You (Parfaite) – S01E06

Épisode 6 – Amour Fou – 17/20
C’était encore un sacré épisode, même si la crédibilité de cette histoire est de plus en plus entamée. Peu importe : les jeux d’acteurs sont excellents, les rebondissements fonctionnent pour nous rendre toujours plus accro et je suis curieux de voir l’évolution de la série après un épisode pareil, qui précipite une intrigue que j’aurais bien vu tenir plus longtemps que ça…

Saison 1


Spoilers

06

She’s in love with you. You know that, right ?

Comme un bon lundi soir, je me lance dans cet épisode de You, parce que je suis vraiment curieux de voir ce qui va arriver à Peach maintenant que Joe s’est foiré dans son meurtre. L’épisode reprend trois jours plus tard, alors que Joe n’a pas vu Beck depuis l’agression de Peach. Lui-même est sacrément défiguré… Et genre mille fois plus que Peach.

En fait, elle est en pleine forme, et même si elle soupçonne clairement Joe avec son regard, même si elle le menace de jeux de mots, elle ne l’accuse pas directement comme il le craignait en se rendant chez Beck. Et elle n’a rien perdu de son caractère de bitch, ce qui est tant mieux j’imagine.

Joe est surpris de la voir sortie si vite de l’hôpital lui aussi ; et il est surtout gêné que Peach vive désormais chez Beck. Celle-ci est excellente : elle refuse carrément que Joe reste chez Beck, et préfère qu’il parte avec le cadeau qu’il avait ramené. Avant de s’éclipser, il fouille le sac de Peach et découvre qu’elle a prévu un voyage pour deux pour Paris.

Joe est malgré tout forcé de rentrer chez lui où il tombe sur Paco, qui lui fait un câlin, puis sur la mère de celui-ci qui lui demande s’il compte porter plainte. Et ce n’est évidemment pas le cas, parce que Joe veut éviter la police, forcément.

Sans surprise pour personne, Beck se laisse manipuler par Peach et décide de suivre Peach dans sa demeure de famille où elle préfère aller pour se reposer. Quand Beck en parle à Joe, il essaie de la prévenir que c’est un nouveau piège de Peach, et il va jusqu’à lui révéler qu’elle est amoureuse d’elle. Beck ne le croit que moyennement, préférant fuir. Et accompagner Peach, donc.

En s’y rendant pour stalker lui aussi, Joe croise une biche (et pas une bitch, cette fois) et sort de la route. Il a donc un accident qui l’amochie encore plus – ce n’est décidément pas son épisode ; puis rêve de son ex. La bonne nouvelle de tout ça, c’est que l’accident a lieu en forêt, au beau milieu de feuilles mortes. Malheureusement pour lui, il se fait surprendre par un flic à qui il tente un temps de cacher ses blessures.

C’est peine perdue, mais il parvient à le manipuler comme il peut, c’est-à-dire bien mal. Joe n’arrête pas d’enchaîner les bourdes depuis Peach, c’est n’importe quoi, il va forcément se faire prendre à un moment ou un autre. Et malgré ses blessures – il s’est recogné le front et est toujours en plus mauvais état que Peach qui semble n’avoir aucune séquelle franchement – il s’infiltre dans la demeure familiale de Peach.

Là-bas, il se rend dans la salle de bain pour se soigner sans se faire prendre… mais il rêve de nouveau de son ex alors qu’il tente de se recoudre. Il s’effondre en fait dans la salle de bain, aiguille sur le front. La douleur j’imagine. Bon, en tout cas, il prend cher ; et il se réveille juste à temps pour le retour de Beck et Peach.

Oui, pour se remettre de son agression, Peach a entraîné Beck faire du shopping, après lui avoir servi un petit déjeuner de reine. Comme elle prend probablement 150 médicaments, elle propose à Beck, à peine rentrée, un petit cocktail pour accompagner le bain que la blonde veut se faire. C’est du grand n’importe quoi : Beck se fait un bain, ce qui veut dire qu’elle se déshabille. À défaut d’avoir une baie vitrée à laquelle s’exposer, elle décide donc de laisser la porte grande ouverte (non mais sérieux) sans se douter (à moins que ; à ce stade, elle est forcément exhibitionniste ?) qu’elle est espionnée par Joe et par Peach. Et le plus drôle est encore que Joe s’offusque de voir Peach espionner Beck comme ça. Lui-même est coincé dans sa contemplation et est obligé de pisser dans un pot. Flippant : un jour, il va se faire prendre et Beck va découvrir tout ça.

Peu importe, Joe se débrouille pour que Peach arrête sa contemplation en faisant volontairement du bruit ailleurs dans la maison : Peach révèle alors qu’elle a un flingue dans son sac, puis qu’elle a proposé à un ami, Roge, de venir. Et ça fait plaisir à Beck apparemment. Pour ne rien arranger à cet épisode qui part en vrille total, Roge se pointe avec de la drogue, que Peach prend elle aussi, malgré son trauma crânien trois jours plus tard. Ils pourraient au moins laisser passer une semaine ou deux.

Pendant que Peach propose à Beck de partir à Paris et se met à abuser d’une Beck complétement droguée en lui caressant la nuque et les cheveux, Joe se met en quête du flingue afin de provoquer un « accident » qui tuerait Peach. Il le trouve, mais juste trop tard : Beck, Peach et Roge arrivent dans la chambre de Peach pour un massage pendant lequel Peach veut embrasser Beck et n’hésite pas à le faire.

Cette fois, Beck fuit et envoie des SMS à Joe, qui est lui coincé sous le lit de Peach à l’entendre coucher avec Roge. Il y avait du bon dans cette scène, c’était plutôt drôle à voir et ça confirmait que Beck avait enfin compris la toxicité de Peach. C’est juste dommage qu’elle ne le voit pas pour Joe. Toujours est-il que le lendemain, Beck annonce à Peach qu’elle ne veut pas rester aussi longtemps que prévu : elle souhaite rentrer à New-York et refuse de l’accompagner à Paris.

Elle profite de la dispute qui suit pour confronter Peach sur son homosexualité (ou sa bisexualité ?) que ses parents n’apprécieraient pas. Voilà qui est fait, Peach se braque et propose du grand Peach, à retourner complétement la situation et à affirmer que c’est Beck qui la drague. Cette fois, Beck refuse de se laisser berner, et elle finit par tourner les talons, pour le plus grand plaisir de Joe. Celui-ci retrouve le flingue et n’a plus qu’à l’utiliser par accident sur Peach.

Oui, sauf que sa tête lui pose toujours problème et qu’il s’enferme à nouveau dans une rêverie où l’on apprend que Candice, son ex, le trompait possiblement avec un autre, Elijah. Fou de jalousie, Joe l’a probablement tuée au passage… Après, Joe ne choisit pas vraiment le moment idéal pour ressasser tout ça.

Peach surprend donc Joe et l’assomme. Elle est persuadée qu’il est son stalker. C’est beau comme elle comprend tout d’un coup, mais en restant trop égocentrique et en étant sûre qu’il en a après elle. Il finit par lui avouer qu’il est obsédé non par elle, mais par Beck. Et c’est encore pire quand elle repère la montre de Benji au poignet de Joe. Comment Beck peut-elle passer à côté de ce « détail » si Peach le remarque si vite ? Les choses ne peuvent qu’accélérer à partir de là en tout cas : Joe est forcé d’avouer, puis d’essayer de convaincre Peach d’aller à Paris comme si de rien n’était.

Pour la faire craquer, il est violent avec elle en répétant en boucle que de toute manière Beck ne l’aime pas, elle. Cela lui permet de s’enfuir, mais la violence continue quand elle n’hésite pas à… tirer sur lui. Directement dans la jambe. Elle le retrouve alors totalement inconscient sur sa pelouse où il n’a pas réussi à fuir. Elle n’a plus qu’à appuyer sur la gâchette. Dommage, ce n’est pas si simple de tuer quelqu’un… quand on n’est pas Joe. Ce dernier n’est pas si inconscient que ça et profite de cette faiblesse de Peach pour la mettre à terre. S’en suit une bataille entre les deux et je suis dégoûté d’entendre un coup de feu hors écran – dégoûté, mais pas surpris du tout.

La scène suivante nous révèle la lettre de suicide de Peach, dont on ne saura jamais à quel point elle était normale ou non, après tout ça. Le problème reste que la pisse de Joe est toujours dans la maison ; et que le shérif sait que Joe lui a menti parce qu’il a noté la plaque d’immatriculation. L’étau se resserre tout en laissant assez de liberté à Joe pour qu’il continue à agir.

En rentrant chez lui, Joe va voir sa voisine pour lui demander de le soigner, parce qu’elle lui en doit une. Elle est bien sympa la voisine, et elle a enfin viré son mec. Elle ne pose pas de questions sur la blessure par balle, ou si peu en tout cas, n’insistant pas. Elle dit vouloir d’une bonne figure paternelle pour Paco, mais franchement, ça ne devrait pas la rassurer d’avoir Joe comme voisin après tout ça.

Une semaine plus tard, on retrouve Beck et Joe rentrant de l’enterrement de Peach, et Beck est en pleine dépression cette fois. Joe lui laisse autant d’espace que possible, mais la dépression est plus que compréhensible : voilà la culpabilité de savoir qu’elle est responsable du suicide de sa meilleure amie. Autant Benji ne me paraissait pas une énorme perte, autant la mort de Peach, je suis dégoûté. Cela libère la voie à Joe qui se fait inviter par Beck à rester chez elle. Eh beh !

Saison 1

God Friended Me – S01E02

Épisode 2 – The Good Samaritan – 17/20
Je crois que cette série va être ma vraie bonne surprise de la rentrée. Je comptais la voir d’un œil distrait, comme ça, pour le plaisir d’en regarder une de plus ; mais en fait, son côté feel good est très prenant. J’adore le casting, les dynamiques sont bonnes, il y a des fils rouges à suivre et même le côté procédural finit par ne plus me gêner. C’est dingue, non ?

Saison 1


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Just don’t tell her God sent you.

La première scène nous propose déjà un petit rituel de début d’épisode avec Miles nous proposant un podcast d’introduction qui a le double avantage de resituer le personnage comme un bosseur et de nous réintroduire chaque personnage. Bon, en revanche, si le boulot de réintroduction est bien fait, il est assez décevant par rapport au cliffhanger : Miles a finalement décidé d’ignorer la demande d’ami sur Facebook de Dieu envers Katie Brooks. C’est un peu gros, c’était censé être un moyen pour lui de revoir Cara.

Bon, il explique plus tard à Rakesh que son seul objectif était le podcast et son entretien pour la radio, mais tout de même, c’est gros. Surtout qu’il n’est toujours pas serein de cette histoire de Dieu : il en parle dans son podcast, il voit une affiche le faisant passer pour un ange dans le reflet d’un bus et, pire, il se rend compte que le compte de Dieu essaye de saboter son entretien. En effet, outre une nouvelle demande pour Katie, il reçoit une notification indiquant le changement de photo de profil de Dieu, qui passe à l’orage. Et hop, il se met à pleuvoir aussitôt.

Ce qu’il faut en retenir, c’est que ça aide Rakesh à retrouver Dieu : grâce à ce changement de photo, il peut en effet traquer Dieu. Toutefois, cela prendra du temps et Rakesh conseille donc à Miles de s’occuper de Katie. Ainsi, Miles se sert bien de Cara pour retrouver Katie : il l’invite au restaurant, parce que c’est là que Katie mange, ça tombe bien. Il drague misérablement Cara et lui demande grosso modo de l’écouter quand elle se dit stressée. C’est n’importe quoi, mais c’est assez marrant malgré tout. Ils se plaignent donc chacun de leurs parents, lui de son père, elle des retrouvailles avec sa mère.

Katie choisit ce bon moment pour entrer et se faire engueuler par son patron. Miles intervient, persuadé de pouvoir l’aider, et se retrouve à être celui qui la fait virer en exigeant des excuses de son patron. C’est du grand n’importe quoi, mais on se croirait bien dans une série américaine, quoi. Katie est dégoûtée et s’en va avec juste un mot de remerciement plein d’ironie et mépris pour Miles.

Comme il s’est arrangé pour qu’elle soit virée, Miles essaye de la faire embaucher par sa sœur, Ali, mais c’est un échec total. Il apprend toutefois que celle-ci organise une petite soirée pour célébrer son nouveau poste et nouveau podcast. Je ne suis pas bien fan de cette actrice, qu’on se le dise tout de suite, je trouve qu’elle force trop le trait dans la scène suivante où elle invite son père à venir au bar pour la soirée en l’honneur du podcast de Miles.

De son côté, Miles retrouve Katie chez elle grâce aux recherches de Rakesh. C’est un peu gros qu’elle ne flippe pas totalement, mais Miles a une bonne tête, ça doit aider. Katie ne lui claque donc pas la porte au nez et l’écoute se présenter, s’excuser puis proposer son aide. Elle refuse poliment, avant d’être forcée d’accepter quand l’amie qui devait babysitter son fils la laisse tomber au dernier moment.

Elle laisse donc son fils, Nate, en babysitting à Miles… mais pas sans prendre son permis avant. C’est une bonne chose de faire attention quand même, parce que sinon, cette confiance en lui semblait royalement stupide de sa part. Par contre, Nate est muet et ne communique pas non plus par les gestes, ce qui complique beaucoup les choses. Il fugue à moitié, mais est suivi par Miles qui le retrouve dans un magasin de piano où il nous révèle qu’il sait aussi jouer du piano pour chanter.

En parallèle, Cara retrouve sa mère et ça se fait toujours avec 150 moments de gêne intense… en plus, sa petite sœur, Liv, ressemble bien trop à Samantha de Life in Pieces, alors je suis paumé. De toute manière, elles sont vite interrompues par Rakesh qui a enfin trouvé une piste pour retrouver Dieu grâce à sa photo de profil : il serait en plein milieu de Hell’s Kitchen. Et il appelle Cara parce que Miles ne lui répond pas, alors il a besoin d’elle pour aller le chercher.

Celle-ci s’exécute aussitôt et se rend au restaurant où Miles était censé être avec Katie, et où Rakesh l’a géolocalisé. Cela tombe plutôt bien parce qu’elle y tombe nez à nez avec Katie qui la reconnaît. On ne saura pas comment son entretien s’est passé, car elle préférera péter un câble de la disparition de son fils, normal. Elle le retrouve toutefois bien vite et est choquée de le voir sourire à Miles. Cela ne suffit pas à la calmer de son stress, et peut-être même qu’elle vit mal cette complicité si rapide avec Miles : elle décide donc de se barrer après avoir engueulé Miles.

Clairement, Miles n’est pas le meilleur des samaritains : il se révèle super énervé par ce départ de Katie, et il décide de plutôt aller au boulot que de suivre la piste de Rakesh sur le compte de Dieu, abandonnant au passage Cara après l’avoir blessée en critiquant son attitude fuyarde avec sa mère. Cela vaut mieux pour Miles cela dit parce que de toute manière, c’était juste une piste pour briser le cœur de Rakesh quand il voit son flirt du premier épisode, Jaya, en plein rencard avec un autre mec.

Il va donc se plaindre à Ali, parce qu’apparemment c’est logique de se confier à la sœur de son meilleur ami. Ce dernier finit par arriver après un essai catastrophique pour son podcast. Son texte est écrit par un autre, ce qui passe moyen, et Dieu semble se venger et tout saboter : l’électronique du studio ne fonctionne plus, il voit des ballons avec écrit « Dieu » et tout un tas d’autres bugs qui ne le rassurent pas spécialement.

C’est donc de ça qu’il parle à Rakesh et Ali plutôt que de leur parler de sa dispute avec Cara. Ils sont interrompus par Jaya qui arrive et tente d’expliquer à Rakesh qu’il fait fausse route sur ce qu’il a vu. Ce dernier préfère toutefois se complaire dans ce qu’il croit être vrai : c’est la pire des idées et il vexe Jaya en lui disant qu’elle a l’air d’avoir une superbe connexion avec plein de mecs. Sympa Rakesh.

Les choses ne se passent pas beaucoup mieux du côté de Miles qui reproche désormais à son père de ne pas écouter son podcast. Même s’il est content de le voir dans le bar, il sait qu’il n’est pas là pour véritablement célébrer sa réussite et son podcast. En même temps, oui, forcément, son père va pas glorifier un podcast où son fils dit que Dieu n’existe pas et bafoue totalement sa foi. Il est totalement de mauvaise foi (sans jeu de mots) le Miles à reprocher à son père de ne pas l’écouter quand clairement il ne l’écoute pas non plus à chaque fois qu’il prêche, quoi.

Miles reçoit alors un appel de Cara qui coupe la conversation et qui lui apprend que Nate a disparu. Forcément, Miles se précipite au secours de Katie qui craque et lui avoue que Nate ne lui avait jamais souri. C’est tout émotionnel et ce n’est que le début : sans trop de surprise, Miles pense à aller vérifier auprès du magasin de piano si Nate n’y serait pas retourné, et bien sûr que si. Ce n’est pas pour autant pour qu’on le retrouve là-bas : non, le magasin est fermé, et il faut encore que le trio Miles/Cara/Katie revoit la même affiche qu’aperçue en début d’épisode pour comprendre que Nate s’est rendu à Central Park où se trouve justement un piano, installé peu avant.

Comme on est malgré tout sur une série pleine d’émotions et de feel good, Nate joue une chanson que lui chante sa mère tous les soirs. Elle qui pensait n’avoir jamais établi de connexion avec son fils, elle découvre qu’en fait, c’est lui qui va en établir une autour de cette chanson. Et puis, en plus, c’est un génie musical autodidacte, c’est plutôt une bonne chose, j’imagine.

Bon, en revanche, on va toucher là à un problème des séries de ce genre, qui juste maintenant me fait aussi penser à Joséphine Ange Gardien et plus seulement à Demain à la Une : on abandonne sur ce grand moment d’épiphanie ces deux personnages dont on saura juste que Katie accepte la demande d’ami de Miles. Plus jamais on ne les verra alors qu’ils ont été quasi-inséparables pendant 24h et que Katie lui en doit une assez énorme. Je ne sais pas, peut-être qu’on les reverra, je n’ai pas vu le reste de la série, forcément, mais je sais que ce genre de personnages secondaires très travaillés et touchants ont tendance à disparaître, et ça va me frustrer sur le long terme, surtout qu’on n’avance pas du tout dans la recherche de l’identité derrière le compte de Dieu.

Autrement, Rakesh finit par revoir Jaya pour s’excuser d’avoir été idiot, et bien sûr, ça fonctionne. Quant à Cara, elle trouve sa propre musique : elle décide de se mettre à courir avec sa mère. Oh, et c’est bien trop rapide, mais le père de Miles se met aussi à écouter son podcast dans lequel il se dit prêt à avoir une vraie conversation. Il n’en faut pas plus pour que Dieu change de photo de profil et repasse à son joli petit nuage. C’est une fin moins prenante que la semaine dernière, mais ça fonctionne malgré tout.

Saison 1

The Purge – S01E06

Épisode 6 – The Forgotten – 17/20
Malgré un épisode drôlement haché et mal rythmé par des intrigues qui, malheureusement, trainent toute en longueur au même moment, cette sixième heure de la Purge parvient à maintenir toute mon attention en restant très intéressante dans la construction des personnages. Quelques rebondissements sont prévisibles, mais ils arrivent à chaque fois au bon moment pour que ce soit plus cool que gênant. Finalement, la forme serait à revoir, mais le fond est toujours aussi addictif, alors vivement la suite !

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If you give in, then I give up and I’ll be right behind you.

Comment ça on commence un matin à 6h30 ? Je suis dégoûté, j’avais envisagé un point « repassage » pour le Bingo, avant de me dire que ça n’arrivait pas assez souvent, et voilà, il y est. Tout cela me déconcentre un peu quand même, mais en même temps, je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de cette scène d’introduction. On suit donc un homme qui se prépare à aller bosser dans son usine, et ce n’est vraiment pas passionnant. L’homme en question, Joey, est bien sûr notre justicier de la Purge, que l’on retrouve dans la mauvaise posture où on l’avait laissé après ce flashback.

Il ne lui faut pas longtemps pour venir à bout des hommes qui le menaçaient. Grosso modo, il donne un coup à chaque homme et tout va bien. Joey se rend ensuite sauver leur victime, qui assure le reconnaître et apprécier son aide. J’ai tout de même du mal avec ce nouveau personnage à l’intrigue vraiment pas folle.

Le flashback nous le montre avoir du succès au boulot et être totalement apprécié de ses collègues et de sa boss. Cette dernière est loin d’être aussi amicale qu’il n’y paraît : elle vire tout le monde le lendemain d’une nuit de grand succès où elle n’hésitait pas à sourire à Joey. Cela pousse donc notre héros à chercher du boulot et à passer des nuits à zapper, alors qu’il cohabite avec un ex-collègue complétement malade. Et le monde le déprime : toutes les chaînes qu’il regarde parlent de catastrophes politiques, sociales, naturelles, etc. jusqu’à ce qu’il tombe sur un message digne d’une secte… l’incitant à purger, ça va de soi.

Du côté des surprises, Jenna et Rick parviennent à rentrer chez eux sans le moindre souci, en se tapant simplement le sprint de leur vie et en étant uniquement suivi une fois au bout de leur rue. C’est du grand n’importe quoi : ils y sont allés en voiture et il est peu probable qu’ils parviennent à faire tout ce chemin sans croiser personne. En plus, le sprint, ça les met dans de mauvaises conditions en cas d’attaque. Et puis, ils ne croisent aucune voiture ?

Ils sont chanceux… mais il ne fait pas de doute que la nuit ne fait que commencer. En plus, elle est enceinte, alors elle a de quoi faire après un tel sprint niveau soucis médicaux ! De toute manière, il faut aussi qu’ils s’engueulent parce qu’il n’aime pas ce qu’il a vu : Jenna a préféré aller trouver Lila plutôt que lui quand on lui a dit de fuir. Oui, ils commencent aussitôt à s’engueuler, et hop, la Purge fait flipper : l’Enfer peut venir de sa propre maison.

Il est intéressant maintenant que l’on connaît ces personnages de les voir se déchirer. Il est loin le couple heureux du premier épisode, mais je m’y attendais totalement. Dès le début, on sentait la tension existante entre eux, et il n’est pas étonnant qu’elle explose avec la Purge. Finalement, il révèle tous ses penchants les plus obscurs, les mettant au service de leur couple d’après lui, quand elle voit bien qu’il cherche juste à prendre sa revanche sur son enfance pauvre : il veut désormais faire partie des riches, pour son bébé à venir.

Même si ça traîne probablement en longueur, je trouve ça cool de voir ces deux personnages prendre enfin le temps de communiquer : il était plus que temps qu’on en arrive là après tout ces non-dits entre eux. Il était aussi temps que Jenna retire sa robe, parce que je pense que l’actrice devait péter un câble de porter cette robe à force. Et ça tombe bien, parce que le perso aussi pète un câble contre son mari à qui elle reproche l’attitude et l’incapacité à comprendre que toute la richesse du monde ne vaut pas une bonne morale.

Plus tard, elle tente de nouveau d’appeler Lila… pour mieux s’entendre dire qu’elle est morte. Cela la rapproche finalement de Rick, à qui elle vient ensuite confier la mauvaise nouvelle. Les deux parviennent autour du deuil de Lila à une entente. Le calme revient dans leur couple qui veut juste que la nuit s’arrête autour d’un petit-déjeuner sympa. C’est évidemment sans compter sur ces vicieux de scénaristes qui amène Lila à leur porte. Loin d’être morte, celle-ci les supplie de leur ouvrir la porte avant de se faire tuer. Elle semble avoir une bonne marge d’avance sur ses assaillants, cela dit, parce qu’elle hurle sans que personne ne lui tire dessus.

C’est le cliffhanger que les scénaristes choisissent pour la fin d’épisode, et je comprends bien pourquoi. La décision de lui ouvrir la porte paraît la plus naturelle du monde, puisque c’est leur amie. C’est très probablement ce que voudra faire instinctivement Jenna. En revanche, je ne sais pas si Rick aura très envie : lui ouvrir, ça veut dire aussi risquer d’autres intrusions, et ça veut surtout dire s’attirer la haine de ses assaillants qui n’hésiteront pas à entrer la barraque eux aussi. Et puis, si on ajoute leur voisin qui ne leur sera d’aucune aide à se moquer d’eux…

À la fête foraine, Miguel et Penelope sont toujours dans de beaux draps. L’ex de cette dernière se fait plaisir avec la Purge, n’hésitant pas à étrangler Miguel. Tu m’étonnes que ça doit lui faire du bien. Il leur avoue aussi avoir voulu les tuer pendant un long moment, alors là, c’est sa nuit de Noël, lui. Le frère et la sœur se rassurent comme ils peuvent, communiquant en espagnol, et franchement, cette partie de l’intrigue traîne en longueur.

Sans trop de surprise, Miguel reprend le dessus en assommant l’ex. Il réussit ensuite à se libérer du poteau où il était attaché, à s’attaquer à son agresseur et à le tuer, tout simplement. Il prend ensuite le temps de libérer Pénélope qui pète un câble sur le cadavre de son ex, avant de se dire qu’il faut peut-être fuir. En plus, il est assez pauvre pour n’avoir pas eu le temps de réserver la tente toute la nuit : ils sont donc pressés par le temps.

Ils parviennent à s’enfuir de la tente, mais pas du carnaval : c’est drôlement dur avec tout le monde qui part à leur recherche. Je ne comprends pas trop pourquoi d’ailleurs : après tout, ils ont réussi à tuer un type qui voulait les tuer, où est le mal ? Je comprends la haine du collecteur, mais là encore, les règles ne sont pas claires. On est sur une nuit sans règle, non ? Alors pourquoi en suivre.

Peut-être pour nous faire stresser ; et pour nous montrer que Penny retrouve une de ses sœurs qu’elle n’hésite pas à abandonner à son triste sort pour sauver sa vie. Tout ça finit par les mener dans la remorque d’une voiture, où ils se planquent parmi les cadavres de la fête. Pas si con.

Jane est donc bien arrivée chez David, et elle le retrouve en pleine forme. Ce n’est qu’une fois qu’il passe la maison en lockdown qu’elle lui avoue que quelqu’un va venir chez lui pour le tuer. Oups. Il le prend plutôt bien malgré tout, du moins en apparence, mais à la place de Jane, je serai beaucoup plus méfiant que ça. Elle accepte de le précéder un peu partout dans la maison où sa famille n’est pas et euh… non ?

Je veux dire, ça reste un porc en pleine nuit de Purge ; et il sait qu’elle a engagé une femme pour le tuer. C’est sûrement pour ça qu’il n’est pas inquiet, d’ailleurs, ce con. Jane finit par avoir un mauvais feeling et se barre… pour mieux tomber sur le cadavre de sa tueuse à gage. C’est dommage, j’aurais au moins qu’on sache comment elle était morte. Une balle dans la tête, c’est tout ce qu’on sait.

En tout cas, c’est aussi trop tard pour Jane, qui se fait rapidement capturer par les hommes de David. Ce dernier l’emmène alors dans son sous-sol où il organise une petite fête : les hommes peuvent y toucher des femmes, qui restent toutefois habillées. La nuit de Jane continue donc de virer au cauchemar, et son connard de patron en est tout heureux. Ce porc, comme elle dit d’ailleurs, réussit parfaitement sa soirée là, expliquant à Jane comment fonctionne vraiment la boîte pour laquelle elle bosse et lui rappelant qu’il a le droit de faire ce qu’il veut pendant la Purge. Et puis, elle n’avait qu’à pas être faible à venir chez lui pour annuler son meurtre, aussi. Bref, Jane finit l’épisode en se faisant capturer.

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Manifest – S01E03

Épisode 3 – Turbulence – 17/20
Je suis rassuré de voir que le côté procédural n’empêche pas la série de poursuivre la mise en place d’une mythologie extrêmement ambitieuse. Je suis curieux de voir où tout ça mènera, surtout que les dynamiques entre personnages commencent à être intéressantes.

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Spoilers

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How are we even twins anymore ?

Oui, je suis en retard dans un milliard de séries, mais je tente de rester à jour dans certaines, pour ne pas accumuler les épisodes dans trop de séries différentes, parce qu’après, c’est encore pire psychologiquement, je trouve. Pourtant, j’aime bien voir plusieurs épisodes d’une même série d’un coup, mais j’arrête de me chercher à me comprendre ; je préfère mettre mes talents de déduction au service de ma critique.

Cet épisode débute par un inutile flashback sur le vol 828 nous montrant Kelly revenir de vacances et dire qu’elle préfèrerait mourir – pour mieux revenir au présent où elle est morte. On développe aussi la relation entre Michaela et Ben dans l’avion et ça tombe bien, parce que dans le présent eux deux et Grace sont devant la télévision où ils apprennent la mort de Kelly.

Saanvi appelle donc Ben parce qu’elle est inquiète elle aussi, mais aussi parce qu’elle a repéré une protéine dans le sang de Cal qui est apparue là comme par magie. Michaela va bien sûr mener l’enquête, mais elle est surtout terrifiée de reprendre le volant, car cela lui rappelle sa meilleure amie morte dans l’accident. Elle demande donc l’aide de son frère pour mener l’enquête, et on reprend le format procédural avec ces deux-là qui jouent aux flics – bon, OK, elle l’est.

Sur la scène de crime, personne ne reconnaît ni Michaela, ni Ben, qui ont donc le temps d’obtenir plein d’informations sur Kelly. C’est franchement ridicule, ils sont censés être des célébrités maintenant, comment ils peuvent passer incognito ? Bon, la police est dépassée par les événements, on va dire : ils ont aussi un suspect parfait déjà arrêté et la NSA qui leur tombe dessus, avec Vance pour mener l’enquête, toujours.

Le lendemain, Michaela continue tout de même sa propre enquête et tient rapidement une piste, notamment grâce à ce que le mari de Kelly lui a dit la veille. En effet, Kelly entendait une voix dans sa tête lui disant d’affirmer sa vérité, et c’est d’autant plus marrant que Michaela entend la même chose dans sa tête. Bref, c’est une piste solide qui la ramène, avec Ben toujours, chez Kelly pour interroger le mari et la gouvernante, mais ça ne les mène nulle part. Tout au plus, ils apprennent que le gouvernement surveillait Kelly, ce qui ne devrait pas trop les étonner vu son profil et ses dérapages télévisuels.

Cela perturbe toutefois Michaela tout ça, principalement parce que l’enterrement de Kelly lui rappelle celui d’Evie, sa meilleure amie, dont les parents l’avaient virée. Et comme elle veut affirmer sa vérité à son tour, elle retourne les voir pour apprendre que la mère d’Evie a Alzheimer et ne se souvient pas de la mort de sa mère.

Heureusement pour elle, Jared est là pour la questionner et l’écouter, et aussi pour lui rendre service et lui donner des informations utiles à son enquête sur Kelly. Le seul problème, c’est que Jared est aussi rapidement mis face à un mur par Vance qui a bien l’intention de se servir de lui pour espionner Michaela.

De son côté, Ben cherche des traces du gouvernement qui pourrait l’espionner. Tout ce qu’il trouve, c’est un préservatif. Il n’a pas le temps de s’en remettre que Kevin, le petit ami d’Olive se pointe. Il ne fait pas le lien et pense que le type est là pour retrouver son meilleur ami d’enfance, Cal. N’importe quoi, donc, mais plutôt marrant. En plus, Olive décide de se barrer en pleine nuit, et il va de soi que Cal la surprend fuguer… mais ne dit rien jusqu’à ce qu’il apprenne pour Kevin. Cela mène à une scène sympathique entre les jumeaux, où la confiance se rétablit comme elle peut entre eux.

Suite à tout ça, Ben et Michaela continuent de mener l’enquête sur la mort de Kelly et finissent par comprendre que son mari est en pleine activité illégale. Mieux encore : Kelly avait l’intention d’affirmer la vérité sur leur business et hop elle meurt ? Cela ressemble beaucoup trop à un motif de meurtre. Pourtant, Jared refuse d’y croire, parce que le mari a un très bon alibi et parce qu’Isaiah, son coupable, est un coupable parfait.

C’est gênant. Michaela décide de l’interroger et découvre qu’Isaiah la connaît. Il est bien siphonné du cerveau et semble digne d’une secte, mais bon. Il la perturbe quand il lui demande ce qu’elle a caché, y compris à elle-même, et cela pousse Michaela à retourner chez les parents d’Evie pour avouer à son père que c’est Evie qui l’a forcée à conduire la voiture car elle en avait besoin le matin.

Là-bas, elle apprend que la mère d’Evie s’est enfuie avec son Alzheimer et tombe sur son mari complétement flippé qui… la force à prendre le volant. C’est un truc de famille, que voulez-vous ? En sauvant la vie d’Evie, Michaela trouve aussi le moyen de résoudre l’enquête autour de la disparition du collier de Kelly : elle fait avoir un accident à sa servante qui a le collier de Kelly avec elle, forcément. Elle peut donc l’arrêter et attire la suspicion de Jared qui est surpris de ce deuxième coup de chance de sa part. Malgré tout, il préfère faire confiance à Michaela qu’aux fédéraux de la NSA, ce qui me paraît une bonne idée. Il déchire donc la carte de Vance et tout est bien qui finit bien dans l’intrigue Kelly, avec une Michaela qui confie à Jared qu’elle est revenue différente.

On suit aussi Grace au travail, où son patron lui demande si elle est sûre de sa décision d’avoir rompu avec Danny. Quand Ben rentre chez lui et tombe sur Lindsay, un parent d’élève qui est là pour retrouver un vêtement de sport d’Olive, il s’en prend violemment à lui parce que Ben ne sait pas qui c’est. Tout ça nous permet de confronter Ben à ses doutes sur la fidélité de Grace, qui le rassure une fois de plus en ne faisant pas la vaisselle (tss et mon Bingo Séries alors ?) et en lui assurant qu’elle l’aime lui. C’est-y pas mignon.

Histoire de nous tenir en haleine, la série continue de suivre la vie de Saanvi également. Ses recherches sur la protéine lui permet de découvrir qu’elle aussi en a, mais surtout qu’elle ne peut pas avoir accès au corps de Kelly pour une autopsie, car la NSA l’a tout simplement fait disparaître du système. C’est gênant, tout ça !

Ce cliffhanger fonctionne pas mal et je suis pris dans les mystères de la série, qui s’amuse également à copier certains autres codes de LOST cette semaine. Je n’avais pas remarqué avant, mais cet épisode insiste drôlement sur le numéro du vol, le 828. Par exemple, Michaela et Ben coursent l’employée de Kelly à 8:28. Je doute que ce soit une simple coïncidence !

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