God Friended Me – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
La série est à peu près ce que j’en attendais, et il lui manque encore quelque chose pour être vraiment un coup de cœur, mais une chose est sûre : je vais regarder la suite. L’épisode nous présente toute une intrigue complète et s’en tire bien à jouer en permanence sur le scepticisme de son personnage principal. Il y a ainsi un schéma évident qui se dessine : une « enquête » de la semaine qui sera ici un sauvetage, une enquête pour savoir s’il y a quelqu’un derrière le compte de Dieu et un fil rouge will they/won’t they pour la dynamique entre personnages. Cela peut être efficace sur le long terme, et c’est un bon premier épisode.

Saison 1


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This is Miles Finer, reminding you that there is no God and this is OK.

La série commence comme une mauvaise pub d’agence de voyage nous vantant les mérites de New-York, et je me dis que c’est facile de zapper si tu tombes là-dessus à la télévision. Après, ça vise des américains, peut-être donc que ça leur plairait, allons savoir.

La première vraie scène nous présente le personnage de Miles Finer, le héros de cette histoire, qui affirme dans son podcast que Dieu n’existe pas, et propose un super débat sur ce sujet-là. Passionnant. On apprend au passage qu’il a un père révérend, mais voilà, je ne sais pas, ça commence pas super bien. Après ce podcast, il reçoit des demandes successives de Dieu sur Facebook, et il refuse ; tout en priant pour être rappelé par Eric de Sirius, un autre podcasteur beaucoup plus connu que lui.

On le suit alors au travail où il a un collègue/meilleur ami, Rakesh, qui le soutient dans toutes ses conneries malgré sa mère qui veut le caser avec tout New-York, puis dans le bar de sa sœur, Al, qui veut le réconcilier avec leur père. Ce n’est pas fou, mais on finit par entrer dans l’histoire lorsqu’il reçoit de nouveau des invitations de Dieu et se décide à l’accepter après une suite de coïncidences.

Dieu lui propose aussitôt John Dove en ami, et paf, Miles tombe sur lui (enfin, c’est John qui tombe sur lui). John se fait larguer dans la rue et envisage alors le suicide, mais il est sauvé de justesse par un Miles qui vit assez mal ce qui lui arrive. Il se persuade donc qu’il s’agit d’une mauvaise blague liée à son podcast et décide de mener l’enquête sur le compte de Dieu.

Ce dernier lui propose rapidement une nouvelle personne à contacter : Cara Bloom. Miles se rend donc la voir pour lui demander qui elle est vraiment et pour qu’elle l’aide à retrouver Dieu et l’arrêter. Bien sûr, elle n’est au courant de rien et cette piste ne le mène nulle part. Il décide donc de laisser tomber l’affaire pour se concentrer sur la présentation qu’il doit rendre à Eric. Et il n’en fait aucune sauvegarde, évidemment.

Il est réveillé en pleine nuit par son réveil et le thermostat de son appartement, et ce n’est vraiment pas une surprise : Dieu s’amuse avec lui, qui qu’il soit. J’aime assez bien comment la série joue sur le scepticisme de Miles : il se persuade que Dieu n’existe pas, et dans le fond, on ne sait pas bien s’il y a quelqu’un derrière le compte Facebook de Dieu ou non. C’est curieux.

Enervé par cette nuit écourtée et par la suppression de sa présentation, il se rend de nouveau voir Cara pour obtenir des informations, mais elle n’en a aucune, évidemment. Cependant, c’est une journaliste en manque de sujet pour le boulot, donc elle accepte de l’aider à retrouver Dieu, prise au piège par sa rédactrice en chef. Elle le suit donc dans sa journée, qui commence par aller voir Rakesh pour qu’il hacke le compte de Dieu et trouve son adresse IP.

L’adresse est intraçable, parce qu’elle est protégée par un firewall qui lui fait penser à une intelligence artificielle capable d’avoir détecté que John était dépressif et possiblement suicidaire. Il y a du Person of Interest dans l’affaire, clairement. C’est intéressant, surtout parce que ça continue de jouer sur les deux explications possibles : on peut avoir affaire à Dieu comme on peut avoir affaire à un très bon informaticien.

Pendant que Rakesh tente de retrouver Dieu via son adresse IP, Miles emmène Cara voir Al, allons savoir pourquoi. C’est plutôt cool, il y a un will they/won’t they qui s’instaure immédiatement entre eux, alors que Rakesh essaye de draguer Cara. Heureusement, cela le motive à aller plus vite pour retrouver Dieu : il envoie donc Cara et Miles dans le Jersey à une adresse qui serait celle de Dieu. À passer la journée ensemble comme ça, ils commencent à bien se connaître et elle n’hésite pas à entrer par effraction.

Tout ça les mène à une pièce vide ne contenant qu’une lampe qui fait très lumière divine. Une fausse piste ? Oui et non : elle trouve aussi un banc sur le porche qui lui rappelle beaucoup son propre porche quand elle attendait… Suspense pour quelques minutes.

En effet, Rakesh appelle Miles pour lui dire qu’il est chez lui, parce qu’il y a ramené son rencard, et qu’il a de nouveau été hacké. Des photos tournent en boucle sur son ordinateur… Donc forcément, Miles rentre en toute hâte avec Cara et les quatre, avec Rakesh et Jaz (son rencard plutôt sympa, franchement), essayent de comprendre ce qu’il se passe. L’ordinateur arrête de faire défiler les photos sur une photo bien précise qui fait fuir Cara.

Miles mène alors l’enquête sur la photo qui est une photo prise à l’hôpital, quand sa mère était en rémission, avec son chirurgien et son infirmière. Il se décide donc à aller voir son père le révérend, qui n’est autre que Papa Pope de Scandal (ugh, je m’en serais bien passé) et qui a bien sûr les noms des deux en tête. Parmi les deux, Miles découvre, avec l’aide de Rakesh l’information qu’il souhaitait : l’infirmière sur la photo est la mère de Cara.

Il la retrouve alors sur le toit d’un immeuble pour lui faire avouer que quand elle était petite, elle attendait de retrouver sa mère sur le porche de son jardin. Il s’est donc persuadé qu’il devait l’aider à retrouver sa mère, Susan Albright. Le problème, c’est qu’elle a déjà retrouvé sa mère, il y a six semaines, et qu’elle n’ose pas lui parler.

Il suffit donc qu’elle lui parle pour que tout se passe bien et qu’elle se remette à écrire des articles, car elle est en panne d’inspiration depuis qu’elle est tombée sur sa mère, par accident, dans le métro. Bon, ce n’est pas exceptionnel et assez prévisible : sa mère a refait sa vie et c’est pour ça qu’elle n’est jamais revenue la voir. Elle a même une petite fille, Liv. Cara découvre sa sœur et s’enfuit en courant, poursuivie par un Miles s’inquiétant de la tournure des choses.

Il a raison de s’inquiéter, parce que Cara est rapidement percutée par une voiture. Et elle ne respire plus, parce que toujours plus. Alors qu’il cherche désespérément un moyen de la sauver, un médecin sort d’une des voitures bloquées par l’accident. Il s’agit bien sûr de John ! Non seulement il est médecin, mais en plus, il sauve Cara en deux deux. Si tout ça n’est pas merveilleux et un grand plan de Dieu, alors qu’est-ce que c’est ?

Miles commence à avoir des doutes quand même, mais il reste trop rationnel pour y croire pleinement, alors que Cara est sûre qu’il y a un Grand Plan à l’œuvre derrière leur rencontre et la boucle de sauvetage présentée dans l’épisode. La fin de celui-ci se déroule alors à merveille : Cara entame une vraie relation avec sa mère et sa sœur, Liv, Rakesh revoit Jaz et ça se passe bien entre eux et Miles… entame une opération de réconciliation avec son père.

Et comme il faut bien un cliffhanger, on nous laisse sur un très chouette flirt entre Cara et Miles, puis sur une notification de Dieu, proposant à Miles de devenir ami avec une certaine Katie Brooks. Franchement, j’étais sceptique sur l’efficacité du cliffhanger en m’approchant de la fin de l’épisode, mais je le trouve finalement drôlement efficace, et je suis pressé de voir la suite.

Saison 1

You (Parfaite) – S01E04

Épisode 4 – The Captain – 17/20
Bon, la série change quelques-uns de ses codes pour brouiller les pistes, et ça m’a demandé un petit temps d’adaptation. Heureusement, l’intrigue en elle-même était prenante avec un mystère qui demandait toute mon attention de sériephile pour être résolu, parce que je ne l’avais pas vu venir. Encore un très bon épisode, donc.

Saison 1


Spoilers

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What was that ? Eight seconds ?

On reprend là où on en était, et même quelques secondes avant, histoire d’avoir de nouveau l’orgasme de Joe à l’écran… et de nous changer totalement la narration de la série, en passant cette fois à Beck. C’est elle qui va nous narrer tout l’épisode, et il y a à faire, parce qu’elle est dépitée des huit secondes de Joe et parce qu’elle est recontactée par « Le Capitaine ».

Elle sait que ce dernier lui a payé son lit et son nouveau portable, et qu’elle ne peut lui refuser le week-end qu’il demande. Le problème, c’est que ça se fait sur portable, et que Joe lit tout. Bon, quand même, je note que Beck est une narratrice bien plus silencieuse que Joe, et c’est étrange de changer de perspective désormais, parce que Joe manque rapidement à l’épisode.

En effet, on suit la journée de Beck et elle est moins beaucoup concentrée sur Joe que lui ne l’est sur elle. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais bon. Et ses amies sont insupportables, à l’exception de Peach qui arrive encore à me faire rire, surtout qu’elle est trop clairement sur Beck et que celle-ci ne voit rien. Peach lui prête donc des bottes pour son week-end de « retraite pour écrivains » et Beck s’y rend, sans grande envie.

Elle se sent comme une prostituée, si l’on en croit ses dires, mais l’identité de l’homme qu’elle rencontre, le capitaine, reste assez mystérieuse. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il lui paye grassement tout ce qu’elle veut, qu’il est plutôt vieux et qu’elle se demande s’il a fait de la muscu récemment. Oh, et Joe la surveille depuis la chambre d’à côté, ça va sans dire, hein.

Post-générique, on en revient une nouvelle fois aux huit secondes de Joe, et on reprend la narration avec lui, ouf. J’ai trop pris l’habitude d’avoir sa voix pour accompagner ces épisodes, et ça manquait. Après, le gros problème, c’est que proposer la perspective de Joe était une prise de risque et qu’ils se plantent royalement : les deux perspectives ne collent pas l’une avec l’autre.

C’est franchement dommage, mais bon, admettons. De toute manière, avoir Joe aide à se relancer dans l’épisode, surtout qu’il est mortifié de ses huit secondes, puis de la journée de Beck qu’il suit uniquement avec ses réseaux sociaux. Il n’a donc aucune idée qu’elle pense à se toucher dans la chambre de motel

La série réussit très bien son coup : le capitaine est en fait… son père. Bon, cela dit, ça pose plein de questions sur les costumes anciens qu’ils portent, jusqu’à ce qu’elle dise aller à un festival sur Dickens. Et dire que Joe envisageait de le tuer. Cela pose tout de même la question du secret de Beck  qui n’a pas trop de sens.

On reprend donc la perspective de Beck pour ce festival qui se fait en plein air alors qu’elle est en robe me donnant beaucoup trop froid. Son père la questionne sur tout plein de choses, mais il n’a finalement pas envie d’en savoir plus que ça : il veut vite récupérer le reste de sa famille, la belle-famille de Beck.

Cette dernière a donc menti sur toute la ligne : son père n’est pas mort et il a une vie plutôt remplie. Forcément, Joe reprend ses activités de stalker, et il manque d’être grillé par Beck… au point de se contenter de Facebook pour en apprendre plus. Oui, le père de Beck est encore sur les réseaux sociaux  aussi.

Dans tout ça, je retiens surtout que la fille de son père est une bitch dans les règles de l’art : elle lui annonce que Nancy, sa mère, est enceinte du père de Beck et qu’il va devoir arrêter de l’aider financièrement. Sympathique. En parlant de bitch dans les règles de l’art : Peach débarque à la boutique de Joe pour retrouver son livre et apprend que son vendeur préféré n’est pas là, mais… dans la même ville que Beck.

Il n’en faut pas plus pour que Peach appelle Beck afin de contrôler sa vie. Elle est persuadée que Beck lui ment, ce qui n’est pas faux, tout en l’étant, parce que Beck ne savait pas que Joe était au même festival que lui. Heureusement, Joe est tenu au courant par l’autre vendeur de la boutique et paf, Beck tombe sur lui, mais il a un plan.

Il finit simplement par avouer qu’il est là pour elle et qu’il l’a tracé sur les réseaux sociaux. Voilà qui est fait. Il tente aussi l’humour sur les huit secondes, mais ça passe moyennement bien, évidemment. Sans trop de surprise, Joe tombe ensuite sur le père de Beck durant le festival et ça fonctionne à merveille : Beck est en pleine culpabilité quand lui exprime bien mal la surprise, mais bon. On n’est pas à ça près : il se fait inviter à dîner avec eux et, heureusement, cela laisse le temps à Beck de s’expliquer sur l’overdose passée de son père… qui ne l’a pas tué.

Cependant, il s’est barré de la demeure familiale et elle l’a considéré comme mort pendant des années, ce qui explique pourquoi elle dit à tout le monde qu’il est mort. Cela explique aussi pourquoi elle n’a jamais fini ses poèmes là-dessus, parce qu’ils étaient fondés sur un mensonge. Joe insiste pour assister au dîner de famille du soir et ça vire sans la moindre surprise à la catastrophe avec une Nancy qui est bien bitch avec Beck.

Cette dernière finit par péter un câble, crise que l’on sent arriver de loin, et elle quitte la table. Oh, Joe essaye évidemment de la rejoindre, mais il cerne mal ses besoins et se fait dégager en quelques instants. Il le prend mal et disparaît, alors que Beck se retrouve confrontée une nouvelle fois à son père qui est plein de bons sentiments… mais se laisse malgré tout manipuler par Nancy, clairement.

Durant la nuit, Beck est en pleine insomnie, ce qui lui permet enfin d’écrire la nouvelle parfaite qu’elle espérait tant. Cela la console de son père qui ne la met pas en avant sur ses réseaux sociaux, la cachant aux yeux du monde parce qu’elle fait un peu tâche. En plus, même Blythe aime ce qu’elle écrit, alors tout va bien pour Beck, enfin.

Plutôt que de se rendre à la soirée proposée par Peach, Beck décide de… se rendre chez Joe pour coucher avec, parce qu’elle en a très envie. Et si tout se passe à merveille pour elle, tout se passe dans le stress pour lui : il est obligé de cacher sans qu’elle s’en aperçoive son ancien portable et les sous-vêtements qu’il lui a volé. Et il y arrive.

Tout finit donc bien pour eux, et Beck atteint même le septième ciel avant de s’excuser le lendemain matin. La seule dérangée par tout ça, c’est évidemment Peach, parce qu’elle est très probablement beaucoup trop jalouse de tout ça ; mais ça, Joe ne s’en rend pas encore compte. Il sent bien qu’elle est en train de devenir un obstacle cela dit, alors il ramène le livre qu’il lui avait volé… reste à voir si elle s’en contentera ou trouvera ça encore plus louche maintenant.

Saison 1

Manifest (S01)

Synopsis : Les passagers d’un avion subissent quelques turbulences et apprennent lors de l’atterrissage quelques heures plus tard qu’ils ont disparu pendant… plusieurs années.

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Pour commencer, c’est vraiment pour ne pas mourir bête que je me lance dans cette série qui a franchement de fortes chances d’être annulées avant d’arriver au bout de ses six saisons (oui, oui, ils veulent faire tenir la série six ans). Déjà comparée à LOST rien que parce qu’il est question d’un avion et d’un mystère, la série a eu de bonnes audiences pour son pilot, mais je crains vraiment un effet Jericho/Flash Forward/Alcatraz/allez savoir quelle autre série du genre.

Les séries à gros succès dès le départ mais reposant sur un tel mystère, ça lasse vite et il n’y a vraiment que LOST qui avait réussi à s’en tirer. J’espère que Manifest saura me contredire et, avant toute chose, qu’elle saura aussi me convaincre qu’elle vaut le coup d’être regardée.

Je me lance en tout cas dans le pilot avec un bon a priori, parce que j’en ai entendu plutôt du bien depuis sa diffusion lundi dernier aux États-Unis… et parce que j’aime bien l’histoire proposée. En espérant ne pas me tromper donc !

Moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Pilot – 19/20
Un excellent premier épisode qui donne vraiment envie de se plonger dans ce mystère. Ils n’ont pas intérêt à me l’annuler, parce que je suis déjà beaucoup trop à fond dedans. Je veux dire, c’est tout à fait mon genre d’histoire, évidemment que je suis à fond dedans.
S01E02 – Reentry – 16/20
Cela fonctionne déjà moins bien pour le deuxième épisode qui se perd en route en multipliant trop les pistes et les personnages. Il se passe plein de choses en parallèle et ça finit par brouiller les envies et enjeux de la série. Je suis donc un peu plus mitigé après ce deuxième épisode, mais ça reste prenant, parce que c’est le genre de série mystérieuse que j’ai l’habitude de regarder.
S01E03 – Turbulence – 17/20
Je suis rassuré de voir que le côté procédural n’empêche pas la série de poursuivre la mise en place d’une mythologie extrêmement ambitieuse. Je suis curieux de voir où tout ça mènera, surtout que les dynamiques entre personnages commencent à être intéressantes.
S01E04 – Unclaimed Baggage – 17/20
La série semble avoir trouvé son rythme de croisière dans la construction des épisodes et du puzzle général qu’elle nous présente : la mythologie n’est jamais mise de côté, les relations entre les personnages évoluent vite et on a une série qui est capable d’endosser différentes casquettes du côté du genre. Cela la rend drôlement intéressante à suivre, et c’est tant mieux.
S01E05 – Connecting Flights – 17/20
Je continue de passer un très bon moment devant cette série qui réussit à être divertissante sans jamais me faire tomber dans l’ennui, intrigante sans pour autant être imprévisible et sympa tout comme il faut. Une bonne trouvaille de cette nouvelle année série, donc, j’espère qu’elle continuera sur sa lancée.
S01E06 – Off Radar – 14/20
Première déception pour un épisode de cette série, qui n’a pas réussi à me convaincre cette fois-ci. L’ensemble est toujours bon du côté du casting et du côté de l’intrigue générale, mais l’intrigue de l’épisode en lui-même me laisse sur ma faim, trompant à la fois mes attentes et mes habitudes. C’était divertissant, mais pas à la hauteur de ce que j’attendais.
S01E07 – S.N.A.F.U – 16/20
Certes, l’intrigue générale avance, mais c’est un avancement qui paraît déjà faire du surplace. Les intrigues de la semaine sont heureusement un peu plus intéressantes que la semaine dernière, même si c’est toujours le même personnage qui sauve les épisodes en ce moment. On commence à tourner à rond, c’est embêtant pour une série si jeune, malgré un léger mieux cette semaine.
S01E08 – Point Of No Return – 16/20
Je crois que je m’attache de plus en plus aux personnages, et c’est tant mieux. Le fil rouge n’est clairement pas aussi palpitant qu’il l’était au début de la série, s’égarant sur ce qui ressemble à une fausse piste qui ne nous apprendra rien. C’est frustrant comme tout, mais heureusement, les intrigues secondaires sont réussies et maintiennent une autre part de mystère.
S01E09 – Dead Reckoning – 17/20
L’épisode fait très agréablement avancer l’enquête, tout en prenant le temps malgré tout de soulever de nouveaux mystères. Le suspense est donc à son comble dans cet épisode et les pistes pour la suite sont multiples. Bref, le niveau remonte et un nouveau personnage suffit à redonner du peps à un ensemble qui commençait à manquer de souffle. Reste à voir quelle sera la nouvelle direction de la série désormais.
S01E10 – Crosswinds – 14/20
C’est une reprise sans grand fracas que nous opère la série cette semaine. Si j’ai aimé retrouvé certains personnages, je dois bien avouer que j’ai perdu le rythme instauré en début de saison. L’enquête de fond me lasse de plus en plus, ce qui risque de poser problème si je ne me reconcentre pas vite. Bref, c’est divertissant d’un côté, ennuyeux de l’autre, l’équilibre a du mal à se maintenir : une saison moins longue aurait peut-être été plus efficace, car là, on sent bien que les scénaristes gagnent du temps tant qu’ils peuvent.
S01E11 – Contraits – 16/20
Le rythme de l’épisode est bon et ressemble déjà plus à ce que j’aimais avant la pause de mi-saison. Sans apporter de majeures révélations, cet épisode pose de bonnes questions et ouvrent de nouvelles théories intéressantes. Par contre, c’est bien d’avoir un plan sur six saisons, mais j’ai peur que la série n’arrive jamais à apporter la moindre réponse. C’est un peu frustrant – j’aimerais bien qu’elle soit renouvelée au moins une fois (ou annulée suffisamment tôt pour qu’ils proposent une vraie fin).
S01E12 – Vanishing Point – 17/20
Alleeeez. Juste quand ça ne pouvait pas me prendre plus la tête, la série réussit à pondre un excellent épisode qui me raccroche à l’ensemble de son intrigue et de ses mystères, et donc je me pose de nouveau un milliard de questions. Sans mettre totalement de côté les intrigues perso des protagonistes, cet épisode est un vrai jeu de piste plutôt agréable à suivre, et avec de bonnes surprises en route.
S01E13 – Cleared for Approach – 15/20
Si la série continue de trainer en longueur dans son intrigue, de nouvelles pistes et éléments sont donnés histoire de se lancer dans les théories. Malheureusement, je ne me sens plus assez investi pour me lancer là-dedans et je me contente d’attendre passivement la suite ; surtout que certaines intrigues laissaient vraiment à désirer dans cet épisode. Bon, après, il y a toujours une bonne part de suspense qui persiste, je le reconnais.
S01E14 – Upgrade – 14/20
Comme souvent, je me retrouve mitigé, parce que d’un côté, on avait une intrigue procédurale vraiment pas intéressante du tout, parce que sans vrai suspense ni intérêt de fou, et de l’autre, on avait des drames familiaux auxquels j’ai au contraire très bien accroché. Le résultat, c’est que ça donne un épisode qui aurait pu être génial, mais qui semble plutôt patiner et prendre tout son temps en attendant la fin de saison.
S01E15 – Hard Landing – 16/20
La série sort enfin de sa facilité scénaristique pour envisager son intrigue sous un nouvel angle d’attaque que j’ai beaucoup aimé. L’écriture était très fluide tout du long de ces quarante minutes, avec juste une sous-intrigue qui risque de devenir ennuyante si elle continue trop longtemps. N’empêche que cet épisode me donne vraiment envie d’avoir une saison 2 l’an prochain ; je vais croiser les doigts.
S01E16 – Estimated Time of Departure – 18/20
Je ne voyais pas trop vers quoi pouvait se diriger cette fin de saison avant de commencer à la regarder. Pourtant, tous les indices étaient là, depuis plusieurs épisodes, dans les annonces des producteurs, et même dans le titre de l’épisode. De bonnes avancées dans l’intrigue, une fin de saison qui redéfinira la suite de la série (et il y a intérêt à avoir une suite !) et un cliffhanger maîtrisé, c’est top et ça commence à montrer tout son potentiel.

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Manifest – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 19/20
Un excellent premier épisode qui donne vraiment envie de se plonger dans ce mystère. Ils n’ont pas intérêt à me l’annuler, parce que je suis déjà beaucoup trop à fond dedans. Je veux dire, c’est tout à fait mon genre d’histoire, évidemment que je suis à fond dedans.

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Spoilers

01

I think we’ve taken impossible off the table.

La série commence le 7 avril 2013 avec une jeune femme prenant en charge la narration et nous présentant sa famille étendue, prête à prendre l’avion : elle a des parents qui se disputent, un frère inquiet pour la santé de ses enfants, des jumeaux qui se disputent tout le temps aussi. La sœur, Ben et un des jumeaux décident de prendre un vol plus tardif, avec une réduction, alors que le reste de la famille part devant. Qui fait ça ? Qui se sépare comme ça pour un vol ? Non, tu prends le même quoi.

Et ils auraient peut-être mieux fait, parce que le vol subit soudainement un violent orage et des turbulences, à même d’exploser un ordinateur et de leur faire craindre un crash qui est tout sauf sympathique.

Finalement, l’avion se stabilise et reprend sa course et les pilotes contactent la tour de contrôle qui… prend la décision de les détourner vers un autre aéroport où ils n’ont pas de réseau, mais un comité d’accueil médical bien étrange. On leur annonce qu’on est désormais le 4 novembre 2018, et ça n’a aucun sens, parce qu’ils ont donc un trou de cinq ans pour leur vie, alors qu’eux-mêmes n’ont que quelques heures de vol dans la tronche. Ils sont interrogés un à un.

36 heures plus tard, les familles ont été informées et débarquent à l’aéroport. Olive est désormais plus vieille de cinq ans et Ben comprend soudainement ce qui vient de se passer. Jared, le copain de la fille (Michaela), ne peut venir et à vrai dire, leur mère non plus : elle est morte, parce qu’elle s’est rendue malade de la mort de ses enfants. Tu m’étonnes.

Quand ils rentrent « chez eux », ils sont accueillis par des journalistes qui sont là pour l’affaire du siècle, ben oui, tu m’étonnes. Cela dit, ils ont du bol, ils ont encore un chez eux. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas de tous les gens disparaissant cinq ans. Ah, d’ailleurs, c’est le cas de Michaela, aussi, parce que son appartement a été revendu, logique.

Michaela s’installe donc chez Grace et Ben, même si elle était pourtant en froid avec Michaela. Elle accepte un câlin de Grace, mais juste avant celui-ci entend soudainement une voix qui n’a rien à faire là.

À l’aéroport, l’avion est étudié de fond en comble, de même que tous les bagages des passagers. Cela n’a pas de sens : l’avion est impeccable et sans rien de louche, ce qui embête bien les autorités.

Le lendemain, Michaela retourne au travail et elle est évidemment policière. Elle y retrouve aussi son fiancé, qui est passé inspecteur et est marié à une de ses amies à elle. Merveilleux. Plus merveilleuse est la situation du jumeau leucémique, Cal, qui peut désormais entrer dans un protocole qui a toutes les chances de le guérir, là où il devait mourir en six mois.

De son côté, Michaela rentre chez elle en bus et entend une voix, la sienne, lui dire de ralentir. Et elle arrive à convaincre le chauffeur de ralentir juste à temps pour qu’il n’écrase pas un gamin. Merveilleux. Elle développe donc une sorte de pouvoir, alors qu’elle doit gérer la mort de sa mère et sa rupture d’avec son fiancé qui en est carrément à passer à la télévision.

Son meilleur remède reste de faire du sport et de courir, mais elle tombe sur des chiens qu’elle refuse de libérer malgré la voix dans sa tête lui disant de faire ça. C’est donc au beau milieu de la nuit qu’elle se décide à le faire, quand elle est réveillée par sa propre voix lui disant de faire ça. Elle se rend donc sous la neige sans la moindre écharpe ou le moindre manteau libérer les chiens et tombe sur… son frère, Ben.

Lui aussi entend des voix, même s’il lui avait dit qu’elle était cinglée. Ils décident donc de libérer les chiens ensemble, et ceux-ci se stoppent un instant avant de s’enfuir. Le problème, c’est qu’ils sont filmés et que le cas policier est refilé à Jared, l’ex-fiancé de Michaela. Moui. Cela permet de les confronter et de faire parler de ses sentiments, parce qu’elle en a des sentiments, forcément.

Il l’emmène rendre les chiens et lorsqu’elle arrive sur place, elle entend de nouveau la voix dans sa tête. Elle remarque alors qu’elle est au numéro 828, comme son vol, comme ce qui était marqué dans un verset de la Bible qu’elle aime.

Elle décide donc de s’aventurer sur la propriété du propriétaire du chien où elle tombe sur les deux petites filles que cherchait désespérément Jared. Et hop, elle résout sans mal l’enquête dans laquelle il patinait. Il est assez classe pour le reconnaître auprès de leur supérieur, mais il aimerait bien comprendre comment elle a fait. Elle ne peut toutefois pas lui dire qu’une voix dans sa tête lui disait de les libérer, pas vrai ?

De son côté, Ben essaye aussi de recréer une relation avec sa fille devenue adolescente et ayant vu un psy durant des années. Il s’excuse de l’avoir perdu de vue pendant longtemps, avant même les cinq ans les séparant. Bon après, elle paraît beaucoup plus vieille que l’âge qu’elle est censée avoir malgré tout. Et puis, il a aussi une relation à recréer avec sa femme, qui lui en a voulu pendant des années de lui avoir retiré ses six derniers mois avec son fils. C’est vrai que leur situation n’est pas simple du tout. Quant à Ben, il fait oublier son rôle de Charming, donc je suis plutôt content.

Ailleurs, nous retrouvons une autre passagère du vol – celle qui avait explosé son ordinateur dans la turbulence. Elle s’appelle Saanvi (si je lis bien la bannière de bon retour à la police illisible) et est médecin. Et ses recherches sauvent des centaines d’enfants d’une mort certaine. Et évidemment elle travaille dans le centre qui reçoit la demande de Cal, où on le refuse parce qu’il est un cas trop particulier.

Saanvi s’énerve et fait ce qu’il faut pour qu’il soit pris en charge, ce qui prend un certain temps et pas mal de patience pour elle. Elle finit par y arriver et apercevoir Cal au moment où il reçoit son traitement, et il est tout content. Le soir, Ben et sa famille dînent en paix jusqu’à ce qu’une migraine le frappe. Il voit à la télévision que les petites filles ont été libérées, et il retrouve sa sœur aussi vite que possible, à l’Eglise. Et il la retrouve sans savoir comment. Pendant ce temps, Cal développe une aptitude pour remporter son jeu de société sans problème, et tous les autres passagers ses retrouvent avec des migraines et l’envie de revenir à l’avion.

Oups, c’est un pouvoir problématique ça, parce que l’avion explose. Ah et Grace, la femme de Ben, le trompe. Enfin non, mais elle avait refait sa vie en son absence et elle assume pas, quoi, ce qui est peut-être pire en fait.

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