Lessons in Chemistry – S01E03 – Living Dead Things – 19/20

Voilà, la série se sert de tout le potentiel de ses acteurs, que je trouvais encore sous-exploités jusqu’ici. Bien sûr, ça se fait avec un twist dont j’aurais préféré me passer. C’est un épisode qui est et restera marquant dans mon année de sériephile, je pense. C’est aussi un épisode qui me fait prendre conscience de mon problème avec les séries Apple pour le moment : chaque épisode, individuellement, est vraiment génial… mais la saison dans son ensemble ? Je trouve que ça manque toujours de quelque chose.

Spoilers 

Elizabeth apprend ce qui est arrivé à Calvin.

I’m a ticking clock.

Après un tel cliffhanger, comment voulez-vous que je ne me jette pas sur le troisième épisode déjà disponible ?

Vie de chien

L’épisode commence non pas par la résolution du cliffhanger, mais par un flashback sur la vie de Six Thirty. Comment est-il devenu chien errant ? Eh bien, en s’enfuyant d’une base militaire où il n’était pas spécialement excellent comme chien militaire. C’est bien simple, il refusait d’écouter les ordres et de faire ce qu’on lui demandait.

C’est en vrai un beau début d’épisode qui se concentre sur le point de vue du chien – et franchement, je ne suis pas du genre à craquer sur les animaux, mais tout son commentaire sur son envie de la protéger et de le protéger, en parlant d’Elizabeth et Calvin et alors qu’on sait vers quoi on se dirige ? La petite montée de la musique et le bruitage du choc ? HORRIBLE.

Calvin se fait donc renverser et Six Thirty décide de se barrer, probablement pour retourner auprès d’Elizabeth. Est-il seulement possible d’avoir une vie aussi merdique ? C’est terriblement triste et même le générique n’arrive plus à nous donner le smile là. Après le générique, nous retrouvons une Elizabeth entourée de policiers lui apprenant ce qu’il s’est passé. C’est juste horrible. Brie Larson est une actrice incroyable, mais donnez-lui un script comme ça et moi je hurle devant ma télévision.

Sincèrement. J’suis pas venu ici pour souffrir OK ? Quelle horreur. Nous la voyons faire quelques démarches pour acheter un cercueil. Nous voyons Fran apprendre le décès au téléphone (non, vraiment, ne décrochez jamais le téléphone. Je ne peux que développer des angoisses avec une série comme ça). Nous voyons ensuite Harriet à l’Eglise avec ses enfants. Comment peut-elle répondre si calmement aux questions des enfants ? C’est horrible.

Et bordel, Aja Naomi King aussi est une excellente actrice qui est sous-employée pour le moment. Sa crise de larmes dans l’Eglise ? Vous me voyez venir, c’est : horrible. À l’enterrement de Calvin, Harriet rencontrera peut-être Elizabeth, non ? Je me suis dit que ça pourrait permettre quelque chose d’un peu moins horrible. Ce n’est pas le cas : l’horreur continue pour Elizabeth quand un journaliste vient lui poser plein de questions sur Calvin – et critiquer Calvin aussi. Franchement. Sincèrement ? Quel métier détestable.

Elizabeth ne tient pas trop le coup à l’enterrement et décide de quitter le cimetière bien vite. La série reprend alors le point de vue du chien pour nous apprendre qu’Elizabeth l’a beaucoup négligé ensuite. Et en vrai, ce point de vue du chien ? C’est horrible aussi. Il nous parle des odeurs de Calvin et de l’absence d’odeurs suite à son décès. Il nous explique la culpabilité de chien face à ce décès, et son soulagement quand Elizabeth arrête de s’occuper de lui pour aller bosser seule. Elle lui laisse quand même des croquettes, avec un système ingénieux pour ça.

Grenouille

La vie doit continuer – doit reprendre en tout cas. Et c’est fou comme en seulement deux épisodes on avait réussi à s’attacher au personnage de Calvin. Franchement, la série va me marquer avec cette mort plus que beaucoup d’autres. La violence, la mise en scène, le timing. Permettez-nous d’être heureux pour des personnages fictifs, merde !

C’est si triste ce qu’il se passe. Et ce n’est que le début : Elizabeth retourne donc au laboratoire pour découvrir que le laboratoire a été vidé en son absence. Les recherches qu’elle menait avec Calvin ? Elles appartiennent désormais à Hastings – et ne vous inquiétez pas que le boss connard est déjà sur le coup pour reprendre les recherches de Calvin, avec un laborantin pourtant pote avec Elizabeth, mais trop habitué à s’écraser dans la vie.

Elizabeth ? Son travail est désormais compromis. Elle ne peut plus venir au labo avec son chien. Elle ne peut plus travailler comme elle l’entend en fait. C’est bien simple, il lui ouvrait des portes parce qu’il est un homme. Maintenant, elle doit gérer en parallèle son deuil – atroce – et son nouveau travail – assistante d’un professeur.

J’ai ensuite eu envie de péter un sacré câble quand on a vu Elizabeth se mettre à vomir. Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours que dans les séries les personnages tombent enceintes dans les pires moments ? Elle ne veut pas d’enfant, bordel. Et maintenant, elle se retrouve à craindre être enceinte et être forcée de se fabriquer un test de grossesse avec des grenouilles. Ouais, si, si, c’est un vrai truc. Je l’ai même vu dans Riverdale, c’est dire.

C’est plus long que les tests de nos jours, cependant. Elizabeth s’occupe donc en préparant le dîner, avant de découvrir qu’elle est enceinte puisque la grenouille expérimentale a pondu plein d’œufs. Mais quelle horreur. Cet épisode me met mal pour elle. J’aimais tellement ces deux personnages. Et maintenant… ça ? Mais. C’est injuste.

Harriet

Et ce n’est pas le point de vue du chien qui m’aide à m’en remettre, franchement. La réaction d’Elizabeth ? Elle sort un marteau pour éclater la gueule de son plan de travail et passer ses nerfs. C’est ce moment qu’Harriet décide être le bon pour venir rencontrer Elizabeth. Harriet est énervée par un article présentant Calvin comme un monstre dans le Time’s. Elizabeth l’envoie bouler, parce que le timing est terriblement mauvais, mais au moins, elles se connaissent maintenant.

Et comme ça, Harriet peut prévenir Elizabeth qu’elle a bien l’intention de faire rétablir la vérité sur son ami. Elle se pointe donc au journal pour faire écrire la vérité sur son ami, mais bon, le journaliste se couvre en assurant que ce sont des citations de ses collègues qu’il a utilisées. Bloquée par une situation face à laquelle elle ne peut rien faire, Harriet décide finalement d’utiliser le journaliste pour qu’il l’aide à obtenir ce dont elle a besoin : du soutien dans sa lutte. C’est énervant.

En parallèle, à la fac, Elizabeth retombe sur le laborantin qu’elle connaissait et qu’elle aimait bien avant. Elle lui demande de faire le nécessaire, en passant par sa copine du moment, pour pouvoir récupérer des affaires de Calvin qui étaient dans le laboratoire. Ce n’est pas gagné cette affaire. Le laborantin ne semble même pas regretter ce qu’il est en train de faire. Pourtant, il commence alors à faire plein de petites erreurs dans le laboratoire. Je n’arrive pas à savoir s’il le fait exprès ou s’il est juste maladroit, mais bon.

Il ment en tout cas à Elizabeth. Il lui ramène toutes les affaires de Calvin, un simple carton, et lui assure qu’il n’a pas pu trouver les recherches d’Elizabeth. Je veux dire, c’est un mensonge évident : il se sert des recherches d’Elizabeth au labo… Ou alors il ne le sait pas ?

Ce qui est bien, en tout cas, c’est qu’Elizabeth arrête de détruire toute la cuisine pour ouvrir le carton des affaires de Calvin et découvrir dedans un vinyle acheté par Calvin pour… Harriet. Elle décide de lui apporter, mais ne souhaite pas pour autant entrer dans la maison. C’était mal connaître Harriet qui l’invite à entrer pour pouvoir s’occuper vite fait de ses enfants, puis lui faire écouter ce disque de jazz. C’est l’occasion pour les deux femmes d’apprendre à se connaître à travers les souvenirs de Calvin – l’occasion de danser aussi, beaucoup moins bien que lui si vous voulez mon avis.

La scène leur fait du bien pour relâcher la pression qui n’est pas tendre avec elles, et ça permet aussi à Elizabeth de se soulager enfin de son secret. Quelqu’un sait donc qu’elle est enceinte et lui assure qu’elle est capable de le faire.

Il n’empêche qu’Elizabeth n’en est pas convaincue. Pourtant, Harriet lui assure qu’elle en sera capable, comme toutes les mères. Elle pense ne pas pouvoir le faire, mais elle grandira – s’étendra – et en sera capable. C’est charmant comme tout, mais on enchaîne sur un montage où on la voit s’épuiser au sport, au travail et aux travaux de cuisine chaque jour. Il est assez évident qu’elle se malmène bien trop pour sa grossesse.

C’est un peu le but de toute manière : quand elle se rend chez le gynécologue – enfin, juste un médecin puisqu’il connaît Calvin – elle explique qu’elle espérait que le problème se règlerait de lui-même. Malgré tout, le médecin la laisse partir, après s’être assuré qu’elle avait un entourage pour l’aider. L’entourage en question ? Un chien et une voisine ? Sérieusement ? Mais bon.

La vie n’est pas très charmante et sérieuse avec Elizabeth après tout. Elle découvre donc ensuite que la faculté souhaite la virer. Fran a eu la bonne idée d’expliquer à son employeur qu’Elizabeth était enceinte, et sans être mariée en plus !, alors bon, ça fait un peu tâche d’avoir une telle employée. Une femme enceinte qui travaille ? Sans être mariée ?

On sent bien que Fran n’est pas ravie de la tournure de l’entretien, mais c’est trop tard, le mal est fait. Bien sûr, Elizabeth refuse catégoriquement d’être virée pour quelque chose dont elle n’est pas responsable et qui ne ferait pas virer Calvin. La scène est bonne. Elle est encore plus terrible avec quelques scènes de recul, quand on découvre qu’en plus Calvin avait l’intention de demander Elizabeth en mariage. Elle ne le voulait pas, mais bon, ça fout quand même des frissons d’imaginer à quel point sa vie aurait pu être si différente s’il avait survécu.

Mais il n’a pas survécu, et maintenant, elle passe son temps au milieu de la rue à parler avec Harriet ou à courir avec son chien. Putain, mais utilise le trottoir ? Je sais que Calvin était sur le trottoir, mais tout de même. Bordel, en tout cas, cette fin d’épisode où Elizabeth met un pied devant l’autre et continue de vivre après avoir craqué, où elle continue de vivre malgré son deuil, c’était magistral.

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Severance – S01E04 – The You You Are – 18/20

L’ambiance lente de la série ne me dérange plus tellement maintenant qu’il est question, justement, de créer une ambiance vraiment sympathique et mystérieuse. Je n’arrive pas à entrer pleinement dans le côté théorie qui devrait être là, mais je reste assez fasciné par ce que je regarde – sans tout comprendre pour le moment. Drôle de petit OVNI, tout de même, mais j’en reviens touours à l’ambiance.

Spoilers 

Helly découvre un nouvel niveau dans l’enfer de Lumon : la break room.

You’re such a hypocrite lecturing me about following the rules!

On sait que le temps passe beaucoup trop vite quand ça fait déjà une semaine que j’ai regardé l’épisode précédent de cette série. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de lancer la suite, mais bon, le temps passe vite, j’ai dit.

Break room

L’épisode reprend par cette pauvre Helly qui est complètement lobotomisée à devoir expliquer encore et toujours qu’elle est désolée et que c’est tout ce qu’elle peut être. Malgré la torture qui a duré longtemps, elle n’est, selon Milchick, toujours pas convaincue parce qu’elle dit. Comme il est 17h15, Milchick est finalement forcé de la laisser partir. Il lui promet toutefois de reprendre le matin suivant, ce qui nous confirme à quel point c’est l’Enfer pour elle.

En effet, elle n’a absolument pas le temps de s’en remettre : elle monte dans l’ascenseur, les portes se ferment et… elles se rouvrent aussitôt sur Milchick. Elle a beau savoir qu’elle a une vie en-dehors, ça n’empêche pas Helly de devoir subir en non-stop ce que Milchick veut lui faire. Bon, après, faut m’expliquer cette entreprise tout de même : elle perd forcément de l’argent si elle utilise son employée deux jours de suite à… lire un message à un autre ? En tout cas, on comprend bien pourquoi cette pièce est un lieu de torture que tous cherchent à éviter !

Le portable de Petey sonne dans le noir, et Mark se décide finalement à aller voir qui peut bien l’appeler. Ah. L’épisode ne recommence pas par le cliffhanger, mais il y revient comme si de rien n’était. Finalement, c’est un peu comme si on était nous même des employés de Lumon. Je ne sais pas comment l’expliquer : c’est comme si ce début d’épisode correspondait aux portes de l’ascenseur qui s’ouvrent pour Helly.

Bon, en tout cas, Mark décide de se rendre au travail tout de même. Une fois à Lumon, il retrouve la photo avec le plan dessiné par Petey. Pour autant, il ne dit rien à personne, y compris quand Irving débarque pour le faire chier avec Helly. Il veut tellement être chef à la place du chef – l’Enfer, c’est les autres. En parlant de ça, Dylan est évidemment flippé quand Burt débarque dans leur bureau. Son but ? Leur proposer une visite de son service à lui.

Bon. Burt cherche surtout à être ami avec Irving apparemment. Irving accepte immédiatement l’offre et se barre, sans même croiser Helly qui revient après avoir lu le message d’excuse plus de 1000 fois. C’est une torture comme une autre. Elle parle à Dylan et Mark à peu près aussitôt de ce qu’il s’est passé et de l’étrange voix qu’on entend dans cette pièce de torture. Pourtant, si elle entend un homme qui murmure des choses incompréhensibles, Dylan lui affirme avoir entendu plutôt un bébé qui pleure. Mark les interrompt à peu près aussitôt, parce qu’ils n’ont pas le droit de parler de la Break Room entre eux.

Mark n’ayant aucune autorité sur Helly ou sur Dylan, c’est peine perdue : il ne fait qu’attiser leur incompréhension alors que ce dernier raconte donc qu’il essaie de truquer la machine en pensant à d’autres situations pour lesquelles il pourrait être vraiment désolé. Soit. Mark s’est quant à lui officiellement remis au travail. Officiellement, oui, parce qu’en vrai, il est toujours perturbé par le dessin de Petey. Bref, personne ne bosse dans cette entreprise finalement !

Le truc, c’est qu’Helly le voit en train de regarder la carte et qu’elle se mêle vite de ce qui ne la regarde pas. J’aime beaucoup Helly et je comprends totalement sa réaction : elle est en train de se venger de la morale qu’il lui fait. Par contre, voler la carte, c’est une chose, la montrer à Dylan, c’en est une autre. Il est rapidement clair que la photographie n’a rien à faire ici, parce que le protocole interdit de… faire les plans de l’entreprise. Ah.

Comme il y a en plus des maisons à proximité du plan, il semble assez vite clair que le plan recèle plus de mystères qu’on ne pourrait le penser. Mark a beau s’en défendre et dire qu’il ne s’agit que de dessins de Petey, il est traité d’hypocrite par une Helly qui n’apprécie pas qu’on lui fasse la leçon sans respecter soi-même les protocoles ; et qui n’apprécie pas non plus que Mark se soucie si peu de son meilleur ami.

Mark finit donc par détruire la photographie, pour mieux être interrompu juste après par le retour d’Irving. Le but de cette destruction ? Prouver qu’il n’en a rien à faire de Petey, comme Helly le provoque…

Irving

Pendant ce temps, Irving tente de répondre à l’invitation de Burt. Malheureusement pour lui, ce n’est pas si simple de trouver les services de recherche de Lumon, apparemment. Il finit toutefois par trouver son chemin et trouve sur la même employée que dans l’épisode précédent – Felicia. J’avoue avoir un peu de mal à accrocher à Irving pour le moment. J’espérais que cette intrigue pourrait changer ça, mais ce n’est pas le cas : on le voit être un véritable fanboy du travail de Burt, qui est occupé à gérer les œuvres d’art qui arrivent à Lumon.

Difficile de savoir exactement ce qu’il en est de cette entreprise. Une chose est sûre, l’amitié entre Burt et Irving est plus que de l’amitié. Il se dessine en effet un rapprochement amoureux entre eux, dans la contemplation de l’art, mais aussi quand ils se tiennent la main. Irving, perturbé, repart aussitôt vers son bureau… mais il me semble assez évident qu’il est trop tard.

Sur le chemin du retour, Irving trouve un peu par accident sur un fauteuil le livre du beau-frère de Mark. Il met un petit temps à le regarder, avant de décider d’en parler à Mark, son supérieur – et à Dylan, parce que c’est un open space après tout. Helly n’en a rien à faire elle. Bien sûr, les protocoles sont clairs : ils n’ont pas le droit de garder le livre, ni de l’avoir à la base d’ailleurs.

Comme le livre est dédicacé pour Mark, ça perturbe grandement notre héros de tomber dessus. C’est sans trop de surprise qu’il décide donc de les garder en cachette, même s’il affirme à ses collègues qu’il va le remettre à Milchick. Trop de secrets dans cette entreprise, bordel !

Helly

Quand ils reviennent de ce petit détour, Helly n’est plus là. Elle a décidé de trouver un coupe-papier et de s’en servir. Helly profite donc du matériel de bureau pour tenter de faire du chantage à Cobel. Son idée est simple, elle veut la forcer à la filmer en train de donner sa démission. C’est assez fou comme procédé, mais c’est efficace : elle menace de se couper quelques doigts si on ne la laisse pas filmer un message de démission. Elle y voit une chance d’enfin quitter l’entreprise. Honnêtement, j’espère pour elle que ce sera le cas, mais j’ai comme un doute.

Pourtant, Mark est présent lorsqu’elle filme son message de démission. C’est finalement tout le bureau, de Cobel à Irving, qui l’accompagne à l’ascenseur. Elle monte dans celui-ci avec son DVD de démission, convaincue que ça suffira à convaincre son outie de la laisser vivre sa vie. Malheureusement pour elle, ce n’est pas le cas, loin de là. C’est complètement dingue : Helly voit les portes de l’ascenseur se rouvrir.

Elle tient alors un autre DVD, avec un message de l’outie. Cette dernière refuse la démission, lui explique qu’elle est en charge et qu’elle ne la considère pas comme une humaine. C’est absolument violent comme retournement de situation. Je voyais l’outie d’Helly comme quelqu’un de plutôt rationnel. Là, on lui fait carrément dire qu’elle n’en a rien à foutre de son autre personnalité – au point de décider qu’elle n’est pas une personne. Ce n’est pas rien.

Difficile de croire vraiment que ce soit Helly qui raconte ça. L’intelligence artificielle est-elle déjà au point à ce point ?

Petey

À l’extérieur de Lumon, Mark découvre que Petey est mort de cause inconnue. Il est relié à Lumon, ce qui pose clairement problème au personnel de gestion que nous connaissons. Arquette est vraiment une actrice incroyable pour ça : elle est la méchante de l’histoire, mais j’ai tout de même de la peine pour elle quand je la vois stresser du décès de Petey.

Elle est censée récupérer la puce dans son cerveau, ce qui ne semble pas chose aisée à faire, hein. Elle se rend toutefois à l’enterrement de Petey, en tant que Mrs Selvig. J’imagine qu’elle ne regrette pas son choix vestimentaire : elle y croise Mark. Le choc et la surprise semblent sincères. Mark improvise un mensonge efficace plutôt que de dire la vérité. C’est drôlement malin de sa part de continuer à garder le secret de sa rencontre avec Petey.

Tandis que Mrs Selvig se comporte comme une dingue avec la fille de Petey, Mark rencontre l’ex-femme du défunt. Celle-ci semble assez remontée contre Mark, parce qu’il représente Lumon. Pourtant, Mark parvient à gagner des points auprès de June quand il connaît son prénom – c’est la preuve que Severance n’est pas 100% efficace. June est contre la procédure cependant et elle ne se gêne pas pour le dire à Mark.

La cérémonie peut en tout cas commencer et offrir la possibilité à Mrs Selvig de se rendre auprès du cadavre pour récupérer la puce dans le cerveau du cadavre – dont le cercueil a été fermé. C’est complètement fou cette affaire. Qu’est-ce que c’est que cette intrigue encore ? Mark vit mal la cérémonie, avec une vidéo d’une chanson entre Petey et sa fille qui vire à l’obsession pour lui. Le montage est sacrément bien foutu pour nous mettre mal à l’aise.

Malheureusement, quand Mark retourne auprès du cercueil, il est déjà trop tard : Mrs Selvig a terminé de faire sa petite autopsie personnelle du cadavre. Elle peut donc réceptionner Mark et chercher à le questionner davantage sur ce qui le rend triste. À ce stade, ça devient une chance que Mark ne lui raconte rien – et je me dis qu’il y a une opportunité ratée tout de même. Petey aurait pu lui laisser un message ou lui dire.

Bien que Mrs Selvig ramène Mark chez lui, ce dernier décide de reprendre la route à peu près aussitôt, de nuit. Il ne rentre pas chez lui, mais se rend sur l’autoroute. Il n’est pas bien compliqué de comprendre que la mort de Petey le remue et qu’il souhaite se rendre à l’endroit où il a perdu sa famille. June lui a reproché de vivre dans le déni, en plus. Je le vois bien annoncer qu’il démissionne, à force.

Un retour au travail dramatique

De retour à Lumon, Cobel donne la puce de Petey à Milchick, afin qu’elle puisse être analysée. Elle a clairement le dessus sur lui, refusant même de lui expliquer ses intentions quand elle demande une session de bien-être pour Mark S. C’est une bonne idée, ma foi, il a besoin de calme. Entre sa journée à l’extérieur qui est on ne peut plus triste et sa journée à l’intérieur qui consiste à lire de manière illégale un livre, on n’est pas dans la merde. Oui, oui, il lit finalement le livre de son beau-frère. Dylan comprend bien vite ce que fait Mark. Il se débrouille donc pour trouver le livre à son tour quand Mark se rend à sa séance de bien-être.

La séance est toujours aussi cheloue que d’habitude, avec une balle de golf en pâte à modelé à remodeler comme il le souhaite. Il décide de former… un arbre. Comme quoi, malgré l’amnésie, il y a des traumas qui marquent – et qui font flipper Cobel depuis son bureau.

Pendant ce temps, Irving se débrouille pour retrouver Burt. Les deux admirent un tableau ensemble et… non, personne ne bosse, c’est clair à ce stade. J’aime bien les voir se mettre à sympathiser comme ça. En plus, l’air de rien, on en apprend plus sur Kier grâce à Burt : il a lu les premiers textes de leur maître spirituel. Burt explique même à Irving que Kier communique avec eux autrement, avant qu’ils ne se disent au revoir. Malheureusement pour lui, Irving fait demi-tour et découvre que les bureaux de Burt cachent un immense hangar avec plein d’autres employés.

Le plus dramatique reste toutefois ce qu’il se passe du côté d’Helly. Alors qu’elle semblait aller beaucoup mieux et que ça rassurait Mark, elle planifiait tout autre chose : son suicide. Bordel. On le voit venir à des kilomètres ce cliffhanger, mais il n’en reste pas moins traumatisant : Helly choisit de mettre fin à ses jours. On ne sait pas encore si c’est le cas, bien sûr, mais je ne le sens pas pour elle, franchement.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E05 – A God Buy Us Cheeseburgers – 14/20

L’épisode manquait un peu d’action et n’a pas réussi à me faire croire vraiment à ses enjeux. Il n’en manque pas : les enjeux sont là, la musique nous le fait comprendre, mais… c’est un récit pour enfants, et ça n’est pas bien crédible. Je me suis laissé porter par l’épisode sans être à fond, il n’y avait pas tellement d’action et le tout est surtout sauvé par un incroyable casting. J’aurais pourtant aimé être à fond !

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête et quitte Saint Louis en étant désormais recherché.

That’s my cousin ? What kind of family is this ?

St Louis

C’est le drame à St Louis : l’arche fume et est bien abîmée, dans ce qui ressemble fort à un attentat. Au pied de l’arche, Grover et Annabeth s’inquiètent pour Percy, mais aussi parce qu’ils se sentent épiés. Grover est sûr que ce sont les policiers qui les soupçonnent, quand Annabeth s’inquiète plutôt de voir trois femmes les regarder. Trois femmes, une actrice au sourire malicieux qu’on connaît bien pour avoir vu Les Orphelins Baudelaire et une paire de ciseaux ? C’est parti pour les Parques dans cet épisode.

Il n’empêche que Grover et Annabeth ont d’autres chats à fouetter : Annabeth est sûre que Percy est encore en vie et se rend aussitôt à sa recherche. De manière peu crédible, ils le retrouvent très rapidement. On en arrive donc à une scène de câlin expéditive entre ceux qui sont désormais amis et à un résumé rapide de la situation : Percy s’excuse de ce qu’il a fait, explique ce qu’il s’est passé puis souhaite reprendre la quête.

Celle-ci est toutefois plus compliquée que prévue : Grover est sûr que la police est à leur trousse. Partant de là, ils sont forcés de faire le chemin à pied, ne pouvant plus le faire en train si la police les cherche. Mouais. Je ne suis pas sûr que la police les cherche vraiment : ils ne seraient certainement pas sortis de la ville si c’était le cas.

Une fois un peu éloigné de la ville, les trois amis se planquent au bord d’une autoroute quand ils entendent une moto s’approcher. Ils se savent traqués, après tout, c’est logique de se cacher. Percy profite de la pause pour confronter Annabeth : il la trouve de nouveau beaucoup trop étrange avec lui depuis qu’ils ont quitté St Louis.

Elle a une bonne raison de le faire : elle révèle à ses amis, parce que c’est officiel ils le sont, qu’elle a vu les Parques. Pire encore, Atropos a coupé un fil devant elle, et il ne s’agissait pas de celui de Percy, mais bien d’un avertissement. Un de plus, en vrai. Bon, ça signifie tout de même qu’un membre du trio risque de mourir. Ils font donc bien de se planquer, mais la moto s’arrête malgré tout au lieu de passer devant leur cachette.

Arès

Il est assez vite révélé que sur la moto se trouve Arès. Le casting est incroyable, sérieusement ! Il n’y a que des visages connus dans cette série, et c’est super chouette. Arès est donc un biker dans cette série. Bon, c’est aussi le cousin de Percy et il est du genre à laisser son cousin sur le bord de la route pour lui laisser le temps de le rattraper ensuite – et de faire son choix. Après tout, le trio n’a pas envie de le rejoindre immédiatement, préférant débattre de leur situation.

Ils décident pourtant de faire confiance à Arès. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix, de toute manière. Ils sont en retard sur leur planning et ils ont une guerre à arrêter. Arès poursuit exactement le même objectif. Pourtant, assez vite, il révèle qu’il craint que finir la quête ne soit pas suffisant pour arrêter la guerre, parce que les dieux la veulent vraiment.

Il propose donc son aide au trio autour d’un bon plat de cheeseburgers – ce sera clairement mon repas de ce soir pour la peine. De l’aide, ils en ont besoin : Arès leur fait vite comprendre que la police est bien à leur trousse (ah !), recherchant activement Percy. Pourtant, de leur point de vue, il a juste dû tomber de l’arche ? Qu’importe. Le beau-père de Percy est carrément à la télévision à l’accuser d’être pour quelque chose dans la disparition de sa mère (et surtout de sa voiture).

En échange de son aide, Arès pose toutefois une condition : le trio doit partir récupérer son bouclier qu’il a oublié dans une fête foraine. Allons bon. Le trio ? Pas vraiment : Arès veut en garder un avec lui pour être sûr de ne pas être doublé. Grover accepte aussitôt d’être gardé en otage, là où ses deux amis n’en ont pas envie.

Le parc d’attraction

Bon, ce n’est pas comme si Arès leur laissait le choix. Et puis, la série n’a pas envie de perdre de temps non plus : Percy et Annabeth sont vite laissés seuls. Ils se rendent au parc d’attraction et le trouvent bien vite. Trop vite à mon goût. Mais bon, on ne s’embarrasse pas des détails dans une série pour enfants après tout.

Enfin, même si c’est pour les enfants, on nous informe assez vite que le duo n’arrive pas dans n’importe quel parc d’attraction : les tourniquets pour y entrer sont une machine bien particulière. Annabeth comprend vite qu’il s’agit d’un parc créé par Héphaïstos pour les dieux. Hâte de voir le genre d’attractions qu’il contiendra, même si en attendant, il faut les voir être effrayés par des tourniquets qui ne leur font finalement pas grand-chose. À aucun moment ils ne m’ont fait peur, malgré l’avertissement des Parques.

À la recherche du bouclier, les deux gamins bavardent alors longuement (j’ai trouvé cet épisode bavard pour rien) avant de monter dans un bateau. Celui-ci est une attraction bien sympathique, mais je vous jure que j’ai cru que j’avais été piraté d’une manière ou d’une autre quand la chanson What is love ? s’est mise à jouer bien fort durant la scène. J’adore la chanson, donc j’étais à fond, mais en vrai, les paroles sont explicites : l’amour, ça peut blesser. L’attraction a pour but de le montrer avec l’histoire d’Héphaïstos, rejeté par toute sa famille.

Percy en profite pour comprendre que sa mère lui racontait les histoires de la mythologie pour le tenir à distance des dieux, alors que l’épisode continue d’avancer : le bateau s’emballe soudain et devient une super attraction qui les emmène dans un sous-sol où se trouve le bouclier d’Arès. Pour le récupérer – et ne pas mourir – Annabeth et Percy sont obligés de plonger dans l’eau.

Une fois dans l’eau, ils semblent perdus… mais se réveillent pourtant à proximité du bouclier, sur la terre ferme. C’est pratique d’avoir les pouvoirs de Percy, tout de même ! Bon, c’est de courte durée : les deux pré-ados comprennent rapidement qu’ils vont devoir se séparer à nouveau, et de manière plus définitive cette fois. En effet, pour récupérer le bouclier, ils font face à une machine qui exige un sacrifice humain.

Percy décide d’être celui qui se sacrifie pour le bien de la quête. Annabeth n’est pas trop pour, mais finalement, Percy parvient à la convaincre que son sacrifice est nécessaire. Pire, il lui annonce qu’il a choisi de faire la quête avec elle parce qu’il était certain qu’elle n’hésiterait pas à le sacrifier. Moi, exactement comme avec les tourniquets du parc, j’ai du mal à voir le danger dans ce trône sur lequel il doit s’asseoir.

Pourtant, la musique et le scénario confirment rapidement que nous sommes face à une situation catastrophique : Percy fait le choix de rester sur place pour qu’Annabeth puis continuer la quête jusqu’au bout. À la fin de celle-ci, Annabeth promet de revenir des enfers avec la mère de Percy. Lui, tout ce qu’il comptait lui demander, c’était de venir voir s’il n’y avait pas un moyen de le sauver.

Cependant, non : la machine a un fonctionnement simple. Soit quelqu’un est assis et le bouclier tombe, soit le bouclier est en place, mais alors personne n’est sur la machine… Cela explique pourquoi Arès ne pouvait pas récupérer son bouclier par lui-même en tout cas.

Même si Percy fait son choix en âme et conscience, cela ne satisfait pas Annabeth. Elle décide donc d’essayer de sauver Percy malgré tout, s’acharnant sur les rouages de la machine. Le créateur de la machine débarque alors pour la convaincre d’abandonner ce qui est impossible. Il a créé la machine, il est bien placé pour le savoir. Seulement voilà : ce n’est pas le caractère d’Annabeth d’abandonner. Elle continue donc de s’acharner, refusant de partir sans Percy, même si on lui promet la gloire et la fierté d’Athena.

Et ben dis donc, elle a sacrément changé en un épisode Annabeth. C’est un peu trop rapide pour vraiment me convaincre cette évolution de personnage, mais bon, il faut s’y faire, c’est ce qu’on nous présente. Et quand Annabeth fait tout un discours pour dire qu’elle ne partira pas sans Percy, le dieu créateur de la machine décide soudainement de lui venir en aide. Il utilise un petit harmonica pour faire en sorte que Percy ne reste pas une statue d’or et promet à Annabeth qu’il parlera d’elle de manière positive à sa mère. Et voilà donc une sous-quête menée à bien : Percy et Annabeth se retrouvent avec le bouclier d’Arès.

Le camion

Pendant ce temps, Grover se retrouve coincé dans un diner avec Arès. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Grover l’a déjà rencontré et qu’il est fan d’Arès. On comprend pourquoi il a voulu rester en arrière, alors. Grover en profite en fait pour papoter avec son idole, faire des théories sur la personne qui a voulu voler l’éclair et foutre la merde quand même. Si Arès affirme qu’il déteste tous les gamins (même ceux de 24 ans), il finit par voir les choses exactement comme Grover.

Il faut dire que Grover le manipule assez facilement en critiquant Athéna et en s’assurant que le dieu soit de son côté. Son but est peu clair, mais ça fonctionne en tout cas : Arès comprend qu’il est manipulé pour récupérer Percy, soupçonné du vol de l’éclair, alors que ce serait plutôt à Athéna d’y aller. Et alors que Percy est innocent.

Ils sont finalement rejoints par Annabeth et Percy qui ont réussi à récupérer le bouclier. En échange, et comme promis, Arès leur fournit un moyen de se rendre à Las Vegas. Le moyen est un peu inattendu : il leur propose de monter à l’arrière d’un camion. Difficile de lui faire vraiment confiance, mais ils n’ont pas le choix. Avant de monter dans le camion, Percy essaie tout de même de faire comprendre à Arès tout le mal qu’il pense de lui et de son attitude toxique envers les enfants.

On en arrive en tout cas au cliffhanger de cet épisode : Grover révèle à Annabeth et Percy qu’Arès ne leur a pas tout dit mais qu’il pense avoir compris qui a volé l’éclair grâce à sa conversation avec lui. Cela justifie au moins les nombreux bavardages, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour en savoir davantage.

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Severance – S01E03 – In Perpetuity – 17/20

L’ambiance est vraiment mystérieuse et permet d’élaborer tout un tas de théories. Clairement, je me suis finalement laissé prendre au jeu et c’est le premier épisode qui ne m’a pas paru durer une heure, alors qu’il dure bien une heure. Les épisodes suivants seront plus courts et ça risque de me frustrer, là où je me plaignais jusqu’ici de la longueur. Je ne sais vraiment pas ce que je veux, c’est fou.

Spoilers 

Mark retourne à Lumon alors que Petey est caché chez lui. Helly souhaite toujours démissionner.

What if the cost of that help is that you’re murdering people eight hours a day and you don’t even know about it ?

Petey

Oula, le début d’épisode est tout étrange Il reprend là où nous étions, avec Petey dans la salle de bain qui a dû mal à se faire à son dédoublement de personnalité – il se dit simplement désorienté à Mark, mais on sent bien qu’il y a plus que ça. Cela se confirme dès qu’il se met à imaginer qu’il est de retour à Lumon – avec Irving qui lui parle.

Entre deux hallucinations, il a le temps tout de même de se renseigner sur le voisinage de Mark, inquiet d’être repéré par Lumon. S’il savait qui est la voisine de son meilleur ami ! Nous retrouvons cette dernière après le générique et j’en suis plutôt content. C’est clairement celle qui m’intrigue le plus pour le moment – et c’est une actrice que j’adore. Pourtant, nous n’en savons pas encore beaucoup, si ce n’est qu’elle passe beaucoup de temps à surveiller son voisin d’enfance. Ce dernier ne ferme pas les rideaux, comme n’importe quel américain de base dans les séries, ce qui aide bien Ms Cobel – ou peu importe son nom. J’ai hâte d’en savoir bien plus sur elle. En tout cas, elle en sait beaucoup, c’est sûr : elle surveille vraiment Mark, ce qui veut dire qu’elle connaît au moins une partie des manipulations.

De son côté, Petey essaie d’expliquer sa dissociation à Mark, et ce n’est clairement pas simple comme manière de présenter les choses. Ses deux passés se confondent et brouillent le présent, selon lui. Soit. Il répond comme il peut aux questions de Mark, mais il n’en dit pas beaucoup, par peur d’être surveillé. Le type a clairement l’air d’être paranoïaque, au point de se croire encore à Lumon. Le pire, c’est que je suis à peu près sûr qu’il aura raison.

En attendant, il demande où est June s’ils ne sont pas à Lumon et lui rappelle qu’il pense peut-être que la procédure Severance l’aide, mais qu’en attendant, il ne sait toujours pas ce qu’il fait huit heures par jour. Et c’est long huit heures, cela laisse le temps d’en faire des choses.

La série instaure une bonne ambiance mystérieuse sur la scène. L’avantage, c’est que Petey a peur de se montrer à l’étage de la maison grâce à sa paranoïa, alors il n’est pas repéré tout de suite par Lumon. Petey, lui, remonte car il ne compte pas passer la nuit dans son garage. Cela lui permet de passer sa soirée devant la télévision – et de découvrir encore un débat sur la procédure Severance. Elle est partout décidément, c’est un vrai sujet de société. En même temps, ça ne peut pas être différent.

Le lendemain, Mark se réveille et décide d’aller au travail malgré tout. Il explique à Petey que la procédure l’aide à ne pas trop penser à sa femme, décédée quelques années plus tôt. Par contre, il est désarçonné dans sa confiance quand Petey lui explique que quoiqu’il en pense, la procédure ne l’aide que partiellement. Au boulot aussi, il a les yeux rouges et porte le poids du deuil. C’est juste qu’il ne sait pas de quoi il s’agit.

Helly

En arrivant au travail, Mark est ravi de découvrir que les nouvelles photographies sont arrivées et qu’il peut prendre la tête du département, comme prévu. Il découvre avec surprise qu’il était absent la veille et qu’il a raté la première intervention d’Helly sur les nombres. C’est intéressant de noter qu’ils reviennent sans savoir avoir été informé de leur absence tout de même.

Ce que je trouve fou, c’est que ça serait simple de les faire se réveiller dans une pièce à part où on leur dit tout. Ce n’est pas le cas et je me prends trop la tête. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’Helly est sûre qu’il s’agit de son dernier jour car elle a demandé à démissionner : elle déchante vite quand Mark fait son premier discours et lui annonce que la démission est refusée. Alors qu’Helly se précipite aux toilettes, Milchick se jette sur son téléphone. Je me demande si on saura un jour à qui il rend des comptes. Le plus logique serait Cobel, mais ce jour-là, elle n’est pas au travail. Je sais, ça ne l’empêche pas de répondre au téléphone… mais on nous le montrerait si c’était simple ! Et alors que je prenais ça comme note, c’est justement ce que la série a fait : elle nous a confirmé qu’il rendait des comptes à Cobel. Bon. C’est déjà ça.

Helly s’enferme 45 minutes dans la salle de bain, ce qui inquiète bien évidemment Mark. Cela inquièterait n’importe qui en fait. Il rentre dans la salle de bain pour découvrir qu’Helly a écrit des moitiés de lettres sur chacun de ses bras, avec pour but de brouiller les soi-disant détecteurs et être sûre de pouvoir faire passer le message à son inie qu’elle ne veut pas rester. Mouais. J’adore ce qu’elle a fait, c’est presque design comme lettre de démission.

Par contre, Mark force finalement Helly à effacer le message pour être certain que Graner ne débarque pas pour utiliser le mauvais savon sur elle. On n’en saura pas plus sur le mauvais savon – et Mark enchaîne ensuite avec une conversation avec Irving.

Cobel

En parallèle, la sœur de Mark décide de passer chez lui pour lui remettre un objet. Elle envoie son mari poser le colis contre la porte – et Ms Cobel, sous le déguisement de la voisine, vient aussitôt voir ce dont il s’agit. Comme elle a la clé de la maison (ça ne pouvait être plus louche !), elle rentre évidemment dedans – et ça pose problème, car Petey y est encore. La série joue bien avec nos attentes grâce à un montage bien pensé qui nous fait croire que Petey est découvert quand il ne l’est pas.

C’est en tout cas inquiétant cette manière d’entrer chez Mark sans problème, et ça confirme que des micros peuvent tout à fait se trouver dans sa maison. On n’en saura pas plus immédiatement, parce que Cobel reçoit un appel de Milchick – pour parler d’Helly donc. Cela permet à Petey de rester caché sans qu’elle ne le remarque, mais la réciproque n’est pas vraie. Malgré la dissociation, Petey comprend que Cobel est venue chez Mark. Et ça, ce n’est pas normal.

Sa dissociation rend difficile une approche linéaire de ce qu’il se passe : il est assailli de flashbacks et se retrouve à parcourir Lumon… ou juste à marcher en robe de chambre le long d’un pont.

Eagan

De son côté, Cobel arrive à Lumon et laisse le colis de Mark à Milchick. C’est lui qui l’ouvre – il s’agit du livre du beau-frère. Je me demande pourquoi elle n’était pas capable de le faire elle-même, mais il est trop tôt pour le savoir. Ce ne sera jamais qu’une question de plus pour nourrir des théories. En attendant, Mark débarque à son tour, pour demanderà ce qu’Helly aille dans l’aile de perpétuité. Bon. Mark est moins efficace que ça dans sa demande, et moins frontal aussi. Ms Cobel s’énerve alors et lui balance un mug à la figure… avant de lui dire que c’était douloureux pour elle de faire ça. WTF.

Mark finit par sortir dans une autre scène étrange, avec un malaise qui finit par faire rire. Le malaise, c’est le mot-clé pour décrire cette série de toute manière. Par exemple, on enchaîne avec Helly qui essaie de se faire passer un message en avalant son bouchon de stylo, tout de même. Mark débarque alors à temps pour la prévenir que c’est à Milchick de le récupérer, car les détecteurs seront capables de sentir le message, même dans son corps. Allons bon. Elle finit donc par lui cracher le bouchon de son stylo dans la main. Bordel, mais ce travail est tellement angoissant.

Mark enchaîne en emmenant Helly faire un tour dans l’aile perpétuité. Tout le monde s’y rend donc, ce qui leur permet de croiser à nouveau deux employés d’un autre service – le même homme que dans l’épisode 2 et sa collègue. La scène est mystérieuse, une fois de plus, et nous n’en apprenons pas beaucoup sur Lumon. Il y a du team building à base d’œufs à casser, c’est tout.

Dylan nous répète qu’il n’aime pas l’autre service, puis l’équipe arrive enfin dans l’aile perpétuité. S’y trouve une statue de cire d’Eagan, le PDG actuel de la boîte. Irving et Dylan semblent y vouer un culte, même sous cette forme amnésique d’eux. Outre Eagan, l’aile contient en fait des statues de tous les anciens PDG. Sincèrement, je ne vois pas en quoi c’est censé motiver Helly à rester.

Oh, oui, chaque PDG est présenté avec une jolie tenue, une petite citation inspirante et un discours audio enregistrée. Ces poupées sont juste flippantes, mais bon, l’utilisation par la série est principalement humoristique : Helly doit ainsi remplir une grille de bingo avec des traits communs aux statues – de la cire dans les oreilles, « Lumon va sauver le monde », ce genre de trucs. On dirait mes grilles tellement ça n’a aucun sens. Par contre, il y a un détail tout de même important : tous les PDG ont le même nom de famille. Soit il y a une vraie dynastie à faire tomber, soit on ment aux employés. Encore un mystère…

Certes, Helly fait ce qu’on lui dit avec le bingo… mais est-ce que pour autant elle a envie de s’intégrer ? Je ne pense pas. Qui voudrait ? Elle est plutôt du genre à rappeler qu’elle aimerait se souvenir de son enfance, elle. Dylan, lui, veut retourner au travail le plus vite possible, tandis qu’Irving espère vraiment que la visite d’Helly dans cette aile la convaincra de se remettre au travail sans rechigner.

Moi, ça me donnerait surtout envie de passer tout mon temps dans cette aile. Je veux dire, ils en sont arrivés à reproduire toute la maison de Kier Eagan dans le bâtiment – avec interdiction de s’allonger dans son lit tout de même. Irving continue, pendant cette visite, d’insister sur l’importance cruciale de cette visite à ses yeux. Ainsi, quand il repère le bingo dans la poche de Mark, il commence à s’énerver contre lui.

Et ça offre une opportunité importante et unique à Helly : elle en profite pour tenter de se barrer. Elle est sacrément douée pour ça. Franchement, j’aime beaucoup sa réactivité et j’ai hâte de découvrir sa vie en dehors de Lumon. Je suis sûr qu’elle sera bien moins classe que ça… Je ne sais pas pourquoi. En attendant, elle a écrit un message au dos du Bingo pour son outie et tente de retourner le plus vite possible, en courant, jusqu’à la porte des escaliers du premier épisode.

Elle a une mémoire de folie pour se souvenir d’où elle est. La porte est bien sûr verrouillée, ce qui oblige Helly à la défoncer avec un extincteur. Elle finit par se blesser, mais c’est tout ce qu’elle gagne : elle ne parvient pas à sortir du bâtiment pour autant. Au contraire, Graner débarque pour s’assurer qu’elle se rende dans la break room où l’attend déjà Milchick.

Je pensais que ce serait Graner qui serait chargé de la torture, surtout que Milchick était occupé à lire le livre du beau-frère de Mark (le livre a le titre de l’épisode 4, ce ne peut être anodin). La torture ? Elle est uniquement psychologique et on en avait déjà eu un aperçu : Helly doit lire en boucle un message qui termine par dire qu’elle est désolée et que c’est tout ce qu’elle peut être. C’est quelque chose tout de même. La séance est surveillée par Cobel, bien sûr, et on sent dès la troisième lecture qu’Helly est déjà prête à craquer. C’est surprenant.

Mark

Un autre qui est sur le point de craquer dans cet épisode ? Mark. Il reste plus tard au bureau, après l’extinction des lumières par Dylan, pour changer les photos de groupe. Comme nous assistons à la scène avec le changement de chaque photo une à une, c’est sans surprise qu’on découvre qu’il y en a une des quatre anciennes qui possède, au verso, un plan dessiné à la main. Le plan est fourni en détails, et il s’agit d’un plan de Lumon… Exactement comme ceux que dessinent Petey. C’est si étrange que le plan soit là et ça ne me rassure pas. Est-ce qu’il existe même ? Il pourrait tout à fait être dans la tête de Mark à ce stade.

Et ça semble d’autant plus possible que dans le monde réel, Petey fait un énorme malaise quand Mark prend l’ascenseur et récupère ses souvenirs. Sont-ils liés ? Trop de théories. Ce qui est sûr, c’est qu’en rentrant chez lui, Mark est inquiet de ne pas retrouver Petey. Il repart donc le chercher en voiture, fouillant tout le quartier. Il tombe finalement sur une ambulance qu’il décide de suivre jusqu’à une station-service, et il fait bien. C’est effectivement là que Petey a fait sa crise.

Il le voit donc sortir de la station-service en étant escorté par des ambulanciers. Il a le regard vide et le visage en sang, parce qu’il a signé du nez. Etrange fin d’épisode. Quand il voit Mark, Petey s’effondre. La réintégration, ça donne encore moins envie que la procédure Severance. La réaction de Mark ? Elle est étrange. Il remonte dans sa voiture et se barre, espérant sûrement ne pas attirer l’attention de Lumon… ce qui nous indique qu’il croit à présent à la théorie du complot ? Peut-être, peut-être pas. Une chose est certaine : il rentre chez lui et réinstalle le garage exactement comme il était avant le passage de Mark. On comprend qu’il veut oublier au plus vite tout ça.

Le problème ? Petey a laissé son portable dans le garage de Mark, et il se met à vibrer au moment où Mark quitte la pièce. Mark le remarque et… générique de fin. C’est mystérieux et frustrant. Cela donne envie d’enquêter, je reconnais.

Natalie

Sinon, pendant que notre équipe fait le tour du bâtiment, nous apprenons le prénom de Cobel : Harmony. Nous le découvrons par l’intermédiaire de Natalie, une femme venue l’interroger sur Petey. La réunion se déroule en présence du board de Lumon, mais ils ne disent toujours rien. Du moins, nous n’entendons rien. Natalie, elle, est capable de les entendre pour faire passer leur message : ils veulent qu’Harmony parle en premier, puis lui répètent que la procédure Severance est irréversible. Ils ne croient donc pas à sa théorie que Petey puisse avoir retrouvé ses souvenirs – fait une réintégration.

Je retiens de la scène qu’il y a encore quelqu’un au-dessus de Cobel avant d’en arriver aux patrons de la boîte. Je ne pensais pas que ce serait le cas. Et ça me fait me poser des questions aussi. C’est le but de la série après tout.

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