Here and Now – S01E03

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 3 de la première saison d’Here and Now.

03.jpgÉpisode 3 – If a Deer Sh*ts in the Woods – 15/20
Oh, is that chromosome humor?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour le lion, mais je peux vous assurer que le sérieux est mort ce soir. Enfin, hier soir. J’ai commencé cet interminable d’épisode d’une heure à minuit, alors que je voulais me coucher à 1h grand maximum, pour me fixer un rythme et pas faire n’importe quoi dans les révisions. Y a comme un problème technique dans mon plan, vous l’aurez compris. Mais vous n’êtes pas là pour ça, comme je le dis souvent dans mes critiques.

Non vous êtes là pour entendre parler – enfin, lire – de Greg croisant un daim sur sa route, s’engouffrant à sa poursuite dans la forêt, se faisant piquer sans raison par une abeille (nope, ça n’arrive jamais comme ça) et se paumant dans les bois. Bon. Franchement, j’ai hésité à tout arrêter et aller me coucher, mais comme l’épisode était commencé, je l’ai regardé continuer à passer une nuit de merde sous la pluie dans la forêt. Bon courage pour expliquer la situation le lendemain, ça n’a aucun sens : il a juste suivi les indications contraires de son GPS à cause d’un 11|11.

Au réveil, il tombe sur un daim faisant ses besoins. Bon appétit ? Il se rend compte aussi qu’il est à deux mètres de sa voiture. Euké. Je n’ai pas trop compris l’intérêt et le pourquoi du comment de la chose, mais admettons. En plus, les effets spéciaux n’étaient pas si mauvais pour la bête.

Bref, Greg se rend ensuite à une conférence avec un certain « Thomas Rousseau » (il est bien nommé le monsieur pour un philosophe) qui est genre son ennemi littéraire n’hésitant pas à le citer pour le ridiculiser. Et hop, la série nous en remet une couche sur les sujets de société et débat, avec un laïus plein d’insultes, gros mots et vulgarité sur l’état de la société et les fake news. La mode, quoi.

Le lendemain de l’épisode précédent, donc, Ramon et Henry sortent de la douche en parlant du dîner du soir avec les aînés de Ramon, qui entend des sonneries de téléphones dans les canalisations. Il donne sa clé à Henry, déjà, même s’il ne veut pas que ce soit tout un truc pour autant. Le simple fait de le dire, ça en fait tout un truc cela dit, mais bon.

Ramon se rend ensuite à son travail/sa fac (il serait temps) pour apprendre qu’il a un poste qui l’attend pour représenter son université à une sorte de concours – j’avoue, je n’ai pas tout bien capté, mais c’est une bonne chose. Merveilleux. Au passage, on découvre surtout qu’il a pour amie une actrice que je vois beaucoup trop souvent à l’écran, entre Scream et Arrow. Elle s’appelle Dex dans cette série, c’est noté, faut que je le retienne.

Chez Ashley, Malcolm continue de lui balancer ses mensonges du premier épisode à la tronche. La bonne nouvelle est que le couple est sur la voie de la réconciliation. Duc débarque et leur apprend que Ramon ramène Henry chez lui. Oh, et il ment aussi à sa famille, finalement ! Ashley et Malcolm n’ont aucune idée du serial-fucker qu’il est, et ils veulent le caser avec quelqu’un. Enfin, surtout Malcolm. Eh bah. L’ensemble de la scène était étonnamment fluide pour une série qui démarre, et ce n’est pas sans rappeler certaines dynamiques de Brothers & Sisters à l’époque. C’est crédible, ça passe très bien, mais alors du coup, il se passe bien trop de choses d’un coup.

Bon, Malcolm et Duc sont super potes et vont faire une course de vélo en montagne. C’était rigolo parce que Malcolm est un grand gentil qui laisse les autres gagner tant qu’il s’améliore, et Duc n’apprécie pas trop. En même temps, Duc est un menteur qui apprend à tous leurs potes faisant du vélo que, non, il n’a jamais couché avec personne, alors bon.

Audrey découvre que sa thérapie de groupe n’est pas hyper efficace quand un lycéen accroche un épouvantail noir. Le proviseur laisse Audrey gérer la presse plutôt très bien (avec encore un joli commentaire sur la société et la haine partout et blablabla), même si bien sûr la presse coupe ça comme ils veulent. Déprimée parce que les coupes budgétaires du lycée font qu’elle est virée, Audrey appelle son mari pour coucher avec lui.

Il rentre aussitôt pour découvrir qu’il est à court de ses petites pilules magiques, les forçant à ne pas faire l’amour, mais à… passer du moment ensemble. Pour la première fois de la série, le couple paraît être un couple : ils sont amoureux, se font des massages et communiquent vraiment. Non parce que jusque-là, c’était gênant de voir une psy communiquer aussi peu. Bon, après, on atteint un nouveau niveau dans la gênance avec un cunnilingus, puis une scène de sexe à l’écran. Les parents n’échappent donc pas à tout ce que leurs enfants doivent faire à l’écran – mais c’est tellement rare que ça récupère la dimension gênante que ça avait aussi initialement avec les acteurs plus jeunes et beaux.

En parlant de jeunesse ! Kristen recontacte Randy pour lui apprendre qu’il a la chlamydia. C’est marrant, surtout quand elle l’apprend à Justina, sa copine du moment. La vraie copine. Outch. Kristen se rend auprès de sa sœur pour s’en plaindre.

Ashley se venge alors sur Randy en lui faisant prendre des photographies ridicules et en l’enregistrant admettre le viol de Kristen, qui n’a que 17 ans. C’est clair que c’est problématique quand il en a 26. La vengeance était marrante à voir, même si pas forcément au top de la crédibilité.

Après avoir pris le temps de se plaindre à sa sœur, Kristen se rend au lycée (comme quoi tout arrive) où elle découvre toute la polémique du moment et l’exclusion de tous les blancs du groupe de paroles sur la diversité. C’est sûr qu’on a connu plus tolérant sur la diversité, mais ces gamins ne sont pas des plus malins aussi à ne pas comprendre et à ne pas s’écouter.

Enfin bon. Kristen, mise de côté tout l’épisode, finit celui-ci en recevant un mail d’Ashley avec la vidéo de Randy avouant son crime. Oups. C’est un peu bâclé, mais marrant, et on termine par un statut facebook de son faux compte où elle avoue avoir la chlamydia. J’attendais mieux de cette intrigue – j’espère que ça mènera quand même à autre chose.

Sa petite vengeance exécutée, Ashley rentre chez elle pour retrouver Malcolm au fourneau et son frère jouer à l’oncle parfait. C’est l’heure du dîner tant attendu où Duc rencontre Carmen et où Henry se fait juger par toute la famille. C’est de nouveau super marrant de voir toute la famille ensemble, avec Ashley et Duc étant les pires frère et sœur du monde, hyper condescendants et jugeant tout le monde autour de la table.

J’ai adoré immédiatement Carmen, bien plus dans l’écoute et la logique que Duc, qui attaque par habitude avant de découvrir que Carmen a les armes pour lui répondre. C’est toujours étrange d’assister à des dîners de famille comme ça, mais j’aime vraiment bien les liens entre frères et sœurs dans cette série – je me répète, je crois.

À la fin du dîner plus ou moins tendu (surtout quand Carmen et Duc débattent), Ramon demande l’aide de Carmen : il s’avère qu’elle est « perceptive », elle perçoit des énergies et tout un tas de choses sur les gens… mais apparemment pas assez pour capter les problèmes de Ramon. Étrange, quand même. Duc, lui, s’arrange pour avoir un câlin de Carmen en lui donnant sa carte. Pas franchement passionnant, mais intrigant.

Enfin, la série continue de poursuivre son exploration de la vie du psy de Ramon : Farid « Fred » demande à son fils de lui appliquer de la crème dans le dos, où il a des cicatrices plus ou moins en forme d’ailes… parce qu’il se scarifiait pour la religion. Bon, cela lui permet de rétablir le dialogue avec Navid John avant sa session avec Ramon. Cela permet une séance de psy intéressante où Ramon raconte sa vie : cela permet de le découvrir abandonné en Colombie quand il était bébé. Quant au présent… il ment sur ses hallucinations histoire de ne pas en avoir officiellement quand il est face au psy, qui demande à voir son jeu vidéo, pour mieux le comprendre.

On en découvre plus sur Farid ensuite : il a toujours trop de mal avec la religion, même pour un mariage. J’avoue aussi que je n’ai reconnu que dans cet épisode son fils comme l’un des élèves du lycée de Kristen. Je sais pas, sans son hijab, je n’avais pas fait le lien (ou alors je l’avais fait et oublié), donc l’acteur gère plutôt bien. Face à son père, il promet de ne jamais sortir avec le hijab, et ça me laisse dans l’embarras, j’avoue, concernant le pronom à utiliser.

Bon, Farid n’étant pas à l’aise avec la religion, il décide de passer son tour concernant le mariage. Du coup, il va s’acheter de la weed à la place… et que se passe-t-il ? Il est bien sûr confronté à une vendeuse super sympa qui a la réflexion raciste de base de lui demander d’où il vient, d’où il vient vraiment. À ce stade de la série, il est dur de ne pas lever les yeux au ciel face à ce genre de scènes. Je veux dire, c’est génial de faire un peu de travail sur tous ces sujets sensibles, et il y a clairement un besoin de le faire mais ça paraît juste trop forcé à chaque fois.

Finalement, il fume sa weed avec une SDF avant de se rendre au mariage où il agit parfaitement bien… et on enchaîne sur Ashley et Malcolm faisant l’amour, juste parce que. Une minute après, c’est au tour de Farid et sa femme de faire l’amour aussi, alors tout va bien.

Ramon et Henry rentrent chez Ramon, qui accepte finalement de donner sa clé à son mec parce que c’est cool de l’avoir à la maison. OK. C’est toujours rapide, mais après tout, les présentations avec la famille ne se sont pas trop mal passées.

L’épisode se termine sur Greg coupant les liens avec Famiko, message universel pour nous dire que la prostituée a toutes les chances d’avoir un rôle à jouer dans le premier épisode. En attendant, on nous abandonne sur un nouveau 1111 : les cadres dans la chambre de Greg et Audrey, au-dessus du lit. Oups, surtout quand ils se mettent à briller dans le noir, tel un vampire de Twilight.

La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine (Kristen) pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

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Stargate Origins – S01E04-05

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 4 et 5 de Stargate Origins.

Capture d'écran 2018-02-24 14.28.26.pngÉpisode 4 – 14/20
There’s no seven symbol.

J’ai dû attendre plus longtemps que prévu avant de voir ces deux nouveaux épisodes, faute de les trouver, mais finalement j’ai pu mettre la main dessus et c’est tant mieux. J’espère quand même qu’ils parviendront à trouver une solution pour nous ouvrir une appli similaire à Stargate Command en France, parce que ça paraît tout de même être une idée géniale. Sinon, mettez toute la franchise sur une plateforme qui soit Netflix ou Amazon et je ne vous dirais rien.

Quant à cet épisode, il était plus faible que les précédents, mais pas raté pour autant, ne serait-ce que pour la musique qui renvoie immédiatement à l’ensemble de la franchise.

Un serviteur nettoyant la porte est le point d’entrée de cet épisode qui voit le trio Catherine/James/Wasif (oups, c’est donc comme ça qu’il s’appelle, je vais aller modifier ma critique de la semaine dernière) débarquer sur une nouvelle planète. On suit donc leur exploration des lieux et si les dialogues évitent certains temps morts, il ne se passe tout de même pas grand-chose dans cet épisode 4 : Cat découvre qu’ils sont coincés faute de septième chevron à enclencher (et c’est un mystère pour la suite de la série : comment reviendront-ils ?), Wasif découvre qu’ils ne sont plus sur Terre en regardant par la fenêtre et James, déjà effrayé par la non-possibilité de retour, découvre le nazi mort.

De ces découvertes successives, je retiens surtout une bonne dynamique établie dans le duo, même si les disputes de couple entre James et Cat sont un peu chiantes, il faut bien l’avouer. Wasif apporte un bon contrepoint humoristique, alors ça va. Bon, il est rapidement assommé en revanche, et la femme guerrière qui s’attaque à lui permet d’apporter de l’action à l’épisode puisqu’elle s’en prend ensuite au couple.

Le combat fait un peu de la peine à voir, mais il est bien chorégraphié malgré tout : on sent que le couple n’est pas habitué à se battre aussi, on a un Wasif qui fait une réflexion sur cette femme qui sait trop bien se battre et on nous introduit dans la mythologie d’Origins les anneaux qui permettent de se téléporter sur un vaisseau. Grâce à ceux-ci, ils parviennent à se débarrasser de la guerrière.

Le nettoyeur du début d’épisode, effrayé par la porte des étoiles à l’origine, revient finalement et les aide, malgré la barrière de la langue. L’épisode se termine sur Cat qui oublie sa broche, la guerrière qui revient et la trouve et sur le trio embarquant son nouveau guide à l’abri. Mouais, mouais, mouais. Heureusement qu’il y avait un bon humour, franchement.

Capture d'écran 2018-02-24 14.43.59.pngÉpisode 5 – 16/20
Sit tight and wait ? God, he’s worse than you!

Voilà le trio qui explore la planète désertique sans eau et moi qui accroche beaucoup trop à une websérie qui s’en tire bien avec cet épisode, malgré un budget qu’on devine limité. Ce que j’aime surtout, au-delà de la science-fiction, c’est que le budget restreint force les scénaristes à s’attarder sur les relations entre chaque personnage. On est sur des interactions très classiques, surtout pour Stargate qui a toujours bien maîtrisé l’exercice, mais ça me plaît bien.

Le nouveau guide du trio s’appelle Kasuf, et j’ai adoré la scène de présentation entre les personnages. Cela permet la création de liens amicaux entre eux, donc c’est intéressant. Toutefois, Kasuf les mène droit vers une tente où ils sont faits prisonniers.

Ailleurs sur la planète, la reine est triste d’apprendre que les hommes savent combattre et se sont échappés des griffes de sa guerrière. Il y a tout de même le problème qu’on ne sait pas bien où elle était dans l’épisode précédent ou que la websérie a la flemme très concrète d’introduire sa mythologie avec des explications. Stargate Origins est surtout écrite pour des fans de Stargate, pas pour de nouveaux téléspectateurs. Vous me direz, c’est logique pour une application permettant de revoir tout Stargate, mais c’est dommage, je trouve qu’ils ratent une opportunité. Sinon, il est aussi question de Ra, qui terrifie tout le monde (tu m’étonnes), et d’un débat entre la reine et sa guerrière. Mouais.

Encore ailleurs, les nazis tournent en rond. On découvre qu’ils ont pu garder leur équipement, mais que leurs armes leurs ont été retirées. Allez trouver la logique là-dedans : comment faire la différence entre une arme et une valise pleine d’objets divers et variés, franchement ? Il était nécessaire de voir ce que ces personnages devenaient, mais ce n’était pas bien passionnant. Tout au plus, on voit Eva continuer de vouloir tout filmer et la mise en place d’un nouveau plan dont on ne sait rien.

C’est heureusement mieux sous la tente où le trio est prisonnier. J’aime définitivement les dynamiques entre eux et tout l’humour que ça apporte à la série. Wasif parvient à se libérer, puis il libère Cat et James. Ils sont malheureusement surpris par un garde contre lequel s’engage un combat enfantin qui termine par un Wasif blessé à mort.

Sur le moment, je me suis senti dégoûté car je ne voulais pas perdre le personnage, mais ça n’a duré qu’une demi-seconde avant que je comprenne que le but très clair était de montrer la médecine carrément plus au point de leur planète par rapport à la nôtre. Il n’empêche qu’avoir peur de perdre un personnage après seulement 50 minutes de série, c’est la preuve d’une bonne écriture et d’une histoire dans laquelle je suis plus investi que je ne l’aurais cru.

Oh, et mention spéciale pour Heinrich, le seul nazi resté sur Terre, qui reprend son rôle comique pour une scène dans cet épisode. Efficace.

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Here and Now – S01E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 2 de la première saison d’Here and Now.

02.jpgÉpisode 2 – It’s Coming – 17/20
Dareh miyad.

Vous ne rêvez pas, on est lundi et j’ai déjà vu l’épisode. Tout finit par arriver, voilà tout. On reprend sur les parents en train de s’engueuler dans la salle d’attente du psy, principalement autour de l’histoire familiale inconnue de Ramon. Dans la pièce d’à côté, Ramon est honnête avec son psy à propos de sa mère, lui avouant au passage qu’il a entendu la femme lui parler dans une autre langue. Le psy, Farid « Fred », change rapidement de sujet.

Farid lui conseille d’arrêter la drogue et de dormir. Merci, on s’en serait douté sans lui. Malgré cette séance de psy qui tourne en rond et ne mène nulle part, Ramon se sent choisi et en parle à ses parents.

Greg, le père, va chez l’ophtalmo et apprend qu’il risque d’avoir une cataracte. Il doit se faire opérer dès que son assurance lui permettra, et ça le fait flipper pour le reste de l’épisode, plus que la condition de son fils. On découvre au passage que le couple fait l’amour tous les mercredis, mais pas celui-ci, parce qu’Audrey a trop peur pour Ramon. Et malgré tout, je ne peux toujours pas la piffrer, avec sa volonté de bien faire qui est juste épuisante et vouée à l’échec. Pour une psy, elle est franchement pas très maline.

De son côté, Kristen est en cours et a très clairement une MST. Que cela ne nous détourne pas toutefois du cours sur la Scarlett Letter, La Lettre écarlate. Grand classique de la littérature américaine, il permet surtout d’assister cours sur tout un tas de sujets intéressants qui en montrent l’actualité. Si le littéraire en moi aime voir les classiques rétablis pour ce qu’ils sont, la scène est surtout comique tant ça paraît mal écrit. Un enfant comprendrait vite que c’est surtout une excuse afin que les scénaristes déballent un gros débat féministe/raciste/tous les sujets polémiques qu’on peut caser dans un débat de société aujourd’hui.

Et c’est là que la série perd ses points : c’est trop gros. Toutes les intrigues proposées le sont pour créer le débat, hormis celle de Ramon (et encore, c’est discutable, vu qu’il est gay et se drogue, ça permet aussi des débats). On a vite compris que la série était ouverte d’esprit, et en faire trop sur le sujet finit par la desservir, car elle ressemble à une parodie. Mais bon.

En début d’épisode, Duc et Ashley passent encore tout leur temps ensemble, s’inquiétant pour Ramon plus que pour la dépression de leur père. Ils décident de l’inviter à dîner, juste pour passer du temps avec lui, mais ça ne se fait finalement pas, car il ne leur répond pas.

Ramon dérange décidément la sexualité de tout le monde dans l’épisode, car Ashley s’arrête aussi  de coucher avec son mari quand Kristen l’appelle. Juste au cas où ce soit à propos de Ramon, mais c’est à propos de sa MST.

Ashley accepte de s’occuper d’elle, car c’est à ça que servent les grandes sœurs. Quant à cette intrigue, elle sert à rapporter d’autres problématiques sociétales, avec l’avortement et les extrémistes « pro-life ». Bien sûr, Kristen perd sa patience avec eux et agresse physiquement l’un de ses agresseurs. Oui, ça fait plaisir à voir, mais non, ça ne se passe pas bien puisqu’elles sont arrêtées.

Continuant à dérouler la liste de tous les clichés sociétaux possibles, cette arrestation est suivie en détail, avec la création du dossier judiciaire de Kristen, mais aussi d’Ashley (qui n’a absolument rien fait). Si la policière (qui ressemble énormément à Holliday Grainger ; mais celle-ci n’était pas dans le générique, donc ça ne doit pas être elle) est super sympa avec Kristen qui prend tout à la rigolade, elle se montre ainsi hyper froide avec Ashley. Bref, on nous parle du racisme banalisé, envers Ashley qui se sent agressée alors qu’elle n’a rien fait.

Toute cette intrigue ne mène de toute façon nulle part car l’homme ne porte plainte, étant lui-même dans la merde judiciairement parlant pour avoir été présent sur les lieux alors qu’il n’avait légalement pas le droit. Kristen espère donc s’en tirer sans souci, mais c’est sans compter sur Ashley qui la force à tout raconter à leur mère.

Kristen finit donc par se confier à Audrey, qui est limite heureuse de savoir que sa fille s’est fait arrêter comme ses deux parents avant elle, mais qui trouve tout de même triste le fait qu’elle ait chopé la chlamydia. Oui, normal.

Ashley, elle, avoue avoir menti à Malcolm le soir de l’anniversaire de son père, en racontant qu’elle a ramené un mannequin à la fête ; et que c’est lui qui a refilé la MST à sa sœur. La scène d’explications entre Ashley et Malcolm est intéressante, surtout parce qu’il est évident que les deux s’aiment. Ce n’était pas gagné avec l’épisode précédent où Ashley était surtout centrée sur elle-même. Si Malcolm a du mal à lui pardonner, c’est surtout parce qu’il aimerait bien avoir l’occasion de s’éclater avec elle lui aussi. Bref, la drogue est banalisée dans cette famille, ce n’est pas nouveau. Quant à Ashley, elle décide d’arrêter de porter une perruque suite à son arrestation, encore traumatisée parce que lui a fait vivre la policière.

Pendant ce temps, Ramon continue de bosser sur ses jeux vidéos, car c’est là son boulot, et de coucher avec son mec, Henry. Il lui révèle un passé compliqué avec les ombres : quand il était bébé, Ramon se sentait poursuivi par les ombres. Oui, oui, normal, tu ne fais pas du tout flipper à raconter ça comme ça. Ramon se demande bien pourquoi son tout nouveau mec est si compréhensif avec lui, parce que c’est clair qu’il est tellement instable que ça donne plutôt envie de prendre ses jambes à son cou. Oui, mais Henry dit sentir le besoin d’être là. OK, OK.

Dans tout ça, ils passent leur épisode à poil, sauf quand ils ont les pieds dans l’eau, au pied d’une cascade, et que ça aurait une certaine logique qu’ils le soient. Si la scène est magnifique, elle ne sert franchement qu’à planter un sublime décor. Ramon et Henry finissent ainsi l’épisode à la belle étoile. Les rencards continuent, quoi, et Ramon est totalement sous le charme, à faire la liste de ses qualités avant de lui demander des défauts. C’est à ce moment-là qu’il apprend qu’une réunion de famille se prépare dans son dos pour savoir comment se comporter avec lui. Bien sûr, c’est Kristen qui l’en informe, parce que leur mère se comporte une fois de plus n’importe comment.

D’ailleurs, Audrey a aussi sa sous-intrigue perso parfaitement inintéressante dans le lycée de sa fille où un club pro-« race blanche » essaye de voir le jour. Si j’aime bien son intervention et ses explications sur les phrases commençant par « Je me sens » (un très grand classique des séries !), j’ai trouvé la scène grossière et beaucoup trop expéditive (pourtant, elle occupe un certain temps de l’épisode). Pas très intéressant.

Duc aussi n’était pas super intéressant cette semaine, alors qu’il y a du potentiel avec le personnage. Il obtient l’accord de publication de son livre, mais seulement si son père fait l’intro et accepte une nouvelle édition de son livre trentenaire. Bien sûr, en fin d’épisode, il n’en parle pas une seule seconde à son père.

En parallèle, on découvre aussi qu’il est le fils d’une prostituée et a souvenir de son enfance où il voyait sa mère coucher avec tout un tas d’hommes. Sa sexualité a lui en prend un coup : il couche avec tout un tas de femmes, mais fuit les relations sérieuses. On est loin de ce que sous-entendait Ashley dans le premier épisode où je pensais naïvement qu’il attendait le mariage – mais bon, la série n’a rien de conservateur, c’est noté.

Enfin, on termine le tour de cette famille avec Greg qui pète un câble sur ses étudiants, pour changer. C’est rigolo plus qu’autre chose, même si j’aurais pu m’en passer aussi. Il reprend le rôle de Simon pour sa prostituée ensuite, celle-ci s’appelant Famiko. Il l’appelle pendant qu’il fait nettoyer sa voiture, mais c’est à peu près tout. On notera tout de même que les nettoyeurs de sa voiture trouvent son sextoy et le mette dans la boîte à gants, ce qui aura forcément un impact dans la suite de la série.

On suit également la vie de famille du psy qui révèle être né le 11/11 et être curieux de comprendre comment son patient a su des infos sur lui (mais bon, à l’ère d’Internet, tout va bien). Il a aussi un fils, Navid, qui décide de devenir femme, et musulmane au passage. Oui, on continue de dérouler la liste de tous les sujets qui prêtent à débat. J’ai peur qu’à en faire autant, la série finisse par s’enterrer d’elle-même. Si c’est bien d’aborder tous ces sujets, c’est vraiment caricatural et pas très approfondi dans cet épisode. Finalement, ça ne donne pas envie de s’y intéresser plus qu’autre chose, surtout que quand c’est approfondi, ça paraît tout de même bâclé (il n’y a qu’à voir la thérapie de groupe d’Audrey).

Du coup, je me suis plus attaché aux tensions dans le couple de Farid, sa femme paraissant quand même extrêmement géniale. Farid, lui, se renseigne sur les « esprits poreux », de la même manière que Greg s’intéresse au « 11-11 » sur internet.

En fin d’épisode, Greg est hanté à son tour par ces nombres et décide d’aller à l’encontre de son GPS. Mouais, il faudra voir où ça mène. Ah, et bien sûr, la réunion familiale promise en cours d’épisode a bien lieu, avec Ramon qui se pointe en milieu et répète le discours proposé par Henry dans l’épisode : il ne veut pas aborder sa possible maladie par la peur. Intéressant angle d’approche pour cette intrigue.

En définitive, cet épisode dure une heure, et c’est long. C’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.

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Counterpart – S01E05

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 5e épisode de la première saison de Counterpart.

05.jpgÉpisode 5 – Shaking the Tree – 14/20
There are no side. We all go to the same hell.

Frankie a eu la merveilleuse idée de me prévenir qu’elle trouvait les épisodes de la série dès le dimanche, et ça m’a motivé à voir l’épisode en avance, surtout que je n’ai rien à voir le dimanche. En plus, j’en ai profité pour me valider le point 7 du Bingo, qui était pour moi de voir un épisode le même jour qu’un participant. Pratique.

L’épisode débute par le passage de la douane par des gens que l’on ne connaît pas, et notamment un jeune homme en costard, une rousse au look badass et un geek à lunettes. Tous les trois sont vraiment des clichés dans leur genre et travaillent pour l’ambassade.

Les trois s’installent dans un appartement gentiment fourni par un logeur qui se fait tuer au passage. Drôle d’introduction tout de même, mais ces nouveaux personnages ont l’air intéressants et ne plaisantent clairement pas.

Alt-Howard joue avec l’ami d’Howard et est à deux doigts de gagner, quand il comprend qu’il est censé perdre et fait en sorte de perdre. Toujours aucun intérêt, ma foi, mais je ne le sens pas cet ami. Plus tard, à l’hôpital, il demande justement à voir Emily, ce qui éveille les soupçons d’Alt-Howard. Celui-ci s’était rendu la voir, conformément à la demande d’Howard. Il suit son « ami » chez lui.

Dès qu’il en a l’occasion, il s’infiltre dans l’appartement, pour voir s’il est qui il prétend être. Comme il trouve un sac avec de l’argent et une arme, il est à peu près sûr que j’avais raison de ne pas lui faire confiance.

Alt-Howard agresse l’homme qui révèle tout simplement avoir une liaison avec Emily. C’en est presque trop simple.

Alors qu’il ouvre sa boucherie, l’ami d’Alt-Howard reçoit une visite de la copine de Baldwin (celle qui l’a laissé pour morte après avoir couché avec, ouais). Il dévoile un peu plus d’informations : les personnes travaillant avec Alexander Pope font partie d’une « école ».

L’amie de Baldwin se rend ensuite auprès du trio de la scène d’introduction, à qui elle confie de nouvelles identités avant la mort des personnes dont ils doivent prendre la place.

Quayle revient au bureau le samedi, accompagné d’hommes qui fouillent tout : il souhaite trouver qui est la taupe. Il en informe son collègue, Mausi, plutôt que de le soupçonner. Cela lui permet d’être emmené auprès d’Alice, une secrétaire de l’autre côté qui a traversé et est désormais installée dans ce monde-là. À coup de thé de contrebande, elle révèle à Mausi qu’elle avait forcément raison, et Quayle est à peu près aussi paumé que moi, alors c’est rassurant.

Il est de nouveau question de l’école, en d’autres termes qui permettent de tout comprendre : des enfants de l’autre côté sont entraînés à devenir des assassins, avant d’intégrer notre monde comme des agents dormants. C’est donc le cas de Baldwin, de sa pote, mais aussi des trois inconnus vus en début d’épisode.

Quant à la taupe, elle est nommée Shadow : elle est en poste à un niveau important de l’organisation suite à une place vacante, dont la vacance a été provoquée par l’autre côté. Alt-Alice vit avec son mari, mais aussi avec Alice.

Pendant ce temps, Howard essaye de recontacter Anna, mais il tombe sur son copain qui lui claque la porte au nez. Rigolo. Comme en sortant de chez elle, il croise un homme promenant son chien, il me valide un autre point du Bingo Séries. En fait, cet homme est un homme de main d’Alexander Pope qui vient se présenter à Howard et lui dire de ne pas faire confiance à Alt-Emily, quand nous, c’est à lui qu’on ne fait pas confiance.

Il demande à Alt-Emily des informations sur Alexander Pope, et elle lui révèle qu’il est à l’origine de la tentative d’assassinat dont elle vient tout juste de réchapper il y a un épisode. Bon, Howard lui révèle donc que Lambert a attiré la méfiance d’Alt-Howard, et elle comprend que toute l’ambassade n’est pas aussi sécurisée qu’elle voudrait bien le croire.

Elle l’emmène ensuite dans un centre commercial désert, et l’on découvre que 7% de la population mondiale a disparu suite à une épidémie de grippe. Et c’est pour ça qu’ils sont tous cinglés côté hygiène. Alt-Emily lui confie une mission, une information à récupérer sur Lambert auprès d’un homme étant content d’avoir couché avec la même femme des deux côtés.

L’homme s’appelle Edgar et il fournit une adresse à Howard et Alt-Emily. Ceux-ci rentrent ensemble et se séparent sur le pas de la porte tels des adolescents, remettant au lendemain l’exploration de cette piste. Quand il rentre chez lui, il tombe sur Anna qui souhaite comprendre son récent comportement. Howard fait tout pour ruiner la vie d’Alt-Howard, quoi, essayant d’instaurer une vraie relation avc Anna.

Pendant ce temps, Alt-Howard se rend auprès d’Emily, à qui il dit être déçu d’avoir découvert sa relation extra-conjugale de dix mois. Bon, il est quand même content d’avoir trouvé son sac avec les dossiers, le flingue et l’argent. Ceci explique cela. Oh, et Baldwin fait ce qu’elle peut pour se sentir de nouveau en sécurité et trouver de la nourriture. Elle est aidée par une serveuse de bar qui lui offre de la soupe, s’inquiétant apparemment pour elle. Elle se renseigne aussi sur ce que fait sa copine avec le trio d’assassins de l’école.

Bon. À part Emily qui trompe son mari, l’information sur l’existence de l’école et à la rigueur sur Shadow, cet épisode n’avait absolument rien à nous proposer. 53 longues minutes pendant lesquelles je me suis ennuyé plus que d’habitude. Je sais que la série prend son temps, ce n’est pas nouveau, mais il faudrait voir à ne pas abuser. Je prends avec plaisir les miettes d’intrigues fournies cependant, car elles éclairent les premiers épisodes et nous donnent des pistes de ce qu’il faut attendre pour la suite. Seulement, ça devient lassant de toujours attendre.

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