9-1-1 Nashville – S01E11 – Don Begins – 17/20

J’y allais avec plein de mauvaise foi et j’ai bien aimé ? Je déteste ces épisodes flashbacks sur le papier, mais bizarrement, j’ai trouvé que la partie en flashback était précisément la partie la plus intéressante de l’épisode. Je crois que je commence à être un grand romantique à kiffer chaque fois les romances qu’on me propose cette année… Même quand on sait à quel point c’est voué à l’échec. La série marque quelques points avec son excellent casting et avec sa scène de fin qui me réconcilie un peu avec elle, parce que le message de l’épisode est celui que je voulais.

Spoilers

Il est temps de tout connaître de l’histoire Dixie-Don-Blythe. Enfin, pas tout. Le début, c’est déjà pas mal.


Well Don-Don, you juste made yourself a deal with the devil.

J’ai soupiré si fort en voyant le titre de l’épisode ! Il fallait évidemment que les scénaristes s’inspirent de la pire idée de la série originale et l’applique aussi dans ce spin-off, hein ? Nous voilà donc parti pour un épisode flashback particulièrement nul sur Don. On veut voir la putain de série qu’on vient regarder avec tous ses personnages, pas des flashbacks nuls.

Alor qu’il était enfant, Don s’est réveillé dans sa maison en flammes aux sons de sa petite sœur, encore bébé, pleurant. S’il a réussi à la rejoindre, les pompiers ne sont pas arrivés à temps pour la sauver, ni pour sauver ses parents. C’est terrible. À l’hôpital, une voisine est venue lui rendre visite avec sa petite-fille, qui n’est autre que Dixie. On le voit venir à des kilomètres, franchement.

Une dizaine d’années plus tard, Don et Dixie se retrouvent en prison. Ils se sont perdus de vue quand Don a été placé par les services sociaux, mais la vie est bien foutue. Le prénom Dixie est si peu courant que Don la reconnaît vite. De mon côté, je suis impressionné par le casting de l’épisode. Je déteste ces épisodes flashbacks, mais il faut bien reconnaître que de ce point de vue-là, la production fait un travail incroyable.

On découvre en tout cas à l’occasion du premier date de Dixie et Don que Don s’appelle en fait Donald, que Dixie lui plaît à écrire des chansons et à lui conseiller de placer sa colère dans quelque chose de plus sain : devenir pompier. En échange, il lui fait promettre de se mettre à chanter en public sans tenir compte de son stress.

Les voilà ensuite qui décident d’emménager ensemble. Cela manque un peu de chronologie pour voir combien de temps passe, mais si je suis 100% honnête, je crois que j’aurais aimé voir la série sur ces deux-là plus que celle qu’on nous vend. Bon, bien sûr, ça n’aurait pas été du 9-1-1, mais je crois que la romance me plaît – même si on sait qu’elle est vouée à l’échec.

Don et Dixie passent ensuite leur temps à se faire grandir l’un l’autre, Don rejoint l’Académie et la caserne, Dixie ose enfin chanter en public. Elle peut compter sur le soutien de Don chaque fois qu’il est disponible. Elle progresse bien plus vite que lui : elle est rapidement repérée par Margot (une agente artistique, je suppose) alors qu’il enchaîne les catastrophes. Il n’est pas assez bon à l’entraînement, il s’énerve contre les civils et passe trop de soirées avec Dixie pour être assez en forme le lendemain.

Dixie rencontre de plus en plus de succès, mais Don n’est plus là pour le voir. Elle est dégoutée de voir son copain s’absenter de plus en plus, et c’est ainsi que la distance se créé entre eux. Allez, c’est logique. Un soir, Don rentre chez eux pour mieux découvrir que Dixie part en tournée. Elle n’a pas encore d’album, mais elle sera une chanteuse remplaçante sur une tournée mondiale, alors elle est très heureuse. Malheureusement, ça veut dire que leur couple touche à sa fin : Don se vexe, alors même qu’elle lui fait remarquer à quel point ils ne tiennent plus les promesses qu’ils ont fait au début de leur relation.

Une fois Dixie partie, Don continue d’être un pompier. Un jour, il est appelé en intervention alors qu’une écurie est en feu. C’est ainsi qu’il rencontre Blythe, en sauvant ses chevaux du feu et en coulant un de ses camions, évidemment. Quelle jolie rencontre, n’est-ce pas ? Et surtout, quel bonheur de retrouver Clementine de Life in pieces ! C’est trop drôle, je mentionnais justement la série hier sur le blog en disant qu’elle me manquait et hop, la voilà qui est castée pour jouer une jeune Blythe. Cela fonctionne un peu moins à mes yeux que les deux autres comme je la connais déjà, mais j’adore l’actrice, alors je dis oui.

Blythe débarque à la caserne pour remercier Don et surtout pour l’inviter à un rencard. Au départ, Don refuse à cause de la différence d’argent entre eux, mais bon, elle lui apprend à monter à cheval (aïe, ça fait mal et ce n’est pas fun), il lui apprend à pêcher, ils passent de jolis rencards et énervent ensemble l’ex de Blythe.

Ils passent tellement de temps ensemble que Don est invité à rencontrer son nouveau beau-père. Juste avant ça, il croise toutefois Patrick, l’ex. Oh, Patrick semble sympathique avec lui, mais évidemment, il cherche surtout à l’énerver et lui rappeler qu’il n’est qu’un projet de charité pour elle. Pfiou. Cet épisode est en train de foirer dans les grandes lignes ce que les scénaristes voulaient, je crois : je déteste de plus en plus la relation entre Blythe et Don, alors que j’adore celle de Dixie et Don. Toute la série est construite pour nous faire aimer Blythe, mais plus ils forcent, moins ça le fait.

Le retour de Dixie six mois plus tôt que prévu se fait avec le pire timing possible : elle revient au moment où Blythe et Don se réconcilient après un différent nul sur le père de Blythe qui déteste d’avance Don. Dixie pensait retrouver un Don l’aimant toujours, mais ce n’est pas le cas : il lui présente Blythe, ce qui attire toute la haine de Dixie.

OK, Dixie est dans l’abus avec son attitude hautaine, alors je peux la détester à nouveau, parce que ce n’est pas comme ça qu’on récupère le mec qu’on aime, je suppose. C’est dommage. Dixie rappelle à Don que c’est grâce à elle qu’il est pompier, mais que Blythe ne fait rien pour lui. Ce n’est pas le cas : grâce à son fric et aux relations de son père, elle a fait rouvrir le cas de l’incendie de la famille Hart. Grâce à ça, la police retrouve le criminel et le fait arrêter.

Cela n’explique pas pourquoi Don trompe ensuite Blythe avec Dixie – ils se recroisent dans un bar alors qu’il est bourré, probablement à cause du criminel qui a tué sa famille. C’est comme ça que Blue est conçu ? Le sourire de Don quand il revoit Dixie ne trompe pas sur ses sentiments. Quel connard, du coup, de se mettre avec Blythe ? La vraie relation passionnée, elle est avec Dixie, pas avec Blythe qui n’a rien à lui apporter à part du fric. Oh lala, c’est une catastrophe cet épisode. Quoique… Les scénaristes veulent qu’on soit pour le couple Dixie/Don. Et ça se voit.

Dans le présent, Don est perturbé par la réception de la lettre de prison parce que c’est la lettre de la personne qui a foutu le feu – le type a foutu le feu à cause d’une dette qu’il devait à ses parents, en plus. Il est persuadé que c’est à cause d’une crise d’angoisse lors du procès que le mec a eu une peine allégée et s’en veut encore. Par conséquent, il continue de penser que ses crises d’angoisse sont un secret à conserver et à ne surtout pas dévoiler à son équipe. C’est une idée complètement conne comme Blythe le lui rappelle, mais il y tient.

Malgré tout, il en parle avec Rox : il a besoin de pouvoir témoigner à nouveau sans faire de crise d’angoisse. Elle lui conseille d’écrire ses sentiments et de faire un peu de journaling, après une scène particulièrement nulle où Ryan bizute Blue en lui faisant constater qu’il ne voit pas son reflet dans le camion qu’il vient de nettoyer. J’ai deviné tout de suite où la scène allait, ce qui fait que je n’ai pas trop aimé.

Ecrire un journal de traumatisme ? Don trouve l’idée idiote, mais il tente de s’y mettre car il veut absolument faire en sorte que l’homme qui a tué sa famille reste en prison à vie. Bon. Je suppose que je peux comprendre ce point de vue, surtout qu’il n’était qu’enfant… Mais en vrai, le pardon, c’est bien, parfois. C’est un peu ce que suggérait Blythe. Bien sûr, Dixie ne pense pas ça du tout : elle croise par hasard Don et ravive sa vengeance. C’est facile pour elle : c’est elle qui a appelé les pompiers ce soir-là.

Dixie rappelle donc à Don tout ce qu’elle a entendu cette nuit-là (et la série joue encore trop avec les flashbacks, je trouve) pour le faire pleurer, puis écrire. La douleur, c’est toujours efficace pour écrire. Les traumas aussi.

En tant que pompier, il est régulièrement confronté à des traumas au moins. La série nous propose une intervention qui, dans un autre épisode, aurait pu prendre plus de temps et être bien plus émotionnelle encore : un homme a renversé une jeune femme avec sa voiture. Elle est littéralement coupée en deux, et même si elle est encore en vie, les pompiers comprennent vite que ça ne durera pas.

La jeune femme est déjà mariée et a deux enfants. Elle refuse de parler à son mari ou ses filles alors qu’elle est sur le point de mourir. Elle préfère parler à Freddy, le type qui l’a percuté en voiture pendant qu’il faisait son défi TikTok. Elle le pardonne aussitôt, pour qu’il puisse dire à sa famille qu’elle est morte en paix. Elle le laisse quand même sur un terrible suspense, par contre, mais il faudra faire avec.

L’avantage, c’est que ça fait réfléchir Don : le lendemain, quand il est confronté à l’homme qui a tué sa famille, il a ainsi ouvert les lettres du criminel et le sait plein de remords. Il finit donc par le pardonner après un long discours sur la haine qu’il lui porte. Et en vrai, c’est une excellente scène. Oh, je ne comprends pas trop ce que le reste de la caserne fait là ni pourquoi Taylor est habillée comme si elle allait à un mariage, mais ça permet une jolie conclusion à l’épisode.

Je ne comprends pas trop pourquoi la série décide en revanche de terminer, encore, sur la haine que Dixie et Blythe se portent. Même quand Blythe la remercie, Dixie ne peut faire autrement que la narguer et lui rappeler qu’elle était là avant pour Don et que l’univers les remet toujours ensemble un jour ou l’autre. Et en vrai… Je crois que j’ai envie de voir ça ?

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9-1-1 Nashville – S01E10 – Let It R.I.P – 14/20

C’est plutôt un bon épisode, mais il laisse de côté le cliffhanger de l’épisode précédent pour se concentrer sur d’autres intrigues. Si celle qui est proposée en fil rouge pour la suite ne parvient pas à me motiver, je trouve ça bien qu’on développe de plus en plus certains autres personnages qui étaient traités comme des personnages secondaires alors qu’ils sont (de qui je me moque : elles sont) des centres d’intérêts plus grands en ce qui me concerne.

Spoilers

Blue et Taylor continuent de se rapprocher, et ça ne passe pas inaperçu.


You’re making goo-goo eye at Taylor.

Heated Rivalry n’a qu’à bien se tenir, les pompiers de Nashville ont leur propre hockey, apparemment. C’est sur rollers qu’ils tentent de briller pour être la meilleure caserne de la ville en hockey. L’idée de ce tournoi sort de nulle part et n’est pas vraiment utile, à part pour offrir plus tard une scène entre Cam et Blythe. Je ne suis pas convaincu du tout, je me demande même si l’épisode a été tourné au moment où la série canadienne commençait à exploser (mais probablement pas ?). Pas de chance, nos pompiers apprennent en plus qu’ils ne participeront au tournoi de cette année, parce qu’ils doivent rester de garde pendant tout l’événement. Bref, ils seront les seuls pompiers en ville et ça pourrait promettre de bonnes interventions… Sauf que non.

Bon, bien sûr, comme nous sommes dans la franchise 9-1-1, il y a bien des interventions dans l’épisode, mais elles n’ont rien d’incroyable. On découvre ainsi une policière pour la première fois, mais celle-ci se fait avoir comme une bleue par un ivrogne qui s’amuse sur un engin de chantier. C’est franchement abusé : elle fait venir les pompiers pour que Don se contente d’appuyer sur le bouton off de la machine afin que la policière puisse l’arrêter. De l’argent public bien dépensé, ma foi !

Une deuxième intervention amène nos pompiers sur un stand de tir. Il y a eu un accident idiot où une femme a tiré sur son petit-ami. Oui, c’est un accident, oui elle lui tire dans le visage et lui ruine son œil l’air de rien. Bien sûr, les pompiers parviennent à régler la situation grâce à une intervention rondement menée sur le terrain : Roxie est capable de rétablir la vision du type qui était en train de devenir aveugle. Pour autant, le couple finit par rompre, à l’initiative de cette petit-amie qui a tiré le coup accidentellement. Ben… Super.

Sans trop de surprise, le flirt entre Taylor et Blue continue dans cet épisode. Cette fois-ci, Rox et Ryan s’en rendent compte alors qu’ils font la cuisine ensemble et ils tentent aussitôt de mettre un stop à ce qui ressemble fort à un cauchemar RH à venir : il est clair pour Ryan, lieutenant, que cette relation ne peut que compliquer les choses pour le nouveau bleu de la caserne – dire qu’il s’appelle Blue, en plus.

Bien sûr, une fois qu’on le met en garde, Blue ne sait plus comment se comporter avec Taylor : il était en train de flirter avec elle mais pensait être discret. Désormais, il cherche à l’éviter, sans y parvenir parce qu’ils bossent ensemble. En plus, Taylor est folle de son nouveau collègue : elle se jette sur lui, limite, en complimentant sa mère et en lui demandant de l’inviter à un dîner. Blue n’a que peu de force de caractère : il accepte évidemment.

Par contre, il découvre ensuite qu’il ne connaît pas toute la vie de Taylor. Un joli policier noir semble très proche d’elle, au point de l’embrasser sur la joue lors d’une intervention. Le policier est ravi de rencontrer Blue et de lui dire qu’il vit avec Taylor. Pff. Les scénaristes nous font croire qu’ils sont en couple, mais ils vont clairement être de la même famille ou un truc comme ça.

En attendant, Blue est clairement jaloux et le fait bien sentir à Taylor qui ne comprend pas son changement d’attitude. Elle finit par confronter le beau pompier pour comprendre pourquoi elle a droit à des douches froides à chaque fois désormais. Sans trop de surprise, ça permet à Blue de dire qu’il développe des sentiments pour elle mais laisse tout tomber, principalement parce qu’il sait qu’elle est en couple. Le truc, c’est qu’elle ne l’est pas : son colocataire est gay, évidemment. C’était hyper prévisible, mais ça permet de faire avancer cette intrigue de manière amusante.

Taylor révèle donc à Blue qu’elle développe aussi des sentiments pour lui et qu’elle veut toujours aller au restaurant avec lui, même si c’est une idée de merde de sortir avec un collègue. Ben super. Ryan ne peut que constater que sa parole de lieutenant n’a pas beaucoup de poids, finalement.

De manière assez logique, la série revient aussi sur le groupe de parole auquel Cam a été invitée il y a deux épisodes par Nick, l’agent qui cherchait à mettre fin au hack de la ville. C’est une belle occasion pour les scénaristes : ça permet de les voir se draguer l’air de rien, tout en développant l’intrigue sur le deuil de Cam. C’est bien que ce personnage soit introduit par cet angle, c’est rare qu’une série prenne le temps de développer vraiment le deuil sur plusieurs épisodes.

Malheureusement, Cam n’est pas prête pour le groupe de parole, parce qu’on l’invite à rire de son défunt mari. Cam s’enfuit donc et passe la soirée à laisser un message vocal sur la boîte vocale de son mari. C’est triste. Elle en parle ensuite à Blythe qui lui rappelle qu’elle est encore en vie et a le doit d’accepter un peu de joie et de rire.

Elle finit par s’en rendre compte d’elle-même quand elle retourne au boulot. Cam doit convaincre deux adultes d’arrêter de se battre pour une baballe de baseball. OK, j’abuse un peu, je sais que ça représente beaucoup pour beaucoup de gens les balles de la victoire là. Cela dit, ça permet surtout à Cam de prendre conscience qu’elle doit lâcher du lest dans son deuil et apprendre à lâcher la balle pour aller de l’avant. C’est une métaphore un peu foireuse mais qui fonctionne bien dans l’épisode.

Cam annule donc le service qui lui permettait de continuer de laisser des messages vocaux à son mari, puis invite Blythe au groupe de paroles. Pour la première fois depuis longtemps, d’après elle, elle s’autorise donc à rire – et c’est un beau fou rire, en présence aussi de Nick.

En parallèle de tout le reste, on nous ajoute une nouvelle intrigue où Rox s’inquiète pour la santé de Don lorsqu’elle le voit avoir un début de crise de panique alors qu’il a un simple coup de fil. Don nie tout quand elle essaie de l’interroger sur ce qu’elle croit être lié à un choc post-traumatique. Cela s’avère être bien le cas : lorsqu’il reçoit une lettre venant de la même prison que le coup de fil précédent, Don s’effondre carrément au sol.

Il révèle ensuite à Rox, qui cache à tout le monde l’état du capitaine, qu’il s’agit bien d’un choc post-traumatique. L’homme qui a tué toute sa famille et est en prison cherche à le contacter pour parler, et apparemment, Don ne veut pas lui parler. Mouais. C’est un cliffhanger qui remet encore Don au centre de l’intrigue, et j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Taylor ou Rox, parce que j’ai plutôt envie de les découvrir elles que de repasser encore du temps du côté de la famille de Don.

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9-1-1 Nashville – S01E09 – Pipe Dreams – 13/20

La série poursuit ses intrigues, ses interventions et son fil rouge comme s’il n’y avait jamais eu de gros événements sur trois épisodes il y a peu de temps. Cela fonctionne dans l’ensemble, même si je reste hyper détaché vis-à-vis des personnages. Je trouve que la série ne parvient pas à trouver l’angle qui fait qu’on s’attache à eux. Et pourtant, on voit qu’elle essaie, et pas qu’un peu !

Spoilers

Dixie doit se faire opérer au plus vite.


Relationship goals.

Même si la série est en pause pour quelques semaines, j’ai envie de me mettre à jour au plus vite pour la reprendre dans les temps pendant les vacances scolaires. L’épisode commence par une soirée surbookée – et on sait donc vers quoi on se dirige vu le style de la série. Le vigile a beau avertir du problème que cela peut poser, personne ne l’écoute. Et pourtant, il a raison. Lors d’une altercation, le gérant utilise un spray avec du poivre et… ça tourne mal.

Il y a un mouvement de foule qui n’est pas sans rappeler la terrible actualité du nouvel an. C’est terrible de voir à quel point les scénaristes ont eu une idée qui s’est concrétisée bien vite. Par chance, il n’y a pas d’incendie ici, juste un mouvement de foule avec des gens qui se retrouvent bloqués à la sortie de la boîte, parce qu’ils ont voulu s’y précipiter. De là à utiliser la musique de Tetris quand les pompiers interviennent, je trouve que la série va un peu loin dans le foutage de gueule. Cela dit, ça me pose problème parce que j’ai fait le lien tout seul avec l’actualité. Sans ça, j’aurais probablement éclaté de rire.

Nous suivons étonnamment l’arrivée des patients à l’hôpital. Cela n’a finalement rien d’étonnant : le but est de voir Ryan et Sam travailler ensemble. Ils sont mignons comme tout quand ils sauvent une vie et sont clairement réconciliés désormais, avec une patiente qui comprend même qu’ils sont ensemble. Perso, ça me ferait plus flipper qu’autre chose. Pour le reste, c’était un cas terrifiant parce qu’on sait que oui, ça peut arriver qu’une foule veuille sortir trop vite et finisse par être complètement coincée.

De son côté, Dixie apprend qu’elle a besoin d’une chirurgie au plus vite. Certes, elle ne fume plus, mais c’est trop tard : son cancer prend de plus en plus de place. Le problème, c’est qu’elle n’a pas l’argent pour se soigner, mais que la chirurgie doit être faite le plus rapidement possible. Elle tente alors de convaincre Blue d’extorquer plus vite de l’argent auprès de son père biologique.

Blue est clairement dans une situation dérangeante, tiraillé entre sa fidélité à sa mère et sa nouvelle position de recrue à la caserne. Il est en plus accueilli à bras ouverts dans la famille de son père biologique : il l’invite même au déjeuner de famille désormais. C’est l’occasion de voir Cam dans l’épisode, mais aussi de se concentrer à nouveau sur Ryan et Sam. J’ai envie de les trouver mignons et d’être heureux qu’ils soient ensemble, mais comme on les a d’abord vus se détester et qu’on ne connaît absolument rien de leur passé, je n’accroche pas encore.

En plus, cette idiote de Blythe les questionne sur leur couple, leur réconciliation et… l’air de rien, elle se débrouille pour ramener une conversation dérangeante qui finit en engueulade de couple. Oh, tout se fait d’un ton posé, mais il est assez clair que Ryan veut commencer à avoir des enfants quand Sam veut attendre maintenant qu’ils ont failli divorcer. Et ça, Ryan ne s’y attendait pas. Ah, les repas de famille. C’est dérangeant comme tout. Allez, tout finit bien pour le couple : il s’embrouille, avant les enfants, sur la question des animaux domestiques et ont alors la même idée. Ryan offre un chat à Sam, même s’il n’aime pas ça, alors que Sam offre un chien à Ryan, même si elle n’en voulait pas. Cela fait beaucoup à gérer d’un seul coup, un chat et un chien.

En tout cas, Blue assiste à tout ça et est clairement un membre de famille désormais. Pour autant, Dixie continue de vouloir s’imposer dans la famille, au grand désespoir de Blythe. Lors d’une fête à la caserne, Blythe a la joie de voir sa rivale demander une photo avec son fils et le père biologique, avec une main qui se balade en plus. Cela ne plaît pas à Blythe et les scénaristes en profitent pour faire un peu d’humour.

Pourtant, l’humour tourne court : Dixie rencontre Roxie et Taylor, chante un duo avec Taylor et se met à tousser du sang devant toute la caserne. Elle s’effondre et est évidemment amenée à l’hôpital. Cette fois, Blue s’inquiète vraiment pour sa mère. Il a beau savoir qu’elle est malade, il ne s’attendait pas à ce que ça dérape si vite. Bien sûr, notre capitaine propose aussitôt de payer pour la chirurgie de son ex. Blythe est une fois de plus énervée. Elle n’a aucune raison de l’être, parce qu’il est évident que n’importe qui ferait la même chose à leur place ; qu’en l’absence de son mari, elle l’aurait proposé aussi… Mais voilà, les scénaristes veulent nous coincer dans ces intrigues de triangle amoureux immature, alors on doit composer avec. Pas de quoi s’inquiéter ; bien sûr que le couple se réconcilie avant la fin d’épisode, devant un petit coucher de soleil sur leur ranch en plus.

Quant à Dixie, elle a la voix cassée pour le reste de l’épisode. Sa manipulation a parfaitement fonctionné, en théorie. En pratique, Blue finit par comprendre que sa mère lui ment et est une actrice : elle a simulé une blessure plus grave à la gorge devant tout le monde pour obtenir plus vite l’argent dont elle a besoin. Blue a beau être choqué par les mensonges de sa mère, il continue ensuite de lui obéir quand elle lui dit d’aller se coucher comme s’il était un ado… Etonnant.

Une deuxième intervention voit nos pompiers intervenir sur un accident de tracteur très bête et très con, avec une ado qui accepte de conduire sous la pression de son père et qui le regrette bien vite. Pour ne pas tuer un chat, elle renverse le tracteur dans une énorme flaque ; et son père est coincé sous le tracteur. C’est si triste. Le père s’en sort très bien et est dégagé du tracteur assez vite par nos pompiers. Ceux-ci ont alors la surprise de découvrir toute une portée de chats coincée dans le tracteur. Tout ça pour le facteur cute chaton + pompier…

Une autre intervention voit les pompiers intervenir pour s’occuper d’une femme qui a un accident de voiture alors qu’elle est au téléphone avec son fils. Si la femme est sauvée, ce n’est pas le cas de son mari, transpercé par quelques branches d’arbre. Malheureusement, la femme apprend la mort de son mari et est dévastée… mais elle n’est qu’une horrible actrice.

En effet, nos pompiers se rendent compte que le mari était mort avant l’accident. Voilà donc la femme qui est emmenée à l’hôpital en étant menottée, parce qu’elle est coupable du meurtre de son mari, qu’elle a tenté de maquiller en accident. Terrible… Mais ça permet à Blue de comprendre que sa mère lui ment, c’est toujours ça de pris.

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9-1-1 Nashville – S01E08 – All Hands – 15/20

C’est encore un bon ensemble cette semaine, avec une grande intrigue qui fonctionne bien pour nous accrocher et nous donner envie de savoir comment tout sera réglé. Malheureusement, ça se fait un peu trop au détriment des personnages dont on ne sait pas encore assez de choses, je trouve : on passe plus de temps sur les urgences que sur le développement des personnages et je n’ai pas l’impression que c’était autant le cas dans les autres séries de la franchise. En même temps, les autres mettaient trop vite en danger les personnages, ce qui avait tendance à leur retirer en crédibilité. Existe-t-il une bonne formule ? Pas sûr !

Spoilers

Il est temps d’en finir avec le hack ET le chantage familial.


You wanna cut her open in the back of a moving ambulance?

Quel étrange début d’épisode cette semaine : on se retrouve à l’hôpital où une maman chante une berceuse à son bébé (enfin, une berceuse, je suis trauma par cette chanson depuis Angel) prématuré. Samantha, la fiancée de Ryan, vient s’occuper de cette maman en larmes qui ne dort plus tellement elle s’inquiète pour son bébé. Son but est de la convaincre de rentrer chez elle.

Seulement voilà, son application type Uber lui indique qu’elle en a pour deux heures pour rentrer. Elle décide donc de prendre un café et de rentrer en voiture. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Même pas besoin de s’endormir au volant : la ville est hackée et tous les feux passent au verte en même temps. Bim.

Une heure plus tôt, Cam et l’agent du FBI contactent le maire, sur son lit d’hôpital, pour lui expliquer où ils en sont de leur enquête. Leur suspect principal est maintenant Ariella, la nana qui était embauchée pour faire des coupes budgétaires. Son passé révèle qu’elle était dans toutes les villes hackées. Ce sera donc son assistante la coupable, mais en attendant, ils ont besoin de 45 minutes pour localiser l’appareil qu’elle pourrait utiliser.

Elle paraît effectivement coupable dans l’attitude quand on se rapproche d’elle. À dix minutes de la fin du compte à rebours, elle se rend dans un bureau qui n’est pas le sien avec une excuse pourrie pour y être. Et pourtant, Cam observe de loin tout ce qu’il se passe et remarque que l’assistante d’Ariella s’échappe bien vite pour aller vers les toilettes.

Là, Cam la voit récupérer un portable qu’elle avait planqué. Oh, Tilda, l’assistante, essaie d’attaquer Cam au couteau, mais c’est peine perdue : elle a un spray au poivre à lui balancer au village. Cela suffit à stopper Tilda, mais pas l’attaque malheureusement. Il pourrait y avoir du suspense, mais on est déjà au courant que ça va arriver : tous les feux de la ville vont être vert. Tilda est arrêtée, mais elle assure ne pouvoir rien faire : elle s’est juste contentée de voler des mots de passe dans les centres d’appel, mots de passe qu’Ariella lui donnait quasiment les yeux fermés, pour les vendre aux terroristes contre une belle somme d’argent.

Allez, ça se tient, mais j’aurais aimé une petite réaction d’Ariella, surtout qu’elle est clairement la coupable idéale à cause de son assistante qui a fait en sorte de la présenter comme telle.

Du côté de nos pompiers, c’est difficile d’apprendre à les connaître au milieu du chaos, en vrai. Roxie et Taylor s’amusent à faire des paris sur Blue qui a de bonnes idées pour faire le plein malgré les hacks de la ville ; Blue finit par apprendre le chantage odieux du père de Blythe et… voilà, en fait, il n’y a pas grand-chose à dire.

Ils sont rapidement envoyés à l’hôpital pour s’occuper de la mère du prématuré qui se retrouve coincée sous un camion. Ce n’est pas bien inspiré, il s’est passé la même chose dans 9-1-1 dans l’épisode diffusé juste avant tout de même. On va dire que ce n’est qu’une coïncidence. La femme est rapidement sauvée et les pompiers peuvent l’emmener à l’hôpital. Sur quelle route ? Mystère. Il y a des accidents à travers la ville, mais le camion semble pouvoir avancer vite. En plus, Millie, la jeune maman, a beaucoup de chance : Roxie est celle qui l’emmène à l’hôpital et c’est une ancienne chirurgienne. Cela lui permet de commencer une opération et lui sauver la vie – on se croirait dans Station 19.

Millie peut donc arriver à l’hôpital où Taylor et Roxxie deviennent infirmière et chirurgienne pour la journée, parce qu’on manque de personnel à l’hôpital. La série peine à nous montrer le chaos dans l’hôpital et cette histoire est un peu déjantée, mais admettons. L’essentiel est de sauver des vies après tout, surtout que c’est juste avant une autre attaque des hackers. L’opération se passe bien, jusqu’à ce que la troisième attaque intervienne justement. On était au courant qu’il y en aurait une, avec les hackers ne laissant qu’une demi-heure pour payer une rançon improbable et impossible.

Remplir les hôpitaux et couper le courant ? Ces hackers sont diaboliques et malins. C’est un classique – provoquer un mouvement de foule vers une bombe, tout ça tout ça. On l’a vu dans des tas de films, on l’a vu dans la réalité aussi probablement, c’est terrible car ça fonctionnera toujours. L’opération doit continuer le noir et c’est la catastrophe car les hackers ont réussi à faire en sorte de bloquer aussi les générateurs.

Pas d’inquiétude à avoir : nos pompiers sont dans l’hôpital et savent comment travailler ensemble pour rétablir le courant. C’est un beau travail d’équipe qui réunit tous les personnages de la série : le père de Blythe passe un coup de fil à Cam qui en passe un à Hart qui en passe un à Blue, et hop, problème de générateur réglé. Grâce à ça, tout est bien qui finit bien : Millie est sauvée.

En parallèle, le bébé de Millie, Jude, est en bonne santé grâce à Blythe et son père. Bien qu’elle soit patiente de l’hôpital, elle promet à Samantha de venir en aide comme elle peut et s’occupe donc de faire respirer le bébé de Millie quand le respirateur tombe en panne à cause du hack. C’est simple et efficace : ça permet d’oublier la rancœur que le père et la fille ont depuis qu’il a découvert qu’elle connaissait l’existence de Blue depuis 20 ans et ça permet aussi au père de voir que la caserne 113 fait du bon boulot. Il s’efface donc un temps pour aller payer la rançon très généreuse demandée par les hackers, puis pour payer tout le département des pompiers, y compris Blue. Yeah.

Tous les problèmes sont donc résolus en un rien de temps : il n’y a plus de hack, personne ne parle des multiples autres conséquences qui ont dû avoir lieu pendant ces hacks successifs, on se contente de se concentrer sur nos héros qui sauvent des vies plutôt que sur toutes celles inévitablement perdues et… C’est tout.

La fin d’épisode voit même Hart et son beau-père se réconcilier officiellement et nous laisser sur un happy end alors que cette intrigue a dû tuer des centaines de gens, l’air de rien. Mais bon, ça valait le coup : en parallèle, Cammie a pu se rendre compte que l’agent Turner du FBI était tout à fait charmant. Un petit câlin de victoire instaure ce qu’il faut de gêne entre eux ; une dernière scène les voit échanger leur numéro parce qu’ils ont en commun d’être veufs et qu’il lui propose de rejoindre un groupe de paroles. Eh, en vrai, je parais être un peu mauvaise langue, mais je trouve que c’était plutôt bien comme scène finale pour ces deux-là, même si le rapprochement est bien peu crédible. Un peu comme pour Taylor et Blue la semaine dernière (d’ailleurs, on a rien à ce sujet cette semaine ; les scénaristes semblent se chercher plus que les personnages ne se cherchent).

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