Glow – S03E04-06

Épisode 4 – Say Yes – 16/20
Les personnages sont toujours géniaux et les numéros proposés dans cet épisode sont top aussi, mais je regrette l’absence de catch vraiment trop marquée cette saison. Heureusement qu’il y a plein d’autres raisons d’aimer ces épisodes et que ça se regarde tout seul, heureusement que l’humour est bon, heureusement que la psychologie proposée pour certains est creusée, sinon ce serait long.

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Spoilers

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What if we break up and I’m stuck with this camera?

C’est mal barré pour voir toute la saison en un seul week-end, mais l’avantage de cette série est que je suis capable de les enchaîner malgré tout. En plus, celui-ci commence bien : alors qu’on a un numéro musical d’un autre spectacle de l’hôtel, le Fan-Tan, on découvre que Russell débarque pour venir voir Ruth. Si elle couche avec, elle a un peu honte d’avoir la montre de Sam à portée de main de son lit.

Très rapidement, la gêne la fait faire n’importe quoi, comme toujours avec Ruth. Elle parle donc à Russell d’emménager ensemble à la fin des six mois de spectacle au Fan-Tan, et celui-ci le sent mal. La journée en amoureux continue par une virée en ville où Ruth essaie des bagues de fiançailles (pas du tout stressante la meuf) avant d’offrir un appareil photo excessivement cher à Russel, qui n’aime pas bien l’idée, en cas de rupture. Tout est dit…

Pendant ce temps, Debbie essaie de coucher avec encore un petit jeune, mais elle est gênée par Debbie écoutant la musique à fond, pour oublier sa dispute de couple, qui fait déjà les potins des autres. La vie n’est pas simple pour Debbie : son fils grandit sans elle, Sam préfère faire du sport et Bash préfère flirter avec Rhonda… ou se laisser séduire par le serveur de son petit déjeuner qui est aussi magicien.

Et voilà comment on se retrouve avec un magicien dans le spectacle. Cherry n’est pas trop fan de l’idée, mais ça inspire beaucoup Carmen qui se propose de remplacer Cherry pour la chorégraphie du spectacle de la semaine, parce qu’il semblerait que ce soit de plus en plus ennuyeux pour les filles qui manquent de peps.

Du peps, elles vont en avoir : Bash se laisse convaincre par tous les artistes de Las Vegas qu’il rencontre… à part peut-être Bobby, parce qu’il y a un malentendu évident dans le flirt qu’il initie avec Bash qui lui parlait de sa femme, Rhonda, qui les a présentés. Il finit par lui dire non en fin d’épisode, après une excellente interprétation de « Say yes ».

Quant à Cherry, c’est Debbie qui finit par s’occuper d’elle, autour d’un joint. Pas mal la relation employée/employeur, non ? Du coup, Debbie explique qu’elle aurait préféré ne jamais se marier et qu’elle a couché avec tout l’hôtel, alors que Cherry aurait envie de retrouver Keith au plus vite – sauf qu’il s’est barré après leur dispute.

Autrement, Sam prend mal la présence de Russel, principalement parce que ça laisse Sheila dans le couloir à lire à voix haute pour s’entraîner en tant qu’actrice. Comme il en a marre de l’entendre, il lui propose de venir dans sa chambre pour lui faire lire un script (sur sa vie à lui) qu’elle critique beaucoup. Cela l’énerve et cela rend Ruth jalouse quand elle apprend que quelqu’un qui n’est pas elle a pu lire le script. Ah, la jalousie, c’est moche.

Du coup, elle décide de coller Sheila, quitte à laisser Russel avec Debbie ; et c’est moyennement réussi parce qu’elle se fait repérer et dégager de la salle de spectacle pour coucher avec Russell. Celui-ci finit par comprendre que Ruth est jalouse de Sheila à cause de la relation qu’elle a avec Sam. L’engueulade tant attendue commence, mais est interrompue par un mariage impromptu à prendre en photo. Finalement, ils se réconcilient pour le départ de Russell, mais bon, il y a des problèmes qu’il faudra bien régler un jour.

En parallèle, Carmen se fait un nouveau pote dans le catcheur avec qui elle s’entraîne. Du coup, celui-ci essaie de la détourner de Glow, parce qu’il pense qu’elle pourrait faire une vraie tournée de matchs de catch.

Sinon, bien sûr, on continue de s’attaquer au problème de Sheila et de ses problèmes de personnalité dans cet épisode. Les scénaristes commencent à vraiment creuser son mal-être maintenant qu’elle veut être actrice et que son look pose problème… L’épisode se termine sur Sheila se confiant longuement à Bobby et osant même retirer sa perruque devant lui, pour qu’il en prenne soin. C’est une scène merveilleuse, il en faudrait plus des comme ça.


Épisode 5 – Freaky Tuesday – 19/20
Il suffisait de demander ? Cet épisode a toutes les composantes qui font de Glow une série que j’adore et ça fonctionne donc super bien. J’ai beaucoup ri devant cet épisode, alors que certains twists ont vraiment été en mesure de me surprendre. C’est excellent et ils devraient en proposer plus souvent des comme ça je trouve. Il y a une vraie bouffée d’oxygène dans cet épisode.

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Did he say the rest of the year?

Quelle angoisse que ce début d’épisode ! On y suit la routine quotidienne de Tamme et son mal de dos, qui empire chaque fois qu’elle doit porter Liberty Belle sur les épaules. C’est répétitif, c’est entêtant et c’est super bien joué, jusqu’à ce qu’elle coince encore plus le dos et demande à voir une masseuse, plutôt qu’un médecin comme elle le devrait.

Elle cherche donc à proposer, pour la dernière semaine de spectacle, de changer les rôles de tout le monde, lançant un grand débat. Le seul moyen pour que Ruth accepte, cependant, c’est que Debbie lui propose de jouer le rôle de Liberty Belle et qu’elle endosse celui de Zoya. On se marre bien ensuite à voir tous ces échanges de rôles qui se passent en coulisses, sans les accords de Bash et Sam.

On retrouve autrement les autres personnages à l’enterrement d’un membre important pour le Fan-Tan, mais comme on ne le connaît pas, j’ai un peu décroché du discours de Sandy enterrant son père, pour m’amuser plutôt de Bobby se précipitant sur le verre gratuit. En revanche, la grosse information de cette scène, c’est que Sandy est prête à offrir un contrat prolongé à Glow. Plutôt qu’une durée de trois mois au Fan-Tan, elle propose donc un an de spectacle. Et ça n’arrange pas vraiment Debbie.

Si Bash est ravi et se lance en campagne pour convaincre Sam de l’aider à convaincre Debbie, Debbie, elle, a besoin d’en discuter, et elle en parle seule à seule avec Sandy, parce que si elle heureuse de son succès professionnel, elle ne sent que moyennement de passer neuf mois loin de son fils. Forcément. Quant à Bash, il découvre que Sam n’est pas autant de son côté qu’il l’espérait, parce que Sam n’apprécie pas qu’on lui donne des ordres.

Dans l’épisode précédent, Sam a eu le temps de vraiment avancer son script et il l’emmène pour un petit-déjeuner avec… Justine ! Je suis tellement content de voir qu’elle a pris le temps de venir à Las Vegas. On découvre ainsi qu’elle a écrit un scénario elle aussi, au moment où son père allait lui montrer le sien. Elle s’enfuit donc pour retourner à son spring-break après cette bombe, et c’est intéressant.

Tout ça nous mène à la deuxième partie d’épisode où Justine et Sandy viennent assister à un spectacle étonnant, puisque toutes les actrices ont changé de rôle. Je tiens à dire que Debbie et Arthie sont excellentes dans ces nouveaux rôles. Melrose en asiatique, c’était super problématique, mais bien traité par les scénaristes et Ruth en Liberty Belle, c’était bien drôle. En plus, on retrouvait ENFIN du catch dans la série, et c’est quand même une composante essentielle de la série. Revoir le spectacle avec ces changements de rôles était chouette. On note que Carmen déchire en Wellfare Queen (elle est moitié noire) et que Jenny faisait une bonne Rhonda aussi.

M’enfin on part ensuite en plein délire avec Reggie en nonne et surtout Sheila en… humaine ? La liberté créative est totale et tout le monde s’éclate sur le ring, même le nouvel arbitre, Sam. J’ai adoré, il n’y a bien que Bash pour ne pas rire face à ce spectacle. Bon, Bash et Debbie, parce qu’elle découvre la douleur de Tamme.

Il n’empêche que Bash est vexé de ce coup bas organisé par Debbie : il décide donc d’annoncer ensuite que Glow restera bien à Vegas pour le reste de l’année, n’en déplaise à Debbie, Sam ou Tamme. C’est simple : s’ils ne sont pas d’accord, ils savent où est la porte. Et bim. Après tout, c’est Bash qui fournit l’argent nécessaire, et c’est son nom qui est affiché sur le Fan-Tan.

Quant au script de Justine, il finit dans les mains de Ruth qui aurait préféré celui de Sam, mais qui accepte de lire celui de Justine pour confirmer son premier avis…


Épisode 6 – Outward Bound – 17/20
Il n’y a bien qu’une série Netflix pour gérer aussi bien tout un épisode comme celui-ci – qui est beaucoup plus lent que les précédents. On change de paysages, littéralement, et de format avec ce sixième épisode, histoire de pouvoir enfin régler, ou au moins se confronter à, certains problèmes qui ont été installés depuis un moment dans la série (ou la saison)… Et c’est super efficace parce que l’évolution des personnages est au cœur de cette saison.

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Not really getting in the trauma that’s behind all the shit we don’t want to talk about?

Les filles partent en week-end pour cet épisode et c’est étonnant comme enchaînement après le cliffhanger précédent où Bash annonçait quand même une importante nouvelle, sans consulter personne et devant Sandy. Pourtant, Debbie est toujours là, Sheila est de retour dans son rôle de loup et Cherry et Debbie doivent se mettre d’accord pour savoir qui devra virer Debbie.

Bon, les filles se retrouvent donc dans le désert de Las Vegas, mais toutes n’ont pas les mêmes priorités : il y a un grand accord sur le vin, à part pour Ruth qui veut faire une randonnée. Elle part donc avec Debbie, Reggie et Sheila. Les scénaristes en profitent surtout pour une conversation entre Ruth et Debbie qui annonce qu’elle veut se barrer. Elle ne peut rester loin de son fils si longtemps. Assez vite, les deux filles se retrouvent séparées de Reggie et Sheila, qui ont la carte du coin.

Au passage, Sheila rencontre un loup, un vrai cette fois… mais c’est parce qu’elle s’est évanouie. Elle a refusé de boire en même temps. Tout aussi paumées sont Debbie et Ruth, qui se mettent à craindre le pire quand elles voient la nuit tomber. Elles en sont quand même à envisager les articles qui seraient écrits à la découverte de leurs cadavres dans le désert. C’est déprimant comme tout pour Debbie, alors que Ruth se trouve forcée d’expliquer que Sam lui a dit qu’il l’aimait. Debbie creuse un peu et découvre carrément que Ruth se sent amoureuse de lui. Elles sont heureusement retrouvées par Sheila et Reggie.

Pendant ce temps, Melrose et Jenny s’isolent après une petite escalade, parce que Melrose sent bien qu’il y a un problème entre elles. Le problème est évidemment l’épisode précédent où Melrose a pris un accent asiatique pour incarner le personnage raciste de Jenny, qui révèle donc qu’elle vit un cauchemar depuis un moment. Cela sent le départ surprise de Las Vegas.

Enfin bon, Melrose fait ce qu’elle peut pour se réconcilier avec Jenny, organisant même une soirée autour d’un feu de camp, en faisant la cuisine avec des enjoliveurs. Avant ça, au campement improvisé, Cherry se sent forcée d’informer Tammé sur sa situation : elle ne peut continuer à faire du catch. Ce n’est pas si simple pour Tammé d’envisager un avenir qui ne soit pas sur le ring. Heureusement, Carmen s’en charge et lui trouve des rôles possibles.

En parallèle, Arthie et Yolanda s’isolent dans le désert pour profiter d’un moment en couple, mais elles sont rejointes par les deux personnages que je connais le moins finalement : Stacey et Dawn qui jouent habituellement les deux vieilles. Elles apportent de la drogue et rapidement Arthie et l’une des vieilles sont d’accord pour échanger leurs personnages. Le seul problème ? Ca apporte un peu d’homophobie quand l’une n’a pas trop envie de faire du catch avec Yolanda. Evidemment.

Il y a clairement des tensions à résoudre dans cet épisode, mais ce ne sont pas les seules : il y a une certaine haine installée envers Bash, et c’est Rhonda qui le défend, bec et ongles. C’est efficace, mais pas autant que la très bonne performance des actrices sur les histoires de leurs personnages immigrées. Jenny raconte ainsi son histoire de manière super triste et provoque un câlin collectif qui fait beaucoup de bien à tout le groupe, alors que les perdues de cet épisode débarquent enfin au campement.

Et étonnamment, après ça, nous avons droit à une excellente scène entre Rhonda et Carmen : cette dernière s’inquiète de savoir si son amie est vraiment heureuse de son mariage, puis elle parle de sa sexualité à elle et de son désir de trouver un copain un jour. C’était bien écrit, n’empêche. Tout aussi bien écrit était la scène suivante entre Yolanda et Arthie, avec la première mettant en garde la seconde sur l’homophobie de Stacey et Dawn. C’est un message à faire passer, c’est sûr, mais la plus grande violence de l’épisode vient finalement de Yolanda : Arthie lui explique qu’elle n’est pas sûre d’être lesbienne, même si elle l’aime… et Yolanda refuse alors de coucher avec « une hétéro qui ne sait pas ce qu’elle veut ». Outch.

À son réveil de son malaise, au beau milieu de la nuit, Sheila prend la décision de foutre au feu sa perruque et sa veste de loup. Heureusement, elle le fait devant Ruth qui peut s’occuper d’elle, mais c’est une sacrée résolution qu’elle prend là. L’évolution du personnage en quelques épisodes est franchement dingue tout de même.

Au petit matin, Debbie annonce à Tammé qu’elle compte quitter Las Vegas, mais comme Ruth, Tammé conseille à Debbie de ramener son fils à Las Vegas, parce qu’elle aurait aimé ne pas attendre sa quarantaine pour trouver un job qu’elle aime. Et voilà comment on en arrive à peut-être ne pas avoir à envisager le moindre départ, avec une Sheila qui n’est plus She-Wolf et une Ruth qui relit la note que Sam a laissé sur le script de Justine : sois honnête. Voilà qui promet.

Et comme nous sommes en plein épisode 6 et sur Netflix, j’aurais dû m’attendre au cliffhanger terrible qui suit : Sam a quitté le Fan-Tan au petit matin, sans dire au revoir à personne, pas même à Ruth. J’aurais aimé avoir le temps de continuer la série ce soir, dis-donc !

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Glow – S03E03

Épisode 3 – Desert Pollen – 18/20
Certaines intrigues de cet épisode ont réussi à vraiment me surprendre, le tout toujours en me faisant rire. Comme on est sur Netflix, qui dit rire ne veut pas dire pour autant que ce n’est pas déprimant, parce que bienvenue sur cette plateforme qui mélange toujours tout. Mais dans cette série, ça fonctionne bien cela dit. Autrement, c’est une saison plus dénudée que dans mon souvenir, quand même.

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Spoilers

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Whatever you are, it’s a problem.

Oh mon dieu, il y a désormais Faith d’Unreal dans la série, et avec des cheveux courts ! J’adore le fait que sa carrière continue, c’est tellement cool de la revoir. Elle joue ici le rôle de Denise, une coach sportive qui énerve Cherry parce que son équipe est plus ponctuelle et fiable que celle de Glow. La frustration de Cherry est donc une des intrigues de cet épisode, surtout qu’elle cherche toujours à tomber enceinte et que son ovulation met du temps à arriver.

Elle passe ses nerfs et sa frustration sur les filles en les forçant à se rendre à un cours de danse donné par Denise. Tant qu’on continue de voir Denise, ça me va. Par contre, les filles sont un peu plus blasées que ça, bizarrement. Je les comprends, on connaît meilleur réveil de lendemain de soirée qu’un cours de danse imposé.

Debbie se rend rapidement en-dehors de l’ambiance, mais il faut dire que sa soirée a duré toute la nuit. Par conséquent, elle s’enfuit du cours, après quelques petites blagues avec Ruth, pour se donner bonne contenance. Elle passe alors du temps avec Sandy qui lui donne quelques bons conseils… mais pas les bons. Heureusement, Ruth se rend compte du vrai problème que traverse Debbie dans cet épisode : elle ne mange plus rien. Elle sort sa poitrine pour lui remonter le moral, dans une scène bien drôle, interrompue en plus par Sam… Qui d’autre que Sam forcément ?

Qu’importe, Ruth réussit à s’occuper de Debbie heureusement. Elle a simplifié avec Manny, un des cuisiniers, qui leur fait des cheeseburgers. Ruth prend surtout le temps de rassurer Debbie sur son poids. Il y avait du boulot, bizarrement, alors que tout le monde sait que Liberty Belle est super sexy. M’enfin, Denise n’a pas été tendre avec son cul trop gros en début d’épisode, alors ce n’est pas si surprenant.

Après le cours de danse, Cherry parle un peu avec Denise et elle apprend que sa grossesse a sacrément ralenti sa carrière. Forcément, une danseuse enceinte, ça passe mal dans un spectacle, surtout quand il y a eu des complications. Tout ça fait réfléchir Cherry qui, le soir, avoue à son mari qu’elle n’est plus sûre de vouloir un bébé, manière soft de lui annoncer qu’elle n’en veut pas.

En parallèle, She-Wolf et Tamme parviennent à échapper au cours de danse parce qu’elles se sont inscrites à un cours de théâtre. C’était marrant car c’est un duo qui me paraît inhabituelle, et parce que les deux femmes ont une personnalité de dingue quand même. Tamme n’arrive pas à entrer dans un nouveau personnage cela dit, alors que She-Wolf est excellente… mais ne plaît pas à son prof à cause de son look.

Bref, elles sortent vite du cours qu’elles ne supportent pas vraiment et on découvre alors que Tamme se coince régulièrement le dos, mais n’en a parlé à personne d’autre que She-Wolf. Cela explique pourquoi elle est passée au jacuzzi au moins.

De son côté, Sam en veut toujours à Ruth qui lui a grosso modo dit qu’il était trop vieux pour elle, et il lui fait savoir par des remarques narquoises. Forcément. Il occupe sa journée non pas avec un cours de danse, mais avec un court de tennis, où Bash l’a invité pour un match en double. Bon, il n’est pas fan de leurs adversaires hyper bavards en permanence, Lev et Jerry, mais quand Bash se met à jouer seul contre lui, il n’aime pas non plus l’idée de se faire battre alors bon, il ne sait pas trop ce qu’il veut.

Le soir, après une longue journée, Melrose décide malgré tout de faire la fête. Personne n’accepte de la suivre, à part Jenny, et c’est dommage, parce que du coup, elle réussit à charmer un des clients de l’hôtel qui la prend pour une prostituée. Enfin, c’est ce qu’elle pense – et moi aussi j’avoue – jusqu’à ce qu’il lui révèle que c’est en fait lui le gigolo qu’elle doit payer. Forcément, ça part en engueulade. Je note surtout que la série ose le full frontal masculin et me paraît encore plus dénudée qu’elle ne l’était auparavant en deux épisodes là. Ou alors, j’avais oublié ? Mystère. C’est le festival de la nudité cette saison en tout cas. Hâte de revoir le gigolo dans la série en tout cas – il n’y a plus grand-chose à découvrir de lui, je sais, mais je suis sûr que ça va finir en super relation amoureuse pour Melrose !

De manière plus déprimante, cela dit, Debbie remonte dans sa chambre pour découvrir la vidéo que Mark a faite de Randy en train de marcher et lui dire bonjour. Et tout ce que ça lui inspire ? Aller vomir le cheeseburger et le milkshake ! Purée, je suis si dégoûté pour elle !

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Glow (S03)

Synopsis : Après la saison 2, l’émission de télé sur le catch est désormais annulée. Ruth, Debbie et les filles de Glow se rendent à Las Vegas avec Bash et Sam où leurs matchs se déroulent à présent dans un club de strip-tease. Voilà qui promet.

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Pour commencer, j’ai vraiment très hâte de découvrir ce que cette saison 3 va nous réserver. Si la fin de saison 2 pouvait après tout servir de fin de séries, il reste tout un tas de pistes à explorer, avec le mariage de Bash et Rhonda, le départ de Justine ou la relation Ruth/Sam. J’ai eu l’occasion d’en parler dans mon article de ce matin, qui m’a bien tout remis en tête et a réussi à me recréer des attentes que j’avais oubliées depuis l’an dernier.

C’est un peu tout le problème avec Netflix : je vois tout d’un coup, et après j’oublie tout ! Le nom des personnages, l’intrigue, les détails deviennent flous pendant quelque temps. C’est pour cela que je suis bien content de pouvoir me servir de mes anciens articles critiquant les épisodes dans ces cas-là… Et ce n’est pas pour autant que je vais arrêter de tout voir d’un coup – ou presque.

J’ai un week-end chargé, alors je ne sais pas si j’irai tout de suite au bout de la saison, mais en toute honnêteté, je la vois mal me durer plus que quelques jours, à moins d’une déception. En tout cas, j’ai très envie de me replonger dedans, alors c’est parti !

D’ailleurs, voir aussi : C’est parti pour la saison 3 de Glow

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S03E01 – Up, up, up – 18/20
C’est une très bonne reprise, à laquelle il manque toutefois un petit quelque chose pour que ce soit parfait : du catch. Je veux dire, c’est un peu censé être la base de la série, quoi. Au-delà de cette absence en revanche, les intrigues sont bien parties et j’aime toujours autant les personnages et l’humour de la série. Et la bande-son, évidemment. Bref, c’est du très bon, mais c’est perfectible encore. Dur de se dire qu’on est déjà en saison 3 tant il y a à faire et exploiter encore !
S03E02 – Hot Tub Club – 17/20
Ma foi, cet épisode est dans la lancée du précédent. Maintenant qu’on a retrouvé tous les personnages, on se concentre sur trois ou quatre petites sous-intrigues explorant leur évolution normale et attendue, avec même une scène qui était dans les fourneaux depuis deux ans et qui en sort enfin pour qu’on la déguste. Non, je ne sais pas d’où sort cette métaphore, pardon.
S03E03 – Desert Pollen – 18/20
Certaines intrigues de cet épisode ont réussi à vraiment me surprendre, le tout toujours en me faisant rire. Comme on est sur Netflix, qui dit rire ne veut pas dire pour autant que ce n’est pas déprimant, parce que bienvenue sur cette plateforme qui mélange toujours tout. Mais dans cette série, ça fonctionne bien cela dit. Autrement, c’est une saison plus dénudée que dans mon souvenir, quand même.
S03E04 – Say Yes – 16/20
Les personnages sont toujours géniaux et les numéros proposés dans cet épisode sont top aussi, mais je regrette l’absence de catch vraiment trop marquée cette saison. Heureusement qu’il y a plein d’autres raisons d’aimer ces épisodes et que ça se regarde tout seul, heureusement que l’humour est bon, heureusement que la psychologie proposée pour certains est creusée, sinon ce serait long.
S03E05 – Freaky Tuesday – 19/20
Il suffisait de demander ? Cet épisode a toutes les composantes qui font de Glow une série que j’adore et ça fonctionne donc super bien. J’ai beaucoup ri devant cet épisode, alors que certains twists ont vraiment été en mesure de me surprendre. C’est excellent et ils devraient en proposer plus souvent des comme ça je trouve. Il y a une vraie bouffée d’oxygène dans cet épisode.
S03E06 – Outward Bound – 17/20
Il n’y a bien qu’une série Netflix pour gérer aussi bien tout un épisode comme celui-ci – qui est beaucoup plus lent que les précédents. On change de paysages, littéralement, et de format avec ce sixième épisode, histoire de pouvoir enfin régler, ou au moins se confronter à, certains problèmes qui ont été installés depuis un moment dans la série (ou la saison)… Et c’est super efficace parce que l’évolution des personnages est au cœur de cette saison.
S03E07 – Hollywood Homecoming – 16/20
Alors OK, le temps passe tout seul devant les épisodes de cette série, OK, j’aime les personnages et les petites avancées dans l’intrigue, mais entre cet épisode et le précédent, je trouve qu’on perd de plus en plus de vue le fil rouge de la série, et c’est bien dommage. Mon grand problème cette année, c’est de ne vraiment pas voir où ils veulent en venir avec l’ensemble de leurs épisodes. C’est certes mieux que Dear White People, mais ça rencontre les mêmes obstacles.
S03E08 – Keep Ridin’ – 17/20
Non, vraiment, je ne sais pas où passe le temps quand je suis devant cette série : les trente minutes filent toujours en deux minutes, ce n’est pas possible autrement. Cet épisode parvient lui aussi à me captiver et à m’embarquer à fond dans ses trois intrigues ; et particulièrement la deuxième évoquée dans l’article. Ben oui, je suis totalement tombé dans un piège des scénaristes…
S03E09 – The Libertines – 16/20
Mon seul vrai et grand problème avec cet épisode, c’est de me dire qu’on approche de la fin de saison alors qu’il ne s’est pas passé du tout ce que j’avais envie de voir cette saison dans la série… C’est super triste, j’ai l’impression qu’on a fait beaucoup de surplace, même si certaines intrigues ont avancé. Et d’ailleurs, dans cet épisode, on avance à nouveau, en explorant un aspect des années 80 qui n’est pas des plus joyeux.
S03E10 – A Very GLOW Christmas – 19/20
Wow, un épisode comme ça en plein d’août, c’était inattendu. C’est une excellente fin de saison, mais pas une aussi bonne fin de série que l’an dernier. Là, franchement, je veux vraiment que Netflix la renouvelle, alors qu’on sait qu’il s’agit d’une de leurs petites séries. Mes doigts sont croisés et en attendant, j’aurais toujours ce super épisode à regarder – parce qu’il a enfin fourni quelques-unes des scènes que j’attendais depuis la saison 2 !

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Glow – S03E01-02

Épisode 1 – Up, up, up – 18/20
C’est une très bonne reprise, à laquelle il manque toutefois un petit quelque chose pour que ce soit parfait : du catch. Je veux dire, c’est un peu censé être la base de la série, quoi. Au-delà de cette absence en revanche, les intrigues sont bien parties et j’aime toujours autant les personnages et l’humour de la série. Et la bande-son, évidemment. Bref, c’est du très bon, mais c’est perfectible encore. Dur de se dire qu’on est déjà en saison 3 tant il y a à faire et exploiter encore !

Saison 3


Spoilers

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Why don’t you just cut me down and I’ll fall from the sky, like everything else today.

C’est assez dingue : le résumé des saisons précédentes me fait comprendre à quel point j’avais oublié certaines intrigues et à quel point l’humour de la série est excellent. Le rythme endiablé de ce résumé était donc déjà parfait, mais la scène d’intro de cette saison 3 n’a pas à rougir non plus ! On découvre que les filles sont installées dans un hôtel bien plus confortable que leur ancien motel. Le tour de toutes les chambres est efficace et se fait alors que Debbie et Ruth font la promo de leur show dans la peau de leurs personnages.

Elles sont invitées à commenter le lancement de la navette Challenger le matin de leur grande première, avec le seul problème que la navette explose alors que Ruth critique les États-Unis et espère l’échec de son pays. C’est gênant, parce que c’est un événement historique assez dévastateur pour l’orgueil américain tout ça. On la retrouve donc bien rapidement en larmes dans cet épisode, pour changer. Et on découvre qu’elle est toujours en couple avec Russell, malgré la distance et les problèmes qui s’accumulent.

Gina Davies a rejoint le casting ! J’étais passé à côté de l’information, ou j’avais oublié. En tout cas, elle joue la gérante de l’hôtel, Sandy, si je comprends bien son rôle et elle aide nos producteurs à prendre la décision de ne pas décaler le spectacle. Debbie en est dégoûtée, parce qu’elle aurait bien annulée, mais bon, elle se met rapidement au travail quand elle comprend que l’annulation n’arrivera pas.

On peut donc suivre les répétitions, ce qui permet de retrouver à la fois les personnages de la série et les personnages du spectacle de catch. Forcément, il est question de Challenger et de la manière dont Ruth aimerait en parler dans le spectacle, contrairement aux producteurs. Les répétitions sont marrantes à suivre, parce qu’il y a donc la culpabilité de Ruth qui surgit toutes les deux secondes, Bash qui passe son temps au téléphone pour vérifier que les gens viennent toujours à la fête de la première et Tammé qui ne se pointe pas parce que toutes les catcheuses regardent la télé.

On apprend en tout cas que le spectacle à Las Vegas reprend grosso modo les fins de saison précédentes, avec la couronne volée puis le mariage de Rhonda et Bash. Ces deux-là s’occupent de gérer l’organisation catastrophique de la fête suivant le spectacle de la première à Las Vegas. Oui, c’est catastrophique, parce qu’ils avaient choisi un thème espace. Rhonda est pleine de mauvaises idées pour rendre tout ça encore pire, mais elle se dit amoureuse de Bash, ce qui permet finalement de voir le couple profiter de sa période de lune de miel.

Pendant ce temps, les répétitions sont catastrophiques aussi, avec Ruth qui reste coincée dans les airs de manière bien marrante quand sa tyrolienne est bloquée alors qu’une alarme incendie se déclenche, probablement à cause de l’encens diffusé par Jenny pour apporter de la chance. Elles ont bien besoin de chance, c’est clair. Bon, bref, cette alarme n’est qu’un mauvais moment à passer histoire de continuer à retrouver les personnages, surtout que Sandy offre ensuite aux clients de l’hôtel des jetons et du champagne gratuit.

Toutes les filles se retrouvent alors à jouer au casino. Forcément, nous sommes à Las Vegas après tout. Leur victoire commune finit toutefois par déprimer Ruth, surtout qu’elle n’a pas de message de Russell. C’est étonnamment Debbie qui prend soin de la réconforter, alors qu’elle fait elle-même face à son intrigue un peu déprimante : personne ne la reconnaît vraiment en tant que productrice alors que Bash est célébré partout. Dur, quoi. Du coup, elle couche avec un employé de l’hôtel. Normal.

On notera aussi que la romance entre Arthie et Yolanda continue de se développer, ajoutant un peu d’humour, et que le premier spectacle des filles se passe finalement à merveille. J’aurais aimé qu’on en voit un peu plus, parce qu’il y a bien peu de catch dans cet épisode, mais bon. On finit par Sam réconfortant Ruth avant la fête de la première, puis Debbie qui les surprend sortant de la même chose, puis toutes les filles dans le même ascenseur au son de Quando, quando, quando. Parfait.


Épisode 2 – Hot Tub Club – 17/20
Ma foi, cet épisode est dans la lancée du précédent. Maintenant qu’on a retrouvé tous les personnages, on se concentre sur trois ou quatre petites sous-intrigues explorant leur évolution normale et attendue, avec même une scène qui était dans les fourneaux depuis deux ans et qui en sort enfin pour qu’on la déguste. Non, je ne sais pas d’où sort cette métaphore, pardon.

> Saison 3


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To me being wrong about gambling.

Toujours pas de catch au début de cet épisode, même si Bash et Rhonda font leur propre sport au lit. Ce ne sont pas les seuls, parce qu’Arthie et Yolanda profitent aussi du week-end de pause (même si Arthie refuse un cuni de Yolanda qui ne le prend pas si bien), de même que Cherry et son mari. De son côté, Debbie prend le temps de rentrer voir son bébé, tombant sur une drôle d’hôtesse de l’air qui lui offre le pire des cadeaux pour un bébé.

Reprendre la saison sur un jour off comme ça, c’est étrange, quand même, et Ruth semble en penser tout autant : elle se prend un chocolat chaud et travaille dans le lobby de l’hôtel. Heureusement, Sam est là pour le lui faire comprendre. Dans un casino en même temps, c’est vite fait. Après, Ruth est aussi chiante que moi et elle n’est pas fan de l’idée de jouer de l’argent, parce que même si c’est supposé être fun, c’est de l’argent gâché. Je sais, je sais, c’est de l’argent pour s’amuser, mais je ne m’amuse pas en jouant. Contrairement à Sam, et contrairement à Ruth qui apprend vite.

Elle adore soudainement se mettre à jouer, puisqu’elle gagne plein d’argent à sa table de jeu, passant deux heures sans même s’en rendre compte, puis tout autant de temps dans un restaurant avec Sam, toujours sans s’en rendre compte. Il lui offre donc sa montre, dépité de la voir si mauvaise à gérer le temps. Ce n’était pas l’intrigue du siècle.

En tout cas, pas jusqu’à la fin de l’épisode où Sam avoue à Ruth qu’il est amoureux d’elle. Alléluia. Il le fait quand elle rejoint son jacuzzi, et on en arrive enfin à ce qu’on attend depuis deux saisons : il lui explique sa frustration et Ruth lui répond qu’il s’énerve pour rien, qu’il est presque deux fois plus vieux qu’elle et surtout qu’elle ne veut pas gâcher leur relation. Humph, c’est trop tard je crois. Le seul dommage, c’est que Tammé arrive et réussit à les interrompre.

Bash et Rhonda se préparent à aller visiter la ille… mais Rhonda se met à vomir au moment même où elle monte dans la voiture. Les choses tournent court bien vite, mais ça arrange bien Yolanda qui peut récupérer la Porshe de Bash et se barrer avec, sans cette pauvre Arthie. Ce n’est pas grave, elle prend le bus pour la rejoindre alors qu’elle est chez le coiffeur, à se plaindre de son « petit-ami ».

On enchaîne avec un excellent échange entre les deux filles parlant de leurs « copains » – les années 80 outch – pour en fait s’engueuler. Le seul problème, c’est que ça finit avec Yolanda se barrant de chez le coiffeur en disant qu’elle n’a pas besoin d’un mec dans sa vie. Et c’est triste pour Arthie, tout de même.

Cette dernière se fait donc couper les cheveux, persuadée d’avoir été larguée, avant de rentrer à l’hôtel pour comprendre que tout ça n’était qu’un gros malentendu. J’ai beaucoup aimé leur intrigue en tout cas, parce qu’en fait tout ça n’était qu’un signe du manque de confiance en elle d’Arthie, ne se sentant pas assez sexy pour Yolanda. C’est vite réglé au moins, deux ou trois compliments suffisent à ce qu’Arthie se laisse faire.

Bon, et sinon, Rhonda est malade, donc la première idée qui passe par la tête de Bash est qu’elle est enceinte. À sa décharge, j’ai pensé pareil, on est dans une série et on vient de les voir faire l’amour quoi. Rhonda balaye d’un revers de main cette idée toutefois, puis demande à Bash de la laisser tranquille pour dormir.

De manière logique, Bash va s’en plaindre à Carmen, parce que que peut-il faire d’autre ? Elle est un peu vexée de voir que Bash n’en a rien à faire d’elle cela dit. La pauvre a été abandonnée par Bash et par Rhonda, alors qu’ils étaient ses meilleurs amis, et elle n’a pas trop envie de les aider à régler leurs problèmes ; préférant largement faire la fête seule le soir et dormir le jour.

Bash ne fait rien comme il faut dans cet épisode en tout cas : il vexe son amie, mais aussi Rhonda. En effet, celle-ci aurait préféré qu’il reste avec elle pour la réconforter dans sa migraine… Il est pourtant peu réconfortant à ne pas savoir s’arrêter de parler, mais qu’est-ce qu’ils sont mignons comme couple. Et j’ai beaucoup ri de le voir essayer d’enlever sa chaussure au lit.

Après tout ça, Debbie prend l’avion pour rentrer chez elle. Il est clair que les scénaristes ont l’intention de continuer sur leur lancée féministe, surtout à l’époque. L’hôtesse de l’air la juge ainsi parce qu’elle reprend l’avion si vite, alors Debbie lui fait comprendre qu’elle la juge pour son cadeau pourri du début d’épisode. Si cette partie était marrante, son intrigue est horrible parce qu’une fois à l’hôtel, Mark l’appelle pour lui dire que leur petit garçon marche enfin. C’est super triste, elle finit donc en larmes, et il y a de quoi. Toujours aussi déprimante malgré l’humour cette série !

Saison 3