Wild Cards – S01E10 – Romancing The Egg – 16/20

Peu de surprises pour cet épisode de fin de saison qui réussit tout de même à marquer le coup comme il faut, avec une petite inversion des rôles et des arnaques qui se superposent les unes aux autres pour mener de manière fluide à un cliffhanger. Pas de panique : la série est renouvelée. Bref, à l’image de la saison 1, l’épisode est parfaitement maîtrisé du côté du rythme et sait ce qu’il fait.

Spoilers 

Le grand plan de Max est enfin révélé dans cet épisode.

I have so many questions, I’m pratically vibrating.

Le mari

Vous savez quoi ? Sur ce genre de séries que j’aime bien mais qui a encore toutes ses preuves à faire, je trouve que la fin de saison est hyper importante pour se faire une idée de la direction que la série prendra par la suite. Est-ce que la saison 2 proposera la même chose ou est-ce que le rythme sera un peu plus intense ? Tout dépendra de ce que proposera l’épisode, en fait.

Il commence par nous proposer un petit développement supplémentaire pour le personnage de Max, qui a donc un mari qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Le mari de Max vient directement de Buenos Aires et en veut à sa femme de découvrir toutes les activités qu’elle mène dans son dos, surtout quand ça touche son argent. C’est en fait ce qui a attiré son attention, mais c’est exactement ce que voulait Max : ramener son mari dans sa vie pour qu’il l’aide sur son gros coup à venir. Et elle fait tout ça en continuant de flirter avec Cole, une vraie génie.

Pour s’assurer que son mari fasse le job avec elle, Max lui promet de lui revendre sa villa – ouais parce qu’elle a mis sa maison à lui à son nom à elle, tout de même. Cela dit, il y a un truc qui ne colle pas trop : elle s’attendait à ce qu’il vienne, mais elle ramène tout de même Cole chez elle ?

Et puis, bien sûr, Cole se lance aussitôt dans des recherches sur le mari de Max. Il prend une petite photo de manière pas bien discrète pour la comparer à la base de données de la police et en savoir plus sur lui. Du moins, ça, c’est ce qu’il espère, mais il semblerait quand même que la police ne possède pas grand-chose sur le mari. Cela dit, Cole contacte Rachel et elle, elle a un fichier encrypté à lui transmettre. Ce n’est donc pas un petit criminel auquel on a affaire : c’est un voleur international.

Le plan

Dans tout ça, on découvre que la fidélité de Max n’est ni pour son mari, ni pour Cole avec qui elle a clairement eu un moment d’alchimie. Elle est pour son meilleur ami et valet, Ricky, et je trouve ça étonnant de les voir avoir une scène ensemble où c’est clairement évident que c’est lui sa priorité. Cela a manqué dans la saison où il était souvent ressort comique, sans plus.

Loin d’être comique cette fois, il s’inquiète de voir Max si proche de Cole sur les caméras de surveillance. Elle lui affirme que ce n’était que de la fatigue et qu’il n’a pas à s’inquiéter : leur coup est toujours sa priorité. Reste à savoir ce qu’elle compte à faire exactement : je sens qu’on nous monte un épingle quelque chose qui ne servira qu’à faire libérer Georges, son père, de prison. On a ainsi une petite scène où elle le retrouve, mais je sens que le gros du développement de Georges sera en saison 2.

Une fois que c’est fait, Max peut se rendre au commissariat et constater que Cole fait exactement ce qu’elle veut : il fait des recherches sur Olivier, son mari. C’est évidemment son but, parce que le coup qu’elle est en train de monter consiste à faire tomber Olivier. Elle balance donc à la police toute la « vérité » : Olivier serait de retour en ville pour voler un œuf impérial, d’une valeur de plusieurs millions d’euros. C’est pour une tentative de vol de ce même objet que Georges a fini en prison. Bref, Max joue la victime d’Olivier : il la forcerait à tenter de faire un casse à 33 millions d’euros, comme il avait forcé son père avant.

Bien gentille, Max préviendrait donc la police pour qu’ils puissent arrêter Olivier, qui est un voleur connu sous le nom de « Phantom » et qui intéresse bien sûr le FBI. Elle est maligne. Comme je suis sûr que les scénaristes le sont aussi, je suis à peu près sûr qu’elle a autre chose en tête. On ne le saura qu’en fin d’épisode, cependant. En attendant, il nous reste à découvrir toute la mise en place du plan pour voler l’œuf.

Le casse

C’est un peu abusé car ça change des épisodes habituels où Max et Cole mènent l’enquête, mais en même temps, on est en fin de saison, alors changer les petites habitudes, ça le fait aussi. Et puis, on est surtout sur une inversion des rôles : Cole se retrouve à devoir être en infiltration en tant que criminel.

C’est la police qui le met dans cette situation, pour pouvoir superviser Max qui fait plein de conneries tout de même. D’ailleurs, la situation est simple : soit ils réussissent à arrêter Olivier, soit Max sera arrêtée pour toutes les lois enfreintes depuis le début de la série et Cole perdra toute chance de récupérer son bureau et son job. Allons bon. Tout est donc en place, plan aussi, pour que l’épisode puisse se diriger vers des scènes d’action avec un type à peser pour contourner son alarme.

Seulement, avant ça, il reste à développer davantage le personnage de Max : elle raconte donc son histoire à Cole et on sent qu’elle a eu un mariage difficile. C’est important comme scène car le lendemain, Olivier déclare à Max qu’il est toujours amoureux d’elle et qu’il fera tout pour passer le reste de sa vie avec elle. Ben tiens. Ils sont tous avec des micros, mais ça n’empêche pas Max de se laisser attendrir. Ridicule ? Pas tellement, mais ça le devient quand Olivier se sent menacé par Cole. Le triangle amoureux mis en place est amusant, même s’il n’a rien d’original. Une part de moi aurait aimé que ça puisse se faire sur plus longtemps que le dernier épisode de la saison ; une autre part en revanche se satisfait de ne pas avoir à le supporter sur trop longtemps.

En tout cas, une fois que c’est fait, on peut enfin avancer vers l’action de l’épisode : Cole, affecté au service de sécurité, s’arrange pour récupérer le poids de l’homme d’affaire possédant l’œuf et se faire intimider par Olivier (ou pas), Olivier s’apprête à voler l’œuf dans la chambre de l’homme d’affaire. Seulement voilà, au moment crucial, toute l’équipe – Ricky compris parce qu’il les gère à distance – entend que l’homme d’affaire a changé et renforcé son système de sécurité.

C’est con. Comme il est assez débile pour s’en vanter devant ses invités, Max passe aussitôt à l’action et vole la montre de l’homme. Il y a tout de même un compte à rebours assez peu agréable pour eux, ce qui fait qu’Olivier et Max doivent se dépêcher d’entrer dans le coffre où se situe l’œuf. Olivier peut ainsi le récupérer, tandis que Max remet la montre de manière peu crédible. Autant voler la montre, ça collait, autant la remettre j’ai du mal à y croire.

Fin de saison

Sans la moindre surprise, Olivier tente alors de s’échapper avec l’œuf. Il a un petit flingue imprimé en 3D pour tenter de s’en prendre à Cole, mais finalement, c’est Olivier qui est doublé par Max et les flics. Le voilà donc qui se fait arrêter par les autres détectives du commissariat. Tout est bien qui finit bien : Cole récupère l’œuf, Max a sa sweet vengeance, Cole récupère son badge de détective, Max voit la peine de son père réduite à un an et récupère également sa liberté.

C’est problématique pour l’équilibre de la série, en revanche. On savait que leur duo était constitué pour une durée limitée, mais on s’y fait à ce duo d’enquêteurs improbables et il nous faut une saison 2. Ce qui devrait être un happy end n’est donc pas la fin de l’épisode, loin de là. Il reste juste assez de temps pour que ça parte en vrille une dernière fois.

Max assure qu’elle fera sûrement une petite croisière avec Ricky, ce qui n’attire pas les soupçons de Cole immédiatement. Il n’en reste pas moins un détective qui comprend vite qu’il y a quelque chose de suspect quand il n’arrive plus à joindre Max et Ricky. Ils sont un peu con par contre : ils suppriment les numéros de téléphone trop rapidement, avant de s’enfuir. En vrai, pour n’attirer aucun soupçon, ils auraient mieux fait de dégager AVANT de supprimer le numéro. Bref, Cole se rend compte que Max l’a doublé lui aussi et qu’elle a volé l’œuf, sans comprendre comment. C’est assez improbable en même temps : Ricky est celui qui a mis en place le nouveau système de sécurité de l’œuf et a permis à Max d’aller échanger l’œuf avec un faux sans trop de difficulté.

Cole arrive toutefois trop tard pour arrêter Ricky et Max. Il se contente de rentrer chez lui, dépité et de caresser Mark… Jusqu’à ce que Max débarque. Trahi par sa pote, il lui assure qu’il va l’arrêter, mais celle-ci, avant tout, veut avoir le temps de parler avec lui, parce que c’est important. En effet, si elle a décidé de ne pas s’enfuir avec Ricky comme prévu, c’est parce que celui-ci a retranscrit les échanges audio volé par Max il y a trois ou quatre épisodes. Et dans ces échanges, il y a l’identité du meurtrier du frère de Cole. Forcément. Quand elle le dit à Cole, il n’y a pas vraiment de suspense sur le contenu de la réplique… Reste maintenant à savoir qui est responsable parmi les flics. Oui, je suis sûr qu’on aura un flic véreux à faire tomber en saison 2.

En bref

La série n’a rien inventé et certainement pas le genre de la série procédurale, mais elle fait bien son taf et est divertissante. Tous les épisodes ne se valent pas, mais il y a souvent des petits twists dans les résolutions qui font que c’est sympa à suivre. Bien sûr, tout l’intérêt de la série réside aussi dans le duo : Max et Cole sont des personnages rapidement attachants. Concrètement, l’humour de Max porte la série quand ce n’est pas insupportable ; Cole est le cliché du flic qui doit se décoincer et, bien sûr, tous les deux ont un passé chargé à développer.

C’est là-dessus que la série se sécurise un intérêt pour la saison 2 : on sent bien qu’il y a beaucoup à faire du côté du père et du mari de Max (Georges et Olivier), mais aussi du côté du frère de Cole. Toute cette histoire de trafic de drogue pour lequel Cole a perdu son poste d’enquêteur à la base était vraiment l’intrigue que j’attendais pour le dernier épisode de la saison 1.

Bon, vous l’aurez compris, je serai au rendez-vous pour la saison 2 : Wild Cards est une série amusante, pas prise de tête et vraiment sympathique à suivre pour ce qu’elle est ; un petit procédural de qualité moyenne… Mais ça fait du bien d’avoir ce type de séries de temps en temps. Et puis, le cliffhanger donne envie de revenir pour en savoir plus, alors la série a tout compris et tout gagné.

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Wild Cards – S01E09 – Inside (Con) Man – 12/20

J’ai bien aimé certains aspects de l’épisode, mais dans l’ensemble, je suis forcé d’admettre que mon impression première est qu’il est mal écrit – que le personnage de Max est mal écrit et pas du tout crédible. Le fait que l’épisode parvienne à retomber sur ses pattes malgré tout est un vrai point positif, bien sûr, mais ça ne fait pas oublier le début plus que moyen.

Spoilers 

Max est prise en otage lors du braquage d’une banque.

They have guns… and we have insurance.

J’ai beaucoup aimé le début de saison, la série est renouvelée pour une saison 2 et je me suis même surpris à conseiller la série à d’autres fans de séries… Et pourtant, je n’ai toujours pas terminé cette saison. Je n’ai pas tellement d’explications à la raison du pourquoi je n’ai pas continué, mais mieux vaut tard que jamais, me voici là pour cet épisode ce soir – et pour le dernier demain, je pense. Et en même temps, c’est facile de l’être : en fait, je me suis rendu compte que je n’avais pas rédigé la critique, mais que j’avais déjà vu l’épisode 9.

Prise d’otage

Je m’étais dit que je rédigerais la critique le lendemain ou quoi… et voilà. C’est frustrant, parce que j’ai dû revoir l’épisode en cherchant un peu partout sur mon ordi où étaient mes notes, mais impossible de les retrouver. Allez, bref, en gros, l’épisode commence par un résumé qui nous rappelle que le duo ne fonctionne plus si bien et que Max fait ses petits bails illégaux de son côté… C’est donc sans surprise qu’on retrouve les deux personnages assez isolés l’un et l’autre. C’est souligné par les vendeurs de café qu’ils croisent : Max et Cole ont donc des habitudes ensemble et ils ne les respectent plus tout à fait. Bref, ils en ont marre de bosser ensemble et d’être tout le temps tous les deux.

Pas de bol pour eux, la vie décide de se mettre en travers de la pause qu’ils décident silencieusement de prendre : Max se rend à la banque et comme souvent quand un personnage de série policière décide d’aller à la banque, ça termine en prise d’otages. Ce n’est rien de bien passionnant : on a les otages les plus chiants du monde avec un gérant qui donne tous les codes et laissent faire les assurances sous les critiques de son femme vénère d’avoir découvert qu’elle était trompée ; une femme enceinte (il y a toujours une femme enceinte), une adolescente qui a l’air mal dans sa peau, le petit couple de vieux qui ne savent pas qu’ils sont en couple… Vraiment, les classiques.

Il y a quelques twists sur les formules habituelles, tout de même, avec notamment Max qui parvient à passer un coup de fil ou être retrouvée grâce à ses clés, et grâce à son valet, en vrai. Bon, bref, c’est con en vrai : la prise d’otage était sur le point de se terminer, mais Cole envoie des flics devant la banque et ça termine en coups de feu à cause de ce twist.

Max

Max complètement folle finit par avouer aux ravisseurs que c’est elle qui a déclenché l’alarme silencieuse quand ils cherchent à comprendre ce qu’il se passe. Son but ? Entamer une conversation avec les preneurs d’otage. Là-dessus, la série prend un tournant absolument pas crédible : entre les ravisseurs qui retirent les cagoules et Max qui balance un « vous pouvez pas dire non à une femme enceinte » genre elle est celle qui décide des règles… Pff. Il ne restait plus que deux choix : soit elle était complice de ce qu’il se passe, soit la série était mal écrite. Malheureusement, difficile de ne pas pencher pour la deuxième option aussi quand elle se met à vouloir jouer à « Je n’ai jamais » ou savoir si le bébé à naître est un garçon ou une fille (quand la seule vraie question qu’on veut qu’elle pose, c’est comment elle se retrouve dans la banque avec son amant et la femme de celui-ci).

Cole

Bien sûr, en-dehors de la banque, Cole est inquiet pour Max. Il rameute tout le commissariat, une équipe d’élite, mais… c’est luli qui tente de jouer les héros et réussit à entrer dans la banque en premier sans être vu par les négociateurs. Mais lol. Il ne met même pas son téléphone en silencieux et prend le temps de faire des photos ou passer des coups de fil en plus !

Grâce à ça, il parvient même à entrer en contact avec Max, en utilisant les airpods d’une des otages. Bien sûr, on ne confisque pas les airpods des otages et Max en profite pour donner plein d’infos aux flics sur la description physique des preneurs d’otage. Et puis, merde, elle arrive à avoir leur confiance juste en claquant des doigts, pour le principe. Elle décroche le téléphone pour eux, elle prend les décisions pour eux, elle fait le café avec la femme enceinte…

Finalement, les otages sont déplacés vers une autre pièce. Il y a tout de même un coup de feu qui est tiré : le ravisseur qui faisait ami-ami avec Max trouve Cole et n’hésite pas à lui tirer dessus. Max a peur pour la survie de son coéquipier, mais tout se termine bien : il avait un gilet pare-balle. On a encore quelques petits détours avant que les otages ne soient libérés, histoire d’avoir des petits moments touchants entre les otages.

Conclusion

OK, j’ai l’air blasé en écrivant ça, mais c’est parce que je suis blasé, hein. En effet, ce n’est finalement pas Max qui est celle organisant cette prise d’otage, mais la femme enceinte. Pourquoi pas, hein, mais tous les éléments qui permettraient de le deviner se déroulent un peu hors écran – ou alors on a juste le début d’une piste avant que ça ne soit mis de côté…

Après, toute l’intrigue en elle-même est sympa : les détails qui font que Max sait qu’elle est preneuse d’otage et qui font que Cole comprend qu’elle n’est pas enceinte sont plutôt sympathiques. Cela laisse tout de même Lee avec un sacré dilemme : ces flics qui font n’importe quoi, ça pose problème pour la suite de leur partenariat. Il décide donc de les séparer, ce qui ne plaît pas du tout à Cole.

Cela ne plaît pas non plus à Max quand elle est ramenée chez elle. Elle se retrouve à avoir très envie d’embrasser Cole, mais bon, pas de bol, ils sont interrompus par… le mari de Max. Allons bon, coucou Addison au masculin, t’es pas le twist original que tu penses être !

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The Decameron – S01E02 – Holiday State of Mind – 17/20

Le rythme ralentit évidemment pour ce deuxième épisode, avec des petits groupes de personnages qui se forment. L’humour continue d’être excellent, les intrigues proposées fonctionnent plutôt bien et la série continue ainsi de beaucoup me plaire, malgré quelques petites facilités par moments. L’essentiel n’est pas là de toute manière, mais bien dans l’ambiance parfaitement maîtrisée par la série.

Spoilers

Filomena débarque à la villa, mais Licisca a déjà pris sa place.


She is not Filomena, I am.

Allez, il est plus que temps pour moi de lancer ce deuxième épisode. J’ai adoré le premier, malgré sa longueur et j’ai trop envie de savoir vers quoi on se dirige ensuite. Je dois avouer que j’avais peur d’avoir du mal à me remettre dedans, mais sincèrement, les premières notes du générique suffisent à avoir envie de regarder la suite. On se remet vite dans l’ambiance.

Filomena & Licisca

L’épisode commence dans une jolie forêt où une rivière laisse flotter plein de corps. C’est assez logique, en vrai : on se débarrasse des gens dans la rivière. C’est un peu flippant tout de même.  Filomena se réveille au bord de l’eau, escalade une butte, se fait des chaussures de fortune et entame une bien longue journée de marche. Son objectif ? Rejoindre la villa, évidemment.

Était-ce vraiment nécessaire de nous en faire un flashback ? Je ne pense pas. On y a droit quand même et ce n’est pas grave, car ce n’est pas si long. Finalement, on en revient au cliffhanger de l’épisode précédent et ça se profile plutôt bien : Pampinea ne croit évidemment pas Filomena quand elle donne son identité, puisqu’elle connaît déjà Filomena.

Les choses tournent mal pour Licisca, jusqu’à ce qu’elle reçoive l’aide de Panfilo. Son aide est plutôt attendue après l’épisode précédent, mais c’est plutôt chouette de le voir s’arranger pour que Filomena soit présentée comme étant Licisca. La vraie Licisca décide aussitôt de suivre son plan, mais bon, c’est sans compter sur Filomena qui n’a pas envie de se laisser ridiculiser ainsi. Du moins, elle n’en a pas envie jusqu’à ce qu’on la jette à la porte et que Licisca lui propose un peu de pain, tout en expliquant son plan d’être courtisée par Tindaro pour s’assurer qu’elles puissent avoir un lieu où rester. Bien sûr, elles sont interrompues par Sirisco et une femme qui se débarrassent du cadavre du religieux.

Malgré tout, Filomena décide de rentrer dans la villa en tant que Licisca. L’ancienne maîtresse s’embarque dans un truc qu’elle va vite regretter, avec la vraie Licisca qui se force à se prosterner devant les autres nobles. Pas évident de perdre ses privilèges de naissance et voir Tindaro se mettre à draguer sa servante.

La nuit

Elle se retrouve en tout cas au milieu d’un joyeux bordel. C’est là où nous en étions dans l’épisode précédent et on y revient vite avec Pampinea qui ne comprend pas comment les choses ont pu déraper alors qu’ils devraient avoir des soldats et surtout avoir Leonardo pour les protéger. Nous n’y sommes pas.

Pampinea est de moins en moins ravie d’être là en tout cas : elle n’aime pas Sirisco, elle n’aime pas la chambre trop petite, elle en a marre de Misia et elle décide, au beau milieu de la nuit, de rejoindre Leonardo. Elle a vraiment envie de découvrir son fiancé, et ça se comprend. Finalement, avec un peu de diplomatie et beaucoup de flatterie, le duo Sirisco et Misia parviennent à calmer Pampinea et la convaincre de ne partir à la recherche de Leonardo que le lendemain. Le tout se fait avec toujours d’humour, pendant que Misia concocte encore un plan.

Pendant ce temps, Dioneo prend soin de Tindaro en lui faisant un petit message. Il est sacrément patient franchement, parce qu’il doit supporter les jérémiades de Tindaro et ses envies de draguer Filomena. C’est énervant pour le médecin qui voulait justement finir avec elle.

En parallèle, Panfilo et Neifile passent une petite soirée ensemble. Il faut rassurer Neifile après le meurtre du cardinal, d’autant plus terrible qu’elle le connaissait. Elle garde ainsi son petit doigt, sans trop savoir pourquoi, et Panfilo est obligé de le cramer. Après tout ça, Neifile est prise d’une fringale nocturne, va voler de la bouffe en cuisine, s’enfuit avec un cochon dans la main et… tombe dans un puits. À ce stade, je n’ai aucun commentaire à faire, c’est tellement perché comme rebondissement que je ne sais pas quoi en penser.

Le lendemain

Filomena est une des premières à se réveiller : elle est réveillée, plus exactement, par la seule servante de Leonardo qu’il reste. Si on lui donne de l’eau et qu’on l’aide à se laver en remarquant sa peau douce, personne ne se donne la peine de la laisser être autre chose que Licisca. Evidemment. La voilà réduite à une vie de servante, et ça ne lui plaît pas vraiment. Elle passe ainsi sa journée à creuser une tombe pour les bandits de la veille et finit par se coucher dans la tombe elle-même.

Bien sûr, le plan de Misia est mis en place lui aussi : elle part donc avec Pampinea, comme prévu, pour essayer d’aller trouver Leonardo. C’est du moins ce que Pampinea pense. La vérité, c’est que le plan est de lui dire la vérité, mais de ne lui dire qu’à elle : Leonardo est mort. Bien sûr, elle hurle à la mort malgré un poussin dans sa main et il est vite confirmé que le plan de Misai de l’éloigner était une excellente idée. Ce trio est tellement bloqué dans une scène qui se résume en : c’est un grand nawak.

Une fois que c’est fait et que Pampinea se met à faire son deuil, il reste tout de même au trio à attendre toute la journée. En effet, il ne faut pas rentrer trop tôt pour vendre le problème de la mort de Leonardo. C’est triste, en effet : les autres pourraient prétendre que la terre leur appartient désormais, et la villa avec. Et personne ne veut ça.

À la villa, « Filomena » continue de flirter avec Tindaro. Ce n’est pas évident d’être assez patiente avec lui : elle n’a pas les codes qu’il faut pour rester à sa place de noble, il est insupportable et surtout, surtout, il utilise Dioneo pour la charmer avec un petit air de musique. Licisca a littéralement un filet de bave qui lui coule sur le menton, mais ce n’est pas la seule : Panfilo passe par là et est clairement intéressé par la vue. Cela dit, Neifile étant perdue au fond d’un puits, Panfilo passe la journée à la chercher. Quand il tombe sur Sirisco, il demande aussi quelques armes pour se protéger d’éventuels intrus. Après ces quelques événements, il tombe sur Neifile, mais c’est pour mieux découvrir que celle-ci souhaite rester au fond du puits.

Elle est persuadée que c’est un message de Dieu pour qu’elle croit à nouveau en lui : elle attend donc un signe de sa part pour être sauvée, car seul Dieu peut la sauver. T’es bien foutue, ma pauvre. Cela dit, Panfilo reste à côté du puits à lire un livre et l’écouter prier, encore et encore, et même à tenter de se suicider pour avoir un signe de Dieu plus rapidement.

Tout le monde veut Dioneo

Je ne sais pas qui passe la plus mauvaise journée entre lui et Dioneo forcé de faire tout ce que Tindaro lui demande – allez, c’est Panfilo qui passe la plus mauvaise journée, parce que celle de Dioneo finit si bien. Les deux entrent alors dans un petit combat branche contre branche. Licisca en profite pour se rincer l’œil sur le torse de Dioneo, tout en prétendant être fan de Tindaro. C’était si drôle, mais pas autant que le moment où Tindaro manque de peu de l’étouffer.

Licisca enchaîne sur plein de compliments pour Tindaro et d’excuses auprès de lui parce qu’elle voit qu’il a raison et que les femmes sont trop méchantes avec lui. La moquerie se fait devant Dioneo, qui sait bien qu’elle le préfère lui mais qui fait alors en sorte que tout se passe bien pour celle qu’il pense être Filomena. Dioneo assure ainsi à Tindaro qu’elle ne peut se moquer de lui quand il se met à douter, parce que bon, elle ne peut pas mentir comme elle est amoureuse de lui. Du grand n’importe quoi, mais c’était bien drôle. Licisca sécurise en tout cas sa place dans la villa, et se faisant, elle assure aussi celle de Filomena. Le duo est excellent, parce qu’on sent une certaine amitié entre elles malgré tout ce qui leur arrive.

De son côté, Panfilo s’inquiète vraiment pour Neifile. Il finit par demander à Dioneo de s’occuper d’elle et de la sauver en prétendant que c’est Dieu qui l’envoie. C’est du grand n’importe quoi, mais elle y croit puisqu’elle veut y croire. C’est plutôt sympa d’être sauvée par le beau gosse sur qui elle fantasme elle aussi. Et elle est servie dans ses fantasmes quand il décide de lui donner un peu de sa chaleur corporelle elle aussi. Neifile ne peut se laisser faire trop longtemps tout de même, elle a peur de trop se lâcher, j’imagine. J’ai tout de même eu un peu de mal à comprendre pourquoi Panfilo enchaîne en reprochant à Dioneo d’avoir retiré son t-shirt. Je l’imaginais plutôt être heureux d’avoir une telle vue.

Bref, l’essentiel, c’est que Neifile soit sauvée et puisse assister au dîner avec tout le monde. C’est d’autant plus important que le dîner est l’occasion pour Pampinea, Misia et Sirisco débarquent à la villa pour annoncer le mariage de Pampinea et Leonardo. C’est logique : ils se sont absentés une journée, ça permet de prétendre un mariage et ce mensonge sécurise que la villa revienne à Pampinea, ce qui les arrange tous les trois. Cela n’arrange pas Licisca qui fait une petite boulette en oubliant de l’appeler vicomtesse ni Filomena qui reste bloquée comme servante… mais bon, chaque chose en son temps.

La fin d’épisode prend tout de même par surprise, avec finalement Licisca qui se rend dans la chambre de Dioneo et se jette sur lui. Il ne la mérite pas vraiment quand on voit comment il drague tout ce qu’il bouge, mais bon, elle prend tous les risques pour lui et en est très heureuse.

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Land of Women – S01E02 – Chapter 2 – 15/20

C’est simpliste à plein d’occasion, mais c’est efficace : je me laisse embarquer par cette petite histoire de corruption, de ville espagnole où on produit du vin et par les secrets de famille hyper prévisibles qu’on commence à voir émerger dans cet épisode. J’ai quand même eu quelques surprises agréables en cours de route – et puis, j’adore le casting, je ne vais pas en demander beaucoup plus.

Spoilers

Gala et Julia cherchent à récupérer l’argent, Kate s’occupe de la voiture.


What, is « tractor » the only speed you know?

Le passé de Kate

Était-il vraiment nécessaire de commencer cet épisode 2 par un flashback ? Un an plus tôt et sans la moindre surprise, on découvre ainsi que Gala était une mère étouffante avec Kate, malgré la distance. Elle voulait absolument squatter sa fille, être au téléphone avec et s’occuper d’elle quand il est clair que la fille a besoin d’indépendance – et de rencontrer sa copine.

L’épisode se concentre sur cette relation, mais sans nous la développer à fond non plus. Plutôt que de se concentrer sur les deux adolescentes, on a ainsi droit à Gala et Fred qui rencontrent les parents de Maggie, la gamine avec qui leur fille flirte. Tout pourrait bien se passer, mais Gala a vraiment du mal avec la relation entre Kate et Maggie. La mère de Maggie a un bon discours homophobe, l’air de rien, mais ça se retourne contre Gala quand elle sonde sa fille pour savoir si elle est sûre de son choix.

Gala n’aime pas Maggie, soit. Finalement, Kate se confie à son père sur sa mère qui la soule et le père prend la défense de Gala. C’est l’occasion d’apprendre que Kate a fait une transition et était un garçon, ce que son père a failli avoir du mal à gérer. Gala a forcé Fred à s’y faire. Moi, je suis impressionné par la fluidité et la manière impeccable dont la transition de Kate est traitée par la série. C’est excellent.

Gala & Julia

Pour en revenir au présent, nous retrouvons les trois femmes en cellule. Elles n’y restent pas longtemps. Sans la moindre logique, Amat ne porte pas plainte, ce qui leur permet d’être libérées. Je trouve la réaction de Gala parfaitement abusé, mais bon, de toute manière, elle se concentre rapidement sur la relation entre sa mère et Andreu. Sans avoir droit aux flashbacks dans le lac où elle était nue, elle est quand même capable de comprendre qu’il s’est passé quelque chose entre eux.

Le truc, c’est qu’une fois que Julia est dans la rue, on voit bien qu’elle provoque un effet sur plein d’hommes – y copris le prêtre du village. Il y a de quoi rire un peu de la situation au moins.

L’épisode commence assez vite tout de même, avec Julia et Gala qui se séparent de Kate pour retourner chez Amat. Le but n’est bien sûr pas de le voir, au contraire : elles font tout pour ne pas le croiser, afin de pouvoir s’infiltrer à nouveau dans la maison. Le but ? Récupérer l’argent, bien sûr. En chemin, Julia fait semblant d’avoir oublié où elle a mis l’argent. Quand elles y arrivent enfin, la blague pue de fou : l’argent a vraiment disparu.

Sans trop de surprise, Gala repart donc s’énerver sur Amat qu’elle traite de voleur d’argent devant tout le village. Et bim, Amat reconnaît avoir les 50 000 de Gala, mais après tout, c’était chez lui, donc c’est son argent. Tu parles d’un argent mis en sécurité. La dispute entre Amat et Gala… c’est déjà répétitif, même si c’est un humour qui fonctionne bien.

En tout cas, Amat refuse de rendre l’argent à Gala qui change son fusil d’épaule et décide à présent d’en savoir plus sur la maison. En passant par le bar du visage où elle est tout de même la bienvenue, Gala découvre ainsi que la maison n’a pas été vendue de manière tout à fait légale. On le savait déjà : Julia en possédait la moitié, quoi. Le truc, c’est que Mariona, la sœur, a vendu la maison en assurant que Julia était morte.

Gala décide aussitôt d’aller confronter sa tante. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Mariona et Andreu sont mariés. Il ne manquait plus que ça. Mariona gagne du temps en s’occupant d’abeilles, ce qui maintient à distance Julia, à qui elle ne veut pas parler, et Gala. Pourtant, au cours de la scène, Gala finit par raconter un peu son histoire, ce qui permet à sa tante de comprendre que Julia lui a menti toute sa vie. En effet, Julia a assuré que le père de Gala était mort… alors que ce n’est pas le cas. Loin de là, même.

La raison du départ de Julia n’était en fait pas la mort de son mari comme elle l’a prétendu toute sa vie à sa fille, mais simplement le fait qu’elle était enceinte sans savoir qui était le père. Avant d’en arriver là, Julia n’hésite pas à voler un bouquet sur une autre tombe, ce qui m’a fait rire, pour juste tenter de faire croire à sa fille qu’elle a vraiment eu un mari décédé. Gala finit tout de même par apprendre la vérité. Allez, reste à savoir si son père est Andreu ou le prêtre, quoi.

Kate

De son côté, Kate se rend au garage du village pour s’occuper de la voiture accidentée. Par chance pour elle, elle tombe sur une mécano jeune et méga sexy. Le flirt entre elles est franchement trop rapide, mais comme il n’y a que six épisodes dans la saison, j’imagine que c’est nécessaire. En tout cas, c’est utile pour Kate : elle s’arrange pour que la mécano la dépose à l’aéroport de Barcelone. Ben oui, bien sûr, rien que ça. Elle est forte cette mécano de faire l’aller-retour si vite en remorquant la voiture.

Bon, Kate s’achète un billet d’avion pour Boston et pour retrouver sa copine, mais ça ne suffit pas à acheter le silence de la mécano : quand elle tombe sur Gala et Julia, elle leur annonce que Kate est à l’aéroport. Paniquée de ne pouvoir la protéger, Gala cherche absolument à rejoindre l’aéroport au plus vite.

Par chance pour elle, dans le village, il y a toujours Amat qui est prêt à lui rendre service. Les scénaristes ne forcent pas du tout le trait pour les foutre ensemble encore et toujours. Il n’empêche que ça mène à des bons moments, notamment quand Gala a besoin d’acheter un billet et que c’est Amat qui lui prête l’argent.

Bref. Gala finit par retrouver Kate dans l’aéroport et par la convaincre de ne pas partir. Cette fois, elle révèle quasiment toute la vérité, y compris sur les menaces qu’elle a pu recevoir et qui mettent Kate en danger. La série fait dans la simplicité, mais je n’en attendais pas beaucoup plus de sa part et ça permet d’arriver à une bonne scène entre Julia et Amat. Oui, celle avec Kate était déjà sympathique mais ce n’est pas suffisant pour retenir mon attention.

Par contre, j’ai beaucoup aimé voir Gala craquer de ne pas savoir où aller. Eh, Eva Longoria désespérée ? On connaît bien le délire et on l’aime bien ! Amat propose donc à Gala de l’héberger et de fil en aiguille on en arrive à une Gala qui lui propose de bosser avec lui. Grosso modo, il a utilisé l’argent de Gala pour renflouer sa coopérative qui fait du mauvais vin et Gala s’y connaît bien en vin. Oui, je l’ai déjà dit et je peux le réécrire : la série fait dans la simplicité. Cela ne l’empêche pas d’être efficace, honnêtement.

Tout est (pas) bien

Bref, Amat ramène donc les filles chez lui. Julia peut ainsi récupérer son ancienne chambre, même si elle est sacrément en bordel désormais. Au passage, on a un petit flashback sur son départ pour les USA, mais rien de bien passionnant à première vue. Tout est bien qui semble bien finir pour Gala, Kate et Julia.

Seulement, pendant ce temps, à l’aéroport de Boston, Maggie flippe de ne pas voir Kate arriver. Elle comprend qu’elle n’était pas dans l’avion et appelle son père pour lui expliquer toute sa détresse. C’est d’un triste : on comprend tout de suite que le père de Maggie est celui à qui Fred doit de l’argent. Non seulement, ça ne manque pas, mais en plus ses hommes de main savent désormais que Gala, Julia et Kate sont dans une petite ville de Catalogne. C’est une grande région, mais ça ne doit pas être difficile de les tracer avec quelques recherches généalogiques.

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