The Crowded Room (S01)

Synopsis : Danny Sullivan est arrêté suite à son implication dans une fusillade à New York en 1979. Son interrogatoire mené par Rya Goodwin révèle des éléments mystérieux de son passé, bouleversant sa vie de manière inattendue.

Pour commencer, permettez-moi de vous dire que je suis très enthousiaste à l’idée de regarder la série, principalement parce que Tom Holland incarne le rôle principal de Danny Sullivan et que cette information justifie à elle seule le fait que je vais encore commencer une nouvelle saison (la troisième cette semaine) au lieu de rattraper toutes celles que je n’ai pas encore terminées. La vérité, c’est qu’aucune ne me donnait envie là tout de suite…

En même temps, celle-ci non plus, a priori. On ne peut pas dire que l’histoire de Sullivan, impliqué dans une fusillade à New York en 1979, m’intrigue au plus haut point. Je suis curieux de voir comment Tom Holland apportera son talent d’acteur à ce personnage complexe, certes, mais c’est à peu près tout. Sans lui en tête d’affiche (bon, et le restes du casting, d’accord), j’aurais à 100% passé mon chemin.

Avant de me plonger dans la série, j’ai donc une certaine appréhension, parce que les épisodes durent une heure. Certes, la série est jouée par un casting talentueux et je ne m’inquiète pas pour l’alchimie entre les personnages ou les performances, mais j’ai peur que la série soit trop longue et ne parvienne pas à rester captivante à vouloir trop proposer une atmosphère pesante.

J’espère que la série saura tenir ses promesses et nous offrir un vrai divertissement, porté par les performances de l’ensemble du casting, et en particulier de Tom Holland. Je suis impatient de voir comment cette histoire complexe se déroulera et comment elle bouleversera la vie de ses protagonistes… mais j’ai quand même pris plusieurs semaines avant de me lancer dans la série, parce que le travail s’en est mêlé.

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode,…

The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je…

Elemental : feu d’artifice ou pétard mouillé ?

Salut les cinéphiles,

Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai décidé que j’y étais même si c’est entièrement faux !

L’avis sans spoiler

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Elemental nous emmène dans un monde où les éléments naturels vivent en ville. Le film suit l’histoire d’Ember Lumen, un élément de feu, et Wade Ripple, un élément d’eau, dont la rencontre va tout bouleverser – ou au moins bouleverser leur vie. Le film explore leur relation, ainsi que leurs interactions avec leur environnement et leur famille.

C’était très sympathique, très beau à voir, mais pas forcément aussi percutant que je l’aurais souhaité en ce qui concerne l’intrigue et les messages du film. Elemental est un film visuellement époustouflant qui aborde des thèmes importants, mais il y a plusieurs messages et c’est peut-être le problème : c’est un peu brouillé et il est difficile d’être pleinement embarqué dans les émotions tant le film joue sur plusieurs tableaux.

Malgré tout, Elemental reste un film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et son univers original. Et puis, c’est un film qui peut être apprécié par tous, quel que soit l’âge ou la situation. Que vous soyez en famille, seul, en couple ou célibataire, ce film a quelque chose à offrir. Il est parfait pour un rendez-vous amoureux, avec son mélange d’aventure, de romance et de moments touchants, mais il est aussi assez simple et divertissant pour être apprécié par les enfants…

Allez, si vous l’avez déjà vu, on peut continuer d’en parler ensemble histoire que je vous donne un avis plus détaillé… Attention, vous l’aurez compris, dans la suite de cet article, il y a quelques spoilers !

Une animation époustouflante

Le film est une véritable merveille visuelle, avec de superbes paysages et des moments marquants entre les personnages. C’est un véritable spectacle visuel. Des scènes comme la découverte de la ville, le tour en montgolfière, l’opposition eau/feu lorsqu’Ember et Wade se touchent, l’exploration sous l’eau avec la floraison et tous les moments avec du verre soufflé sont particulièrement marquantes. La technique et les effets spéciaux sont impressionnants, au point où j’ai même eu l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin animé lors de la scène du barrage qui cède, par exemple. C’est déstabilisant et impressionnant à la fois !

Un autre point positif est que l’univers est original tout en étant facile à comprendre – et facile à mettre en place. En fait, c’est peut-être la plus grande réussite du film : la mise en place de l’univers est impressionnante, avec beaucoup de décors et détails pour un dessin animé ! À cet égard, le générique de fin est un vrai plaisir à regarder, parce qu’il permet de voir la quantité de travail effectuée pour que cet univers regorge de détails (et de jeux de mots faciles et stupides, mais j’en suis friand, vous vous en doutez !).

Au-delà d’Ember et Wade, il y a aussi toute une galerie impressionnante de personnages secondaires : on sent qu’il y a là des pistes à explorer pour de futurs courts-métrages, et je ne doute pas qu’ils le feront. En attendant, c’est un film qui stimule beaucoup l’imagination et ça fait du bien ! Cela dit, malgré ces nombreux personnages et comme dans beaucoup de Disney ou Pixar, les couples (à la fin notamment) semblent un peu forcés et provoqués par manque de choix. Si je n’aime pas les triangles amoureux, là on a un peu l’impression que Wade est le seul prétendant crédible pour Ember, parce que le petit qui la harcèle avec ses fleurs sous les aisselles, c’est marrant, certes, mais ça ne risquait pas de la faire vibrer !

Quelques déceptions

Bref, le film représente aussi quelques déceptions et n’invente pas l’eau chaude. Ainsi, les designs des personnages m’ont laissé parfois sceptique, à l’image de l’intrigue. Par exemple, j’ai une petite déception pour les nuages et le vent, assez basiques et très peu développés. Pas fan non plus des scènes de sport aérien… Tout le monde n’est pas capable d’inventer aussi bien que le Quidditch de toute évidence !

Ember et Wade sont des personnages très intéressants séparément, mais leur dynamique n’est pas toujours crédible. Leur romance semble un peu précipitée et forcée, comme si Wade était le seul prétendant crédible pour Ember. C’est un peu décevant, surtout dans un film qui par ailleurs brise certains clichés sexistes avec un personnage masculin qui n’hésite pas à montrer ses émotions – les torrents de larmes finissent même par être un running gag lourd… ce qui les empêche d’avoir la dimension émotionnelle attendue dans une des scènes de fin en ce qui me concerne. Ainsi, l’évolution d’Ember est certes très efficace, mais je regrette qu’en 2023, il lui faille un copain pour enfin s’affirmer. Certes, Wade est un garçon qui casse beaucoup les clichés sexistes à évoquer ce qu’il ressent, mais il reste le sauveur de la demoiselle en détresse (et de la flamme) qui aurait pu, il me semble, s’en sortir sans lui.

En parlant de déceptions, parlons d’ailleurs de l’intrigue. Bien que classique, elle aborde des thèmes importants comme l’immigration, l’identité et le sacrifice. Le film parle d’immigration de manière originale avec la famille d’Ember qui représente en fait l’immigration asiatique aux USA. Si cela reste un point fort du film, j’ai trouvé décevant que ce soit fait avec moins de subtilités et nuances que d’autres films récents, comme Turning Red ou même Over the Moon de Netflix. J’aurais aimé voir ce dernier au cinéma d’ailleurs… Là où je me dis qu’Elemental aurait pu être vu sur mon canapé sans que ça me dérange car j’ai une télévision HD (un peu comme pour Soul).

Le début du film est néanmoins très touchant, montrant l’évolution de la famille d’Ember, ce qui rappelle le film Là–haut (d’ailleurs mis à l’honneur par un court-métrage sympathique juste avant la projection). La dynamique familiale reste efficace pour l’héroïne, avec une volonté de plaire à/d’être acceptée par son père qui se voit durant tout le film. C’est l’inverse de Wade, à la famille très réussie aussi mais avec une dynamique différente (plutôt famille nombreuse, riche et libérale, ouverte d’esprit sur la relation entre Wade et Ember). Malgré tout le positif, tout ça n’est pas vraiment exploré autant que ça le devrait, donnant l’impression de rester souvent à la surface – un comble pour ce film.

Après c’est un film qui aborde beaucoup la notion de sacrifice – sacrifice personnel sur le moment pour le bien sur du long terme – alors c’est peut-être normal de sacrifier certains aspects présentés pour en mettre d’autres en avant. Cependant, comme je le disais en introduction, ça a fini par me poser problème, en donnant l’impression que le film voulait trop en faire. À jouer sur tous les tableaux, Elemental finit par manquer d’âme et d’émotions à certains moments-clés – ou plutôt, moi, en tant que spectateur, je n’ai pas réussi à ressentir ce qu’on voulait me faire ressentir.

Pour finir cette partie sur mes déceptions, terminons sur une note musicale. La bande sonore, composée par Thomas Newman, est très bien, même si elle ne m’a pas spécialement marquée. En fait, je dirais même que j’en retiens surtout le générique de fin qui est sympa – la chanson est très bien et finira dans ma playlist Spotify du mois de juin – mais bon, il n’est pas par Thomas Newman. La majorité du temps, la musique originale du film est effacée ou mise de côté pour des chansons. C’est un choix qui fonctionne… mais un peu décevant pour un film d’animation, dont je retiens souvent l’univers musical habituellement.

En bref

Malgré quelques défauts, Elemental est un film que je reverrais probablement, surtout pendant une période de vacances. Il a tous les éléments d’un bon film de Noël : une histoire touchante, des personnages attachants et une animation, je le redis, époustouflante. Je le recommande donc à tous ceux qui ont l’occasion de le voir.

Cependant, bien que l’expérience du cinéma ajoute toujours quelque chose de spécial, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprécier ce film si vous avez un bon écran HD chez vous. Que vous le regardiez sur grand écran ou en blu-ray/streaming à l’occasion dans quelques mois, Elemental est une expérience à ne pas manquer pour une soirée où vous aurez envie de passer un bon moment avec un brin de féérie. Bref, pas un pétard mouillé, mais pas le feu d’artifice du 14 juillet non plus !

The Walking Dead: Dead City (S01)

Synopsis : Maggie et Negan se rendent dans un Manhattan post-apocalyptique, depuis longtemps isolé du reste du continent. La ville est remplie de morts-vivants et d’habitants qui ont fait de New York City leur propre monde.

Pour commencer, je dois avouer que l’attente pour la saison 1 de The Walking Dead: Dead City a été longue, mais elle m’a semblé courte malgré tout ! Contrairement à ce que j’imaginais, je ne suis donc toujours pas à jour dans les autres séries de la franchise avant de me lancer dans celle-ci. Malgré tout, je suis pressé à l’idée de découvrir cette série et de voir comment elle se démarque de la série originale et je prends donc ENFIN le temps de regarder une série au milieu de semaines extrêmement chargées par le travail.

Oui, je sais, il aurait mieux valu me concentrer sur les saisons que j’ai entamées sans les terminer, mais ça ne serait pas tout à fait moi si j’avais fait ça. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de me demander comment cette série se connectera à l’univers global de The Walking Dead et de craindre de me faire spoiler… mais bon, l’univers des zombies me manque un peu tout de même.

Je suis impatient de voir si les créateurs ont réussi à apporter de la fraîcheur à cette franchise bien établie et, à force, aussi pourrie que la peau d’un zombie ou si l’on aura juste une suite sans surprise de ce qu’était la série d’origine et qui a laissé en vie Maggie et Negan rien que pour nous proposer cette série…

The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui…

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues…

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The Walking Dead: Dead City – S01E03 – People are a Resource – 09/20

C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en…

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque…

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The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions…

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The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui fonctionnent bien pour le petit frisson qu’on cherche, mais ce n’est pas glorieux comme spin-off pour l’instant. J’ai l’impression qu’il y avait à la rigueur de quoi faire un film. Une série ? On va tourner en rond !

Spoilers

Hershel s’est fait enlever, forçant Maggie à bosser avec Negan à nouveau.


You could try, but then I’d have to kill you first.

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Nouveau cadre, vieux codes

Si je suis plutôt ravi de retrouver les personnages et de voir que la série commence par un épisode qui a un temps bien raisonnable, j’ai tout de suite déchanté dès les premiers plans de cet épisode. Certes, on nous introduit directement à l’idée que Maggie a déménagé et est désormais à New-York, mais bordel, c’était plutôt long comme introduction et comme enchaînement de plans.

En plus, le changement de cadre avec ce New-York envahi par la végétation donne l’impression d’être devant un énième film catastrophe post-apo… et ça peine à donner un sentiment de neuf à une série qui en aurait désespérément besoin. En fait, le problème est là : on connaît trop bien les codes de la franchise. Du coup, c’est comme une bleue que Maggie se fait alors surprendre par un zombie qui n’hésite pas à lui attraper les jambes. C’était prévisible, sérieusement, et ça a lieu plus tard dans l’épisode aussi. Elle s’acharne finalement sur lui, dans une scène sanglante qui met dans l’ambiance… mais aussi avec des cris qui devraient la faire repérer bien vite.

Sans une ligne de dialogue, cette première scène a réussi à nous montrer ce que veut proposer la série : un nouveau cadre plus urbain et post-apo que la série d’origine bloquée pendant des années dans la forêt… mais eh, c’était peut-être un vrai besoin, non ? Le générique qui suit est très sympathique, même s’il a un côté très jeu vidéo. C’est fou comment les effets spéciaux se reposent de plus en plus sur ce type d’images donnant l’impression d’être devant des jeux vidéos. Finalement, le générique est bien, mais la musique manque d’entrain ou de notes similaires à la série de base quand l’esthétique est quant à elle exactement la même. Bref, j’ai l’impression d’être devant une pâle copie… et c’est ce qu’est Dead City, justement.

Après le générique, on se retrouve dans un bar. À nouveau, on veut nous montrer un nouveau cadre : le monde s’est remis de l’apocalypse zombies, la vie a repris son cours, les mêmes lieux de vie qu’avant existent à nouveau. Malheureusement, ça donne à la série un côté un peu ringard, je trouve. Maggie au comptoir d’un bar, dans sa tenue d’aventurière… Je sais pas, ça n’a pas du tout su me convaincre. On note que cette fois, Maggie appelle les zombies des « groaners ». Chaque série a vraiment son mot pour les zombies, sans que ce ne soit jamais zombie. Par contre, cette fois-ci, ça devient ridicule : Maggie a toujours dit « walker », pourquoi aurait-elle changé en vieillissant ?

Bon, pêle-mêle, on découvre qu’elle drague le barman avec une idée en tête qui n’est pas celle à laquelle il pense (elle veut endormir sa méfiance) et qu’elle aurait une cabane à proximité envahie par les zombies. Difficile de savoir si c’est le cas, cependant : elle peut très bien mentir après tout. Le but ultime de Maggie est finalement de se rendre dans le motel attenant au bar pour y retrouver Negan. Ce n’est toutefois pas si simple : alors qu’elle a largement le temps de le surprendre sous sa douche, elle attend tellement qu’elle finit par se faire attaquer par les gens du bar.

Là, elle est alors confrontée à un personnage joué par Michelle Hurd. Je déteste cette actrice, que j’associe à son personnage calamiteux et à un jeu désastreux dans Blindspot, alors ce n’est vraiment pas chouette pour la série – ce ne sera pas un point positif pour celle-ci.

Maggie est toutefois capable de s’en sortir comme une grande fille, évidemment. Alors qu’elle est mal en point, on découvre qu’elle peut se servir d’une lame intégrée à sa chaussure pour dégommer des méchants. Cela la retarde suffisamment pour que Negan puisse s’enfuir en l’apercevant, emmenant avec lui une jeune femme qu’on ne connaît.

Bien sûr, Maggie cherche alors à s’enfuir plutôt qu’à dialoguer. C’est un peu con tout de même. Par chance pour elle, elle a de quoi s’enfuir à proximité. Non seulement, les bars sont de nouveau à la mode, mais en plus, il y a toujours de l’essence à portée de mains. Sans trop de mal, Maggie parvient donc à rattraper Negan et sa nouvelle jeune protégée, Ginny.

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Retrouvailles

Maggie leur révèle que Negan est recherché (pour changer) par une organisation dont on ne sait pas grand-chose (pour changer, bis), mais ce n’est pas pour cela qu’elle est ici, évidemment. Cette fois-ci, Maggie révèle la vérité : elle a subi un raid quelques mois plus tôt, puis un autre, lors duquel ses nouveaux ennemis ont eu la bonne idée de prendre un otage. Ouep, quelqu’un a enlevé le fils de Maggie et c’est pour cela qu’elle est à présent à la recherche de Negan.

En effet, son ennemi, le Croate, a eu la classe d’utiliser le sifflement préféré de Negan. Ma foi, ça fonctionne comme détail, c’est un sifflement extrêmement caractéristique. Et même si ça énerve Maggie de devoir demander l’aide de Negan pour retrouver Hershel dans Manhattan, elle n’a pas trop le choix : lui, il sait qui est le Croate. La série se garde toutefois des cartouches de suspense pour la suite, ne révélant pas ce que sont devenus la femme et l’enfant de Negan, ni qui est cette Ginny qui le suit partout désormais. Ginny ne parle pas – Negan explique à Maggie que c’est le cas depuis qu’elle a trouvé son père transformé en zombie.

Ouais, ça ne nous explique pas exactement pourquoi elle le suit partout, même dans un roadtrip vers un Hilltop qui n’est plus le même, ni comment elle a fait pour le demander d’ailleurs. Maggie nous apprend aussi que Hilltop n’est plus, mais que toute la communauté a dû se relocaliser et suivre les mêmes règles qu’avant. Soit. Les mêmes règles, certes, mais il y a de nouveaux acteurs en jeu à New Babylon, où la série semble se dérouler désormais.

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Les marshals

Par exemple, il y a des Marshals qui semblent faire peur à tout le monde – mais dont je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté ils sont. Je veux dire, ils cherchent à arrêter Negan pour le mettre à mort en le torturant de la manière la plus atroce possible, mais c’est en partie parce qu’il a tué Glenn devant Maggie… alors pourquoi Maggie semble détester aussi ces marshals ? Et pourquoi ne travaille-t-elle pas avec les marshals aussi ?

Bon, ils semblent sacrément méchants cela dit. On voit ainsi un marshal débarquer dans le bar du début d’épisode pour en savoir plus sur Negan et pour le retrouver. Il interroge ainsi la nana du bar, bien à sa manière, n’hésitant pas à la torturer. Bon, je m’inquiétais de devoir supporter Michelle Hurd, mais elle se fait tuer bien rapidement finalement. Tant mieux ? La scène était censée être choquante et nous instaurer un univers plus noir, mais eh, ça m’a fait plaisir plus qu’autre chose.

Le marshal qui la bute pour respecter la loi, soi-disant, n’hésite pas à expliquer ensuite qu’il ne l’a fait que pour la loi, pas par gaité de cœur. Mouais. J’ai comme un doute, tout de même. Malheureusement pour les héros de la série, il a aussi tout ce qu’il faut pour les retrouver : Maggie a laissé tomber dans sa fuite un livre de cartes duquel elle a arraché la carte de Manhattan.

On retrouve ensuite Maggie et Negan en route vers ce nouveau Hilltop dont on ne voit pas grand-chose. Ouais, ils ont réussi à se débarrasser de Ginny auprès des gens aux ordres de Maggie, parce que c’est plus simple comme ça, probablement. La série préfère se concentrer sur des conversations interminables entre Maggie et Negan, comme au bon vieux temps, plutôt que de proposer vraiment de nouveaux personnages. C’est inquiétant : elle réunit deux personnages que j’aime beaucoup et ne parvient pas à sortir de la médiocrité pour autant… Et c’est d’autant plus violent et facile à constater que la série prend aussi le temps de nous faire quelques flashbacks de la mort de Glenn. Voilà, ça c’était une bonne scène choquante et réussie…

Malheureusement, pour arriver à une telle intensité, il faut déjà avoir des personnages auxquels on est attachés, pas des personnages dont on a fait le tour quinze fois. Dead City a beau essayer de proposer quelque chose qui la démarque et une ambiance qui lui soit propre, elle ne parvient pour l’instant qu’à proposer une atmosphère sombre peu efficace pour surprendre. On est dans une mauvaise suite de Walking Dead pour l’instant. C’est gênant.

Je suis peut-être de mauvaise foi, vous me direz : dès le départ, j’ai trouvé énervant que les spin-offs annoncés soient sur les personnages les plus anciens de la série. On les connaît par cœur. On ne peut pas être surpris de voir Maggie réussir à enlever l’un des marshals qui est à ses trousses sans le moindre mal (surtout qu’elle s’en prend au junior du trio comme par hasard), ni être surpris que ça mène à une scène où elle s’engueule avec Negan. Encore. Et vous savez pourquoi : elle veut avoir l’autorité sur lui et garder le marshal en vie avec eux quand Negan préfère l’idée de le jeter par-dessus bord.

Et sincèrement, c’est une redite tout ça, parce que ça mène à Negan qui lui fait remarquer qu’elle aussi elle a tué plein de gens, parmi lesquels il y avait des maris et des pères, hein. Bref, il gagne la bataille des arguments, mais comme Maggie est cinglante avec lui, il considère qu’elle a gagné apparemment ? Les mystères de cette franchise se poursuivent.

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Manhattan

Bon. Tout cela permet à nos héros d’arriver à Manhattan et… de me donner l’impression d’être devant un film. En fait, tout le problème est là ! Leur idée, c’est de faire un film, pas une série. Ouais, l’ambiance Manhattan post-apocalypse, c’est sympathique comme tout, mais je ne vois pas une histoire pouvant se dérouler sur le long terme. En plus, et c’est peut-être le look de Maggie qui fait ça, mais j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un film post-apo à bas budget plutôt que devant une série. Elle a un look années 90, non ?

Et puis, cette traversée d’une grande-ville… Cela ressemble un peu trop à The Last of Us pour moi. Allez, une fois sur l’île, nos héros voient leur marshal en otage chercher à s’échapper, sans y parvenir, puis sont surpris par… une pluie de zombies. C’est pas « It’s raining men », c’est « It’s raining zombies ». Ou pas. Ce sont des cadavres qui tombent, pas des zombies. Il est donc assez évident qu’on a affaire à une méthode de défense rondement menée… mais Maggie et Negan ne semblent pas s’en douter, préférant en rester à l’idée de base qu’ils ont de Manhattan, qui fut l’un des premiers lieux touchés par l’épidémie ; avec énormément de zombies, donc.

L’exploration de l’île peut en tout cas continuer et mener les personnages à redoubler de vigilance. Ainsi, Negan constate que Maggie tombe de tomber dans un piège bien vite. Ils parviennt à l’éviter de peu, mais sont ensuite coincés entre une pluie de cafards dégoûtants dans des sacs poubelles et une horde de zombies sortant de nulle part en plein Manhattan. Cela permet à leur otage de révéler son prénom (Hano ? Jano ? C’est ce qu’il a dit ?) quand il entend des mitraillettes et qu’il espère qu’il s’agisse de ses collègues. J’en doute.

Maggie et Negan avancent vite, avec l’otage toujours, à l’intérieur d’une ancienne laverie (un pressing ?) où ils sont vite rejoints par… les marshals. C’était donc bien eux. Cela nous mène donc à une traque silencieuse à l’intérieur d’un pressing. Allez, pourquoi pas. Les codes du suspense sont bien maîtrisés, mais les enjeux sont encore trop peu forts : on sait bien que Negan et Maggie vont survivre quoiqu’il arrive, on en a rien à foutre de Jano et OK, le marshal de New Babylon, qui dit s’appeler Pearlie Armstrong, est un personnage sympa que l’on va prendre plaisir à haïr, mais il est beaucoup trop omniprésent dans cet épisode pour que l’on craigne de le voir mourir.

D’un côté, on en a envie parce que c’est un méchant pour notre héroïne (même s’il n’est absolument pas méchant). De l’autre, ben… On s’en fout, il va forcément survivre s’il est autant monté en épingle. L’acteur est excellent dans son rôle, mais c’est un rôle pète-couilles si vous me permettez l’expression. Sérieusement, il prend tout son temps à parler là, c’est énervant.

Et tous les personnages sont tellement cons, en plus ! Je veux dire, Negan n’a toujours pas appris à se méfier et à surveiller ses arrières apparemment. Un zombie bien dégueu peut donc le surprendre avec Jano. Jano ne survit pas, mais pas à cause du zombie : Negan le laisse hurler pendant trente secondes, ce qui attire inévitablement l’attention d’Armstrong. Ce dernier tire donc vers Negan et Jano et il vise tellement bien qu’il tue son Junior… Bien joué.

On note que le zombie qui s’attaquait à Jano semblait avoir une sorte de symbiote en lui, un ver bien dégueulasse, et ça, ça fonctionnait bien pour le côté dégueu… mais bon, est-ce suffisant ? Attirée par le bruit, Maggie retrouve donc Armstrong alors que Negan s’enfuit. Malheureusement pour elle, elle n’est pas aussi discrète qu’elle le pense et est vite attaquée par Armstrong.

Maggie se met alors à raconter sa vie aussi, mais elle a la classe de ne pas prendre quinze plombes à le faire. Cela dit, elle a appris de ce que lui a dit Negan plus tôt : quand elle parvient à se libérer de son agresseur et a reprendre le dessus, elle décide de ne pas tuer Armstrong, parce qu’il est papa. Elle s’assure d’avoir un ennemi pour du plus long terme… comme prévu.

Et après ça, elle se retrouve à suivre Negan encore. La série propose alors un plan-séquence plutôt bien réussi pour introduire un nouveau personnage, une femme qui surveillait nos héros depuis un moment et qui a un look de folle furieuse lorsqu’elle souffle l’allumette qui éclaire Negan et Maggie ; En vrai, ça fonctionne drôlement bien comme scène.

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Cliffhanger

Le cliffhanger de l’épisode n’est pas ça finalement. Non, le cliffhanger, c’est de nous montrer un Hershel adolescent être confronté à l’un de ses geôliers – probablement le Croate. L’acteur est bon (pas comme l’ado ?), mais je cherche vraiment à savoir quel est son but exactement. Si Hershel est un simple otage pour que Maggie finisse par payer ce qu’elle doit selon lui, à quoi bon chercher à torturer le gamin ?

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, juste pour se mettre à suivre un autre otage qui s’est échappé et erre à présent à moitié à poil sur le toit de l’immeuble. Aïe. Même pour les toits de l’immeuble, ils ont des fonds verts et des effets spéciaux pas géniaux. L’otage ? Il parvient certes à s’enfuir, mais de la manière la plus débile qui soit. Il se prend pour Tarzan et sans surprise, le méchant lui coupe sa liane une fois qu’il est bien au-dessus du vide. Apparemment, ça va être un moyen de se déplacer d’immeuble en immeuble dans cette série.

Le problème, c’est que c’était prévisible et que ce cliffhanger était censé nous montrer un grand méchant… mais tout ce que j’y vois, c’est un perso plutôt peu inquiétant. Le marshal était plus dangereux à la rigueur. Et puis, on ne peut pas vraiment parler de cliffhanger, parce que bon, le personnage est bien tombé de sa falaise là !

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