Wild Cards – S01E07 – Con with the Wind – 14/20

Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on a connu pire. C’est sympathique, ça fonctionne mais ça sera vite oublié. Pour autant, ça fait plaisir de retrouver les personnages que j’aime bien. Et ça, c’est une réussite pour la série.

Spoilers 

Max & Cole mènent l’enquête… avec Georges, libéré quelques jours pour son anniversaire.

Fine, I need you Max.

L’anniversaire

Ah, ça y est la série veut se concentrer sur son fil rouge : c’est l’anniversaire du père de Max et celui-ci est libéré de prison pour l’occasion. L’épisode commence par ici et ça permet de comprendre pourquoi ils ont embauché un tel acteur pour le rôle. Il n’allait tout de même pas rester assis toute la saison, mince ! Il a donc trois jours à passer à sa fille, et c’est parti pour un grand n’importe quoi, avec cette série.

Ce n’est pas fou comme intrigue, mais avec le résumé qui insiste sur l’idée d’un couple possible entre Max et Cole, on voit à peu près vers où tout ça se dirige. Par contre, je suis surpris qu’on oublie le cliffhanger de l’épisode où Max a aidé un criminel… L’autre problème de cet épisode est qu’il divise un peu trop les personnages : Max est de son côté avec son père pour son anniversaire, se contentant de dialogues peu passionnants, tandis que Cole fait face à sa propre enquête. Seul.

L’adolescent

De son côté, Cole est appelé par un détenu du commissariat qui veut absolument lui parler. Il s’avère qu’il s’agit d’un adolescent qu’il connaît bien et lui assure qu’il n’est pas entré par effraction dans la maison où on l’accuse d’avoir commis un vol. Il n’a rien fait, mais les preuves sont contre lui. Cole fait aussitôt son possible pour prouver au commissaire que JJ, le gamin, est trop malin pour avoir fait un tel crime et en plus pour s’être fait prendre.

Si le commissaire ne le croit pas vraiment, il lui laisse une journée pour prouver l’innocence du gamin. Cole se met aussitôt au travail, découvrant que l’adolescent n’a pas vraiment d’amis dans son école et se confrontant à quelques impasses. Il n’en faut pas plus pour qu’il se décide à faire appel à Max. Il compte sur elle pour entrer sous couverture dans l’école et mener davantage l’enquête.

Cambriolages en série

Bien sûr, comme Max n’a que trois jours avec Georges, son père, elle décide de l’emmener avec elle au boulot. Il n’en faut pas plus pour qu’il entre lui-même sous une couverture qui est parfaitement illégale – il se fait passer pour un agent de l’état, tout de même – mais avec l’approbation de Cole. Pardon, mais c’est surveillé ce genre de perm donnée à un prisonnier, non ? Bon, qu’importe. Il fait fuir l’enseignante d’une classe, permettant à Max de se faire passer pour sa remplaçante en classe.

Bien sûr, oui. Côté crédibilité, j’ai plus de mal que d’habitude avec cet épisode. En plus, les séries qui proposent de suivre des heures de cours où la cloche sonne avant même que Max ne termine de faire l’appel… Ca me fait toujours rire. C’est vraiment la simplicité de terminer les scènes en classe par la sonnerie ; mais quand la scène commence par le début du cours, c’est ridicule. Et tous les films, toutes les séries font ça. Bref. Je suis prof, ça me dérange.

Pendant que Max passe sa journée à faire la prof clichée qui donne des coups de règles sur le bureau, Cole passe la journée avec Georges. C’est ainsi l’occasion de voir le prisonnier se déplacer dans le commissariat et se faire sa place même si tout le monde est suspicieux quand il s’agit de lui. Forcément. J’ai bien aimé la scène où l’on se sépare un peu du duo principal pour se concentrer sur l’enquête par les collègues. Et puis, j’aime bien le détective Simmons.

Bref, JJ est pris en charge par les collègues plus protocolaires de la série, tandis que Max se rapproche d’une élève qui a un bébé. C’est chelou les écoles privées… mais le bébé est évidemment une poupée dont elle doit s’occuper, hein. Max lui propose de lui venir en aide pour finalement envoyer le bébé par la fenêtre à ses complices. Mais ça ne va pas bien la tête ! J’ai tellement ri, limite c’était digne de Riverdale cette défenestration.

Le but ? Récupérer les coordonnées GPS de la poupée bébé qui permettent de prouver que l’étudiante était dans la maison où le vol a eu lieu. Et hop, l’enquête permet de découvrir qu’il y a en fait plusieurs étudiants qui ont été « choisis » pour cambrioler des maisons. Evidemment, ils sont tous de la même classe et sont les trois acteurs à qui Max, qui grille sa couverture, a déjà parlé. Le hasard fait bien les choses.

Au moins, tout ça permet de libérer JJ… même s’il n’est pas tout à fait innocent. Son travail dans ces casses ? Il trafique les vidéos-surveillances (et j’ai bien aimé le coup du gobelet qui bouge tout seul, repéré par Georges… C’est un peu cliché, mais ça marchait bien).

Coupable

Bon, c’est bien beau tout ça, mais les adolescents n’ont pas pris la décision de ces casses par eux-mêmes. Le but est donc de comprendre comment fonctionne le groupe d’alumnis qui leur fait faire tout ça. Pour cela, nos enquêteurs contactent la directrice de l’école, qui en fait partie et prouve qu’il s’agit de fausses lettres du groupe d’alumnis.

Il reste alors à monter une opération pour trouver le vrai coupable de ces cambriolages. C’était un peu ridicule comme manière d’écrire l’épisode, par contre : Max et Georges se font passer pour les riches propriétaires d’une maison qui embauchent des femmes de ménage, et hop, les trois gamins à l’école reçoivent pour mission d’aller voler les montres hyper chères que Georges montre aux femmes de ménage.

C’est expéditif. Les gamins parviennent évidemment à s’infiltrer dans la maison, mais je ne vois pas l’intérêt. La police aurait pu les prévenir qu’il s’agissait d’un coup monté, honnêtement. C’est bien sûr ce qu’il se passe ensuite, on leur donne des répliques de montres à mettre à l’endroit où ils mettent toujours leur butin : dans une poubelle. Bien sûr. Les policiers sont aussitôt en planque pour s’en prendre à la personne qui viendra récupérer le contenu de la poubelle.

Par contre, ils arrêtent l’homme trop vite, c’était évident qu’il n’y était pour rien et qu’il allait être un simple éboueur. Bon, ils comprennent que la personne est passée par en-dessous la poubelle pour récupérer le butin. En essayant de récupérer le paquet par en-dessous, Cole se blesse à la main… et comprend aussitôt qui est le coupable. Mouais. Il l’a à peine croisé !

Pourtant, c’est donc le seul collègue prof à qui Max a parlé qui est finalement le coupable de ces vols, ce que Cole comprend car ils ont la même coupure à la main. C’est un peu ridicule comme intrigue et facile comme raccourci, mais soit, il fallait bien une résolution. Et c’était drôle de voir Georges être dégoûté de ce prof qui utilise des enfants pour faire son sale boulot.

Après tout ça, Max et Georges peuvent passer un peu de temps ensemble pour le dernier jour de liberté de Georges (mais lui est content du peu d’action qu’il a pu vivre), tandis que Cole se retrouve finalement avec JJ. L’occasion de découvrir qu’il était plus proche de Vince qu’il le pensait. Mais bon, c’est dans le passé, parce que Vince fait partie des cambrioleurs qui étaient prêts à laisser accuser JJ. Pas ouf pour un couple, effectivement.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Wild Cards – S01E06 – Dead of Night – 17/20

Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les défauts de la série finissent par être sympathiques à leur tour. Je crois que je suis en train de devenir le public le plus facile qui soit, mais je ne m’en excuserai pas : cette série est simple comme tout, mais elle fonctionne.

Spoilers 

Max & Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées sur un plateau de tournage.

Hashtag hard pass.

Lettres de menaces

Il y a un truc ces derniers temps avec les parodies de séries de vampire ? Je viens de me taper un épisode de The Rookie Feds avec à peu près la même scène que l’introduction de celui-ci. Le pire ? La parodie proposée ici m’a beaucoup fait penser à Shadowhunters (l’ambiance visée était peut-être Vampire Diaries cela dit, parce qu’on est sur une fin de saison 8 paraît-il). Il faut dire que l’introduction était longue… Bref, il est temps de commencer cette critique comme il se doit, je pense : Max et Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées à l’encontre d’un casting de série à succès.

La série parle donc de vampires et Max est évidemment super fan de ce qui est une adaptation de romans. Ce n’est pas bien subtil comme idée de scénario, mais ça marche bien. On est directement plongé dans l’épisode au moins, comme l’enquête a commencé avant le début de l’épisode. Chacun tombe rapidement dans le cliché qu’on attend : Max est super fan, Cole est super blasé, la productrice débordée veut absolument la vérité (alors que je sens qu’elle sera liée à tout ça, pour le buzz), c’est le tournage du tout dernier épisode, une assistante hyper efficace est là sans que la productrice connaisse son nom et il y a une menace de meurtre ? L’épisode semble s’écrire tout seul.

On commence en toute logique par des entretiens avec des acteurs. Cole a affaire au beau-gosse de la série, cliché du type superficiel qui ne prend pas au sérieux les menaces (Jace ?), Max interroge l’actrice blonde persuadée qu’un fan les menace (Clary ?), Cole s’occupe de la Isabelle de la série qui veut juste payer ses études et s’en fout pas mal de tout ça, Max du Magnus qui est un peu concon. Et une fois que c’est fait, il y a l’acteur principal (Jace, donc) qui se retrouve avec les poignets qui brûlent au soleil. C’est con pour un vampire.

L’enquête peut commencer cette fois : un des acteurs, Matt, est attaqué. Cela donne lieu à une enquête en pseudo-huis clos puisque personne ne peut quitter le studio de tournage. Seulement, un studio, c’est immense. J’ai vite eu mal aux pieds pour les acteurs : ils passent l’épisode à marcher entre des caravanes et entre des plateaux de tournage. J’imagine que ça n’a pas dû coûter cher en recherche pour les lieux de tournage.

L’enquête ? Elle est menée avec facilité : le maquillage est rapidement le département soupçonné par Cole, et ça se confirme bien vite. La crème solaire mise sur les poignets de l’acteur est finalement coupable de la réaction au soleil. Le problème, c’est que tout le monde a accès à la crème solaire, alors ça n’aide pas vraiment de le savoir. Paf, on enchaîne sur de nouveaux entretiens avec les acteurs (et encore plus de marche), puis on en arrive à un meurtre. Oups.

Meurtre

Après l’attaque de Matt, c’est donc à Indiana (le Magnus de cette parodie) de souffrir : il se fait planter par un bout de décor. Cette fois, il est temps de passer aux choses sérieuses : les deux autres policiers de la série arrivent prêter mains fortes à Cole et Max. De mon côté, je dois dire que je suis à fond dans cet épisode, ça me fait marrer ce genre de parodies.

Sans trop de surprise, les entretiens avec les acteurs ne donnent rien. Par chance, on enchaîne sur une analyse du portable d’Indiana qui révèle une relation sexuelle plus qu’inappropriée avec sa productrice. En fait, il a couché pour avoir son rôle. Pas sûr que ça fasse une bonne pub pour la productrice, mais vu le timing, ça l’innocente totalement : il est trop tôt pour qu’elle soit le coupable de l’épisode. Du moins, elle ne peut pas être la seule si elle est coupable.

En tout cas, une nouvelle attaque non léthale (mais elle aurait pu l’être) a lieu sur le set, forçant nos détectives à accélérer un peu leur enquête. Les soupçons se portent alors sur l’assistante de la série, mais un autre meurtre finit par dérailler encore le cours des enquêtes : les détectives trouvent au bord de la route le corps de la mère de la maquilleuse. Bref, ça part dans tous les sens, mais ça permet à la série de rester divertissante. On ne peut pas reprocher à cet épisode de provoquer l’ennui, ce qui est pourtant souvent mon problème avec les séries procédurales.

Coupables

La résolution finale ? Elle vient grâce à Ricky, qui est capable de reconstituer l’audio de la dashcam de la voiture de Matt – la voiture qui a tué la mère de la maquilleuse. Et voilà la résolution du meurtre : les quatre acteurs principaux de la série ont percuté en voiture la mère de la maquilleuse et ont décidé de s’enfuir. Ils ont ensuite tout fait pour couvrir leur crime, y compris envoyer des lettres de stalker et tuer l’un des leurs qui était sur le point de tout révéler. La révélation tombe un peu à plat : les trois acteurs restants sont invités à se rendre dans un cimetière où ils sont filmés par l’équipe de production. C’est ridicule à ce stade, mais nous ne sommes plus à ça près.

C’est un raccourci qui fonctionne, qui fait rire et qui permet d’arriver rapidement à la conclusion de l’épisode où Max et Cole regardent ensemble un épisode de la série… pour finalement lui préférer un documentaire sur les poulpes et les pieuvres. Pardon, mais est-ce que c’est supposé être un commentaire nous disant qu’on ferait mieux de faire autre chose que regarder des séries médiocres ? Parce que franchement, je n’en ai pas envie ! Cet épisode n’avait même pas de fil rouge (allez, on entend parler de la mort de la mère de Max, ça aura son importance plus tard je pense), mais il était beaucoup trop cool quand même !

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Wild Cards – S01E05 – The Accountant of Monte Cristo – 13/20

J’ai moins aimé l’enquête proposée cette semaine, parce que je la trouvais presque trop fluide et facile. Du côté des personnages, on nous développe de manière un brin trop classique les relations avec un détour par le passé pour ajouter de nouveaux éléments… mais qui ne parviennent pas à être surprenants. Bref, un épisode de série procédurale.

Spoilers 

Max & Cole travaillent avec l’ex fiancée de ce dernier quand elle l’appelle à la rescousse.

Maybe we’re getting promotions.

Rachel

J’attendais beaucoup de cet épisode, mais le résumé ne me plaît pas trop à insister déjà sur une romance entre les deux héros. C’est très tôt dans la série pour ça, je trouve, mais la première scène nous indique déjà à demi-mot que nous sommes en mi-saison : la période d’essai de Cole est déjà arrivée à la moitié. On apprend donc que son boulot avec Max est efficace, mais que la hiérarchie n’aime pas bien les voir s’éloigner parfois des protocoles.

En même temps, elle n’a pas embauché Max pour suivre les protocoles, cette hiérarchie, alors… C’est un duo qui reste largement improbable. Bon, la première scène permet en tout cas d’avancer sur ce petit fil rouge, avant de lancer l’épisode : Cole reçoit un coup de fil qui le panique. Cole demande aussitôt à Max de sortir de la voiture. Bon, c’est tout de même mal la connaître, ce n’est pas du tout son genre. Comme d’habitude, Max n’en fait qu’à sa tête quand même. Assez vite, elle rencontre donc Rachel, une femme qui a tout de l’agent de police plus galonnée que Cole mais qui est débordée par sa situation. Alors qu’elle effectuait, seule, le transfert d’un prisonnier, Albert, un commando armé les a attaqués. Et est parti avec Albert.

J’aime bien cet épisode qui met aussitôt les heures pour nous indiquer qu’il y a une course contre la montre… alors que pas du tout. C’est étonnant de changer de la formule habituelle de la série alors que ça n’apporte rien de plus. Je veux dire, on est sur une intrigue on ne peut plus classique avec un type à protéger qui s’est en fait fait la malle, même si on ne l’apprend pas tout de suite.

Le vrai intérêt de l’épisode, c’est évidemment Rachel et la relation qu’elle entretient avec Cole. On comprend vite qu’il y a une sacrée histoire entre eux quand on a quelques échanges de répliques savoureux et Max m’a fait mourir de rire à être autant au spectacle que nous. Il est alors révélé que Rachel est l’ancienne fiancée de Cole. Les grands classiques, finalement. Je suis servi deux semaines de suite, moi qui voulais en savoir plus sur Cole, on va finir par en savoir trop.

Retrouver Albert

Du côté du passé de Max, rien de bien nouveau : elle continue de se servir de son père pour avoir des infos, et dans cet épisode, c’est utile. Son père est en prison et a tout ce qu’il faut pour retrouver l’équipe qui a kidnappé l’homme que Rachel protégeait. Même si Rachel ne veut absolument pas faire équipe avec des criminels, elle finit par le faire parce que ça l’arrange bien de retrouver Albert sans passer par sa hiérarchie.

Elle est toute en contradiction et Max ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises : Rachel passe son épisode à dire à Cole de faire attention à Max car elle ne respecte pas les règles, sans pour autant faire attention elle-même aux règles.

Bref, en une heure, ils passent de la prison à Max déjà prête à entrer sous couverture dans de nouveaux vêtements ? C’est un peu ridicule comme timing. Quel est l’intérêt d’ajouter les heures pour un truc si peu crédible ? Vraiment, ça m’échappe.

Pendant que Max gère plutôt bien la voyante criminelle avec laquelle ils doivent bosser, Rachel et Cole rattrapent le temps perdu. Franchement, l’épisode semble s’écrire tout seul à ce point, mais ça fonctionne très bien. Le passage par la voyante permet à notre trio de comprendre qu’ils ont affaire à un criminel qui s’est auto-kidnappé. Pourquoi pas, après tout : ce n’est pas comme si c’était quelque chose que nous n’avions jamais vu ailleurs et auquel on ne s’attendait pas.

Vraiment, l’intérêt de la série ne réside pas dans les enquêtes, mais bien dans les personnages. Ainsi, j’aime bien que la série fasse de l’humour sur les anciennes erreurs de Max, notamment avec les gants supplémentaires qu’elle peut donner à Rachel. Alors qu’ils trouvent le cadavre d’un fleuriste/faussaire, nos héros ont enfin une piste sérieuse pour retrouver Albert. Personne n’appelle de renforts sur cette scène de crime, en revanche. Heureusement que ça avance vite avec juste assez d’indices pour que l’enquête puisse progresser à chaque fois vers une nouvelle étape. Et c’est comme ça qu’ils retrouvent Albert à proximité de son amour, à qui il souhaitait offrir des fleurs.

Le deal

Bien sûr, Albert se laisse embarquer assez simplement par le trio, mais il y a des remous tout de même quand son ancien garde du corps se met en tête de le tuer. Albert est un personnage plutôt marrant lui aussi : tous les criminels sont écrits de la même manière que Max par les scénaristes, j’ai l’impression.

Bien sûr, l’épisode nous ramène sur une des maisons de Max comme il faut mettre à l’abri Albert. Max est curieuse d’en savoir plus sur cet étrange prisonnier sous protection policière. Elle cherche donc à avoir des réponses en lui apportant un dîner qu’elle prépare (à base de paquet de chips, de la grande cuisine, quoi). La scène était un brin trop longue à mon goût, mais là encore, on tombait sur du plutôt classique, je trouve. Il fallait justifier que Rachel et Cole restent assez longtemps seuls pour parler de leur propre situation de couple.

La rupture des fiançailles ? Elle fait suite à la mort du frère de Cole, bien sûr. Ce n’est pas une raison suffisante pour une rupture, et ça se sent bien vite quand il y a à nouveau un rapprochement entre eux, rapprochement observé par Max. Rachel est aussi là pour rappeler à Cole qu’il bosse avec une criminelle, d’ailleurs, alors forcément, il finit par craquer pour son ex plutôt que pour Max.

J’aime bien le personnage de Rachel, elle arrive au bon moment pour remettre en question le duo. En revanche, quelque chose de surprenant avec cet épisode est qu’on a l’impression d’être à la fin assez vite alors que nous n’en sommes qu’au milieu. Les scénaristes nous refoutent donc Cole et son ex ensemble pour laisser Max face à un dilemme problématique : en effet, Albert lui propose un marché plutôt alléchant, en échange de sa libération.

Pas de bol, Max est un peu plus sérieuse que ça désormais… En théorie. Bon, la maison est tout de même attaquée par une équipe armée jusqu’aux dents. Albert parvient à s’enfuir, laissant Max assommée et Cole sous le choc d’avoir failli mourir. Heureusement que Rachel était là pour lui sauver la vie de justesse.

L’échange

Le problème dans tout ça ? Ils n’ont plus le choix d’appeler la hiérarchie de Rachel, parce qu’à ce stade, il y a des cadavres et un prisonnier/témoin clé dans la nature. Rachel risque donc de perdre son job, mais moi ce que j’en retiens, c’est qu’on fait un petit détour par huit heures du matin, c’est chouette pour mon Bingo Séries.

Ensuite, eh bien, Max concocte évidemment tout un plan pour retrouver Albert une seconde fois. Elle a déjà mis un téléphone portable dans la veste d’Albert, ce qui lui permet de parler avec Charles, le garde du corps qui veut sa mort et qui, pour ça, le kidnappe plutôt que de lui tirer dessus quand il est menotté à un lit. Ne cherchez pas la logique.

Le tout mène à un échange amusant où Max enchaîne les jeux de mots : Albert pour les autorités en échange d’une clé USB qui contiendrait plein d’enregistrement de gangs mafieux. Le truc, c’est que Max n’a pas cette clé ; elle se contente de photos de vacances. L’échange semble se dérouler sans problème, jusqu’à ce que, évidemment, Charles essaie de tuer Albert avec un flingue. Dans la confusion, Albert tombe du haut d’un pont et semble mourir.

On sent tout de suite l’énorme arnaque quand Albert tombe du pont. C’est une chute qui peut paraître mortelle, mais on comprend aussitôt ce qu’il en est quand le corps n’est pas retrouvé par la police après coup. Pourtant, Rachel ne semble se douter de rien… Pour une flic qui ne fait pas confiance à Max, elle n’est vraiment pas maligne. En effet, il est rapidement révélé que Max a tout organisé à ce coup de poker. Depuis le début. Elle fait appel à tous les criminels de l’épisode pour organiser une évasion efficace pour Albert, à base d’une bâche et de tout un système pour le garder sur la terre ferme, sous le pont. C’est beaucoup de boulot en très peu de temps, tout de même.

Cette évasion mène à un happy end : Albert peut envoyer des fleurs et un billet d’avion pour le rejoindre à son amour de toujours, le procès a lieu quand même avec Charles, le dernier méchant, qui balance tout ce qu’Albert devait dire, Cole… décide de rester où il est plutôt que de suivre Rachel, et Max nous fait du grand Max. Ainsi, elle récupère une clé USB avec des enregistrements vocaux des gangs.

J’imagine que son plan est de tout faire pour libérer son père puisqu’elle le fait en parlant avec lui. Malgré tout, on a la confirmation que Max n’est pas si gentille que ça finalement, son passé dans le crime est toujours là. On n’en doutait pas vraiment, mais c’est la première fois que la série nous montre à quel point elle suit son propre plan dans le dos de Cole, en le manipulant pour arriver à ses fins.

L’épisode se termine ensuite sur le bateau, comme d’habitude. On nous révèle qu’il est sacrément plus grand à l’intérieur que sur le pont et on en profite pour nous refaire un petit focus sur le frère de Cole. Je suis tellement sûr qu’il n’est pas mort, en vrai. On nous en parle beaucoup trop pour qu’un twist n’arrive pas sur cette enquête.

En attendant, on nous vend du sexe dans les regards que s’échangent Max et Cole, et heureusement qu’il y a un chat pour les interrompre sinon on serait déjà en fin de saison.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant, mais aussi extrêmement frustrant car les réponses ne sont pas près d’arriver à ce rythme-là. Rendez-nous les saisons de 22 épisodes, vraiment.

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I wanna remember my fucking kid being born!

J’ai attendu deux ans pour voir la série, mais j’ai enchaîné cinq épisodes en une journée, c’est vraiment pas très malin de ma part. Hâte que la saison 2 commence avant même de finir la première, et pourtant, j’ai aussi très envie de finir cette première saison après des cliffhangers de dingue dans l’avant-dernier épisode. Ils sont malins.

Mark

L’épisode reprend avec Dylan tournant rapidement les interrupteurs de tous nos personnages. Ils ne font pas dans la subtilité avec immédiatement un écran divisé en trois pour bien nous faire comprendre que nous comprendrons ce qui arrive pour chacun d’entre eux. C’est rapidement un bon gros wtf : Mark a donc droit à un câlin de Cobel. Bizarrement, il ne réagit pas du tout quand il la voit. Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand pour son réveil dans les bras d’une boss qui le maltraite depuis deux ans. C’est… surprenant.

Celle-ci se rend bien compte qu’il est un peu bizarre, mais elle est loin de se douter que sa puce s’est désactivée… ou activée, du coup ? En tout cas, Mark se rend dans la salle de bain et est tout stressé de ne pas savoir où il est. Cela fait beaucoup d’un coup de se retrouver avec une soirée plein d’inconnus. Bien sûr, Devon vient le voir, bébé en main et il tente de savoir si ça peut être son bébé ou non.

Il ne comprend qu’après coup qu’il vient de croiser sa sœur. Il rencontre ensuite Rebeck, une nana bien perchée avec qui il doit partager un livre, puis retombe sur Devon. Jamais vu une femme qui tire si vite son lait, honnêtement ! En tout cas, elle veut tout de suite parler du grand changement de vie de Mark dont elle ne sait rien – mais lui non plus ne sait rien, ce qui pose un peu problème. Mark en est à se demander s’il peut faire confiance à sa sœur, évidemment.

Ils sont interrompus avant qu’il ne puisse se décider : la lecture du livre commence. Il est amusant de voir Mark prendre conscience qu’il a pour beau-frère l’auteur du livre qui lui a ouvert les yeux, mais il n’a pas le temps de se faire à l’idée que Cobel est déjà sur son dos. Elle semble se rendre compte que Mark a changé et qu’il est tendu – et à force de le cuisiner, elle finit par découvrir la vérité : il l’appelle Miss Cobel.

Avant ça, il a l’occasion de dire à Ricken qu’il adore son livre, ce qui perturbe grandement Ricken. Je trouve qu’il ferait pourtant mieux de raconter toute la vérité à quelqu’un à ce stade. Sa sœur n’arrête pas de lui filer entre les bras à cause du bébé, c’est on ne peut plus énervant. Elle finit toutefois par confier Eleanor, le bébé, à Miss Cobel. C’est la pire idée du monde, mais elle ne peut pas le savoir. Cobel s’enfuit super vite de la fête, cherchant à rejoindre les locaux de Lumon à toute vitesse.

Pendant qu’elle le fait, Mark raconte tout à Devon. C’est chiant de voir que la série use d’une ellipse plutôt que de tout nous montrer, mais c’est intéressant que Mark puisse lui communiquer le message de sa mission tout de même. Il peut également en apprendre plus sur sa vie – son passé de professeur d’Histoire, l’existence de Gemma. Alors que Devon envisage les possibilités qu’ils ont devant eux pour tirer Mark de sa mauvaise posture, ce dernier pense enfin à lui demander ce que Cobel fait chez elle.

Devon ne met pas longtemps à comprendre qu’il fait référence à la femme à qui elle vient de confier son bébé pour lui parler. C’est terrible pour elle, et elle met aussitôt fin à la conversation pour partir à la recherche de son bébé. Quel enfer ! Mark est dévasté de ce qui est en train de se passer, évidemment, mais ça ne lui dit pas pour autant quoi faire. Il aide donc à fouiller la maison. Par chance, on y retrouve Eleanor en bonne santé, simplement abandonnée dans un siège bébé. Par bonheur, Mark y trouve une photo de son mariage avec Gemma.

C’est terrible, car il comprend que Gemma est encore en vie, mais il n’a pas le temps de révéler tout ce qu’il sait : il hurle à sa sœur « elle est en vie », juste avant que Dylan ne lâche les boutons. Putain de cliffhanger, je veux tellement la suite même si je suis sûr que Devon n’aura pas compris qu’il parle de Gemma. Bon, il a le cadre en main, ça peut aider.

Irving

Irving se réveille alors qu’il en train de peindre une fois de plus le couloir menant à l’ascenseur. Ce n’est pas top comme manière de procéder, je trouve, le personnage est obsédé par Severance, mais je ne suis même pas sûr qu’Irving sache ce qu’il est en train de peindre. Il parvient à trouver la source de la musique et l’arrêter, ce qui est toujours ça de pris.

Il sort ensuite de son atelier de peinture pour trouver son chien, qui s’appelle Radar, et voir des médailles militaires sur une commode. Puis, il trouve dans une chambre une valise qui contient un uniforme de l’U.S Navy, un drapeau et une photo avec écrit « papa » en son dos. Le mystère s’épaissit pour lui, même s’il est certainement celui qui vit la soirée la moins stressante.

Cela dit, il trouve pas mal de réponses qui sont autant de questions : il aurait intenté un procès contre Lumon avec d’autres employés de la boîte, parce qu’il s’est blessé sur place. Dans la liste très longue des autres employés concernés, il tombe évidemment sur Burt. Son obsession devient alors de trouver où il habite.

Il sort donc de chez lui et trouve assez rapidement sa voiture. Contre toute attente, il sait comment conduire. Est-ce qu’il faut comprendre que c’est un réflexe qu’on ne perd pas ? En chemin, il ne se rend même pas compte qu’il croise Cobel. Cette dernière parvient finalement à contacter Milchick et lui annoncer ce qu’il se passe, assurant qu’elle gérera Helly – au gala – mais qu’il doit gérer Dylan.

Irving, quant à lui, parvient bien à atteindre la maison de Burt, mais ce n’est pas un happy end qui l’y attend. Burt semble en effet heureux en couple – avec un homme certes, mais un qui ne ressemble pas du tout à Irving et totalement à un acteur de LOST. J’imagine qu’il aura un rôle plus conséquent en saison 2, du coup. En attendant, eh bien, le cliffhanger voit Irving se jeter sur leur porte et hurler – parce que j’imagine que c’est en Burt qu’il a confiance. Pas de chance, Dylan lâche les boutons juste au moment où la porte allait s’ouvrir. Frustrant.

Helly

De son côté, Helly se réveille en tenue de gala et alors qu’elle est en train de parler à… Natalie ! Une fois de plus, la série veut nous retourner le cerveau, mais ça ne marche que sur nous car le personnage de sait pas à qui elle s’adresse. Elle s’appelle en tout cas Helena et est une femme très distinguée. J’ai du mal à comprendre pourquoi elle envoie son innie à Lumon si elle bosse déjà pour le Bureau hors des murs de Lumon. Nous ne faisons qu’effleurer la surface avec les nouvelles questions que ces réponses posent.

Helly rencontre en effet la femme d’Angelo, le sénateur – et la femme qui a accouché en même temps que Devon. Tout est trop lié sans l’être, ça me perturbe. La femme du sénateur confirme en tout cas qu’elle a eu de l’aide pour faire ses trois enfants, se servant évidemment de Severance pour cela. Helly apprend en tout cas que son père est en vie et que ce qu’elle s’apprête à révéler lors du gala va changer la donne.

Oh, bordel, je sens qu’elle va être de la famille Eagan à ce stade. En tout cas, la série révèle alors que le couple s’éloigne d’elle qu’Helena a écrit un livre sur sa vie – et sur son expérience de Severance. Ben voyons. Il est un peu surprenant de voir qu’il y a plein de photographies de sa vie au bureau – parce qu’on voit ces collègues qui semblent être des stars.

Il faut dire qu’il y a de quoi : ils bossent avec une fille Eagan, qui quand elle n’est pas à Severance, passe son temps à accorder des interviews pour dire qu’il est génial d’être dissociée. Tu m’étonnes qu’elle refuse la démission d’Helly : ça la fout mal que la fille soit incapable de supporter la procédure quand elle est censée être l’héritière et le porte-parole du projet. Helly a une sacrée poker face, en tout cas : elle fait une crise d’angoisse mais attend évidemment d’être aux toilettes pour la faire comme il se doit.

Elle est stoppée dans celle-ci par son père qui débarque subitement. S’il assure qu’il a pleuré quand il a appris ce que son innie a voulu lui faire, il lui dit tout de même qu’il est sacrément fier d’elle et de sa persistance dans le projet. On comprend que c’est un projet d’une vie entière et qu’Helena a toujours été pour. C’est une sacrée ironie qu’Helena soit une porte-parole pour la procédure Severance quand Helly pense absolument tout le contraire. Par chance, elle est consciente le soir où Helena doit faire son discours. Le sera-t-elle encore au moment crucial ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite alors qu’elle récite le petit poème de la breakroom.

Elle se rend ensuite dans les coulisses de la scène, comprenant bien qu’elle pourra ainsi faire un discours où elle dira la vérité – quand Natalie lui propose d’expliquer qu’Helly est comme sa sœur. Juste avant de monter sur scène, bien sûr, Miss Cobel arrive et lui promet de faire souffrir Mark, de le martyriser autant qu’elle le pourra si elle raconte toute la vérité. Et pourtant, c’est ce qu’elle décide de faire une fois sur scène : elle affirme à tout le public qu’ils sont maltraités dans le sous-sol de Lumon et qu’il faut les sortir de là.

Elle fait donc son discours juste à temps, et ça, c’est quelque chose auquel je ne m’attendais pas.

Dylan

Pendant ce temps, Dylan est obligé de se couper en deux : il est à bout de bras pour maintenir les interrupteurs dans la bonne position. Ce que j’aime bien, c’est qu’il n’a aucune certitude sur ce qu’il fait. À plusieurs reprises, l’épisode nous montre à quel point il est mal en point dans cette position et on comprend bien que les boutons peuvent être désactivés à tout moment.

Malheureusement, il est vite évident qu’ils ne le seront qu’en fin d’épisode. J’ai envie de voir comment ils vont réagir une fois dans Lumon, moi. J’imagine que ce sera pour la saison 2. En attendant, Milchick se tape son meilleur sprint pour rejoindre Dylan et tenter de stopper la procédure en cours. Dylan a heureusement eu l’intelligence de bloquer la porte, ce qui lui fait gagner quelques minutes supplémentaires. Milchick tente de couper le lien qui bloque la porte, tout en essayant de convaincre Dylan d’arrêter ce qu’il fait. Le chantage aux biens matériels n’est pas tout à fait efficace, mais il comprend vite que parler des trois enfants de Dylan peut être une excellente idée.

Finalement, Milchick parvient à entrer dans la pièce, mais c’est un peu trop tard tout de même. Il force Dylan à lâcher les boutons et… la suite dans la prochaine saison. Un jour.

En bref

J’ai tellement attendu avant de voir la série que j’en attendais beaucoup, beaucoup, plus et que je suis un peu déçu par son rythme très lent. Pour autant, j’ai fini par entrer dans les théories et la course aux révélations. Chaque réponse apporte de nouvelles questions et je n’arrive pas bien à savoir où ils veulent nous emmener. Une chose est sûre : ils savent où ils vont et les mystères ont probablement des réponses très claires.

Il faudra toutefois attendre pour avoir le fin mot de cette histoire, si on l’a un jour. J’aime beaucoup la série en tout cas, ne serait-ce que pour son ambiance si spéciale. Espérons qu’elle durera suffisamment de temps pour apporter toutes les réponses. Il est facile d’en douter quand on voit qu’il faut attendre deux ans entre les saisons… Je sais, le covid est passé par là. Mais bon, la grève des scénaristes aussi…

Bon, sinon, la saison 2 a un milliard de pistes à explorer : Miss Casey/Gemma est la plus évidente, mais je n’oublie pas qu’on a Reghabi qui a disparu dans la fac avec le cadavre de Graner, qu’on ne sait pas encore où Dylan se place dans le puzzle, qu’Irving a toute une vie à nous révéler, que Cobel vient de voir sa couverture grillée alors qu’elle était virée… Bref, on n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer