9-1-1 – S01E03 : Next of Kin

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du troisième épisode de la première saison de 9-1-1.

03.jpgÉpisode 3 – Next of Kin – 19/20
I hate my life. I’m weird. I don’t have any friends.

J’ai appris ma leçon et je n’ai pas mangé devant cet épisode, mais j’étais tellement impatient de l voir que je me suis jeté déçu pour être RAVI de tomber sur un clown. Non merci. Moi qui espérais retomber directement sur le cliffhanger, j’étais servi.

Cette série va rapidement me faire devenir paranoïaque dans ma vie quotidienne – comme si je ne l’étais pas déjà assez. Cette fois, c’est un coup de vent qui emporte un château gonflable dans les airs pendant une après-midi d’anniversaire qui ne se passait pas si bien que ça de toute manière. Voilà un anniversaire dont le gamin se souviendra en tout cas, ce n’est pas tous les jours qu’on voit un château dans le ciel.

Finalement, personne ne meurt, malgré de grosses blessures et une intervention compliquée. Forcément, tout cela n’était qu’une diversion avant d’en revenir à la fille d’Athena, qui a pris… d’anciens médicaments de sa mère. Dur, dur la culpabilité et longue est l’attente.

Elle est prise en charge par une équipe de secouristes qu’on ne connaît pas et les parents se retrouvent dans un couloir d’hôpital à l’attendre. C’est aussi une superbe occasion pour qu’Athena rencontre le nouveau mec de son mari, puisqu’il l’a amené de toute urgence sur place.

Finalement, Athena et son mari peuvent approcher leur fille, encore inconsciente. Quand elle se réveille, elle leur révèle qu’elle a tenté de se suicider suite à un harcèlement scolaire. Tout semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que les services sociaux arrivent. Bienvenue aux États-Unis, où suite à une tentative de suicide de mineurs, les services sociaux privent l’enfant de contact avec ses parents. Bon, en même temps, ça paraît logique avec certaines familles et certaines situations, mais la décision paraît totalement sans cœur. De mémoire, en France, l’enquête n’est pas obligatoire, et pas dans ces conditions. Après, j’en sais trop rien.

Toujours du côté de la vie personnelle, Chimney demande Tatiana, sa copine, en mariage. Celle-ci n’est pas vraiment prête pour ça et ça fait de la peine à voir, surtout que Chimney a déjà des problèmes de confiance en lui à gérer au boulot où Bobby ne lui laisse que la partie la plus chiante du boulot.

Il arrive à la caserne encore énervé alors que ses collègues jouent aux jeux vidéo, et ça enchaîne sur une terrible dispute entre collègues. Bobby est honnête avec Chimney qui prend très mal que son supérieur lui affirme qu’il vit dans le mensonge. Et comme la série a décidé de nous en faire voir de toutes les couleurs dans cet épisode et de nous propulser dans un épisode qui pourrait déjà être une fin de saison, Chimney enchaîne sur un accident de voiture assez prévisible – même si j’ai cru bêtement qu’il allait s’en tirer et même si j’ai pensé qu’il allait réussir à faire un truc héroïque en étant le premier sur les lieux d’un accident.

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Finalement, donc, il est gravement blessé par l’accident, finissant avec une barre de métal dans le crâne. Normal. Une fois de plus, la série marque de très bons points avec cette intrigue possiblement digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Au moins, on sait qu’on suivra ce cas médical jusqu’au bout.

C’est effectivement le cas, mais pas avant d’avoir de jolies scènes entre collègues, dignes de réconciliations et finalement pleine de culpabilité de l’avoir laissé partir. Les images de l’opération sont loin d’être belles à voir, car c’est sanglant.

Chimney finit… dans un coma, dont personne n’est sûr de le voir se réveiller. C’est beaucoup d’un coup dans cet épisode quand même.

Du côté d’Abby, qu’on n’a pas vu pendant bien longtemps dans cet épisode, c’est l’heure de l’anniversaire de sa mère. Elle peut donc retrouver Tom Scavo, son frère. Je suis très content de revoir cet acteur dans une série, parce qu’il le mérite vraiment, même si je ne l’associe qu’à son rôle dans Desperate Housewives rien qu’avec cette critique. Bref, l’état de leur mère empire puisqu’elle oublie carrément que c’est son anniversaire au beau milieu de l’ouverture des cadeaux et le frère d’Abby s’inquiète et pour sa mère, et pour sa sœur.

Il essaye donc de convaincre Abby de placer leur mère afin qu’elle puisse recommencer à vivre sa vie normalement. Il est de nouveau question de son ex, Tommy. Perturbée par tout ça, elle appelle Buck et il la réconforte comme il peut – ne lui parlant pas de ses problèmes à lui. Abby en déduit qu’elle veut garder sa mère auprès d’elle.

Une autre urgence emmène l’équipe de pompiers à libérer des clandestins d’un camion. C’est une bonne occasion pour que Hen s’énerve contre quelqu’un qui le mérite (le chauffeur) et pour que l’on voit une nouvelle situation d’urgences qui se déroule mieux.

Quand on retrouve Athena, elle est énervée après Laila, l’élève qui a harcelé sa fille. Franchement, elle fait peur et ce n’est pas un cliffhanger que j’aime. L’autre cliffhanger est bien plus sympa puisque Chimney se « réveille » de son coma. Il n’est pas encore capable d’ouvrir les yeux, mais il communique avec ses mains. Toutefois, il doit digérer l’absence de Tatiana. Il ne peut pas savoir que Bobby a tenté de la faire venir et qu’elle a refusé. Après tout, elle ne voulait pas s’engager auprès de lui et cet accident la pousserait à s’engager encore plus. C’est tout bonnement atroce, car il est difficile de ne pas la détester, même si ses arguments sont tout à fait logiques et véridiques aussi.

Bon, je ne sais plus quoi penser de la série qui n’a cette fois vraiment plus grand-chose à voir avec un procédural. Je me demande comment ils vont tenir la distance sur la saison, et sur la saison 2, puisque la série est évidemment renouvelée. Il y a énormément de tension à chaque épisode et une gradation à chaque fois. Ce n’est pas évident de maintenir un tel niveau dans une série. Je sais, je sais, je ferais mieux de savourer plutôt que de m’inquiéter de la suite ; et pour l’instant, je suis entièrement plongé dans cette série à chaque épisode. Moi qui pensais rapidement m’en lasser, je suis mal servi (ou trop bien par rapport à ce que je mérite).

LA to Vegas – S01E03 : Two and a Half Pilots

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 3e épisode de LA to Vegas.

03.jpgÉpisode 3 – Two and a Half Pilots – 16/20
Please, have you seen your ass? Because I haven’t.

Cette semaine, on commence directement dans l’avion où Ronnie est à l’heure pour une fois. Le pilote, Dave, arrive également dans les temps, mais avec un plâtre à la main, ce qui l’oblige à se faire remplacer même s’il essaye de travailler. Il est remplacé par le Capitaine Steve, qu’il déteste évidemment.

Tout est fait pour qu’on le déteste aussi puisqu’il a un caractère pourri. Tout cela rend presque Dave sympathique, puisque tout le monde adore Steve. Ce qui est marrant aussi est de voir Dave forcé de faire le trajet avec les autres passages. Il déteste ça, mais pas autant que Steve. Ce dernier veut bien évidemment lui voler son poste.

Dave demande de l’aide à Bernard et Ronnie, qui refusent d’abord. En effet, ils aiment bien Steve… jusqu’à ce qu’il s’avère être horrible avec eux. Le problème, c’est que Dave apprend qu’il peut également récupérer le poste de Steve sur les vols internationaux. Bon, on sait bien que tout rentrera dans l’ordre en fin d’épisode, mais il est drôle de les voir tous progressivement se mettre à détester Steve.

La conclusion est plutôt sympathique avec une critique du Canada parce qu’on est dans une série américaine et un Steve qui s’attaque à Dave… qu’il a fait devenir un simple passager. C’est radical et ça le fait virer du vol. Cette intrigue était sympathique et se déroulait sans mal, avec de bons jeux de mots et références. En plus, pour une fois, le personnel de l’avion interagit peu avec les passagers, et ça fonctionne malgré tout.

Du côté des passagers, tout commence dans le terminal où Colin se prépare à fêter l’anniversaire de son fils. Forcément, ça attire la curiosité des autres passages habituels, Artem et Nichole. Il en a marre d’eux et s’en débarrasse comme il peut. C’est un peu tôt dans la série pour montrer ce genre de division, mais ça fonctionne bien, même si on sent tout de suite vers quoi ça se dirige : une cohésion finale inévitable. Dans l’avion, Colin et Ronnie échangent une rapide conversation sur l’enfance de celle-ci, et c’est tout.

Pour la première fois, ce qui se passe dans l’avion n’est donc pas le centre de l’histoire pour les passagers. Là encore, ça me paraît un peu tôt dans la série, mais c’est une excellente nouvelle car la série s’ouvre ainsi de nouveaux horizons : désormais, son terrain de jeu passe de l’aéroport/avion à l’ensemble des deux villes du titre.

En effet, à Las Vegas, l’organisation de la fête d’anniversaire du fils de Colin vire au désastre et comme il ne connait personne en ville, il appelle Ronnie, qui appelle Artem à la rescousse. Dès lors, il est évident que la fête se déroulera dans la boîte de Nichole, même si les scénaristes se permettent un détour qui apportait quelques bonnes blagues.

Dans l’ensemble, cette sous-intrigue était plus faible du côté de l’écriture, parce que bien plus prévisible et moins fournie en jeux de mots, mais ça restait drôle. La conclusion réunit tout le monde à l’aéroport et s’amuse des nouveaux liens d’amitié entre passagers, de la vie routinière de Ronnie et de l’arrivée d’un nouveau pilote. L’ensemble reste quelque peu vieillot c’est sûr, la série aurait été la même si elle avait été écrite en 2008… mais en même temps, c’est une formule qui a fait ses preuves.

Bref, j’accroche bien à cette comédie qui ne révolutionne rien, mais qui fait passer le temps de manière sympathique. Cette semaine, la structure des deux premiers épisodes est bouleversée, histoire de montrer que la série a un terrain de jeu plus important que prévu. Et ça marche !

 

The Gifted – S01E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux derniers épisodes de la première saison de The Gifted.

12.jpgÉpisode 12 – eXtraction – 16/20
Genetics don’t have to be destiny.

L’épisode commence comme d’habitude par un flashback, mais il n’empêche que c’est le début de la fin de saison, alors je suis un peu plus triste que d’habitude. Nous sommes quatre ans plus tôt et l’on suit la vie de Campbell qui voit son frère en phase terminale.

Il donne ensuite une conférence qui sonne très professeur Xavier. Il paraissait d’abord être un type bien, mais soudain il s’énerve quand il parle des mutants et il fait apparaître le cinglé que nous connaissons.

Dans le présent et au QG, nous apprenons qu’un meeting anti-mutants va avoir lieu à Charlotte et les triplées Frost veulent y enlever Campbell. Tout l’épisode va se diriger vers ce meeting, et c’est tant mieux, car les choses sont claires dès le départ. Clarice est totalement contre, mais elle se fait remettre à sa place quand les triplées révèlent qu’elles connaissent son passé.

Elle décide d’en parler à John et celui-ci lui dit d’abord qu’il s’en fiche avant de s’énerver qu’elle lui apprenne avoir aidé la Confrérie. Bon, nous sommes dans l’univers X-Men, je sais, mais je trouve que la série n’introduit pas assez bien les différents groupes. On serait dans les comics, ça passerait bien, mais là, je ne sais pas, quelque chose manque.

Marcos est toujours contre le fait de travailler avec les Frost et Lorna le rassure en lui disant qu’elles ne pourront interférer dans leur relation. Ça, c’est le langage série pour nous prévenir qu’elles vont le faire.

Marcos, Lorna, Clarice et John suivent donc les triplées vers leur planque, qui est une maison plutôt jolie et déjà vue dans la série lors des épisodes précédents. Cette fois, leur boss n’est plus là et il n’y a qu’Esme pour parler à Lorna. C’est rigolo, l’actrice change complètement si elles sont trois ou une : quand les trois sont à l’écran, son jeu semble presque robotique, alors qu’elle est bien plus humaine en tête à tête avec Lorna ou Clarice – qu’elle tente de convaincre l’une et l’autre de la rejoindre parce que, eh, elles se ressemblent après tout.

Lorna et Clarice ont l’occasion d’en parler quand elles se changent pour se faire passer pour des membres de la sécurité du meeting (alors que les mecs parlent de désir de revanche, youhou). C’est surtout une sous-intrigue qui permet de gagner du temps avant la montée en tension. Clarice est définitivement la voix de la raison dans cet épisode.

En parallèle, les Strucker sont de retour au QG, ou à la maison, c’est selon le moment. Si Caitlin est heureuse d’être de retour, ce n’est pas le cas de tous les mutants autour d’elle.

Andy recommence à se renseigner sur sa famille alors que Lauren n’a plus Wes pour s’occuper. Du coup, elle se rend compte que son frère est en train de perdre les pédales et partir en vrille totale à cause des Frost. Décidément, elles sont partout.

Heureusement, il y a une affaire qui va les mettre d’accord et lancer la deuxième intrigue de l’épisode. Campbell apprend qu’il manque une partie des travaux du père de Reed au labo, et il n’aime pas bien cette idée car il compte bien s’en servir pour supprimer le gêne X. Du coup, les hommes de Campbell se lancent dans de vastes recherches sur le travail de papy Strucker, quitte à parler à mamie.

Hop, l’ensemble de la famille Strucker se rend la chercher et la voir à son travail. Les parents vont lui parler – lui apprenant au passage la mort de son ex-mari de la manière la moins diplomatique possible, et laissent les enfants faire le guet, ce qui promet une catastrophe à venir ; surtout qu’ils passent leur temps à s’engueuler.

Reed et Caitlin tentent de convaincre Helen de les suivre, mais ce n’est pas évident, même si elle finit par le faire quand il est question des services sentinelles menaçant sa famille. Dans la rue, Andy décide de s’en prendre aux agents venus interroger sa grand-mère, ce qui ne plaît pas à Lauren. Les deux se mettent à utiliser leurs pouvoirs l’un contre l’autre. Ah, les disputes entre frère et sœur ; ce n’est jamais une bonne idée.

J’aime beaucoup l’actrice interprétant Helen ; et bien sûr, elle finit par se souvenir d’un détail qui peut aider les Strucker : une certaine Madeline Risman a rendu visite à Reed quand il était petit alors qu’elle travaillait avec Otto. Or, c’est un nom de famille qui n’est pas inconnu pour ceux lisant les comics (spoiler alert : Matthew Risman est le dirigeant des Purifiers). Je ne sentais pas trop sa survie après cette scène, et elle dit heureusement au revoir à sa famille pour rejoindre un ami dans une ville lointaine.

De retour au QG, Caitlin s’occupe de ses enfants et les engueule, commençant à comprendre qu’il faut s’inquiéter d’Andy. Il serait temps, ça fait quelques épisodes qu’il déraille complétement.

À Charlotte, le meeting s’organise progressivement tout au long de l’épisode dans un joli hall de conférence où Campbell change le programme. Ce n’est pas le seul à faire des changements puisque les mutants ont enlevé Bennett, un intervenant qui possède donc une invitation, et lui ont fait changer ses gardes du corps – qui sont ainsi maintenant les Frost, Clarice, Lorna, John et Marcos. Nous en arrivons donc sur la fin d’épisode à la montée définitive de la tension : un discours anti-mutant est très clairement énoncé et on sent que les choses sérieuses vont commencer. Si l’épisode aurait pu être lent à faire monter cette tension progressivement, il n’en est rien et il passe plutôt vite.

Il va même trop vite sur certaines intrigues. Ainsi, John et Clarice font la paix en s’embrassant (putain, mais Sonya vient juste de mourir sérieusement) parce que Clarice a eu le bon réflexe en empêchant les Frost de torturer Bennett. Mouais.

Le plan pour capturer Campbell est déjà bien meilleur : Lorna brouille les signaux des téléphones pour que personne ne puisse communiquer, Clarice fait rentrer Marcos et John dans le bâtiment et ce sont eux qui doivent s’occuper d’enlever le médecin. Malheureusement, les choses se déroulent mal, notamment parce que la sécurité de Campbell contient un mutant qui ralentit et fait souffrir Marcos. Cela pose immédiatement problème puisque Campbell récupère une arme, prend en otage des enfants et parvient à s’enfuir.

L’épisode se termine donc sur le trio de mutants mal en point, poursuivis par des gardes leur tirant dessus. Marcos se protège comme il peut alors que John sert de bouclier à Clarice et… fin d’épisode. Bon, j’aurais aimé plus d’action dans celui-ci quand même, pour une première partie de final, c’est un peu faible : l’épisode était excellent, mais tout est gardé pour le 13e.

 13.jpgÉpisode 13 – X-roads – 19/20
The humans are coming after us.

Pour le dernier épisode de la saison, nous repartons quatre ans en arrière dans un hôpital psychiatrique où Lorna joue avec un bout de ferraille qui me rappelle Magneto, et qui deviendra un médaillon déterminant dans la suite de l’épisode. Elle y reçoit la visite d’une avocate qui lui propose de la sortir de là pour travailler avec les X-Men.

Le cliffhanger est rapidement évacué avec le trio qui sort du meeting grâce à Clarice et hop. Un peu rapide et frustrant, je m’attendais à de vraies scènes d’action, pas à Lorna qui sort d’une voiture pour exploser un poteau électrique. C’est sympathique comme scène, je ne dis pas, mais ça n’a pas l’effet escompté.

La série continue de travailler particulièrement le personnage de Lorna et de nous montrer comment elle est en train de changer d’avis. On nous montre que ses pouvoirs se développent à toute vitesse et qu’elle a peur pour son enfant. Du coup, la manipulation d’Esme fonctionne à merveille sur elle.

Les Frost ne sont pas très heureuses de voir comment tout s’est passé à Charlotte et elles parviennent à convaincre Lorna de venir avec deux d’entre elles. Si on aimerait bien croire que Lorna agit comme ça à cause de sa bipolarité, il est rendu très clair que Polaris n’a pas de problème avec le fait de tuer un connard comme Campbell. Il faut dire ce qui est, c’en est un. Il fait tout ça parce que son frère est mort d’une maladie génétique et a souffert.

L’agent Turner fait de plus son grand retour dans cet épisode et part à la recherche des Strucker en utilisant des mutants dont les pouvoirs combinés sont plutôt très efficaces. Tout l’épisode nous montre donc Turner se rapprocher du QG – où les dirigeants ne sont plus là, ça promet.

Au QG, les Strucker apprennent que l’opération de Charlotte était un échec. Andy veut intervenir, mais ce n’est pas l’avis du reste de sa famille ; ses parents comprenant donc enfin qu’il est parti en vrille. Andy décide donc de déménager d’un étage et Reed minimise clairement la situation.

Andy s’installe donc auprès d’autres adolescents alors qu’il réclamait plus d’espace privé. C’est sûr, un couloir, c’est beaucoup mieux. Il s’en prend à sa sœur une nouvelle fois alors qu’elle tentait de l’aider et nous n’avons pas trop le temps d’en voir plus car les Opérations Sentinelles sont repérés par les mutants.

Cela permet aux deux ados de tomber d’accord sur le fait que protéger tout le monde est la meilleure solution, alors que Caitlin s’affirme enfin. C’est beaucoup trop drôle de la voir s’énerver et se faire un allié d’un de ses ennemis de toute la saison pour protéger les enfants.

Malheureusement, les forces de l’ordre sont plus rapides à intervenir que les mutants à évacuer ; bloquant tout le monde à l’intérieur. Reed se prend subitement pour le chef et, sur une idée de Caitlin, il est décidé de créer un tunnel pour s’enfuir au plus vite. Deux équipes se mettent en place : celle qui suit Caitlin pour le tunnel et celle qui suit Reed pour le combat.

La tension est là, mais ça fonctionne bien de les voir travailler ensemble. Caitlin gère bien la stratégie du tunnel, Reed celle du combat, donc ça m’a bien accroché, même si l’ensemble restait par moment prévisible. Les ados Strucker s’amusent bien, Skylar aussi alors que le tunnel se transforme en travail à la chaîne.

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Les mutants du projet Hound débarquent et mettent à mal cette résistance de fortune, détruisant progressivement le QG. Alors que tout le monde s’enfuit, les ados Strucker décident de détruire le bâtiment en utilisant leurs pouvoirs combinés, quitte à peut-être se sacrifier au passage. Et les parents les laissent faire, sachant très bien que c’est la seule solution.

Leur histoire de tunnel était énorme à gober, mais autrement, c’était une très bonne fin de saison qui détruit donc le décor principal comme si de rien n’était. Voilà qui promet pour la suite.

Du côté de Lorna, Marcos, Clarice et John arrivent à temps pour la stopper, mais sa décision est prise. Elle a décidé de découper l’avion de Campbell en petits morceaux au moment de son envol, et Marcos ne parvient pas à la stopper. L’avion explose donc en vol, mettant tout le monde au sol et permettant à Lorna de s’enfuir. Et c’est tout.

L’agent Turner finit quant à lui dans de très mauvais draps : le QG est détruit, mais leurs alliés mutants sont morts, Campbell et un sénateur sont morts, et c’est lui qui est porté responsable de tout.

La conclusion est donc en demi-teinte pour cet épisode : Lorna est d’abord portée disparu, mais les ados Strucker ont survécu. Ils ont du mal à se faire à ce qu’ils viennent de faire, mais ils retrouvent au moins Marcos, Clarice et John.

Il leur reste à savoir quoi faire et ce n’est pas facile. Tout le monde discute du meilleur plan à suivre. Les Strucker, Marcos, John et Clarice sont pour la construction d’un nouveau QG, mais leur opinion est impopulaire, particulièrement auprès de Sage. C’est bien dommage, parce que Sage valait mieux que ça. Le débat s’envenime et forcément, c’est le moment qu’Esme et Lorna choisissent pour débarquer et proposer une deuxième option : celle de la voie terroriste, de la recréation du Hellfire Club et de l’offensive anti-humain.

Sans surprise, Sage et quelques autres figurants que l’on connaît bien pour leur caractère sanguin les suivent. Sans surprise non plus, Andy décide d’en faire autant. Ainsi, les deux familles fortes du début de la série, les Strucker et le couple Lorna/Marcos se retrouvent séparés sur le plan idéologique ; une séparation que l’on a senti arriver et qu’on a vu se mettre en place, mais qui n’en reste pas moins douloureuse ; surtout pour Marcos et Lauren qui ont droit à des au revoir bien froids.

C’était parfaitement amené et l’épisode a su apporter tout ce que je voulais qu’il apporte. Heureusement, la série est bien renouvelée pour une saison 2 l’an prochain, donc tout est bien qui finit provisoirement mal.

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EN BREF – Je m’attendais à une série désastreuse avec The Gifted et j’ai obtenu beaucoup plus que ce que j’imaginais. Je sais que la série est pas mal critiquée, mais moi, c’est tout à fait le type de séries qui me manquait énormément ces dernières années. J’ai toujours eu un faible pour les mutants – tout particulièrement pour la franchise X-Men – et pour Amy Acker ; j’aurais donc dû me douter que la série me plairait énormément.

Si elle est souvent prévisible et que sa construction est on ne peut plus classique, les thématiques abordées me plaisent, les effets spéciaux sont souvent excellents et les acteurs tous bons. J’y vois les défauts que certains lui reprochent, mais je suis tout simplement fan de ce type d’histoires, de ce genre de personnages et surtout de la construction de ces équipes.

La fin de saison divise un groupe qui avait tout pour rester uni et lance quelques pistes intéressantes pour la suite (notamment Turner, j’espère), tout en concluant vraiment la saison avec la mort de Campbell. Pour moi, cette première année de présentation des personnages et de l’intrigue est une introduction à l’univers très réussie, même si j’aurais aimé parfois plus de contexte.

En trois mots comme en mille, je suis fan.

 

Burden of Truth (S01)

Synopsis : Joanna Hanley, avocate dans une grande ville des États-Unis, revient dans sa ville natale pour s’occuper du cas d’un groupe de jeunes filles atteintes d’une mystérieuse maladie.

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Pour commencer, Burden of Truth fait partie de ces séries surprises dont je n’ai jamais entendu parler avant mais qui se sont imposées à moi du jour au lendemain. Concrètement, Yodabor l’a évoquée sur Twitter en disant qu’elle n’était pas au courant de son existence, et paf j’ai aussitôt su que je voulais la voir parce qu’elle marquait le retour de Kristin Kreuk… En tant qu’actrice, mais aussi en tant que productrice exécutive. Et si la série est si confidentielle, c’est qu’il s’agit d’une production canadienne.

Je ne suis pas le plus grand des fans de cette actrice – je n’ai jamais vu sa version de Beauty and the beast – mais je l’aimais beaucoup dans Smallville et après toutes ces années, je suis curieux de voir ce qu’elle est devenue. J’ai regardé la bande-annonce et je ne sais pas trop ce que je suis en droit d’attendre. Cela ressemblait à une série assez classique, mais en même temps le casting est sympathique et cette affaire de maladie peut avoir un impact top sur le long terme. On verra bien. Cela ne me coûte pas grand-chose d’essayer, à part beaucoup de temps et le sacrifice d’une série en retard. Des broutilles quoi.

Comme d’habitude, cette page contiendra mes avis sans spoiler et la critique complète sera accessible en cliquant sur le titre.

S01E01 – Wake Up Call – 16/20
Une petite série canadienne qui ne révolutionne rien, mais qui réussit bien à fixer son cadre et ses personnages. Le casting est bon (Kristin Kreuk vieillit bien), la petite ville sympathique, le mystère prenant. Je ne peux rien dire de vraiment négatif sur cet épisode, mais je n’irai pas non plus en faire un éloge. Je conseille la série à ceux qui cherchent à se divertir sans trop se prendre la tête. On est à la limite du guilty pleasure, mais c’est trop bon pour n’être que ça. Dans tous les cas, il suffit de se laisser porter.
S01E02 – The Bind That Ties – 16/20
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple avec une intrigue prenante, peu de moyens, mais tout ce qu’il faut pour garder son audience, hein ? C’est un peu le crédo de cette série. Comme la semaine dernière, je me suis laissé porter par cet épisode sympathique. L’intrigue avance bien, sans trop de détours et réussit à captiver.
S01E03 – Still Waters – 16/20
Régularité parfaite pour la série qui en est à son troisième 16 en trois semaines. D’épisode en épisode, je m’attache à l’intrigue et son mystère, ainsi qu’à son ambiance toute particulière. J’ai envie de revenir à Millwood à chaque épisode. Sans chercher à être exceptionnelle, elle veut bien faire et elle fait bien. Je suis vraiment convaincu par la série qui s’avère être une vraie bonne surprise pour l’instant… en espérant que ça dure !
S01E04  – Family Ties – 17/20
La série continue de me passionner, avec même un rebondissement que j’aurais dû voir venir mais qui m’a pris par surprise. Le rythme s’intensifie légèrement en fin d’épisode et donne véritablement envie de découvrir la suite et d’avoir le fin mot de l’histoire. Du coup, je m’attache encore un peu plus à la série, qui se gagne un point au passage par rapport aux semaines précédentes. Tout est proposé avec beaucoup d’honnêteté, tant dans l’écriture de l’intrigue que celle des personnages.