Midnight, Texas (S02)

Synopsis : Après une saison 1 mouvementée et la défaite de Colconnar, cette saison 2 promet en théorie de se concentrer sur l’hôtel de Midnight qui s’apprête à rouvrir ses portes, à en croire le cliffhanger de la saison précédente !

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, je ne me souviens plus vraiment où s’est arrêtée la série en saison 1, mais c’est plus fort que moi ce soir, j’ai eu envie de la regarder alors hop, je me suis lancé. Il faut bien dire ce qui est : il fait encore 23 degrés dehors à 22h, j’ai 27 degrés dans l’appartement, mes derniers cours sont prêts, c’est déjà l’été. Je suis à deux doigts de me sortir de la glace du congélateur – mais j’ai bien mangé déjà.

Quel rapport avec la saison 2 me direz-vous ? J’ai toujours vu cette série comme une série estivale. D’ailleurs, c’est pour ça que je me la suis mise de côté lors de sa diffusion. Et comme aujourd’hui, j’ai entamé mes séries estivales avec Fear the Walking Dead, je me suis dit que je pouvais bien me lancer le début de celle-ci aussi. En plus, je devais la voir en juin dans mon planning du Challenge Séries et, devinez quoi… On est en juin !

Lumières éteintes, grand verre d’eau citronnée avec glaçons paré, je n’ai plus qu’à m’y mettre, hein !

Note moyenne de la saison : 16/20

S02E01 – Head Games – 18/20
Si je regrette d’avoir attendu si longtemps pour voir cet épisode, je ne regrette pas de le voir pour ce que je considère être le début de l’été avec une soirée déjà bien chaude, parce que cette saison 2 est toujours une série estivale – les personnages ne sont quand même pas beaucoup habillés, hein. Côté intrigue, ça se renouvelle de manière sympathique et côté casting, on se débarrasse d’un personnage que je n’aimais pas vraiment pour gagner deux acteurs que j’aime bien. C’est bien parti !
S02E02 – The Monster of the Week is Patriarchy – 15/20
Cet épisode est déjà beaucoup plus routinier dans son écriture et sa mise en œuvre. Bien que sympathique, il ne casse pas trois pattes à un canard. Certaines intrigues fonctionnent bien vis-à-vis du fil rouge, d’autres sont bien plus soporifiques. Dans tous les cas, on avance et on sent que la saison ne fait que peu d’épisodes, parce que ça bouge vite. Tant mieux, c’est agréable.
S02E03 – To Witch Hell and Back – 14/20
Si c’est toujours un plaisir de passer du temps avec les personnages de cette série, force est de constater que j’ai eu un peu plus de mal à accrocher cet épisode. Il faut dire qu’il se concentrait trop sur des intrigues amoureuses schématiques et peu pertinentes, ainsi que sur un personnage auquel je n’ai jamais accroché. Ce n’était pas gagné d’avance, quoi.
S02E04 – I Put A Spell On You – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série qui approfondit certains de ces personnages sans trop se soucier, pour le moment, d’un vrai fil rouge. Cela dit, je pense qu’il se dessine de plus en plus avec l’intrigue secondaire qui tisse du lien entre les différents épisodes de cette saison. Tout en étant curieux de voir où ça va nous mener, je trouve que cette saison ne donne pas forcément envie de tout dévorer d’un coup comme je m’y attendais… Alors je la fais trainer, pour en profiter pleinement.
S02E05 – Drown the Sadness in Chardonnay – 16/20
Voilà un épisode qui se concentre sur un personnage que j’aime beaucoup, alors forcément, ça fonctionne bien sur moi, surtout que ça apporte enfin des réponses que j’attendais vraiment depuis un moment. Autrement, l’écriture de la saison est intéressante, parce qu’on sent que le budget décroissant l’a impacté ; mais ce n’est pas mauvais pour autant.
S02E06 – No More M. Nice Kai – 16/20
L’épisode était de facture on ne peut plus classique pour la série, mais il possédait quelques bonnes surprises dans le traitement des personnages et les évolutions de ceux-ci. Ce sera un dont je me souviendrais longtemps, mais pas forcément pour les bonnes raisons du coup. Je suis très curieux de voir ce que donnera la suite, parce que je crois que c’est la première fois de la série que je me suis retrouvé vraiment surpris par un twist !
S02E07 – Resting Witch Face – 16/20
Même si j’avais deviné où allait nous mener une bonne partie de l’intrigue, j’ai trouvé que c’était plutôt bien écrit et joué – même la médiocrité est bien jouée. Certains acteurs sont malheureusement en-dessous, peu aidés par une écriture qui est clairement précipitée. C’est un peu mon problème : on sent que la saison a été raccourcie à neuf épisodes et qu’il faut tout dire trop vite, quitte parfois à être moins cohérent. C’est dommage, parce qu’autrement, c’est une bonne saison.
S02E08 – Patience Is A Virtue – 18/20
Oula, on approche dangereusement de la fin de la série et ça se sent. C’est plutôt bien foutu : en deux saisons, ils ont eu le temps de faire monter les enjeux progressivement et même si cette saison est un peu précipitée, elle tient la route. Cet épisode apporte les derniers éléments de mythologie nécessaires pour mener à un final qui promet d’envoyer du lourd, alors que l’ensemble de la saison aura vraiment eu des airs de dernière saison.
S02E09 – Yasss, Queen – 18/20
C’est une bonne fin de saison, mais pas tout à fait une fin de série pour autant… même si rien ne me dérangera sur le long terme. Malgré de très bonnes scènes, cet épisode a quelques twists que je n’ai pas trop aimé dans la manière dont ils ont été exécutés. Bon, ça restera une bonne série d’urban fantasy dans ma mémoire, et je la quitte en gardant aussi mon coup de cœur pour Olivia, qui illuminait vraiment cette série.

Saison 1 | Saison 2

Midnight, Texas – S02E01-02

Épisode 1 – Head Games – 18/20
Si je regrette d’avoir attendu si longtemps pour voir cet épisode, je ne regrette pas de le voir pour ce que je considère être le début de l’été avec une soirée déjà bien chaude, parce que cette saison 2 est toujours une série estivale – les personnages ne sont quand même pas beaucoup habillés, hein. Côté intrigue, ça se renouvelle de manière sympathique et côté casting, on se débarrasse d’un personnage que je n’aimais pas vraiment pour gagner deux acteurs que j’aime bien. C’est bien parti !

> Saison 2


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Why would anyone visit Midnight, I mean, it’s not exactly a tourist destination.

Oh lala, le résumé me fait prendre conscience que j’avais oublié bien trop de choses déjà, mais la première scène me confirme à quel point cette série sent bon l’été, avec un Manfred en caleçon au beau milieu de la nuit et de la ville. Bon été à tous !

On le voit donc creuser ce qui ressemble à une tombe puis retourner auprès de sa copine Creek pour… mieux se réveiller le lendemain matin auprès d’elle. J’avais lu qu’elle quittait la série, je me suis fait spoiler depuis, mais quand même, je ne pensais pas qu’on la verrait dans ce premier épisode. Elle n’hésite pas à quitter son mec à moitié à poil, même si elle préfère lui demander de la suivre à l’autre bout des États-Unis bien sûr.

Pendant ce temps, Bobo et sa sorcière, Fiji, s’envoient littéralement en l’air, parce que pourquoi pas. Ils sont tous à poil pour ce début de saison franchement, et elle n’est pas plus gênée que ça de savoir que son chat qui parle est là.

Ce début de saison nous fait aussi retrouver Olivia, qui continue de bosser… et de rentrer auprès de son mari vampire, lui aussi à moitié à poil. Non, vraiment, c’est la mode de ce début de saison : même l’ange a droit à son petit jogging dans le désert auprès de son mec et du panneau de la ville. Bref, autrement dit, happy beginning pour tout le monde… sauf Manfred, qui est hanté par son « cauchemar » qui n’en était pas un et son désir de prendre un couteau.

Ce n’est pas exactement un nouveau départ tout à fait joyeux pour Olivia non plus, puisqu’elle s’inquiète de la rénovation de l’hôtel et en parle à toute la bande, assez énervée de voir que l’hôtel est déjà plein pour un mois grâce à un voyant qui est clairement une arnaque. Pas de quoi s’inquiéter pourtant : Manfred le sait hanté et Olivia peut compter sur Lemme pour la détendre complétement, et pas qu’avec un bain hein.

De son côté, Manfred continue d’être flippé par son somnambulisme souvent, au point de dormir avec un pantalon et surtout avec son portable scotché à son torse nu parce que pourquoi garder un t-shirt ou une chemise avec une poche quand on peut se déchirer la poitrine, hein ? Cela lui permet de découvrir qu’il a creusé non pas une tombe, mais huit. Juste après une réplique d’Olivia nous rappelant qu’ils sont huit dans la ville, LOL.

Cette nouvelle découverte n’arrive pas seule : Manfred retrouve aussi sa grand-mère, toujours fantôme, mais cette fois plus en forme. Elle lui conseille de révéler la vérité à ses amis, mais il a trop peur de leur réaction pour ça, préférant s’imaginer en train de les tuer sans les prévenir.

La journée voit aussi l’ouverture de l’hôtel, qui est un spa, Crystal Desert, tenu par une certaine Patience Lucero et son mari Kai. J’adore les deux acteurs, et particulièrement ce Kai en pyjama que je n’ai pas revu depuis LOST et qui se retrouve un rôle dans lequel il doit demander à ses « patients » d’avoir la foi. Et ils l’ont, parce qu’il propose des miracles au point de faire marcher des paraplégiques. Pas étonnant que ça attire tous les hipsters du coin.

Manfred s’isole loin de tout ça, inquiet de ses désirs de meurtre, et ne rejoint pas le groupe pour la soirée au bar qui suit. Le bar tourne de mieux en mieux, avec Bobo et l’ange (non je ne sais plus son nom) en barmen et Lemme en garde.

Il se débarrasse d’un type qui persiste à vouloir revenir alors que Manfred, lui décide de se faire arrêter pour exhibitionnisme. Il s’endort nu en cellule, sur les genoux de sa grand-mère, mais se réveille chez Creek, avec en prime un nouveau caleçon, le trois ou quatrième de l’épisode. La série devait vouloir augmenter ses audiences j’imagine, mais elle est quand même annulée depuis.

Manfred continue de mentir à tout le monde en tout cas, et particulièrement à Creek pour qui il s’inquiète, tandis qu’Olivia mène l’enquête sur le spa, découvrant que Kai parle tout seul à un tableau. Mystérieux, mais ce sera probablement pour un prochain épisode.

L’épisode avance assez vite, avec Manfred découvrant que son oncle a vécu le même genre de cauchemar que lui : après avoir été possédé par un démon, il a été forcé de se suicider parce qu’il avait une sorte de cancer démoniaque lui donnant envie de tuer tout le monde. Exactement comme Manfred suite à la possession de la fin de saison 1, donc.

Celui-ci finit par comprendre qu’il est en train d’halluciner sa grand-mère et de se faire posséder par un démon. Ouep, le démon en lui prend le dessus sans mal et il se retrouve à attaquer Creek qui a eu la bonne idée de se méfier de lui et d’en parler à Fiji avant.

Manfred n’a aucun mal à kidnapper Creek, mais aussi à mettre KO Olivia hors écran. Cela n’a pas trop de sens, on a toujours présenté Olivia comme bien plus badass que ça, mais bon. Manfred est finalement mis KO par Lemme assez rapidement, grâce à sa nouvelle connexion avec Olivia. On le voit venir à des kilomètres, mais le but de cette intrigue est en fait d’introduire Kai comme un ami potentiel et un allié du reste du groupe. Alors que Finji et Creek sont impuissantes pour venir en aide à Manfred, il ne faut qu’un petit exorcisme et un baiser Kai/Manfred pour venir à bout de sa possession démoniaque.

Et même si Manfred revient à ses esprits, Creek décide de se barrer de la ville sans lui, direction Austin. Voilà voilà, elle est à bout et je trouve ça plutôt bien mené pour que l’actrice quitte la série finalement.

Et sinon, concernant le bar, on retrouve l’ange, Joe tout simplement, en train de se faire agresser par le type démoniaque dont il n’hésite pas à arracher le cœur, grâce à l’aide aussi d’un chasseur de démon, Walker. Celui-ci a d’ailleurs un gadget sympa pour arracher le cœur des démons lui aussi.

La fin d’épisode voit aussi Bobo et Fiji s’installer ensemble, après un épisode à s’embrasser et coucher ensemble dans tous les coins. Le seul problème, c’est que l’arrivée de Bobo semble faire pourrir toutes les fleurs de chez Fiji. A moins que ce ne soit la faute de Kai, dont le tableau cache une tête de démon (Colconnar j’imagine ?) qu’il souhaite venger…


Épisode 2 – The Monster of the Week is Patriarchy – 15/20
Cet épisode est déjà beaucoup plus routinier dans son écriture et sa mise en œuvre. Bien que sympathique, il ne casse pas trois pattes à un canard. Certaines intrigues fonctionnent bien vis-à-vis du fil rouge, d’autres sont bien plus soporifiques. Dans tous les cas, on avance et on sent que la saison ne fait que peu d’épisodes, parce que ça bouge vite. Tant mieux, c’est agréable.

> Saison 2


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But you know what? I’m a total bitch.

Vaste programme que le titre de cet épisode, quand même ! Il commence assez bien avec Kai décidant de soigner le bras d’un homme… qui se fait ensuite attaquer par la fantôme que Manfred avait déjà aperçu dans l’épisode précédent. Celle-ci est assez hostile et s’en prend à l’homme, n’hésitant pas à le tuer. Au moins, ça donne l’occasion à Manfred de rapidement oublier Creek, et ce n’est pas plus mal.

C’est Joe qui aide Manfred à faire ses recherches : il connaît bien la ville après tout. Il ne faut donc pas longtemps pour apprendre que le fantôme de l’hôtel s’appelle Carolyn Baker et est morte dans sa salle de bain. Le truc, c’est que tout le monde pense que c’est elle la meurtrière quand c’est évident que ce serait trop simple.

Manfred découvre donc rapidement que c’est son mari le problème, parce qu’il s’est suicidé après avoir noyé sa femme, contrairement à ce que disent les journaux. Notre héros est donc forcé de demander l’aide de Fiji pour faire un exorcisme de la chambre, tout en faisant équipe avec Patience. Il y a un flirt idiot qui s’installe entre ces deux-là, en plus, surtout qu’elle entend parler de la rupture avec Creek.

Cet épisode est quand même moins bon, parce que « l’intrigue de la semaine » n’est pas brillante : elle voit Manfred être possédé par les deux fantômes, ceux de Carolyn et son mari Bruce, histoire de régler leurs affaires de couple qui ont mal tourné parce que Bruce était cinglé.

Il s’est suicidé après s’être enfermé dans une pièce de l’hôtel et les os sont encore là, forçant Manfred et Patience, avec sa robe blanche ultra légère et un rien aguicheuse quand même, à retrouver les plans de l’hôtel. Ah lala, les scénaristes ne font vraiment pas dans la subtilité, ça me rappelle la bonne époque de True Blood.

Fiji retrouve sa serre dans un piteux état et Bobo ne s’en inquiète pas, trouvant une explication rationnelle à la mort de toutes les plantes simplement parce que la clim est en panne. Toutes les plantes. 24h. Et la clim se remet en marche quand il s’en approche, allô, ça pue la possession démoniaque de la maison – ou juste Fiji qui n’est pas prête, en fait.

Elle passe l’épisode à se demander ce qui a bien pu se passer quand Bobo préfère faire l’autruche et être super dérangeant dans sa manière de l’embrasser. Je n’ai jamais pu piffrer cet acteur de toute manière, et ça m’arrangerait bien que ce qui essaie de le tuer dans cet épisode y parvienne, franchement.

Ouep, Fiji se rend rapidement compte que quelque chose s’en prend à son mec… et je vois gros comme une maison qu’elle découvrira que c’est elle car c’est quand même chaque fois qu’ils sont ensemble.

Sinon, l’épisode se concentre aussi sur la relation entre Lemme et Olivia, qui n’est plus si paradisiaque que ça : elle en a marre de leur connexion, parce que Lemme anticipe tous ses besoins un peu trop bien et l’étouffe complétement. Cela ne plait pas vraiment à Lemme qui finit par aller se bourrer la gueule au bar, ce qui n’est pas sa meilleure idée. Il y retrouve une jeune femme qui avait vu la veille sa tête de vampire.

Elle l’empoisonne à l’argent, histoire de s’assurer qu’il soit assez faible pour faire de lui ce qu’elle veut : un vampire capable de la transformer à son tour. Olivia prend moyennement bien la révélation que Lemme se retrouve papa du jour au lendemain et ils se retrouvent à chasser sa fille quand ils comprennent qu’elle ne peut pas apprendre à être une vampire inoffensive.

Ouep, moins de 24h après avoir une fille, le couple se retrouve déjà à gérer sa fugue en strip-club où elle prend sa revanche sur la vie. Passionnant. Faut dire que la nana s’appelle Dawnette quand même. Elle n’hésite pas non plus à transformer à leur tour deux autres strip-teaseuse en vampires, avant de se rendre au Crystal Desert où Dawnette veut prendre sa revanche aussi, après un entretien raté.

Tout irait bien si elles ne débarquaient pas en plein exorcisme de Fiji.

Celui-ci se passe heureusement sans encombre, avec Patience risquant bêtement sa vie et forçant Manfred à la sauver, alors que Carolyn révèle finalement qu’il reste des secrets « derrière le bois ». Hmm. Il est probablement question du tableau hideux de Kai et Patience que tout le monde trouve beau.

Et pendant ce temps, au rez-de-chaussée, l’hôtel est attaqué par un trio de vampirettes qui donne l’occasion à Olivia de récupérer son indépendance. Si les amies de Dawnette y passent, cette dernière a la chance de ne trouver Kai que trop tardivement. Elle ne le tue donc pas et Lemme essaie même de la raisonner et de la récupérer… mais finalement, ça finit encore mieux : Kai révèle qu’il peut rendre Dawnette humaine à nouveau.

Ouep, rien que ça. On a ici une cure à l’état de vampire. Si Angel savait que ça existait ! D’ailleurs, à ce propos, Joe se sent harcelé par Walker, qu’il essaye de ghoster et apprend en fin d’épisode ce que Kai peut faire. Peu utile pour le moment, j’ai largement préféré les différeds entre Lemme et Olivia ou Fiji comprenant que le sexe est ce qui pose problème à la sécurité de Bobo.

Une grève de sexe, ça ne peut pas leur faire de mal après tout. Et en fin d’épisode, Manfred retrouve la tête de démon cachée derrière le tableau dans le bureau de Kai. Quand il y touche (chacun ses étranges envies j’imagine), il se fait projeter en arrière, avec un petit flashback au passage…

This is us – S03E18

Épisode 18 – Her – 17/20
Un bon épisode final qui trouve le moyen de tourner autour du pot une dernière fois. La saison termine sa boucle de manière plutôt sympathique, mais je n’ai pas eu la dose d’émotions à laquelle je m’attendais pour cette fin de saison. C’était très bien, mais il manquait quand même un petit quelque chose. J’en attendais sûrement trop… et je ne suis pas entièrement satisfait de la tournure des choses, en plus !

> Saison 3


Spoilers

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We don’t work when we’re apart but together, baby, together, we set the world on fire.

J’ai retardé un peu le visionnage de cet épisode, parce que c’est le dernier alors c’est triste. En plus, le titre promet de revenir ENFIN sur le cliffhanger de l’an dernier. D’un côté, je meurs d’envie, de l’autre, j’ai un peu peur de ce qu’il nous réserve. J’ai réussi à m’éviter les spoilers jusqu’ici… mais voilà, faut bien s’y mettre.

Et ça commence par une morning routine sympa autour du café de chaque personnage sur Friday I’m in love que je n’avais pas entendu depuis des années : dans le futur, Beth se prépare du café toute seule dans sa cuisine – suspense. Dans le présent, Beth aussi se prépare du café, et elle est toute aussi seule, puisque Randall n’a pas dormi là.

De l’autre côté du pays, Kate n’est pas si ravie que ça de l’emménagement de sa mère étouffante et Kevin continue de parler d’enfant avec Zoe, soi-disant pour rire. Super drôle. Dans le passé, Rebecca aussi est accro au café, au point de se retrouver dans un accident de voiture parce qu’elle en boit en conduisant et en tentant de ramasser des fruits au sol. Et voilà l’ensemble des intrigues de la semaine condensées en un montage.

A l’hôpital, bébé Jack peut enfin respirer par lui-même, mais comme c’est un prématuré, il est en risque d’apnée et bradycardie : il faut donc lui tapoter le pied quand ça arrive, pour lui rappeler de respirer. Les solutions les plus simples sont parfois les plus efficaces. Par exemple, la solution la plus efficace pour se souvenir des nombreux remèdes médicaux pour un prématuré, c’est d’écrire tout dans un carnet, même si c’est chiant. C’est ce que fait Rebecca, posant d’une part les bonnes questions et d’autre part, les questions les plus inutiles du monde.

Le problème, c’est surtout qu’elle empêche Kate de poser ses questions. Bref, Rebecca est hyper envahissante, mais Kate n’ose pas lui dire pour ne pas la vexer. Quand Jack tombe pour de bon en bradycardie, c’est toutefois Rebecca qui le sauve en lui tapotant le pied, et Kate s’en prend à elle… tout en sachant qu’elle est parfaite dans son rôle de grand-mère. Kate se réconcilie donc avec sa mère en rentrant chez elle, la remerciant de sa présence… et lui expliquant qu’elle va être intenable avec elle, forcément.

Randall rentre chez lui et retrouve une Beth un brin gênée par la dispute de l’épisode de la semaine dernière. Elle s’accroche à de bons souvenirs d’un escape game, mais cette fois, sans trouver la solution. Les choses sont claires au moins. Un peu trop claire même : Déjà se rend compte que quelque chose ne va pas et en parle avec Randall qui l’emmène à un concours de débat.

Ils arrivent donc dans un quartier un peu pourri… parce que Déjà a piégé son père. Comme lui l’an dernier, elle décide de lui faire un discours interminable avec un joli sens caché. Le sens caché ? Lui faire comprendre qu’elle n’a jamais eu la chance de gagner à un ticket à gratter quand elle en avait bien besoin pour fuir une famille d’accueil horrible uniquement intéressée par la thune du gouvernement et non par l’idée d’élever des enfants dans le besoin.

La métaphore du ticket à gratter ? Le gros lot de Randall, c’est d’avoir été adopté, puis d’avoir rencontré Beth. Il le sait bien, mais avoir Déjà qui lui rappelle, ça lui met en pleine face la réalité des choses. Il appelle donc Jae-Won pour savoir s’il y a moyen de démissionner de son nouveau poste, mais pas sans bien faire chier tous les gens qui ont eu la bonne idée de voter pour lui.

De son côté, Tess cherche désespérément une tenue pour son bal de promo… ce qui est en fait un moyen pour elle d’expliquer à son oncle Kevin qu’elle ne se connaît toujours pas. Faire son coming out, c’est bien, se trouver, c’est mieux. J’ai bien aimé le discours de Kevin en réponse à la problématique de sa nièce, que j’ai eu du mal à bien comprendre/appréhender pour le coup. M’enfin bon, c’est comme ça.

Le problème, c’est que Kevin est tellement bon à faire un speech qu’il envisage à nouveau la possibilité d’avoir des enfants, surtout que Zoe aussi s’occupe bien des petites. Zoe, toutefois, n’a toujours pas envie d’avoir des enfants, alors le soir, ils en parlent… ou plutôt, elle en parle. Elle ne se voit pas avec des enfants, et elle refuse de changer d’avis, même dans un futur hypothétique. Et bam, cause de rupture, clairement. Les scénaristes nous ont bien manipulé sur ce coup-là, et je suis dégoûté, parce que j’aurais plutôt envie de la voir rester plus longtemps. J’avais espoir qu’ils ne se rendent compte de ce problème que l’an prochain !

Pendant ce temps, Beth ne s’occupe pas de Tess parce qu’elle donne des cours de danse et s’engueule avec Randall. C’est triste, parce que tout ce qu’elle veut, c’est être une bonne mère et une bonne prof à la fois, et les deux ne sont que difficilement compatibles. Contrairement à ce qu’elle disait la semaine dernière, elle envisage donc de se plier à nouveau pour son mari : elle pense carrément au déménagement à Philadelphie comme solution à leurs problèmes.

Cela ne solutionne pas son problème bien sûr, parce qu’elle ne pourra pas faire le trajet pour le boulot… Pas grave : elle propose à Randall de vendre leur maison (la maison dans laquelle ils se sont mariés, quand même !) pour racheter quelque chose de plus petit à Philadelphie, histoire qu’elle puisse… ouvrir sa propre école de danse à Philadelphie. Comme ça, au moins, ils pourront s’aimer sans se prendre la tête.

Le déménagement est aussitôt décidé qu’il est fait. Ben bon courage pour la crise d’adolescence de Tess après tout ça… La fin d’épisode voit les Pearson faire leurs bagages… mais Zoe aussi les fait. C’est super triste… et Kevin décide d’aller s’installer à proximité de Kate lui aussi. Ca promet pour l’an prochain.

En flashback, nous sommes donc dans les années 80 ou début 90 avec des enfants déjà adolescents. C’est con pour mon point du Bingo Séries ça. Les enfants sont un peu flippés de voir leur mère complétement shootée aux médicaments. Ils n’ont pas trop de chance en plus, parce qu’ils finissent par devoir manger des hamburgers au maïs… la seule chose que Jack sache cuisiner, avec… euh ben de la glace. Voilà un dîner de dingue. Durant la nuit, les enfants sont tristes de ne pas avoir leur mère, alors Jack décide de les emmener, encore tous en pyjama, pour la voir.

En fait, tout cela permet de faire un joli parallèle avec le flashforward. En effet, dans le futur, Randall et Tess arrivent ENFIN auprès de Beth qui se faisait son café chez… Kevin ! Et il a une maison au moins aussi grande que celle qu’avaient Beth et Randall depuis deux saisons. On apprend pêle-mêle lors du montage final que bébé Jack est encore en vie aussi – même s’il n’est plus un bébé – qu’un mini-Kevin est bien de ce monde, que Toby est encore proche de sa belle-famille et que Nicky (!) est au chevet de Rebecca, qui est bien vieille et a probablement perdu une partie de sa tête, puisque Randall lui précise qui il est.

Non, on ne saura pas ce que devient Kate, on ne verra pas non plus Kevin dans ce flashforward, et encore moins sa femme. Faut bien garder du suspense pour la saison 4. En tout cas, ça m’a laissé un gros sentiment de « tout ça pour ça », même si c’était bien construit de nous faire envisager le pire pour Beth et Randall. Et comme on a enfin vu la main de cette Beth du futur, on sait qu’elle est toujours mariée.

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Mais reeeeste 😥

EN BREF – La saison 3 était un peu en-deçà de la précédente, ne parvenant pas toujours à atteindre le niveau d’émotions que l’on en attend et cet épisode final en est une preuve supplémentaire. Toutes les pièces du puzzle de la saison se mettent certes en place très bien dans cette dernière histoire, mais ça semble presque trop forcé ou attendu désormais. Et puis par rapport à la saison 2 donc chaque épisode était extrêmement mémorable avec toujours au moins une scène de dingue, cette saison fait pâle figure.

Pourtant, si je m’en réfère au moyenne des deux saisons, l’écart entre elles n’est pas si flagrant… C’est peut-être une simple impression, ou l’habitude qui commence à s’installer. Quoiqu’il en soit, je suis plutôt content de savoir que la série reviendra pour une saison 4 car il y a encore beaucoup à développer autour de l’histoire des Pearson.

Je serai au rendez-vous pour une année supplémentaire… même si je suis bien dégoûté du départ de Zoe que j’aimais beaucoup plus que Sophie… oui, parce que eh, mini-Kevin est blond, je vois bien Sophie revenir dans l’équation après avoir fui l’autel le jour de son mariage parce que Kevin ne se sera pas tut à jamais. Vous l’aurez lui ici en premier ; on ne sait jamais !

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> Saison 3

This is us – S03E17

Épisode 17 – R & B – 18/20
C’était une belle exploration de personnages que j’adore – d’un couple que j’adore et qui est érigé en modèle depuis trois saisons. Cet épisode analyse toutefois l’entièreté de la relation, et ça ne peut que venir contredire des a priori que l’on avait depuis le début de la série. N’empêche que, dans l’ensemble, c’était encore passionnant à voir ; et surtout, c’était trop bien joué.

> Saison 3


Spoilers

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We’ve been having the same fight since we met.

J’ai tellement de retard dans mes séries hebdos, mais je décide de commencer par celle-ci. C’est parce que la scène finale de l’épisode précédent m’a laissé dans l’impatience la plus totale et que, quitte à n’avoir le temps que pour un épisode ce soir, cette bonne grosse dispute de couple qui m’attend est exactement ce dont j’ai besoin pour passer mes nerfs un brin irrité par quelques copies, si vous voulez tout savoir. Quoiqu’il en soit, c’est parti pour soutenir Beth !

Comme je l’espérais, l’épisode recommence dès le départ par la dispute : la porte de la chambre se ferme et paf, nous sommes coincés avec le couple dans la chambre. En revanche, ce qui m’a dérangé, c’est la rapidité avec laquelle Beth en est arrivée à la conclusion qu’ils avaient toujours la même dispute depuis qu’ils se sont rencontrés, alors qu’on ne les a jamais vu s’engueuler véritablement avant cette saison.

Bon, pas de quoi s’inquiéter : les scénaristes sont sur le coup évidemment. On repart donc en flashback sur la rencontre de ces deux-là, avec un Randall amoureux au premier regard. Il décide toutefois de faire appel à son frère pour de l’aide – littéralement. Un coup de téléphone à Kevin plus tard, il appelle en parallèle Beth pour lui demander de sortir avec. Et ça fonctionne. Ce qui est horrible ? J’adore encore Randall jeune, ce n’est que l’adulte que je ne supporte plus.

Oui, mais du coup, ça m’énerve parce que la rencontre entre eux ne peut qu’être géniale : j’adore les deux personnages. Les scénaristes ne prennent pas trop de risque avec le premier rencard : les deux personnages sont mignons à mort, et ils se partagent un passé compliqué. Tout est mignon comme il faut, jusqu’à ce qu’ils soient interrompus par un serveur se faisant le messager d’un patron raciste qui ne veut pas vraiment les servir tant qu’il n’est pas payé.

Le rencard tourne à la catastrophe : Randall se laisse faire, mais pas Beth. Elle est un peu apeurée par la propension qu’il a à raconter toute sa vie, en permanence, à cause du stress. Elle rentre donc chez elle sans manger avec lui, mais lui est déjà persuadé qu’il se mariera avec elle un jour. C’est mignon à la Beth et Randall, quoi.

Sept années plus tard, la gênance atteint son comble avec Randall faisant sa demande en mariage à Beth après un peu de danse très ratée. Oui, mais ce n’est pas la première fois qu’il le fait, et ce n’est pas la première fois qu’elle se contente d’un peut-être. C’est surtout l’occasion pour nous de comprendre un peu mieux le reproche du début d’épisode : Randall est beaucoup trop passionné par tout ce qu’il fait ; et il est trop proche de sa mère, et ça la consume à petit feu.

Oui, elle est amoureuse de Randall, mais pas de là à accepter que Rebecca soit au courant du moindre détail de sa vie. Pourtant, c’est Rebecca qui a les bons mots pour convaincre Beth de dire « oui » à son fils ensuite, alors même qu’elle vient d’assister à une dispute entre eux. C’est un peu fou cette belle-mère heureuse de sa belle-fille n’hésitant pas à détruire son fils. Grâce à Rebecca, elle décide donc d’emmener Randall dans son diner préféré pour avoir la demande en mariage parfaite qu’elle mérite. C’est tout chou.

Le flashback suivant nous emmène donc au mariage de Randall et Beth, et plus précisément quelques minutes avant. Beth n’a pas eu le temps d’écrire ses vœux et le fait à l’arrache, en demandant des rimes à Kate… alors que Randall, à l’inverse, a déjà des pages et des pages de vœux. Malheureusement, ça fait flipper Kevin qui lui conseille de les réécrire.

Seulement, Beth, elle n’a pas envie de perdre trop de temps à attendre les vœux de Randall, parce qu’il a déjà passé une semaine à les écrire. Ben oui, tu m’étonnes, il avait une bonne dizaine de pages ! La scène est super chouette, parce que sans se regarder, ils finissent par écrire ensemble leurs vœux de mariage. Le problème, c’est qu’une fois de plus, c’est Beth qui canalise Randall. Arf, est-ce que cet épisode a pour but de me faire détester Randall ? Non parce qu’il fait un bon job si c’est ça.

Le mariage reste une scène très sympathique à voir, même si je m’attendais à un épisode complet dessus un jour ou l’autre plutôt qu’une simple scène au beau milieu d’un avant-dernier épisode de saison qui prend tout son temps à nous révéler ce qu’il en est. Le flashback suivant nous emmène tout de même quelques années plus tard, avec Beth et Randall s’occupant au beau milieu de la nuit de leur première fille.

Ils en profitent pour avoir une discussion nocturne assez dingue, au cours de laquelle Beth prend conscience de la triste vérité : elle devra toujours s’adapter à la vie de Randall. Il lui jure que non, mais c’est effectivement le cas depuis leur rencontre ; et ces quelques scènes permettent de s’en rendre compte. Ces scènes-là, et une belle analogie avec des nachos, histoire de lui faire comprendre qu’ils aiment la même chose, mais qu’il ne les lui laisse pas.

La scène suivante les voit au beau milieu de la saison 1, où Beth n’allait pas si bien qu’elle le laissait paraître. Bon, ça m’énerve un peu qu’on revienne en arrière sur une période où tout allait bien entre eux, en théorie, mais je comprends l’idée. En plus, c’est une fois de plus l’occasion d’avoir une scène avec William et Randall, ce dernier se vantant encore et encore de son couple à la communication parfaite.

Il faut bien reconnaître qu’on nous les avait vendu comme ça, aussi. La vérité, c’est que Beth craque et a besoin de temps pour elle, en solitaire. Elle finit par l’avouer à Randall… quand il tombe sur elle dans un magasin alors qu’elle est censée être en déplacement pro. Avec quelques mots et une jolie conversation amoureuse, il réussit à la faire changer d’avis et la faire revenir à la maison, tout en lui disant que ce n’est pas ce qu’il veut forcément.

Et c’est là le cœur du problème qui nous ramène dans leur chambre, dans le présent : elle lui reproche de toujours devoir s’adapter à lui, et elle lui reproche surtout de la laisser faire ; de toujours trouver les mots exacts pour qu’elle change d’avis. Pire encore, elle lui demande de reconnaître qu’il considère son travail comme plus important que la carrière qu’elle mène, elle. Exactement comme Rebecca et Jack dans leur dispute de la saison 1.

Outch. C’est dur d’être en couple, mais un couple, c’est aussi ça. Après tout ça, il ne reste plus à Beth qu’à demander à Randall de ne plus parler ; mais c’est précisément là que la situation escalade vers encore plus de tension – comme s’il y en avait besoin ! Ainsi donc, Randall refuse d’être tenu pour responsable des 20 ans de retard dans Beth dans la découverte de ce qu’elle veut faire de sa vie, et elle lui balance alors que c’est un peu de sa faute si elle a 20 ans de retard, parce qu’il faisait trop de crises de panique avant pour avoir du temps pour elle.

Comme dans toutes les disputes de couple, ce sont là les mots de trop ; les mots qui n’auraient pas dû sortir et qui font du mal à tout le monde – parce que Beth ne les pense pas forcément, en plus. C’est parfaitement joué, et ça explique que Randall s’en aille au bureau, refusant d’être dans la même pièce que sa femme, laissant Beth en larmes. Elle se refuse à dormir cette nuit-là dans le lit conjugal. Le genre de petits détails qui la rend encore plus parfaite et bien écrite à mes yeux ! C’est toutefois un cliffhanger drôlement frustrant, surtout qu’un dernier flashback nous ramène à la nuit de leur premier rencard où ils ont su l’un et l’autre qu’un couple était possible. Mais allez, là !

> Saison 3