Grey’s Anatomy – S21E07 – If You Leave – 19/20

Il y a un gros problème dans cet épisode : il traite en parallèle deux intrigues qui devraient bien plus se croiser que ce qu’elles ne font. C’est un trop gros morceau, donc, il se passe bien trop de choses. En revanche, l’épisode a réussi tout de même à me prendre par surprise sur les émotions. Je pensais être prêt, mais non, les cinq dernières minutes, même si on les voit arriver, frappent comme la série a toujours su le faire. Tss.

Spoilers

Levi quitte l’hôpital, Mika et Chloe sont entre la vie et la mort.


She really couldn’t be on better hands.

L’épisode commence par un étonnant cours d’histoire de la part de Meredith sur la gratuité des urgences alors que Kwan est en train de se chercher des chaussettes. Ce n’est pas bien rassurant tout ça, parce que ça l’amène dans la chambre de Yasuda qui n’est pas encore rentrée chez elle, et pour cause. L’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger bien énervant, avec Mika qui avait un putain d’accident.

Celui-ci ne traîne pas trop à nous donner des nouvelles de Mika et sa sœur. Ce n’est pas rassurant du tout : elles sont toutes les deux très blessées et très inconsciente lorsque les pompiers viennent s’occuper d’elles.

Mika

Très clairement, l’épisode n’arrive pas à me convaincre quand il préfère se concentrer sur Teddy et Owen que Mika au départ. Je sais bien qu’il faut faire monter la tension avant la très longue pause, mais tout de même, je tiens à le redire pour une énième fois : on s’en fout. J’étais content que Teddy soit rapidement accaparée par l’arrivée de Mika et Chloe. C’est ce pauvre Lucas qui est le premier à comprendre que sa pote est dans une des ambulances.

Chloe finit dans les mains de Weber et Ben, tandis que Bailey décide de ne pas rentrer chez elle pour s’occuper de Mika avec Lucas et Teddy. Je crois que c’est l’une des premières fois que je me suis fait la réflexion aussi que, pour une fois, quand l’une et l’autre demandent des nouvelles de leur sœur, ça n’était pas parfaitement insupportable. C’est probablement parce qu’on connaît les deux personnages et qu’on les veut en vie toutes les deux.

Mika fait rapidement un arrêt cardiaque, toutefois. J’admire la capacité de Lucas à passer rapidement à autre chose : il ne reste même pas pour voir si ses collègues parviennent à la ranimer ? Je veux bien que Mika lui demande d’aller s’occuper de Chloe, mais tout de même, il se barre en plein moment critique sans même se retourner. Quand il arrive dans la salle où on s’occupe de Chloe, Richard cherche aussi à le virer, en vain.

Je trouve ça vraiment hypocrite de sa part et je trouve ça bien que Lucas souligne à quel point c’est ridicule. La règle est logique, je ne dis pas, mais tout de même, c’est abusé que ça vienne des médecins qui se sont tous opérés entre eux ! Bailey envoie donc bouler Kwan, Simone et Jules quand ils arrivent – avant de s’occuper d’eux quand Mika est envoyée au bloc.

Les internes doivent donc faire avec, et ça mène étrangement à des bonnes scènes. Jules se retrouve ainsi à culpabiliser d’avoir offert sa chirurgie à Mika et quand Kwan essaie de l’arrêter dans ce guilt trip, Jules finit par s’énerver contre lui. C’est Simone qui se retrouve à la réconforter et découvrir la relation bien compliquée et pas vraiment existante de Mika et Jules. Quel enfer, ça va nous laisser Jules dans un état catastrophique, tout ça. Et puis franchement, avoir Simone pour lui remonter le moral… La pauvre. Elle l’emmène voir les bébés, dans une longue tradition bien oubliée de la série. Jules finit par vraiment se confier à Simone.

Bon, d’accord, Jules reste dans un état moins catastrophique que Yasuda : nos chirurgiens-phare ne savent pas quoi faire de son cas, alors ils décident de temporiser autant que possible. Cela laisse l’occasion à Kwan d’être plus humain que d’habitude : il vient se confier à Mika pour mieux lui reprocher d’avoir mal fait la lessive. Bordel. Je n’ai vraiment pas envie qu’ils la tuent, parce que c’est vraiment la meilleure des internes de cette génération. C’est nul qu’elle quitte la série, franchement.

Les chirurgiens qui ne savent pas quoi faire ? Ecoutez, ça mène les scénaristes à nous proposer une nouvelle idée un peu déconnante : il y a désormais des machines de sport dans l’hôpital ? C’est plutôt logique, mais de là à voir Bailey et Ndugu dessus, il y avait vraiment un fossé que je n’étais pas prêt à franchir. Mais bon, ce qui est fait est fait, je suppose. Cela donne à Bailey une idée de génie, en tout cas : elle propose une idée complètement folle pour la sauver – une chirurgie qui fait froid dans ma propre colonne vertébrale.

Finalement, tout ça mène à une scène où les internes sont tous ensemble à attendre des nouvelles de l’opération. Bailey les informe que tout s’est bien passé mais qu’elle est désormais en salle de réveil. Ce n’est pas gagné, tout ça – mais eh, les scénaristes arrivent à nous faire rire quand Jules finit par révéler un peu malgré elle qu’elle a couché avec Lincoln. C’est si loin, tout ça.

Chloe

Pendant ce temps, Lucas doit vraiment lutter contre Richard qui refuse son aide non-stop. En vrai, il ne connaît pas vraiment Chloe, autant le laisser aider, non ? Cela me semble un beau gâchis d’énergie. Le cas de Chloe, outre le cancer et la chimio, se complique largement avec un gros problème au niveau des jambes à présent. Bordel, elle n’a vraiment pas une vie simple devant elle. En plus, elle a pour chirurgien Teddy ET Owen, c’est vraiment pas glorieux.

Lucas continue de faire tout ce qu’il peut pour elle, restant pour toutes les consultations et pour aider autant qu’il le peut – et c’est compliqué avec Richard qui ne souhaite pas le voir sur le cas. Et bien sûr, Teddy se retrouve à devoir changer d’opération en cours de route juste alors que l’opération de l’impossible commençait pour Mika : Lucas vient la chercher pour tenter de sauver la jambe de Chloe. C’est vraiment une journée de l’impossible pour eux tous franchement. Et après, j’ose me plaindre de mes journées de taf ?

Et quand tout semble terminé et que tout le monde va mieux, voilà Chloe qui se retrouve à faire un arrêt cardiaque sorti de nulle part. Les internes font tout ce qu’ils peuvent pour la sauver parce qu’il n’y a plus personne dans le service – Teddy et Owen étant trop occupés à se réconcilier là, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Lucas embarque les autres, bien décidé à tenir sa promesse muette à Mika. C’est malheureusement un échec : un quart d’heure d’arrêt cardiaque, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Voilà donc Chloe qui meure dans les mains de Lucas, forcé de déclarer l’heure du décès, puis dans celle de Jules qui ne voulait pas s’annoncer vaincue non plus après avoir tout observé. Rien d’autre n’aurait pu être fait, mais cette mort bouleverse tout l’ordre établi. Lucas ne va probablement pas se remettre de ne pas avoir su la sauver – ni assumer face à Mika. Et ça semble même compliquer sa relation avec Simone, cheh pour elle.

Si au moment de la mort de Chloe, Jules se barre sans qu’on ne sache ce qu’elle devient, on la retrouve ensuite au chevet de Mika. Le réveil de celle-ci n’est pas garanti, ce qui déprime bien Bailey quand elle découvre qu’en plus sa sœur est morte – par l’intermédiaire de Ben. Je n’aime pas Ben, mais dans cet épisode, j’ai trouvé que c’était un personnage qui fonctionnait sacrément bien. C’est rare.

Mika ? Elle finit par se réveiller, mais après plusieurs jours où tous les médecins de l’hôpital ont pris la peine de se relayer à son chevet (enfin, tous les médecins… juste ceux interprétés par les acteurs payés pour cet épisode ; ça commence à se voir vraiment qu’ils ne sont pas tous présents toutes les semaines dans ces épisodes où il se passe des choses importantes). On ne sait pas exactement combien de temps s’est écoulé lorsqu’elle se réveille enfin et que Bailey lui apprend la mort de sa sœur. C’était une manière horriblement dure de finir l’épisode, franchement – et incroyablement bien joué par les deux actrices, bordel.

Au revoir, Levi

De son côté, Levi est prêt pour sa mutation apparemment. C’est arrivé bien plus vite que je ne l’imaginais : il est déjà prêt pour sa dernière journée de travail. Je suis plutôt content qu’on le retrouve dans les bras de James, cependant, j’imaginais déjà le vieux twist à la George où on apprenait que c’était lui qui était impliqué dans l’accident avec Mika.

La série ne nous dit finalement pas qui était dans l’accident à part elle et sa sœur. À la place, Levi peut envisager sa relation longue distance et en papoter avec Jo, avant d’apprendre pour Mika au pire moment possible : quand le bébé dont il s’occupe tourne bleu. Super, un épisode des Schtroumphs, ce n’est pas ce dont j’avais besoin.

Tout finit par bien se passer pour ce bébé, parce qu’il faut bien quelques bonnes nouvelles dans l’épisode. Il n’est qu’un prétexte à de jolies scènes entre Jo et Levi : j’ai aimé les voir bosser ensemble à nouveau. D’ailleurs, j’ai aussi aimé que la série nous souligne une fois de plus que Levi était à l’époque un boulet qui faisait tomber ses lunettes dans les patients. C’était sûr que ça allait revenir dans la série pour son départ et c’est fait d’une belle manière, avec une Jo vraiment fière de lui.

Elle est sûre qu’il aura tout ce qu’il veut dans la vie, et elle lui conseille même de tenter le coup de la longue distance si c’est ce qu’il veut : elle sait qu’il y arrivera. Il se rend compte tout de même que c’est une idée de merde en en parlant avec elle ; il propose donc à James de déménager avec lui parce qu’il est en train de tomber amoureux. Roh, Levi, c’est bien trop tôt pour tomber amoureux. Et comment tu peux penser à ton avenir comme ça quand ton élève est entre la vie et la mort ?

Les scènes en parallèle ne sont pas franchement bien foutues. On le voit à la fois s’inquiéter pour Mika avec Jules, Simone et Kwan… et parler avec Jo qui lui propose d’être le parrain des jumeaux parce que eh, quand même, Levi est son nouveau meilleur ami maintenant qu’elle couche avec Levi. C’est une belle scène pour mettre fin à leur amitié la plus étrange, je ne dis pas, mais son timing est étrange. Cela permet toutefois de dire adieu à Levi de la meilleure des manières : il a conclu son amitié avec Helm la semaine dernière, voilà la conclusion avec Jo à présent. J’espère sincèrement qu’on ne le reverra pas la semaine prochaine. J’adore ce personnage, mais cette fois ses intrigues sont terminées pour de bon.

Il s’en va donc de l’hôpital après un dernier jour mouvementé, accompagné d’un James qui démissionne pour partir avec lui. Joli happy end, ponctué de flashbacks des quoi, dix dernières années ? Qu’est-ce que j’ai aimé suivre ce personnage, qu’est-ce que j’ai aimé le voir grandir, s’assumer, faire son coming-out, prendre confiance, survivre à cette tempête de merde dont j’avais oublié l’existence avant de revoir la scène. Ce montage m’a beaucoup trop fait mal – plus que la mort de Chloe à vrai dire. On vieillit avec Grey’s, l’air de rien. J’adorais Schmitt à ses débuts. On a clairement perdu Levi depuis deux ou trois saisons et il ne faisait plus rien de passionnant, mais c’était vraiment un de mes préférés à son arrivée.

Oh, je sais que Grey’s sans lui continuera d’être Grey’s, hein, il y a eu trop de départs pour que je pense sincèrement qu’il me manquera plus d’une saison. N’empêche que ! C’était une belle représentation, et la représentation, ça compte. Les happy end aussi. Et rien que pour ça, je suis content d’avoir eu un montage sur toute l’évolution de son personnage. Plein d’autres personnages le mériteraient, mais j’ai trouvé ça très raccord avec ce qu’il représente et le caractère qu’il avait. Et puis, ça me fout un énorme coup de me dire qu’il est resté aussi longtemps (ou presque) que Mark, plus longtemps que George, Izzie ou même… Lexie. Non, je ne pardonnerai jamais aux scénaristes Lexie, même s’ils me laissent Levi en vie avec une porte ouverte pour un retour un jour – si la série continue ad vitam eternam.

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Gladiator 2 : Du popcorn et des jeux

Salut les sériephiles,

Oui, j’ai fait une pause dans ces articles pour le week-end et je reviens un jour férié… Je vous l’avais dit, je ne me mets plus la pression, j’écris quand j’ai vraiment le temps et/ou l’idée. Bref, hier, j’ai eu la chance de voir Gladiator 2 en avant-première, avant sa sortie officielle le 13 novembre. Je me dis que c’est l’occasion de vous en parler…

La suite tant attendue, toujours réalisée par Ridley Scott, commence par un synopsis qui spoile déjà une révélation qui n’arrive qu’au bout d’un bon tiers du film. En effet, le film promet de revenir sur le destin de Lucius, interprété désormais par Paul Mescal et devenu adulte.

Un synopsis efficace

L’intrigue suit donc le personnage de Lucius, marqué par l’héritage de Maximus, qui se retrouve pris dans des jeux de pouvoir complexes, dans une Rome qui n’a absolument pas changé malgré les promesses de la fin du premier film. Le truc, c’est que personne ne sait qu’il est Lucius, pas même le spectateur en théorie, avant un bon moment. On suit donc plutôt un Namibien qui voit toute sa vie bouleversée par Rome, vingt ans (ou presque) après le premier film.

Il est ensuite fait esclave, puis gladiateur dans une Rome divisée, dirigée par des empereurs jumeaux… Avec toujours autant de libertés historiques évidentes, le film assume totalement son choix de la fiction tout en introduisant cette dynamique réussie des jumeaux empereurs, inspirée (de loin, très, très loin) par la réalité. J’adore ces jumeaux presqu’autant que j’ai adoré le fait que le film se déroule vingt ans après. Bien sûr, ça me peine de voir que Maximums n’aura finalement rien changé du tout et que Lucilla n’a rien pu faire de sa vie (ou presque), mais ça fonctionne bien.

Casting cinq étoiles

Du côté du casting, c’est impeccable, rien à redire. Denzel Washington, dans le rôle de mentor ambigu, est absolument fascinant. Je n’ai jamais été un grand fan de l’acteur, mais il faut savoir reconnaître le talent quand il est là. Le rôle lui va à merveille : il impose une profondeur au personnage, tout en marquant assez les nuances pour que sa soif de pouvoir se devine derrière les sourires charmeurs.

Dans le premier rôle, Paul Mescal tire bien son épingle du jeu, apportant une intensité brute qui colle parfaitement à l’ambiance. Autant je ne l’avais pas trop aimé dans son film précédent, autant là, il est excellent : il a la gueule de l’emploi, en fait, juste assez beau pour qu’on le remarque dans les plans ; juste assez banal pour qu’on puisse se dire qu’il est accessible. Et pareil, tout son jeu se fait dans les nuances, histoire de dévoiler un peu les sous-entendus du scénario.

Enfin, Pedro Pascal s’invite aussi à la fête, parce qu’il faut qu’il soit absolument partout ces dernières années. Son rôle lui va très bien cela dit, il semble avoir été écrit pour lui. Des autres rôles secondaires, je ne retiendrai que l’empereur Geta, même si tous sont à l’aise avec les personnages qu’ils incarnent. Je ne sais pas, Geta avait un truc en plus dans ce rôle de méchant.

Immersif

Niveau visuel, Ridley Scott maîtrise toujours aussi bien les techniques pour nous immerger dans la Rome de l’époque – ou du moins la représentation qu’on s’en fait : des effets spéciaux impeccables (même si bien sûr, les animaux en 3D, c’est un choix discutable…), une reconstitution impressionnante, une ambiance sonore grandiose, des choix de plans qui nous donnent envie d’aller faire un tour au Colisée. Toutes les ressources du Colisée sont utilisées dans le film, même celles qui paraissent les plus improbables mais semblent attestées historiquement parlant. Bref, c’est une réécriture de l’Histoire, et elle se fait aussi par un angle réducteur parfois – parce que de Rome, on ne voit quasiment que le Colisée.

La musique est intense et nous tient en haleine tout du long, contribuant à chaque combat comme une deuxième lame (ou troisième, ou quatrième, ça dépendra du combat). À ce sujet, il n’y a rien à redire sur les scènes d’action, les effets spéciaux sont parfaits et la brutalité des combats nous plonge littéralement dans l’arène, avec des chorégraphies impeccables. Certes, on aurait peut-être pu gagner un peu en rythme en écourtant certaines séquences, mais le film reste captivant dans son ensemble et on ne voit pas forcément passer le temps. De toute manière, on ne sait plus faire des films d’1h30 si ?

Plein de défauts quand même

Pour tous ceux qui, comme moi, se posent la question : oui, pour apprécier pleinement cette suite, revoir le premier opus s’avère plutôt une bonne idée ! Ce n’est pas du tout obligatoire, mais ça aidera à resituer les personnages entre eux et se remettre dans l’ambiance des trahisons à tous les étages. Les liens entre les deux films sont travaillés et enrichissent l’histoire, même si certaines références tombent parfois dans le téléphoné et le (trop) prévisible.

Je n’ai pas vraiment eu de surprise devant le film, c’est un spectacle, certes, mais les twists sont trop évidents pour parler de twists. C’est gênant après le premier dont la fin, juste avant le dernier combat, était on ne peut plus marquante et énervante.

Le scénario aurait pu être écrit il y a vingt ans, ça n’aurait rien changé. C’est pour moi l’un des plus gros défauts du film, parce que c’est dommage tout de même. Ne vous attendez donc pas à des personnages féminins aussi bien développés que le reste du casting. Ce n’est pas pour rien que je n’ai parlé que d’hommes dans mon paragraphe sur le casting. En fait, dans Gladiator 2, on pourrait certes confirmer que “derrière chaque grand homme, il y a une femme”, mais ici, c’est une seule femme derrière tous les grands hommes, et elle reste quand même énormément dans l’ombre.

Connie Nielsen reprend le rôle de Lucillia et le fait très bien, en apportant de belles dimensions aux émotions de son personnages. Seulement, elle se révèle tout de même plutôt passive dans la majorité de ses scènes, se contentant d’être spectatrice de tout ce qui lui arrive (par exemple, et c’est spoiler attention, on devine qu’elle est derrière la machination de son mari, mais ce n’est pas si certain non plus quand elle explique à Lucius que c’est son armée à lui et son idée à lui).

Je ne sais pas non plus si ça vaut la peine d’évoquer la femme du héros, qui est un cliché ambulant particulièrement triste. Réduite à l’archétype de celle qui doit mourir pour donner un sens à la vie du héros, elle est oubliée en cours de film puisqu’il ne la venge même pas vraiment, les jeux de pouvoir prenant le dessus. En 2024, c’est décevant de voir un manque de profondeur pour ces personnages, surtout dans un film qui explore autant la complexité de ses héros masculins. Mais bon, les Gladiateurs, la force, l’honneur, l’entre-couilles, tout ça, tout ça. Vous vous ne rincerez même pas l’œil, d’ailleurs, c’est pas fait pour ça. Bref, je sais que je suis probablement trop woke pour la moyenne (bordel, ça n’est pas un défaut et ça ne veut rien dire en tant qu’insulte ??), mais il y aurait un juste milieu à atteindre tout de même et on en est loin, très loin.

Autrement dit, le film offre à peu près ce qu’on en attend : une suite pleine de sang, avec des jeux et de l’action pseudo-épique pour la plèbe que nous sommes. L’aspect visuel est un plus qui n’aurait pas pu exister il y a 20 ans, mais autrement, c’est vraiment la digne suite d’un film sorti au début des années 2000. Du pain et des jeux, des popcorns et un film de 2h.

Grey’s Anatomy – S21E06 – Night Moves – 17/20

C’est un épisode qui est écrit pour mener à une mi-saison qui va être dévastatrice (ou au moins rebattre les cartes), et ça se sent. Les arcs entamés cette année mène à une conclusion qui ne va pas me plaire parce qu’on va clairement perdre des personnages que j’adore. C’est fort dommage. En attendant, ça fait tout de même de très bons épisodes. Je comprends les acteurs qui demandent à se barrer dans le fond, ça leur permet d’avoir de bons épisodes et des choses chouettes à jouer… Mais je suis triste de sentir les départs à venir.

Spoilers

Que quelqu’un prévienne les scénaristes que tout le monde s’en tape d’Owen ? Levi a un choix à faire ; Mika surveille sa sœur ; les internes font de la merde sur le plan sentimental.


I’m not just saving a life. I’m saving a lifetime.

Faut bien le dire, j’ai la flemme de tout et particulièrement de regarder des séries en ce moment. J’ai préféré lire hier soir alors que j’avais tous mes hebdos de la semaine à rattraper, par exemple. La semaine à venir s’annonce à peu près aussi chargée que la précédente cela dit, alors c’est peut-être bien d’occuper mon dimanche à voir au moins un épisode, non ?

C’est ce qui m’a motivé à regarder Grey’s aujourd’hui. Ce n’est pas exactement un vrai argument, alors qu’il y en avait pourtant un de taille dès la première minute de l’épisode : Sophia Bush a rejoint le casting de la série pour de vrai. Et en plus, elle est rousse ? Merveilleux. Cela va nous distraire des élections américaines particulièrement déprimantes pour tous les fans de la série, je suppose.

Teddy

L’épisode commence par un dîner foireux pour Teddy et Owen, un de plus. Je ne sais pas pourquoi ils se font encore chier à réserver des restaurants à ce stade. Pour cette fois-ci, leur dîner est interrompu par Teddy qui gère une patiente, puis par Owen qui reçoit une alerte sur son téléphone. Il y a un trauma à gérer.

Owen plante donc Teddy au restaurant, et elle reste donc profiter d’un dîner avec la femme d’un collègue, qui s’avère être Sophia Bush donc. Le collègue, lui, repart au boulot avec Owen et les deux femmes restent ensemble pour manger des « pommes frites » au lieu de vraies frites. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elles se rendent compte que ce restaurant guindé n’est pas vraiment ce dont elles ont envie. Mais qui es-tu Sophia ?

C’est la femme d’un chirurgien et elle est chirurgienne elle-même, au Seattle Pres. Tous les chirurgiens ne sont donc en couple qu’avec des chirurgiens dans cette série, c’est fou. On note qu’elle passe une excellente soirée avec Teddy, à lui parler de son mariage ouvert – l’ouverture étant ce qui l’a sauvé. C’est magique : elle est littéralement en train de proposer à Teddy de faire la même chose, non ? Et ça va être clairement avec elle, en plus. Elles passent une soirée très fun à se raconter leur vie et ça termine par le personnage de Sophia Bush qui a envie d’embrasser Teddy.

Ma foi. Je suis un peu déçu que Sophia Bush débarque dans la série pour être lié à Teddy et Owen, mais bon. Il est possible qu’elle rende le personnage de Teddy plus cool à nouveau. Cela me tue comment ils sont tous bi dans cette série, tout de même. Quant à la réaction de jalousie hyper mal placée d’Owen en fin d’épisode là… Vas-y mais il pourrait pas quitter la série bordel ?

Jo

Vivre ensemble a parfois ses désavantages. Jo et Link sont clairement énervés l’un après l’autre, ce qui peut se comprendre, mais dans cet épisode, c’est une fois de plus Jo qui est insupportable. Qui débranche un truc en train de charger pour son bien sans au moins prévenir l’autre ? C’est odieux d’être aussi égoïste.

Je peux nuancer, je le veux bien : elle est après tout enceinte à gérer déjà deux gamins, dont un qui n’est pas le sien et qui est malade. Il y a de quoi être à bout. Ne pas reconnaître qu’elle l’est, en revanche, c’est insupportable. Elle l’est, même si je l’adore. Elle prend très mal de voir Amelia débarquer pour récupérer Scout, alors que ça devrait un peu lui faire plaisir d’avoir un gosse de moins à gérer tout de même.

Bon, certes, elle comprend que c’est Link qui l’envoie, mais tout de même. Finalement, la raison pour laquelle Jo est hyper énervée est inattendue : sa fille, malade aussi, a demandé à voir sa prof quand elle allait mal plutôt que de voir sa mère. Et elle le vit mal. C’est une sacrée douleur, pour elle. Evidemment qu’elle le vit mal ! Jo comprend qu’elle préfère la personne qui s’occupe d’elle toute la journée, mais ça veut dire aussi qu’elle n’est pas la mère qu’elle aimerait être.

Et que se passera-t-il avec deux gamins de plus, en plus ? Parce que oui, elle est sur le point d’en avoir deux de plus et c’est comme ça qu’elle l’annonce à Amelia. J’adore. Loin d’être déstabilisée, Amelia a les meilleures réactions et passe le reste de l’épisode à rassurer Jo comme elle peut, notamment en lui faisant prendre conscience que Link a toujours été là pour elle – et qu’il a toujours été amoureux de Jo. Mouais. Soit.

Finalement, Jo explique à Link qu’elle a juste peur de se retrouver seule avec les enfants, parce que bon, tout le monde la dégage tout le temps. Mouais, ils sont en boucle sur le scénario là.

Mika

En parallèle du reste, Jules continue de s’occuper de Mika pendant que celle-ci veille sur sa sœur. Tout est donc bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que la situation ne dégénère hyper rapidement : un patient a besoin d’une nouvelle pompe, mais elles sont inaccessibles dans le service à cause d’un problème de clé. Par conséquent, Mika se retrouve à devoir gérer la manivelle qui permet de pomper le patient pendant que Jules se barre faire d’autres choses et s’occuper d’autres patients. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Ce n’est pas comme si elle risquait de regretter de ne pas être avec sa sœur qu’elle devait surveiller. Ce n’est pas ce qui arrive cependant : bien au contraire, tout se passe à merveille. Elle peut sauver le patient à deux reprises, et elle le fait tellement bien que Jules finit par lui céder sa place au bloc opératoire, bien consciente que sans Mika le patient serait probablement mort. Il faut dire aussi que s’appuyer sur des appels en visio pour tenter de savoir comment sauver des vies quand tout le monde, ce n’est pas grandiose.

L’épisode se termine à merveille pour Mika en tout cas. Sa sœur passe la nuit et survit, elle bosse toute la nuit et passe un super moment, et Jules a très envie de l’embrasser. Ouais, le couple va clairement se former… Sauf que Mika s’endort au volant de son van, alors que sa sœur est passagère. Petit accident pour le cliffhanger de cet épisode. Bordel, ils vont donc tuer Mika ?

Levi

On retrouve aussi Levi dans cet épisode. Il faut en profiter, j’imagine, c’est assez clair que les scénaristes préparent sa sortie avec sa promotion. Il a la possibilité d’aller continuer ses études dans le Texas pour un an. Il n’y pas de garantie pour la suite, cependant, c’est donc un choix qui ne se prend pas à la légère. Beltran s’en rend compte elle-même.

Alors que Levi hésite encore, Weber et Bailey le convoquent pour le prévenir qu’ils sont au courant de ce que le Texas lui propose. Ils ont envie de le garder toutefois, alors ils lui promettent des merveilles : un poste fixe à la fin de ses années d’étude. Bailey est prête à tout pour le garder : elle lui propose donc une soirée dans ses baskets. C’est sympa de voir Levi dans une tenue bleu foncée pour une fois.

Ce n’est toutefois pas l’avis d’Helm quand elle le voit : elle est clairement jalouse. Elle a passé un an à bosser comme barmaid, elle compte vraiment avoir sa promotion avant lui ? Cela ne tient pas trop…

Après, je suis surpris de voir Levi prendre si bien sa promotion : on sait qu’il gère mal le stress tout de même. Il se retrouve donc à devoir gérer une opération d’urgence et il est évident que celle-ci a son lot de complications en cours de route, forçant Levi à faire des choix.

Il fait les bons choix cependant, ce qui le pousse même à penser que rester à Seattle serait une bonne idée. Le problème ? Ce serait pour de la chirurgie générale alors que lui, il aime vraiment bosser pour les enfants – et pour sauver des vies d’enfants. Il décide donc de prendre son job au Texas et de quitter l’hôpital. Je suis dégoûté. Il termine l’épisode en faisant ses adieux à Helm – c’est au moins ce qu’il fallait pour son dernier épisode (je suppose), mais c’est tellement décevant qu’il se barre. Je comprends qu’elle pleure. Il reste possiblement un épisode pour Levi.

Lucas

La série nous refait tout un plat, encore, d’un personnage qui dit « je t’aime » un peu par réflexe. Je ne vois vraiment pas où est le mal à ce stade : Simone et Lucas sont en couple on et off depuis près de deux ans, elle lui balance clairement ça de manière automatique en faisant autre chose… C’est bon, quoi. Ce n’est pas comme s’ils n’étaient pas amoureux l’un de l’autre en plus ; on le sait.

Cela dit, Lucas n’ose pas lui répondre pour autant. Il faut dire aussi qu’il est dans un ascenseur, ça n’aide pas. Mais tout de même. Simone a la bonne idée de faire ça devant Kwan en plus, alors elle se prend quelques blagues pendant tout l’épisode. Les patients du jour posent problème aussi, bien sûr, en faisant un bon écho à tout ça : l’urgence concerne un festival de musique (enfin d’air guitar) qui tourne mal et ça fait que Beltran est ravie de voir des gens oser s’affirmer autant, malgré les risques. OK.

Cela mène aussi à une scène un brin ridicule d’air guitar en visio, mais on s’amuse bien à voir Kwan se sentir con avec le téléphone en main. Et on termine l’épisode avec Simone qui répète à Lucas qu’elle est amoureuse de lui. Elle gagne un baiser de sa part, mais toujours pas un « je t’aime » en réponse. Jusqu’à ce qu’il s’en souvienne. Enfin une scène où on le voit son TDA, franchement.

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Special Ops : Lioness – S02E03 – Along Came a Spider – 14/20

Je suis un peu déçu par cet épisode qui passe trop de temps aux sommets de l’Etat et pas assez sur le terrain, alors que je crois que je suis là précisément pour les scènes d’action et les personnages qui les mènent, qui sont bien plus intéressants. Les enjeux sont plus clairs pour eux que pour les membres du gouvernement avec les circonvolutions qui empêchent de clarifier vraiment le propos. Bref, rien de nouveau, finalement, je crains qu’on ne retombe dans le schéma « un épisode sur deux » de l’an dernier.

Spoilers

Joséphina est recrutée et Joe manque de temps pour la former. Cela n’empêche pas l’équipe d’essayer.


Still in the « sovereignty of our nation » business.

Je crois que ça va être un vrai plaisir de retrouver la série le dimanche soir, histoire de faire un petit déni de lundi matin qui approche – c’est la rentrée après tout.

Joséphina

Il m’a fallu quelques instants pour me remettre dans l’intrigue de cette saison au début de cet épisode qui commence dans une riche demeure où on parle espagnol. Il est vite révélé que tout est sous surveillance de la part de Joe qui ne perd pas de temps à envoyer une équipe sur place. Les agents prétendent qu’une fuite de gaz a été détectée dans la maison pour pouvoir au plus vite fouiller toute la maison.

Honnêtement je trouve ça quelque peu abusé : ils coupent le courant, ils entrent dans la maison sans la moindre difficulté avec la femme de ménage qui les laisse faire… Je ne sais pas, je ne lâche déjà pas ma propre maison quand c’est chez moi, mais si c’est celle de mon employeur et que je suis la seule présence dans la maison ? Elle ne vérifie pas tellement l’identité des types, ça craint.

Bon, allez, ça simplifie le travail de nos héros alors que la mission sous couverture de la nouvelle lionne s’apprête déjà à commencer. Je suis quelque peu surpris par le rythme de cette saison : l’an dernier, nous avions suivi l’entraînement de Cruz avant la mission. Là, ils recrutent une militaire qui n’a pas envie d’être Lionne en lui forçant la main et on n’en voit pas plus ? C’est surprenant. Après, tant mieux, ça permet d’en arriver plus vite à la partie plus intéressante de la série, parce que rien ne vaut les missions sous couverture.

Je trouvais ça surprenant, mais quand Joséphina arrive finalement à la base, il est rapidement confirmée par Bobby qu’elle aura son petit entraînement malgré tout. Ce qui commençait, c’est simplement la sanction disciplinaire de la capitaine qui se retrouve forcée d’être Lionne. Elle le sent vraiment comme ça, en plus : elle découvre la base de sa nouvelle équipe et les membres de celle-ci. Ils l’ignorent absolument tous, elle découvre que les toilettes et les douches sont partagées, non, vraiment, elle a beau dire que ça va être fun, c’est assez évident que… non.

Le lendemain, Joséphina découvre donc la vie dans une communauté où la vie privée n’existe pas. Il n’y a donc pas que Zoe Saldana qui se retrouve à poil dans cette saison, mais bien absolument tout le casting. C’est surprenant par rapport à la saison 1. Toute l’équipe s’entraîne donc ensemble, court ensemble, prend sa douche ensemble et supporte les maux de ventre et les excréments de l’un quand ils prennent leur douche.

Ce n’est pas dingue, mais ça ajoute un peu d’humour à l’équipe avant qu’ils ne testent la nouvelle arrivée. La pauvre doit s’habituer vraiment à la présence de tout le monde. Si je n’ai pas trop aimé ces scènes, j’ai adoré en revanche toute la partie où elle s’entraîne à tirer – même si c’est en partie avec Kyle. Après, c’est une pilote, elle n’est pas excellente sur le terrain quand on lui demande de tirer. Elle est capable, en revanche, de gérer la pression et de suivre les conseils. Apparemment, ils n’en attendent pas beaucoup plus d’elle.

Couverture

Alors que la mission s’apprête à commencer dans un autre pays, Joe est aux Etats-Unis et peut rentrer chez elle comme si de rien n’était. Je suis plutôt surpris, je dois dire, je m’attendais à ce qu’elle reste bloquée pour toute la saison. La maison est désespérément vide quand elle rentre cependant, et ça la stresse beaucoup de n’avoir aucune nouvelle de Neal ou de ses filles.

Tout le monde a disparu, mais la voiture est encore là. Autant dire qu’elle n’aime pas ça, qu’elle flippe à fond, tout ça pour que finalement son mari soit juste en train de prendre son bain. Elle l’y rejoint, en expliquant tranquillement que le kidnapping est effectivement une des méthodes employées par sa nouvelle cible, mais eh, il n’y a pas vraiment de risque voyons. Ils en font trop cette saison pour que ce ne soit pas au programme !

Dans le même genre, ils en font beaucoup trop avec le sexe je trouve. Je ne me souvenais pas que c’était aussi présent en saison 1. Est-ce juste pour booster les audiences ? Était-il vraiment utile d’avoir cette scène où Kate surprend ses parents au lit ? J’avoue que ça donne une scène plutôt amusante entre Kate et sa mère, mais bon… Je ne sais pas, ça sort de nulle part par rapport au sérieux de la série. Après la réplique sur Joe qui devrait être sous les draps quand tout son taf consiste à gérer les couvertures des autres.

Pendant ce temps, Kaitlyn passe son temps à changer d’assistante et à regarder la télévision. Ce n’est pas exactement ce qu’on en attendait, mais elle a une raison de le faire : son but est de vérifier les informations pour savoir si la couverture prévue pour la nouvelle Lionne y est bien diffusée. C’est le cas, et elle prévient aussitôt Joe qui… explique à son mari de ne pas croire les news ?

OK, la réplique est amusante, mais je suis surpris qu’elle en dise autant à Neal. C’est un peu un secret d’état qu’elle dévoile l’air de rien. Elle en dit beaucoup par rapport à la saison 1 – même le lendemain quand elle explique à ses filles qu’elle se retrouve à devoir aller dans des pays où on ne peut pas avoir de discussions sur l’existence ou non des personnes trans. Etonnante conversation, de base, mais en plus elle en dit beaucoup sur son boulot, je trouve.

Politique

Si la presse parle bien de la couverture mise en place pour la nouvelle Lionne, il y a tout de même un problème qui surgit pour Kaitlyn : le Congrès hésite un peu sur la suite des opérations. Ils sont plus inquiets par les élections à venir que par la vengeance concernant leur membre kidnappée il y a deux épisodes. Pfiou. C’est de la politique de bas étage tout ça, je n’aime pas bien ce que ça donne pour la série. J’aime toutefois voir Kaitlyn affirmer, avec son boss toujours, que Mexico a juste fait un test avec cet enlèvement : ils ont voulu évaluer les réactions US et les tactiques mises en place pour faire face. Pire encore, ils ont vérifié s’ils pouvaient ou non mener leur petite entreprise à bien.

Bref, il va de soi que la mission est maintenue de toute manière, donc j’ai plutôt eu l’impression de perdre du temps dans cette scène que peu de choses justifient réellement. De toute manière, j’ai du mal avec toute cette partie de la série – tout ce qui touche à Kaitlyn me paraît toujours tellement déconnecté de l’action que je viens voir. Et pourtant, c’est elle qui a toutes les connexions et qui les établi pour la série.

On la suit donc ensuite dans un dîner soi-disant casual avec son mari, mais réellement professionnel : Kaitlyn en profite pour expliquer à sa pote sa nouvelle théorie sur les cartels qui les testent avec l’aide de la Chine. Elle attire son attention, c’est déjà ça. C’est plutôt fun de voir deux couples comme ça s’ignorer pour que chaque partenaire puisse parler de géopolitique l’air de rien dans un dîner. Le restaurant est plein d’officiels du gouvernement, ça craint pour la sécurité de l’Etat, non ?

Le but est simplement de nous montrer que les décisions politiques se font selon un échiquier pas si complexe, je suppose.

Hablas español ?

L’entraînement de la nouvelle prend un nouveau tournant avec l’arrivée de Joe à la base. Elle demande aussitôt à tester sa dernière recrue dans une réalité virtuelle absolument incroyable. Elle a un casque VR et se retrouve à Mexico où des hommes armés sortent de nulle part pour lui tirer dessus. C’est un jeu vidéo peu agréable.

J’aime bien que la série prenne le temps de quelques détails plutôt réussis, notamment quand elle regarde ses pieds pour comprendre comment ça fonctionne. Une fois qu’elle sait, elle se débrouille pour tuer ses agresseurs, évite les piétons et c’est déjà pas mal. Ce n’est pas suffisant cependant, parce qu’elle cherche à éviter de tuer une otage et que ça se retourne contre elle. Elle se fait donc tuer dans la simulation.

Enervée par elle, Joe décide donc de la confronter une nouvelle fois pour mieux la cerner. C’est une belle réussite : elle découvre facilement tous les mensonges de la Lionne lors de son premier entretien. Finalement, elle sait très bien qui est sa famille, elle parle très bien espagnol et pourrait tout à fait être une taupe bossant pour sa famille. Seulement voilà, elle aime son pays Joséphina. Il n’en faut beaucoup plus pour qu’elle soit finalement forcée d’appeler son père et accepte d’entrer en couverture dans sa propre famille. Dur. Et dire que Joe voulait un mois de plus avec elle pour l’entraîner…

Autant dire que l’épisode s’arrête alors que la série redevenait intéressante, et je trouve ça plutôt frustrant. La suite la semaine prochaine, je suppose.

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