Here and Now – S01E04-06

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 4 à 6 de la première saison d’Here and Now.

04Épisode 4 – Hide and Seek – 15/20
Nothing is far away in this apartment.

Trois semaines plus tard, me revoilà pour retrouver cette série, Portland et surtout les quelques personnages que j’aimais bien. On ne va pas se mentir, les trois dernières semaines se sont déroulées super rapidement, ça fait bien une semaine que je me dis tous les soirs qu’il faut que je regarde un épisode et que je ne le regarde pas, et j’ai du coup tellement attendu que 1) j’ai oublié certaines choses, c’est évident ; 2) j’en attends beaucoup trop et 3) je sais que je ne verrais pas tout en un visionnage car la série est trop bavarde pour ça.

Qu’à cela ne tienne, je me lance et on verra bien. Audrey et Greg débattent de la perte de job de celle-ci et des manières de réagir : ils ont besoin d’argent pour ça, donc ils décident de contacter un ancien ami qui a toujours eu envie de coucher avec Audrey pour lui réclamer de l’argent. OK.

À la piscine, Duc tourne une vidéo pour son travail, ou pour son instagram, ou les deux : le but est de se montrer plus sportif qu’il ne l’est pour convaincre les réseaux sociaux d’acheter son livre.

Ashley organise l’anniversaire de sa fille, c’est-à-dire qu’elle gère en disant à Malcolm de tout faire. S’il a tout fait, il a quand même demandé à ce que les réponses atterrissent sur la boîte mail d’Ashley, qui n’a rien reçu. Triste.

Farid s’amuse sur le jeu vidéo de Ramon pour mieux cerner son patient et reçoit un appel de sa femme qui lui demande de faire tout un tas de choses que l’on sait bien qu’il ne fera pas, tout absorbé qu’il est par l’étrange jeu de Ramon. Ce dernier est en plein travail, même s’il n’est pas évident de se concentrer avec Henry qui a d’autres idées en tête. Bon, il ne se passe donc rien dans ce début d’épisode.

Ils passent l’épisode dans l’appartement de Ramon à passer du bon temps ensemble… jusqu’à ce que Ramon commence à être trop curieux sur le passé d’Henry et se retrouve à lui faire la déclaration bien pourrie en mode « je sais ce que je veux et c’est toi ». Enfin, ça dure un temps, mais Henry a la mauvaise idée de critiquer un peu trop les jeux vidéos, et hop, voilà Ramon qui flippe de nouveau d’être instable sans les jeux, et d’être schizo (Bingo !) comme son oncle.

Ramon se réveille au milieu de la nuit suivante pour découvrir qu’Henry a disparu en laissant son portable derrière lui.

Greg continue de conseiller la vie de son étudiant, Michael, ce qui n’a aucun sens : si mon prof préféré pétait des câbles comme ça, j’arrêterais de l’écouter. Et il ne serait pas mon prof préféré, également, mais bon. Duc se pointe au bureau de son père pour lui demander d’écrire l’avant-propos de son livre, et la gêne est totale, surtout avec Michael présent dans la pièce.

Dès que Duc s’en va, Greg s’en plaint car il ne sait pas quoi dire. Michael accepte donc de lire le livre de Duc pour en parler et peut-être inspirer Greg.

Duc passe le reste de l’épisode à faire son boulot. C’est bien le seul à travailler dans cet épisode, mais son travail consiste surtout à maintenir ses réseaux sociaux actifs, alors ça va. Je sais bien que c’est contraignant et parfois épuisant, mais il y a tout de même des bons côtés.

Ashley passe la journée au téléphone à chercher quelqu’un pour la fête d’anniversaire de sa fille et est interrompue dans son non-travail par sa mère cherchant à créer un kickstarter pour relancer sa carrière. Malheureusement, c’est une idée pourrie, comme l’anniversaire d’Haylee.

Ashley décide finalement d’organiser un pique-nique familial pour sa fille, et c’est Audrey qui se retrouve à l’organiser alors qu’elle envisage de démissionner et de ne pas contacter son riche ami. Elle est en pleine crise car elle n’a rien à montrer au monde, contrairement à tout le reste de sa famille. Rien ? Si, sa vie bourgeoise. Bon, au moins, elle s’en rend compte.

Le couple envisage donc un voyage… bientôt, un jour prochain, etc. Mais pas tout de suite, parce que Kristen, parce que Ramon, bref, des parents.

Kristen se rend au lycée et se retrouve à se faire draguer par Navid sans s’en rendre compte et à tomber amoureuse du beau gosse pas si beau de sa classe, Spencer. Leur prof associe toutefois Kristen et Navid pour un exposé sur le monde qui les entoure, donc le rapprochement ne tardera pas à se faire : il serait temps pour elle, parce qu’elle est quand même sacrément seule.

Malheureusement pour elle, Spencer est aussi un connard : il l’invite à une soirée pour qu’elle lui fasse une pipe, qui se déroule mal quand elle y met les dents. Il lui demande donc de rester à distance, mais d’être malgré tout son objet sexuel et elle se casse donc. Belle vision de la sexualité – autant l’idéalisation américaine est souvent ridicule, autant on part là dans l’extrême inverse.

Le lendemain, elle se rend chez Navid qui l’accueille avec son voile et lui pose le milliard de questions que tout le monde voulait poser au personnage. Cela se passe drôlement bien et pour la première fois, ils ont une vraie conversation amicale qui fait du bien à l’un comme à l’autre, se sentant l’un et l’autre validé.

J’étais mauvaise langue avec Farid qui a fait tout ce qu’il fallait niveau courses pour satisfaire son hôte… mais aussi lui-même. Il ramène donc du vin à la soirée, puis psychanalyse leur pauvre hôte avant de critiquer les musulmans et faire honte à sa femme en buvant beaucoup trop et en critiquant la religion. Ah ben elle qui se faisait un plaisir de venir à ce dîner, elle est servie avec son mari critiquant la foi devant Chuck.

La fin de l’épisode se concentre sur le pique-nique familial qui commence mal : Kristen est coincée dans la voiture avec sa mère qui découvre le sextoy de son mari, et comme elles ne savent pas ce que c’est, Kristen envoie la photo à l’ensemble de la famille. Magnifique. Sinon, Henry est toujours aux abonnés absents.

La fête d’anniversaire se passe à merveille, avec la petite qui ose souffler ses bougies maintenant que le Bingo 11 est terminé, et de jolies images de tout le casting qui s’éclate avec des bulles et un drone. De beaux souvenirs pour tout le monde, jusqu’à ce que Greg avoue la vérité à sa femme sur l’utilité de l’objet qu’elle a trouvé. Elle le prend bien, pensant que c’est pour leur vie sexuelle. Dur de ne pas détester Greg à ce moment-là.

La famille se met alors à jouer à cache-cache dans les bois et Ramon trouve une chouette cabane dans laquelle il se cache. On sent immédiatement qu’on en arrive enfin à la partie la plus intéressante de l’épisode, avec l’intrigue 11h11 qui débute dès qu’il ferme les yeux.

Il se réveille en effet dans une caverne totalement différente où il entend un téléphone sonner ; téléphone qui le mène dans une cuisine où une femme déclare être sa mère, avant de se griffer le visage et de partir en flamme, alors qu’un soldat masqué le poursuit.

Ramon se met à hurler à la mort et toute sa famille se précipite sur lui, incapable de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Grosso modo, la série réintroduit longuement, très longuement chaque situation pour mener enfin en fin d’épisode à ce qui nous intéresse vraiment. Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.

05Épisode 5 – From Sun Up to Sun Down – 16/20
Get a life, Portland!

Allez j’enchaîne, même si ma migraine, qui avait disparu avant l’épisode 4 est peu à peu en train de revenir.

Audrey et Greg s’inquiètent pour Ramon, lui-même en bien mauvais état et en train de raconter à son psy tout ce qu’il s’est passé depuis leur dernière séance – et son premier rêve, qui réveille quelques flashbacks pour Farid aussi : il a clairement vu sa mère s’arracher le visage avec quatre ongles, histoire de faire 11:11. La séance vire à la catastrophe quand Ramon refuse une fois de plus d’arrêter la drogue et qu’Audrey entre dans le bureau.

À l’école, Ashley rencontre la mère de Baldwin, présentée par une maîtresse un brin raciste, pour changer. L’autre mère a dans son sac une lotion capable d’apaiser Haylee, et Ashley se sent honteuse de ne pas être à la hauteur. Du coup, quand elle déjeune avec son père, elle craque. C’est plutôt intéressant de voir cette conversation entre les deux personnages, puisque ça enchaîne sur les différences entre eux concernant le racisme et la manière de vivre alors même qu’ils sont de la même famille.

La journée d’Ashley n’est pas prête de s’améliorer quand Malcolm est heureux de rencontrer les parents de Baldwin et accepte leur invitation à dîner un barbecue – qui finit par un dessert beaucoup trop classe.

Le dîner est toutefois une angoisse totale pour Ashley qui essaye de se montrer meilleure qu’elle ne l’est mais est définitivement beaucoup trop intéressante quand elle parle de mode – je veux en savoir plus. L’intérêt de toutes ses scènes, toutefois, était d’en revenir au racisme banalisé et à son ressenti difficile, avec une absence d’intégration et une incapacité à se sentir bien dans sa famille et face à un couple noir. Il est dur de trouver sa place en étant adopté, donc.

Pendant ce temps, Audrey se décide finalement à contacter son riche ami et le fait depuis l’ordinateur de son mari, où elle découvre le site de Famiko et les tromperies de Greg, par accident et pur hasard. La nouvelle la dévaste, tu m’étonnes, alors que je remarque surtout que la série se déroule en mai 2018. Le futur a l’air plutôt sympa. Je ne sais pas pourquoi ils diffusent la série si tôt du coup, elle est écrite pour respecter un calendrier.

Bref, Audrey rejoint Duc pour faire du sport, et elle ne lui dit rien évidemment, mais se défoule les nerfs avant de venir rencontrer son vieil ami millionnaire. C’est beau comme ils se retrouvent et partent immédiatement en débat politique qui lui permet d’obtenir un entretien où elle pourra défendre son projet de financement.

Ramon rentre chez lui et découvre qu’Henry l’attend tranquillement, sans la moindre idée des inquiétudes de Ramon et de ses délires récents. Il s’est absenté en oubliant son téléphone, et ne connaissant pas le numéro de Ramon, il n’a rien pu faire.

Alors qu’Henry part travailler, Ramon reçoit la visite de Duc, assez porteur de jugement sur son appartement dans un sale état et sa manière de vivre. Pour changer de sujet, Ramon avoue à Duc qu’il pense avoir vu sa mère biologique lorsqu’il a halluciné, et demande à Duc s’il se souvient de la sienne. Oh, oui, il s’en souvient de sa mère et Carmen choisit ce moment pour lui envoyer un message. Je me demandais où elle était passée elle, c’est cool d’avoir des nouvelles !

Il accepte d’aller prendre un thé avec elle, et c’est top de la retrouver dans la série. Dès qu’il se sent dragué, Duc ressort la carte du « celibate », chasteté à vie, mais il lit bien mal la situation, car Carmen non plus ne se sent pas de re-rentrer dans une relation amoureuse.

Kristen et Navid font leur projet scolaire et ont les mêmes idées que tout le monde, ce qui énerve Kristen. Elle embarque Navid dans un périple différent, avec une soudaine envie de manger ; mais c’est en plein milieu du Ramadan, d’où le titre de l’épisode.

Alors que Kristen raconte à Navid son amour du porno gay, elle aperçoit Henry et décide de le suivre, pour le découvrir dans un squat avec un autre homme qui lui fait un câlin. Mystère, mystère, mais c’est mal barré pour sa fidélité quand il dit à Ramon être en train de travailler.

Du coup, Navid et Kristen attendent 2h qu’Henry sorte de la tente du SDF, leur permettant d’apprendre à se connaître encore un peu plus et laissant Kristen incertaine de ce qu’elle doit faire ou non vis-à-vis de Ramon. Henry, lui, sait très bien ce qu’il doit faire : il retourne chez Ramon et couche avec. Une nouvelle fois, la série nous les présente comme un couple apprenant à se connaître, Henry est bien mystérieux, mais Ramon lui dit qu’il l’aime – sans attendre de retour. C’est frustrant tout ça.

De son côté, Greg pète un énième câble à l’université alors qu’Audrey est occupée à le ghoster. Quand il rentre chez lui le soir, il propose à Audrey un voyage vers une nouvelle destination : l’Antarctique. Et il est à fond dans son idée. Il ferait mieux de se calmer et d’écouter ce qu’Audrey a à lui dire, parce qu’elle est beaucoup trop forte.

Autant je la détestais dans les premiers épisodes, autant dans le précédent, j’ai commencé à l’apprécier. Au début de cet épisode, elle était insupportable de nouveau, mais cette révélation de la trahison de son mari est vraiment puissante et la rend beaucoup trop géniale- c’était inattendu. Elle fout donc Greg à la porte, ce que Kristen entend bien sûr alors qu’elle se repassait la vidéo d’Henry et du SDF. Et franchement, l’actrice joue grave bien la scène où elle entend sa mère mettre son père à la porte et où son monde s’écroule, en fait.

Enfin, Farid pète un câble à cause de ses séances avec Ramon, et je peux comprendre pourquoi, parce que les coïncidences s’avèrent énormes. Sa femme est plus rationnelle que lui (mal ?)heureusement et elle parvient à le calmer… un temps. Elle lui propose de recommencer à prendre ses médicaments et Farid s’inquiète de ce qu’elle a pu dire à leur fils sur son passé. Elle assure n’avoir rien dit, alors il s’isole pour… jouer au jeu de Ramon, bien sûr.

Dedans, il découvre un nouveau niveau avec des papillons et c’est un flashback de son enfance qui lui permet d’avancer le jeu vers… des hommes au dos mutilé, comme le sien. Sa femme s’inquiète de plus en plus pour lui quand elle le voit jouer comme ça et flipper de ce qu’il découvre, mais il faut dire que c’est troublant.

La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé par gouttes dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu !

06.jpgÉpisode 6 – Fight. Death. – 17/20
Te conozco. Como te conozco ?

« Je ne regarderai pas trois épisodes ce soir » disait-il au début de l’épisode 4, « je n’arrive pas à rattraper la série » disait-il en rédigeant les 500 mots du jour, et le voilà à 1h du matin à commencer un épisode de 58 minutes. C’est malin. Et cet épisode commence bien, avec un rêve de Farid où il rencontre la mère de Ramon et parle espagnol. Si une phrase lui reste en tête, il n’arrive pas à l’écrire à son réveil, surtout qu’il tente de l’écrire en anglais, et ça ne fonctionne pas spécialement comme ça. Quant à moi, j’étais ravi, c’était un espagnol assez lent et ça me remettait dans le bain d’une langue qui me manque trop. Je suis plus doué que Farid en espagnol, heureusement, mais il perce assez vite le mystère du rêve où on lui reproche de manger tous les papillons.

Duc passe et repasse devant la maison de Carmen en faisant son « jogging » matinal, qui tient plus du sprint à son rythme. Greg, quant à lui, a dormi dans son bureau à l’université et Michael le réveille avec le manuscrit de Duc et la préface parfaite pour le livre. Il invite Michael à la salle de sport où il a rendez-vous avec Duc qui les entraîne. Michael dépasse totalement les limites et avoue avoir lu le manuscrit de Duc, qu’il aime et qui ressemble beaucoup aux écrits de son père.

Greg profite de ce temps avec Duc et Michael pour leur parler de son frère, tué pendant la guerre près du village de Duc. Et une fois cette scène plus ou moins triste passée, Greg déconne de nouveau en passant la préface de Michael à Duc, la faisant passer pour la sienne… Sympa et pas tordu du tout la relation Michael/Greg, ou la relation Duc/Greg.

En parallèle, Ashley est réveillée par un message d’une amie bienveillante lui envoyant l’interview d’Audrey passant pour une extrémiste blanche ridiculisant le racisme. Elle accuse sa mère dès qu’elle en a l’occasion, surtout vu sa situation actuelle et tous les reproches qu’elle n’a jamais fait sur son éducation.

Venant de sa fille, Audrey est blessée de voir qu’elle n’est ni écoutée, ni comprise, mais la conversation tourne court. Ashley se rend au Krav Maga, où elle se fait une nouvelle amie complétement cinglée avec un flingue dans son sac de sport. Ah les américains.

Une fois de plus, sa journée va encore empirer : elle récupère Haley à l’école et découvre que sa fille a subi des insultes racistes. Bien sûr, la mère de Chloé, l’enfant lui ayant dit qu’elle était un caca, refuse de croire Ashley sur le sujet… et appelle Malcolm dans son dos, mettant en plus Malcolm de son côté alors qu’il est évident que le problème vient de Chloé. En plus, j’ai trouvé Ashley super calme face à la situation, donc elle méritait vraiment que son mari la traite bien mieux que ce qu’il a fait ; même si elle se prend le revers du karma après avoir ignoré les explications de sa mère le matin même.

Ce matin-là, d’ailleurs, Kristen prend un café avec Ramon et lui avoue, avec vidéo à l’appui, qu’elle a vu Henry probablement le tromper. En toute logique, Ramon s’en prend à elle, refusant de voir la possible vérité en face. Je pense qu’il a plus raison que Kristen, mais avec les éléments que l’on a pour l’instant, il est plutôt en tort.

Ramon annule tout de même son rendez-vous avec Farid pour aller mettre la honte à Henry sur son lieu de travail, en bon adulte responsable. Comme il le comprend enfin SDF, il ne supporte pas son mensonge par omission et décide de rompre avec. Voilà qui est fait : il a le cœur brisé et ne sait même pas si Henry a été infidèle ou pas, mais bon. En ce qui me concerne, je reste persuadé que non, mais je suis pressé d’avoir des explications.

Après cette rupture difficile où il récupère sa clé, Ramon se rend dans sa chambre d’enfant où il retrouve ses dessins de quand il était gamin. Outre une obsession pour les papillons, il découvre un dessin de femme avec des traces de griffure sur le visage et un enfant ensanglanté. Étrange. Il préfère dormir dans son ancien lit que de s’en préoccuper toutefois, jusqu’à ce qu’Audrey rentre et console son fils au cœur brisé.

Audrey, elle, se fait embaucher sans le moindre mal par son ancien crush qui est clairement encore amoureux d’elle et lui tolère tout le budget qu’elle veut. Quand elle rentre, elle écoute son fils au cœur brisé plutôt que de se concentrer sur le sien, et lui ment sur sa relation avec son mari.

Pour préserver les apparences, elle demande donc à Greg de ramener la nourriture voulue par Ramon, sans avouer la vérité à ses enfants qui n’ont pas besoin de ça, évidemment. Audrey en profite pour lui dire ce qu’elle pense des gens aux relations adultères, devant Greg qui soutient que l’amour reste le plus important.

De son côté, Kristen vit mal la réaction de son frère et s’en confie à Navid, qui n’a pas spécialement le temps comme il se rend à la prière. Du coup, il embarque Kristen avec lui au minaret et celle-ci se découvre un intérêt soudain pour la religion qui lui permet un moment de calme et de bienveillance, surtout avec la mère de Navid qui s’occupe d’elle.

Pendant ce temps, Farid rend visite à un vieil oncle qui lui permet de prendre conscience que les papillons de son rêve sont bien les biscuits qu’il adorait quand il était enfant.

Le soir, il a le droit à un dîner de famille où Navid et sa mère débattent religion et serment. Farid les interrompt pour donner son opinion sur les rêves et la manière dont nous sommes probablement tous connectés grâce à eux. Il faut dire qu’il a de quoi être perturbé le pauvre.

En fin d’épisode, Duc débarque chez ses parents pour offrir une bouteille à son père, et il découvre au passage que son père trompe sa mère avec une prostituée. S’il y en avait bien un qui n’avait pas besoin de l’apprendre, et surtout comme ça, c’est bien Duc. C’est improbable quand même, parce que Ramon et Kristen sont à l’étage et n’entendent rien.

Duc décide donc de demander un délai supplémentaire pour la préface. Après avoir viré Greg une fois de plus, Audrey monte dans la chambre de sa fille, de nouveau en train d’écouter la Torah. Greg retourne à l’université où Michael l’appelle pour lui dire qu’il est enfin fiancé… et se prend une portière de voiture alors qu’il fonçait à toute allure en vélo. Si j’avais vu venir l’accident stupide pour ce cliffhanger, ça n’en reste pas moins frustrant.

Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.

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Rise (S01)

Synopsis : Inspirée d’une histoire vraie, la série raconte la vie d’un professeur passionné qui monte un club de théâtre où tout le monde chante. Ouais, c’est à peu de choses près Glee, mais avec plus de sous et, j’espère, de cohérence scénarisitque.

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Pour commencer, vous devez vous dire que je suis taré de commencer une nouvelle série, encore, alors même que j’ai deux semaines de retard dans mon planning sur pas mal de séries que je meurs d’envie de voir (Here and Now et HTGAWM, je pense à vous)… mais la vérité, c’est que depuis que j’ai entendu parler de Rise il y a plusieurs mois maintenant, je meurs d’envie de la voir : elle fait partie des nouveautés que j’attendais le plus cette année et ce n’est pas leur bande-annonce du Superbowl qui a cassé mon élan en me mettant « Glorious » en tête à chaque fois que je pense à la série.

Il faut dire aussi que ça fait un moment que je cherche une série musicale à commencer, parce que je n’en ai plus et que ça me manque, parce que oui, je suis comme ça, j’adore quand ça chante, puisque j’adore chanter moi-même, comme peuvent parfois douloureusement le savoir ceux qui me suivent sur snapchat ou me connaissent pour de vrai. Aimer chanter ne veut pas dire savoir chanter, c’est tout le problème, mais qu’importe, une telle série ne pouvait passer en-dehors de mon radar. À défaut de rattraper tout Crazy Ex-Girlfriend ou Nashville, je donne donc sa chance à cette petite nouvelle.

Ils ont su trouver les bons arguments avec cette série en même temps : Josh Radnor (HIMYM) et Amy Forsyth (Channel Zero No-End House), il n’en fallait pas plus pour me convaincre. J’ai visionné l’épisode en tout début d’après-midi, mais n’ai pas eu le temps de vous en parler plus tôt, mais voilà, je suis là et c’est parti pour mon avis. Comme d’habitude, sur cette page, il n’y aura pas de spoilers, et pour les avoir, il faudra lire la critique complète en cliquant sur un titre d’épisode 😉

Note moyenne de la série : 15,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
La série est chouette, mais j’en attendais vraiment beaucoup plus après la promo effectuée ces derniers mois autour d’elle. Les comparaisons avec Glee sont inévitables, même si l’ambiance est très différente et bien plus réaliste dans Rise. Malgré ce réalisme (ou peut-être à cause de ?), le pilot peine à convaincre en allant beaucoup trop vite en besogne et en ne développant pas assez ses personnages. Bref, la réalisation passe plutôt bien (malgré des filtres lumineux et zooms pas nécessaires), mais l’écriture n’est pas encore au point, et c’est dommage. Finalement, ce n’était pas si Glorious.
S01E02 – Most of all to Dream – 16/20
Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.
S01E03 – What Flowers May Bloom – 15/20
Franchement, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, mais tout est très convenu : c’en est au point où j’ai du mal à croire que ce soit inspiré d’une histoire vrai tant c’est prévisible. Les personnages ne sont pas très originaux, l’histoire elle-même semble réchauffée, et pourtant, il y a un aspect réaliste des coulisses de l’organisation d’un spectacle qu’on ne voit nulle part ailleurs. Je reste mitigé après trois épisodes, mais je continue d’avoir envie de la regarder et c’est déjà ça.
S01E04 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.
S01E05 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.
S01E06 – Bring Me Stanton – 16/20
Rien d’extraordinaire dans cet épisode, qui ne reprend pas le même délire que la semaine dernière, mais ça se passe malgré tout plutôt bien pour la série qui a un peu plus d’oxygène qu’avant je trouve. Le schéma des épisodes devient de plus en plus formel et classique (avec des problèmes perso qui se croisent au moment d’une grande solution pour le spectacle de théâtre) et on se retrouve « en temps réel » avec un épisode = une semaine. Sympathique, mais toujours pas incontournable.
S01E07 – This Will God Willing Get Better – 15/20
Les épisodes passent et la série semble avoir commencé il y a un siècle sans que les choses n’avancent vite. C’est donc un nouvel épisode de transition qui permet de faire le point sur les intrigues de vie d’à peu près tout le monde, avec enfin quelques avancées attendues depuis un moment déjà, alors que ce n’était jamais que le septième épisode.
S01E08 – The Petition – 16/20
C’est toujours aussi inégal, avec des personnages que je déteste et d’autres dont les intrigues sont bien menées. Finalement, la meilleure scène vient de personnages totalement secondaires alors que les rebondissements autour du spectacle me passionnent de moins en moins. Une chose est sûre, j’espère qu’il s’agira d’une mini-série, car je ne suis pas motivé pour une saison 2 là.
S01E09 – Totally Hosed – 14/20
Un épisode sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison qui a vraiment beaucoup de choses à traiter encore. Je ne suis pas sûr que la série bouclera toutes ses intrigues et c’est dommage, parce que je ne suis pas sûr non plus qu’il y ait le matériel pour une saison 2… On verra bien, de toute façon, mais la série n’aura pas su décoller autant que je l’espérais en la commençant.
S01E10 – Opening Night – 17/20
Soulagement ! La série est annulée, mais elle se termine sur une vraie fin et avec des conclusions (plus ou moins) satisfaisantes pour chaque intrigue. Le spectacle de fin d’année est là et la série nous le fait vivre, quitte à ce que ce soit long par moment. Dans l’ensemble, cet épisode final apporte donc ce qu’il fallait de dénouement et d’adieu à son large casting.

Série annulée, mais avec une vraie conclusion.

Rise – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de Rise.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
I’m taking over the theater department

Petit montage musical habituel de base pour commencer la série avec notre professeur qui se rend en cours en voiture et l’introduction rapide des étudiants assez clichés pour des lycéens. Tout aussi cliché, le prof de littérature qui ne parvient pas à passionner sur Les Raisins de la colère réussit à obtenir la tête du département dramatique de son lycée. C’est parti pour la promotion qui se fait au détriment de sa collègue présentée comme insupportable par le proviseur…

… Et par sa première scène où elle détruit un excellent spectacle de Grease plutôt bien géré par ses étudiants. Elle marque toutefois des points en montrant que le lycée n’en a rien faire du théâtre, au point de diviser par deux le salaire du professeur en charge de ce département. Oups.

Sans trop de surprise, la culture musicale des scénaristes est au point avec les filles du professeur fan d’Hamilton et une femme, Gaelle, pas fan de voir son mari prévoir de s’absenter plusieurs soirs par semaine.

La présentation des personnages est totalement clichée… Au Diner de la ville, nous avons le droit à une étudiante qui paye ses études en travaillant et qui remarque son patron en train de harceler une autre employée, le sportif du lycée, Robbie, dort en cours, a une mère à l’hôpital et gère en rap, la bitch du lycée, déjà dans la production Grease, est heureuse de voir son père rentrer à la maison sous le regard dépité de sa mère et le prof rencontre l’étudiant chargé des lumières, Maashous, un grand timide. Au moins, cette partie de la série ne sera pas ignorée comme dans Glee, j’imagine. C’est plus fort que moi : la comparaison est inévitable, mais la série s’en tire bien pour l’instant.

La bitch du lycée, Zoe Gwen, déteste l’élève sérieuse, Lilette, pour ne pas dire la Gabriella d’High School Musical, parce que sa mère a couché avec son père. OK, OK. Sans trop de surprise, elles se retrouvent en compétition et c’est Lilette qui obtient le rôle alors que Gwen a toujours les premiers rôles habituellement. Bizarrement, la compétition entre les deux est oubliée pour le reste de l’épisode.

Simon aussi est déçu des auditions : il se retrouve dans le 5e rôle masculin de la pièce, gay en plus, alors qu’il défend trop fortement son hétérosexualité pour être crédible dans un rôle hétérosexuel et alors qu’il a une famille très catholique qui n’approuvera pas ce rôle. Il est surtout énervé de voir que Robbie va obtenir le rôle de Melchior, le rôle principal, alors qu’il n’est qu’un footballeur. Pour convaincre la star du lycée de devenir littéralement la star du spectacle, le professeur a la bonne idée de lui donner une note qui l’empêche de jouer une semaine, à moins qu’il accepte de passer l’audition.

Ce qui tombe bien, c’est qu’il est clairement attiré par Lilette, alors les auditions sont facilitées et se déroulent à merveille. Il obtient le rôle, sans problème, mais dit ne pas vouloir participer au spectacle. Le problème reste que c’est un joueur de foot, mais finalement sa maman parvient à le convaincre d’écouter la petite voix dans sa tête qui lui dit de faire le spectacle.

Le prof rencontre aussi ensuite, grâce à Maashous, Margaret, une fille qui souhaite devenir un homme et se fait désormais appeler Michael. Et juste comme ça, grâce aussi à l’aide de Jeremy, un autre lycéen sorti de nulle part, le casting est complet et les premières chansons du spectacle sont répétées dans un montage musical au top, qui rend même verte de jalousie l’ancienne directrice du département de théâtre, Tracy, qui a accepté de rester aider.

Lilette passe l’épisode à flipper que les rumeurs de Gwen sur sa mère soient vraies, et grâce à l’aide de Simon, elle découvre que c’est bien le cas : sa mère a une relation avec le coach du lycée, Sam, qui est aussi le père de Gwen et un connard qui refuse de voir Robbie diviser son attention et chanter plutôt que de jouer. Quant à Lilette, elle se retrouve en conflit avec sa mère dont elle est très déçue, forcément !

Lou a aussi des problèmes à la maison, avec un fils qui cache de l’alcool et qu’il veut emmener à une réunion d’alcooliques anonymes. Voilà qui promet, surtout quand il ramène Maashous chez lui après avoir découvert qu’il dormait à l’école – et il lui donne la chambre de son fils, normal.

La fin de l’épisode voit Simon avouer à ses parents qu’il veut jouer le rôle d’un personnage gay, contre leur avis, juste avant que Lou se fasse retirer son nouveau poste : à vouloir monter Spring Awakening, une pièce qui parle de suicide, de grossesse, d’homosexualité et tout un tas d’autres sujets problématiques, il se fait virer et Tracy reprend son poste.

Le truc, c’est qu’en si peu de temps, Lou a marqué tous les étudiants qui refusent le changement de spectacle qu’on veut leur forcer à faire. Les voilà qui brûlent tous les costumes du spectacle qu’ils auraient pu faire pour faire entendre leur voix et leur décision de ne pas être réduit à un spectacle mauvais. Même Robbie décide finalement de chanter plutôt que de jouer, même Tracy préfère voir Lou en poste plutôt qu’elle.

Du côté du casting, je n’ai rien à redire, avec des acteurs que j’ai tous trouvé plutôt très convaincants dans des rôles bien mal écrits. Oui, parce que non seulement tous les personnages sont clichés, mais je trouve qu’il manque beaucoup de choses dans ce pilot. Je parlais ci-dessus de la comparaison à Glee, et la première chose qui frappe ici est le réalisme puisque nous voyons les personnages auditionnés s’entraîner et répéter un spectacle. Ça, ça fait du bien à la série… mais alors autant le pilot de Glee terminait sur un « Don’t stop believing » très convaincant, autant le pilot de Rise se conclue sur un « I believe » qui sort de nulle part. Les doutes des personnages ont été à peu près montrés, mais on ne sait pas bien comment leur avis d’origine a changé si rapidement, ni comment ou pourquoi ils se finalement si soudés. Certes, ils sont une troupe, mais des moments d’amitié entre eux auraient été bienvenus. Bref, proposer autant de montages faisant défiler le temps était un pari risqué qui n’a pas trop pris sur moi. Je reste curieux de ce que ça va donner, et il y a de bonnes propositions malgré tout, mais ce n’est pas aussi génial que ce que le promettait les bandes annonces.

Bon, et sur le plan technique, la série est un peu perturbante avec des zooms dignes de mockumentary à la Park & Rec qui cassent un peu l’ambiance. J’attends d’en voir plus pour donner un avis définitif, mais ça n’est pas la série géniale que j’en attendais pour l’instant !

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Stargate Origins – S01E06-10

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 6 à 10 de Stargate Origins.

06.jpgÉpisode 6 – 15/20
The only reason you think magic is dangerous is because you don’t have it anymore.

C’était histoire de gonfler un peu les stats de la semaine dernière du côté du nombre d’épisodes vus que je me suis dit que Stargate Origins serait parfaite, alors j’ai commencé cet épisode hier, puis je me suis fait interrompre en plein milieu. Sur des épisodes de dix minutes, faut le faire ! Quoiqu’il en soit, il est temps pour moi d’achever cette courte saison et de voir où ils souhaitent aller avec ça.

On reprend sur le groupe de nazis montrant la vidéo et l’existence des nazis à leurs nouveaux amis d’une autre planète. La bonne nouvelle, c’est que les habitants d’Abidos ont besoin de nouveaux alliés, donc ils acceptent d’être plutôt sympathiques avec eux quand ils découvrent les images vidéos.

En plus, la reine comprend le fonctionnement d’une arme à feu, et ça la fait rire, probablement parce qu’elle se sent puissante. En fin d’épisode, elle parvient à négocier de nouveaux esclaves terriens grâce à l’aide du professeur, qui refuse de traduire dix secondes pour le principe. C’est tout de même problématique, même si c’était rigolo de voir les nazis comparés à des esclaves obéissants.

Pendant ce temps, sous leur tente, James et Catherine s’engueulent et se reprochent l’un l’autre ce qui est arrivé à Wasif, qui se repose et se réveille nu, et flippé par sa nudité attention. Finalement, on lui donne des vêtements et il révèle qu’il parle l’ancien égyptien, ou en tout cas suffisamment pour le comprendre et proposer des bribes de traduction. Si j’ai bien aimé le voir reprocher à Catherine l’impossibilité de l’interrompre, je trouve ça un peu gros que quand il s’écriait « danger ! », il ne l’ait pas traduit ; mais bon. Voilà le trio parti pour des négociations avec leurs hôtes qui veulent les retenir prisonniers.

Cela ne dure pas bien longtemps : le collier de Catherine, celui récupéré enfant dans le pilot, est en fait le signe de Ra, donc les geôliers s’agenouillent et s’excusent immédiatement devant elle. C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours.

07.jpgÉpisode 7 – 16/20
Naquahda, naquahda !

Naquahda, naquahda, voilà les Daltons ! Les nazis se mettent à faire du troc : des hommes contre du Naquahda, une matière capable de rendre jeune et éternel, et de tuer n’importe quel ennemi facilement. Cela aide bien forcément, le nazi se fait tout un film sur son futur reich et je crois bien qu’il veut devenir führer à la place du führer. Allez comprendre pourquoi, l’allemand continue de parler anglais tout du long, avec son accent pourri, même dans les clips de propagande.

Pendant ce temps, Catherine et ses amis se font un festin, Wasif devenant pote avec Motawk, qui l’a pourtant poignardé, et Catherine comprenant soudain, en se droguant, toute la logique de la série : le carnet trouvé par le nazi contient des symboles qu’elle n’a jamais vus parce qu’ils ne viennent pas de la Terre, mais de celle sur laquelle elle se trouve actuellement.

Elle comprend donc et l’ancien Egyptien de mieux en mieux, et le plan des nazis de devenir éternels et de prendre le pouvoir suprême sur Terre. Cela ne l’empêche pas de se détendre pour la soirée, dans les bras d’un James dégoulinant de sueur avec qui elle passerait bien beaucoup de bon temps dans la tente de leur guide. La drogue aide bien à détendre l’atmosphère pour tout le monde et la réalisation nous montre les personnages partir en vrille, ça me rend curieux de voir l’épisode suivant.

Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.

08.jpgÉpisode 8 – 16/20
You have no good side.

Le lendemain, James et Catherine se réveillent au son d’un gong annonçant l’arrivée d’Aset dans le village. Le problème est qu’Aset est évidemment la reine qui s’est alliée avec les nazis, et qu’ils débarquent eux aussi. James les aperçoit à temps pour empêcher Catherine de vouloir sauver son père et, heureusement, le village comprend à temps que le nazi est l’homme horrible et méchant dont elle leur a parlé.

Ce dernier veut savoir jusqu’où sont prêts à aller les hommes d’Aset pour elle, et ainsi, il organise un combat entre un garde du village et Stefan, l’autre nazi qui ne sert pas à grand-chose et se fait bien sûr maîtriser assez vite par le non-terrien. On notera qu’il se bat pourtant bien et avec pas mal d’honneur, mais que dans les derniers instants, il a besoin de son boss pour gagner le combat. Celui-ci tue sans scrupule le garde qui prouvait sa bonne foi religieuse, et tout le village est dépité par la tournure des événements, mais tenu en respect par Aset. En tout cas, les nouveaux alliés du trio, Motawk et Kasuf, doivent être heureux de ne pas s’être portés volontaires comme il le voulait initialement, empêchés respectivement d’y aller par Wasif pour Motawk et par le couple pour Kasuf…

Ensuite ? Oh, rien de bien méchant : le nazi tue Stefan de sang-froid sous les yeux d’une Eva dépitée et forcée de le filmer. Eh oui, le voilà qui part en vrille dans sa soif de pouvoir notre bon vieux nazi. On se croirait dans la réalité dis-donc. Aset refuse de ramener à la vie le garde avec la baguette d’Horus, qu’elle brise au passage, parce que le garde est mort avec honneur.

C’est ainsi tout le village qui se tourne vers le trio pour se débarrasser des nazis. Evidemment. Nous voilà donc en route vers une fin de saison qui a pour but de tuer les nazis, comme dans n’importe quelle bonne production américaine. Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.

09.jpgÉpisode 9 – 17/20
She knows. Do not be a hero Catherine.

Le trio part en mission anti-nazi avec Motawk et Kasuf, ce dernier refusant initialement de lire les coordonnées que lui montre Catherine, avant de lui expliquer qu’il les a déjà vus dans une cave près des mines. On développe un peu nos connaissances géographiques, donc, alors que le groupe se sépare : Catherine et Kasuf se rendent à la cave, alors que les trois autres vont faire diversion pour sauver le professeur.

Kasuf explique le concept de Naquadah, sous la ville de Nagada (c’est recherché tout ça) alors qu’elle tente de lui faire un cours de théologie et de droit de l’homme. Bon courage. Si elle récupère la séquence qui lui permet de rentrer sur Terre, Catherine décide finalement de profaner le temple sacré et détruit les dernières coordonnées, pour être certaine que le nazi ne s’en ira jamais de cette planète, car son plan est bien sûr de sauver son père mais de laisser le nazi rôtir dans cette galaxie lointaine.

Pendant ce temps, Motawk et Wasif sont assez clairement en couple, avec un Motawk qui ne lâche plus la main de Wasif, ce qui est assez marrant. Je ne suis pas spécialement surpris, parce que ça fait quelques épisodes que c’est suggéré, mais ça change dans Stargate qui a toujours été assez conservatrice dans mon idée. C’est plutôt positif, j’imagine.

Ils ont pour plan avec James, complétement à côté de la plaque, de s’emparer du Naquadah et se rendent en secret dans la pyramide d’Aset – après tout, Kasuf est toujours censé y faire le ménage, j’imagine. Catherine et Kasuf les rejoignent justement et comprennent qu’ils doivent immédiatement mettre à exécution leur plan.

Du côté des nazis, Eva commence à se rebeller contre Wilhelm Brucke alors que le père de Catherine apprend que sa fille est sur la planète et proche des « caves ». Cela lui donne le courage nécessaire pour trahir enfin le nazi et se battre contre lui. Et au moment où Brucke, notre nazi donc, s’apprête à le tuer, Ra se dit qu’il est temps de rendre visite à Abidos. Eh bien, voilà qui est définitivement plein de surprises !

Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.

10.jpgÉpisode 10 – 20/20
When you least expect it.

La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure. Du coup, on nous offre le baiser Motawk/Wasif à l’arrache, histoire de conclure cette storyline, avant d’envoyer Catherine s’opposer à Brucke et le toucher non pas d’un, mais de deux coups de feu qui ne font que le blesser. Son père réussit à convaincre Catherine de ne pas le tuer car il n’en vaut pas la peine, et sans surprise que Brucke sort un flingue de sa botte pour les tuer – l’idiot a oublié qu’Eva aussi a un pistolet et un fort désir de revanche. Elle s’émancipe donc du nazi et le tue, surtout que le nazi lui-même préférait soudainement son pouvoir à Hitler. C’est con.

Tout ça n’occupe que deux minutes de l’épisode : Eva se fait ensuite dégommer pour le principe alors qu’elle ne le méritait pas spécialement et Aset refuse de laisser partir Catherine et son père avec tous leurs souvenirs. Et voilà comment une pirouette leur permet de rétablir la mythologie : Aset les lobotomise, faisant tout oublier de la langue au père et donnant pour mission à Catherine d’assembler une équipe assez puissante pour détruire Ra…

C’est vraiment facile tout ça, mais c’est amusant de voir toute la base de la saga réécrite ainsi. On peut dire adieu à la saison 2 en revanche, même si je ne crois pas qu’elle était prévue. En fait, Aset est sacrément humaine : elle déteste Ra, a un héritier illégitime et laisse des terriens se promener sur sa planète sans prévenir pour autant le Dieu. Pas trop de surprise à voir celui-ci débarquer pour se venger, averti par Serqet, chargée à présent de tuer tous nos héros.

Cette saison ne se termine pas en happy end DU TOUT. Sur Terre, notre nazi préféré se fait dégommer par Serquet sans même le savoir, à cause d’un coup de son arme qui passe à travers la Porte des Étoiles. Motawk et Wasif sont capturés par Ra qui en fait des Goaulds sans le moindre scrupule, sans même comprendre que Wasif est un terrien, du coup. Ils ont bien fait de s’embrasser tant qu’ils le pouvaient encore. Un peu comme James et Catherine : James retrouve sa copine lobotomisée et se débrouille pour la faire revenir sur Terre, avant d’être exécuté par Serquet. Wow. C’est drôlement violent comme fin de saison (alors cela dit, on ne voit pas la blessure de James… manque de budget ou ouverture pour une suite improbable ??).

Ra déplace ensuite la Porte des Étoiles et détruit le temple d’Aset, alors que la tablette pour entrer les coordonnées est détruite par Serquet. De même, le village vers lequel Yasuf retournait se fait pulvériser. Le voilà qui doit désormais gouverner Nagada, une cité détruite.

Sur Terre, le professeur et Catherine reviennent et n’ont aucune idée de leur voyage. Catherine ne se souvient même plus de Wasif ou James, la Porte des Étoiles intéresse les nazis qui veulent la racheter, James et Wasif sont portés disparus et Catherine se retrouve avec du Naquahda en poche. Et c’est tout. Pour la suite, il faudra regarder le film et les séries Stargate.

11

EN BREF – Cette saison commençait faiblement, mais m’a replongé dans l’univers Stargate à merveille, me donnant envie d’en revoir plus (bon, je n’ai pas le temps pour ça, mais franchement, c’est inattendu comme envie après tout ce temps !). En plus, je m’attendais à une websérie un peu bof bof, mais son écriture était dynamique et fun, et s’il y a bien quelques épisodes moins bons, l’ensemble tient quand même super bien la route.

La fin était bien plus noire que ce que j’attendais d’une websérie si drôle. La pirouette était obligatoire pour respecter la mythologie de la franchise, et je suis heureux de ce lavage de cerveau en règles, mais de là à buter tout le village, James, tous les allemands de la série, Aset et son bébé… C’était quelque peu radical.

J’adore quand ça finit mal cela dit, et là, je suis servi, d’où la jolie note finale pour conclure la saison en beauté !

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