9-1-1 Nashville – S01E15 – Bad Girls – 15/20

Ben voilà un épisode au drama soapesque bien plus prenant : je trouve qu’on développe ici des intrigues qui sont intéressantes et permettent aux personnages d’évoluer. Je ne peux pas en dire autant des interventions qui semblent être bien trop forcées pour coller aux intrigues que les scénaristes veulent faire avancer, mais ce n’est pas grave si on voit la tambouille interne comme ça puisque c’est amusant à suivre.

Spoilers

Blue découvre encore une nouvelle manipulation maternelle.


How can you be this twisted?

Je suis étonné par le début de cet épisode. Quitte à proposer un soap, faites durer vos secrets au moins un épisode, non ? Eh bien non : au début de cet épisode, Blue comprend que Don et Bliythe organisent son anniversaire et est impatient de le faire chez eux avec sa mère. Quand il apprend qu’elle n’est plus invitée, il suppose que le couple est au courant (et leur révèle donc) qu’elle a orchestré toute son opération. Elle est folle, Dixie. Le pire, c’est qu’il ne sait pas encore qu’elle a fait exprès de l’avoir. Au moins, il est un enfant désiré, c’est déjà ça.

Il est surtout l’enfant d’une grande manipulatrice, par contre. Forcée de lui dire ce qu’elle a fait, elle finit par le faire en s’énervant, histoire de lui faire remarquer l’air de rien que Don et Blythe le manipulent en lui demandant de faire un choix entre passer son anniversaire avec eux ou avec elle, vu qu’elle n’est pas invitée. Je suis de mon côté entièrement d’accord avec Taylor : c’est Dixie qui impose cet ultimatum. Rien n’empêche de faire les deux à deux moments différents, franchement.

Le truc, c’est que Blue n’est pas prêt à entendre la vérité sur sa mère, apparemment. Suite à une intervention (en fin de critique), Blue décide toutefois de faire sa crise d’adolescence et de s’opposer à la décision de sa mère. Celle-ci prend très mal la nouvelle quand elle apprend que son fils préfère faire son anniversaire chez son père qu’avec elle.

Il n’y a rien de bien révolutionnaire dans l’affaire, sauf que Dixie étant ce qu’elle est, elle le vire de chez lui aussitôt. Peu rancunière, Taylor l’accepte évidemment chez elle quand il vient lui demander de passer la nuit avec elle. Ah, lala. Comment refuser à un Blue tout trempé de passer la nuit avec elle, hein ?

C’est quand même un peu écrit avec les pieds tout ça, mais je suis content qu’on arrête de tourner en rond concernant l’intrigue de Blue. Les conversations avec sa mère sont toutes construites de la même manière depuis le début de la saison et c’est insupportable. Ceci étant dit, c’est le principe d’une mère toxique et d’une relation viciée, je suppose, donc peut-être que c’est bien écrit ? J’ai beaucoup de questions avec cet épisode, vous allez voir !

La première intervention de l’épisode est une scène que… j’avais déjà vu ? Je suppose que je peux blâmer Twitter pour ça, mais c’est rigolo. On a affaire à deux influenceuses dont la collaboration tourne mal, avec un masque qui reste coincé sur le visage de la star. Est-ce que c’est Twitter ou est-ce qu’on a déjà eu cette scène dans une autre série ? J’ai vraiment l’impression que c’était une scène de Lone Star. Je ne sais pas. On s’en fout, au pire, surtout que j’ai une meilleure question : pourquoi commencer par retirer le front du masque s’il est urgent de la faire respirer ?

Qu’importe. Les pompiers parviennent évidemment à sauver les victimes – et j’ai l’impression qu’une d’entre elles est vraiment une star ; que c’est un caméo ou quelque chose comme ça. Je n’y connais rien et j’ai la flemme de chercher pour le coup, surtout que ça ne change rien pour l’épisode. Pour les remercier de ce sauvetage express, les influenceuses font de jolis cadeaux aux pompiers. Roxie a droit à un câlin d’une des influenceuses – Elena.

Cela lui lance une intrigue romantique amusante, mais je ne comprends pas trop ce que les scénaristes font avec elle : elle avait une cavalière dans l’épisode précédent qu’on ne connaissait pas. J’espère que cette fois ça mènera à quelque chose au-delà de cette simple scène où toute la caserne semble fascinée par sa vie amoureuse. En vrai, moi aussi je le suis et je trouve ça frustrant qu’on ne nous en dise pas plus que ça : c’est trop ou pas assez, mais c’est mal dosé.

Autrement, Ryan s’en sort avec un kit de maquillage pour Samantha. Il lui emmène lui-même au boulot pour mieux découvrir qu’elle n’est pas à l’hôpital. On sort d’un épisode où ils se réconciliaient, c’est trop tôt pour qu’il se mette à flipper de ses mensonges, et aussi trop tôt pour qu’elle lui mente en fait. C’est chiant : il lui laisse une chance de dire la vérité, mais elle ne le fait pas.

La scène suivante me fait bizarre car je n’ai pas cette relation avec ma mère, mais bon, Ryan décide d’aller demander conseil à Blythe. La mère prend la défense de Sam autant que possible, sauf que les soupçons de Ryan sont bien forts, surtout qu’elle a changé le code de son portable. Soit. Il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il y a autre chose dans cette histoire, et évidemment, Sam ne le trompe pas.

Quand il prend enfin le temps de la confronter sur ses doutes, Ryan découvre ainsi que sa femme a fait une fausse couche quand ils étaient séparés, qu’elle a un utérus en forme de cœur posant problème pour les grossesses et surtout qu’elle est enceinte. Après tout ce qu’ils viennent de traverser cette saison, cela me semble très irrationnel et précipité comme décision de faire un enfant, mais bon, ils sont heureux de cet accident apparemment.

La deuxième intervention de l’épisode voit un couple aimant finir par se disputer sur un quiproquo idiot. La femme finit par tuer son mari en le faisant chuter de son échelle. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour le sauver, en vain, et c’est terrible car la meurtrière comprend qu’elle a tué son mari pour rien, en plus. C’était pas spécialement bien joué et le tout servait juste à insister sur les doutes de Ryan… Lourd.

Cet épisode est chargé, parce qu’on a même une troisième intervention complètement tordue ensuite : un incendie dans lequel les pompiers finissent par trouver un fils adulte prisonnier de sa mère depuis ses onze ans. Il a dû foutre le feu pour s’échapper, mais il a failli mourir au passage. C’est ridicule, d’autant plus que cette intrigue qui aurait pu faire un bon épisode sert juste à faire bouger l’intrigue de Blue pour qu’il décide de tenir tête à sa mère. Lol, il serait temps, je n’en peux plus de sa tête de chien battu à ce stade.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E14 – Hard Knox – 14/20

Je ne suis pas totalement convaincu par cet épisode, mais il fonctionne tout de même après une longue pause dans mon visionnage. En fait, il me rappelle surtout que ce spin-off repose énormément sur sa formule soapesque. Les interventions sont un plus, mais clairement pas ce qui fait rester.

Spoilers

Ryan et Samantha ont du chemin à faire pour renforcer leur couple.


Should we? Here goes nothing.

Si j’ai bien une tradition au mois d’août, c’est de reprendre les saisons non terminées de 9-1-1 pour être à jour à la rentrée. Comme la saison 1 de ce spin-off est dispo sur Disney +, je n’ai aucune raison de déroger à la tradition, et me voici donc pour voir enfin les cinq derniers épisodes qu’il me manque – en espérant que ça reparte vers du mieux après des déceptions avant de mettre en pause mon visionnage.

C’est mal barré quand la première scène voit la conseillère conjugale de Sam et Ryan les faire culpabiliser de ne pas avoir couché ensemble ces trente derniers jours. C’est bien connu qu’un couple ne tient que par le sexe. Tss.

Bref, comme ils doivent absolument reconnecter et qu’ils s’en rendent compte suite à une intervention où Ryan finit à l’hôpital – sans blessure grave – ils suivent tout de même le conseil de cette psy. Ils partent donc en « vacances » improvisée. Ils tombent sur un couple très heureux de vivre en mode avion, mais eux ne peuvent pas le faire, parce qu’ils ont des jobs essentiels. J’entends. Faut juste pas déconner : par la suite, on a un montage où ils passent tout leur temps à négliger l’autre pour le boulot. Je veux dire, le travail, c’est prenant ; le portable, aussi. J’entends. M’enfin, on trouve du temps pour l’autre, en vrai. Et surtout, je ne peux pas croire qu’ils soient toujours en décalage comme ça.

Cependant, le montage était amusant. Je m’attendais tellement à ce que ça tourne au vinaigre avec une urgence médicale, mais finalement, non. Pas immédiatement, en tout cas. Bien sûr, ça finit par arriver le lendemain quand ils font une randonnée et qu’un couple a besoin d’aide à 400 mètres d’eux. Un couple ? Celui avec lequel ils ont sympathisé, bien sûr.

Monsieur et Madame Parfaits ne le sont pas tant que ça : le mari tente de tuer « accidentellement » sa femme pour récupérer son assurance-vie comme il l’a fait avec son ex-femme. Ben super. En soi, pourquoi pas, surtout que c’est une bonne idée de montrer qu’en coulisses, tout n’est pas rose dans la vie des couples prétendant que tout va bien. Par contre, que l’opérateur balance au téléphone à Ryan de répéter qu’il pense qu’il s’agit d’un homicide sans donner le code pour ça… Ridicule. Ridicule aussi que Ryan soit aussi fort qu’un flic.

Finalement, l’adrénaline fonctionne bien et redonne du piquant au couple de Ryan et Sam. Eux qui s’inquiétaient et ne couchaient plus ensemble finissent l’épisode plus amoureux que jamais, baisant comme des lapins si on en croit ce qu’ils disent à la psy : en gros, leur solution est de se retrouver en travaillant ensemble. Cela se tient, malgré les inquiétudes de la psy. Moi, ce qui m’inquièterait, c’est surtout qu’ils n’arrêtent plus du tout de travailler au sens où le corps a besoin de repos, mais soit.

Pendant ce temps, Blythe organise un gala et se trouve forcée d’embaucher Dixie. C’est n’importe quoi : Blue lui rappelle que Dixie chante aussi bien que la chanteuse qui vient d’annuler au dernier moment. La meuf est censée être en soin post-op, faut arrêter de nous faire croire que c’est possible de guérir si vite.

Après, c’est intéressant car ça donne une scène où les deux femmes enterrent la hache de guerre. Je ne crois pas un seul instant que ça durera, mais pour l’instant, ça me va bien. Cela permet au gala de se dérouler comme prévu, à Roxxie de nous révéler qu’elle a une copine (est-ce qu’on savait et j’ai oublié ?) et à Dixxie de draguer le père de Blythe. J’ai trouvé ça drôle au départ, mais le fait que ça se termine ensuite avec Dixxie complètement bourrée, ça m’a soulé.

En plus, que l’alcool permette de faire des révélations, je peux comprendre, mais là, Blythe insiste tellement que Dixxie devrait se rendre compte qu’elle en dit trop. Elle révèle en effet à Blythe qu’elle a menti à Don en lui disant qu’elle prenait la pilule : elle a donc volontairement eu Blue pour qu’il reste avec elle. En vain, donc. Comme c’est Blythe, elle se précipite pour le répéter à Don.

C’est triste, parce qu’il tombe aussitôt dans le pire schéma : il reproche à Dixxie d’avoir menti et l’avoir manipulé depuis des années. J’entends le reproche, mais que sa décision soit de ne plus du tout lui parler et de la virer de sa vie, c’est complètement con. Je n’ai pas aimé cette partie de l’épisode.

La série profite aussi du gala pour nous faire une scène où Taylor et Blue sont officiellement en couple aux yeux de tous – et de Blythe. Cela semble tout de même un peu forcé et l’alchimie n’est pas forcément là entre eux, je me demande où c’est supposé aller cette histoire.

Autrement, on ne suit qu’une intervention et elle est un peu flippante : une femme meure au travail et reste cinq jours au moins dans son bureau sans que personne ne s’en rende compte. C’est terrible, parce que c’est le genre de situation over the top qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Bon, après, le cadavre qui tombe et fait exploser plein de liquides corporels, c’est over the top et ça n’arrive pas, fort heureusement.

En tout cas, ça fait une sacrée anecdote à raconter à la prochaine soirée pour tous ses collègues. Pour ne rien arranger, il y a aussi une autre collègue qui se cogne la tête dans le choc et le chaos qui suit l’explosion de la collègue morte. Non, franchement, c’est le truc que je vais retenir de l’épisode alors que ça ne sert à rien dans la série ; c’est dingue. Enfin, c’est du pur 9-1-1.

C’est une bonne manière de justifier aussi le salaire de Samantha à ce stade : le personnage revient pour opérer cette seconde collègue. La vérité est toutefois que ces situations ne sont pas ce qui m’intéressent le plus dans cette série : le drama soapesque fonctionne plus sur moi, je crois.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E13 – Small Potatoes – 13/20

Pas dur de faire beaucoup moins mauvais que le précédent, mais cet épisode reste très prévisible et n’est pas dingue non plus du côté des développements des personnages. On s’attend à peu près à tout ce qui arrive et ça arrive exactement comme je l’aurais écrit si j’étais scénariste. Je ne suis pourtant pas scénariste, alors ça en dit long, je crois.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent dans la série (et ne servent à rien).


It’s Nashville. Everyone has talent.

Maintenant que le crossover est loin derrière nous, j’espère vraiment que la série va pouvoir repartir sur de meilleures bases. Ce n’est pas gagné, cependant : Taylor et Blue arrivent à la caserne ensemble et s’embrassent sur le parking, mais sont surpris d’être surpris par le capitaine. Pardon, mais à quoi s’attendaient-ils ? Don leur demande aussitôt de remplir des rapports RH pour éviter les emmerdes, et voilà, le couple est en place pour la suite apparemment. Il en fallait bien un dans la série.

Si côté RH, leur couple ne pose pas plus de problème que ça – et pourtant, c’est un bleu – côté collègues, personne ne semble avoir envie de les voir s’embrasser. Ils réagissent comme des ados de 15 ans et c’est terrifiant. Personne ne réagit comme ça quand des collègues se mettent en couple, putain. Si ?

Cam reçoit un appel qui lui signale un accident de la route : l’accident en question est assez flippant. Une voiture a fait une sortie de route (non, ce n’est pas celle de Buck et Eddie, mais le timing est nul) et est désormais coincée… le long d’une falaise. Genre, vraiment, elle est prête à tomber de la falaise. Oups, quoi. Pas trop d’inquiétude à avoir : les pompiers effectuent leur magie habituelle (au son de You’ve got a friend in me, c’est étrange, y a pas de jouets pourtant) pour sauver le père et sa fille qui sont bloqués dans la voiture. On a bien sûr le suspense habituel et la voiture explose au bas de la falaise quelques secondes après le sauvetage in extremis, mais tout va bien.

La deuxième intervention est plus amusante, avec Céleste, une ado qui fait de la merde en s’insérant dans le vagin un objet qui n’a rien à faire là. Le problème, ce n’est pas tant ça, le problème, c’est qu’elle a un objet là depuis un mois. Mais vraiment les gens font tellement de la merde. Après, c’est une ado, il faut que jeunesse se fasse et que les ados fassent des débilités vues sur TikTok, je suppose.

Rox et Taylor sont envoyées par Cam sur place. Elles font un job incroyable et parviennent à rassurer leur jeune patiente, tout en l’aidant. Malheureusement, la mère finit par arriver et n’est pas si merveilleuse. Autoritaire, c’est une chose, elle est détestable avec sa fille, puis avec Roxie, qu’elle vire carrément de chez elle. Bien sûr, ça se termine mal cette intrigue : la ville se tape un procès de la part des parents parce que la pompier est intervenue sur une mineure sans l’autorisation de ses parents.

C’est tordu parce que la gamine se tordait de douleur et la suppliait, mais c’est vrai qu’on voit Roxie prendre la décision vite de la traiter pour lui épargner la honte alors qu’elle aurait eu le temps de l’emmener à l’hôpital. Ce n’est bien sûr par le narratif qu’elle vend à la RH, préférant dire que c’était une urgence vitale, évidemment. Pour autant, Roxie peut très bien finir au tribunal.

Le premier procès, celui des parents contre la ville, arrive bien vite : la fille ne voulait pas qu’on sache qu’elle avait mis une pomme de terre où elle n’aurait pas dû, mais tout le monde le saura. Si Roxie a assuré qu’il n’y avait rien qui risquait de ressortir et lui poser problème, le procès tourne mal pour elle quand l’avocat des parents sort une vieille affaire de ses tiroirs pour lui reprocher d’être intervenu plus tôt sur une mineure.

Pour autant, je ne vois pas bien où est le problème car ça ne change pas le problème du cas présent. Bon, de toute manière, ça ne change rien : la gamine est en fait enceinte. Rox s’en rend compte en premier quand elle voit la souffrance de l’ado et qu’elle s’approche d’elle. Il n’en faut pas plus pour la diagnostiquer rapidement et lui sauver la vie – avec l’aide de Sam à l’hôpital. Bien sûr, Sam ne peut pas donner d’information sur sa patiente de manière tout à fait explicite, mais elle trouve ce qu’il faut pour rassurer Rox et Don.

Quant à Rox, elle s’en sort bien : les parents abandonnent le procès en cours de route. Après tout, elle a sauvé leur fille.

En parallèle de tout ça, les scénaristes décident apparemment de développer à fond le personnage de Taylor. La petite fille qu’elle parvient à sauver en début d’épisode la stalke sur les réseaux et son père se débrouille ensuite pour faire en sorte que Taylor rencontre une productrice de musique qui pourrait la transformer en star.

C’est le rêve de Taylor, alors Don lui donne le feu vert pour sécher un jour de taf (c’est beau des boss comme ça) afin qu’elle rencontre la productrice. C’est une actrice connue, c’est amusant, c’est évidemment une vieille connaissance de Cam qui était son assistance dans une autre vie (ça ne sert à rien, vraiment, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir Cam dans cette scène) et si elle veut faire de Taylor une star, il y a toutefois un problème : elle veut lui faire chanter un jingle publicitaire que Taylor déteste corps et âme. Pour autant, elle demande conseil à ses collègues. Comme s’ils y connaissaient quelque chose…

Sinon, une troisième intervention voit un homme survivre à l’effondrement d’un échafaudage. C’est Taylor qui s’occupe de lui comme elle peut et parvient à lui sauver la vie. Évidemment qu’elle va nous dire en fin d’épisode qu’elle préfère son job à son rêve, non ? C’est exactement ce qui arrive. Cela pose un grand problème à Victoria, la productrice, qui prend très mal le rejet de Taylor et lui promet qu’elle ne chantera plus jamais en ville.

Pas de souci à se faire : Cam assure qu’elle oubliera vite et lui a déjà prévu un petit concert privé à l’hôpital le jour-même, se doutant que Taylor allait refuser de chanter pour Victoria. Tout est bien qui finit bien, mais croyez-le ou non, j’ai trouvé que Dixie et Blythe manquaient dans cet épisode. On est foutu, mais après les flashbacks, il faut croire que j’ai fini par me faire à cette intrigue. Je ne doute pas qu’elles me souleront vite à nouveau, cependant, hein.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E12 – Spirit of the Games (2) – 08/20

Le crossover le plus catastrophique de tous les temps, avec une compétition enfantine, de la masculinité toxique érigée en exemple et des comportements immatures pour mener le tout vers une conclusion prévisible et choisissant la voie de la facilité. C’est désespérant, surtout que c’est clairement écrit comme une deuxième introduction à cet univers, pour les fans de 9-1-1 qui n’auraient pas encore testé Nashville. Un échec, en ce qui me concerne.

Spoilers

Buck & Eddie viennent participer à un tournoi entre pompiers à Nashville.


Nashville folks are kind of intense.

Le début de l’épisode ne traine pas en besogne : nous sommes sur un crossover et, contrairement à l’épisode de 9-1-1, l’idée est de ramener les audiences devant Nashville, alors on prend deux personnages et on nous les impose dans cette série. C’est bizarre de le faire comme ça et de donner tout le début d’épisode à Eddie et Buck.

Franchement, l’épisode commence par un discours ridicule de Don sur le match qui va avoir lieu prochainement : il compare les équipes adverses à des incendies plus dangereux et violents que tous les incendies qu’ils ont pu éteindre. C’est ridicule et intense. Buck et Eddie ne peuvent que penser ça et le disent.

On enchaîne pour nos pompiers de Nashville sur une scène inintéressante qui ne les développe en rien, pas même en tant qu’équipe puisqu’ils ne font qu’écouter leur capitaine. À l’inverse, Buck et Eddie ont plein de développement. On les retrouve à l’hôtel où Buck veut se coucher tôt et dormir, mais où Eddie veut visiter la ville. Pour le forcer à quitter sa chambre, Eddie n’hésite même pas à fouiller dans les affaires de Buck.

Sortir est une bonne idée quand on est dans une ville qu’on ne connaît pas, mais dans cette série, ça tourne forcément au désastre : nos deux pompiers se retrouvent dans un bar où ils font tomber d’un balcon un homme bourré. OK, j’abuse, ils n’y sont pour rien : ils essaient de calmer ses ardeurs, mais c’est un échec.

L’avantage, c’est qu’ils peuvent agir aussitôt : l’homme s’éclate le visage, forçant Eddie à lui faire une procédure chirurgicale pour qu’il puisse respirer, mais il provoque aussi un incendie dont Buck s’occupe au plus vite. Ainsi, quand les pompiers de Nashville arrivent, tout est pris en charge. C’est chouette de les voir se rencontrer sur une intervention comme ça, en vrai, et ça fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, le but de l’épisode est de nous parler d’une compétition sportive. Et alors, je disais que ça manquait de maturité quand je regardais l’épisode de 9-1-1, mais faut voir l’écriture de celui-ci qui est désespérante. Concrètement, on nous vend de la masculinité toxique à tous les étages, parce qu’il faut absolument gagner la compétition sportive. Don et Ryan veulent gagner coûte que coûte, Buck aussi, ça se moque de ceux qui ne font pas les efforts pour la compétition… Bordel, même mes collégiens sont plus matures que ce qui est proposé dans cet épisode. C’est une écriture paresseuse et flemmarde, avec en plus Don qui se fait une entorse sur un coup bas d’une autre caserne et les filles qui refusent de participer à cause de l’esprit de compétition des mecs.

Non, franchement, y a rien qui va, et il fallait en plus ajouter une petite dose de sexisme. Bref, tout ça permet de justifier que Blue participe à son tour à la compétition. On a donc Ryan et Blue qui font équipe dans les jeux des pompiers de Nashville face à Buck et Eddie. Paraît-il que c’est une compétition pour les meilleurs pompiers. Apparemment, ça attire plein de monde, dont Blythe et Dixie dans le public (en vrai, la présentation de la situation à une inconnue qui passe par là et fait l’erreur de s’asseoir entre elles était plutôt drôle tout en permettant d’expliquer aux gens qui ne regardent pas encore le spin-off ce qu’il en est), mais aussi Cam, qui pour une raison ou une autre, présente les jeux. À deux doigts de nous dire qu’elle les finance, aussi.

Les épreuves ? Bon, elles sont on ne peut plus clichées, on les voit chaque fois qu’il est question d’entraînement des pompiers. Bien sûr, les équipes de Nashville et Los Angeles sont vite les meilleures dans la compétition et il n’y a pas un seul pompier du Texas pour venir nous faire un clin d’œil à Lone Star. Et le pire dans tout ça ? Eh bien, Buck et Eddie finissent par se foutre de la gueule de Ryan et Blue parce qu’ils bossent avec leur père et sont des bébés privilégiés. Ces derniers en viennent ensuite aux mains. C’est nul. NUL. NUUUL.

Franchement, c’est pénible de voir tant d’immaturité. Pour les réconcilier, les scénaristes décident de les faire intervenir à nouveau ensemble : un homme ensanglanté débarque limite au milieu de leur prise de bec et les mène à un accident dans la rue où les pompiers doivent travailler ensemble, au plus vite et sans équipement. Ils sont efficaces, sauvent une vie et la leur, sont géniaux, mais dès que plus personne n’est en danger, hop, ça repart en insultes entre eux.

Putain, c’est insupportable d’avoir des comportements aussi enfantins érigés en exemple ! L’avantage, je suppose, c’est que ça prouve que Ryan et Blue sont vraiment potes désormais… mais… mais… Quel dommage cette compétition ! Cela ne vend pas du tout la franchise comme il faut : autant Ryan et Blue sont bien écrits et loin des clichés des frères qui se détestent en se rencontrant tard dans la vie, autant la compétition avec les autres pompiers donne l’impression qu’il faut être immature pour avoir de l’avenir dans cette série.

De manière prévisible, ni LA, ni Nashville ne gagne à la fin : ils sont ex-aequo et le font en étant en plus super classe. Lorsque le premier de la dernière course tombe à quelques mètres de la ligne d’arrivée, Buck et Ryan prennent ensemble la décision, en un regard, de le faire gagner (et en plus, c’est Carl, le mari de la femme entre Blythe et Dixie) en le portant jusqu’à la victoire. Des vrais pompiers, yeah. Cela permet même à Blythe et Dixie de se faire un câlin… Et ça fait que les deux casernes sont finalement ex-aequo.

Don propose de laisser le nom des deux équipes sur le trophée et ça offre une belle conclusion à l’épisode. Les pompiers acceptent de partager le trophée et une soirée ensemble. C’est encore Cam qui organise la soirée. Blue et Taylor en profitent pour finir ensemble, Cam anime un concours de rodéo, Buck et Ryan finissent ex-aequo en rodéo, Blythe gagne et Dixie… drague Buck ? Oh lala y a rien qui va. Et apparemment, les prochains épisodes sont encore un crossover ? Allons bon, je ne m’y attendais pas et je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir ça.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer