The Cleaning Lady (S01)

Synopsis : Pour obtenir le traitement qui pourra sauver son fils, une doctoresse cambodgienne se rend aux États-Unis… mais face à un système qui la maltraite, elle use de son intelligence et de sa ruse afin d’enfreindre les lois – pour la bonne cause.

Pour commencer, il était tellement tard quand je me suis décidé à voir cet épisode que je savais d’avance que ça allait passer ou ça allait casser. C’est l’avantage d’attendre le dernier moment de la semaine pour se lancer dans une nouvelle série. Oui, je ne suis pas à jour ailleurs, mais ce n’est pas grave : je suis arrivé au constat qu’il y avait de plus en plus de séries que je regardais sans être à fond, alors il est temps de partir en quête d’une nouvelle série capable de me transporter.

Et quoi de mieux pour ça qu’une série avec Elodie Yung en tête d’affiche ? Ainsi, parmi toutes les nouveautés des networks qui sortent en ce moment – et elles sont nombreuses – c’est cette série qui a su attirer mon attention en premier. Pour le meilleur ou pour le pire ? Eh bien, le pilot va déjà me permettre d’en décider. Le synopsis me fait plutôt pencher pour le pire…

Note moyenne de la saison : 14/20

S01e01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.
S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.
S01E03 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?
S01E04 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.
S01E05 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.
s01e06 – Mother’s Mission – 13/20
C’est bizarre : cet épisode donne l’impression que la série commence à tourner en rond alors qu’elle avançait plus vite que prévu dans le précédent ; tout en faisant malgré tout avancer des intrigues dans cet épisode. Il y a certes un schéma qui se répète, mais les personnages en sortent différents de ce qu’ils étaient la dernière fois qu’ils suivaient un chemin similaire. On perd de vue le titre de la série, mais eh, il y a tant à faire avec cette femme de ménage.
S01E07 – Our Father, Who Art in Vegas – 13/20
J’ai eu l’impression que ces quarante minutes passaient plus vite que d’habitude, et ce n’est peut-être pas plus mal car finalement l’intrigue avance vite. C’est un épisode réussi, notamment parce que je trouve qu’il sérialise plus son histoire que les précédents, qui pouvaient plus facilement être vus comme indépendants, même s’ils faisaient toujours partie d’un tout.
S01E08 – Full on Gangsta – 15/20
Beaucoup de péripéties semblent ajouter à l’épisode pour le principe de rajouter de la tension et un semblant de suspense, mais en vérité, on sait très bien vers quoi on se dirige tout au long de l’épisode. C’est plutôt bien amené car les pièces du puzzle s’emboîtent sans que ça ne paraisse totalement artificiel. Bref, l’intrigue avance de manière fluide et mène déjà vers un season finale qui devrait être sympa.
S01E09 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.
S01E10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

This is us (S06)

Synopsis : La fin de saison 5 était passablement énervante avec une décision de Madison que je n’approuvais pas et un flashforward pour Kate que je ne supportais pas. Pour la dernière saison, la série a donc du travail !

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

Pour commencer, je ne suis pas si impatient que ça de retrouver les Pearson cette année. Pourtant, c’est la dernière saison et ça devrait me motiver, mais je ne sais pas, l’attente a été tellement longue que j’espère ne pas être déçu par les décisions des personnages – et des scénaristes – car j’en suis limite à penser que ça va être une saison de trop. La fin de saison dernière ne m’avait pas plu et ça fait peur pour la suite, inévitablement.

Et en même temps, avec cinq saisons très réussies, je ne devrais pas m’inquiéter outre mesure pour celle-ci. Une chose est sûre, je sens qu’on a fait le tour de la plupart des intrigues et je pense que c’est vraiment un bon choix de leur part de s’arrêter là, même si je suis sûr qu’en fin de saison, ça va me déchirer de devoir dire adieu à ces personnages.

En attendant, j’ai déjà préparé ma boîte de mouchoirs pour pleurer un coup si besoin, alors trêve de blabla, passons à l’épisode tant que je suis encore réveillé.

Voir aussi : Les récaps de 9-1-1 Lone Star (S02) et This is us (S05)

S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.
S06E02 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.
S06E03 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.
S06E04 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.
S06E05 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.
S06E06 – Our Little Island Girl : Part 2 – 16/20
Un épisode beaucoup plus convaincant que les précédents en ce qui me concerne, peut-être parce qu’il se centre sur un personnage que j’adore et nous permet de boucler vraiment une partie de l’intrigue. Cette fois, j’ai senti la série qui approchait de sa fin, et ça fonctionne bien. Il reste pourtant encore de nombreuses intrigues en cours, et je ne suis pas fan d’un grand nombre d’entre elles, mais il est peut-être encore possible d’arriver à un point final satisfaisant. Et dans tous les cas, nous nous dirigeons vers un point final, c’est pour moi l’essentiel.
S06E07 – Taboo – 15/20
Après quelques mois, je me suis dit qu’il était temps de reprendre la série, tout de même, et j’aime bien le faire par ce genre d’épisode qui permet bien de voir tout le monde et de se remettre les différentes intrigues en tête. Bien écrit, l’épisode repose sur les formules assez classiques de cette série – ou pour reprendre une des intrigues de l’épisode, il repose sur une recette dont l’ingrédient secret est bien présent pour améliorer l’ensemble.

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9-1-1 Lone Star – S03E01

Épisode 1 – The Big Chill – 16/20
C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.

Spoilers

Une tempête de neige au Texas ? Pourquoi pas, après tout, on a bien accepté la tempête de sable dans l’épisode précédent.


There is no 126 crew, the 126 doesn’t exist anymore.

L’épisode n’attend pas du tout pour nous remettre dans l’ambiance : on reprend directement en mai, fin mai même puisque nous sommes une semaine après le 24 mai. Le 24 ? C’est le jour où Owen a frappé son nouveau chef. Cela dit, il est malin : il insinue lors d’une commission disciplinaire qu’il n’était pas encore son chef, mais juste son vieil ami. C’est bien pour ça qu’il s’est permis de le frapper alors qu’il lui annonçait la fermeture de sa caserne suite à une dispute personnelle.

Ah, mélanger le boulot et les affaires personnelles, ce n’est jamais une bonne idée, mais aucun personnage de séries ne semble être au courant. Ainsi, alors que clairement c’est son sort en tant que pompier qui est en jeu, Owen préfère dévier la conversation pour parler de la 126 et affirmer que sa caserne ne devrait pas fermer. Elle est plus importante à ses yeux que sa carrière, paraît-il. Jamais dans l’abus, les scénaristes font donc tenir un joli discours à Owen, mais c’est loin d’être suffisant pour convaincre ses patrons.

Owen finit par être suspendu alors que le bâtiment de la caserne 126 est sur le point d’être détruit. Toute l’équipe l’attend devant le bâtiment de sa commission, et cela lui redonne bien des forces. Eh, c’était super américain, ça : tous ses collègues sont comme par hasard en jour off ce jour-là. C’était déjà abusé alors qu’ils ont tous des assignations différentes de les voir se pointer pour réparer la caserne avec tous le même jour off, mais rebelotte sept jours plus tard ? Ils sont forts.

En tout cas, Owen fait tout ce qu’il peut pour ne pas perdre espoir, et il nous propose un joli discours sur l’espoir et sa volonté de tout faire pour que la 126 ne soit pas détruite. Cette scène passe crème, avec un petit discours affirmant qu’il ne compte pas abandonner son combat jusqu’à ce que l’enfer gèle… Et paf, l’enfer gèle. Enfin, l’enfer. La ville, quoi. L’épisode nous emmène en effet au mois de janvier où une tempête de neige s’abat sur la ville et ses environs. C’est justement dans les environs qu’on se retrouve avec la première intervention : un couple cherchant à sauver des tortues du froid trouve un garçon sous la glace d’un lac gelé. Et le garçon est encore en vie. Ah, je savais que ça fonctionnerait cette série.

Sans grand intérêt mais c’est une habitude de la série, on repart alors huit heures en arrière. Avant qu’il ne fasse super froid, nous reprenons donc des nouvelles de tous nos personnages. Huit mois après le décès de son mari, Vega n’est plus de la caserne 126. Elle bosse toujours avec son équipe, mais ce n’est pas pour autant qu’elle est la boss. Ils bossent désormais pour une entreprise privée, si je comprends bien, et une entreprise qui leur demande de ne pas lésiner sur les médicaments administrés aux patients.

Bon, le boss les déteste et c’est bien réciproque. Moi, je déteste fortement les scénaristes, parce qu’on nous révèle qu’en huit mois… Carlos et TK ont rompu. Vous n’avez pas idée du bruit qu’a fait le soupir que j’ai poussé devant la scène où on nous l’apprend, avec TK qui demande carrément à Nancy d’arrêter de l’inviter à ses soirées de la caserne 126 car il n’est pas de la caserne 126.

Et comme personne n’est plus de la 126 maintenant qu’elle est fermée, il n’a pas vraiment un argument très solide sur ce coup-là. Au moins, il s’entend toujours bien avec Nancy et Vega, c’est déjà ça de pris, et ça fait plaisir de les revoir comme ça.

Du côté des personnages qu’on prend plaisir à retrouver, il y a également Grace et Judd, évidemment. Huit mois plus tard, elle est supposée être enceinte jusqu’au cou. On nous dit qu’elle l’est. Moi, je trouve qu’on dirait qu’elle est genre en milieu de grossesse, pas encore au troisième trimestre. Peu importe, vous me direz. La scène était étrange, tout de même, parce qu’on les voit tous les deux à faire de la peinture alors qu’elle est enceinte et que je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée les odeurs de peinture.

Qu’importe, vous me direz. Le but était juste de les réintroduire, et on enchaîne avec Marjan qui se fait raccrocher au nez par Judd alors qu’elle espérait le voir venir lui prêter main forte. En effet, depuis le mois de mai, la caserne n’a toujours pas été démolie… mais c’est en ce début janvier qu’elle doit l’être.

Contre toute attente, Marjan est désormais la seule qui semble se battre pour qu’elle reste ouverte, quitte à risquer de se faire arrêter en s’enchaînant d’elle-même à la caserne pour un petit live instagram empêchant la démolition du bâtiment. Elle ne fait que gagner quelques minutes précieuses, mais c’est suffisant, car la neige se met à tomber – forçant les ouvriers à arrêter de travailler. Allez, admettons.

Carlos est évidemment le flic envoyé pour arrêter Marjan, et il arrive super vite sur les lieux. Il devait être au courant de sa présence, après, parce qu’elle se devinait facilement. On apprend qu’elle n’en est pas à son coup d’essai pour retarder la destruction. C’est plutôt marrant à voir, et ça permet de collecter quelques informations aussi sur sa rupture avec TK. Marjan est dépitée de voir que la 126 n’est plus la famille qu’elle était, particulièrement avec cette rupture et avec l’absence de tous ses collègues pour empêcher la destruction de la caserne.

Finalement, le seul qui se montre présent pour elle est… Billy. Oui, oui, il est celui qui paie sa caution pour la faire sortir de cellule. C’est plutôt drôle à voir, parce qu’évidemment, il fait ça pour éviter qu’elle ne fasse trop de remous sur les réseaux sociaux. C’est mal la connaître. Billy en profite tout de même pour lui donner des nouvelles d’Owen, qui ne lui dit pas toute la vérité.

Marjan se rend donc à sa caserne où elle retrouve après vingt bonnes minutes Judd et Paul, à qui elle apprend qu’Owen a fait le choix de ne pas recommencer à travailler. Contrairement à ce qu’il leur a dit, il n’a qu’à signer une lettre d’excuses et hop, ça lui permettra de reprendre son poste et donc de les aider à se battre pour la non-fermeture (et destruction) de la 126.

Marjan est un peu dans son monde sur ce coup-là, mais je l’aime bien. Si ce n’est pas bien crédible comme déroulement d’action, surtout quand elle prend un jour de congé sur un coup de tête, ça marche bien pour la série. De toute manière, on a l’habitude de ces séries américaines où les héros n’ont rien de bien crédible. Par exemple, à neuf mois de grossesse, Grace est toujours au boulot. Bien sûr.

Elle garde des nouvelles de Judd par téléphone jusqu’à ce que le réseau coupe à cause de la neige qui s’accumule vraiment énormément – je veux dire il neige DANS les bâtiments dès qu’une porte s’ouvre – et bosse parce que c’est ce que font toutes les femmes à neuf mois de grossesse, surtout quand elles ont un métier stressant où elles envoient leur pote, ici Carlos, voir ce qu’il se passe quand on signale un vol de magasin.

Bon, ce n’est pas dingue comme intrigue : le magasin n’est pas sous l’attaque de voleurs, mais juste de vétérans qui cherchent un lit pour avoir chaud pendant l’hiver très féroce qui s’abat sur le Texas. Soit. Les pauvres sont donc emmenés dans un gymnase par Carlos, gymnase où des bénévoles accueillent tous les SDFs pour les sauver du froid. Seulement, nous sommes dans une série catastrophe, un peu : sans surprise, il s’y passe un truc qui gâche tout… Une branche d’arbre brise une fenêtre et le froid s’engouffre directement dans l’abri.

Et comme si cela ne suffisait pas, la neige s’accumulant finit par être trop lourde pour le toit du bâtiment, et hop, tout s’effondre sur eux. Carlos agit en vrai héros et réussit même à sauver un vétéran handicapé quand le toit s’effondre et qu’une explosion de gaz a lieu. Mieux encore, quand les pompiers – Judd et Paul, évidemment – arrivent sur place et expliquent qu’il n’y a plus aucun centre d’hébergement pour accueillir la vingtaine de SDF et personnes âgés que le gymnase recueillait, Carlos est celui qui propose une solution immédiate et efficace : le magasin dans lequel le vétéran voulait bosser.

De son côté, Owen est quant à lui en retraite anticipée à couper du bois à la hache. Oui, oui, nous sommes au Texas, alors il a apparemment un ranch dans les bois désormais, et il y rencontre une voisine, Sadie, qui m’a insupporté dès sa première seconde à l’écran. Cela sent d’avance l’intrigue reloue.

En attendant d’y arriver, on voit d’abord Firefox débarquer chez Owen pour le confronter sur sa décision de ne plus se battre pour la 126. Elle est clairement vexée de le voir abandonner le combat, sachant très bien que c’est à cause de lui si tout le monde s’est démotivé. Elle ne se gêne pas pour lui dire, surtout quand il fait tout un discours pour expliquer que bon, c’est mort, il ne s’écrasera pas pour s’excuser auprès de Billy. Et ça, elle ne l’accepte pas.

Bref, il était temps d’en arriver à des situations d’urgence parce que ça commençait à traîner en longueur, et ça finit par se faire avec un accident de ski particulièrement marquant. En effet, le blessé se retrouve à moitié décapité par un bloc de glace tombant d’un camion, mais il a tout de même la chance de survivre. Et il tombe dans les meilleures mains pour s’occuper de lui : Vega, Nancy et TK débarquent et sont les premiers sur la scène, suivis par le nouveau boss de Matteo. Si tout le monde déteste ce capitaine, il n’empêche qu’il a appris que Matteo était son meilleur homme.

C’est Matteo qui sort l’homme de sa glace sans le tuer, ce qui permet aux urgentistes de l’emmener à l’hôpital le plus proche. Bien sûr, la situation n’est pas si simple que ça : en chemin, le type fait un arrêt cardiaque quand la glace fond, forçant Vega et son équipe à le conserver autant que possible dans le froid. Le type finit par survivre en tout cas, et ça permet à Nancy et TK de papoter en nettoyant leur camion. On y apprend au passage que Nancy ne sait pas pourquoi ils ont rompu. Elle est censée parler pour nous quand elle dit qu’elle les adorait ensemble et qu’elle veut savoir…

La vérité, c’est que je ne suis pas sûr d’avoir envie de savoir, car ça va m’énerver encore plus. En attendant, comme on a eu cette scène, on peut les retrouver à l’écran et constater qu’il est gênant pour eux de se retrouver à devoir bosser ensemble. En effet, TK, Nancy et Vega sont appelés en renfort au magasin où Carlos a emmené tous les gens du gymnase. Tous ? Non, il prend soudainement conscience que la personne qui tenait la liste des personnes présentes a disparu.

L’adolescente est toujours sous les décombres – et ça fait paniquer Carlos. Il en parle dès que possible à Matteo (que fout-il là ?), Judd, Paul et le nouveau chef. Ceux-ci font tout ce qu’ils peuvent pour venir en aide à l’adolescente, mais l’intervention est périlleuse : pour arrêter le feu de la fuite de gaz, ils ont dû rajouter de l’eau – et donc de la glace – sur le toit. Bref, c’est sans surprise que ça finit par un accident qui voit Paul tomber d’une sacrée hauteur.

Ce n’est toutefois pas le seul accident, et le seul cliffhanger, de cette fin d’épisode : alors qu’elle repart de chez Owen, Marjan a ainsi un accident de voiture un peu bêbête. Quelle idée de conduire quand on n’a pas de visibilité… Quant à Owen, il trouve un homme ne parlant qu’espagnol allongé dans les bois. Owen ne parle pas espagnol et ne comprend pas que l’homme lui demande simplement de le laisser en paix, mais en tout cas, ça l’énerve de voir que Marjan avait raison : l’univers lui rappelle qu’il est un pompier avant tout.

Allez, la suite au prochain épisode.

> Saison 3

 

J’ai vu la saison 22 de New-York Unité Spéciale (Law & Order Special Victims Unit)

Salut les sériephiles,

Vous avez fini par le comprendre, j’ai regardé la saison 22 de New-York Unité Spéciale tout au long de l’année qui vient de s’écouler et depuis une dizaine de jours, j’en fais mon coming-out sur le blog dis donc. Pour un type qui n’aime pas les séries procédurales, j’en regarde un peu trop pour rester crédible sur le sujet… En plus, j’ai vraiment beaucoup aimé ce que j’ai vu, au point de m’être dit que j’étais peut-être passé à côté de quelque chose toutes ces années.

Il n’est jamais trop tard, écoutez. J’ai vu quelques épisodes de la saison 21 pendant le premier confinement, et depuis je suis plutôt fidèle à la série, même si je la regarde parfois avec du retard. Je suis à peu près à jour sur la saison 23 maintenant, à l’exception de l’épisode 5. Qu’importe, ici, on est là pour parler de la saison 22. Avec encore un nouveau format, parfaitement : l’idée est ce soir de vous parler des épisodes avec un an de recul… histoire de voir ce qui m’a marqué dans cette saison.

Note moyenne de la saison : 15/20

Attention, spoilers !

Épisode 1 – Guadians and Gladiators – 18/20
Bien que l’épisode tombe dans beaucoup de clichés, j’ai adoré le découvrir parce qu’il n’hésitait pas à aborder de plein fouet et dès les premières scènes les sujets brûlants de l’actualité, à savoir le covid et le mouvement Black Lives Matter. D’un coup, j’ai compris à quel point la série se proposait comme un reflet de la réalité, et tout ce côté « ça se passe comme ça depuis le covid » qu’on a retrouvé dans les premiers épisodes était super intéressant, je trouve. C’est ce qui m’a accroché, tout simplement. Ca et les personnages, surtout Olivia et Kat. On ne fait pas plus cliché que moi. Bref. C’était intéressant de voir Olivia être accusée de racisme et devoir travailler sur ses propres biais dans son boulot.
Épisode 2 – Ballad of Dwight and Irena – 13/20
Un épisode de série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique, le covid en plus. J’aime Riki Lindhome, donc c’était chouette de la retrouver dans une série, mais c’est à peu près la seule chose dont je me souviens de cet épisode après un an. Oups.
Épisode 3 – Remember Me in Quarantine – 15/20
Le fameux épisode qui m’a marqué avec Kat proposant à un suspect de changer de masque, juste pour choper son ADN sans son accord explicite… alors qu’Amanda retirait son masque pour interroger et postillonner sur une suspecte. Je crois que les deux scènes sont dans cet épisode, en tout cas, une chose est sûre, je me souviens vraiment de cet épisode. J’avais aimé que le confinement soit abordé de plein fouet : bien sûr que ça joue pour le SVU d’avoir cette période de quarantaine – entre les violences intradomestiques et l’absence de témoins, en passant par les soirées clandestines et les personnes ne respectant pas les règles. Vraiment intéressant comme perspective, et au cœur de nos quotidiens, finalement. Franchement, ça manque presque dorénavant.
Épisode 4 – Sightless in a Savage Land – 18/20
Un très joli épisode qui gérait plutôt bien la folie que fut notre nouvel an pour passer à l’année 2021. Quoique vous ayez fait, ce fut moins intense que le SVU, par contre. Très cool cette plongée dans la vie perso des différents personnages centraux de la série (Kat !), tout en ayant encore une histoire un peu glauque, évidemment. Ah, et le retour de Barba, l’inutilité du masque dans la rue, tout ça, tout ça. C’est fou, j’ai plein de souvenirs de leur gestion de l’épidémie finalement.
Épisode 5Turn Me On Take Me Private – 15/20
Encore un cas glaçant pour le SVU, avec une étudiante qui fait des shows privés en caméra… jusqu’à ce qu’elle se fasse agresser chez elle par un de ses clients réguliers. À nouveau, il était clairement question du confinement (et du célibat) et je trouve que l’intrigue savait s’adapter au nouveau monde post-pandémie. C’était plutôt bien mené, avec ce petit plus qui n’apportait rien d’autre que ce sentiment de réel… sentiment qui reste bien en tête après, donc.
Épisode 6 – The Long Arm of the Witness – 13/20
J’ai un très vague souvenir de cet épisode si j’en crois les photos que je regarde… C’est quand même triste, il y avait Wentworth Miller dans l’épisode et j’avais totalement oublié qu’il avait été là ? Je sais pourtant que j’étais en train de manger un burger devant cet épisode car je reconnais la victime sur les photo officielles de l’épisode. Bref, ça m’a pas marqué, et ça ne me surprend pas d’y avoir mis un 13 (oui parce que les notes, je les ai écrites juste après le visionnage des épisodes quand même).
Épisode 7 – Hunt, Trap, Rape, and Release – 14/20
Détour dans le Bronx pour nous laisser un bon gros sentiment de malaise avec une scène hyper gênante où Amanda finit par comprendre qu’il y a un pourri dans l’équipe. Inoubliable confrontation dans le bar, je crois ; inoubliable scène sur les docks aussi. La série est forte pour proposer des scènes fortes dont on se souvient… Et ça me laisse un bon souvenir de l’épisode, qui était pourtant hyper prévisible (le coup du flic copycat, on le voit venir à des kilomètres malheureusement… Il fallait bien remettre en cause les forces de l’ordre).
Épisode 8 – The Only Way Out is Through – 14/20
Moi qui reproche souvent aux séries procedurales de ne pas donner suite aux intrigues, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que ce n’était pas toujours le cas dans le SVU. J’ai ainsi beaucoup aimé l’idée de suivre deux sœurs une décennie après l’agression, parce que ça montre à quel point la reconstruction est lente et difficile. C’est important, je pense. C’était aussi le début de l’intrigue sur la cousine de Kat, et c’était prenant comme intrigue, je trouve.
Épisode 9 – Return of the Prodigal Son – 14/20
Non, le retour de Stabler ne fait pas s’envoler ma note… parce que franchement, je n’ai jamais aimé Stabler. Je n’ai jamais vraiment regardé la série quand il était là, mais comme tout le monde, j’avais TF1 il y a dix ans, donc ouais j’ai vu des épisodes bien sûr. Et franchement, je n’aime pas trop son personnage. Cela n’a pas changé. L’intrigue était plutôt prenante… mais tout ça restait malheureusement prévisible. Et puis tuer sa femme pour justifier de lui offrir sa série, là, c’était abusé je trouve. Sa série ? J’ai détesté le pilot et l’épisode crossover, plus jamais je ne m’inflige ça, désolé Olivia…
Épisode 10 – Welcome to the Pedo Motel – 16/20
Aussi particulier que son titre, cet épisode n’est pas mon préféré de la saison, mais je l’avais trouvé vraiment prenant et intéressant dans sa construction, avec une multiplication des suspects potentiels et une vraie réflexion de fond sur la réinsertion des « sex offenders ». Pas évident à découvrir cette face sombre des USA, même si on la connaît souvent à travers les films et les séries, SVU y va sans filtre…
Épisode 11 – Our Words Will Not Be Heard – 14/20
J’ai l’impression d’avoir été un peu sévère avec cet épisode, parce que j’en garde un meilleur souvenir qu’un 14… Comme quoi ! Je me souviens surtout de cette intrigue sur la sœur de Nicole qui se fait kidnapper, parce que j’ai trouvé ça atroce de voir les kidnappeurs utiliser leur gamin pour s’attirer la sympathie de leurs victimes… Et puis ce couple qui n’a rien demandé, la copine qui se retrouve à l’hôpital, le coming-out plus ou moins forcé à la presse… Non, vraiment, c’était intense, je trouve.
Épisode 12 – In the Year We All Fell Down – 17/20
La série fait des économies avec cet épisode qui revient une fois de plus sur les conséquences du covid. On avait presque oublié qu’ils aimaient faire ça… Et bim, ils nous attaquent en frontal avec Vanessa, la propriétaire du restaurant où se rendent parfois les personnages, forcée de mettre la clé sous la porte. Elle pète un câble, Olivia passe son épisode à discuter avec elle pour la calmer et, franchement, le jeu des deux actrices était top et intense, j’étais bien dans l’épisode !
Épisode 13 – Trick-Rolles at the Moulin – 16/20
Ce qui gâche cet épisode ? Le retour de Stabler. Sans ça, ça aurait été un franc succès, parce que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’épisode rattachait sa nouvelle intrigue aux personnages de la série – Kat, un peu, Olivia, beaucoup. Pauvre Olivia, je trouve ça parfaitement atroce d’apprendre à rebours la vérité sur son frère. L’écriture de la saison est vraiment intéressante, en plus, parce que l’intrigue de son frère avait été réabordée l’air de rien dans l’épisode précédent. C’est solide et ça prouve qu’ils savent parfaitement où ils vont. Joli. Par contre, ce cliffhanger tout naze pour nous faire regarder le crossover, merci, non merci, c’était encore une catastrophe.
Épisode 14 – Post-Graduate Psychopath – 18/20
Un excellent épisode qui avait l’avantage de refaire appel à un acteur qui avait été embauché enfant, Ethan Cutkosky dans le rôle d’un Henry Mesner juste flippant à voir. Son sourire est glaçant, les scènes avec Amanda sont géniales. J’aime toujours les épisodes dans les galeries des glaces de toute manière… Il y a une ellipse que je n’ai pas trop aimé dans l’épisode, mais à part ça, on sent la petite angoisse qu’il faut pour les personnages principaux, donc ça fonctionne vraiment bien.
Épisode 15 – What Can Happen in the Dark – 12/20
Je l’ai vu il y a deux jours cet épisode, et franchement, il est clairement en-dessous du niveau des autres épisodes de la saison. Heureusement que l’épisode remettait un peu Garland au centre des histoires, parce que sans ça, ça aurait été plutôt ennuyant. Et pourtant ! Je trouve le message très important, à parler des violences domestiques et victimes masculines… Mais bon, c’était sans plus, malgré de bons acteurs (notamment le femme terrifiante et très crédible dans son rôle).
Épisode 16 – Wolves in Sheep’s Clothing – 14/20
Une fin de saison pas vraiment à la hauteur de certains autres épisodes de la saison, mais eh, il y a un non-mariage et surtout, SURTOUT, ENFIN une avancée pour Amanda et Carisi. Je n’ai pris le train en marche qu’à la saison 21, mais j’en avais déjà marre de les voir se tourner autour. Je n’imagine ceux qui supportent depuis six ans ! Pour le reste, on pouvait de nouveau se passer de Stabler, hein. L’intrigue politique était intéressante, mais le vent commençant à tourner pour Garland ne me plaisait déjà pas. Ca n’a pas changé depuis, mais j’en reparlerai quand j’aborderai la saison 23 sur le blog, hein.

Parce que oui, j’ai commencé la saison 23 et j’en parlerai. Un peu plus longuement, probablement… On verra bien. Allez, bonne nuit 😊