Pourquoi j’ai préféré Retour à Zombieland au premier film

Salut les cinéphiles,

Lors du Comic Con le week-end dernier, j’ai eu la chance de voir en avant-première le film Retour à Zombieland que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avant de vous en parler plus longuement, il me fallait toutefois faire mon retour sur le premier film aussi, et donc, j’ai tout un tas de choses à raconter et d’angles à attaquer. On va faire au mieux !

Zombieland

Lorsque j’ai vu que l’avant-première de cette année était la suite d’un film, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je rattrape mon retard et que je vois enfin le premier. Cela fait quelques années qu’il me tente, mais à sa sortie, je n’étais pas du tout dans l’ambiance zombies et horreur. Je suis content de ne pas l’avoir vu à sa sortie, donc, car il m’aurait sûrement déplu.

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Simple, mais efficace !

Il y a deux semaines quand je me suis enfin décidé à le voir, cela dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture du scénario. Le côté un peu méta avec la voix-off qui s’adresse directement au spectateur est ce qui permet de tout de suite entrer dans l’ambiance, à la manière de cette femme qui entre dans son pare-brise à défaut d’avoir oublier sa ceinture. Honnêtement, il y a énormément de passages marquants dans ce premier film, c’est un bon délire et j’ai adoré l’univers. Depuis la sortie du film, j’ai eu le temps de m’en faire des histoires de zombies – mince, on en est à la saison 10 de The Walking Dead quand même – alors les blagues du scénario et les parodies sont diablement efficaces !

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En revanche, le film a pour moi un énorme défaut, qui est qu’il manque clairement d’une intrigue intéressante à suivre. Ne vous méprenez pas, j’aime bien les quatre personnages qu’il nous présente et leurs interactions, hein, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que le tout manquait d’enjeux. Je n’ai pas spécialement eu peur pour les personnages, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une grande histoire marquante et c’est mon plus gros reproche : j’ai plein de scènes et de règles (évidemment) en tête, mais si je devais résumer l’histoire, ben… il n’y a quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ironiquement, c’est donc l’un des rares films dont la fin ne m’a pas frustré plus que cela.

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J’ai du mal à comprendre pourquoi la suite a mis tant de temps à venir, mais en même temps, elle n’était pas forcément nécessaire. Du coup, en me rendant à la Grande Scène du Comic Con pour voir ça, j’étais sceptique et je pensais que je n’allais pas du tout accrocher…

Attention, la bande-annonce en dit déjà beaucoup trop comme d’hab…

Retour à Zombieland

Les dix années d’écart qui séparent les deux films font vraiment beaucoup de bien : on sent que les scénaristes ont réfléchi à la suite et que le film n’a été fait qu’une fois que l’idée de base pour celui-ci était déterminée. Du coup, contrairement au premier, je trouve qu’il y a là une intrigue très bonne et évidente : la plus jeune du groupe veut prendre son indépendance, exactement comme sa sœur.

Le début du film nous remet très vite dans l’univers de la franchise, avec toujours voix-off et humour pour nous présenter les évolutions de chacun des personnages – et des zombies ! L’idée est excellente et je pense vraiment qu’il n’a pas fallu attendre plus d’une minute pour attendre le public éclater de rire dans la salle. Oui, oui, montre en main, je dirais qu’on a ri dès les trente premières secondes… Bref, ne manquez pas le début !

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Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler !

Concrètement, le film ne réinvente rien, mais les idées sont bonnes pour provoquer le rire. Je me suis beaucoup plus éclaté devant ce second volet que durant le premier, même si les conditions doivent aider aussi : j’étais dans une salle avec 1300 personnes tout de même. Cela n’empêche pas que, n’étant pas renseigné du tout sur le film, j’ai eu un tas de bonnes surprises : l’écriture est solide et n’hésite pas à faire des références au premier film (il faut clairement avoir vu le premier film pour comprendre ce qu’il se passe, par contre !) ou à d’autres univers de zombies, le casting est cinq étoiles et l’ambiance est bonne tout du long.

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Certains vieillissent vraiment bien !

Contrairement au premier film, je n’ai pas trouvé de longueurs et j’ai adoré la réalisation, qui n’hésite pas à recourir au plan séquence. Bien sûr, l’ensemble de l’histoire n’a pas beaucoup de sens et ne tient pas forcément debout (surtout à la fin), mais tout est fait pour qu’on se marre et ça a pris sur moi.

Bref, c’est donc une suite que je recommande fortement car je l’ai largement préférée. Je tombe un peu dans le spoiler pour la fin de cet article, donc arrêtez-vous si vous ne voulez rien savoir ! Du côté du casting, je suis allé de bonne surprise en bonne surprise : les nouveaux personnages ont tout un petit quelque chose.

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Gros coup de cœur sur la naïveté évidente d’un personnage qui fonctionne à merveille ou sur la présence d’acteurs que j’aime dans leurs séries respectives. Je reproche au film de mal ménager certaines surprises (notamment la survie de la nouvelle copine qui n’était finalement pas un zombie) et de parfois manquer un peu de logique (le feu d’artifice, vraiment ?! et ils recommencent après avoir tué les zombies en plus !), mais c’est dans l’esprit de la franchise.

La conclusion du film est bonne, mais finalement rien n’est vraiment résolu. D’accord, ce mariage fait plaisir, mais les problèmes du couple sont toujours là et Little Rock est toujours célibataire, surtout. Bref, ils se laissent la possibilité de faire un troisième film, j’imagine. Ce second volet se suffit à lui-même malgré tout, et il y a de quoi se faire bien plaisir à retrouver ces personnages.

Bref, posez vos cerveaux, attachez vos ceintures et retournez à Zombieland, ça fait les abdos – et ça fait du bien aussi !

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X-Men : la première trilogie

Salut les sériephiles… et les cinéphiles !

Pas de jaloux : après avoir passé un mois à faire le récap du Marvel Cinematic Universe et mes avis film après film, il est temps de passer à l’univers X-Men dans lequel je ne suis pas tout à fait à jour, puisque je n’ai pas encore vu le dernier Deadpool – mais je me surprends moi-même à voir que j’ai regardé tout le reste, avec plus ou moins d’attention tout de même, mais vous découvrirez tout ça au fur et à mesure.

On remercie bien fort Laura pour l’idée et la demande après avoir vu le dernier film de cet univers, parce qu’elle voulait que je le fasse alors voilà je m’exécute. Je vous propose donc une critique rapide des films de la saga, sur plusieurs articles. On commence cette semaine avec la première trilogie, qui est celle que je connais le mieux.

X-Men (2000)

C’est l’un des tous premiers films que j’ai pu voir au cinéma en-dehors des Disney en famille. J’ai pu aller le voir avec ma grande sœur à ma demande et comme j’avais sept ou huit ans, c’est forcément un bon souvenir. Je retiens de ce film qu’il était très cool, qu’il m’a réconcilié avec Malicia parce qu’Anna Paquin y est magnifique (contrairement à sa version dessins animés dans X-Men Evolution) et que Bryan Singer a fait du très bon boulot. Et il n’y a pas que lui !

Je sais que la réplique a fait débat et a été l’occasion d’un clash entre Halle Berry et Joss Whedon, mais l’enfant en moi est juste beaucoup trop fan de « Que fait le Crapaud quand la foudre lui tombe sur la tête ? Il fait comme tout le monde, il dit aïe ». Ce n’est qu’après que j’ai découvert que c’était du Whedon, et j’adore.

Et sinon, ben c’est la découverte d’un univers, des personnages, des pouvoirs, tout ça, tout ça. C’est vraiment cool, quoi !

X-Men 2 (2003)

À ce jour, mon film X-Men préféré… Il faut dire qu’il se concentre énormément sur Malicia, Bobby et Diablo, mes trois X-Men préférés (avec Kitty, ça fait 4 OK), ça aide beaucoup. L’introduction du film reste une de mes scènes préférées avec l’attaque de la Maison Blanche hyper bien fichue et le générique des films qui filent des frissons.

Et puis bien sûr, le couple Malicia/Bobby. Je crois que j’en ai déjà parlé, mais je suis tout simplement fan de ce couple qui n’avait pas de grand-chose de canon en-dehors des films, mais bon. C’est le film qui m’a donné envie de me mettre aux comics (même s’il m’a fallu quelques années encore pour m’y mettre vraiment), un film avec d’excellents effets spéciaux, des acteurs au top et une conclusion qui m’avait laissé sur les fesses. Il fait partie des tous premiers films de super-héros, donc il y avait encore moyen d’être surpris.

Comme d’hab : j’adore parce que les mutants apprennent à travailler ensemble et combiner les pouvoirs et se battre dans des grands combats et puis… le sacrifice final ! Le seul gros défaut du film, finalement, c’est Logan, parce que Wolverine, je ne l’aime pas moi – même si je crois que je suis seul au monde.

X-Men : l’Affrontement final (2006)

Et d’un coup, c’est le drame. Bryan Singer quitte la barre et ça part en vrille. Tout le monde s’accorde à dire que ce film était une catastrophe : le trailer me motivait bien… mais il racontait tout le film ; j’ai commencé les comics à cette époque… et c’était décevant de voir le Phénix traité comme ça ; j’étais là pour Malicia/Bobby… et Bobby flirte avec Kitty ; j’adorais Kitty dans X-Men Evolution… et Ellen Page m’avait forcément déçu dans ce rôle (en plus, elle drague Bobby, mais non !).

Bref, ce film et moi, on n’est pas très amis, tout le monde se fait dégommer mais personne n’y prête la moindre attention par la suite, beaucoup perdent leur pouvoir… pour les retrouver dès la fin du film dans le cas de Magneto ! C’est bon, ils ont fait n’importe quoi et tout le monde est d’accord pour le dire de toute manière.

Et voilà pour la première trilogie qui finit bien mal, mais on se retrouve quand même la semaine prochaine pour la suite – il reste encore huit films dont je n’ai pas parlé !