One Piece – S01E06 – The Chef and the Chore Boy – 16/20

Si j’apprécie le rythme vif et les coupes dans les longueurs du manga, j’ai trouvé que cet épisode avait un peu plus de mal à garder son équilibre, et surtout mon intérêt. On ne peut pas dire qu’on s’ennuie devant la série, parce que c’est un voyage vraiment trop cool, mais j’ai eu tendance à penser qu’on sentait davantage dans cet épisode qu’on avait affaire à une adaptation un peu débordée par tout ce qu’il y a à raconter.

Spoilers

Zoro est blessé à mort, mais ça n’empêche pas les ennemis de Luffy de le traquer.


Right, a doctor. We need a doctor.

Capitaine

Les épisodes fonctionnent désormais par deux pour adapter chaque arc, et celui-ci commence donc par une scène où Nami, Usopp et Luffy sont débordés par ce qui est arrivé à Zoro. Nami est une fois de plus celle qui a les meilleurs réflexes, demandant à Luffy de retourner au Baratie pour trouver un médecin. Bon, il n’y a pas de médecin à portée de main, mais il y a Zeff et Sanji. Il leur raconte donc ce qui est arrivé et finit par convaincre Zeff de lui venir en aide.

Ouais, le médecin le plus proche est à deux jours de navigation, temps que Sanji n’a pas. Par chance, Zeff connaît quelques trucs de vieux marins et il aide à soigner Sanji bien rapidement. Il le laisse théoriquement entre la vie et la mort, mais c’est suffisant pour que Luffy soit convaincu qu’il survive. J’ai beaucoup aimé la scène qui nous montre le stress de Luffy, perdu dans ce qu’il convient de faire : il veut que Zoro aille mieux, il veut le laisser reposer, il veut le faire manger ses plats préférés… Ah, c’est pas évident d’être capitaine.

Sanji se rend compte des difficultés de Luffy et décide donc de lui venir en aide. OK, après un épisode, il faut bien reconnaître que je commence à voir l’intérêt d’avoir choisi cet acteur pour l’interpréter, parce qu’il a un charme certain qui fait peu à peu effet. Cela dit, il reste bien différent de ce que j’en imaginais et un sourire craqueur, ça ne fait pas tout. Je trouve surtout qu’il paraît plus vieux que ce que j’imaginais de ce personnage, en fait.

De toute manière, c’est tout le problème des adaptations, ça. Cependant, on enchaîne sur un flashback qui n’aide pas à penser autre chose : neuf ans plus tôt, Sanji avait à peine une dizaine d’années… Pourquoi paraît-il en avoir plus de trente dans le présent ? Ouais, bon, je m’égare et j’oublie de raconter l’épisode pour la critique : on part sur un flashback qui nous fait perdre bien du temps.

J’ai beaucoup aimé ces flashbacks dans les mangas, mais j’ai toujours du mal avec ce procédé narratif de toute manière. Bon, bref, où en sommes-nous de cet épisode ? Sanji raconte à Luffy son histoire : Zeff est un ancien pirate, lui non. Alors qu’il était encore enfant, le bateau sur lequel Sanji travaillait a été attaqué par des pirates, dont Zeff. Malheureusement, une tempête s’en est mêlée et les deux ont échoué sur une… J’allais dire « île », mais en fait, ils sont juste sur un rocher. Pas évident de survivre dans ces conditions : ils sont trop hauts perchés pour pêcher vraiment, il n’y a que l’océan à perte de vue, c’est la merde quoi.

Zeff refuse en plus de rester avec Sanji : il l’isole d’un côté du rocher et refuse de lui parler. Sanji rationne ses portions de nourriture comme il peut et il attend désespérément qu’un navire passe à l’horizon. Pas de bol, le seul qui passe le fait pendant une autre tempête, de nuit, et ne le voit pas. Voilà comment Sanji se retrouve à devoir survivre trente jours sur un rocher au soleil. Puis cinquante. Puis soixante-dix. Après soixante-dix jours, Sanji décide de retourner de l’autre côté du rocher pour récupérer la bouffe de Zeff. Il sait en effet que le pirate a gardé un sac de vivres deux fois plus grand que le sien… En théorie. En pratique, il découvre que Zeff vient de passer 70 jours à manger sa jambe (est-ce seulement possible ?) : il lui a laissé toute la nourriture et s’est gardé seulement un trésor.

Le but de cette histoire ? Ils ont survécu après 85 jours, mais Sanji a compris ce qu’était un capitaine ce jour-là. Un capitaine, il prend des décisions difficiles et il les assume. C’est justement ce que doit faire Luffy dans cet épisode : Nami en veut profondément à Luffy de ne pas être intervenu pour interrompre le combat entre Zoro et Mihawk. Je la comprends, mais s’en prendre à Luffy paraît tout de même bien injuste vu le caractère de Zoro. Il n’aurait jamais renoncé.

Arlong

En parallèle de tout ça, le Baratie subit soudainement une attaque de pirates. Pour ne pas changer, ces pirates en veulent à Luffy. C’est original, n’est-ce pas ? En vrai, oui. L’originalité, c’est que ce sont des êtres hybrides qui en veulent à Luffy, des créatures marines à moitié humaine. Et pourquoi Arlong, le chef, en veut à Luffy ? Parce qu’il a la carte, bien sûr !

Nami entend tout et est terrifiée. Elle veut aussitôt organiser la fuite de Luffy et de son équipage du Baratie, par crainte qu’Arlong s’en prenne à eux. Seulement, c’est mal connaître Luffy : s’en aller et laisser le Baratie dans la merde, alors qu’ils les ont nourris ? S’en aller et laisser les clients du Baratie se faire bouffer par Arlong ? Hors de question pour Luffy.

Il se rend donc au Baratie avec Sanji et Usopp pour se battre. Au passage, il cherche à comprendre comment Arlong a fait pour le retrouver, et la révélation est surprenante : depuis le départ, Luffy a dans son chapeau une des oreilles de Baggy. C’est un peu gros, surtout qu’on a vu Luffy recoudre son chapeau dans l’épisode précédent, mais j’aime beaucoup le twist. Le retour de Baggy est très sympa, même si très expéditif aussi.

Il n’y a que sa tête avec Arlong, alors c’est peu utile pour la scène à venir. On le remet vite fait dans le sac où il était depuis le départ, et hop, le combat peut commencer. Sanji révèle soudainement qu’il est capable de se battre lui aussi. S’attaquer à Zeff, ce n’est vraiment pas une bonne idée. Bon, Arlong et ses hommes sont excellents cependant. J’ai beaucoup aimé la scène d’action, qui fonctionne très bien. Usopp à trembler sous la table ? Une très bonne adaptation, je trouve. Cela ne change pas le problème dans lequel l’équipage est par contre : Luffy ne fait pas le poids face à Arlong.

Pire encore, il ne voit pas du tout venir la trahison suivante. Nami décide en effet de révéler qu’elle bossait depuis le départ pour Arlong : c’est pour lui qu’elle a volé la carte. Et c’est gênant parce que Luffy lui a confié la carte, justement. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Nami trahisse Luffy et ses nouveaux amis. Elle a le tatouage de l’équipage d’Arlong, elle bosse pour eux. Et ça ne fait que cinq épisodes qu’ils bossent ensemble, mais je trouve la trahison beaucoup plus cruelle dans cette adaptation que dans le manga.

C’est la même, je sais, mais je la ressens plus avec ce live-action. Nami propose à Arlong de laisser Luffy se noyer, ce qui est une manière de le laisser en vie quelques instants de plus et assez pour que Sanji le sauve de la noyade ; mais la trahison est bien plus vive comme ça. Après, elle a quelques points positifs quand même : Luffy décide de retourner auprès de Zoro pour lui confier ses doutes, la douleur de la trahison et surtout le besoin de l’avoir à nouveau réveillé près de lui.

C’est le moment que Zoro choisit pour se réveiller. Il en profite surtout pour lui jurer qu’il restera présent à ses côtés jusqu’à la fin de leur quête, parce qu’il est hors de question pour lui d’abandonner un capitaine comme Luffy. Ouais, ça y est, Zoro fait officiellement partie de l’équipage – il se sent membre d’un équipage. Et pourtant, Luffy n’est pas tendre avec sa convalescence, ça ne donne pas envie de rester son ami.

Rester jusqu’à ce qu’ils trouvent le One Piece ?  C’est une bonne idée, mais ça n’est pas leur première destination maintenant que Zoro est réveillé. Non, non, non, le but est désormais de retrouver leur navigatrice, parce qu’ils ont besoin de Nami pour aller sur Grand Line. Les voilà donc sur le départ, et je trouve que l’attaque d’Arlong a été un peu trop expéditive par rapport à mon souvenir de celle-ci dans le manga.

Tant pis, c’est bien que l’on avance dans ces arcs et que la série ne s’éternise pas trop. Franchement, à fonctionner comme elle le fait par deux épisodes, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce voyage et on coupe dans les longueurs du manga (et pire, de l’animé, je suppose !). La fin voit donc l’équipage repartir, mais avec Sanji cette fois-ci. Ce dernier dit un adieu expéditif à Zeff – ça ne réussit pas à transmettre l’émotion qu’il faudrait – et hop, on peut partir pour retrouver Nami.

Comment ? Eh bien, Luffy a eu la bonne idée de conserver la tête de Baggy, tout simplement !

Mihawk

Mihawk débarque sur le navire de la marine, mais sans Luffy. Cela ne plaît pas tellement au vice-amiral, tandis que Kobby écoute une fois de plus aux portes. Il découvre donc que Mihawk se rebelle contre les ordres donnés par la marine : il n’a pas envie d’arrêter Luffy parce qu’il veut voir ce qu’il adviendra de lui sur Grand Line. C’est bien géré, l’intrigue avance toujours de ce côté et bien sûr, Kobby apprend le lien de parenté entre Luffy et le vice-amiral.

Plus tard, le vice-amiral finit par avouer la vérité à Kobby, qu’il aurait aimé avoir comme petit-fils, je pense. C’est un cadet parfait, après tout. Seulement voilà, Kobby n’est pas si sympa avec le grand-père : il affirme que Luffy est et restera toujours un pirate, qu’il en a le cœur et qu’il ne changera pour personne. Après seulement une journée avec Luffy, c’est un peu présomptueux de penser le connaître si bien. Mais bon.

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One Piece – S01E05 – Eat at Baratie – 19/20

Cet épisode adapte ce qui doit être mon arc préféré dans les trente premiers volumes du manga, alors forcément, je ne suis pas des plus objectifs quand il s’agit d’en faire la critique. Tout fonctionne toujours très bien en tout cas : le rythme, l’intrigue, les dynamiques entre personnages… L’adaptation est une franche réussite qui permet de comprendre pourquoi le manga a un tel succès. Un vrai plaisir, à chaque épisode.

Spoilers

Luffy et son équipage font face à la Marine alors que Sanji arrive enfin dans la série.


Regular water in a regular glass, thanks. 

Cela va faire un mois que je n’ai plus vu d’épisode de la série – et on approche des deux mois de la sortie, aussi. Il est donc largement temps pour moi de me remettre au visionnage de ces épisodes. Avec un peu de chance, ça me redonnera aussi l’envie d’avancer dans les mangas. Ce serait pas mal, quoi. Et puis, je compte aussi sur la série pour me donner le point cuisine en effervescence, parce que j’attends encore l’arrivée de Sanji.

Canon

Luffy a un grand-père ! J’avais déjà oublié que l’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger. C’est sans trop de surprise que le cinquième commence en tout cas par un flashback : il faut nous introduire cet horrible grand-père après tout ! En flashback, le grand-père s’en prend donc à son petit-fils parce qu’il n’apprécie pas de le voir vouloir être pirate. La seule option d’orientation possible, c’est la marine !

Dans le présent, on en revient donc au navire de la marine qui tente de couler celui de Luffy. C’est un peu triste de voir ce tout nouveau bateau se prendre déjà des boulets de canon et être bien abimé. C’est encore plus triste de voir à quel point l’équipage n’est pas prêt à faire face à la marine : Usopp ne sait pas gérer le canon, Zoro ne connaît pas le vocabulaire maritime, Nami veut se barrer et Luffy affronter le bateau ennemi. C’est quelque chose tout de même.

Franchement, l’action est bien gérée, avec ce qu’il faut d’humour pour que l’on retrouve l’ambiance du manga. Finalement, Luffy parvient à se débarrasser du bateau de son grand-père tout seul : le grand-père lui balance un canon de trop, Luffy utilise son pouvoir pour le renvoyer en utilisant son ventre comme caoutchouc-trampoline et hop. Le bateau de la marine est trop endommagé pour les suivre, Nami profite d’une nappe de brouillard pour disparaître et le tour est joué. C’est une bonne manière d’avancer dans la série, je trouve, et de garder ce fil rouge pour plus tard.

Reste à faire la transition vers le reste de l’épisode maintenant, et ça se fait dans le brouillard où l’équipage continue d’apprendre à se connaître et où Nami force Zoro à demander à Luffy comment il va. La conversation est forcément brève, parce que bon Zoro ne sait pas parler de sentiments, hein. Et très vite, on enchaîne donc avec l’intrigue que j’attendais le plus : celle qui nous ramène Sanji dans la série.

Baratie

Honnêtement, dans les mangas, l’arc du Baratie est celui qui m’a fait me dire pour la première fois que j’aimais vraiment bien cette histoire. Bien sûr, dans la série, ça ne pourra pas être le cas : je trouve que tout est plutôt bien géré dans les quatre premiers épisodes. Je suis aussi bien plus amoureux de Luffy ou Usopp dans la série que dans le manga. Malheureusement, c’est rapidement l’inverse qui se dessine pour Sanji.

Avant d’en arriver à Sanji, nous suivons bien sûr Luffy qui sent de la bouffe dans la brume et qui mène son bateau jusqu’au Baratie, ce bateau-restaurant. Le décor de la série est incroyable, d’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le design choisi pour ce bateau. Le restaurant donne envie, j’aime le gag sur les sabres de Zoro qui ne passent pas, c’était top à voir. Cela dit, ça n’est pas du tout l’essentiel de ce que la série veut montrer.

Du côté de nos héros, le but est de nous les montrer en train de partager un bon repas. J’ai beaucoup aimé ce que donnait ce repas, en vrai. Nami est dépitée, parce que rationnelle, sur le niveau de l’équipage face à l’attaque qu’ils viennent de subir et face à leur capacité de ne pas parler du grand-père de Luffy. Bien sûr, ils se servent énormément à manger sans avoir de quoi payer, surtout que Nami a déjà bien raqué pour avoir une table, en vrai, alors ça finit mal : Luffy est envoyé en cuisine. Et c’est plutôt réussi comme adaptation.

J’ai eu plus de mal, et je l’ai dit plus haut, avec l’introduction de Sanji. En fait, je trouve qu’il n’est pas assez beau gosse pour le rôle par rapport à ce qu’on nous vend dans le manga. Et puis, cet accent ? Je ne sais pas, je ne l’imaginais pas comme ça. Pour le reste, la série adapte parfaitement l’arc du manga, avec un Sanji qui se prend la tête avec son patron, Zeff, et à qui on affirme qu’il ne sera jamais cuisinier au Baratie. Forcé d’être au service, il tombe sous le charme de Nami… Et j’adore comment le scénario nous vend ça, avec d’excellentes répliques et un bon jeu de l’actrice.

Pour le reste, Luffy se fait embaucher à la plonge pour rembourser son repas et se retrouve à goûter la bouffe préparée par Sanji. C’est l’occasion pour lui de recruter Sanji, l’air de rien : il lui conseille de se rebeller face à Zeff, mais bien sûr, sur le long terme, tout ce que veut Luffy, c’est un cuisinier dans son équipage. Et il ne tarde pas à lui proposer quand il se rend compte qu’en plus Sanji est un type bien : il n’hésite pas à prendre des risques pour servir à manger à un naufragé qui débarque au restaurant, mort de faim. Ce naufragé est une nouvelle occasion de nous vendre Grand Line comme un véritable danger et la quête du One Piece. On la perd trop souvent de vue dans les mangas, mais la série nous la rappelle assez régulièrement, je trouve.

Ce qu’on ne perd pas de vue, en revanche, ni dans la série, ni dans le manga, c’est le caractère si génial de Luffy. Il a de grandes idées sur la morale et la vie ; et il n’hésite donc pas à se confronter à Zeff pour lui affirmer que Sanji est un homme bon qui mérite mieux que lui – quitte à balancer les erreurs de Sanji au passage.

Kobby

Pendant ce temps, la marine continue de chasser Luffy. J’ai vraiment toujours l’impression de découvrir des choses inédites – pourtant, j’ai lu les mangas. Soit j’ai tout oublié, soit la série fait de bons choix pour redresser la chronologie des mangas. On verra si je reprends ma lecture un jour. En attendant, nous voyons le vice-amiral faire le choix d’appeler un personnage pour avoir un peu d’aide. J’ai beaucoup aimé cette introduction d’un énième pirate, cette fois aux yeux jaunes, à la barbe improbable et aux méthodes impeccables : Mihawk. Ce pirate est un chasseur de prime – et il bosse donc pour la marine.

Nous le suivons dans l’arrestation spectaculaire d’un certain Don Krieg, puis nous voyons le Vice-Amiral lui ordonner de retrouver Luffy – vivant. Cela perturbe Kobby, inévitablement, et il finit par en parler à l’autre cadet (pourquoi lui a-t-il sauvé la vie en début d’épisode, franchement ?). Le problème de Kobby ? Il découvre que la Marine se sert des pirates pour faire des choses illégales et gagner du temps. C’est inadmissible pour lui : ses héros n’en sont pas, ils bossent aussi avec des pirates qu’ils n’arrêtent donc pas pour pouvoir continuer de se rendre service.

Kobby cherche à comprendre les règles et surtout à comprendre pourquoi la marine ne respecte pas la loi. Il est hors de question pour lui de ne pas traiter équitablement tous les pirates et de ne pas respecter son sermon. Seulement voilà, le vice-amiral ne voit pas les choses comme lui. Il est forcé de lui expliquer que la justice est injuste, mais que lui aussi n’approuve pas toujours toutes les décisions. Il a refusé de devenir amiral-en-chef pour éviter de se trahir, par exemple.

Mihawk

Par contre, Luffy ferait mieux de surveiller son équipage, parce que Nami fait encore de la merde dans son coin et qu’Usopp se découvre des talents de danseur qui méritent le coup d’œil entre deux mensonges sur ses exploits de Capitaine. Pendant qu’il danse, Nami et Zoro continuent d’apprendre à se connaître. C’est du bon développement de personnages : la scène est un peu expéditive, mais permet de mieux connaître le passé de ces deux héros de la série.

Le problème, dans tout ça ? Usopp finit par raconter sa vie à Mihawk. Il leur présente donc tout l’équipage. C’est une bonne chose : Zoro reconnaît immédiatement Mihawk et le demande aussitôt en duel à mort, pour le lendemain. Nami est choquée par ce qu’il se passe, et à vrai dire nous aussi, en théorie. L’effet de surprise de Mihawk tombe à l’eau en tout cas.

Usopp et Nami font tout ce qu’ils peuvent pour essayer de raisonner Zoro, mais c’est trop tard : le défi est lancé. Zoro veut devenir le meilleur au sabre et il doit donc se battre contre Mihawk pour ça, quitte à y laisser sa vie. Cela n’a aucun sens pour Nami qui refuse d’assister à ça et fait vraiment tout pour le faire changer d’avis. C’est inefficace, même lorsqu’elle tente de l’avoir par les sentiments et lui dire qu’ils sont amis.

L’ensemble est vraiment bien joué. Nami est excellente dans cet épisode et on la voit clairement tiraillée quand elle a l’occasion d’abandonner Luffy pour rejoindre un autre équipage, probablement moins bras cassés que le sien. Ils ont tous des postures enfantines en permanence et elle est la seule adulte du bateau – ce n’est pas simple tout de même.

Malgré tout, elle décide de venir assister au combat de Zoro quand même. Elle croit en lui, quoiqu’elle en dise. Le combat contre Mihawk est loin d’être simple pour Zoro, par contre. Mihawk ne cille pas face aux attaques de Zoro qui s’épuise contre lui et finit par se prendre un coup de mini-sabre dans les pecs. Il n’abandonne tout de même pas, parce qu’il a un rêve et qu’il y tient. C’est beau d’avoir une telle volonté.

C’est aussi très con. Nous assistons à la mise à mort de Zoro. Franchement, la scène est atroce à voir, parce qu’il perd deux de ses trois sabres et se livre finalement à son adversaire, prêt à mourir s’il n’est pas le plus grand sabreur du monde. Mihawk n’hésite pas à trancher Zoro en deux, mais il refuse de le tuer pour autant. C’est un excellent cliffhanger : Zoro perd bien du sang, Mihawk refuse de l’achever, Zoro affirme à Luffy qu’il deviendra le plus grand sabreur et ne perdra plus jamais un combat… Mais pfiou, les émotions sont là !

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The Irrational – S01E05 – Lucky Charm – 14/20

Voilà, je retrouve davantage ce que je cherche avec ce procédural : c’est un peu fun dans l’intrigue proposée, ça fonctionne bien du côté du fil rouge et de l’équilibre de l’épisode, les personnages donnent envie d’apprendre à les connaître à nouveau et les scénaristes savent miser sur les bonnes dynamiques pour ne pas nous ennuyer. J’espère que la suite de la série continuera davantage sur cette lancée, parce que ça redevient un divertissement efficace – ce n’est pas exceptionnel, mais ça permet de se divertir, quoi.

Spoilers

Pourquoi une experte en poker perdrait-elle soudainement dans un tournoi contre un amateur ?


It doesn’t look like someone who is in control

Est-ce une bonne idée d’enchaîner sur cet épisode alors que je n’ai pas aimé le précédent ? En vrai, peut-être : j’ai espoir que ça me permette de changer d’avis sur la série !

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Las Vegas

L’épisode commence de manière surprenante, parce qu’il ne commence pas immédiatement par une scène entre Kylie et Alec comme d’habitude. Bon, elle arrive assez vite, avec Kylie qui sert désormais d’assistante à son frère apparemment. Elle l’aide à faire du tri entre des sacs à main jusqu’à ce qu’Alec reçoive un appel de la protagoniste de la première scène de l’épisode, une joueuse de poker.

Contre toute attente, cette joueuse professionnelle qui semble être dans la merde après avoir perdu contre un certain Ethan est en fait une ancienne étudiante d’Alec. Alors qu’il se rend à Las Vegas pour l’aider, avec Kylie, Phoebe et Rizwan, on découvre donc que Camille, c’est son nom, a tout plaqué pour le poker… mais est maintenant dans la merde. Pour s’en sortir, elle a besoin de gagner, mais elle soupçonne Ethan de tricher et a besoin d’Alec pour le prouver.

Et bon, quand Ethan explique à Alec qu’il pense gagner grâce à un porte-bonheur, on comprend bien qu’il va y avoir autre chose à creuser. C’est plutôt intéressant comme manière de surprendre que d’amener tous les personnages à Las Vegas… mais par contre amener Kylie à voler le porte-bonheur, c’était un peu naze. En plus, pardon, mais bon, où est la discrétion ? Elle lui fait prendre des photos d’elle, ce qui est une excuse pourrie pour le voler, et passe la soirée dans son costume orange à côté d’Alec qui a déjà parlé avec Ethan avant. Quel foutage de gueule, quoi.

Bon, malgré la perte de son porte-bonheur, Ethan gagne au poker à nouveau, et ça continue de foutre Camille dans la merde. Elle a besoin de cash, en théorie, pour payer des types qui décident de la menacer jusque dans sa chambre d’hôtel. Ce n’est pas hyper malin de leur part : ils tombent ainsi nez à nez avec Alec, qui réussit, comme toujours, à blablater la situation. Une fois les agresseurs sortis de la chambre, il prend la peine de parler avec Camille pour comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans sa vie.

Elle finit par reconnaître qu’elle a mis en jeu plus qu’elle n’avait. C’est débile, mais c’est ce que beaucoup d’autres gens font quand ils tombent dans l’addiction au jeu, après tout. J’aime bien qu’Alec prenne la décision de ne pas la juger, mais de l’aider tout de même. Et il le fait en prouvant que les statistiques ne sont pas logiques quand il est question d’Ethan. Ce n’est pas suffisant pour que Camille gagne à nouveau au poker – même quand Ethan décide d’arrêter de jouer. J’ai bien aimé les observations d’Alec et Kylie pendant la partie de poker, en tout cas. Cela nous faisait une nouvelle manière de voir le poker – la psychologie des joueurs.

Pour autant, ça n’aurait pas été suffisant pour que l’épisode soit top. Finalement, ce qui fonctionne dans cet épisode, c’est la présence de Kylie, un personnage qui est top et à la dynamique efficace avec Alec… Et le fait d’avoir une double intrigue, parce que ouais, il y a deux enquêtes et ça donne un peu plus l’impression d’être devant une série comme ça. L’épisode précédent ne fonctionnait pas si bien.

Après, je ne peux pas en faire trop pour celui-ci non plus : quand Alec s’est fait kidnapper par les méchants, là… Pff, j’ai soupiré et j’ai trouvé ça nul. L’idée est toutefois bonne : ça permet finalement d’avoir leur aide pour retrouver Ethan. Et hop, Ethan révèle qu’il trichait bel et bien avec un dispositif dans ses baskets lui indiquant quoi jouer. C’est naze tellement c’est évident qu’un casino verrait forcément une triche si grossière !

Je mets de côté ce détail pour apprécier pleinement la suite : c’est chouette, parce qu’Alec refuse que Camille triche à son tour mais propose plutôt un stratagème bien pensé pour que Kylie perturbe le système de triche et que Rizwan distribue des boissons… permettant de voir qui se sent surpris et coupable. J’ai bien aimé ce petit détail. Je ne sais pas s’il fonctionnerait vraiment, et surtout de manière si visible, mais ça fonctionnait dans l’épisode.

Et tout est bien qui finit bien : Camille règle ses dettes en gagnant le tournoi de poker, la gérante du tournoi est finalement celle qui gérait la triche, et hop.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Phoebe

En parallèle de tout ça, on comprend assez vite, quand Phoebe arrive à Las Vegas, qu’elle n’aime pas beaucoup Camille. Il y a une tension évidente entre elles, une rivalité au minimum, une histoire qui s’est mal terminée, assurément. Ainsi, on découvre que Phoebe n’est pas fan de poker et de jeux… Mais ça ne l’empêche pas, comme tout le monde, de tomber dans l’addiction des jeux. Il faut dire qu’elle gagne sa première partie à une machine, c’est assez fou.

Bon, son but est de réussir à se mêler à la foule des joueurs pour pouvoir les étudier du point de vue psychologique. Cela mène à quelques scènes amusantes avec Phoebe et Rizwan dans les allées du casino. J’aime bien. J’aime bien aussi la scène entre Camille et Phoebe – avec une Phoebe qui en veut à Camille de l’avoir abandonnée alors qu’elles étaient amies.

Bien sûr, l’épisode se termine sur une réconciliation, ça va de soi, mais ça prend assez son temps pour que ça passe comme intrigue. Franchement, j’espère qu’on reverra Camille. C’est un personnage surprenant pour une série, mais je pense qu’elle fonctionnerait bien sur du plus long terme.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Fil rouge

Loin de Las Vegas, Marisa continue de bosser avec son mec, mais bon, on sent que ça ne se passe pas si bien entre eux. Après l’épisode précédent où ils s’envoyaient des petits piques, nous nous retrouvons avec un épisode où son mec est saoulé de voir Marisa s’enfermer beaucoup trop dans le travail. Le problème n’est pas le travail en général, mais plutôt le fait qu’elle enquête sur le fil rouge de la saison.

Nous la retrouvons à nouveau en train d’interroger son seul témoin de l’explosion, celui qui a été arrêté. Son but ? En savoir plus sur le logo du camion devant l’Eglise, car elle est sûre d’avoir là une preuve tangible. Certes. Par chance pour elle, en cours de route, elle récupère l’aide de son petit-ami.

Elle finit même par trouver un suspect au mugshot photoshoppé comme jamais. La suite au prochain épisode, pour avoir quelques réponses ? Théoriquement, oui. En pratique, les nouvelles ne sont pas bonnes : son suspect s’est suicidé avant qu’elle n’arrive chez lui. Pardon, mais… Le copain du FBI là, c’est clairement une taupe ! Souhaitons plus de chance à Alec dans ses rencards avec Rose, l’experte en kidnapping, parce que oui, c’est apparemment un truc.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est prévisible de bout en bout. Le fil rouge est complètement oublié ; c’est un cheveu sur la soupe. Et je n’aime pas la soupe, surtout quand elle est tiède comme ça. Bref, je me suis ennuyé et c’est embêtant pour une série procédurale.

Spoilers

Pourquoi kidnapper quelqu’un si la famille n’a pas de quoi payer la rançon ?


It looks like a win-win-win

Tiens, j’ai déjà pris une semaine de retard dans ma seule série network du moment, ce n’est pas bien malin de ma part, ça. Après, c’est du procédural, c’est si rapide à rattraper de toute manière.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Kidnapping

Pendant la signature d’exemplaires de son bouquin, Alec se retrouve contacté par un homme on ne peut plus malpoli qui décide de profiter de sa présence pour le faire enquêter sur la disparition de sa fille. En effet, la police ne peut pas encore l’aider car elle a disparu depuis trop peu de temps, mais il sait qu’Alec est son meilleur espoir pour retrouver sa fille, et tant pis si c’est une manière de parler censée flatter Alec uniquement. En effet, ça fonctionne et Alec se décide à aider l’homme, sans même faire payer le couple qui cherche sa fille. Non mais attendez, on se fout de nous ?

Je crois que oui, parce que l’actrice choisie pour jouer la mère n’est pas excellente non plus. Bon, après, ça ne doit pas être évident de jouer la mère éplorée par le kidnapping de sa fille – et par la rançon élevée qu’on n’a pas les moyens de payer. Et oui, évidemment, les kidnappeurs contactent la famille quand Alec est là pour entendre ce qu’il se passe.

Les kidnappeurs de Veronica refusent que la police se mêle de leur affaire, mais bon, Alec est déjà là, alors évidemment, il fait appel super vite à Marisa. Pour complexifier le cas, on découvre alors que la mère de famille a aussi eu une affaire avec son ancien patron richissime. Elle fait appel à lui pour retrouver plus vite Veronica, parce que Ted, l’ancien patron, a plein de contacts pour aider à faire face à des kidnappeurs.

Hop, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Alec détermine que la rançon n’est pas si idiote que ça si quelqu’un est déjà au courant de la liaison entre la mère et son patron – sauf que personne ne le savait, à part les principaux concernés et la kidnappée. Et l’ex copain, aussi. Bim, un suspect facile quand je soupçonne déjà le fils du patron moi.

L’épisode part ensuite en vrille totale, avec un faux deal de drogue organisé contre l’avis du FBI qui ne peut pas le faire sans accord, mais qui se rend quand même sur place pour kidnapper le petit ami, sauf que le petit-ami se rend compte de leur présence, et bim, course poursuite ; bim Alec peut deviner où ira le gamin en s’enfuyant. Pff. J’aime bien l’idée de tourner à droite sous la panique, c’est un vrai truc, mais c’est quand même un peu n’importe quoi.

L’interrogatoire de l’adolescent permet en tout cas de constater que le gamin est toujours amoureux de Veronica, que celle-ci avait besoin d’argent et qu’elle est possiblement responsable de son propre kidnapping. Les grands classiques. Il est dur de surprendre encore en 2023 avec ce genre d’intrigue. Bien sûr, cette théorie ne plaît pas du tout aux parents, et surtout au père, de Veronica. En plus, Alec n’est plus si convaincu que ça après un deuxième coup de fil des kidnappeurs. La vidéo semble convaincre Alec que Veronica ne fait pas semblant d’être terrifiée… alors que bon, elle est mauvaise actrice tout de même.

Finalement, le seul qui s’en tire en acting est son père, mais le personnage est particulièrement énervant à être un cliché ambulant. Cela dit, toute l’intrigue l’est : c’est sans la moindre surprise qu’Alec en arrive à la conclusion que le kidnappeur n’est autre que le fils du daddy riche. C’était une évidence dès le départ, et j’en arrive à me demander pourquoi ils font encore des enquêtes dans ce genre de cas.

Allez, ça donne tout de même des scènes marrantes, notamment l’experte en kidnapping qui se retrouve à devoir prétendre avoir trouvé un GPS dans les billets… Quant à l’aspect scientifique de l’épisode, il vise simplement à nous expliquer ce qu’est la jalousie en compliquant énormément les choses les plus simples du monde. Ce n’est pas bien grave, vous me direz, mais c’est un peu dommage tout de même.

Bref. On en arrive assez vite à une conclusion d’épisode plutôt réussie, et c’est contre toute attente à ce stade. J’ai beaucoup aimé la logique s’appliquant au discours d’Alec pour calmer Trey, le kidnappeur. Après tout, son père délègue quand il s’agit de retrouver Veronica, mais vient de lui-même quand c’est son fils qui est en danger. Tout ça donne même envie à Rose, l’experte en négociation, de coucher avec Alec. Elle a flirté avec lui tout l’épisode.

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Rizwan

Pendant qu’Alec s’amuse à jouer les négociateurs avec le kidnappeur de Veronica, il ne se rend pas au travail. Il demande donc à Rizwan de couvrir ses cours pour lui et ce n’est pas glorieux à voir. Rizwan ne voulait pas y aller, Phoebe le force, puis se fout de lui quand le cours est catastrophique. Disons que Rizwan manque un peu de confiance en lui. La sœur d’Alec s’en mêle pour découvrir les retours catastrophiques des étudiants, Alec fait un rapide speech qui redonne un peu confiance à Rizawan et hop, son cours s’améliore naturellement.

Par contre, là encore, on sent qu’on est dans une série, franchement. Je veux dire par là que son cours est une catastrophe et qu’il tente d’être cool alors que ça ne l’est pas. Et le ménage à faire après tant de serpentins ? Et le budget ? Non, vraiment, je ne suis pas convaincu. J’aime bien, cependant, que la série prenne le temps de construire une relation amicale entre Phoebe et Rizwan.

Le petit bonus plutôt sympathique est aussi que j’ai appris que la sœur d’Alec s’appelle Kylie. Ah, et qu’elle avait trois jobs, mais plein de temps libre quand même pour faire des recherches afin d’aider son frère. Cela dit, ça, c’était avant : voir comment Rizwan s’inquiétait pour son job lui a donné envie de trouver un job qui lui plaise davantage. Allez, pourquoi pas !

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Terroriste

Oh, et le fil rouge de la saison ? Ecoutez, on est sur un épisode 4 alors on sait bien qu’on aura moins à se mettre sous la dent que d’habitude. Dans cet épisode, on est donc réduit à peu de choses : Marisa se rend interrogé le terroriste supposé qui aurait mis la bombe dans l’Eglise. A force de le questionner, elle finit par comprendre qu’il n’était pas sur le lieu de l’explosion. Il a peut-être créé la bombe, mais il n’est pas le terroriste.

Bon. On s’en doutait déjà largement avec son procès ridicule là, donc on apprend vraiment peu de choses dans cet épisode. La recette est mal gérée, je trouve.

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