How I met your father – S02E05

Épisode 5 – Ride or Die – 11/20
De nouveau, ce n’est pas glorieux, même en cherchant à se moquer des personnages. Cela me rend triste parce que j’avais de nouveau espoir d’une amélioration. En fait, mon problème est toujours le même : à trop vouloir insister et nous dire que c’est censé être drôle, ce n’est plus si drôle du tout. En plus, les formules de la série orignale étaient efficaces, mais en insistant autant dessus, je trouve qu’on leur retire leur intérêt. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas le personnage principal.

Spoilers

Le concert de Jesse et Meredith approche.

Did I die this afternoon, is that your question?

Quel plaisir d’avoir un épisode qui commence par Alexis Denisof ! Le voilà qui reprend son rôle de Sandy Rivers, juste pour interviewer Jesse et Meredith, et faire quelques blagues gênantes sur son passé et ses possibles crimes. Vraiment, c’est un guest-star qui n’est là que pour le plaisir des fans, mais puisque ça me fait plaisir, c’est une bonne chose, j’imagine. Bref, ça nous remet aussi le contexte pour ce début d’épisode : Jesse et Meredith sont en pleine tournée et tout se passe à merveille si l’on croit ce qu’ils nous disent.

Charles se rend compte que c’est probablement douloureux pour Sid : tout le groupe d’amis est dans son appartement à regarder la vidéo. Sid a beau dire qu’il n’en a rien à faire, on voit bien que c’est faux. Charles s’inquiète énormément de Sid, ce qui est inhabituel et étonnant, mais aussi important : Sid se retrouve seul alors que tout son groupe d’amis se rend au concert de Meredith et Jesse le lendemain, alors forcément Charles fait tout ce qu’il peut pour les réconcilier. C’est important pour nous, en plus ! En vrai, j’ai beau me rappeler que j’ai pris la décision de tous les détester et de me foutre d’eux, je trouve ça triste de voir Sid se parler tout seul et penser seul à l’écran. La partie où il pensait était super gênante. Certes, on sent qu’ils veulent faire de l’humour, mais c’est le problème habituel : on le sent, alors ce n’est pas si drôle.

Pendant ce temps, les scénaristes décident de donner une nouvelle fois une aventure au duo Val/Sophie. C’était moins drôle que la semaine dernière, sans que je ne sache identifier pourquoi. Après la mère de Sophie la saison dernière, voilà que la série veut nous présenter les parents de Val. Sans surprise, cette dernière les déteste, c’est donc Sophie qui entretient le contact avec eux. Pourquoi pas, en vrai, même si c’est plus une attitude de couple que de meilleurs amis à mes yeux. C’est un peu la conclusion de Val en fin d’épisode en même temps : elle remarque que Sophie est là pour elle – plus que les hommes.

Bon, les parents de Val veulent donc tout faire pour que Val se case et soit en couple. C’est une idée qui fonctionne, parce que ça s’appuie sur un conflit sempiternel entre enfants (devenus adultes) et parents. Cela dit, pour que ce soit drôle, il aurait peut-être fallu qu’on en découvre plus sur les rencards arrangés et les raisons pour lesquels ça ne fonctionne pas entre Val et ces types. Je sens que c’est là que résidait le plus d’humour. Les scénaristes prennent un chemin différent cependant : ils préfèrent montrer que les parents de Val manigancent un plan pour la rendre jalouse. Ils présentent donc un prétendant, Oscar, à Sophie plutôt qu’à Val.

Tout le reste de l’épisode s’écrit tout seul, avec Val qui se montre jalouse et se jette sur le type en question dès qu’elle comprend que ses parents l’ont invité pour Sophie parce qu’ils pensent que leur fille est incapable d’avoir une vraie relation ; allant jusqu’à lui dire qu’ils pensent que Charles n’existe pas. Dire de Charles qu’il est la relation la plus sérieuse de Val à trente ans, c’est sûr que ça doit inquiéter des parents. En même temps, la vie est longue désormais.

Bref, Val se montre odieuse avec Sophie, en draguant Oscar devant elle et en allant jusqu’à avouer à Sophie qu’elle compte bien lui piquer ce type, même si Sophie se sent bien avec. Comment ça, c’est le premier mec avec qui elle est bien depuis Jesse ? On oublie vite Ian et on ne nous présente absolument pas le personnage d’Oscar sous cet aspect-là. Cela ne fonctionne donc pas vraiment à mes yeux. Pourtant, c’est bien ce qui est dit dans cet épisode, alors il faut y croire. Par chance, Val se rend compte que sa jalousie n’est pas normale et que tout vient de ses parents. Elle met donc au point un plan avec Sophie pour retourner le piège contre ses parents, en leur montrant qu’ils détruisent son amitié avec Sophie.

Si ça s’était arrêté à ça, ça aurait pu me plaire vite fait. Par contre, voir la Sophie du futur expliquer qu’elle joue avec la temporalité et la structure du récit, toute fière d’elle ? Non. C’est juste non. Tordre le cou à la série originelle en reprenant ses habitudes, mais en insistant dessus en mode « regardez comme on est méta » ?? Je ne comprends pas ce besoin de toujours tout appuyer autant que ça.

Bref, Sophie et Val finissent toujours amie, Oscar promet de recontacter Sophie (j’y crois moyennement) et elles peuvent ensuite se rendre au concert de Jesse et Meredith. Seulement, en parallèle, nous avons suivi l’arrivée d’Ellen et Charles au concert. Déjà, Charles passe tout son épisode a essayer de monter un plan pour réconcilier Jesse et Sid, en vain, ce qui fait qu’il est occupé et ne remarque pas du tout ce qu’il se passe en coulisses. Ensuite, Ellen ne voit que ce qu’il se passe : Jesse continue de se faire écraser par Meredith. C’est super triste pour son personnage, et c’est super triste aussi de voir que Meredith ne se rend compte de rien, à montrer en permanence leur histoire d’amour sur ses réseaux pour le marketing.

Heureusement, Ellen s’en rend compte et voit le mal-être de son père. Elle est capable de lui en faire prendre conscience, disant grosso-modo la même chose que Sid dans l’épisode précédent. Allez, elle laisse juste en plus le bénéfice du doute à Meredith, mais vraiment, la scène est quasiment la même. Jesse, en revanche, se rend compte que Meredith lui fait plus de mal qu’autre chose, faisant revivre encore et encore la fameuse demande en mariage à Jesse. Il décide donc de la larguer, et tant pis pour Jay Street.

L’idée est bonne en vrai… mais pourquoi est-ce que tout ça se passe hors écran ? On ne revoit même pas Meredith quand elle annonce la rupture avec Jesse ! Je ne comprends pas comment on peut caster une actrice aussi excellente et ne pas s’en servir. C’est vraiment dommage. L’épisode, lui, termine sur une réconciliation Jesse/Sid qui est aussi gênante que le reste, avec de longs silences comblés par des sous-titres parce que « le langage des hommes de 2020 est un art perdu ». Pardon, mais ce n’est pas drôle ? Genre, vraiment, ça donne l’impression que les scénaristes sont juste une bande de vieux cons.

Bref, heureusement qu’il y avait l’intrigue de Charles (et les réactions de Sid, jusqu’à l’excès de son appel aux urgences à cause de son allergie) pour me faire sourire cette semaine, mais après l’espoir de l’épisode précédent, c’est un retour aux épisodes que j’ai l’impression de subir par nostalgie. Je suis masochiste.

 

 

 

 

 

 

NCIS – S20E11

Épisode 11 – Bridges – 14/20
L’épisode est intéressant et divertissant, réussissant même à nous garder en haleine, ce qui n’est pas toujours le cas, on ne va pas se mentir. Avec son intrigue fluide et ses personnages qui continuent à évoluer l’air de rien, cet épisode filler a presque l’air de ne pas en être un. En plus, même son titre est justifié par l’intrigue… Et ça non plus, ce n’est pas toujours le cas.

Spoilers

Une militaire est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel… réservée au nom de Parker.

L’épisode débute avec une scène qui détourne notre attention : un cadavre est retrouvé à proximité d’une dispute de couple. On nous introduit une tromperie avec une femme voulant se venger en utilisant un flingue. Cela est amusant et frustrant à la fois. C’est amusant pour le gag de la femme de ménage blasée, c’est frustrant car on se demande vraiment comment cela va se terminer pour que plus personne ne nous en parle ensuite. Franchement, ils auraient pu au moins les garder comme témoin ? Bon, non, c’était pas le but, mais bref, vous comprenez ma frustration.

Toujours est-il que l’épisode se poursuit avec la découverte d’un cadavre dans un motel, dans une chambre réservée au nom de Parker, sans qu’il n’ait rien réservé. Le hacking des comptes internet de Parker est intéressant pour révéler un nouveau côté du personnage, plus énervé que d’habitude, mais j’ai eu l’impression qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire par la suite. Genre, vraiment, au départ, ça apporte de l’humour et une vraie intrigue… et ensuite plus rien du tout.

Peu à peu, l’épisode révèle ses cartouches : Parker est hacké par le fils de son premier amour. L’enquête se poursuit avec cette ex qu’il revoit pour la première fois depuis des années (avec le stress qui va avec, donc), puis qui aide à retrouver son fils et fait en sorte que ce dernier raconte la vérité. Bref, vous voyez, c’est fluide, mais pas bien surprenant non plus. C’est le principe d’une série procédurale.

Cependant, le fils suspecté du meurtre est finalement innocent (quelle surprise) ; et il a même un message vocal pour le prouver. Les agents du NCIS comprennent vite qu’il faut finalement fouiller du côté de la victime – cela leur permet de se rendre compte qu’elle est en fait une espionne avec des armes et de fausses identités, dont les parents sont eux aussi des espions russes. Voilà, une nouvelle intrigue bouclée, c’est tout de la faute des russes et hop, on passe à la suite.

En ce qui concerne la vie personnelle des personnages, mon point d’accroche principal avec la série tout de même, la romance entre Jess et Jimmy continue, mais les scénaristes ajoutent un problème pour que ça puisse nous tenir en haleine un peu plus. Là-dessus, ça fonctionnait bien en ce qui me concerne : Jimmy semble vouloir tenir éloignée sa fille de Jess, peut-être en raison de sa tendance à être suivie par le danger.

Cela rend Jess inquiète quant à leur relation, mais elle en parle à plein de collègues plutôt qu’à Jimmy, ce qui m’a énervé. C’était prévisible que ça se déroule comme ça ; ça ne pouvait pas être autrement, ça donnait du dialogue à Torres ou à Kasie, mais… ça ne servait à rien.

Heureusement, la dernière scène avec Jimmy et Jess est bien meilleure, car cette dernière comprend que Jimmy doit encore franchir un pont avec elle pour oublier son ex-femme et terminer son deuil. Inclure Jess dans sa vie, c’est reconnaître qu’elle est morte.

Franchement, ça fonctionnait bien et ça justifiait le titre de l’épisode. En plus, ça permettait de nous prouver une fois de plus que les acteurs sont clairement sous-utilisés dans cette série : ils savent gérer l’émotion et sont trop souvent en vitesse de croisière dans ce qu’ils doivent jouer. D’ailleurs, dans le même genre, Torres est si sous-utilisé quand on voit ce que l’acteur fait dans The ‘70s show (et The ‘90s).

Enfin, tout est bien qui finit bien, car Parker peut se réconcilier avec son premier amour et découvrir que son ex-femme avait osé contacter son premier amour dans son dos lors du divorce. Passionnant, non ? Non.

How I met your father – S02E04

Épisode 4 – Pathetic Deirdre – 15/20
Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !

Spoilers

Ellen commence un nouveau travail, ce qui déprime un peu Val et Sophie. Sid, lui, est déprimé par l’avenir romantique de son meilleur ami.

We are not daydrunk. Yet.

Ellen a droit à un relooking de Val et Sophie, et moi, j’aime déjà ce début d’épisode parce qu’il nous épargne la Sophie du futur dès le début. C’est déjà ça. En plus, le personnage d’Ellen est possiblement la meilleure trouvaille des scénaristes… il faut juste qu’elle soit dirigée correctement pour éviter le surjeu et elle pourra être vraiment drôle. En attendant, les scénaristes proposent une intrigue où Ellen a du succès professionnellement, contrairement à Sophie et Valentina qui ont des carrières qui n’avancent plus vraiment et sont au point mort.

Quand elles commencent à en déprimer, elles décident de recontacter leur amie Deirdre. Enfin, amie. Elle l’appelle « Deirdre la pathétique », en vrai, ça en dit long. Elles sont horribles avec elle, ne gardant contact avec que pour se moquer de sa vie qui n’avance jamais et dont elle ne fait que se plaindre. En soi, il y a une idée qui pourrait être bonne et qui rejoint ce que j’ai aimé dans l’épisode précédent : s’ils assument qu’ils ont une héroïne qui pourrait être détestable et qu’on commence à se moquer d’elle pour ça, ça peut devenir une bonne série. Ce n’est pas forcément ce que j’imaginais pour eux, mais ce serait top finalement.

Et ça semble être le cas : Deirdre refuse ainsi d’aller boire un verre avec elles parce qu’elle a déjà une lecture de livre à faire… Sophie et Val prennent ça comme un autre exemple de ses échecs constants et pathétiques. Forcément. Elles prennent donc un Uber pour se rendre au plus vite à cette lecture publique qu’elles imaginent bien différemment de ce qu’elle est : en vrai, on s’en doutait, Deirdre a écrit un livre comme elle voulait le faire depuis toujours et elle rencontre beaucoup de succès.

Le livre ? Il parle de sa vie et de ses deux amies de fac. Sophie et Val prennent très mal la lecture du chapitre, clairement à leur sujet. Elles décident donc d’être les adultes face à cette situation et se barrent au plus vite de cette lecture publique. Difficile de passer inaperçue quand ça arrive, inévitablement : elles renversent toute une pile de livres et Deirdre décide de les faire monter sur scène. Le retournement de situation qui s’opère est là est bon pour la comédie : oui, ça m’a fait rire de voir Deirdre s’excuser de les avoir considérées comme pathétiques. En vrai, c’est un type de relations plutôt classique : ça existe des gens qui voient la vie tellement différemment que pour tous, la vie de l’autre est pathétique.

En plus, à nouveau, j’ai aimé la scène où on a le point de vue de Deirdre sur les brunchs qu’elles prenaient ensemble : on s’y moque allégrement de Val et Sophie, ces new-yorkaises déprimantes et pathétiques.

Je me doute que le but des scénaristes n’était pas forcément qu’on se moque de Sophie et Val, mais plutôt qu’on ne soit pas du côté de Deirdre… M’enfin, voilà : je n’aime pas Sophie, donc ça passait bien comme ça. Bien sûr, c’est sa série : elle finit par avoir le dernier mot et prouver à tous que Deirdre est toxique, parce qu’elle les insulte et utilise le mot « trigger ». Bon, ça sonnait plus comme une revanche de vieux boomers qui n’apprécient pas le mot trigger qu’autre chose cette fin d’épisode, hein. En plus, Sophie et Val ne se remettent jamais en question, ce qui est plus que dommage. L’intrigue m’a fait rire, cependant, c’est déjà ça.

Cela n’a pas été le cas – ni le but je crois – de tout ce qui se passe dans le bar de Sid. D’un côté, on y suit Charles qui recommence donc à aller en rencards. Pourquoi pas ? C’était introduit dans l’épisode précédent comme s’il allait y rencontrer l’amour de sa vie, mais c’est loin d’être le cas : en fait, il prévoit de coucher avec plein de nanas, mais de le faire avec la classe d’un gentleman. Pour lui, il suffit d’envoyer un panier de cadeaux ensuite pour être un chic type. Heureusement, il y a Courtney pour lui apprendre que non, ce n’est pas classe et qu’il ferait mieux de se comporter comme un goujat comme les autres. Elle, elle a cru que ce panier voulait dire qu’il y aurait possiblement plus entre eux, jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité. Là encore, ça pourrait être une bonne intrigue, mais la conclusion n’est pas géniale : Charles en arrive à considérer qu’il doit faire de meilleurs cadeaux dans son panier, comme la star dont il s’inspire…

En parallèle, Jesse et Meredith sont également au bar toute la journée pour mettre au point une vidéo annonçant que Jesse partirait en tournée avec Meredith. Heureusement que l’actrice est géniale pour nous sauver d’une intrigue qui commence à se faire longue : on voit bien que Meredith est hyper narcissique et n’aime pas vraiment Jesse, mais lui est particulièrement aveugle. Il se laisse marcher dessus, et même quand il proteste de ne pas parler assez dans la vidéo, il finit par reconnaître que c’est elle qui a raison. Leur dispute pour savoir lequel des deux a repris l’autre est également une belle preuve de la toxicité de ce couple, incapable de communiquer… pourtant, quand Sid le fait remarquer, Jesse est loin d’ouvrir les yeux.

En fait, c’est même pire que tout : la fin d’épisode voit Jesse demander à Sid de ne pas venir au concert qu’il fera avec Meredith, parce que Sid ne soutient pas vraiment son amour pour elle. Forcément.

Enfin, Ellen commence donc à travailler et j’ai juste adoré la scène où elle s’y rendait. C’était un moment musical sympathique, qui termine sur des gags bien trop faciles, mais efficaces : à l’accueil, on lui déconseille de prendre l’ascenseur avec son boss, qu’elle voulait impressionner, parce que l’ascenseur est trop petit. La voilà qui s’aventure vers un escalier, avant de découvrir qu’elle doit se rendre au 51e étage. Bien sûr, la porte de la cage d’escalier ne s’ouvre pas de l’intérieur, et bien sûr, c’est pareil à chaque étage, même au 51e. Plutôt que d’utiliser son portable pour appeler n’importe qui, même à l’accueil, Ellen s’obstine à grimper chaque étage, puis se retrouve coincée dans un débarras – cette fois sans son portable, au moins.

Franchement, s’il n’y avait pas autant d’étages, on pourrait y croire, mais monter plus de cinquante étages et être encore à peu près à l’heure ? Il faut arriver avec deux bonnes heures d’avance. Malgré tout, j’ai trouvé ça plutôt drôle. À nouveau, je me rends compte que c’est parce que je me moque d’elle plus que parce que c’était vraiment drôle. Sa chute finale, quand elle tombe du plafond après avoir tenté la ventilation, était particulièrement efficace. Après, comme Barney en son temps, on peine à voir ce qu’elle peut bien faire comme travail.

En tout cas, deux intrigues sur trois ont réussi à me faire rire et, en plus, la fin d’épisode, qui voit un froid dans l’amitié Sid/Jesse, m’a plu et donné envie de voir la suite. C’est bien la première fois !

 

How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !