Percy Jackson and the Olympians (S02)

On en était où ?

Aucun souvenir… Heureusement, il y a un résumé en début d’épisode pour me rappeler que Luke a trahi Percy (et le reste de la Colonie), que Grover est devenu officiellement un guide parti à la recherche de Pan ou qu’Annabeth avait une histoire avec Thalia, sa meilleure amie transformée en arbre après avoir sauvé Luke. Pfiou. Il faut toujours que je relise les livres pour y comprendre quelque chose finalement.

Saison 1

Ce que j’en attends

Il faut bien le reconnaître : pas grand-chose. Je continue parce que j’ai regardé la saison 1 et que théoriquement, j’aime bien les romans jeunesse et leurs adaptations – faut croire que je n’ai jamais vraiment grandi, ou alors c’est juste du travail déguisé parce qu’après tout, je suis professeur de français et c’est bien pratique de connaître des adaptations de romans jeunesse. En plus, la saison 3 est déjà commandée et annoncée par Disney + !

En pratique, la saison 1 était une déception. S’il y avait de bonnes idées et que le matériel de base est génial, j’ai trouvé que le scénario de l’adaptation était à s’arracher des cheveux, avec l’impression qu’il manquait des pans entiers des épisodes parfois (j’ai souvenir de cette scène où ils sont enfermés dans un camion et qu’ils se retrouvent ensuite dans la rue, avec juste une réplique pour expliquer ce qu’il s’est passé… alors qu’on aurait tous aimé avoir la scène d’action ?). Cela dit, qui sait, peut-être qu’ils peuvent s’améliorer ?

Autrement, je commence cette saison 2 avec quelques jours de retard et une laryngite qui m’empêche de parler ou de sortir de chez moi. À mon sens, c’est l’occasion parfaite pour commencer une nouvelle saison, parce que ce n’est pas comme si je pouvais faire grand-chose de plus entre les quintes de toux et la fatigue. On va dire que c’est un avant-goût des vacances et être heureux : pour une fois que je suis malade AVANT, je vais peut-être réussir à les passer sans être malade ?

Note moyenne de la saison : 14/20

Wicked For Good : sont-elles enfin sans limite ?

Salut les sériephiles,

Oui, je suis de retour sur ce format d’article pour vous faire part de mon avis sur Wicked For Good que j’ai eu la chance de voir en avant-première hier soir. For Good, deuxième et dernier volet de l’adaptation de Wicked, ne se contente pas de prolonger l’histoire amorcée dans la première partie : il change de ton et prend des airs bien plus graves. Plus qu’un simple “acte 2”, c’est un film qui tient seul, porté par des choix de mise en scène affirmés et un attachement franchement viscéral à ses deux héroïnes de la part du réalisateur. Dit autrement, c’est un pari réussi.

Je suis content d’avoir évité la bande-annonce parce qu’elle en montre beaucoup trop. Même en avant-première, UGC n’a pas résisté à la projeter juste avant. Et c’est dommage. Ce film mérite qu’on le découvre à son rythme, sans avoir déjà vu certains de ses moments clés isolés hors contexte. Mais bon, mon combat contre les bandes-annonces n’a rien de nouveau et est apparemment perdu d’avance…

Voir aussi :

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles, Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné. Un univers visuel enchanteur Dès les premières minutes, Wicked transporte…

Une tonalité plus grave, des choix plus maîtrisés

Dès ses premières images, For Good est marquant par un choix graphique irréprochable. Le parallèle s’établit rapidement avec le premier et on plonge dans ce second volet en s’éloignant progressivement de la flamboyance chorégraphiée du premier opus (même si on a encore une pub de la MAAF pour Glinda en début de film). Les couleurs se font plus ternes dans la première demi-heure, les cadres plus étroits, les silences plus lourds. Le film abandonne progressivement les grands numéros collectifs pour se recentrer sur l’intime, sur les tensions, sur les regards. Et il y a même un moment où Glinda tourne littéralement le dos à un gros numéro collectif.

C’est un virage assumé, et parfaitement cohérent avec l’évolution de l’histoire : Elphaba est complètement isolée et on sent le poids de sa solitude. À l’inverse, Glinda est mal entourée, et ça se sent aussi, ça l’isole. Je regrette que la chronologie soit parfois un peu confuse, car le temps passe bien durant ce film, c’est sûr, mais on ne sait pas exactement combien de temps tout ça prend. L’insouciance a laissé place au conflit, à la douleur, à la solitude.

En ajoutant les photos à l’article, je me rends compte que je ne parle dans ma critique des looks des personnages, et wow, ces tenues sont sublimes à chaque fois, c’est dingue !

Un duo toujours aussi fort, avec un basculement subtil

Cynthia Erivo est, encore une fois, magistrale dans le rôle d’Elphaba. Ce qui me frappe particulièrement ici, par contre, c’est à quel point Glinda devient peu à peu le centre émotionnel du récit. C’est mon point de vue, ce ne sera pas forcément celui de tout le monde, mais pour moi, elle est clairement le point d’ancrage de ce film. C’est sur elle qu’on se concentre et, bon, le titre est sur fond rose pour ce film, là où il était sur fond vert pour le premier… Ce n’est pas un hasard. C’est parfois un peu frustrant car Elphaba est supposée être l’héroïne (et elle le reste hein) et elle manque dans plusieurs scènes…

Cela dit, Ariana Grande livre une performance étonnamment nuancée qui fait que je ne peux qu’être content qu’on s’attarde autant sur son personnage et son évolution. Là où elle brillait par son humour dans le premier film, elle impressionne ici par son intensité silencieuse et le drame qu’elle peut très bien faire passer. Son regard suffit à exprimer la trahison, la blessure et l’évolution de son personnage. C’est le type de jeu qu’on ne s’attend pas forcément à voir dans une adaptation musicale à grand spectacle et c’est exactement ce qui rend ce For Good si particulier. Et puis, elle n’est pas actrice à l’origine ! Pourquoi elle a du talent à la fois dans le comique et le drame, franchement ? Certes, elle est aidée par ses collègues tout aussi géniaux, mais wow, elle m’a transporté tout le film !

Si c’est bien la relation entre Elphaba et Glinda qui est au cœur de tout, Glinda me paraît être celle qui évolue le plus et le mieux. La relation avec Elphaba donne toutefois tout son sens au titre du film ; For Good, en clin d’œil à la chanson phare de la comédie musicale, et donc aussi à la trace que laisse une rencontre, une amitié, dans une vie. Les jeux de regards des deux héroïnes justifient vraiment le passage sur grand écran. Et puis cette amitié pleine d’amour est tellement crédible, l’alchimie entre elles crève l’écran ! C’est magnifique quand les voix fusionnent dans For Good.

Des chansons plus discrètes mais habilement réinventées

Puisqu’on en parle, je m’y attendais, mais vraiment, les chansons du deuxième acte sont moins percutantes que celles du premier. Ce serait franchement injuste de s’arrêter à ça : les chansons du premier volet sont bien plus connues et cultes que celles de la deuxième partie, mais eh, il y a de très belles pépites aussi dans ce film (j’ai particulièrement hâte de réentendre les chansons plus percutantes d’Elphaba, particulièrement No Good Deed, qui est d’une puissance vocale impressionnante).

La force de ce deuxième opus, c’est d’avoir su transformer cette faiblesse apparente en opportunité. Les morceaux sont revisités, certains moments réorchestrés, et les échos avec la première partie pensés avec finesse. Le film travaille dans le détail, dans l’émotion et offre parfois des surprises bienvenues. Malgré tout, j’ai parfois trouvé que certains effets visuels (notamment les jeux de miroirs sur la chanson d’Ariana Grande seule dans son palais à parler de bulle zzz) s’autorisaient un peu trop de clinquant. C’est dommage de vouloir se prendre autant au sérieux dans la réalisation, ce n’était pas utile, ça m’a sorti de l’émotion de la chanson (mais c’est aussi la chanson qui m’a le moins convaincu). Le film n’a pas toujours besoin de se contempler dans sa propre mise en scène pour émouvoir — et il est plus fort quand il se retient… No Good Deeds, donc.

Bref, c’est vraiment pour aller chercher de quoi chipoter dans les détails ; autant vous dire que j’attends la bande originale avec impatience. Vendredi ne viendra jamais assez vite.

Nessa, et l’ombre des personnages sacrifiés

Il y a un personnage que j’attendais tout particulièrement dans cette seconde partie : Nessarose. J’ai particulièrement accroché à son intrigue dans la première partie et je savais bien vers quoi on se dirigeait ici. J’avais espoir qu’elle soit davantage développée, et ça a été un peu le cas. Je vais un tout petit peu spoilé dans ce paragraphe, attention. Malheureusement, comme dans la première partie, son arc est précipité. C’est le problème des personnages secondaires, je suppose. Son basculement dans la colère et la solitude se fait plus entre les films que dans ce second film, alors que ça aurait pu être bouleversant de le voir porté à l’écran. C’est trop rapide. Elle devient « méchante » parce que l’histoire le réclame, mais sans qu’on ait vraiment eu le temps de voir son monde s’effondrer.

Et c’est bien dommage, car Nessa aurait pu porter, à elle seule, un récit parallèle : celui d’une femme invisible, exclue, abandonnée. Le film ne lui accorde pas cette place. Et ça me frustre, parce que beaucoup se joue dans la suggestion. Ce n’est pas la seule et heureusement que les acteurs sont excellents pour faire sentir tout ce qui n’est pas montré ! Ce traitement condensé touche ainsi à peu près tous les personnages secondaires, et certains n’ont même pas vraiment de fin (les amis de Glinda par exemple). C’est un effet sans doute inévitable dans une adaptation limitée à deux films, mais qui donne envie d’imaginer ce qu’une trilogie aurait pu proposer. Oui, oui, une trilogie.

Je ne suis quand même pas le seul à être frustré, si ? Quand je pense que certains disaient que c’était idiot de faire deux films et qu’il n’en aurait fallu qu’un !

Comme dans la première partie, on ressent ainsi les contraintes de l’adaptation. Deux films, un univers riche, de l’inclusion (tiens, d’ailleurs, il y a une petite retouche dans l’histoire de Nessa ; ça fonctionne), des enjeux multiples ; il faut inévitablement faire des choix. Certes, For Good choisit très bien, mais on sent que certains fils narratifs, notamment autour du Magicien d’Oz, auraient mérité plus d’espace. Tout est suggéré en ce qui concerne l’œuvre originale, jamais vraiment exploré. Le film préfère rester focalisé sur ses deux héroïnes, et c’est un choix cohérent, fidèle au musical et au roman.

Fiyero n’est pas le personnage le plus subtil du grand écran, mais qu’est-ce qu’il fonctionne bien aussi dans les choix qu’il doit prendre en cours de film !

Mais j’avoue : j’aurais rêvé d’une troisième partie qui laisse le temps d’adapter aussi Le Magicien d’Oz en parallèle, en nous montrant le périple de Dorothy aussi. Oui, je suis gourmand, mais c’est un peu frustrant par moment. Et puis, je n’en parle presque pas, mais Jonathan Bailey est grandiose aussi et j’aurais tellement aimé l’avoir plus longtemps sur grand écran (là aussi, c’est gourmand, après tout, il a une scène un brin dénudé, c’est déjà bien, que demande le peuple ?).

Et la fin ?

Sans rien dévoiler, le dernier acte est parfaitement mené. L’émotion monte doucement, sans excès, jusqu’à un dernier plan qui m’a tellement plu. Tout est là : ce qu’on ne dit pas, ce qu’on espère, ce qu’on perd. C’est dans ces moments silencieux que For Good devient un grand film, et après un quart d’heures très vif et riche en révélations, la toute fin accomplit ce que le film visait. C’est fluide, ça semble se faire sans effort et c’est en grande partie pour ça que je considère que le film tourne surtout autour de Glinda. Il manque peut-être une réplique, dans le premier, sur son personnage et sa difficulté à faire de la magie parce que tout a toujours été simple dans sa vie, mais c’est un détail que la performance des actrices balaie sans mal.

J’adore aussi tout le message politique que l’on peut tirer de l’œuvre. Non seulement la réécriture d’Oz fonctionne, mais en plus, il est question de la perception du public, de la manipulation des masses et de la nécessité d’un grand méchant en commun… Des questions qui sont très au goût du jour, je pense. La résolution est d’ailleurs un brin trop simpliste, mais ça fait du bien aussi d’avoir un bout d’happy end dans une fin forte en émotion que je ne peux pas qualifier d’happy end. Comme j’aime les fins tristes et pas trop joyeuses, je suis servi. Mais à nouveau, j’en dis déjà trop, je ne veux rien spoiler si vous ne l’avez pas vu !

En bref, For Good est une suite qui prend des risques et qui mérite d’être plus applaudi que ce que j’ai pu entendre en fin de film hier. Certes, cette deuxième partie est moins flamboyante, plus émotionnelle, plus lente parfois, mais aussi plus profonde. Là où certaines critiques la trouvent en demi-teinte, je la trouve plus mature, plus forte, plus marquante que le premier film. C’est fluide tout du long, comme pour le premier, mais les enjeux y sont plus forts et les révélations finales bien plus marquantes que dans le premier film où on savait bien ce qu’on venait voir (c’est dans le titre, quoi). J’aime qu’on ne réduise jamais à des archétypes les deux héroïnes et que le film parle d’amitié, de différence, de choix. Et malgré les frustrations, malgré les scènes un peu rushées ou certains effets de style qui se prennent trop au sérieux, cette adaptation réussit quelque chose d’essentiel : elle touche vraiment, elle est marquante. Son esthétique est folle et donne envie d’aller vivre à Oz, malgré les machinations politiques.

Allez le (re)voir.

Je n’ai pas honte de le dire : oui, j’ai déjà envie de le revoir et surtout de réécouter la BO. La conclusion de cet article est du coup bien trop facile, vous allez voir, et un peu spoiler si vous ne connaissez pas le spectacle ou n’avez pas encore vu le film, mais eh, je n’y résiste pas : le film, comme la chanson dont il tire son nom, parle de la façon dont certaines personnes changent nos vies “for good”. C’est culte quand le duo le chante dans le spectacle. Ce film, en y ajoutant une brillante adaptation de comédie musicale que je reverrai plein de fois, il change un peu ma vie aussi. For good.

Marvel Zombies – S01E04 – 11/20

La conclusion de cette mini-série ne peut évidemment pas venir résoudre tous les nombreux problèmes évoqués précédemment. Si je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, il faut bien avouer que le scénario m’a laissé perplexe quasiment tout du long. C’est une série qui avait un potentiel énorme mais qui est complètement foirée du point de vue du scénario, au moins pour moi. Je n’ai accroché ni à l’intrigue, ni aux personnages. Je me suis raccroché aux belles scènes de combats et d’actions, ça me permet de me rappeler que l’ambiance des Marvel me manque en ce moment…

Spoilers 

Il est temps d’en finir.

We were meant to be here to end this together.

Nos héros sont pourchassés dans l’espace par ceux qu’ils pensaient être capables de les aider et qui veulent désormais les anéantir. Ils les font se crasher, mais par chance, ils sont sauvés de justesse par des portails venus de Kamar-Taj. Oui, oui, tout est lié : Kamala rencontre enfin Spider-man, et elle kiffe. Toute l’équipe a enfin quelques explications sur ce qu’on est en train de regarder depuis 1h30. Et surtout les interactions entre eux sont chouettes à suivre (il faut bien des points positifs à ce projet).

Les explications ? L’accident du Wakanda a provoqué la destruction des pierres d’infinité, qui ont alors libéré une énergie de dingue, détruisant une partie du monde. La Tour Eiffel a le droit d’être détruite, yeah ! Pour contenir l’énergie, le Kamar-Taj a décidé de faire de Bruce Banner le réceptacle de toute cette énergie. On a perdu Hulk au passage, mais le réceptacle attire la convoitise de la Reine des morts. On nous présente ça comme le dernier combat qui pourrait mener à l’Apocalypse : Wanda va envoyer son armée de zombies à l’assaut d’Hulk, dans l’espoir de récupérer l’énergie des pierres. Elle pourrait alors anéantir la résistance et rien ne va plus.

Malgré l’urgence de la situation, Kamala, décidément héroïne de la mini-série (mais pas héroïne réussie, je trouve), prend le temps de se remémorer ses amies perdues au combat et de déprimer un temps. Eh, j’ai dit qu’il fallait que la série nous présente mieux les personnages pour qu’on ressente les émotions, je devrais être content, je sais… Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit déjà du dernier épisode et donc ça ne prend pas : c’est trop tard pour faire ça.

La suite de l’épisode nous montre la sorcière rouge arriver face au Hulk réceptacle des pierres d’infinités et lui lancer une armée complète de zombies. C’est chouette, ça fait une belle scène d’action de la voir déchaîner toute sa puissance contre Hulk. On a ensuite un vrai moment émotion quand elle envoie une illusion de Natasha essayer de convaincre Banner de baisser sa garde.

Par chance, c’est le moment que nos héros choisissent pour arriver enfin. Il y a eu genre cinq minutes de fight avant déjà, donc il était temps. Les scènes d’action sont toujours réussies : je les trouve plutôt lisibles et j’aime bien les idées farfelues qu’il y a parfois (les toiles de Spidey qui font voler les têtes ? Le reflet dans le sabre de Blade ? Les Ant-man zombies ? Valkyrie qui semble morte, mais en fait non ?), mais à nouveau, le problème vient du scénario.

Ils n’ont pas réussi au cours des quatre épisodes à me convaincre. Kamala ne ressemble pas à l’héroïne qu’on connaît, les personnages sont trop nombreux pour qu’on apprenne à les connaître… En fait, c’est l’effet Endgame, mais sans introduction (ou réintroduction, d’accord) des personnages. Partant de là, on manque de contexte, de caractérisation, d’émotions, de tout ce qui fait une bonne série, quoi. La déception est grande : je me contente de regarder toute l’action, parce que les dessins sont beaux, mais ça ne me fait que me rendre compte à quel point ça aurait pu être incroyable. Le potentiel est si gâché.

Tout ça mène à la victoire improbable de la Sorcière Rouge, qui envoie dans la gueule de Kamala les zombies de ses anciens alliés avant d’essayer de la convaincre de se mettre de son côté. Kamala refuse que tous ses sacrifices ne servent à rien. Après d’interminables flashbacks des quatre épisodes qu’on vient juste de voir, elle prend donc la main de Wanda. Hein ? Le lien logique ? Je l’imaginais faire exactement l’inverse, mais non.

Quand elle prend la main de Wanda, il y a une grande explosion et tout est bien qui finit bien : elle croit la promesse de Wanda qui lui assure qu’elle va ramener le monde tel qu’il était. C’est donc ce qu’il se passe : la dernière scène voit Kamala revenir dans le passé, avant l’apocalypse zombie. Tout y est bien, Riri et Kate sont déjà ses meilleures amies (d’où ça sort ? C’est dans Iron Heart ?) et n’ont aucun souvenir de ce qu’il s’est passé.

Seulement voilà, c’est trop beau pour être. À la manière de WandaVision, l’épisode se termine par la révélation qu’en fait, Kamala est victime des illusions de la sorcière rouge qui lui fait voir un monde parfait là où il n’y a que des zombies autour d’elle. Et une alliée qui vient le lui dire. Soit. Mais euh, pardon ? Pourquoi Wanda garde-t-elle Kamala en vie ? Et pourquoi les zombies ne la bouffent-ils pas ? J’ai adoré que la série s’achève sur ce cliffhanger (j’espère vraiment que c’est une fin définitive malgré tout, parce que je ne me vois pas m’imposer une deuxième soirée comme celle-ci dans deux ou trois ans !), parce que ça fait un moment d’horreur plutôt réussi, mais… C’est parce que je cherche le positif que je le dis !

En bref

Je suis passé complètement à côté de ce projet Marvel, et pourtant, j’aime souvent les défendre quand ils font n’importe quoi. Je ne comprends pas comment on peut rater à ce point une mini-série en quatre épisodes annoncée il y a plusieurs années. En fait, je ne comprends pas qui a pu passer plusieurs années pour pondre un scénario si approximatif et sans aucun sens. Il n’y a pas de début à cette série – et pas de fin comme ils espèrent une seconde saison.

Il faut tout de suite que je précise que contrairement à beaucoup d’avis vus sur Google ça ne me dérange absolument pas que les têtes d’affiche soient des héros moins connus ou de jeunes héroïnes car j’ai tendance à les adorer là où les Avengers me soûlent car trop vus et revus. Cela dit, pour que ça me plaise, il faut les présenter malgré tout : on est dans un univers parallèle où on ne les connaît pas, on ne sait pas les liens qui les unissent, les pouvoirs qu’ils ont ou non… et ça a bousillé tous les moments émotions de ne pas avoir ces infos de base !

Je pourrai continuer des heures (bon, peut-être pas) : le potentiel était là, paraît même que les comics sont géniaux… mais c’est un échec qui ne fait que répéter la même formule (les héros vont vers un endroit safe pour découvrir qu’en fait, c’était pas safe du tout) sans jamais introduire son contexte ou ses enjeux. Heureusement, ça permet de voir interagir des personnages qu’on connaît encore trop peu malgré des introductions qui datent parfois d’il y a plusieurs années, histoire de nous montrer que Marvel a au moins compris ce qu’on voulait voir. Mais ce n’est pas suffisant pour autant, surtout qu’en quatre épisodes tout va trop vite et semble toujours tomber comme un cheveu sur la soupe. Quel dommage, quel gâchis !

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Marvel Zombies – S01E03 – 09/20

Je ne sais pas quoi dire. Les scènes d’action et massacres sont des petites pépites qui me rappellent que j’aime beaucoup Marvel Animation et qu’ils savent faire des bonnes scènes. Malheureusement, ça ne fait pas tout et le scénario est tellement bancal, avec des personnages qu’on connaît peu et des moments émotions qui semblent tous plus forcés les uns que les autres que… Je passe une soirée vraiment moyenne devant cette mini-série.

Spoilers 

Un incident au Wakanda a libéré une énergie dévastatrice liée à l’Apocalypse. Mais je ne comprends pas vraiment comment.

This refuge is for Gods, not mortals.

Une fois n’est pas coutume : la première scène de cet épisode semble être le début parfait pour la série. Peter Parker (mais pas Tom Holland ?) nous y raconte comment en revenant sur Terre lui et ses amis super-héros sont tombés sur un Thanos Zombie qui allait détruire le monde. Débordés par la situation, Steven, Spiderman et Black Panther pensent tout espoir perdu.

Par chance, Thor débarque avec deux gardiens de la galaxie pour les sauver. On voit alors Rocket se faire réduire en poussière. Idem pour Groot. Pardon ? Comment on peut faire ça si vite ? Et comment ça Thanos est un zombie avec quasiment les cinq pierres d’abord ?

Il me semblait que c’était Wanda qui les faisait devenir zombies, mais en fait non ? C’est juste qu’elle maîtrise les morts alors ? Oh, flemme de tout comprendre. J’aime la manière dont la série nous présente un combat épique d’un coup. C’est exactement ce que je voulais voir dans la série. J’aurais aimé avoir cependant DU CONTEXTE PUTAIN.

Ici, on se contente de nous montrer que T’Challa se sacrifie pour sauver la Terre. La série se débrouille bien pour utiliser Black Panther sans le faire parler, parce qu’il y a la narration de Peter Parker. C’est un plaisir d’avoir Peter Parker, j’avoue. J’ai bien aimé que T’Challa soit un héros, j’ai aimé l’humour apporté par le portail qui sauve in extremis Spiderman et la tête d’Ant-Man (oui, que la tête ?). En fait, il y a plein de détails que j’aime bien, mais l’ensemble ne forme pas pour autant un tout cohérent.

Peter et Steve sont désormais avec les sorciers du Kamar-Taj et suivent les mouvements de la Sorcière Rouge à distance. Soit.

En parallèle, les héros des épisodes précédents débarquent enfin à New Asgard. Entourée de zombies, la cité est désormais un refuge pour les Dieux. Mouais. On n’y accepte pas les humains. C’est une bonne chose que Blade soit possédé par Khonshu, donc, car il peut convaincre son interlocutrice qu’il est un Dieu. Ma grande question est… Est-ce que c’est supposé être Valkyrie ? Bordel, les dessins sont si ratés pour certains personnages ! Je ne comprends pas comment certains personnages semblent être raiment inspirés des acteurs et d’autres être complètement réinventés. Pardon, mais Wanda ? Elle est juste un personnage random avec des cheveux roux, sérieusement !

Je parle de Wanda parce que nos héros sont accueillis à New Asgard. Ils veulent parler à Thor, mais celui-ci est trop dépité par l’accident du Wakanda cinq ans plus tôt pour être encore réactif. Ils découvrent alors que Wanda est déjà là. Celle-ci explique tranquillement qu’elle n’est pas l’ennemie, qu’elle a été infectée mais qu’elle va mieux car elle a regagné contrôle de ses pouvoirs, mais aussi qu’elle pourrait sauver le monde désormais. AH ?

Ce n’était pas bien crédible et on commence à comprendre que la série va répéter à chaque épisode le même scénario, quoi. Les personnages y croient pourtant un temps, avant de se rendre compte qu’ils se sont faits berner. Sans déc ; ce lieu 100% sécurisé est de nouveau un lieu où les zombies les attaquent, quelle surprise ! C’est pire que The Walking Dead à ce stade… Ils sont vraiment tous idiots, comme les scénaristes qui pondent les épisodes sans queue ni tête ? Sans trop de surprise, Wanda, reine de Sokovia autant que des morts, est révélée comme étant celle qui a payé le festin des réfugiés de New Asgard, et comme c’est une méchante, ben figurez-vous qu’elle n’est pas aussi gentille que ce qu’elle faisait croire. Dingue, je sais.

Son buffet ? Il s’agit d’une illusion : ils ont tous bouffé des cadavres et Alexei aussi. Toute la salle se transforme donc en zombies. Il n’ne faut pas plus pour que ça tourne au combat général entre nos héros et les zombies. La scène est plutôt cool, comme toutes les scènes de massacre. Death Dealer se fait alors tuer, ainsi que notre agent du FBI. La série n’est pas avare en détails croustillants, avec une petite tête qui vole parfois, par exemple. Franchement, c’est bien ce qui est réussi avec cette série, et c’est tout.

Du côté du scénario, on nous fait croire un temps à la mort de Thor, mais finalement il débarquera juste à temps pour sauver nos héros dont tous les espoirs étaient perdus face à la Sorcière Rouge. On notera que Kamala sacrifie Alexei et est apparemment très triste que ça arrive. Je l’ai trouvée plus triste et triste plus longtemps que pour Riri quand elle balance Alexei, déjà un zombie, sur d’autres zombies.

Le retour de Thor moitié zombie qui se bat contre Wanda est un bon moment de l’épisode, et ça permet aussi aux héros encore humains de s’enfuir de la Terre pour aller chercher de l’aide dans l’espace. Pas de bol pour eux : l’aide qu’ils cherchaient est déjà là, à proximité de la Terre. Et elle n’est pas là pour aider, mais juste pour s’assurer que la Terre soit en quarantaine et que personne ne s’enfuit. Et ouais, c’est la fin du monde, les gars, et même les aliens ne nous sauveront pas. Yay.

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