Ce que c’est que Netflix

Salut les sériephiles,

Comme promis, je reviens aux fondamentaux de mes articles « 500 mots » cette année, comme vous aimez bien ce type d’articles de définitions en tous genres. Et je me suis dit que faire le point sur ce que c’était que Netflix, ce n’était pas si aussi bizarre que ça en avait l’air a priori. Après tout, le géant du streaming qui va soi-disant tuer la télévision française ne l’a pas toujours été, et tout le monde ne le sait pas. Revenons donc aux bases !

Retrouvez le reste du lexique du sériephile par ici

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Alors c’est quoi exactement Netflix ? C’est possiblement la question la moins utile de cet article, car il est difficile, en 2019, de ne pas en avoir au moins une vague idée. Netflix, c’est un service payant qui permet de voir en illimité tout un tas de séries et de films, des créations originales ou pas. Et le tout en streaming. Il existe plusieurs abonnements à peu près abordables, de 8 à 13€ par mois, en gros, pour voir sur un à quatre écrans, de qualité normale à HD+++, ou peu importe où en est la haute définition aujourd’hui (bon, OK, la 4K sur écrans équipés). Rien que ça. C’est déjà beaucoup vous me direz !

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C’est quoi ce nom ? On entre dans le vif du sujet avec cette question, car tout le monde ne le sait pas et vous allez pouvoir vous la péter en société maintenant. Netflix, c’est la contraction de « internet » et « flicks ». « Flicks » ? Une manière un peu familière de dire films aux États-Unis. Littéralement, quand vous dites regarder Netflix, vous dites donc regarder un film sur internet. Rien de plus. Les choses ont changé depuis l’origine de ce nom, c’est sûr, mais quand même quand on y pense, qu’est-ce que c’est débile : en français, ça donne netfilms !

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Quelle origine, justement ? Tout commence il y a… 20 ans. Oui, oui, sans déconner, Netflix souffle sa vingtième bougie en 2019 ! En 1999, c’était un simple service de location de DVDs sur internet, cela dit. Le créateur a raconté plusieurs versions des origines, parce que sinon ce ne serait pas une vraie origin story, mais en gros, l’idée était de faire « un Amazon spécialisé dans quelque chose ». Ils n’étaient pas les seuls sur ce marché, en revanche, ce sont les premiers à avoir eu l’idée de proposer un abonnement : plutôt que de faire payer la location de chaque DVD, ils ont décidé en 2000 de faire payer une somme fixe chaque mois en échange d’un nombre illimité de films ou séries. Bien leur en a pris. L’étape suivante a été de passer au streaming.

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Et aujourd’hui ? Vous le savez tous : aujourd’hui, la petite société de rien du tout est devenu un géant vorace leader du marché du streaming. Pour cela, ils ont pu compter sur une belle réactivité sur la question et sur la commande de House of Cards. Ils ont dépensé 100 millions de dollars sans hésiter pour deux saisons de 13 épisodes. Meilleure idée possible : un contenu inédit, ça a attiré le consommateur lambda qui hésitait encore à s’inscrire, puisque c’était « seulement sur Netflix ».

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Pas pour rien que c’est encore leur slogan !

Ils ont donc réitéré l’opération de nombreuses fois, en y mettant l’argent, de manière à avoir aussi une réputation de fournir de bonnes séries.

Ils se sont ensuite placés en sauveurs d’un bon nombre de séries et ont lancé la plateforme à l’internationale. Joli succès, quoi. Plus dure sera la chute ? Peut-être bien, parce qu’aujourd’hui, la concurrence est très clairement présente, avec Amazon d’abord, mais aussi avec l’arrivée de Disney et DC sur le marché. Et Stargate Command d’ailleurs. Et tellement d’autres…

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C’est ridicule, mais ils vont nous tuer Netflix. Et en plus, la plateforme n’hésite pas à annuler ses séries sans fin, donc elle ne vaut plus mieux que les autres. Pas hyper malin !

Voilà, vous savez le principal je pense. Pour l’anecdote, notons quand même une politique un peu surprenante de la part de Netflix envers ses employés américains : ils peuvent prendre autant de vacances qu’ils veulent… tant qu’ils assurent et accomplissent plein de choses quand ils travaillent. Porte ouverte à toutes les fenêtres ? Peut-être, mais ça a marché !

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PS : et pour les moins jeunes/connectés d’entre nous, « Netflix & chill », ce n’est pas simplement « chiller » (se divertir) devant Netflix, c’est embrasser/coucher avec son rencard qu’on a invité à ne pas vraiment regarder Netflix.

Les meilleures adaptations de films en séries

Salut les sériephiles !

Cette semaine n’est-elle pas merveilleuse ? Deux TFSA pour le prix d’un avec mon retard de la semaine dernière qui fait que je n’ai publié le précédent qu’il y a trois jours. Les choses ne changent pas et on remercie toujours Tequi pour ses idées de thèmes toujours bien inspirées. Je ne sais pas toujours où elle va les chercher et cette semaine encore j’ai bien cru ne pas avoir ce qu’il fallait pour le faire. Comme à chaque fois, je me suis posé cinq minutes et j’ai découvert qu’en fait, si, j’avais de quoi faire.

C’est donc parti pour les meilleures adaptations de films en séries, accrochez vos ceintures, on est parti pour… pas mal de SF en fait, à croire que je ne regarde que ça comme films (ou presque). Enfin, non d’ailleurs : je ne regarde pas de films tout court et ça se sent bien dans cette série. Je vous parle d’adaptations, certes, mais dans la plupart des cas, je n’ai même pas vu le film d’origine (ou je ne l’ai pas revu depuis 15 ans au moins pour celle en 5e position), alors dur, dur, cet article.

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  1. Stargate SG-1 (et le reste de la franchise)

C’est tellement vieux que malgré le récent spin-off, il m’a fallu un bon moment et une liste wikipedia pour y songer quand j’avais les quatre premiers. La franchise n’atteint que la dernière marche du podium parce que j’ai mis longtemps à l’apprécier. Les premières saisons de SG-1 sont sympas, mais sans plus. J’ai commencé à vraiment accrocher à la série autour de sa saison 7, et puis avec Atlantis aussi. Il y a tout un tas d’épisodes des quatre séries que je n’ai pas vu, mais quand même, tout ça est bien marquant car j’ai vu un grand nombre d’épisodes de ces séries dans mon enfance, donc oui, c’est une bonne adaptation.

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  1. Dear White People

Je n’ai pas vu le film d’origine (et il faudrait que je le vois car j’aime bien les acteurs !), mais le concept de cette série Netflix est quand même sacrément d’actualité et vaut le détour. Il est difficile de juger l’adaptation par rapport au film, mais indépendamment, la série est excellente. On y trouve de l’humour et des sujets de société qui méritent que l’on s’y consacre et qu’on se réveille, pour reprendre le vocabulaire de la série. Je suis bien content de l’existence de la saison 3 en préparation !

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  1. 12 Monkeys

Là aussi, je n’ai pas vu le film et je ne suis pas sûr que j’aimerais car je sais que la saison 1 de la série le respecte énormément… et je n’ai pas aimé la saison 1. En revanche, la série gagne en maturité avec le temps et comme le bon vin, elle finit par être tout simplement excellente. La dernière saison est une véritable pépite qui se dévore, avec juste d’excellents épisodes du début à la fin. Et avant ça, le voyage vaut quand même le détour pour son casting qui s’améliore progressivement et son histoire qui est un puzzle très réussi. Je n’arrête plus les éloges de cette série cette semaine de toute manière, elle ne pouvait pas ne pas être là.

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  1. Westworld

Comme la précédente, il est difficile de ne pas me répandre en éloges quand j’en parle et ce alors même que je n’ai pas vu le film d’origine – qui, pour le coup, me tente beaucoup ! La série est plutôt réussie malgré des longueurs. Dès le début, elle nous transporte dans son monde et son code visuel/auditif, avec tout un univers qui se met en place. J’adore, tout simplement, et je ne peux que la conseiller aux fans de SF, même si je sais qu’elle peut rebuter les autres. En tout cas, une chose est sûre, la série est réussie.

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  1. Buffy

Le titre VF du film est quand même Bichette tueuse de vampires et c’est bien pour ça qu’il vaut le coup d’œil. Le film a encore plus mal vieilli que la saison 1 de la série et est kitchissime à souhait, mais ce sont aussi les bases de la série qui raconte une sorte de suite avec des répétitions dans le schéma de l’histoire. Si Buffy ne parle que peu de ce qui lui est arrivé dans Bichette, elle en parle malgré tout et ça fait de la série une adaptation largement meilleure que le film d’origine. Regardez Buffy. Vraiment. Surtout si vous vous appelez AngelaKoala.

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Voilà, j’ai fait le tour des adaptations réussies de films en séries, en prenant bien soin d’éviter de mentionner Scream, parce que malheureusement, l’adaptation n’est dans ce cas pas franchement réussi – je préfère les films à la série, même si j’ai aimé certains aspects de la série. Autrement, j’ai hésité à caser Agents of S.H.I.E.L.D dans la liste, mais j’ai trouvé ça un peu hypocrite : j’adore Avengers, j’adore AoS, mais mis à part que ça se passe dans le même univers et l’un après l’autre, il est difficile de dire que c’est une adaptation de films… juste une continuité logique de l’adaptation des comics.

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Bonne fin de semaine à tous !

Stargate Origins – S01E06-10

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 6 à 10 de Stargate Origins.

06.jpgÉpisode 6 – 15/20
The only reason you think magic is dangerous is because you don’t have it anymore.

C’était histoire de gonfler un peu les stats de la semaine dernière du côté du nombre d’épisodes vus que je me suis dit que Stargate Origins serait parfaite, alors j’ai commencé cet épisode hier, puis je me suis fait interrompre en plein milieu. Sur des épisodes de dix minutes, faut le faire ! Quoiqu’il en soit, il est temps pour moi d’achever cette courte saison et de voir où ils souhaitent aller avec ça.

On reprend sur le groupe de nazis montrant la vidéo et l’existence des nazis à leurs nouveaux amis d’une autre planète. La bonne nouvelle, c’est que les habitants d’Abidos ont besoin de nouveaux alliés, donc ils acceptent d’être plutôt sympathiques avec eux quand ils découvrent les images vidéos.

En plus, la reine comprend le fonctionnement d’une arme à feu, et ça la fait rire, probablement parce qu’elle se sent puissante. En fin d’épisode, elle parvient à négocier de nouveaux esclaves terriens grâce à l’aide du professeur, qui refuse de traduire dix secondes pour le principe. C’est tout de même problématique, même si c’était rigolo de voir les nazis comparés à des esclaves obéissants.

Pendant ce temps, sous leur tente, James et Catherine s’engueulent et se reprochent l’un l’autre ce qui est arrivé à Wasif, qui se repose et se réveille nu, et flippé par sa nudité attention. Finalement, on lui donne des vêtements et il révèle qu’il parle l’ancien égyptien, ou en tout cas suffisamment pour le comprendre et proposer des bribes de traduction. Si j’ai bien aimé le voir reprocher à Catherine l’impossibilité de l’interrompre, je trouve ça un peu gros que quand il s’écriait « danger ! », il ne l’ait pas traduit ; mais bon. Voilà le trio parti pour des négociations avec leurs hôtes qui veulent les retenir prisonniers.

Cela ne dure pas bien longtemps : le collier de Catherine, celui récupéré enfant dans le pilot, est en fait le signe de Ra, donc les geôliers s’agenouillent et s’excusent immédiatement devant elle. C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours.

07.jpgÉpisode 7 – 16/20
Naquahda, naquahda !

Naquahda, naquahda, voilà les Daltons ! Les nazis se mettent à faire du troc : des hommes contre du Naquahda, une matière capable de rendre jeune et éternel, et de tuer n’importe quel ennemi facilement. Cela aide bien forcément, le nazi se fait tout un film sur son futur reich et je crois bien qu’il veut devenir führer à la place du führer. Allez comprendre pourquoi, l’allemand continue de parler anglais tout du long, avec son accent pourri, même dans les clips de propagande.

Pendant ce temps, Catherine et ses amis se font un festin, Wasif devenant pote avec Motawk, qui l’a pourtant poignardé, et Catherine comprenant soudain, en se droguant, toute la logique de la série : le carnet trouvé par le nazi contient des symboles qu’elle n’a jamais vus parce qu’ils ne viennent pas de la Terre, mais de celle sur laquelle elle se trouve actuellement.

Elle comprend donc et l’ancien Egyptien de mieux en mieux, et le plan des nazis de devenir éternels et de prendre le pouvoir suprême sur Terre. Cela ne l’empêche pas de se détendre pour la soirée, dans les bras d’un James dégoulinant de sueur avec qui elle passerait bien beaucoup de bon temps dans la tente de leur guide. La drogue aide bien à détendre l’atmosphère pour tout le monde et la réalisation nous montre les personnages partir en vrille, ça me rend curieux de voir l’épisode suivant.

Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.

08.jpgÉpisode 8 – 16/20
You have no good side.

Le lendemain, James et Catherine se réveillent au son d’un gong annonçant l’arrivée d’Aset dans le village. Le problème est qu’Aset est évidemment la reine qui s’est alliée avec les nazis, et qu’ils débarquent eux aussi. James les aperçoit à temps pour empêcher Catherine de vouloir sauver son père et, heureusement, le village comprend à temps que le nazi est l’homme horrible et méchant dont elle leur a parlé.

Ce dernier veut savoir jusqu’où sont prêts à aller les hommes d’Aset pour elle, et ainsi, il organise un combat entre un garde du village et Stefan, l’autre nazi qui ne sert pas à grand-chose et se fait bien sûr maîtriser assez vite par le non-terrien. On notera qu’il se bat pourtant bien et avec pas mal d’honneur, mais que dans les derniers instants, il a besoin de son boss pour gagner le combat. Celui-ci tue sans scrupule le garde qui prouvait sa bonne foi religieuse, et tout le village est dépité par la tournure des événements, mais tenu en respect par Aset. En tout cas, les nouveaux alliés du trio, Motawk et Kasuf, doivent être heureux de ne pas s’être portés volontaires comme il le voulait initialement, empêchés respectivement d’y aller par Wasif pour Motawk et par le couple pour Kasuf…

Ensuite ? Oh, rien de bien méchant : le nazi tue Stefan de sang-froid sous les yeux d’une Eva dépitée et forcée de le filmer. Eh oui, le voilà qui part en vrille dans sa soif de pouvoir notre bon vieux nazi. On se croirait dans la réalité dis-donc. Aset refuse de ramener à la vie le garde avec la baguette d’Horus, qu’elle brise au passage, parce que le garde est mort avec honneur.

C’est ainsi tout le village qui se tourne vers le trio pour se débarrasser des nazis. Evidemment. Nous voilà donc en route vers une fin de saison qui a pour but de tuer les nazis, comme dans n’importe quelle bonne production américaine. Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.

09.jpgÉpisode 9 – 17/20
She knows. Do not be a hero Catherine.

Le trio part en mission anti-nazi avec Motawk et Kasuf, ce dernier refusant initialement de lire les coordonnées que lui montre Catherine, avant de lui expliquer qu’il les a déjà vus dans une cave près des mines. On développe un peu nos connaissances géographiques, donc, alors que le groupe se sépare : Catherine et Kasuf se rendent à la cave, alors que les trois autres vont faire diversion pour sauver le professeur.

Kasuf explique le concept de Naquadah, sous la ville de Nagada (c’est recherché tout ça) alors qu’elle tente de lui faire un cours de théologie et de droit de l’homme. Bon courage. Si elle récupère la séquence qui lui permet de rentrer sur Terre, Catherine décide finalement de profaner le temple sacré et détruit les dernières coordonnées, pour être certaine que le nazi ne s’en ira jamais de cette planète, car son plan est bien sûr de sauver son père mais de laisser le nazi rôtir dans cette galaxie lointaine.

Pendant ce temps, Motawk et Wasif sont assez clairement en couple, avec un Motawk qui ne lâche plus la main de Wasif, ce qui est assez marrant. Je ne suis pas spécialement surpris, parce que ça fait quelques épisodes que c’est suggéré, mais ça change dans Stargate qui a toujours été assez conservatrice dans mon idée. C’est plutôt positif, j’imagine.

Ils ont pour plan avec James, complétement à côté de la plaque, de s’emparer du Naquadah et se rendent en secret dans la pyramide d’Aset – après tout, Kasuf est toujours censé y faire le ménage, j’imagine. Catherine et Kasuf les rejoignent justement et comprennent qu’ils doivent immédiatement mettre à exécution leur plan.

Du côté des nazis, Eva commence à se rebeller contre Wilhelm Brucke alors que le père de Catherine apprend que sa fille est sur la planète et proche des « caves ». Cela lui donne le courage nécessaire pour trahir enfin le nazi et se battre contre lui. Et au moment où Brucke, notre nazi donc, s’apprête à le tuer, Ra se dit qu’il est temps de rendre visite à Abidos. Eh bien, voilà qui est définitivement plein de surprises !

Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.

10.jpgÉpisode 10 – 20/20
When you least expect it.

La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure. Du coup, on nous offre le baiser Motawk/Wasif à l’arrache, histoire de conclure cette storyline, avant d’envoyer Catherine s’opposer à Brucke et le toucher non pas d’un, mais de deux coups de feu qui ne font que le blesser. Son père réussit à convaincre Catherine de ne pas le tuer car il n’en vaut pas la peine, et sans surprise que Brucke sort un flingue de sa botte pour les tuer – l’idiot a oublié qu’Eva aussi a un pistolet et un fort désir de revanche. Elle s’émancipe donc du nazi et le tue, surtout que le nazi lui-même préférait soudainement son pouvoir à Hitler. C’est con.

Tout ça n’occupe que deux minutes de l’épisode : Eva se fait ensuite dégommer pour le principe alors qu’elle ne le méritait pas spécialement et Aset refuse de laisser partir Catherine et son père avec tous leurs souvenirs. Et voilà comment une pirouette leur permet de rétablir la mythologie : Aset les lobotomise, faisant tout oublier de la langue au père et donnant pour mission à Catherine d’assembler une équipe assez puissante pour détruire Ra…

C’est vraiment facile tout ça, mais c’est amusant de voir toute la base de la saga réécrite ainsi. On peut dire adieu à la saison 2 en revanche, même si je ne crois pas qu’elle était prévue. En fait, Aset est sacrément humaine : elle déteste Ra, a un héritier illégitime et laisse des terriens se promener sur sa planète sans prévenir pour autant le Dieu. Pas trop de surprise à voir celui-ci débarquer pour se venger, averti par Serqet, chargée à présent de tuer tous nos héros.

Cette saison ne se termine pas en happy end DU TOUT. Sur Terre, notre nazi préféré se fait dégommer par Serquet sans même le savoir, à cause d’un coup de son arme qui passe à travers la Porte des Étoiles. Motawk et Wasif sont capturés par Ra qui en fait des Goaulds sans le moindre scrupule, sans même comprendre que Wasif est un terrien, du coup. Ils ont bien fait de s’embrasser tant qu’ils le pouvaient encore. Un peu comme James et Catherine : James retrouve sa copine lobotomisée et se débrouille pour la faire revenir sur Terre, avant d’être exécuté par Serquet. Wow. C’est drôlement violent comme fin de saison (alors cela dit, on ne voit pas la blessure de James… manque de budget ou ouverture pour une suite improbable ??).

Ra déplace ensuite la Porte des Étoiles et détruit le temple d’Aset, alors que la tablette pour entrer les coordonnées est détruite par Serquet. De même, le village vers lequel Yasuf retournait se fait pulvériser. Le voilà qui doit désormais gouverner Nagada, une cité détruite.

Sur Terre, le professeur et Catherine reviennent et n’ont aucune idée de leur voyage. Catherine ne se souvient même plus de Wasif ou James, la Porte des Étoiles intéresse les nazis qui veulent la racheter, James et Wasif sont portés disparus et Catherine se retrouve avec du Naquahda en poche. Et c’est tout. Pour la suite, il faudra regarder le film et les séries Stargate.

11

EN BREF – Cette saison commençait faiblement, mais m’a replongé dans l’univers Stargate à merveille, me donnant envie d’en revoir plus (bon, je n’ai pas le temps pour ça, mais franchement, c’est inattendu comme envie après tout ce temps !). En plus, je m’attendais à une websérie un peu bof bof, mais son écriture était dynamique et fun, et s’il y a bien quelques épisodes moins bons, l’ensemble tient quand même super bien la route.

La fin était bien plus noire que ce que j’attendais d’une websérie si drôle. La pirouette était obligatoire pour respecter la mythologie de la franchise, et je suis heureux de ce lavage de cerveau en règles, mais de là à buter tout le village, James, tous les allemands de la série, Aset et son bébé… C’était quelque peu radical.

J’adore quand ça finit mal cela dit, et là, je suis servi, d’où la jolie note finale pour conclure la saison en beauté !

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Stargate Origins – S01E04-05

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 4 et 5 de Stargate Origins.

Capture d'écran 2018-02-24 14.28.26.pngÉpisode 4 – 14/20
There’s no seven symbol.

J’ai dû attendre plus longtemps que prévu avant de voir ces deux nouveaux épisodes, faute de les trouver, mais finalement j’ai pu mettre la main dessus et c’est tant mieux. J’espère quand même qu’ils parviendront à trouver une solution pour nous ouvrir une appli similaire à Stargate Command en France, parce que ça paraît tout de même être une idée géniale. Sinon, mettez toute la franchise sur une plateforme qui soit Netflix ou Amazon et je ne vous dirais rien.

Quant à cet épisode, il était plus faible que les précédents, mais pas raté pour autant, ne serait-ce que pour la musique qui renvoie immédiatement à l’ensemble de la franchise.

Un serviteur nettoyant la porte est le point d’entrée de cet épisode qui voit le trio Catherine/James/Wasif (oups, c’est donc comme ça qu’il s’appelle, je vais aller modifier ma critique de la semaine dernière) débarquer sur une nouvelle planète. On suit donc leur exploration des lieux et si les dialogues évitent certains temps morts, il ne se passe tout de même pas grand-chose dans cet épisode 4 : Cat découvre qu’ils sont coincés faute de septième chevron à enclencher (et c’est un mystère pour la suite de la série : comment reviendront-ils ?), Wasif découvre qu’ils ne sont plus sur Terre en regardant par la fenêtre et James, déjà effrayé par la non-possibilité de retour, découvre le nazi mort.

De ces découvertes successives, je retiens surtout une bonne dynamique établie dans le duo, même si les disputes de couple entre James et Cat sont un peu chiantes, il faut bien l’avouer. Wasif apporte un bon contrepoint humoristique, alors ça va. Bon, il est rapidement assommé en revanche, et la femme guerrière qui s’attaque à lui permet d’apporter de l’action à l’épisode puisqu’elle s’en prend ensuite au couple.

Le combat fait un peu de la peine à voir, mais il est bien chorégraphié malgré tout : on sent que le couple n’est pas habitué à se battre aussi, on a un Wasif qui fait une réflexion sur cette femme qui sait trop bien se battre et on nous introduit dans la mythologie d’Origins les anneaux qui permettent de se téléporter sur un vaisseau. Grâce à ceux-ci, ils parviennent à se débarrasser de la guerrière.

Le nettoyeur du début d’épisode, effrayé par la porte des étoiles à l’origine, revient finalement et les aide, malgré la barrière de la langue. L’épisode se termine sur Cat qui oublie sa broche, la guerrière qui revient et la trouve et sur le trio embarquant son nouveau guide à l’abri. Mouais, mouais, mouais. Heureusement qu’il y avait un bon humour, franchement.

Capture d'écran 2018-02-24 14.43.59.pngÉpisode 5 – 16/20
Sit tight and wait ? God, he’s worse than you!

Voilà le trio qui explore la planète désertique sans eau et moi qui accroche beaucoup trop à une websérie qui s’en tire bien avec cet épisode, malgré un budget qu’on devine limité. Ce que j’aime surtout, au-delà de la science-fiction, c’est que le budget restreint force les scénaristes à s’attarder sur les relations entre chaque personnage. On est sur des interactions très classiques, surtout pour Stargate qui a toujours bien maîtrisé l’exercice, mais ça me plaît bien.

Le nouveau guide du trio s’appelle Kasuf, et j’ai adoré la scène de présentation entre les personnages. Cela permet la création de liens amicaux entre eux, donc c’est intéressant. Toutefois, Kasuf les mène droit vers une tente où ils sont faits prisonniers.

Ailleurs sur la planète, la reine est triste d’apprendre que les hommes savent combattre et se sont échappés des griffes de sa guerrière. Il y a tout de même le problème qu’on ne sait pas bien où elle était dans l’épisode précédent ou que la websérie a la flemme très concrète d’introduire sa mythologie avec des explications. Stargate Origins est surtout écrite pour des fans de Stargate, pas pour de nouveaux téléspectateurs. Vous me direz, c’est logique pour une application permettant de revoir tout Stargate, mais c’est dommage, je trouve qu’ils ratent une opportunité. Sinon, il est aussi question de Ra, qui terrifie tout le monde (tu m’étonnes), et d’un débat entre la reine et sa guerrière. Mouais.

Encore ailleurs, les nazis tournent en rond. On découvre qu’ils ont pu garder leur équipement, mais que leurs armes leurs ont été retirées. Allez trouver la logique là-dedans : comment faire la différence entre une arme et une valise pleine d’objets divers et variés, franchement ? Il était nécessaire de voir ce que ces personnages devenaient, mais ce n’était pas bien passionnant. Tout au plus, on voit Eva continuer de vouloir tout filmer et la mise en place d’un nouveau plan dont on ne sait rien.

C’est heureusement mieux sous la tente où le trio est prisonnier. J’aime définitivement les dynamiques entre eux et tout l’humour que ça apporte à la série. Wasif parvient à se libérer, puis il libère Cat et James. Ils sont malheureusement surpris par un garde contre lequel s’engage un combat enfantin qui termine par un Wasif blessé à mort.

Sur le moment, je me suis senti dégoûté car je ne voulais pas perdre le personnage, mais ça n’a duré qu’une demi-seconde avant que je comprenne que le but très clair était de montrer la médecine carrément plus au point de leur planète par rapport à la nôtre. Il n’empêche qu’avoir peur de perdre un personnage après seulement 50 minutes de série, c’est la preuve d’une bonne écriture et d’une histoire dans laquelle je suis plus investi que je ne l’aurais cru.

Oh, et mention spéciale pour Heinrich, le seul nazi resté sur Terre, qui reprend son rôle comique pour une scène dans cet épisode. Efficace.

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