Mercy Thompson : Moon Called de Patricia Briggs

Salut les sériephiles,

Après débats internes et demandes de vos avis la semaine dernière, j’en suis arrivé à la conclusion qu’un article sur ma lecture du tome 1 de Mercy Thompson était une bonne idée, même si je ne sais pas encore quand je m’achèterai le 2 – et encore moins quand je le lirais. C’est aussi pour ça que c’est top d’en faire une chronique pour savoir où j’en suis !

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Synopsis : Mercy Thompson est une garagiste un peu particulière, en cela qu’elle travaille sur la voiture d’un vampire et que son voisin est un loup-garou. En même temps, elle aussi cache bien son jeu, dans un monde contemporain où le surnaturel se dévoile de plus en plus aux yeux de tous.

Pourquoi j’ai lu ce livre ? Vous allez croire que je ne m’achète jamais rien après ma critique de The Magicians, mais c’est parce que Ludo a eu la brillante idée pour me remonter le moral quand j’ai raté un de mes concours. Non seulement ça a fonctionné, mais en plus l’idée était toute trouvée : la saga m’avait plusieurs fois interpellée sur son blog et sa chaîne, on en avait parlé plusieurs fois et donc il voulait absolument me la faire découvrir. Et comme il me connaît bien, il me l’a filé en anglais.

IMAG0293_1.jpgAu départ, j’étais un peu réticent : la couverture avec son héroïne dénudée, le résumé de quatrième de couverture qui nous parle de « sexy next-door neighbor », c’est le genre de truc qui ont tendance à me faire fuir, surtout quand on m’en promet 300 pages. Je veux des livres que je peux trimballer dans le train – et j’ai toujours du mal avec les romances tentant de nous communiquer toutes sortes d’émotions et d’excitations, parce que j’y suis hermétique. Heureusement, Mercy est loin d’être ce type de livre.

Mon avis ? J’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé. À défaut de le dévorer, je l’ai lu par tranche de deux ou trois chapitres (entre 20 et 30 minutes chaque, en y prenant mon temps, en cramant au soleil et en déchiffrant un anglais écrit dans des lettres minuscules) et ça se lit très vite. C’est le personnage de Mercy qui assure la narration de cette histoire et nous fait découvrir peu à peu (parfois trop lentement ?) le monde surnaturel qui l’entoure. Le premier chapitre ne m’a pas passionné et j’ai eu peur de ne pas aimer (en plus, le vocabulaire technique des voitures là, flemme quoi), mais plus j’avançais, plus je sentais qu’il y avait quelque chose à en tirer.

Et effectivement, assez vite le roman prend une tournure tout à fait inattendue, avec un rebondissement que je n’ai pas vu venir du tout là où j’ai généralement une longueur d’avance dans ce que je regarde/lis. De ce tome 1, j’en ressors en sachant que j’ai adoré les personnages de Mac et Jesse. Il y a toutefois un énorme MAIS qui est que Mercy est bien solitaire dans ce monde de créatures surnaturelles : non seulement, elle est unique grâce à son pouvoir (j’ai hâte d’en savoir plus sur celui-ci !), mais en plus, elle est un peu l’une des seules femmes du roman. Très vite, donc, on a droit à un triangle amoureux, pour ne pas dire que tous les mecs qu’elle croise ont une sorte de fascination pour elle. Certes, je comprends le fantasme que peut être la mécano au franc parler, mais quand même. Je le comprends d’autant plus que tout ça n’était pas sans me rappeler l’univers de True Blood !

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De manière inattendue, ce tome 1 s’est avéré assez précipité au niveau du rythme, et sanglant. Deux différences marquantes avec la série (et les livres) : c’est moins sexuel et l’héroïne est bien mieux. Attention, j’adore Sookie hein, mais je n’ai pas pu finir le tome 1 tellement elle est chiante et niaise (dans la série aussi, mais je pardonne tout à Anna Paquin). Mercy est tout sauf chiante et niaise, et c’est tant mieux, car elle nous raconte toute son histoire (enfin, toute une histoire, parce qu’il y a encore beaucoup à dire de Mercy je pense), avec une franchise et un humour qui fait vraiment accrocher au personnage.

J’ai toujours du mal avec les personnages principaux, donc c’était chouette d’accrocher autant. J’ai quand même une déception sur la fin de l’histoire : j’ai trouvé qu’elle était tout aussi précipitée que le reste, mais du coup, ça se termine trop vite. Et les dernières pages font virer tout ça vers des eaux romantiques avec lesquelles j’ai plus de mal. Le cliffhanger final (parce que c’en est un) est donc réussi, mais se fait sur un terrain qui ne me palpite plus que ça.

Finalement, j’ai envie d’en lire plus car il y a plein de personnages bien écrits et assez étoffés qui ont un tas de secrets à révéler et parce que l’on sent que l’histoire ne fait que commencer : on a un bon aperçu des loup-garous, une connaissance approximative des sorcières et une mise en bouche de ce que sont les vampires, par exemple. Je ne suis pas assez accro pour me dire que je vais lire le cycle se concentrant uniquement sur les loup-garous (Alpha and Omega)… En revanche, oui, je pense bien continuer Mercy. Allez, je n’ai jamais que neuf romans à acheter et lire avant la sortie du prochain !

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En bref, donc, c’est un livre que je conseille à tous les fans d’Urban Fantasy, c’est-à-dire ce genre mêlant créatures surnaturelles et cadre urbain moderne (ici, Tri-Cites). Côté littérature, c’est moins littéraire que The Magicians, certes, mais c’est tout de même bien écrit pour être lu avec passion. L’histoire en elle-même ? C’est moins novateur que Buffy, mais aussi prenant que True Blood ou Midnight, Texas. Je ne serais pas surpris que ça finisse par être adapté en séries, il y a de quoi faire !

The Magicians de Lev Grossman (tome 1)

Salut les sériephiles,

Comme je le disais avant-hier, cela fait quelques semaines (mois ?) que je dois écrire cet article, parce que j’en avais très envie, mais je n’ai pas arrêté de repousser pour tout un tas de (mauvaises) raisons. Et pourtant, vous le savez si vous avez suivi le blog cette saison, The Magicians s’est transformé en vrai coup de cœur série cette année… Qu’en est-il alors du premier tome de la trilogie de Lev Grossman ?

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Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

J’ai A-DO-RÉ ! Ce n’était pas forcément gagné d’avance : j’étais hyper frileux par rapport à ce livre à force d’en avoir entendu que c’était un « Harry Potter pour adultes » et je n’avais pas trop accroché à la première saison de la série. Et pourtant, force est de constater que j’ai vite compris la comparaison à Harry Potter. Ce n’est pas du tout dans l’ambiance de l’école de magie comme je le pensais chaque fois que j’entendais ça (car ça n’a rien à voir – RIEN)… mais bien dans l’écriture même du livre, capable de nous faire ressentir sa magie – la magie.

Synopsis : Quentin Coldwater est un lycéen de Brooklyn qui, avec ses amis James et Julia, est inscrit dans une école au niveau avancé – ils sont des génies. Quentin est fan d’une série de livres qui n’ont jamais connu de fin et retraçant une histoire similaire à Narnia, se déroulant dans le monde imaginaire et magique de Fillory. Le jour de son entretien pour intégrer Princeton, Quentin se retrouve à passer un examen d’entrée à Brakebills, une université de magie ; la seule d’Amérique du Nord.

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Je m’arrête là, j’ai déjà résumé un ou deux chapitre l’air de rien (en laissant de côté de nombreux détails croustillants, je vous rassure). Très franchement, il est difficile de poser ce livre une fois commencé : on entre dans l’histoire très vite et c’est un « page turner ». Laura, qui me connaît bien, a eu la gentillesse extrême de m’offrir la trilogie en anglais pour mon anniversaire (encore merciii), et j’ai bien eu peur au début parce que c’était d’un bon niveau littéraire ; la barrière de la langue, c’était quelque chose ; et pourtant j’ai un plutôt bon niveau.

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Finalement, cette difficulté de lecture participe à fond de l’ambiance du livre et de Magicians : apprendre la magie est compliqué pour les magiciens, mais pas simplement compliqué… Non, plutôt terriblement impossible. Ils passent des jours (semaines ?) à apprendre les sorts les plus simples et à étudier des langages étrangers ou des langues mortes.

Après un an intense de latin et avec un anglais de niveau littéraire entre les mains, ça m’a presque permis de me sentir magicien à mon tour (non). Et puis, une fois dedans, j’étais lancé et je me suis même retrouvé à le lire dans le train une ou deux fois, donc bon, c’est faisable après un temps d’adaptation pour ceux que ça tenterait.

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Oui, ça paraît simple dans les promos, et puis en fait non.

De toute manière, la lecture est un must pour tous les fans de la série ; mais je le conseille aussi à ceux qui ne connaissent pas du tout. Le livre m’a rapidement transporté dans son monde imaginaire – qui finit même dans de la fantasy finalement, mais de la fantasy avec une touche de modernité comme j’aime (j’ai toujours du mal à me projeter dans une histoire quand elle n’a pas de lien avec mon quotidien, que ce soit de la fantasy pure ou de l’historique, c’est pareil en livre qu’en séries… Voyons ça comme une fermeture d’esprit, ouups).

Ici, pas de souci, puisqu’on commence tranquillement en plein centre-ville, et ce n’est pas un passage dans une contrée imaginaire qui m’arrêtera. Ah et puis, la grosse surprise (par rapport à Harry Potter surtout), c’est que le livre ne couvre pas que quelques mois ou un an, mais plusieurs années d’un coup. Et ça permet de mieux capter la série, où toute la saison 1 avançait super vite (parfois trop) et où je n’ai pas mesuré tout le temps qui passait…

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De la vraie fantasy au milieu de pages qui n’en sont pas.

Je suis d’ailleurs vraiment surpris aussi du rapport étrange entre la série et le livre, mais là encore, ben… c’est The Magicians, j’ai l’habitude d’être surpris avec la série qui plus d’une fois m’a laissé sur les fesses avec ses variations et ses délires narratifs… qu’on retrouve dans le livre. Si la série le fait de manière télévisée, pas d’inquiétude : le roman le fait de manière littéraire. C’est vraiment le mot : c’est littéraire. Et rien que pour ça, j’ai donc adoré.

Voir aussi mes critiques de la série : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Si vous ne connaissez pas du tout, arrêtez-vous là, parce que c’est parti pour le festival de spoilers et comparaisons à la série !

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Concrètement, je prends le livre comme une des nombreuses timelines évoquées sans être jamais montrées (ou presque) pendant la série. On a bien Margo qui n’a pas le même prénom dans le livre (Janet), mais sinon les personnages sont vraiment les mêmes. Je dirais même que j’ai eu l’occasion de mieux comprendre Quentin (qui est chargé de nous raconter l’histoire), voire de m’y reconnaître par moment (l’étudiant parfois solitaire, à fond dans ce qu’il étudie et pas toujours hyper habile ? HAHA)… En revanche, il y a d’autres moments où je l’ai détesté et où j’étais loin de me reconnaître dans ce qu’il disait et pensait, mais en vrai, je crois que c’était voulu de la part de l’auteur.

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Le premier tome couvre une bonne partie de la saison 1, à peu près mais pas tout à fait (parce que le 2×03, c’est la fin du livre, par exemple). Certaines intrigues de la série sont totalement absentes – mais vu le cliffhanger, ça devrait être retracé dans le tome 2 que je n’ai pas encore commencé (ça ne saurait tarder) – et d’autres m’ont paru nouvelles… Ah, et évidemment, il y a des scènes que je lisais en les revoyant et resituant précisément dans la série, c’en était fou tellement c’était exactement pareil ! Tout ça m’a donné envie de revoir le début de la série, pour voir si j’accrocherais mieux au deuxième visionnage (probablement).

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Bref, je ne sais pas si j’arrive à le faire sentir, mais ce livre a été capable de m’emmener dans son monde et dans la psychologie complexe et tordue de ses personnages… J’espère vraiment que je vous le communique, et si vous aimez la série, n’hésitez surtout pas, vous allez adorer le bouquin (je n’ai pas lu la VF, mais je ne vois pas comment elle pourrait être mauvaise vu la richesse du texte anglais – on ne peut pas lui caser n’importe quel traducteur). Merci donc à Yodabor et mon amie Sophie de m’avoir poussé à regarder la série l’an dernier, parce que c’est une superbe découverte !

Lecture, blog, sorties : help !

Salut les sériephiles,

Vous avez remarqué comment j’avais de beaux projets de rattrapage pour l’été et comment je ne les suis pas du tout ?

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Je galère même à voir une saison toute courte de dix épisodes avec The Bold Type que j’ai l’air parti pour voir seulement à coup de deux épisodes par semaine, et désolé pour ceux qui attendent mes critiques, croyez-moi bien que je suis le premier agacé par la situation.

Alors que se passe-t-il ? Eh bien, il fait beau, tout simplement (l’excuse du siècle !). Comme chaque année, j’ai oublié de prendre en compte que si l’été est fait pour rattraper des séries, il l’est aussi pour profiter du soleil et lire, lire et lire encore plus. Après tout, c’était une de mes résolutions de lire, non ? Et je ne sais pas pourquoi, j’ai cette faiblesse et paresse d’adorer me poser au soleil avec un bon bouquin. Alors certes, je vous ai fait quelques chroniques de livre la semaine dernière (ici et ici), et j’en ai au moins une autre à écrire cette semaine (sur le tome 1 de The Magicians, depuis le temps que je suis censé l’écrire !), mais ça ne me fait pas avancer mes séries, et je tourne en rond.

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J’en arrive donc à me poser quelques questions sur le contenu du blog – et sur les chroniques lecture. Je sais que ne me mettrais pas à tout chroniquer, parce que j’aime le faire quand ça a rapport avec les séries (ou Harry Potter, OK), mais j’évite de trop m’éloigner du sujet principal du blog – c’est aussi pour m’éviter de n’avoir plus aucun divertissement qui ne soit pas sujet d’un article, faut pas abuser, c’est bien aussi de profiter simplement de quelque chose pour en profiter. Cela dit, je suis actuellement plongé dans le tome 1 des Mercy Thompson (beaucoup trop gentiment offert par Ludo) et comme c’est une saga, je me dis 1/ que c’est comme une série, 2/ que ça va me prendre du temps dans les mois à venir, 3/ que ça peut aussi me servir d’avoir une chronique à laquelle me référer comme aide-mémoire. Est-ce que ça vous intéresserait que je me pose pour écrire une critique ? J’hésite, j’hésite !

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Pour en revenir à la météo comme excuse pour délaisser le blog, le soleil m’empêche bien souvent de voir une série, car mon ordi vieillit mal et surchauffe avec le streaming et car il y a ce satané problème de luminosité avec les reflets (je suis là pour regarder une série, pas pour me regarder en train d’essayer désespérément de savoir ce qu’il se passe) ; mais… ça ne m’empêche pas d’écrire. Ces derniers jours, j’ai donc beaucoup lu (et comme je lis des livres anglais, ça me prend plus de temps) et je me suis occupé quelque peu du blog, du côté des coulisses et de ce que je ne publie pas. Bon, j’ai encore beaucoup à faire, notamment tout le Bingo Séries à préparer (ce sera encore du dernier moment ; mais j’ai tous les items).

Par conséquent, j’ai remarqué que le menu arrivait à saturation ces derniers temps – il y a bien trop de choses dans « critiques » et WordPress ne m’actualise pas toujours tous les changements que je fais. Je prends donc aussi un peu de temps de bronzage à réfléchir à comment améliorer tout ça, mais je n’ai pas encore de solution idéale (parce que tout ce que j’ai en tête va me prendre un temps fou !).

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Enfin, inutile de dire aussi que je suis en vacances, et qui dit vacances, dit que je me déplace. Avec cette chaleur, j’ai surtout envie de rester chez moi boire du thé glacé, mais ça ne m’empêche pas de bouger dans la région aussi de temps à autres (et dès que le pic caniculaire sera passé). Là encore, vous n’êtes pas à l’abri de quelques articles, dans le style de celui de Tours.

Voilà pour aujourd’hui, c’était un grand article de blabla, mais dans le fond, je suis curieux d’avoir vos avis sur tout ça et d’entamer quelques conversations avec vous (généralement, quand je dis ça, il y a moins de commentaires, mais me laissez pas tout seul pleaaaase). Donc pour résumer et comme le dit bien le titre… Help, est-ce que vous êtes intéressés par des « Chroniques lecture », par une refonte du menu du blog (ou d’autres améliorations possibles ?) ou par des articles sur mes déplacements/mes hobbies ?

 

Mes souvenirs de lecture d’Harry Potter

Salut les sériephiles,

Je continue sur ma lancée Harry Potter et je vous parle aujourd’hui des souvenirs que j’associe à la lecture de chaque livre, parce que ces livres m’ont marqués au point de constituer de véritables souvenirs d’enfance. C’est surtout ça la magie de ces bouquins pour moi, parce qu’après tout, je n’aime pas spécialement ce brave Harry (voilà, c’est dit).

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Comme je le racontais avant-hier, je me souviens surtout du tome 1 pour la frustration que j’ai eu à être privé de le lire quelques semaines après avoir vu le film.

Finalement, ce n’est pas plus mal car ça m’a permis d’oublier celui-ci et de me faire ma propre image des personnages (même si c’est vrai que ce trio d’acteurs est indissociable des personnages). Je n’ai pas spécialement de souvenirs liés à la lecture, si ce n’est que je m’étais dit que ça se lisait trop vite et que j’avais été surpris par le tout début suivant une journée de Vernon.

Je l’ai relu un nombre incalculable de fois depuis et dans un nombre conséquent de langues, en plus.

 

Résultat de recherche d'images pour "harry potter et le chambre des secrets"Bof. Il faut que j’avoue que le deuxième livre est probablement le tome que j’aime le moins – et pourtant, il reste dans la liste de mes livres préférés, hein. C’est probablement l’absence d’Hermione qui se fait ressentir, j’étais évidemment déjà amoureux du personnage à cette époque, ou alors c’est parce que j’avais déjà vu le film quand je l’ai lu. Je ne sais plus si j’avais vu le film ou pas, en fait, il est clair que ça ne m’a pas marqué autant que ça aurait dû.

Sinon, rien à voir avec la lecture, mais il y a peu, j’ai redécouvert le grand problème des mains sur cette couverture, et franchement , c’est une galère sans nom de comprendre à qui appartient quoi. Non ?

 

Image associéeOh lala, là par contre j’ai de très gros souvenirs de la lecture du tome 3. Je l’avais emprunté à la bibliothèque en même temps que le deuxième tome, et je m’étais « forcé » (se force-t-on vraiment ?) à le relire avant d’enfin découvrir le troisième. Ce roman m’a emporté et je l’ai lu d’une traite, j’ai pour ainsi dire passer mon mercredi à lire Harry Potter sur le lit de la chambre de mes parents et… je l’ai regretté parce que j’avais une semaine d’attente avant de retourner à la bibliothèque emprunter le tome 4.

Du coup, j’ai passé ma semaine à relire en boucle cette histoire de Retourneur de temps, au point possiblement de me perdre moi-même dans le temps (oups), mais qu’est-ce que ça m’a plu ! En tout cas, je me souviens bien de ma première lecture, de la découverte terrible du Sinistros ou de celle, magique, de Florian Fortarôme.

 

Image associéeBizarrement, j’ai mis un peu plus de temps à lire le tome suivant, et je l’ai trimballé partout pendant une semaine. Je me souviens avoir compris seulement à la fin du premier chapitre que « Jedusor », ça faisait « Jeu du sort » (waaah la révélation, il était temps) et je me souviens du traumatisme du chapitre 32. J’étais dans la voiture quand je l’ai lu (oui, je lisais PARTOUT j’ai dit), à un carrefour à côté de chez moi, en direction d’un magasin où on allait faire les courses. Et oui, j’y pense encore parfois quand je passe à ce carrefour (c’est-à-dire à peu près 4 ou 5 fois par semaine parce que je n’ai pas déménagé depuis, hein). Traumatisé, je vous dis.

C’est également le tome de la saga que j’ai le plus lu, parce que je l’avais emmené en vacances d’été quelques années plus tard, avec le tome 5. Mon père a eu la bonne idée de commencer à lire le tome 5 et mettre plus de la moitié des vacances à le lire ; alors j’étais coincé avec le tome 4 (et le Da Vinci Code, mais ce n’était pas pareil).

J’ai donc lu le tome 4 en boucle – et en plus, on était dans un camping à l’étranger qui proposait chaque soir une séance gratuite du film dans une langue différente, donc oui, c’était de l’overdose totale, surtout que je n’aime pas trop le film (forcément).

 

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Nouveau Harry Potter, nouveau traumatisme. J’étais en CM2 quand ce tome est sorti, et c’est la première fois de ma vie que j’attendais la sortie d’un livre. Un camarade de classe l’a acheté le jour de la sortie – il était même absent ce matin-là parce que ses parents avaient été l’acheter à minuit la veille avec lui. Je n’ai pas eu cette chance et j’ai dû subir le traumatisme de le voir lire le livre, alors que j’attendais sagement une occasion pour qu’on me l’achète.

Finalement, il l’a lu très rapidement et me l’a prêté du genre deux jours après. Quand j’y repense, je me dis qu’il était quand même sacrément sympa parce que c’est le genre de livre qui nécessite qu’on le relise immédiatement après quoi. Et une fois de plus, je me suis trouvé à transporter ce pavé absolument partout.

J’ai notamment le souvenir de ma mère bavardant avec je-ne-sais-qui sur le parking de l’école et moi qui vais m’enfermer dans la voiture pour le lire alors qu’il fait super beau. Ah lala, gamin insupportable, j’vous jure ! Je l’ai beaucoup relu également ce livre, surtout que ma bibliothèque avait tellement l’habitude que j’emprunte les Harry Potter que je n’avais pas encore acheté au moins une fois par mois qu’ils en ont commandé deux exemplaires, dont un mis de côté pour moi. Ouais, j’étais ce genre de gamin, mouahaha (quelle image de moi je donne dans ces articles Harry Potter décidément !).

 

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Qui est parti en voyage scolaire pour une semaine à Malte quelques jours après parution du sixième bouquin en France sans avoir son exemplaire ? Qui a pris l’avion pour la première fois en s’en contrefichant pas mal parce que deux de ses amis étaient en train de lire le tome 6 et que je mourais de jalousie (bonne technique pour les phobiques qui passeraient par là) ? Qui s’est fait spoiler le retournement de veste final ? Qui s’est fait spoiler la mort de la fin du tome ?

Humph. Les adolescents, je vous jure. Depuis ce jour-là, j’ai compris que je haïssais les spoilers et que je m’acharnerai méthodiquement à ruiner la vie de toutes les personnes trouvant drôle de spoiler quoique ce soit à qui que ce soit. Non mais oh ! (Vous êtes prévenus.)

Et le pire, le pire, c’est que j’ai lu cet horrible chapitre de la mort en étant persuadé qu’on m’avait fait une blague, parce qu’il y a des personnages qui ne peuvent pas mourir, c’est comme ça. Tu parles. J’étais dans l’appartement de ma cousine à Paris quand j’ai terminé ce roman, il y avait un repas de famille à quelques mètres de moi et je ne voulais pas pleurer, non mais oh, c’est qu’un livre et j’ai un orgueil, moi. TU PARLES. Cela dit, j’ai aussi ri en même temps qu’Harry pendant l’enterrement – mais là aussi, j’ai une fâcheuse tendance à rire aux enterrements, c’est nerveux.

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Si vous avez cru que j’allais me laisser spoiler la fin d’Harry Potter comme on m’avait spoilé le tome 6, vous vous êtes LOURDEMENT trompés. Le 21 juillet, j’ai traîné mes parents dans les magasins pour qu’ils m’achètent le tome 7 en anglais et advienne que pourra avec mon niveau de 4e. Et vous savez ce qu’ils ont fait ? Ils m’ont littéralement trainé à la fête foraine en retour. La torture ! J’avais mon livre avec moi, là, dans un sac à dos, et on était à la fête foraine, puis au restaurant. Je plaisante, bien sûr, c’était une excellente après-midi et soirée, mais il n’empêche que je trépignais d’impatience comme jamais.

Et puis est venue LA confrontation avec l’anglais. J’avais déjà lu dans la voiture les premières phrases et compris (avec horreur) qu’il me faudrait un dictionnaire pour le lire (je l’avais à la maison, ouf). J’ai appris l’expression « Out of nowhere » le 21 juillet et j’ai passé une grande partie de la nuit à lire le chapitre 1. Et croyez-moi, l’ambiance flippante de ce premier chapitre, je ne suis pas prêt de l’oublier, car je la découvrais petit à petit, à la sueur de mon front et à l’encre du dictionnaire bavant sur mes mains.

Le lendemain, j’ai lu le chapitre 2 avec la grande idée de… me servir de Reverso. Cela fonctionnait bien, mais j’y ai passé encore plus de temps qu’à lire le chapitre 1 (et pas uniquement parce qu’il est plus long). C’était bien mal barré. Oh, je m’aidais comme je pouvais avec les fiches de vocabulaire et les petits résumés des forums de Poudlard.org (alléluia, merci à eux), mais très vite, j’ai compris que j’allais être spoilé sur ces forums (trop de gens, trop de risques) et je me suis trouvé livré à moi-même.

Plutôt que d’abandonner, le Serdaigle en moi a pris la résolution de continuer à lire et de ne surtout pas être spoilé, coûte que coûte (et malgré une grande sœur qui avait lu dans le journal la fin et voulait en parler avec moi alors que c’était inconcevable comme idée dans ma tête). Et puis… et puis, la magie a opéré.

Oui, je ne comprenais pas tous les mots, mais l’histoire en elle-même ? Ça allait. Je comprenais assez pour compléter les blancs, surtout avec un dico. Il y a des mots et des expressions qui revenaient tout le temps. J’avançais, jour après jour, toujours un peu plus vite. Le matin, dans ma chambre, l’après-midi, au soleil dans le jardin, le soir dans mon lit jusqu’à tard dans la nuit. Il m’a fallu deux semaines pour le lire. (Spoilers sur le livre dans la fin de ce paragraphe) J’étais dans mon lit pour la mort d’Hedwige, dans un transat pour celle Dobby, de nouveau dans mon lit pour celle de Fred, que j’ai relue 5 fois dans le déni le plus total de ne pas vouloir comprendre que ce putain de mur avait explosé. Aaaah, j’en ai les frissons qui me reviennent.

Image associéeNOT MY DAUGHTER YOU BITCH. J’ai découvert le mot bitch avant l’époque Britney Spears ! Bon, bien sûr, j’ai fini par m’acheter et lire la version française… mais j’ai été déçu. J’adore les traductions des six premiers livres (forcément), mais le texte des Reliques de la mort sera pour moi toujours une pâle traduction de toutes les émotions de mon premier livre en anglais et de la conclusion d’Harry Potter.

En revanche, une chose est certaine : la couverture française de la première édition est la plus belle de toutes les couvertures que j’ai pu voir pour ce roman. Vraiment. Pourtant, on revenait de loin avec l’Hedwige du tome 1 !

Je pourrais en parler des heures et ça fait bien plus de 500 mots (on approche des 2000, faisons comme si de rien n’était), mais il faut savoir s’arrêter. Depuis toutes ces mésaventures, j’ai évidemment l’ensemble des romans Harry Potter en livre de poche en français (parce que j’avais commencé la collection comme ça et que je la voulais complète, merci Gallimard d’avoir foiré en changeant le look de la collection entre temps), et je les conserve comme mes précieux. En anglais, une amie m’a prêté le tome 5 qu’elle n’a jamais récupéré finalement (et oui, je lui ai proposé plusieurs fois de le rendre, mais elle l’a en français et ne compte pas le lire en anglais parce que c’est trop dur, je ne suis pas cet horrible type qui vole des livres à ses amis, faut pas abuser), puis je me suis fait offrir les cinq autres d’occasion à Noël par ma sœur (et il n’y avait même pas un mot de fan dedans comme on voit parfois sur Twitter, pff).

Image associéePour tout vous avouer, j’ai même le tome 1 en latin parce que je me suis dit que si j’avais progressé en anglais de manière totalement DINGUE avec Harry, je pourrais bien progresser en latin aussi (ça a un peu fonctionné) et j’ai inspiré une amie à acheter le tome 1 dans la langue de tous les pays qu’elle visite (elle est depuis partie en Erasmus et a une petite collection assez sympa ; c’est vrai que ça fait un souvenir plutôt cool et une quête dans les pays visités). Et j’ai aussi les versions illustrées du tome 1 & 3 en anglais, les livres de la bibliothèque de Poudlard, les Robert Galbraith, etc, etc.

L’abus est total. Je m’éloigne du sujet à vitesse grand V, alors je vais le recadrer pour les commentaires… Racontez-moi vos souvenirs de lecture d’Harry Potter, svp, je suis sûr que tous les Potterheads ont des anecdotes et des histoires comme ça, et ça me passionne d’avance ! 🙂

(WOW, 2018 mots !)