Salut les sériephiles,
Comme promis en début de semaine, je n’ai pas arrêté de lire ces derniers temps et j’ai des livres dont j’ai envie de vous parler pour vous les faire découvrir. Aujourd’hui, il va être question d’un autre roman, le premier tome d’une « série » de deux (ça va), que Ludo (oui, encore lui) a eu la sympathie de m’offrir en début de mois. J’ai nommé Grace & Fury de Tracy Banghart. Et si je l’ai lu en anglais, il existe aussi en version française, alors pas d’inquiétude, vous pouvez vous y mettre aussi !
Pour faire les choses dans le bon ordre, commençons par le résumé : le roman raconte l’histoire de Serina et Nomi, deux sœurs élevées dans un monde fictif où les femmes n’ont pas le moindre droit, à part celui de se taire et de se conformer à ce que la monarchie impose. L’une, Serina, est élevée pour devenir une Grâce, une femme que le roi choisit pour sa perfection (élégance, beauté… mais certainement pas intelligence, puisque les femmes sont opprimées dans ce monde fictif). L’autre, Nomi, est élevée pour être la servante de la première. Au début du roman, elles se rendent ensemble dans la capitale, Viridia, où finalement ce n’est pas le roi qui choisira une Grâce, mais le prince héritier, Malachi… En effet, il faut commencer à préparer la succession au trône.
Voilà, voilà, il ne faut pas être sorcier pour comprendre rapidement que le roman met en scène une dystopie où les femmes sont opprimées en se concentrant sur le point de vue opposé de deux d’entre elles. Ainsi, Serina espère devenir une Grâce pour enrichir sa famille, alors que Nomi n’en peut plus de l’oppression et aimerait trouver un moyen de changer les choses… peut-être grâce à sa sœur, si elle est choisie par le prince héritier.

Cela dit, il y a de bonnes surprises aussi au sein de ce roman : loin de se contenter d’une intrigue très clichée de deux sœurs opposées, il propose bien au contraire de nous montrer comment l’amour des sœurs va les motiver à sortir du pétrin dans lequel elles vont chacune se retrouver. Le roman alterne leur point de vue, un chapitre sur deux, ce qui permet d’avancer vite dans l’histoire. Je ne suis pas forcément fan de cette construction, mais comme les chapitres sont courts, ça va. En plus, si ça vous dérange, rien n’empêche de lire tous les chapitres de Serina d’une part, puis tous ceux de Grace (enfin après les cinq ou six premiers chapitres qui expliquent tout de même l’univers dans lequel on évolue).
Bien sûr, l’idée est aussi de faire écho à notre monde d’aujourd’hui : la rébellion annoncée des femmes dans le roman se fait pour rappeler qu’elles ont aussi du pouvoir et de la force. Quant au titre, il désigne bien sûr les deux sœurs, et la colère va être le moteur du roman, vous l’aurez compris, parce qu’elles vivent dans un monde révoltant.
S’il y a des surprises, je suis plutôt content de ne pas m’être laissé totalement embobiner et d’avoir su voir clair assez vite dans le plan du roman. J’ai eu une première grosse surprise que je n’avais pas vu venir et j’ai beaucoup apprécié la découverte de l’univers de Viridia, mais une fois que l’histoire était lancée, c’était assez évident qu’on se dirigeait vers cette fin…
Ce qui n’empêchait pas de savourer les différents rebondissements et l’évolution.
Et la fin, parlons-en, justement ! Je suis super frustré, parce qu’elle s’arrête un chapitre avant celui auquel je m’attendais, et du coup ça me donne énormément envie de vite me procurer la suite. Pourtant, quand je l’ai mis dans ma wishlist, c’était plutôt en mode « bon, on verra bien ce que ça donnera, ça pourra être génial ou vraiment bof ». Finalement, ce fut vraiment génial, ça se dévore tout seul et le tome 2 (ci-contre) sortant en juillet en VO, je pense que je ne trainerai pas trop à le découvrir. Et je viendrai vous dire si la conclusion me plaît ou non dans un autre article, probablement !
Voir aussi : Queen of Ruin – Mon avis sur le tome 2

Avant de poursuivre, autant le dire tout de suite, il s’agit d’une saga en plusieurs tomes, sept apparemment, tous écrits par des auteurs différents. Les cinq premiers sont sortis, le six ne tardera plus. De mon côté, j’ai décidé de lire tout ça en anglais, parce que je privilégie toujours la VO quand je le peux (donc français, anglais ou espagnol, en gros). Maintenant que ça c’est dit, voyons si ça peut vous plaire !

Pour autant, les chapitres forment souvent un tout complet, avec des petites phrases de conclusion percutantes pour tout résumer ; ce qui m’aurait fait lever les yeux au ciel en français, mais qui m’a fait sourire en anglais. Allez comprendre !


Autrement dit, un soin tout particulier est apporté à l’objet-livre, de manière à ce qu’il soit du plus bel effet dans votre bibliothèque – mais pas que ! Quelques illustrations se sont également glissées à l’intérieur du livre, toujours aux couleurs de votre maison : vous pourrez ainsi admirer le fondateur de votre maison ou l’intérieur de votre salle commune. Et si vous êtes Serdaigle ou Poufsouffle, c’est un bonus non négligeable, parce qu’on a rarement l’occasion de la voir !
Voilà, en tout cas, comme pour le tome 1, je pense que ce livre n’est pas un indispensable, mais qu’il ravira tous les fans. C’est un livre de collection, ça fait plaisir de recommencer à avoir les sept tomes dans une édition pensée pour les fans. En plus, une fois mis côte à côte, on voit que ça prend forme – et ça rend mieux que mes éditions d’origine qui ont pris un coup de vieux et sont dépareillées même si elles sont toutes en poche Gallimard. J’espère vraiment qu’ils continueront sur leur lancée de cette édition spéciale 20 ans (surtout que le tome 3 est un de mes préférés !), même si je me dis que le poids des livres risque de devenir conséquent tout de même : les deux premiers tomes sont déjà pas mal épais ! Quant au prix, il augmente un tout petit peu et passe cette fois à 19€50. Bref, c’est autrement dit un craquage au moins aussi facile que celui de la baguette de Ron dans le Saule Cogneur…

Bon, il y a aussi quelques surprises qui peuplent le livre et sans tout vous dévoiler, je dois tout de même vous mettre en garde : il n’y a pas que de bonnes odeurs dans ce livre. On retrouve ainsi une certaine fascination pour les dragées surprises de Bertie Crochue… On a une dragée surprise à gratter et une autre dont on sait bien ce qu’elle cache : l’odeur de vomi. À vous de voir si vous avez l’estomac accroché ou pas : j’ai testé et elle a bien l’odeur du bonbon infâme que l’on nous vend en boutique Harry Potter. Je crois que je suis très sensible à ce genre d’odeur, mais à chaque fois, ça me provoque un haut le cœur. Bref, je suis vite revenu sur les pages précédentes histoire de sentir de bien meilleures odeurs avant de poursuivre ma lecture.
L’occasion pour moi d’enfin comprendre comment les sorciers peuvent être si accros aux Bulles Baveuses, ça sent bien trop bon !