One Piece – S01E08 – Worst in the East – 20/20

Ouais, je surnote un peu, mais je refuse de faire la fine-bouche. Cet épisode vient très bien conclure la saison et réussit à donner un goût d’achèvement là où le manga continuait encore et encore sans forcément donner ce sentiment de conclusion. L’adaptation est vraiment maîtrisée, et ça me fait plaisir de mettre une dernière bonne note en attendant la saison 2.

Spoilers

Il est temps de venger Nami – et de faire face aux marines.


That’s not a fight, that’s a massacre.

Incroyable, j’arrive enfin à la fin de cette saison ? La saison 2 va être beaucoup trop longue à venir, franchement, et pourtant j’ai fait durer autant que possible mon visionnage de cette saison 1. Désolé à ceux qui auraient voulu les critiques plus rapidement que ça, d’ailleurs !

Arlong Park

Le début d’épisode revient en arrière un peu pour rien, je trouve. Nous y voyons Nami se faire tatouer par Arlong et on nous rappelle la promesse du pirate qui était de libérer le village en échange des cartes de Nami et de cent millions de berrys. On le sait, c’est littéralement le contenu de l’épisode précédent. À la rigueur, la scène y aurait été bienvenue, surtout vu le titre de l’épisode 7 !, à ce moment-là.

Bon, elle est gardée pour le final afin de nous remettre tout de suite les enjeux, mais je ne sais pas, j’ai trouvé ça étrange comme construction. Juste après ce flashback, nous voyons l’équipage de Luffy débarquer pour venir en aide au village de Nami qui vient de se faire cramer par Arlong. Sanji est choqué de la cruauté du pirate, mais Nami explique qu’Arlong voulait punir les villageois et la punir elle. Les punir de quoi au juste ? D’exister.

C’est révoltant et il n’est donc pas étonnant que le village soit enfin décidé à se révolter pour aller tuer Arlong. Nami s’y refuse toutefois, préférant clairement gérer la chose toute seule. Elle a toutefois demander l’aide de Luffy et c’est tout l’équipage qui prend cette mission à cœur désormais. Nous suivons donc nos héros qui débarquent à Arlong Park pour venir à bout des hommes poissons ; Cela permet de très jolies scènes d’action, mais aussi un peu d’humour en cours de route, parce que le scénario est bien écrit. J’ai beaucoup aimé.

Bien sûr, il fallait que ça traîne un peu en longueur aussi : Nami emmène Luffy dans la salle des cartes pour récupérer celle de Grand Line, mais elle en profite pour lui dire qu’elle a été enchaînée jusqu’à ses douze ans. Arlong finit par les retrouver sur place et ça mène forcément à un long monologue de sa part, histoire d’expliquer à Nami qu’elle est stupide et qu’il s’est servi d’elle. J’ai surtout apprécié la fin du monologue, cela dit : Arlong demande à Luffy comment il compte se servir de Nami. Le truc, c’est que Nami n’est pas une chose qu’on peut utiliser, c’est une humaine avec des rêves. Et voir qu’on peut faire ça à un de ses amis, ça énerve Luffy.

En vrai, personne n’a envie d’énerver Luffy. C’est toujours une mauvaise idée. Bon, le combat a ensuite quelques longueurs, mais j’ai beaucoup aimé la stratégie de Luffy. À défaut de pouvoir lui arracher définitivement les dents qui repoussent toujours, Luffy décide de blesser Arlong en détruisant tout ce qu’il a construit. J’ai beaucoup aimé comment la mise en scène nous montre simplement les piliers porteurs de l’édifice principal d’Arlong Park être détruit.

De son côté, Usopp s’attire la haine d’un membre de l’équipage en visant sa tête. Il se retrouve à devoir fuir dans la forêt. J’ai beaucoup aimé l’action proposée. Et puis, c’est toujours bien de voir qu’un personnage lâche peut être héroïque malgré tout. Bon, son héroïsme consiste à se faire passer pour mort avant d’utiliser une petite bille pour exploser une bouteille d’alcool et cramer au passage un homme-poisson.

Bien sûr, Sanji et Zoro ne sont pas en reste. On retrouve ce que je reproche souvent au manga : les personnages se séparent et se retrouvent à devoir se battre chacun contre un adversaire. Inévitablement, cela fait beaucoup de monde et souvent beaucoup de pages à lire pour avancer un peu. L’avantage de l’adaptation, c’est qu’on sait qu’un épisode suffit à se débarrasser de ces longueurs.

On voit donc Zoro être affaibli par sa blessure mais se battre quand même, on les voit prendre la décision de restaurer la tête de Baggy à son corps pour que ce clown les abandonne plus vite (vraiment, Jeff Ward est excellent dans ce rôle) et on voit, bien sûr, des combats compliqués. Tout est évidemment bien qui finit bien, avec évidemment Usopp et Nami qui rejoignent Sanji et Zoro à temps pour la fin du combat – et surtout pour voir l’édifice principal d’Arlong Park être détruit par Luffy.

Ils craignent tout de même pour sa survie, logique, mais bon… Luffy survit. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger de saison, en vrai. Cela dit, ça aurait été dommage de se passer des fortes émotions qui suivent : Luffy déclare que Nami est leur amie et qu’elle fait partie de leur équipage désormais. C’était beau et ça permet pas mal d’émotions après de l’action et de bons gags (Sanji qui essaie d’avoir un câlin de Nami, par exemple). Tout est bien qui finit bien, en théorie, surtout que même Luffy finit par approuver les mensonges d’Usopp qui se dit essentiel à la victoire contre Arlong Park.

Marines

Seulement, ce serait trop simple et oublier une grosse partie du fil rouge. Pendant ce temps, du côté de la marine, nous retrouvons le capitaine qui vient de voler l’argent de Nami. Il est convoqué par Garp qui cherche à savoir ce qu’il se passe exactement sur l’archipel. Sans trop de surprise, le capitaine ment autant que possible pour se couvrir et met tout sur le dos de Luffy. C’est une mauvaise idée car il le fait en présence des cadets qui prennent aussitôt la défense de Luffy.

Malgré tout, Garp décide d’aller chercher Luffy dans le village de Nami. Oh, Kobby et son nouveau meilleur ami refusent bien de suivre les ordres donnés par Garp, mais ça n’empêche pas tout le reste des marines de faire ce qu’on leur demande. Ils prennent en joug tout l’équipage de Luffy, laissant donc Luffy se battre seul contre Garp. Ce dernier est sacrément puissant, mais même s’il met à terre Luffy plus d’une fois, il ne parvient pas à le faire changer d’avis.

L’entêtement de Luffy est genre sa première caractéristique : Luffy refuse de se soumettre et affirme qu’il sera toujours pirate, riant au passage comme Gold Roger. Il n’en faut pas plus pour que Garp comprenne que c’est un combat perdu d’avance. Le grand-père décide donc de laisser s’en aller Luffy et son équipage. Oh, ça ne plaît pas à tous les marines présents, mais un petit coup de bâton de Nami suffit à faire taire le connard qui lui a volé son trésor, Nezumi. C’était un minimum.

Happy end. Ends.

On peut se diriger alors vers un happy end qui traîne un peu trop en longueur à mon goût. On y voit Nami se recueillir sur la tombe de sa mère et sa sœur lui expliquer que sa mère est forcément fière d’elle. On découvre aussi que Nami a changé de tatouage pour en avoir un qui ressemble désormais à celui de sa sœur.

De ce happy end, on retiendra aussi que la série veut nous remettre à la mode les mandarines, hein. Bon, et les avis de recherche. J’ai trouvé très cool de voir Kobby apporter à Luffy son avis de recherche : Nezumi se venge en faisant de Luffy un homme recherché par la marine, mais c’est exactement ce que Luffy voulait. Il m’a fait délirer Luffy, et ça m’a privé des moments d’émotions des adieux avec Kobby.

Cela dit, la fin de saison est une vraie réussite : tous les personnages découvrent l’avis de recherche de Luffy – et Usopp est heureux de voir qu’il y a son dos sur l’affiche aussi. Zoro leur fait prendre conscience que ça complique un peu les choses pour eux : désormais, tous les chasseurs de prime seront après eux. Effectivement. On voit donc Baggy vouloir les tuer, mais ce n’est pas le seul. Tous les personnages secondaires de la saison découvrent l’affiche, ce qui est un clin d’œil très sympa.

On pourrait croire que la série s’arrêtera là-dessus, mais non, toujours pas. En fait, ça n’en finit pas et c’est horrible, parce qu’on sait qu’on va les quitter, on n’en a pas envie mais on finit quand même par se dire qu’il va être temps d’y mettre fin. Ainsi, on voit Kobby et son nouvel ami devenir vraiment des marines qui seront formés par Garp ; on voit Mihawk prévenir le mentor de Luffy de ce qu’est devenu son poulain, on voit des pirates qui en veulent à la peau de Luffy, bordel, tellement de choses restent à évoquer en saison 2 ! C’est un univers vaste…

Pour autant, la dernière scène sur le bateau de Luffy était nécessaire : les mandarines sur le pont pour Nami, le drapeau pirate enfin avec un chapeau de paille pour les cris de joie de Luffy (bordel, ces cris de joie, ça fait du bien !) et la cérémonie sur le tonneau sont de très bonnes touches. C’est une belle aventure qui vient de commencer. L’ajout de cette cérémonie est une vraie bonne idée, avec chaque fois un flashback sur l’enfance d’un personnage au moment d’évoquer son rêve. Non, vraiment, c’est simple comme tout et c’est beau.

Et bien sûr, la saison termine sur quelques références à la suite, que ce soit cette rivière remontant une montagne ou ce cigare écrasé sur l’affiche de Luffy. J’ai beaucoup trop hâte de voir comment tout sera mis en scène et adapté !

En bref

Quand j’ai lu que One Piece allait être adapté en série, je n’en avais rien à carrer : je ne lisais pas encore les mangas et je pensais que ça n’allait pas être pour moi. Et puis, je suis tombé dans les mangas parce qu’un élève m’a demandé de lire le premier – et je savais bien que je n’allais pas m’arrêter là. Un an plus tard, je termine la saison 1 de l’adaptation avec le smile. Franchement, la série est à la hauteur du manga, surtout qu’elle en diminue certains défauts avec ce qui semble être de la facilité mais qui a dû demander un travail de dingue sur le scénario.

Les personnages sont respectés, les dynamiques bien adaptées, les intrigues parfois simplifiées, mais avec efficacité. L’univers est super large, pourtant, la série mène son bateau sans problème le long de flots qui ne sont pas tranquilles du tout. Les principaux écueils sont évités et j’adore tout simplement le voyage qu’on nous propose dans cette saison 1.

J’attends avec impatience la saison 2, mais ouais, il y a de fortes chances que je la fasse durer autant que la saison 1 quand je finirai par la voir !

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One Piece – S01E07 – The Girl with the Sawfish Tattoo – 17/20

Ce n’est pas mon arc préféré qui est adapté ici et j’ai trouvé que, bizarrement, on n’avait pas assez de flashbacks pour rendre pleinement justice à l’histoire du manga. Cela n’empêche pas l’épisode de retomber sur ses pieds avec beaucoup d’agilité et une force de frappe émotionnelle vraiment très bien sentie. Franchement, on aime ces personnages : on s’attache bien vite à eux et on ne veut pas qu’il leur arrive malheur.

Spoilers

Il est temps d’en savoir plus sur le passé de Nami


Like any women, she’s a mystery to be unravel.

L’aventure continue pour Luffy et ses amis, et en vrai, je suis content de la continuer avec eux. La saison 2 mettra bien trop de temps à venir.

Baggy

Le début d’épisode nous remet vite dans l’ambiance : Usopp est à la barre et il est moins efficace à ce poste que Nami. Forcément. Il suit en plus les directions données par le clown, ça ne donne pas envie. Baggy est toujours aussi insupportable, mais Jeff Ward sublime vraiment le personnage. J’ai adoré le voir se mettre à chanter l’histoire de Nami et j’ai bien ri de la situation. Franchement, je trouve très efficace l’adaptation de ce personnage : Baggy m’a toujours un peu soulé dans le manga, mais il est bien plus drôle comme ça.

Pendant que Zoro et Usopp s’occupent de Baggy, Luffy et Sanji sont occupés à pécher du poisson. Du moins, ils tentent, sans grand succès. C’était sympa comme scène, car ça permettait de voir se développer leur amitié, mais aussi la jalousie de base entre Sanji et Zoro. On est sur une amitié de mâles toxiques voulant tout dominer là, c’est lourd. De toute manière, ça ne dure pas : ils arrivent vite à destination, là où Baggy récupérera son corps, là où Nami est, l’archipel Conomi.

L’histoire de Nami

Nous retrouvons Nami dans cet épisode, bien sûr. Elle en est même au cœur dans une histoire qui ne m’a pas plu plus que ça dans le manga. Ouais, je sais, il y a plein d’arcs que je n’aime pas, c’est surprenant, pas vrai ? Bon, en fait, c’est facile, c’est la partie flashback que je trouve bien trop longue à chaque fois. Les flashbacks pour Nami ?

Huit ans plus tôt, elle était enfant et pauvre sur une île, ce qui l’a poussée à devenir une voleuse. On découvre qu’elle est sacrément bien éduquée par sa famille, mais elle refuse de reconnaître qu’il s’agit de sa famille. Non, en vrai, c’est une jolie histoire que celle de Nami. Elle a une sœur adoptive, on lui enseigne correctement à ne pas devenir une voleuse, tout est au mieux dans son enfance… Jusqu’à ce qu’Arlong et sa troupe débarquent pour détruire le village.

Il demande à chaque adulte 100 000 berrys et à chaque enfant 50 000 berrys. Sans ça, il tue les gens. C’est simple comme deal, mais ça a la fâcheuse tendance de poser problème aux pauvres. Et justement, c’est le cas de Nami, sa sœur et sa mère adoptive. Cette dernière n’a que 100 000 berrys et elle est forcée de reconnaître qu’elle a deux filles quand Arlong lui demande. Elle refuse de nier l’existence de ses filles, parce qu’elle considère que ce sont ses filles, même si elle n’a fait que les recueillir quand elles étaient très jeunes.

C’est super triste comme intrigue, et je trouve que le manga réussissait beaucoup mieux à nous rendre triste pour cette mère adoptive – déjà, dans le manga, on connaissait son prénom. Là, le meurtre se déroule sous les yeux de Nami, mais hors écran à un point où je me suis senti détaché de ce qu’il se passait. Peut-être que c’est parce que je le savais déjà, cependant.

Dans le présent, Nami est donc sur l’archipel Conomi et vient de trahir tout son équipage pour rejoindre celui d’Arlong – elle est désormais à Arlong Park, un parc d’attraction plutôt sympa (j’aime bien le stand avec le corps de Baggy par exemple. Pourtant, les hommes-poissons, ça ne donne pas envie. Elle les arnaque comme elle peut en jouant aux cartes, mais elle est aussi convoquée par Arlong qui veut récupérer la carte. C’est leur deal et elle assure qu’elle a toujours eu l’intention de s’y tenir. Mouais. On t’a vu essayer de fuir cocotte. Arlong ne semble pas lui en tenir rigueur, cependant… Du moins en apparence. En vrai, il décide de l’envoyer au village Cocoyashi pour récolter la taxe que les habitants ne lui paient pas. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaite, évidemment.

Elle n’a toutefois pas le choix de s’y rendre : elle retourne donc dans son village d’enfance pour récolter leur taxe. Elle a la surprise de tomber nez à nez avec Luffy, Usopp, Zoro et Sanji. C’est toutefois à son ancien capitaine qu’elle s’adresse immédiatement : elle assure l’avoir manipulé et avoir réussi. Elle demande à ce que Luffy la laisse tranquille désormais.

C’est mal connaître Luffy – et aussi Sanji qui sent bien qu’il y a quelque chose à découvrir derrière le mystère qu’est Nami. Usopp a trop peur et veut se barrer avant le retour d’Arlong, Zoro veut écouter ce que dit Nami, parce qu’il est premier degré. Pas de surprise jusqu’ici, donc. Toutefois, Luffy n’abandonne pas Nami et décide plutôt de rencontrer sa sœur. Bon, il ne sait pas qu’il s’agit de sa sœur à la base, mais il voit bien qu’elle n’a pas peur de Nami. C’est la seule du village à ne pas être terrifiée, alors il comprend qu’il doit lui parler. Un peu de drague de Sanji – et la promesse d’un bon repas – et hop, Nojiko, la sœur se met à parler. Forcément.

Elle raconte tout le passé de Nami à l’équipage, et les voilà drôlement touchés par ce qu’il s’est passé. Luffy semble étonnamment affecté de découvrir que Nami puisse bosser pour le type ayant tué sa mère, et il a alors besoin de s’isoler pour faire le point. J’aime beaucoup son amitié avec Zoro : c’est lui qui décide de venir s’asseoir auprès de Luffy pour parler avec.

Le trésor de Nami

Tout ça est bien joli, mais en attendant, Nami continue de faire de la merde à Arlong Park, hein. Elle est aux ordres d’Arlong et fait tout ce qu’il lui demande, ce qui nous permet de découvrir que les pirates ont un arrangement avec la marine. Encore un ! Décidément, la marine dans cette série n’est pas exceptionnelle. Cela fait beaucoup d’arnaques de la part de la marine !

Ce n’est pas la dernière pour autant : la marine demande deux fois plus de berrys que d’habitude à Arlong, qui n’a évidemment pas de quoi payer. Ce n’est pas un vrai souci : Nami débarque et annonce qu’elle a la somme, mais elle veut en échange qu’Arlong tienne sa promesse. Et oui, Nami bosse pour lui, mais elle a un objectif évidemment. Son but est de libérer son village du joug des pirates, en achetant leur liberté avec tout l’argent volé au cours des années.

Il est juste dommage que Nojiko tombe sur elle au moment où elle va chercher le butin. Un ou deux coups de pelles après, Nami finit par expliquer à Nojiko qu’elle a demandé à travailler pour Arlong en tant que cartographe pour pouvoir racheter le village. Cent millions de berrys, rien que ça ! Elle a toutefois décidé de garder le secret pour éviter de décevoir qui que ce soit.

Le problème, c’est que c’est un secret mal gardé : Arlong est au courant. Il fait donc suivre Nami par la marine afin que cette dernière puisse voler le butin de Nami. Cent millions de berrys, ça fait beaucoup et la marine accepte évidemment de confisquer cet argent volé. C’est triste pour Nami : elle perd l’occasion de racheter son village, tout en comprenant que la trahison vient d’Arlong. C’est un pirate, quoi. À quoi s’attendait-elle ? Un pirate qui honore sa parole ? Le monde des pirates, ce n’est pas Luffy.

Du coup, l’épisode se termine avec Arlong qui a la carte de Grand Line et qui a arnaqué Nami une fois de plus. Cela fait beaucoup. Nami est inévitablement en larmes et décide de s’arracher son tatouage au couteau. La scène est belle et sacrément puissante, surtout quand Luffy débarque pour l’empêcher de se planter une troisième fois avec son couteau. Et pourquoi fait-il ça ? Eh bien, parce que Nami est de son équipage et a besoin d’aide. Bordel. C’est une sacrée scène : Luffy met son chapeau de paille sur la tête de Nami et la symbolique est incroyable.

Toute l’équipe est prête à suivre Luffy pour venger Nami. Et la vengeance sera encore plus terrible, parce qu’Arlong a décidé d’attaquer le village pendant la nuit. Tant qu’à faire.

Garp

Pendant ce temps, la Marine arrive un peu tard sur le Baratie. Ils veulent toujours plus d’informations sur Luffy, et on finit par tourner en boucle avec eux. Le Baratie est en rénovation, mais Zeff accepte de parler avec le vice-amiral malgré tout, lui proposant même un bon repas. J’imagine que son but est de le retarder. Une chose est sûre en tout cas, ça nous retarde dans l’épisode, avec quelques moments un peu inutiles.

Cela dit, ça mène à Kobby qui finit par avouer à son pote cadet – le fils du colonel – que Garp est le grand-père de Luffy. La conversation est entendu par le barman du Baratie qui finit par négocier avec eux l’information qu’ils veulent : l’endroit où s’est rendu Luffy. Dire qu’en parallèle, Zeff faisait tout ce qu’il pouvait pour faire oublier à Garp ce qu’il visait.

Kobby n’hésite pas à lui dire qu’il a l’information qu’il cherche et hop, voilà la marine qui se dirige à son tour vers l’archipel de Nami. Au passage, on notera que Zeff pense que Luffy ressemble à Gold Roger.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E06 – We Take a Zebra to Vegas – 15/20

Y avait même pas vraiment de zèbre dans l’épisode, si ? Je suis si peu attentif ? Je ne sais pas quoi en penser, en vrai : j’ai trop l’impression que la série avance très vite vers des points-clés de l’histoire en négligeant totalement les détails et en passant sous silence des moments importants. Une chose est sûre : ça me donne envie de (re)tester les romans à un moment ou un autre… si longtemps après ma première lecture.

Spoilers 

Le trio poursuit et se rend à Las Vegas.

There are things I don’t know.

Je dois vous avouer que j’ai une relation bizarre avec cette série : j’ai envie de voir l’épisode et de savoir ce qu’il nous réserve, mais en même temps, j’étais content de voir qu’il n’allait durer qu’une demi-heure, car je n’avais pas trop envie d’y repasser près d’une heure comme la semaine dernière (article compris, donc). J’ai de plus en plus cet a priori avec les séries, c’est étrange.

Le cauchemar

L’épisode commence par un étonnant cauchemar de Percy. Pour une fois, il n’est pas trop harcelé par ses démons, mais plutôt par une réunion entre un homme caché dans l’ombre (encore un sacré guest) et un autre caché par une porte. Il est toutefois assez clair qu’il est question de la quête qu’il est en train d’accomplir, mais tout est fait à demi-mots, histoire de maintenir un peu de suspense.

Percy se réveille finalement à l’arrière du camion où on l’avait laissé. Entre deux épisodes, une bonne partie de la route a été effectuée, ça tombe bien. Par contre, la série enchaîne ensuite avec une scène qui m’a posé problème parce qu’on sent qu’ils utilisent un élément déjà introduit dans les livres, mais il ne me semble pas qu’il l’a été dans la série : Annabeth utilise un cristal pour tenter de communiquer avec Chiron.

Annabeth oblige Percy à payer pour cela, mais ils se retrouvent finalement à parler avec Luke. Les nouvelles ne sont pas bonnes de son côté, avec une guerre qui se prépare jusqu’à la Colonie. Par chance, Annabeth et Percy peuvent lui annoncer qu’ils soupçonnent Clarisse, la fille d’Arès, d’avoir volé l’éclair. Percy souhaite ensuite avoir des conseils de Luke concernant Hermès, mais Annabeth l’en empêche : elle affirme qu’il ne faut pas lui parler de son père. Mouais. J’ai encore l’impression qu’elle fait de l’anti-jeu avec Percy et cache à nouveau quelque chose, mais bon.

Lotus

Pendant ce temps, Grover parle avec les animaux à l’arrière du camion. Il apprend qu’ils sont dans un camion de trafiquants, mais que ce n’est pas bien grave : les animaux ont déjà trouvé un moyen de s’échapper. On ne le verra pas à l’écran, mais grosso modo, les animaux sauvages se retrouvent dans les rues de Las Vegas et ça permet à nos héros de se retrouver rapidement au casino Lotus – ça tombe bien, il est en forme de lotus.

C’est un signe mythologique qui perturbe un peu Grover et Annabeth, parce que ça leur rappelle l’Odyssée. Ah, c’est bien, toujours une petite dose de mythologie ! Bon, ils ont peur d’oublier pour quoi ils sont venus là et se promettent de ne rien manger pour que ça n’arrive pas… Seulement, je ne le sens pas comme ça, moi. C’est Las Vegas, le piège sera forcément ailleurs.

En plus, ces abrutis se séparent rapidement. Une fois de plus, Grover est laissé tout seul. Il tombe rapidement sur un autre membre de sa famille – Augustus. Ils sont faciles à reconnaître avec les cornes et les pattes animales, les satyres.

Augustus, un peu amnésique après avoir mangé les fleurs de Lotus, affirme rapidement à Grover qu’il a localisé Pan dans le Lotus. Grover le croit beaucoup trop rapidement alors que le satyre ressemble à un type ayant un peu trop bu, franchement. Seulement le problème, c’est que Grover ne s’en méfie pas et qu’il est dans le casino. De manière prévisible, malgré leur volonté de faire attention au piège en ne mangeant pas de fleur de lotus, Grover se rend soudain compte que… Ben justement, il ne sait pas : il a oublié avec qui il était venu. En fait, il se retrouve amnésique bien vite lui aussi, à faire équipe avec Augustus. Le pauvre.

Hermès

En parallèle, Annabeth et Percy marchent tous les deux dans le casino et en profitent pour papoter encore. C’est vrai qu’ils font un vrai petit couple, Luke a raison quand il le dit. Leur premier sujet de conversation est justement Luke, d’ailleurs, et sa famille : la mère de celui-ci est une Voyante qui peut voir à travers la Brume même si elle n’est qu’humaine. Cela l’a affectée, Luke a reproché à son père, Hermès, d’être responsable de la folie de sa mère.

Au moins, Annabeth raconte un peu ses secrets à Percy. Partant de là, c’est à son tour de le faire et de raconter les rêves qui le tourmentent depuis le début de la saison. Je sais bien que ça ne fait que cinq épisodes, mais j’ai eu l’impression qu’il était temps que cette scène se produise. Percy finit par confier à Annabeth qu’il s’est senti dans le rêve d’un autre – et cet autre, c’était évidemment Hadès.

S’il n’a vu ni Hadès, ni Clarisse, il révèle à Annabeth que ce sont eux qu’il a entendus. Le contenu du cauchemar était aussi un peu plus effrayant encore, avec l’annonce que la guerre entre Poseidon et Zeus ne serait que le début d’un plan plus vaste. Il y a de quoi flipper, effectivement.

Les deux pré-ados n’ont toutefois pas le temps d’en discuter plus que ça, puisqu’ils tombent enfin sur Hermès. Je m’attendais à un autre look pour Hermès : Lin-Manuel Miranda a simplement enfilé son hoodie le plus confortable et s’est appuyé à une table de casino. C’est que ça promet.

Bien sûr, Hermès a déjà compris que les deux gamins étaient là pour demander un accès simplifié aux Enfers. Il refuse, leur propose un jeu et… la conversation déraille rapidement vers Luke. Annabeth est maligne et sait parler aux adultes : elle rappelle donc à Hermès qu’il est un parent déplorable et que les aider eux est un bon moyen de prouver à Luke que son père pense à lui. MOUAIS. C’est une logique qui m’échappe un peu, mais elle semble faire son effet sur Hermès. Puisqu’il doit rester loin de Luke – parce qu’on l’a menacé chez les Dieux – pour ne pas le faire souffrir, Hermès n’a donc pas trop le choix de refuser d’apporter son aide aux deux amis. Dommage, j’aurais aimé le voir plus longtemps car j’adore Lin-Manuel Miranda et je le sens hyper sous-exploité dans cet épisode.

Il rappelle toutefois à Percy, à coup de flashback, que lui aussi sait ce que c’est de se sentir proche de quelqu’un tout en sachant qu’on va le faire souffrir. On voit donc un Percy enfant dans une voiture, mais il faudra attendre pour en savoir plus. Annabeth refuse d’avoir son flashback et se barre quand elle comprend qu’Hermès ne les aidera pas, tandis que Percy reste encore un peu plus longtemps pour continuer la conversation avec lui. C’est bien qu’il le fasse : cela permet à Annabeth de devenir invisible et voler les clés d’Hermès. Simple et efficace… comme les fleurs de Lotus.

Le message

Rapidement, Percy et Annabeth comprennent en effet que le temps passe plus vite qu’ils ne le pensent à Lotus. C’est Hermès qui les aide à s’en rendre compte : ils ont passé plusieurs jours dans le casino à cause des fleurs de Lotus, qui sont diffusées dans l’air du casino. Par chance, il leur rappelle aussi que Grover est avec eux, parce que Percy et Annabeth ont oublié son existence.

Ils sont complètement drogués, quoi. Bon, Percy et Annabeth retrouvent un peu trop rapidement Grover à mon goût – et surtout, ça se fait sans vrai problème pour eux (et sans personne dans le casino pour leur reprocher de courir et faire de la merde). Une fois Grover retrouvé, la quête peut reprendre, même si Grover ne s’en souvient absolument pas. C’est un peu abusé que Percy et Annabeth se rappellent de tant de choses et Grover non, mais bon, la fin de l’épisode nous affirme qu’on oublie plus vite les choses quand on est seuls.

En chemin, Grover affirme à Percy qu’il était sur le point de capturer Pan, alors qu’Annabeth met la main la première sur la voiture d’Hermès dans le parking du casino. C’était une scène amusante, avec Hermès qui n’était pas dupe et savait très bien ce que les gamins faisaient. Il leur laisse même les instructions pour savoir comment se servir de la voiture, en vrai, en omettant un détail de poids : aucun d’eux n’a le permis.

Autrement dit, la scène d’action de l’épisode consiste à voir Percy conduire la voiture hors du parking – dès qu’ils seront sortis, elle ira où ils voudront. Cela tombe bien : en sortant, il manque de se faire percuter car la voiture se téléporte. Avant ça, il se prend deux trois murs et poteaux, tout de même. Finalement, le trio arrive donc sur une plage où Poseidon est censé les attendre.

Tout pourrait être bien qui se termine bien, mais une fois dans l’eau, Percy apprend qu’il arrive trop tard. Le solstice est déjà passé alors Poseidon s’est barré en laissant simplement une messagère pour Percy. Le message ? La quête est terminée et il est relâché de ses obligations. Ce n’est pas du tout le message que Percy voulait entendre, toutefois : il refuse d’abandonner et veut forcer la messagère à lui venir en aide.

Elle reconnaît dans sa détermination celle de Poséidon, alors elle lui donne quatre laisser-passer pour revenir des Enfers. Quatre ? Percy peut sauver le monde avec ses amis, puis sauver sa mère. C’est gentil, ça.

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Lessons in Chemistry – S01E04 – Living Dead Things – 17/20

C’est simple, c’est efficace, ça reste un coup de cœur : la série montre que la vie peut réserve de bonnes surprises et qu’on se réinvente toujours, elle montre la résilience, elle montre la vie, tout simplement. Et efficacement, donc. C’est vraiment chouette de voir comme la simplicité de la série est une réussite. Je ne m’ennuie pas, je savoure chaque petit détail. Un régal – même si on est un peu loin du titre, en vrai.

Spoilers 

Elizabeth donne naissance à sa fille.

Your work ? She’s your job now.

Je suis bien content de replonger dans cette série deux jours seulement après les épisodes précédents. Cette série est tellement bien !

Mad

Ma critique de l’épisode précédent commençait par une partie qui s’appelait « vie de chien ». J’aurais pu la réserver pour cet épisode aussi : nous retrouvons Elizabeth alors qu’elle est en train d’accoucher. Cela faisait un moment que je n’avais plus vu d’accouchements à la télévision, mais un accouchement dans les années 50, ça a l’air encore pire que de nos jours, avec tout un tas de femmes parquées dans la même pièce.

L’accouchement en lui-même ? D’une certaine manière, on peut dire qu’il se passe bien : Elizabeth accouche d’un bébé qu’on entend pleurer. Après, c’est super triste parce que la série en profite pour nous rappeler qu’il faut payer l’anesthésie et qu’on voit bien qu’Elizabeth douille énormément. En fait, la douleur est telle qu’une infirmière finit par lui donner un anesthésiant… et qu’Elizabeth hallucine, confondant son médecin avec Calvin. Je suis si triste.

La scène est magnifique, bien sûr, mais c’est si triste. À son réveil de l’accouchement, Elizabeth est donc particulièrement énervée – après la vie, d’une part, mais aussi après l’infirmière qui a décidé de la droguer sans demander son avis. C’est ainsi que sa petite fille se retrouve à s’appeler « mad ». Je me demande ce que la VF donnera. Mad, c’est joli, ça ressemble un peu à Madeline, c’est sûr, mais le jeu de mots est excellent en VO.

Toujours est-il que Mad ne doit pas être un nom facile à porter, vu la connotation ! Il faudra que ce bébé fasse avec, car sa maman n’a pas d’autres idées de prénom. Sa mère, de toute manière, elle veut juste retourner s’occuper de son travail et ne pas rester trop longtemps à l’hôpital. De manière logique et sûrement légitime, ça fait rire une autre mère juste à côté d’elle.

On la comprend : un nouveau-né, c’est du boulot et à l’époque particulièrement, c’est un boulot à plein temps pour la maman uniquement. Et puis, Elizabeth est toute seule pour l’élever cet enfant, malheureusement. Oh, il y a bien des moments où elle imagine que Calvin est là pour calmer Mad et pour les câliner toutes les deux, mais ça ressemble surtout à une torture pour nous. Pauvre Elizabeth, j’ai tant de peine.

S’occuper d’un bébé qui pleure, c’est épuisant, mais il y a pire : il faut gérer aussi le budget (dans un bullet journal ? J’adore ce personnage !). Et c’est compliqué quand il n’y a aucun revenu et plein de dépenses. Un bébé, ça coûte cher après tout. On sent qu’elle passe un mois de septembre de merde la pauvre. Son année est passée si vite !

La maison d’à côté

Comme Mad passe son temps à pleurer, Elizabeth finit par vraiment n’en plus pouvoir. Elle se met à rêver d’avoir de l’aide et se rend donc dans la maison d’à côté où Harriet semble s’en sortir si facilement avec ses enfants ! Dans la maison d’à côté, Harriet continue de s’occuper de ses enfants. Ils comptent les jours – et les semaines – avant le retour du père à la maison. Je l’imaginais veuve, mais non : son mari est médecin et s’occupe de soldats à la guerre. Il y a du boulot… mais tout est géré impeccablement.

Ainsi, quand Elizabeth débarque avec Mad qui pleure, Harriet est la parfaite amie pour Elizabeth. Elle l’écoute, la rassure sur l’envie parfaitement normale d’avoir envie de se débarrasser de son nouveau-né et s’amuse du nom donné à Mad… Non, vraiment, c’est la bouffée d’oxygène dont Elizabeth avait besoin. Et ça nous explique pourquoi la série prenait tant de temps avec ce personnage avant. Cependant, Elizabeth a quand même besoin d’argent, et ça, Harriet n’y peut rien.

Elizabeth cherche autant qu’elle peut, mais la banque refuse de lui venir en aide, lui rappelant qu’elle peut s’estimer heureuse d’avoir récupéré la maison de Calvin parce qu’il avait eu la bonne idée de la mettre sur les papiers avant de mourir. Ben oui, vraiment une chance qui rend heureuse ! L’argent ? Elle finit par en trouver de manière un peu improbable : elle aide tous les scientifiques de son ancien boulot parce qu’ils sont tous moins bons qu’elle. Evidemment.

C’est ainsi qu’elle apprend que son ancien collègue et son ancien chef travaillent à présent sur l’ADN – autrement qu’ils travaillent sur ses recherches, celles de Calvin et les siennes. Elle débarque en furie dans le labo, mais il est trop tard : ils ont déjà reçu un prix et son nom est dans les remerciements, alors voilà, il faut qu’elle s’en contente. C’est si énervant !

Au milieu de la galère, Elizabeth a tout de même son amitié avec Harriet qui l’aide à tenir. J’aime beaucoup la relation d’amitié qui se noue entre elles : c’est juste beau de les voir être capables de se comprendre au milieu des années 50 quand tout va probablement à leur encontre. Elizabeth s’inquiète de savoir si Harriet regrette d’avoir eu des enfants, parce qu’elle a compris qu’elle avait dû mettre en pause sa carrière pour ça, et Harriet en retour lui assure qu’elle aura de bons moments avec Mad.

La conversation les mène aussi à se poser la question de la suite pour Elizabeth. Cette dernière veut continuer ses recherches pour publier enfin en son nom et réussir à intégrer le laboratoire de son choix… Mais pour ça, il lui faut refaire une partie de sa cuisine, puis imiter la voix de Fran pour récupérer du matériel en son nom. J’ai beaucoup aimé la ruse – et le montage qui suit était particulier.

La série insiste en effet pour nous faire revenir Calvin à chaque étape de la vie d’Elizabeth… Et, franchement, je comprends. Je sais pourquoi on nous met ses scènes, mais c’est frustrant cette vision du deuil : non, quand on perd quelqu’un, on ne le voit pas, on ne le retrouve pas comme ça. Oh, oui, on lui parle, je veux bien, on se fait nos conversations dans nos têtes, mais… ça me brise le cœur de voir une série comme celle-ci où le fantôme est si présent. Et puis, le dialogue entre eux est à me briser le cœur aussi ! Elizabeth demande en effet à Calvin s’il savait qu’elle l’aimait. Arf.

Charlie

Dans la maison d’à côté, Harriet reçoit une visite surprise qui la fait hurler de plaisir : son mari est enfin de retour à la maison, un peu plus tôt que prévu. Les retrouvailles sont belles, que ce soit avec Harriet ou avec sa fille. Bon, son petit garçon a un peu plus de mal à se faire à son retour, forcément. La confiance d’un enfant, ça se gagne.

C’est lors de la fête pour son retour que Charlie, le mari, rencontre Elizabeth. La fête est l’occasion de voir Elizabeth retrouver un peu le sourire quand elle entend du jazz et que tout le quartier se met à danser. J’ai forcément un peu de peine pour elle, mais j’aime trop la série pour regretter que ça lui arrive. Sans ça, l’histoire ne serait probablement pas aussi terriblement attachante. Même au milieu d’une fête comme ça, Elizabeth se met à rêver de la présence de Calvin.

Et sinon, on note qu’elle continue évidemment à cuisiner pendant tout ce temps – se concentrant à présent sur des tartes à la myrtille. Plus tard dans la semaine, elle reçoit aussi la visite de son gynécologue qui prend beaucoup trop soin d’elle. Il est sacrément chouette de lui venir en aide comme ça, même si c’est par intérêt : il souhaite qu’elle intègre son équipe d’aviron.

Tout ça mène ensuite à une des meilleures scènes de l’épisode : Elizabeth se souvient à quel point elle aime Calvin, elle en parle à Mad et imite la danse de Calvin… et hop, voilà Mad qui se met à rire. C’était si chouette. J’ai aimé voir Elizabeth se jeter sur son téléphone pour raconter ça à Harriet, en plus. Cela passait bien à l’écran, on dira.

Du côté d’Harriet, les choses ne sont plus si heureuses que ça : elle est ravie du retour de Charlie bien sûr, mais n’apprécie pas trop de voir qu’il continue de privilégier ses opportunités professionnelles à lui.

Sept ans plus tard

Sept ans plus tard, nous découvrons que Mad est devenue une petite fille un peu introvertie. Je l’aime bien, en vrai, elle a l’air toute gentille. Malheureusement, introvertie et gentille, ce n’est pas un mix parfait à l’école. Les autres enfants se moquent donc d’elle parce qu’elle aurait des chaussures de garçon et quand, en plus, la prof leur demande de faire un arbre généalogique… ça craint pour elle. Elle reçoit heureusement le soutien d’une camarade gentille avec elle.

La série surprend alors avec un twist inattendu : cette gentille camarade est Mad. Ouep. Mad est en fait généreuse, au point de donner son repas à une camarade déprimée. Cela ne convient pas du tout à Elizabeth, par contre. Dès qu’elle l’apprend, elle débarque en furie dans le bureau du père d’Amanda. Et c’est un point très important : le père d’Amanda est un producteur de télévision qui est à la recherche d’une nouvelle émission pour remplacer une grand-mère qui rend les audiences plus flasques que… non, je ne répèterai pas cette phrase de l’épisode, tout de même.

Une chose est sûre : il trouve la personne parfaite pour être maternelle mais baisable qu’il cherchait quand il voit Elizabeth débarquer avec son tupperware et ses recettes. Il se précipite après elle pour lui proposer un job qu’Elizabeth refuse aussitôt. On sait toutefois qu’elle finira par accepter.

C’est une jolie manière de montrer comment la vie peut être surprenante, en tout cas.

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