lui dire qu’il faut s’en tenir aux protocoles et il va de soi que non. Finalement, l’épisode se dirige tranquillement vers un happy end, avec aussi le message répété trois fois que personne ne vient sur Terre pour une seule chose.

Côté intrigue principale en fil rouge, on aperçoit brièvement le père de Max, laissant présager plus pour les prochains épisodes… mais je trouve que c’est trop peu pour un second épisode, surtout qu’il n’y a que dix épisodes annoncés. Quitte à avoir annoncé un fil rouge, ça aurait été bien de le répartir sur tous les épisodes de la saison, je trouve.

Cela dit, j’ai apprécié la façon dont Max règle le problème initial du vol de colis et je suis content que ça ne soit pas sacrifié au profit du fil rouge. Ce qu’on aurait pu sacrifier, en revanche, c’est la scène finale qui nous instaure un « will they/won’t they » usé jusqu’à la corde et dont je n’ai rien à battre. En vrai, j’espère même qu’ils ne coucheront jamais ensemble Max et Cole !

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