Abyss Conspiracy

Salut les sériephiles,

Il est temps pour moi de re-débarquer par ici pour vous parler encore de jeux de société, parce que j’ai dit que j’allais faire un rapide tour des jeux le samedi pour l’instant.

Voir aussi : Yo-ho, yo-ho et deux jeux de société

Cette semaine, je reviens avec encore un jeu qui m’a occupé cet été lorsque j’étais chez des amis qui ont beaucoup trop de jeux pour notre bien à tous. Il s’agit cette fois d’Abyss Conspiray, un jeu édité par Bombyx, plutôt sympathique même si inspiré d’un autre, Abyss. Ce dernier nous parle d’un royaume aux profondeurs des océans, partagé entre plusieurs factions de créatures.

Le problème, c’est que le trône est bientôt vacant, et qu’il va donc falloir s’emparer du trône. Autant devenir tyran à la place du tyran, non ? Voilà, ça c’est pour la petite backstory du jeu, mais la vérité, c’est que c’est juste pour se mettre dans l’ambiance et pour justifier les merveilleux visuels sur les cartes du jeu et pour son plateau. Tellement merveilleux ces visuels, d’ailleurs, qu’il existe cinq versions du jeu, avec chaque fois une faction différente en couverture. Le titre du jeu ? Il n’apparaît pas sur le dessus de la boîte, seulement sur la tranche, alors le but est clairement de créer le mystère pour attirer le joueur.

Et ça marche, parce que l’esthétique est sublime… au point que certains achètent plusieurs fois le jeu, pour la collection, parfaitement. Après, l’esthétique ne saurait faire tout le jeu, mais le jeu d’origine a sa petite popularité pour ces éléments-là. Comme nous n’avions pas énormément de temps avant mon départ, mes amis ont plutôt opté pour me faire jouer à Conspiracy, qui a lui aussi ses différentes versions. En effet, les parties durent une demi-heure environ normalement, c’était donc plutôt bien pour que je puisse prendre mon train à temps.

Malgré tout, j’étais moins embarqué dans le fonctionnement de ce jeu-là que dans les autres dont j’ai pu parler ces dernières semaines, parce que j’ai moins trouvé le plaisir stratégique que dans les autres et parce qu’avec le recul, j’en ai moins de souvenirs ou de choses à raconter. Je ne sais même plus si j’ai perdu ou si j’étais juste deuxième, c’est dire. Peut-être que j’ai gagné, même, maintenant que j’y repense. Le plaisir des jeux n’est pas dans la victoire en ce qui me concerne, même si ça fait toujours plaisir de gagner, évidemment.

Pour gagner à ce jeu, il faut donc constituer une pyramide de cartes en piochant à tour de rôle un certain nombre de cartes – nombre à déterminer de manière stratégique – et en décidant d’en conserver certaines pour sa propre pyramide. Chaque carte vaut un certain nombre de points et le but est de rassembler autant que possible les cartes d’une même faction/couleur, car cela permet d’augmenter son score. C’est en revanche moins facile de gagner que prévu comme vous jouez avec des adversaires. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai aidé la personne qui jouait après moi sans pouvoir faire grand-chose pour moi.

Dans le décompte final des points, il faut donc avec des cartes assez fortes, il faut compter sur des bonus accumulés en débloquant des clés et il est bon également d’avoir plusieurs factions pour gagner. Autant dire que si je n’ai pas eu le même plaisir stratégique que d’habitude, c’est que je n’ai pas eu le temps de tout bien assimiler, je crois. Peut-être aussi que la beauté du jeu a détourné mon attention, allez savoir ! J’aime beaucoup l’idée des cinq clans et de ces monstres… ça embarque dans un univers, en tout cas, mais on ne le savoure pas assez, je trouve.

Bref, c’est un jeu qui a su attirer mon attention, et je pense que je jouerai une nouvelle fois – soit à Conspiracy, soit carrément à Abyss – pour mieux en saisir les rouages et le succès. Ah, notons que Conspiracy est un jeu indépendant avec une mécanique différent, pas une extension. Et maintenant que j’ai dit ça, j’ai fait le tour de ce que je pouvais vous en dire !

Bon week-end à tous.

Yo-ho, yo-ho et deux jeux de société

Yo-ho les pirates,

Comme ces deux derniers samedis, je reviens pour vous parler de jeux de société aujourd’hui, parce que ce blog de séries parle de tout sauf de séries depuis un moment, alors pourquoi s’embêter à faire semblant ? Le thème du jour sera donc, vous l’aurez compris, les pirates, avec deux jeux à l’esprit totalement différents au programme.

Voir aussi : J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)

Jamaica

Jamaica

Tout d’abord, j’ai pu tester le jeu de société Jamaica (édité par Space Cowboys), qui permet de découvrir un peu mieux la Jamaïque. Ou pas, parce que j’étais trop occupé à surveiller ce qu’il se passait dans la cale de mon bateau. En effet, le but du jeu est assez simple : il s’agit d’une course de bateaux pirates, de deux à six joueurs, pour une durée d’un peu moins d’une heure… enfin, un peu plus si on compte l’explication des règles.

C’est un jeu de plateau tout ce qu’il y a de plus classique, cela dit, alors les règles, ça va assez vite : on avance en jouant aux dés et on doit finir le tour du plateau en premier si l’on veut gagner. Par contre, ce serait un peu trop simple si on s’arrêtait là. Chaque pirate autour de la table a sa propre calle à surveiller, avec des ressources plus ou moins utiles quand on est un pirate, comme de l’argent, de la poudre pour être un méchant pirate ou de la bouffe pour l’équipage. Le rhum ? Il était dans mon verre, sorry not sorry l’équipage !

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Ah, ça ressemble à ça la Jamaïque ?

Bien sûr, si je vous parle de poudre à fusil et de surveiller votre calle, c’est que celle-ci peut se vider aux profits de vos adversaires : chaque fois que deux pirates se retrouvent sur la même case, ils peuvent s’attaquer et se voler des trucs en fonction des résultats qu’ils feront à ce moment-là au dé – et des réserves de poudre qu’ils auront. Parmi les choses à voler, le pirate adverse peut également décider de vous voler un coffre secret, une carte que vous connaissez mais que lui ne connaît pas (du moins lors du premier vol en tout cas… rien ne vous empêche de vous voler cinq fois la même carte si elle vous plaît !). Cette carte représente des pièces d’or supplémentaires pour le décompte final (non, finir 1er la course ne suffit pas à gagner à tous les coups : il faut être le plus riche, voyons)… ou des pièces en moins, selon ce que le sort vous réserve.  

Bref, autant dire que Jamaica vous réserve des surprises en cours de route, et qu’il n’est pas si facile de gagner… C’est donc encore un jeu où j’ai perdu misérablement dans une partie à six, mais je n’ai pas fini dernier. J’étais pourtant super bien parti, mais après je me suis enfoncé dans criques peu charmantes où j’ai passé mon temps à me battre avec les deux mêmes adversaires. Un joli trésor surprise m’a aidé à remonter dans le classement, ouf ! Bon, après, on s’en fout de la défaite, ce n’est pas ça l’essentiel de toute manière.

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Une chose est sûre, je n’avais pas du tout la bonne stratégie. Si je devais y rejouer, il faudrait que je pense à rester bien en arrière en début de partie pour ensuite choisir la meilleure route… parce que oui, faire le tour de la Jamaïque, ce n’est pas si simple, on peut parfois faire quelques détours !

Voir aussi : Rien à faire ce week-end ? Sauvez le monde avec Pandemic

L’île interdite

Asmodee - ILINT01 - Jeu de stratégie - L'Ile interdite: Amazon.fr: Jeux et  Jouets

Bon, OK, avec ce jeu coopératif de Cocktail Game distribué par Asmodee, rien ne révèle que nous sommes vraiment des pirates, mais tant qu’à faire, je voulais parler de ces deux jeux en même temps, parce qu’il y est question de trésor. Ouais, c’est tiré par les cheveux, mais tant pis ! L’île interdite n’a absolument rien à voir avec Jamaica, puisque cette fois, il s’agit d’un jeu coopératif. Certes, vous devez y voler des trésors, mais vous le faites en équipe !

Le jeu est assez simple : vous devez récupérer quatre trésors répartis sur une île qui est en train de couler. À chaque tour, les joueurs piochent des cartes qui déterminent ce qui est en train de couler, et la montée des eaux se fait plus ou moins rapidement selon le niveau de jeu choisi et votre avancée. Le vrai problème, c’est donc que vous pouvez couler en cours de route si vous n’êtes pas prudents… et il en est de même pour le trésor. C’est con, quand même.

Jeu de cartes L'île interdite Asmodee - Jeu de cartes - Achat & prix | fnac

Chaque joueur a toutefois sa petite spécialité qui peut lui permettre d’être utile pour gagner. L’île qui coule ? C’est assez simple : pas de plateau, mais des cartes carrées à deux faces qui représentent un même lieu. Une première face en couleur pour la partie immergée de l’île, une deuxième face avec un filtre bleu pour nous dire qu’elle commence à être engloutie et… plus de carte quand elle est effectivement sous les eaux.

Au départ, ça paraît assez simple, mais sur la fin, selon l’avancement de la partie (rapide !), on peut sentir une pointe de stress… Enfin, j’imagine, parce que là, pour le coup, on a tout déchiré et on est reparti avec nos quatre trésors en poche sans trop de mal avec mes deux compères pirate d’un jour.

Comme toujours, j’ai bien kiffé le côté coopératif de ce jeu. Ça plaît un peu plus au mauvais joueur en moi… Et ça limite l’action de potentiels tricheurs !

Et vous, vous allez jouer à quoi ce week-end ?

Rien à faire ce week-end ? Sauvez le monde avec Pandemic

Salut les sériephiles,

Comme la semaine dernière, je vous propose cette semaine de nous concentrer sur un jeu de société, le bien nommé Pandemic. En cette période, il nous parle à tous, au moins.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

Contrairement à Terra Mystica, ce jeu-là est ce qu’on appelle un jeu coopératif, c’est-à-dire qu’il se joue en équipe et que tous les joueurs autour du plateau ont le même but. Et il n’y a pas à dire, c’est un type de jeu que j’aime beaucoup plus, parce que ça évite parfois quelques engueulades. Et parfois non, vous allez voir…

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Pandemic

Qu’est-ce donc que ce jeu ? La difficulté est variable selon le mode de jeu, mais le but est toujours le même : sauver le monde, rien que ça, d’une pandémie vous l’aurez compris. Quatre maladies mortelles se déclarent aux quatre coins du globe, et chaque joueur (quatre maximum, cinq avec extension) se retrouve dans la peau d’un expert chargé de limiter la propagation de ces maladies en cherchant un vaccin. Bien sûr, il s’agit d’une course contre la montre, puisque ces maladies sont mortelles et se propagent (très) rapidement à travers le monde – le plateau représentant une planisphère avec un réseau dense de connexions entre les grandes villes. Eh, ça m’a même rappelé le générique de fin de La Planète des Singes

Pour gagner, il faut donc coopérer et mettre au profit les points forts de chacun – chaque joueur a en effet une spécialité lui permettant d’offrir un avantage parfois considérable à l’équipe – afin de stopper à temps les maladies. Et comme il y en a quatre, chaque tour de jeu compte, alors il vaut mieux une bonne stratégie de groupe pour gagner.

Un vaccin ne permet pas toujours d’enrayer la propagation de la maladie, en plus, et inutile de dire que si le virus éclate trop souvent dans des endroits différents, le monde ne pourra pas s’en relever et l’humanité anéantie. Bref, il est facile de perdre… Est-ce que je dis ça parce qu’on a perdu avec mes amis ?

Bien sûr que oui ! Enfin, tout le problème vient d’une éclosion de trop d’une maladie à St Pétersbourg à cause d’un mauvais calcul d’une mauvaise joueuse qui passera probablement par ici cela dit, sinon, je suis sûr qu’on aurait pu gagner. Ouais, bon, OK, la coopération ne veut donc pas toujours dire qu’on est capable d’éviter les conflits ; mais dans l’ensemble, promis ça se passe bien. On s’est vite réconciliés autour de mojitos pendant nos vacances.

Le jeu est vraiment très sympathique à jouer, même si en 2020, il s’accompagne d’un sentiment assez particulier, parce que les urgences et catastrophes sanitaires, ça nous connaît maintenant. Perdre à ce jeu, c’est donc un chouilla frustrant, parce qu’on n’a pas trop envie de perdre l’humanité ! Malgré ça, je vous le conseille : les règles sont assez simples à comprendre et le jeu permet de nombreuses variations pour des parties qui doivent être bien différentes à chaque fois (parce que les maladies se propagent différemment, dans plusieurs villes et en faisant face à une équipe toujours différente selon la carte choisie par le joueur parmi un tirage au sort… bref, c’est imprévisible !).

Coopération, hasard et maladie mortelle ? C’est un très bon combo que je vous conseille, soit sous cette forme, soit dans…

Pandemic Intervention d’urgence

On garde le même but – sauver le monde d’une pandémie ou deux – mais on change totalement la manière de jouer. Au lieu d’avoir un plateau représentant le monde, le plateau représente l’intérieur d’un avion. Pourquoi ? Vous et votre équipe êtes à bord d’un avion, tout simplement, et vous avez pour mission d’apporter des ressources aux quatre coins du monde pour aider les grandes villes à faire face à des éclosions de virus.

Cette fois, vous avez donc les vaccins à portée de main, mais encore faut-il réussir à les livrer au plus vite, en compagnie de denrées alimentaire, d’eau ou d’électricité, par exemple. Et pour cela, il faut être capable de faire avancer l’avion… Aïe ! Cette fois aussi, pas facile de réussir à sauver le monde, même si j’ai trouvé que c’était un peu plus simple… peut-être parce qu’on a gagné et sauvé le monde, puisque nous n’avons pas reproduit la catastrophe de St Pétersbourg.

Il faut tout de même savoir que le jeu est limité à 4 maximum, mais c’est bien logique : vous êtes dans un avion, et ce n’est pas un avion de ligne. Au-delà de ça, le jeu a un concept plutôt sympa de sablier qui s’écoule bien vite. Interdiction de parler quand le temps est écoulé et obligation de gagner avant que le sablier ne soit retourné trop de fois. D’accord, ce n’est pas un jeu pour les stressés, il faut faire preuve de self-control !

Il existe également d’autres déclinaisons de Pandemic, mais je n’ai pas eu l’occasion d’y jouer… Qu’importe, je vous les conseille tout de même. J’ai vraiment beaucoup aimé ce jeu et le fait qu’il soit coopératif suffit à le distinguer de la majorité des jeux de plateau les plus populaires et grand public. C’est donc à tester si vous n’en avez jamais fait !

J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)

Salut les sériephiles,

Maintenant que la saga d’été sur les premières fois est terminée, pourquoi pas parler de jeux de société le samedi ? Je sais, on est encore en été, mais bon, quand je regarde par la fenêtre ce matin, je comprends que la dernière vraie belle journée d’été était hier et que je n’en ai pas trop profité avec mes sept heures de cours. On est reparti pour les nuages, les orages ce soir et, pire, pour des températures maximales en-dessous de 20 degrés dès mercredi prochain. Autant passer à l’automne tout de suite, donc.

Le premier jeu que je vais mettre à l’honneur aujourd’hui n’est pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Terra Mystica. On commence tout de suite par un monstre de jeu, auquel j’ai eu l’occasion de jouer puisque je l’ai offert aux amis chez qui j’ai passé quelques jours de vacances cet été.

Terra Mystica: paysages, enchères, et cartes ! - Board Game Arena

Un monstre de jeu de société ? S’il est prévu à partir de 12 ans pour des parties où les joueurs représenteront environ trente minutes chacun, soyons honnêtes immédiatement, il faut bien une heure pour en absorber toutes les règles et ça prend plus d’une demi-heure par joueur si vous êtes débutants, parce qu’il y a plein d’éléments à maîtriser pour jouer et, peut-être, gagner. Évacuons tout de suite le suspense : j’ai perdu misérablement, mais je sais à peu près pourquoi.

Dans ce jeu, chaque joueur (il peut y en avoir jusqu’à cinq) représente un peuple qui cherche à conquérir la terre mystique du jeu, terre qui est composée de différents terrains. Ces terrains – au nombre de sept – vont du désert à la forêt, et chaque peuple – il y en a 14 au choix en tout ! – ne peut se développer que sur un terrain spécifique… À vous de transformer les terrains autour de vous pour qu’ils correspondent au votre et à vous de construire le plus grand rassemblement du jeu afin de, peut-être, gagner la partie.

Peut-être ? Pour gagner, il faut non seulement être celui qui se développe le plus sur le plateau de jeu, mais également compléter d’autres tâches : chaque manche propose des objectifs à remplir pour gagner des points et vous pouvez aussi gagner des points en développant la religion de votre peuple autour des quatre éléments. La terre, l’eau, le feu et l’air constituent des cultes à maîtriser pour gagner plus de points, sachant que vous avez aussi des prêtres à sacrifier (ou non) pour avoir plus de points et des jetons de magie pour faire encore plus d’action. Ah, et des bonus à développer à chaque manche, aussi, si vous voulez faire encore plus d’action. Ca n’arrête plus ce jeu !

Filosofia Terra Mystica: Amazon.fr: Jeux et Jouets
Et vous avez intérêt à avoir une sacrée grande table, parce qu’à deux joueurs, voilà à quoi ça ressemble. Imaginez à cinq ! Outre le plateau principal, il y a un plateau secondaire pour les cultes, un mini-plateau par joueurs et il faut encore de l’espace pour toutes les ressources (les bonus, par exemple)

Le jeu se déroule en six manches uniquement, et si ma petite expérience d’une partie m’a appris quelque chose, c’est qu’avoir un papier et un crayon pour développer sa stratégie peut être bienvenue. Il m’a fallu quatre manches pour être vraiment à l’aise avec l’ensemble des règles, et à ce stade-là, c’était trop tard pour ma stratégie – elle avait ses points forts, mais elle ne faisait pas bien face à mes adversaires à cause d’un quiproquo sur les règles, c’est très con. Con, mais inévitable.

Vous voyez bien rien qu’à cette explication approximative qu’il faut s’accrocher pour y jouer… Pour autant, cela a été une vraie partie de plaisir de découvrir ce jeu et d’avoir le suspense du comptage des points final (il y a trois éléments à prendre en compte, il y a toujours un peu de suspense quand même), malgré quelques prises de tête en cours de route, parce que qui dit stratégie et bonus limités dit prises de bec pour arriver le premier à obtenir ce que tout le monde veut au même moment.

Nomads – Gaming Strategy
Chaque joueur a donc son propre plateau avec plein d’éléments à maîtriser. En haut à gauche, mes ressources préférées pour débloquer la magie et gagner plein de choses, dans un système pas évident à maîtriser où il faut être patient. En bas à droite, les constructions et tout ce qu’il faut pour construire, en plus de ce qu’elle rapporte. En bas à droite, de quoi caser vos ressources (prêtres, ouvriers, argent). Juste au-dessus, la navigation à maîtriser de toute urgence (purée, ce quiproquo qui m’a fait rester dernier) et encore au-dessus, de quoi progresser pour terraformer de plus en plus vite (c’est-à-dire transformer votre terrain pour pouvoir construire dessus, en suivant la roue présente). Notez aussi que chaque peuple – ici mes Nomades – a ses propres avantages en haut à droite, histoire d’ajouter encore plus de trucs aléatoires à l’ensemble.

Le vrai plus de ce jeu, c’est qu’on en ressort après deux heures de jeu avec une partie qui est forcément inédite. Il y a tellement de variables – à commencer par le choix d’un peuple parmi 14, sachant que chaque peuple a un avantage particulier ! – que deux parties ne peuvent jamais se dérouler exactement de la même manière.

J’y ai joué avec le peuple Nomade, dont j’aime vraiment bien les avantages, mais ma stratégie aurait mieux marché avec les Cultistes, je pense, parce que j’essayais en fait de progresser à fond sur le terrain des cultes pour récolter un maximum de points et de magie permettant d’accéder à de nouvelles ressources.

Défaite en cours de partie – quand je sacrifiais un peu trop de choses pour avoir des ressources avant de capter qu’à un moment donné, il fallait remonter. Et j’ai remonté le tout à la fin, ne vous inquiétez pas. Juste, pas assez.

Je ne suis pas près de maîtriser tous les aspects du jeu ou de vous dire tout ce qu’il y a à en dire, et en plus, il y a une extension qui existe, donc autant dire que ce jeu est un investissement qui vaut le détour si vous aimez les jeux de société qui changent un peu du Uno et du Monopoly. Je n’ai rien contre les classiques, mais disons qu’on s’en lasse vite.

Terra Mystica - Vin d'jeuAvec Terra Mystica, difficile de se lasser, surtout si l’on prend en compte le fait que toute une communauté s’est développée autour du jeu tellement il est grandiose. Il en existe même une version en ligne pour s’entraîner en attendant que je retourne chez mes amis, mais là encore, si je suis honnête, le jeu est tellement complexe que je ne suis pas bien sûr que ça soit très efficace une version sur portable. Il faut donner de la tête partout, tout en surveillant ses adversaires.

Bref, je vous le conseille si vous aimez être stratégiques, vous prendre un peu la tête et vous attardez sur les petits détails pour gagner. Autrement, ce sera une prise de tête un peu trop complexe pour vous !