SDCC 2017 – Jour 1

Salut les sériephiles !

Non, bien sûr que non, je ne suis pas à San Diego, mais ce n’est pas grave, ça ne m’empêche pas de m’armer de Youtube et de vous partager mes trouvailles de la journée concernant le comic con le plus important de l’année. Oui, ça se fait totalement au détriment de la rédaction de mon article sur Suits, mais je me rattraperais, promis !

Bon, en vrai, comme tout le monde, j’ai vu pas mal de vidéos sur Twitter, Instagram et Snapchat, mais celles-ci sont moins pratiques à exporter. De même, on a tous vu la vidéo d’Halle Berry en train de s’enfiler une pinte de whisky pour éviter de répondre à une question, alors je n’ai pas pris la peine de la mettre ici. J’ai surtout décidé de me consacrer à ce qui m’avait franchement plu, moi, donc bienvenue au royaume de la subjectivité… et dans mon point 17 largement validé du Bingo Séries !

Côté goodies

Ce n’est pas ma partie préférée du Comic Con, mais il est indéniable qu’elle en fait partie. J’ai donc regardé cette vidéo sur les différents « jouets » de la marque Hot Toys et franchement, ça fait rêver ! Non pas au sens que j’aimerais les posséder, parce que franchement je ne saurais pas quoi en faire (et puis Emma Watson est un peu ratée), mais plutôt au sens que sur place, ça claque de tomber dessus au détour d’une allée. Déjà le Comic Con Paris nous propose des trucs sympas chaque année, mais là, il y a la masse quoi !

Dans le même genre, la vidéo de « Sideshow » nous montre des statuettes qui hurlent le réalisme. J’adore, tout simplement, je veux un Baby Groot ! *qui va finir par craquer pour la funko pop Baby Groot ?*

Les stands

Clairement, il y en a qui mettent les petits plats dans les grands de ce côté-là. J’adorerais pouvoir mettre les pieds à San Diego rien que pour me balader dans ces décors plus vrais que ceux utilisés dans les séries en question. Cette année, il y en a deux qui m’ont particulièrement plu.

D’abord, celui de The Walking Dead que j’avais déjà vu en photo hier, lorsqu’ils ont annoncé aussi que la saison 8 reprendrait le 22 octobre (le 23 chez nous, donc). Ils y sont allés à coups de figurants, histoire d’être sûr de bien plonger dans l’ambiance (encore que, des zombies, on en voit de moins en moins en vrai). Je n’ai trouvé qu’une vidéo du stand intérieur, mais il y en a aussi un à l’extérieur qui a l’air chouette (vu sur Twitter).

Dans le même genre, le stand Stranger Things m’a vendu du rêve en envoyant du lourd pâté, je vous laisse admirer par vous-même :

Trailers

Vous commencez à le savoir maintenant, je ne suis pas un féru des trailers qui sont souvent propices aux spoilers. Pourtant, le Comic Con a tendance à me prendre en traître. Comme je passe pas mal de temps à chercher des nouveautés sympas dans les vidéos, je finis toujours par tomber sur les trailers, et parfois, je regarde.

C’est ce qui s’est produit avec ce trailer Netflix un peu spécial, clairement pour promouvoir The Defenders/The Punisher, en présence de Stan Lee (excusez du peu) et en rappelant que, eh, y a quatre séries déjà dispo : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist que je n’ai toujours pas vue.

Un trailer que j’ai beaucoup hésité à regarder car j’étais sûr qu’il allait spoiler les quatre épisodes à venir est celui de Shadowhunters ! Tant pis, je l’ai fait quand même, et je ne regrette pas trop. On me promet de nombreuses larmes de Clary et surtout la bande-annonce se termine sur un gros spoiler, parce qu’il faut au moins ça pour convaincre les gens de continuer à regarder :

En vrai, j’ai vraiment bien aimé cette bande-annonce, je sens que je vais m’éclater à critiquer la fin de saison !

Les interviews

Quelques déceptions de ce côté avec des micros franchement pas au point ou des qualités vidéos à se crever un oeil à la petite cuillère. Ouais, la transition vers le casting de Fear the Walking Dead est du coup beaucoup trop facile. Ils se sont déplacés en masse, mais ça ne valait pas trop le coup aujourd’hui :

Dans le genre, j’ai préféré cette beaucoup plus courte vidéo qui nous tease un ship Troy/Nick, ça a suffi à me faire rire :

De toute évidence, ils aiment tous mettre leur main sur l’épaule d’un Frank Dillane qui a l’air totalement bourré sur l’ensemble des vidéos du jour. Je croyais que son personnage ne se droguait plus ?

 

Un autre casting à être venu en masse est celui de Shadowhunters. Ils ont réussi à se rendre encore moins intéressants que celui de FTWD en ayant la manie merveilleuse de tous parler crier en même temps tout en spoilant malgré tout ce qui sera je pense le cliffhanger de fin de saison. Merci, non merci, je n’ai pas dépassé la 4e minute de cette vidéo en 360p (et ouais, qualité médiocre jusque dans les interviews du Comic Con !) :

 

Et voilà, c’est tout pour moi pour aujourd’hui… enfin pour hier, parce que je vais publier cet article de bon matin demain !  Je vous souhaite donc une bonne journée et on se retrouve très vite (je vais essayer d’en publier un autre demain, mais j’ai un vendredi  et samedi chargés, alors ça attendra peut-être un peu plus).

EDIT : ou peut-être pas. La partie 2 de ce premier jour est dispo par ici !

Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Saison 1 | Saison 2

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Saison 1 | Saison 2

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

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EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

Saison 1 | Saison 2

Daredevil – Saison 2

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Avis: Daredevil revient dans une seconde saison qui commence in media res avec une bonne scène d’action qui remet tout de suite dans le contexte, exactement comme en saison 1. Cette année, les bandes-annonces ont largement annoncé que Matt sera confronté au Punisher et aux retrouvailles avec Elektra, ce qui en indiquait trop puisque celle-ci n’arrive pas immédiatement dans la saison. Cela dit, il est vrai qu’elle déchire tout, et lui aussi. Pour des guest-stars, c’est presque dérangeant, car ils sont plus intéressants que les personnages principaux (sans surprise).

La première moitié de saison n’en est pas moins excellente, enchaînant de très bons épisodes. C’est un peu plus inégal sur la  seconde partie, qui propose des épisodes parfois plus faibles. De manière générale, la série revient en forme et est meilleure que l’an dernier, de très loin en qui me concerne. Sur le plan technique, même inégalité: des mouvements de caméra fluides et osés souvent, avec des travellings époustouflants pendant des scènes de combats, côtoient régulièrement des faux raccords grossiers. Je ne m’attache pas forcément à ce genre de choses quand l’histoire est bonne, mais certains étaient vraiment dérangeant.

Enfin, un défaut de cette saison est à mon sens de trop séparer ses personnages principaux (attention, on entre dans le gros des spoilers cette fois). Matt a son intrigue de son côté avec Elektra (qui lui vole totalement la vedette), Karen la sienne avec Franck et Foggy navigue en eau libre, un coup avec Claire, un coup en s’occupant de sa carrière. Cette séparation est voulue, avec notamment la dissolution du cabinet, mais c’est dommage car cela plombe par moment la série de les voir chacun de leur côté mais sans interaction entre eux. Chaque personnage évolue de son côté, et j’aurais aimé de meilleures retrouvailles sur la fin de saison, car seule Karen fait encore le lien entre Foggy et Matt. Du coup, c’est quelque chose sur lequel les scénaristes reviendront j’espère en saison 3.

Bon en tout cas, une saison que je conseille et qui est à dévorer en attendant impatiemment et désespérément la 3 !

Note finale de la saison : 15/20
Jeu pour un Marathon.
Shop : ici.

01.jpgÉpisode 1 – Bang – 16/20
« You’re a lot of things. Bulletproof is not one of them. »

Belle première scène qui montre à quel point Matt maîtrise sa carrière de justicier, suivi d’un post-générique qui rétablit sa relation avec Foggy et sert de résumé de la saison 1 pour se remettre dedans. C’est honteux, mais j’aurais bien aimé un Previously on quand même, j’ai un peu de mal à me souvenir de certains points de la saison 1 et ça aurait été plus efficace avec des images. Ce premier épisode est sympa pour ses scènes d’action et les retrouvailles entre les trois acolytes, mais il traîne déjà en terme d’intrigue et de mise en place, surtout que les bandes-annonces largement diffusées en ont trop… annoncé. Je savais que je n’aurais pas dû les regarder. Foggy me fait rire et se voit confier de belles scènes dans le bar. Belle montée d’adrénaline aussi autour de l’arrivée de celui qu’on sait être le Punisher, qui reinstaure Karen en badass et offre un premier combat entre Daredevil et Punisher, qui lui a le mérite d’être rapidement amené. Bon, allez, un retour maîtrisé en somme.

02Épisode 2 – Dogs To a Gunfight – 14/20
« They call him The Punisher. »

L’épisode débute presque par la District Attorney de l’épisode 13 de Jessica Jones, crossover sympa entre les deux séries, qui l’inscrit bien dans le même univers. L’épisode nous présente un Matt sacrément affaibli, toujours aussi crédible et bien joué. L’introduction de Punisher traîne depuis l’épisode précédent et est enfin terminée, on sent bien qu’il va nous faire toute la saison, parce que c’est un bon ce Punisher. Les doutes de Karen constitue une sous-intrigue intéressante, mais il va pas falloir que ça traîne trop. Enfin, je ne peux pas m’empêcher de relever que… Ils m’avaient vendu Elektra et maintenant je suis obligé de voir le 3e épisode quoi. Espoir brisé.

03.jpgÉpisode 3 – New York’s Finest – 18/20
« Only I do the one thing that you can’t, you hit them and they get back up, I hit them and they stay down. It’s permanent. »

Intro un peu étrange et sanglante, qui amène sympathiquement à ma confrontation dialoguée entre Punisher et Daredevil. Beau retour de Claire dans un plan en traveling assez compliqué, qui ne fait que rendre plus génial son retour. J’aime beaucoup ce que devient le personnage de Foggy dans ces trois épisodes, alors que je ne le supportais pas l’an dernier, c’est cool. Savoir le secret de Matt semble lui donner des ailes et devenir bien plus intéressant, en plus de son rôle de faire-valoir comique. En revanche, peu de changement du côté de Karen, qui continue à être un love interest assez effacé, une victime potentielle et malgré tout ça, le vrai cerveau du cabinet d’avocats (ouf, on frôlait l’antiféminisme sur ce coup-là). De leur côté, la dispute entre Punisher et Daredevil est bien écrite et permet de voir assez bien leur deux philosophies de vie contradictoire et les origines de la discorde. Les dix dernières minutes de l’épisode constituent de magnifiques scènes de combats, tournés dans des mouvements de caméra fluides et magistraux sur de longs plans séquences juste aberrants. Déjà en saison 1 la dimension artistique des scènes d’action était frappante, mais j’y trouve une progression dans cette saison 2 qui tarde beaucoup trop à introduire Elektra. Comment je me répète…

04Épisode 4 – Penny and Dime – 13/20
« Keep going like this, you might end happy »

Un début d’épisode qui s’éloigne un peu de nos protagonistes principaux pour mieux y revenir dans un plan sympa révélant la présence du Punisher ? Je dis oui. Le reste de l’épisode est moins prenant malheureusement, le rythme ralentit un peu sur ce quatrième épisode où Karen, une fois de plus, prend un peu trop d’initiatives pour son propre bien. Le Punisher badass des trois épisodes précédents est mis à mal maintenant qu’on le voit être torturé et craqué pour ne pas voir le chien mourir. C’est intéressant d’approfondir encore le côté humain du personnage, travail déjà entamé dans l’épisode précédent. Tout n’est plus blanc ou noir dans la série, un schéma dont je n’arrivais pas à me détacher en saison 1 (méchant/gentil) malgré tous leurs efforts dans ce sens pour humaniser Fisk (je continuais à le voir comme le méchant et c’est tout). Ouais bon, la saison 1 n’a pas marché pour moi de toute manière, je préfère largement celle-ci, même si certains de ses « défauts » (que beaucoup appellent qualité) ressortent. Dans cet épisode notamment, le long monologue du Punisher à Dardevil à un quart d’heure de la fin en est un bon exemple ; porte de sortie du personnage sur laquelle je suis mitigé. Il reviendra avant la fin de saison, c’est évident. La scène finale entre Matt et Karen est tellement attendue, tellement artistique, tellement érotisée que je leur padonne presque cet épisode longuet. De toute manière, tout ce que j’en retiens, c’est ce baiser. Et l’arrivée d’Elektra du coup hyper-méga prévisible. Oui, ça appelait ce néologisme. Oui, je ne suis jamais content. Oui, j’ai enchaîné aussitôt sur l’épisode 5, évidemment.

05Épisode 5 – Kinbaku – 17/20
« Would you believe me if I say I missed you? »

L’épisode commence par un nouveau flashback où Elektra apparaît évidemment déjà extrêmement badass. La bande-annonce avait le mérite de ne pas mentir là-dessus : elle est génialissime. Donnez-lui sa série, je suis amoureux, et même amoureux de son accent français sublimé par je-ne-sais-quel-miracle en un accent qui ne sonne pas français (après une rapide recherche Google, miracle résolue : « J’ai travaillé avec une coach sur la phonétique et le placement de la langue. » Évidemment). En une scène, elle impose sa présence comme une évidence – plus encore que le Punisher qui l’avait déjà fait. Et en plus, elle est sassy, c’est parfait. L’alchimie entre les deux acteurs est parfaite – plus palpable que celle que Matt a avec Karen d’ailleurs. J’ai adoré les nombreux flashbacks autour de leur relation du coup, même si j’avais espoir que certains plans déjà vus en bande-annonce fassent partie du présent, pas du passé. Puisqu’il faut bien parler du reste de l’épisode, le rencard de l’angoisse entre Karen et Matt était sympa, mais on dirait que les scénaristes font tout pour nous donner envie de NE PAS les voir ensemble. Le parallèle avec les manipulations d’Elektra est violent : d’un côté, on a une relation malsaine qui fonctionne à fond, de l’autre, une relation bénéfique qui se prend les pieds à toutes les étapes du chemin. Non, définitivement, je reste du côté d’Elektra (je suis faible), qui parvient en plus largement à combler l’absence du Punisher de cet épisode, alors qu’il s’était un peu imposé comme incontournable jusqu’ici. Cela dit, il est vrai que les flash-backs permettent de comprendre l’intérêt de Matt pour Karen aujourd’hui, relation plus simple et saine. Il faut souligner enfin le brio des crossovers dans cet épisode, entre le Roxxon d’Agent Carter et la référence discrète à Jessica Jones.

06.jpgÉpisode 6 – Regrets Only – 18/20
« We’re uh… not labelling it. »

Elektra continue de l’appeler Matthew, et elle est badass, et elle a faim. La relation entre eux est géniale et j’aime le compte à rebours qui se met en place dans la manière dont il ne parle pas d’Elektra à Foggy et surtout Karen. Culpabiliserait-il le petit ? Y a plus qu’à attendre que ça lui pète à la gueule, c’est parfait. À l’inverse, l’ultimatum qu’il met à Elektra n’est pas trop génial et absolument pas crédible dès le retour. Le retour de Franck est bien amené et plutôt chouette, dans sa manière qu’il a de réclamer Karen. En revanche, ce pauvre Foggy s’en prend à nouveau plein la tronche comme en saison 1 dans cet épisode, c’est dommage vu son évolution dans les épisodes de reprise. Enfin bon, comme pour le précédent, Elektra volé ma vedette et est de très loin la star de l’épisode. « Same time tomorrow Matthew ? » est une brillante réplique pour mettre un terme au faux compte à rebours vers son départ de la série. Ce sera difficile de la voir partir, peu importe la manière dont ils décident de s’en débarrasser (il y a le choix vu ses allers-retours dans le Comic). Ce sera surtout difficile de combler son absence après des épisodes comme ça.

07.jpgÉpisode 7 – Semper Fidelis – 15/20
« Elektra is not the problem, Matt, you are. »

L’épisode s’ouvre comme une pause (et transition) de milieu de saison avec le début du procès de Franck/Punisher et le volontaire flou sur sa culpabilité réelle (est-il ou non un criminel ?). Ce n’est finalement pas le cas, et tant mieux: la division en deux intrigues continuait jusqu’à cet épisode. D’un côté, nous suivons donc Karen et Foggy tentant de défendre Franck, de l’autre, Matt et Elektra qui continuent leur mission parallèle contre les Yakuzas. L’épisode sert donc principalement de moment transitoire, dans l’attente de la confrontation des deux intrigues, ce qui n’a rien de bien surprenant en terme de construction (surtout chez Netflix) et qui fonctionne plutôt pas mal ici. En effet, quand Matt débarque en retard au procès, les deux storylines se confrontent enfin et il est bien forcé d’avouer à Foggy qu’il travaille avec Elektra depuis tout ce temps, Elektra qui signe une nouvelle preuve de sa folie en s’en prenant à un témoin qui est du coup décrédibilisé en tant que tel. Jolis twists qui montent la tension d’un épisode un peu faible, également avec la confrontation entre Matt et Karen, cette dernière se plaçant du côté du Punisher et non du côté du code de Daredevil qui est de ne pas tuer, même les criminels. Cliffhanger sympathique également.

08.jpgÉpisode 8 – Guilty as Sin – 18/20
« This is who I am. Do you still want me ? »

Oh putain, l’épisode commence par une défaite de Daredevil et Elektra très malvenue, avec quand même un énorme coup de sabre en plein ventre et une course poursuite qui continue même après l’arrivée mystérieuse de leur sauveur. Sauveur bien connu et qui apporte les explications nécessaires pour la mythologie de la série et pour expliquer l’intrigue de la saison, dans un monologue un tout petit peu trop deus ex machina pour être pleinement satisfaisant. La révélation sur Elektra est toutefois satisfaisante, car juste assez WTF? pour être crédible, surtout qu’elle implique une remise en question de l’ensemble de la relation entre les personnages, moment parfait pour l’arrivée de Karen. La tension ne retombe pas non plus du côté du procès, car l’on veut évidemment savoir le sort du Punisher, et ce procès est écrit d’une main de maître pour nous faire croire que c’est bon quand ça ne l’est évidemment pas. Cette pauvre Elektra est totalement perdue, comme prévu, puisqu’elle se débarasse de Stick sans parvenir à rester pour autant du côté des « gentils » en tuant un gamin. Double retournements assez classiques dans les histoires de rédemption, mais rondement mené dans cet épisode qui s’achève sur un Matt très affaibli et un Punisher incarcéré avec Fisk, une révélation presque trop évidente qui est hyper frustrante: j’aurais dû le voir venir beaucoup plus tôt !

09.jpgÉpisode 9 – Seven Minutes in Heaven – 14/20
« Wait. You’re dead? »
« There is no such things. »

L’épisode est desservi par la révélation finale de l’épisode précédent et revient sur l’incarcération de Fisk, suivant le même schéma que celle du Punisher à laquelle on vient d’assister (soyons francs, ces épisodes s’enchaînent trop bien). Il faut une dizaine de minutes à cet épisode d’une heure pour revenir, en flashback, sur ce qui est arrivé à Fisk depuis que nous l’avons quitté jusqu’à l’arrivée de Franck en prison, pour enfin obtenir la récompense du générique et revenir sur le sort de Matt et Elektra, décidémment tous les deux en (très) sale état. Maintenant qu’elle lui a renvoyé l’ascenseur en le sauvant, Matt peut se permettre de dégager Elektra qui n’a vraiment pas les mêmes priorités que lui, car lui ne tue pas les gamins. Frustration. Donnez une série à Elodie Yung (je me répète à nouveau). L’épisode poursuit sur des notes plus classiques par la suite, qui après autant d’épisodes paraissent comme de longues minutes. La qualité y est, mais l’ensemble sert surtout d’attente en approchant du final, ce qui semble confirmé par la scène extrêmement glauque et sanglante de Franck par exemple, scène suivie d’une jouissive raclée de Fisk. L’épisode se termine sur un échange plus ou moins mystérieux selon votre connaissance des comics, et l’annonce d’une inexistence de la mort. Affaire à suivre, mais cet épisode retombe comme un soufflet après le précédent qui était exceptionnellement bon.

10Épisode 10 – The Man in the Box – 15/20
« Wow Matt, I really have not miss you at all. »

10 heures plus tard et on a enfin les retrouvailles entre Matt et Claire, ce qui commence à faire beaucoup de love interests pour le petit Murdock, tellement occupé qu’il en avait oublié que le Punisher n’était pas du genre à rester en cage. Heureusement, il est perspicace. La détresse de la DA était sacrément bien jouée et j’étais dégoûté de la voir mourir, car je l’aurais bien retrouvée une nouvelle fois dans Jessica Jones. Vraiment dommage comme conclusion pour ce personnage, mais cela relance dans la série et rappelle que personne n’est jamais vraiment totalement en sécurité à Hell’s kitchen. La confrontation entre Fisk et Matt était inévitable et relançait à son tour la tension dramatique (et physique, pauvre avocat qui s’en prend plein la gueule sans que personne ne bouge). Je ne voudrais pas faire une fixette (si), mais Elektra manque déjà à la série, j’espère vraiment qu’on va la retrouver rapidement en compagnie de Matthew, même si sa scène en français avec Luc-de-Brothers-and-Sisters était génialissime ; presqu’autant que les scènes entre Matt et Claire, pourtant déjà bien rôdé à l’exercice. Bon, la différence c’est qu’Elektra et Jacques ont droit à un bon combat bien chorégraphié qui s’achève sur la révélation du commanditaire de ce dernier. Autre rebondissement intéressant lorsqu’on découvre que Franck n’y est pour rien dans ses fusillades et que Karen se retrouve une nouvelle fois écrasée sous l’un des acteurs principaux. Dure vie d’actrice. Dernier twist de l’épisode à l’hôpital enfin, avec les enfants cinglés et la fuite de Claire. Cette fois, c’est sûr, les intrigues se sont rejointes et… C’est la merde les amis !

11.jpgÉpisode 11 – .380 – 15/20
« Great, lying to the cops, smart, Karen. »

Wow. Une première scène scotchante dans l’hôpital, où Daredevil sauve Claire de justesse, mais pas Lisa, ni tout un tas de figurants. Karen continue sur sa lancée de mener l’enquête seule, une constante chez elle cette année. Il est intéressant de voir son rapprochement avec Franck, malgré la distance forcée, et son éloignement de Matt, malgré la promiscuité constante. Le développement de son personnage sur toute cette saison est intéressant parce qu’elle devient vraiment beaucoup plus badass qu’en saison 1, tout en restant malgré elle la demoiselle en danger nécessaire dans ce type de série (oui, je sais, c’est pas très féministe, mais c’est tristement le cas). Bon, je parle de distance forcée, mais cet épisode les rapproche comme jamais et se concentre sur la dynamique de leur duo, ce qui est une franche réussite de la saison, amené progressivement et discrètement. L’autre duo agréable à retrouver est celui de Franck/Matt, dans un combat rondement chorégraphié et mené. La conclusion de l’épisode en remonte le niveau, proposant de bien jolies fins aux storylines de Karen, Foggy et Claire, et une arrivée toujours aussi badass et transperçante d’Elektra enfin équipée de ses armes du côté de Stick. Ce pauvre Matt est laissé avec un blessé baveux arrivant à peine à communiquer, c’est beau.

12.jpgÉpisode 12 – The Dark at the End of the Tunnel – 16/20
« When it’s come to killing I’ve always been better. »

Mini-Elektra est tout aussi cute que la grande et mon dieu, le léger aperçu qu’on a de son enfance explique largement sa folie devenue adulte… Mais qu’est-ce que je l’adore adulte. L’épisode poursuit la saison dans l’inégalité qui caractérise sa seconde partie, avec de très bonnes choses et de moins bonnes. Karen gère dans son rôle, Stick me saoule. Je trouve Foggy un peu trop délaissé après sa fulgurance de début de saison, j’adore la folie d’Elektra. Grosso modo. Rien de nouveau à ce stade, mais oh mon dieu les révélations autour de Black Sky, je ne veux pas que ça se termine mal pour Elektra (je sais c’est idiot avec ce personnage). La saison approche de sa conclusion et ça se sent, notamment dans cette dernière réplique.

13Épisode 13 – A Cold Day in Hell’s Kitchen – 18/20
« Not alone. We do it together. »

Mon dieu, ce stress qui monte lors de la scène sur le toit entre Matthew et Elektra. Ce moment où tu bugues parce que tu sais qu’Elektra a tendance à vraiment mal terminé. L’introduction de cet épisode final est donc une vraie réussite, sans surprise. Surprise en revanche du côté de ce nouveau cliffhanger avec Jessica Jones, le MCU (Marvel Cinematic Universe) n’a vraiment plus aucune limite, déjà que les journaux n’arrêtent pas de faire des clins d’oeil aux Avengers… Au-delà de ça, cet épisode ne laisse que peu de répit pour respirer dans ses nombreuses scènes d’action et avancées. Quand Karen comprendra-t-elle que Dardevil est Matt? Combien de ninjas mettront-ils K.O? Et quel beau costume pour Elektra… Jolies retrouvailles des intrigues et des personnages autour du même building, sans surprise et un peu tiré par les cheveux pour Foggy. La déclaration d’amour de Matt à Elektra… si vous ne vous en doutiez pas déjà, ça m’a ravi comme jamais et terrifié en même temps, car ça se saurait si les super-héros étaient faits pour rester heureux. C’était donc le dernier panneau d’alerte sur la mort clairement évidente d’Elektra. Inévitablement, elle se fait donc transpercer par sa propre arme quelques instants plus tard après une autre incroyable scène de combats. Ils auraient pu laisser Matt tuer son rival, j’ai peu aimé cette vengeance de Stick. Et l’enterrement… Je refuse d’y croire du coup, on n’a pas vraiment vu son corps, on n’a pas entendu Matt écouter l’arrêt de son coeur. Allez, dites que je suis dans le déni, mais c’est Marvel, je vais garder espoir. Une saison 3 sans le cabinet et sans elle… Ce sera bien plat désormais. Idem pour le Punisher qui décide de s’éclipser après de dernières balles bien placées. Oh que ce final laisse un goût d’amertume et de tristesse… Même la voix de Karen et son « Welcome home » n’y change plus rien, mais putain « I’m Daredevil ». Et Elektra, ce cadavre le plus sexy du monde… Je prie pour un retour en force en saison 3. Purée que ça va être une longue année d’attente…

Marathon Daredevil (EN)

Daredevil’s second season was released yesterday so it’s almost too late for this article, but here’s a list to add fun to your Marathon. You can use it to test your memory or better yet as a drinking game 😉

No spoiler, you just have to have fun with it !

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Season 1

1. Matt is half naked.
2. Foggy is worry about Matt(‘s health).
3. Karen is screaming (including screaming at someone). That’s basically why she’s here in the first place.
4. Claire is healing someone (especially an half naked Matt).
5. A priest is talking.
6. Fisk is thinking or talking about his past.
7. Dardevil is knocking out someone (even though he’s not Daredevil yet).
8. A corpse is seen on-screen.
9. You can hear a gunshot (or a crossfire).
10. You can see someone smoking on screen.

Season 2

1. Matt is half naked again.
2. Foggy is sweating a lot (and you can see it).
3. Karen is screaming (including screaming at someone).
4. Someone says « Punisher ».
5. Elektra has her mask on.
6. Someone says « shit » (basically, every good TV show nowadays uses that word a lot so it’s fitting for a lot of shows).
7. Dardevil is knocking out someone.
8. A corpse is seen on-screen.
9. You can hear a gunshot (or a crossfire).
10. You can see an « Exit » signal on screen (that’s a viscous one, good luck).

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