One Piece – S01E02 – The Man in the Straw Hat – 19/20

On ne s’ennuie jamais dans ce manga, mais il a ses longueurs. L’adaptation semble se débarrasser de toutes les longueurs et avance à toute vitesse dans les différents arcs du manga, n’hésitant pas à superposer et mettre en parallèle dans son récit des éléments qui se passent à plusieurs tomes d’écart. Cela rend le rythme encore plus vite, mais sans se faire au détriment des personnages, qui apprennent à se connaître et dont les interactions sont déjà géniales. Bref, une vraie réussite !

Spoilers

Luffy, Nami et Zoro rencontrent Baggy le Clown.


Don’t mess with my hat.

Oui, je fais durer le plaisir de la découverte de cette série, mais pas trop non plus : je suis curieux de voir ce que va donner la suite de ce très bon premier épisode et de l’adaptation. Et puis, je n’ai pas encore vu mon personnage préféré et il n’y a pas d’inédit de The Winter King cette semaine, alors j’ai un peu de temps devant moi pour faire semblant d’être à jour dans les séries.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Shanks

L’épisode commence par une petite ambiance western lorsque Luffy enfant se lance dans un entraînement tout personnel contre une bouteille de whisky. C’est finalement une chaise qu’il casse avec son attaque Gum Gum et ça permet de comprendre qu’il s’est entraîné avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui dans le présent. C’est une bonne chose, je trouve, et j’ai eu l’impression que c’était fait un peu plus lourdement que dans le manga.

Dans le même genre, les explications sur le Fruit du Démon sont apportées par la barmaid qui révèle à Luffy qu’il va perdre sa force au contact de l’océan – et je ne sais pas, mais ce n’est pas exactement la même chose que de ne pas savoir nager. Moi, c’est ce que j’ai retenu des mangas en VF. Mais bref. L’essentiel est ailleurs : la psychologie de Luffy est éclaircie pour tous, avec l’idée qu’il mange le fruit du Démon pour devenir le plus précieux qui soit aux yeux de Shanks… alors que Shanks lui explique qu’il repart avec son équipage, pour quelques années et sans prévoir de revenir. Allez, bonne recherche du One Piece !

Pourtant, quand le pirate du premier épisode revient à son tour pour boire son whisky et qu’il menace Luffy, Shanks réapparaît mystérieusement. Son but est évidemment de protéger Luffy et il est suffisamment badass pour cela, n’hésitant pas à utiliser son équipage aussi pour battre tous les pirates. Le personnage apparaît clairement très classe dans ce flashback, et pourtant, je n’aime pas les flashbacks habituellement, donc c’est cool qu’il me réconcilie avec.

La série me réconcilie aussi avec Shanks : tous mes élèves le vendent comme un personnage super cool, mais je ne suis pas encore si loin dans les mangas. La scène suivante m’a donc totalement spoilé ma lecture et, OK, wow, badass le Shanks. On le voit secourir Luffy qui a été embarqué en mer par le pirate, avant d’être attaqué par un monstre marin.

Luffy se retrouve à se noyer dans la mer pendant que le méchant se fait bouffer par l’impressionnant monstre, mais ça ne s’arrête pas là pour lui. Shanks est en effet capable de le tirer de l’eau et de le réveiller, le sauvant de cette noyade. Il reste à régler le problème du monstre marin, ce que Shanks est capable de faire en le regardant droit dans les yeux et en lui demandant de se barrer. Shanks a clairement un pouvoir – et a donc mangé un fruit du démon aussi. Bien.

Vous me connaissez, je déteste les spoilers et on pourrait croire que ça me soule de découvrir cette scène de cette manière, mais en vrai, je me surprends moi-même. Je trouve ça plutôt cool : je connais très bien toute l’intrigue du reste de la série, alors j’aime avoir ce genre de découverte. Disons que ça permet à la série d’avoir un côté neuf pour moi. En plus, ça m’apprendra à regarder une adaptation alors que je ne suis pas à jour (du tout) dans le manga.

Et puis, le choc est réel comme ça : Shanks a perdu un bras en sauvant Luffy. Ce n’est qu’un bras ? Mais enfin ! Je comprends enfin pourquoi il plaît à mes élèves. Un jour, j’arriverai à l’arc qui le concerne dans le manga et, à vrai dire, il est possible que ça me motive à lire à nouveau. Comme quoi, tout est possible ! En attendant, la série gère bien l’adaptation et le choc du bras coupé. Wow.

En revanche, la scène finale de l’épisode, avec Shanks qui donne son chapeau à Luffy ? Cela aurait dû être un moment hyper touchant et émouvant, mais je suis passé à côté. J’ai trouvé qu’on versait dans un sentimentalisme qui n’arrivait pas à m’atteindre. Ce n’est peut-être que moi – et surtout mon cœur de pierre.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Baggy le Clown

Dans le présent, l’intrigue est mile fois plus prenante que je ne l’imaginais. Je veux dire, je sais déjà ce qu’il en est en théorie, mais j’ai adoré retrouver les personnages et les interactions entre eux sont extrêmement bien rendues. Luffy fait donc preuve d’une énorme impatience pendant que Nami tente d’ouvrir le coffre dérobé dans l’épisode précédent. Bien sûr, Zoro est encore là, mais lui, il dort tant qu’il peut.

Franchement, l’adaptation fait du bon boulot dans l’écriture des personnages et montre bien à quel point les personnages sont réussis : ces interactions qui se mettent en place font tout le sel de One Piece pour moi. Bon, il y a aussi l’intrigue qui est plutôt cool pour ça : ainsi, on avance vite et Grand Line se rapproche un peu plus quand Nami parvient à ouvrir le coffre et trouver une carte qui pourra les y mener.

Zoro est déçu de ne pas y voir d’argent, on fait un détour par le chapeau de Luffy qui est son plus grand trésor et on en revient vite à l’explication que c’est sur Grand Line que Luffy espère trouver le trésor de Gold Roger, le One Piece. C’est efficace comme tout et je sens quand même que l’adaptation décide de passer par quelques raccourcis plutôt efficaces.

Annoncé dans l’épisode précédent, Baggy le Clown finit par poser problème à notre équipage : il les gaze sans qu’ils ne s’y attendent et abordent leur navire. Dès lors, Luffy, Nami et Zoro sont faits prisonniers. Comme Luffy est le héros, il résiste un peu plus longtemps que les autres et est capable de s’avaler la carte que Nami venait juste de trouver – histoire de mettre en sécurité ce trésor qu’est la connaissance. Les effets spéciaux, et le plan en question, m’ont fait un peu rire sur les détournements imaginables.

En tout cas, on en arrive bien vite à un des gros plus d’une adaptation en live : le cirque de Baggy est impressionnant maintenant qu’il est porté à l’écran. Enfermés d’abord dans une cage, nos héros sont loin de s’imaginer qu’ils sont en fait au beau milieu d’un chapiteau où tout un spectacle est finalement en train de se dérouler autour d’eux. Très vite, toutefois, ce show est interrompu par l’arrivée de Baggy demandant au public – enchaîné – d’arrêter d’applaudir. Meilleure introduction possible, en vrai.

L’air de rien, je trouve que cette représentation est un peu plus flippante. Moi aussi, il faudrait m’enchaîner pour me faire applaudir avec autant de ferveur à un spectacle de cirque, surtout aussi chaotique. Et puis, le personnage de Baggy est absolument génial : l’écriture et le jeu de Jeff Ward – excellent, il n’y a pas à dire – permettent vite de comprendre qu’il est une menace sérieuse faisant peur à tous les gens présents.

Tous ? Bien sûr que non. Luffy s’amuse de le rencontrer après avoir vu sa tête mise à prix et finit par dire qu’il le co-nez. Oh, ce n’est pas le jeu de mots qu’il fait intentionnellement, mais cela énerve Baggy d’entendre qu’on se moque de lui comme ça. Jeff Ward rend parfaitement la démence que j’imaginais pour ce personnage. C’est un excellent choix de casting. Dans le même genre, Luffy est incroyable ; cet acteur bordel, il est parfait pour ce rôle !, et je commence à me faire à Nami. Pas à Zoro, pas encore (déjà que mon correcteur automatique a du mal à se faire à son nom avec un seul r !).

Bon. Avançons, un peu : Luffy est hilarant, mais il ne fait pas rire Baggy et son public à ses ordres. Il faut dire qu’il affirme que la quête de Baggy pour le One Piece sera vaine, parce que Luffy sera lui-même le premier à le trouver. Simple et efficace, cette guerre des égos se met en place vite fait pour faire comprendre va quoi se dirigera l’épisode.

On avance toujours aussi vite et c’est une excellente chose. Zoro, toujours prisonnier en théorie, intervient à son tour pour mettre un terme aux discussions interminables : Baggy veut récupérer la carte, mais Zoro s’en fout. Bon, il n’est pas en position de négocier toutefois. Nami s’y essaie alors, et c’est mille fois plus réussi : j’adore son personnage de toute manière.

C’est toujours très efficace de la voir négocier : elle propose donc à Baggy un talent exceptionnel pour son spectacle. On voit tout de suite où elle veut en venir, contrairement à Luffy qui est surpris qu’elle jette son chapeau dans les airs. Il le récupère avec son pouvoir et hop, toute attention est détournée de Nami.

Nami est géniale, mais elle fait l’erreur de s’arrêter en s’enfuyant : elle découvre en sortant du chapiteau que toute la ville est détruite. Oh, Baggy, dont les hommes la récupèrent vite, lui explique qu’il a tout de même laissé les mains des gens dans la ville. Il n’a donc pas tout détruit. Bordel, je vais me retrouver à kiffer encore plus Baggy que dans le manga où j’avais déjà trouvé qu’il faisait un bon méchant. Je pense que c’est le côté adaptation qui veut ça. J’aime beaucoup aussi l’ambiance de l’épisode et les décors de cirque. Je trouve que ça fonctionne bien et que ça donne une ambiance amusante à l’épisode. Et la musique ! Je ne parle pas assez de l’excellente bande originale de la série, mais vraiment, j’adore. C’est épique et ça nous embarque.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Torture

Bon, amusante et flippante à la fois, j’imagine : Nami et Zoro sont faits prisonniers dans des cages – pas un problème pour Nami – tandis que Luffy est torturé. Il a fait l’erreur de dire à voix haute que la carte était dans un lieu sûr, alors Baggy décide de l’étirer autant que possible pour enfin savoir où est la carte. Par contre, la torture tourne à une petite longueur qui explique pourquoi l’épisode dure une heure : Baggy passe de la torture physique à psychologique. C’est inévitable pour introduire le passé de Baggy, mais ça a eu un petit côté « oh, on va passer à un flashback ».

Finalement, la série a la bonne idée de se concentrer sur la performance de Baggy. Jeff Ward est un acteur que j’adorais déjà, mais ça ne fait que se confirmer avec ce rôle : Baggy révèle donc qu’il connaît Shanks, mais que ce dernier n’est qu’un traître. La vérité sort peu à peu de la bouche de Luffy – mais pas la carte – car il ne supporte pas d’entendre Baggy critiquer Shanks, et on peut avancer vers autre chose.

Du moins, en théorie. En pratique, le maire de la ville transformé en bourreau refuse d’écarteler davantage Luffy, et ça permet d’en arriver à la révélation de toute la folie machiavélique de Baggy. Ce dernier n’hésite pas, en effet, à proposer d’écarteler un enfant pour motiver le maire à suivre ses ordres. Mieux encore : Luffy se libère finalement quand il se rend compte du vice de cet ennemi et que cela l’énerve, mais le premier coup qu’il donne à Baggy permet de révéler que le clown a mangé un fruit du démon lui aussi.

Franchement, je le savais déjà et la surprise en est moindre, inévitablement, mais j’ai trouvé que c’était bien amené par la mise en scène. En plus, les effets spéciaux, sur lesquels je les attendais forcément, sont plutôt excellents et fluides. La tête qui se retourne sur les genoux d’une prisonnière ? Fluide, incroyablement réussie. Bref, l’adaptation a de la gueule, je suis ravi ! Les démembrements de Baggy sont réussis et j’ai bien ri de voir le coup de poing plein de gaz que se prend Luffy finalement.

Pendant ce temps, Nami essaie toujours de se libérer de sa cage, mais elle est interrompue par l’arrivée d’un type en monocycle. Elle demande à Zoro de le distraire, ce qui ne motive pas notre chasseur de primes, pas habitué à discuter. C’est pourtant simple pour lui de le distraire et ça fonctionne très bien : Cabaji, c’est le nom du type sur le monocycle, voue une haine profonde à Zoro. En effet, il sait très bien que Zoro a tué son frère.

Il prend donc le risque d’énerver Baggy en s’attaquant à son tour à ce prisonnier qu’il est pourtant censé garder en vie. La mise en scène est parfaite : Zoro est attaché à une roue que l’on fait tourner, et l’acteur semble avoir subi ce châtiment. Vous me direz, c’est une attraction comme une autre, mais tout de même. Pendant que la roue tourne à toute vitesse, Cabaji lance quelques couteaux. Cela dit, Zoro n’a pas peur de lui pour autant.

L’air de rien, la série en profite pour approfondir le personnage de Zoro également : il révèle que maintenant que Luffy croit en lui et en son aventure, il a envie de le suivre et a quelqu’un auprès de qui retourner. Du coup, il fait équipe avec Nami pour mettre KO bien vite Cabaji et encore plus vite (comprendre « hors écran ») tous les acolytes de Baggy. Le duo Nami et Zoro fonctionne super bien, avec déjà un retour de réplique bien senti sur l’habitude de Nami de se faire des plans.

Si j’ai bien ri lorsque Luffy se fait assommer, le problème, c’est que lorsque Luffy se réveille après avoir été une nouvelle fois gazé, il se retrouve dans une nouvelle cage. Baggy ayant mangé un fruit du démon, il connaît son point faible : c’est l’heure de la douche pour Luffy. De l’eau coule pour le noyer, et c’est un problème puisqu’en plus il ne sait pas nager et est affaibli au contact de l’eau. On est sur une excellente intrigue pour le suspense, mais évidemment, Luffy refuse totalement de venir en aide à Baggy et de lui révéler où est la carte.

Mieux encore, il appuie sur les points faibles du clown, qu’il connaît également : il lui explique qu’il ne sera jamais aimé de personne – et qu’il ne fera rire personne. Cette fois, c’en est trop pour Baggy qui décide de noyer Luffy pour de bon, tout en lui volant son chapeau bien sûr. Luffy pète un câble, et la noyade lui rappelle ses aventures avec Shanks.

S’il est sur le point de mourir, il est évidemment sauvé de justesse par Nami et Zoro qui font en sorte d’exploser le caisson plein d’eau de Luffy. Quand il se réveille et recrache ses poumons, il crache aussi la carte. Baggy se jette dessus, ce qu’il peut faire aussi parce que Luffy, lui, se jette sur son chapeau. Cela devrait normalement marquer la défaite de Luffy, mais ce serait mal connaître l’univers du manga.

Finalement, tout tourne en sa faveur. Nami et Zoro sont certes décontenancés pendant un temps de ce clown qui se démembre de lui-même, mais ils finissent par aider Luffy à mettre en boîte les différents morceaux de Baggy. En vrai, j’ai trouvé que l’adaptation rendait un peu moins bien que le manga : on peine à comprendre comment ils arrivent si vite à mettre en place ce plan. Ils le font tout de même, et c’est tant mieux : on se retrouve avec un Baggy de taille réduite. Il n’a plus que ses mains, ses pieds et sa tête quand Luffy l’expédie loin avec son propre corps transformé en bazooka.

Notre trio peut donc repartir à l’aventure : Luffy récupère la carte qu’il donne à Nami, sa navigatrice. Avant le grand départ, Luffy décide tout de même de libérer toute la ville des fers de Baggy. Et même s’il est un pirate, il ne fait pas d’eux ses prisonniers car il est un autre genre de pirate. Des mots qui font mouche pour Nami et Zoro, mais aussi pour tout le village 100% fan de lui. C’est si mignon.

Dans le même genre, j’ai trouvé beaucoup plus touchant – comme dans le manga d’ailleurs – de voir Nami réparer le chapeau de Luffy, abîmé par Baggy. Pourtant, cela ne l’empêche pas d’être apparemment une traître quand elle passe un coup de fil pour dire qu’elle a la carte… Ah, on ne s’ennuie jamais avec One Piece, et la série nous le montre bien.

En plus, j’ai aimé que l’épisode se termine aussi par la réplique de Shanks reprise par Luffy : si le chemin te semble trop facile, ce n’est pas le bon. Un bon résumé de One Piece.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Koby

En parallèle de toute ce spectacle de Baggy, nous suivons aussi le personnage de Koby qui fait son entrée dans la marine. J’avoue que j’avais oublié qu’il avait déjà cette intrigue, les adieux de l’épisode précédent, ça m’allait bien. Koby rencontre en tout cas le vice-amiral Garp assez rapidement. Et la rencontre ne se passe pas à merveille : Koby est tellement terrifié que le vice-amiral comprend vite qu’il cache quelque chose. Garp convoque donc Koby dans son bureau.

En quelques questions, il comprend que son nouveau cadet travaille pour les pirates qui ont attaqué la ville peu avant. Koby finit par raconter toute la vérité : il était esclave pour Alvida, puis a été libéré par Luffy. Et voilà, le nom de Luffy est désormais connu de la marine et Koby passe pour un menteur – ou un pirate sous couverture, au choix.

J’en profite pour souligner que Garp est plutôt casté à merveille lui aussi. L’acteur excelle dans ce genre de rôle et promet à Koby qu’ils retrouveront Luffy ensemble. Après un énième discours peu intéressant, voilà donc les marines qui s’embarquent pour aller retrouver et arrêter le pirate Monkey D. Luffy.

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Cette semaine #35

Salut les sériephiles !

Je termine les vacances avec peu de critiques publiées sur le blog, comme d’habitude. Il faut dire que mon week-end s’est avéré quinze fois plus chargé qu’il n’était censé l’être, et je ne peux même pas blâmer le travail pour ça. Je me garde l’excuse pour la semaine prochaine, parce que j’ai un emploi du temps qui ne va pas aider à rester à jour dans les séries. Et en même temps, j’ai très peu d’hebdo à voir en cette rentrée, merci à la grève des scénaristes !

Cette semaine marque aussi le tournant de la nouvelle saison : chaque année, je recommence un nouveau tableur avec les nouvelles saisons vues entre septembre et août. L’occasion de constater que la saison 2022-23 était surchargée en saisons 1 et saisons courtes. À croire que je n’arrive pas à renouveler mes visionnages depuis les fins de toutes mes séries préférées en 2020. Il faut dire aussi que je n’arrive plus à dépasser la trentaine de saisons par an, alors qu’il n’y a pas si longtemps, je pouvais faire des top 50.

Rien ne va plus. Et j’ai plein de critiques à mettre en ligne, encore. Bonne rentrée !


6 critiques d’épisodes sur le blog cette semaine


Twisted Metal – S01E06 – DRVTHRU – 20/20

J’ai fait une pause dans mon visionnage de la série et je reprends avec celui-ci… C’est peut-être ce qui explique qu’il m’a tant plu : en fait, j’ai raccroché beaucoup plus vite à l’humour de la série et j’ai adoré ce que ça proposait comme développement de personnage. Le format même est maîtrisé à la perfection :…

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The Winter King – S01E02 – 16/20

Le premier épisode était lent et mettait tout en place, ce second en profite largement. S’il est toujours lent et trop peu centré sur le personnage pourtant central de son histoire (j’ai bien compris que ça risquait d’être pour la saison 2 ce que je veux voir), il est aussi implacable avec l’ensemble des personnages…

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Ahsoka – S01E03 – Time to Fly – 18/20

L’épisode est très court, mais il prend tout de même le temps de fournir une intrigue complète. Je comprends pourquoi ils n’ont pas cherché à le rallonger plus que ça : l’épisode a tout ce qu’il faut et donne franchement envie de voir d’autres épisodes – pas de longueur, de l’action, de l’humour et des personnages…

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One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide…

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Pas de cinéma cette semaine



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One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide et qui donne bien à voir ce que proposera la série par la suite. C’est efficace, c’est fun, c’est divertissant et c’est effréné, parce qu’il se passe bien trop de choses dès ce premier épisode. Petite réussite pour Netflix, ça faisait longtemps !

Spoilers

Luffy souhaite devenir le roi des pirates. Pas simple.


Why would anyone want to become a pirate ?

J’ai déjà l’impression d’être agressé par le titre tout en majuscule de l’épisode et la miniature de Nami pour me faire cliquer sur l’image de la série sur Netflix, ça part mal cette affaire !

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Gold Roger

Bizarrement, je ne m’attendais pas à un début avec une voix off et une carte, mais je trouve que ça fonctionne bien pour l’univers. Après tout, un monde de pirate sans carte, ça n’est possible ! À l’inverse, c’est sans trop de surprise que la série commence 22 ans avant le début de la série avec Gold Roger capturé. Bim. Point du Bingo Séries avec une jolie affiche « Wanted ». Je savais que je pouvais compter sur One Piece pour l’avoir !

Que cela n’empêche pas le gouvernement de faire une grossière erreur : Gold Roger est exécuté devant une foule immense dans la capitale. Avant ça, il a droit à quelques derniers mots lors desquels il assure avoir réalisé tous ses rêves et invite la foule à en faire autant : son trésor est bien caché, à eux d’aller le trouver. Je ne peux m’empêcher de penser que la fin du manga sera inévitablement de nous dire que le trésor n’est qu’une pièce – après tout, c’est le titre – mais est surtout tout le voyage et le mode de vie des pirates.

On verra bien. En attendant, la série peut commencer : la foule se met aussitôt en quête du trésor et part dans tous les sens, et Gold Roger meurt en changeant à tout jamais le monde qui entre dans l’âge d’or de la piraterie. Simple et efficace comme lancement et comme enjeux global pour la série, ça fonctionne toujours aussi bien : tout le monde part à la recherche du One Piece, le trésor de Gold Roger.

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Alvida

Une fois que c’est fait, nous sommes propulsés sur l’East Blue Sea où l’on nous introduit le personnage de Luffy. Les attentes sont énormes et la série joue totalement avec nous, en commençant par un gros plan sur le chapeau fétiche de Luffy. Eh, ça aussi ça fonctionne. Quand il relève la tête, bim, petite excitation de début de série.

Par contre, on s’éloigne déjà beaucoup du manga : on nous épargne l’enfance de Luffy et l’histoire du fruit du démon pour l’instant, en nous indiquant seulement que Luffy nage « comme une enclume ». Son caractère est le bon, par contre : il parle à un oiseau pour se présenter et tenter de le recruter, en vain, et on nous fait tout de suite comprendre que l’univers de la série sera un peu perché. Je veux dire, Luffy est taré, se parle tout seul, crie de joie, s’enferme dans un tonneau pour ne pas couler avec son bateau…

C’est tout con, mais ça marche bien comme raccourci, malgré un petit côté Pirate des Caraïbes. Autant je n’y pensais jamais à ces films quand je lisais les mangas, autant maintenant que je regarde sous forme de live-action, je ne peux qu’y penser. En effet, Luffy se retrouve dans un tonneau pris entre deux feux – ou plutôt entre deux navires. Les pirates s’attaquent entre eux à coups de canon et on nous introduit le capitaine Alvida. La capitaine Alvida. Une femme ! Bonne idée, ma foi.

Elle attaque donc avec son équipage un autre bateau dans le but de retrouver Zoro. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans le navire ennemi et elle n’apprend pas grand-chose d’utile de la part de ses ennemis. Il n’en faut pas plus pour qu’elle montre qu’elle n’a pas de pitié et qu’elle tue le capitaine adverse. On nous introduit alors son larbin, un garçon blond aux lunettes rondes. Ouais, on sent qu’on vient d’un manga quand on voit ces lunettes excessivement grandes, mais bon, ça participe à l’humour et à l’univers. Et bien sûr, le tonneau de Luffy finit sur ce bateau lui aussi.

Durant la nuit, Luffy sort donc du tonneau pour mieux tomber nez à lunettes avec le larbin du navire – du moins, c’est comme ça que Kobby est introduit ici. Malheureusement, la série tombe alors dans un écueil que je pensais qu’elle souhaitait éviter : le flashback. Luffy raconte ainsi à Kobby qu’il est un pirate, même s’il n’en a pas l’air, et parle brièvement de son enfance pour révéler qu’il a toujours voulu être pirate. La scène sur le bateau en flashback était clairement en trop dans la narration de l’épisode. Autant le manga présentant ça dans l’ordre chronologique réussissait à nous accrocher un peu, autant cette obsession des flashbacks dans les séries depuis Lost commence à se faire vieille. Et c’est dommage, parce qu’en plus, je ne vois pas ça durer dans le temps sur toute la saison.

Bref, j’ai plutôt envie de me concentrer sur le présent de l’action, avec un Luffy qui a évidemment faim et dont le caractère loufoque va vite apparaître à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore : alors qu’il faut être discret et que Kobby se fait le plus petit possible quand ils sortent de la cale, c’est dans un mouvement très Luffyiesque que Luffy réveille tout le navire.

Bim, l’action est relancée : Alvida est déçue de voir que Kobby le trahit, Luffy affirme qu’il sera roi des pirates et Alvida lui rappelle qu’elle est la pirate la plus puissante. Je connais déjà l’histoire, mais je me laisse facilement emporter malgré tout : le casting est franchement bon, j’adore cette interprétation du personnage d’Alvida. Elle n’est évidemment pas du tout comme je l’imaginais, mais son rôle est top – c’est bien écrit, son jeu me fait rire et apporte à la série la touche d’humour qu’il fallait.

Rapidement, Luffy défie par son caractère la capitaine Alvida, en affirmant que Kobby est libre (he’s a free elf ?) et qu’il pense qu’Alvida est un cachalot. Il n’en faut pas plus pour qu’Alvida sorte sa batte – son arme caractéristique – et tente de tuer Kobby, mais là encore, Luffy n’hésite pas à le sauver. Dès lors, la première bataille pour Luffy commence et c’est tout fun : on voit Alvida qui s’énerve à tenter de frapper Luffy, en vain. On nous révèle ainsi les pouvoirs de Luffy : c’est un homme-élastique. Il survit quand on lui tire dessus et il se déforme à l’envie à chaque coup de batte.

Alvida, hyper puissante jusque-là, est donc tournée en ridicule bien rapidement et Luffy utilise même son poing pour la faire tomber du navire. L’attaque spéciale de Luffy ? En vrai, ça passe mieux que je l’imaginais. Je pensais que ça rendrait forcément ridicule en live-action. Là, les effets spéciaux sont quand même bons – pas exceptionnels, mais ça passe – et la pause que ça impose dans la bataille ne m’a pas sorti de l’épisode.

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Kobby

Une fois Alvida éjectée du bateau – en feu, en plus ! – Luffy propose à Kobby de le suivre sur un canot de sauvetage. Ce n’est pas comme s’il lui laissait vraiment le choix, cela dit, mais bon, ça permet à l’épisode d’avancer un peu. Kobby peut ainsi poser plein de questions à Luffy sur son passé. On repart ainsi dans le flashback où l’on voit Luffy tenter de se crever l’œil, en vain, et être soigné par Shanks. Je ne suis pas convaincu plus que ça par le casting de Shanks d’ailleurs.

Il me semble qu’il est pourtant supposé être l’une des grandes attentes de la série. On va faire avec : le personnage est toujours top avec Luffy et il donne de bonnes leçons au petit qui veut devenir un pirate. Malheureusement, Luffy n’en fait qu’à sa tête et n’est pas très obéissant : il décide donc de manger un drôle de fruit qu’il trouve dans la cale du navire et qui fait partie du trésor de Shanks.

Shanks, lui, ne surveille pas assez Luffy, tout occupé qu’il est à se prendre la tête dans un bar et à se résigner à faire face aux pirates débiles qu’il croise sur son chemin. J’aime la leçon qu’il tente de donner à Luffy ensuite sur le fait que la violence ne peut pas tout résoudre (un comble, dans cet univers de pirate) et la mise en scène menant à la révélation du pouvoir de Luffy est plutôt bonne.

On revient dans le présent ensuite où Luffy explique qu’il a mangé le Gum Gum Fruit, un fruit du démon. Soit. Les différents éléments de la série sont plutôt bien introduits et vraiment, je trouve très cool l’acteur choisi pour incarner Luffy. Il fonctionne vraiment en Luffy, c’est chouette. Quant au caractère du personnage, il me soule souvent dans le manga, mais pour le moment, j’accroche bien à l’humour qu’il apporte – c’est un peu plus dosé, peut-être.

S’il affirme qu’il veut aller sur Grand Line, Kobby lui fait remarquer qu’il a besoin d’une carte pour ça. C’est la première fois que Luffy s’en rend compte et il est vite convaincu que Kobby lui sera utile pour ça. Il écoute tout de même son rêve de rejoindre la marine et décide de mettre au point un plan qui permettra à tous les deux d’obtenir ce qu’ils veulent.

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Nami & Zorro

Cet épisode introduit également le personnage de Nami, il le fallait bien. Ce scénario est un peu trop éclaté à mon goût, parce que plutôt que de suivre une trame linéaire comme le manga, il fait le tour de plein de choses en parallèle. C’est l’avantage d’une série, c’est sûr, mais ça complexifie un peu le nombre de personnages pour un premier épisode. Cela me donne l’impression que la série s’adresse avant tout à des lecteurs du manga ou des fans de l’animé – tout est expliqué pourtant, mais ça me paraît aller trop vite pour tout ingérer d’un coup.

Nami, donc, est introduite comme une damoiselle en détresse sur un canot. Elle est secourue par deux pirates complètement débiles qui se laissent berner par un coffre sur le canot de sauvetage de Nami. Le coffre est évidemment vide et elle profite de leur faim d’argent pour leur voler leur navire. Simple et efficace. L’actrice ? J’adore sa voix et elle joue bien, mais vraiment, la couleur des cheveux, c’est too much pour que j’accroche pour l’instant. Ils auraient pu trouver un roux plus naturel – même si ça collait moins au manga.

Contre toute attente, cet épisode propose aussi de faire un détour par l’île de Sixis. C’est l’avantage d’une adaptation : ils peuvent déformer un peu le matériel d’origine. Plutôt que de suivre le début de l’aventure de Luffy uniquement, on nous introduit donc déjà d’autres personnages. Je ne sais pas si je suis convaincu, mais il faut faire avec : nous découvrons donc le personnage de Zorro (grosse attente pour le casting, j’ai hâte de voir ce que ça va donner) être contacté par Baroque Works par l’intermédiaire de Mr 7. Y a pas à dire, ce costume est ridicule sur papier, mais c’est encore pire en vrai !

Mr 7 explique à Zoro qu’il est intéressé par ses talents et souhaite le recruter, mais ce n’est pas trop le délire de Zoro, qui refuse un tatouage sur le visage s’il n’est pas le numéro 1 – avec son doigt d’honneur. OK. Niveau écriture, le personnage de Zoro est vraiment top et badass. L’acteur a un peu plus de mal à me vendre le personnage pour le moment. Quoiqu’il en soi, il nous tue Mr 7 en quelques secondes. Les combats n’ont jamais été si courts dans One Piece, non ?

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Shells Town

En parallèle, Luffy et Kobby arrivent à Shells Town où le but est pour Kobby de rejoindre la marine et pour Luffy d’obtenir une carte. Une fois en ville, Luffy est terrifié de constater qu’il existe des dizaines d’affiches « Wanted », parce qu’il y a beaucoup de pirates et pas son visage sur les affiches. Et ça, ce n’est pas normal pour lui. Kobby, lui, est juste terrifié par l’existence même des pirates.

J’aime bien l’amitié improbable entre eux et je trouve que ça fonctionne bien, comme dans le manga en soi, d’avoir cette relation entre eux. Et puis surtout, on en arrive à un moment bien fun où tout le monde est réuni dans la même taverne. En effet, alors que Luffy se remplit l’estomac en présence de Kobby, Nami débarque et drague un type de la marine – le plus petit possible (et c’était fun) – alors que Zorro arrive au bar.

C’est par lui que l’action va reprendre, quand un type s’en prend à une enfant qui était sympa avec Zorro et lui offrait de la nourriture. Zorro n’apprécie pas du tout l’attitude de ce Malfoy en carton (désolé, mais c’est ce qu’il m’a renvoyé) et il est toujours aussi badass. Il tente donc de forcer le blond à manger une boulette de viande qu’il vient de faire tomber par terre et le blond veut aussitôt l’attaquer.

C’est une mauvaise idée : Zorro n’a même pas besoin de dégainer l’un de ses trois sabres pour le mettre à mal, tout en explosant aussi la tronche de tous les marines qui essaient de l’arrêter. Luffy est fan de Zorro à peu près aussitôt, Nami en profite pour assommer un garde, Kobby se planque sous une table. Franchement, l’action est sympa et mène à la révélation que Zorro se bat vraiment contre Malfoy : le blond lui propose tout ce qu’il veut parce que son père lui donnera.

Son père ? Le capitaine Morgan, richissime marine… Qui lui doit de l’argent. En effet, Zorro ramène le corps de Mr 7 pour collecter la prime. C’est son business : récolter les primes. Le problème ? Il a attaqué des marines, et ça, c’est récompensé par sept jours sur une croix, sans nourriture et sans eau. Un petit régime, donc. Zorro préfère encore ça plutôt que d’être embauché par les marines comme Morgan lui propose.

Alors que Zorro fait face à cette punition, Luffy et Kobby retournent dans leur canot pour passer la nuit. Plutôt que de dormir, ils papotent et c’est l’occasion pour Kobby que le monde ne fonctionne pas en noir & blanc, mais en nuances de gris. Il est surpris d’avoir vu un marine être méchant avec une petite fille, parce que ça ne correspond pas à sa vision du monde : un pirate a protégé la petite, contrairement à la marine dont c’est le but.

Le lendemain, le blondinet revient évidemment voir Zorro qui est désormais sur une croix pour se foutre de lui. Il est absolument insupportable et mérite vraiment ce qui est sur le point de lui arriver. Nous n’y sommes pas encore cependant. Pour l’instant, on voit plutôt Nami s’infiltrer parmi les marines avec l’uniforme et Luffy tenter d’entrer dans la base en passant par les canalisations. Malheureusement pour lui, Luffy se contente d’atterrir devant Zorro crucifié.

La conversation s’engage entre eux malgré la volonté de Zorro de ne pas lui parler, et ça fonctionne vraiment bien. Il n’y a pas à dire, le matériel d’origine est génial : on nous révèle ainsi que Zorro est un chasseur de pirates qui souhaite de devenir le meilleur en combat de sabre là où Luffy souhaite être le roi des pirates. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir, le caractère sympa et un peu naïf de Luffy suffit à faire le reste : il libère Zorro pour qu’il puisse suivre son destin et repart par les égoûts.

Il tombe alors dans une salle pleine de cartes où Nami se trouve justement. Elle essaie de voler la carte de Grand Line en se faisant passer pour une marine, sauf que ce n’est pas si simple : elles sont en fait toutes dans le bureau de Morgan et Nami sait certes mentir, mais elle se fait vite griller. Comme elle sait se battre, ce n’est pas un souci. Bref, Luffy tombe sur elle quand elle est déjà hors de danger et il lui dit aussitôt qu’il a tout entendu et qu’elle cherche sa carte.

Si Nami n’est pas tout à fait d’accord avec ce possessif, elle suit malgré tout Luffy qui se balade ensuite dans le bâtiment comme s’il était tout à fait normal d’y être. Vraiment, c’est un personnage marrant Luffy, il n’y a pas à dire, sa simplicité d’esprit et sa volonté de toujours demander ce qu’il veut comme si c’était normal de l’obtenir le rend hyper sympathique et attachant.

Bon, pas pour Nami, qui a juste peur qu’il les fasse repérer, ce qui ne manque pas d’arriver. Une fois face à face avec Morgan, donc, Nami se retrouve à reprendre ses mensonges pour expliquer qu’elle emmenait Luffy en prison – et Morgan la croit. Luffy est fasciné et trouve aussitôt qu’ils forment une super équipe, mais c’est encore avant de savoir que Nami est une voleuse professionnelle qui a réussi à voler les clés de Morgan.

Bon, s’il est fasciné et qu’il demande à Nami de rejoindre son équipage – comme il l’a fait à Kobby et Zorro plus tôt – Nami refuse. Elle veut bosser seule et refuse d’être associée aux pirates, car elle les déteste. Elle accepte tout de même que Luffy la suive jusque dans le bureau de Morgan où elle cherche la carte pendant qu’il joue avec tous les objets du bureau. Cela lui permet de découvrir le coffre caché de Morgan, et c’est bien drôle à voir.

Bon, ils sont tout de même pressés par le temps quand Morgan apprend qu’ils sont là et débarquent à la porte du bureau. Ce n’est pas vraiment un problème pour Luffy cependant : il décide d’utiliser ses pouvoirs pour arracher la porte du coffre. Nami lui vient en aide et hop, les voilà qui passent par la fenêtre avec le coffre entier. C’est con. Mais c’est marrant. Surtout qu’ils sont en haut d’une tour. Pas de quoi s’inquiéter avec les pouvoirs de Luffy cependant.

Pendant ce temps, Zorro suit sa vengeance personnelle. Il avait promis qu’il ferait gémir le fils de Morgan et ça ne manque pas. C’est assez simplifié, en même temps, par le fait qu’il le retrouve complètement nu en train de s’amuser avec son sabre (non, c’est pas une image, je parle d’un vrai sabre). Quand il s’apprête alors à quitter le bâtiment, il tombe dans la cour intérieure sur Nami et Luffy en train de se battre avec tous les gardes.

La scène d’action est vraiment très sympa à suivre. C’est ce que doit se dire Zorro, parce qu’il décide finalement de rejoindre Luffy et Nami pour les aider à se battre contre les marines. Le ménage est vite fait et nos trois héros se retrouvent alors à se battre contre Morgan qui est amusé de les voir tous les trois ensemble. Si Luffy affirme qu’ils sont un équipage, les deux autres refusent et hop, on enchaîne sur un combat plutôt bien mené.

Les chorégraphies sont stylées, les pouvoirs de Luffy plutôt bien exploités et les trois sabres de Zorro révèlent chacun où ils vont dans ce combat qui est sympathique à suivre. Bien sûr, le trio finit par gagner, même si Nami est plutôt occupée à chercher comment embarquer le coffre. La solution est pourtant simple : il suffit d’utiliser les bras de Zorro tout simplement.

Ils se rendent donc tous sur le bateau de Nami – même s’ils ne sont toujours pas un équipage. Luffy refuse de partir sans Kobby, toutefois, et c’est con parce que les marines cherchent toujours à les arrêter. Parmi eux, il y a une fois de plus le fils de Morgan, ridiculisé encore un peu plus par Zorro qui lui a refait sa coupe. Il y avait tant de possibilités pour le ridiculiser, c’est presque la version gentille.

Toujours est-il qu’il compte bien les arrêter… jusqu’à ce que Kobby le frappe. Malgré tout, Kobby ne souhaite pas partir avec Luffy. Eh, ça fait beaucoup de mangas d’un coup dans ce premier épisode, tout de même. C’est efficace cependant, et j’aime bien que ça aille si vite. Kobby refuse donc de les suivre alors qu’ils partent sur Grand Line parce qu’il souhaite mener sa propre vie et devenir un marine. La prochaine fois qu’ils se verront, ils seront ennemis… mais pour l’instant, let’s go, ils sont amis et il les aide à s’enfuir.

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Cliffhangers

Plusieurs cliffhangers viennent ponctuer ce premier épisode, et je crois bien que… je n’ai pas été assez loin dans les mangas finalement ? Je n’ai aucun souvenir de Garp qui reçoit un coup de fil (enfin, d’escargot) et apprend que la carte de Grand Line a été volée par trois pirates. Par contre, j’ai très hâte de voir l’arc de Baggy le Clown et je suis content d’en avoir un aperçu dès cette fin d’épisode. Le clown affirme qu’il s’agit de sa carte et qu’il va la récupérer, et franchement, la folie de Baggy est parfaite pour Jeff Ward. Je suis content de le retrouver, même si ce rôle est très, très loin de celui qu’il avait dans Agents of S.H.I.E.L.D.

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One Piece (S01)

Synopsis : Embarquez pour une aventure épique aux côtés de Monkey D. Luffy, un pirate intrépide en quête du trésor légendaire connu sous le nom de One Piece. Entre camaraderie, combats et mystères, sa quête promet d’être mouvementée… comme dans le manga, donc !

Pour commencer, One Piece sur Netflix est la série que tout le monde attendait pour la rentrée, mais qui sort le dernier jour des vacances du prof que je suis. Génial, non ? Tous mes élèves l’auront binge-watchée d’ici lundi, et moi, je serai à la traîne et vais me prendre tous les spoilers dans la figure. J’ai lu les 30 premiers tomes du manga, donc je devrais être à l’abri de révélations vraiment incroyables, mais je suis vraiment curieux de voir ce que cette adaptation va donner et j’aimerais me forger mon propre avis avant d’avoir le leur.

De toute manière, je n’ai pas vu l’animé (qui cartonne) alors mon avis sera forcément différent de celui de mes élèves. Il n’empêche qu’entre la montagne de travail qui m’attend et un week-end déjà bien chargé par d’autres occupations (faut bien profiter des derniers jours de répit), je sens que je vais devoir ruser pour trouver du temps.

Malgré tout, ce qui me pousse à plonger dans cette nouvelle série, c’est que ma curiosité est plus que titillée et que je sais que tout le monde va la regarder. Si le manga prend son temps pour démarrer, je doute que la série fasse de même avec seulement huit épisodes (d’une heure, certes, mais tout de même).

Côté acteurs, le casting de Luffy me semble excellent, même si j’ai quelques réserves sur Nami et ses cheveux à la coloration beaucoup trop artificielle pour mes yeux. Par contre, Sanji, mon personnage préféré dans le manga, a intérêt à être à la hauteur de mes attentes ! Mes attentes ? Je souhaite une adaptation qui va à l’essentiel tout en conservant l’esprit du manga. Je ne veux pas d’un copier-coller, qui est de toute manière impossible, mais plutôt d’une interprétation qui sait capturer l’essence de l’histoire originale. C’est un équilibre délicat à trouver… mais j’ai envie d’y croire !

Ca ne veut pas dire que j’y crois à 100% autant. D’abord, j’ai peur que la série soit bien réalisée mais qu’elle se fasse descendre par les fans puristes et se terminent sur un cliffhanger. Ce serait dommage, même si le manga permettra toujours de compenser. Ensuite, il y a toujours le risque que le rythme ne soit pas bien géré et que je m’ennuie ou décroche – ou que ça me donne envie d’aller lire la suite du manga. Et enfin, il faut que j’évoque le pire scénario pour moi… Que la série soit tellement addictive que je veuille tout regarder d’un coup alors que je n’ai clairement pas huit heures devant moi.

Note moyenne de la saison :