La saison 1 de Will (et pourquoi c’est cool)

Salut les sériephiles !

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Coup de pub : Hier, je me suis empiffré la fin de la première saison de Will et force est de constater qu’un grand nombre d’entre vous est passé à côté. J’ai vu peu de tweets sur la série dont les sous-titres VF traînent à arriver… mais j’ai apprécié cette saison, donc j’ai envie de vous embarquer dedans sans vous spoiler, pour vous convaincre de l’ajouter à votre liste de séries à voir plus tard ou pour ne pas passer à côté le jour où vous en aurez l’occasion, parce que l’audience, c’est…

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Personnellement, je trouve que la série a été plutôt mal vendue : en la commençant, je m’attendais à voir un drama historique retraçant la vie de William Shakespeare. Finalement, j’ai bien eu du drama, mais la partie historique est à négliger. Avant de commencer la série, il faut simplement savoir qu’il y a un conflit protestants/catholiques qui divise Londres, et plus généralement l’Angleterre. Je ne mentirais pas non plus : quelques connaissances des pièces de Shakespeare aident à apprécier certains jeux de mots et références discrètes. Toutefois, je pense qu’on peut passer à côté et aimer quand même la série.

Plus que l’histoire de la vie du dramaturge, la série surfe sur pas mal de théories : le fait qu’il soit catholique (l’intrigue majeure & fil rouge de la série), le fait qu’il n’écrive pas seul ses manuscrits, le fait qu’il n’ait pas pu tout inventer seul. C’est un parti pris qui permet finalement de rendre moins divin un personnage très mis en avant par la réalisation.

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Le vrai parti pris, cependant, est de moderniser autant que possible l’univers shakespearien, avec ce qu’il implique de transgression et de décalage, nous fournissant une version rock, voire punk, de l’Angleterre. Oui, ça perturbe, mais ça aide à entrer dans la série, surtout que j’adore les choix de BO qu’ils ont fait et que les représentations théâtrales sont bien gérées, du début chaotique à la fin plus moderne. Tout cela colle parfaitement à l’œuvre de Shakespeare qui n’a lui-même pas fait autre chose avec ses pièces historiques… Bref, l’ambiance est cool !

Côté personnages, on retrouve certes William, mais aussi d’autres figures historiques, toutes plus ou moins fictionnalisées pour les besoins de la série : Richard Topcliffe (un tortionnaire de catholiques), Christopher Marlowe (un autre dramaturge qui devrait être aussi célèbre que Shakespeare) ou encore les Burbage, une famille d’acteurs de la troupe, et notamment Richard et Alice, les frères et sœurs.

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Les premiers épisodes sont très bons, malheureusement ça se dégrade vite pour mieux repartir dès le 6. Ensuite, ça se dévore, grâce à de bons cliffhangers menant à une vraie conclusion, le renouvellement étant incertain. Je vous laisse jeter un œil à mes critiques si vous n’êtes pas encore convaincus, mais ça vaut le coup, promis !

C’est une porte ouverte sur une période sur laquelle on a peu d’informations, mais qui est passionnante. On se cantonne trop souvent à la littérature française et Molière en France, mais l’Angleterre vaut le détour.

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Bon visionnage 🙂

Midnight, Texas (S01)

Synopsis : Inspirée par des livres de Charlaine Harris (oui, oui, celle à qui l’on doit l’univers de True Blood), cette série suit la vie des habitants d’une petite ville, Midnight, où le concept de normalité est assez relatif : des vampires, des sorcières et bien d’autres créatures peuplent la ville, offrant un refuge pour tous les reclus de la société. Le cocktail parfait pour des histoires de gangs, de policiers et de passés troubles prêts à resurgir.

Saison 1 | Saison 2

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison, juste après sa diffusion.

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Pour commencer, je dois dire que j’attendais impatiemment cette série pour la regarder à la belle étoile, en chassant les moustiques et tout. Pas de bol, je la commence au beau milieu d’un mois de juillet qui pourrait aussi bien être un mois de novembre : j’ai ressorti le jean le jour et la couette supplémentaire la nuit, au secours !

Au-delà de l’ambiance moite de la série qui devrait me plaire, retrouver une portion de l’univers de True Blood est a priori plaisant, même si je ne pense pas que ça sera aussi sanglant ou tendu. Je suis curieux de voir ce que ça va donner : de toute façon, l’urban fantasy et moi sommes très amis. Je supporte bien Shadowhunters, c’est que je dois avoir un capacité de résistance toute particulière à ce sujet.

La bande-annonce m’avait bien plue, mais je ne l’ai pas revue pour m’éviter de trop me souvenir de choses avant de voir l’épisode. Je lance et on verra bien !

Avis à chaud (et sans spoiler) : Le pilot propose quelque chose d’assez convenu, avec un large casting de personnages possédant tous un secret (ou plusieurs) qui devraient occuper la saison 1 en parallèle de son fil rouge. C’est une série classique pour le genre de l’urban fantasy : ça plaira aux amateurs du genre sans rien révolutionner. Bref, ça se regarde, mais c’est un peu moins savoureux que ce que j’en espérais pour le moment.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Ci-dessous la critique à la semaine des épisodes, avec spoilers, bien sûr.

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Usually I’m the freak in the room

La série ne perd pas de temps à mettre en place son personnage principal, le medium Manfred Berenado et la présence de surnaturel. Sa séance se passe bien sûr mal avec une possession à l’arrache, mais ça propose une bonne introduction pour la série, avec du rythme pour nous expliquer comment et pourquoi Manfred se retrouve à déménager à Midnight.

Ce pilot est pour tout dire très classique, mais pas déplaisant. J’ai trouvé qu’il partait un peu dans tous les sens à introduire chacun de ses personnages autour d’un mystère, mais à la fin d’épisode, on a assez d’informations sur tout le monde pour cerner un peu le délire de la série… et c’est un bon délire !

Grosso modo, on a affaire au cas habituel du nouveau venu dans la ville étrange, classique des séries du genre, c’est vu et revu, mais ça fonctionne bien. Il apprend à connaître tout ce petit monde en gérant ses propres secrets, et pour tout arranger, il y a un meurtre qui survient et bouleverse les habitudes de la ville. Deux éléments perturbateurs dans la communauté, donc, et de quoi proposer une intrigue fil rouge en plus des cas de chacun des personnages qui devraient être plus ou moins travaillés lors de la saison.

Les personnages, donc, venons-y ! Nous avons le héros, Manfred, qui en plus d’avoir un nom de merde a une vie de merde : les morts lui rendent fréquemment visite et il ne sait pas trop comment les stopper malgré quelques grigris. Manfred est un gitan qui dit la bonne aventure aux gens, souvent en mentant, parfois en communiquant avec les morts. Lui-même parle souvent à sa grand-mère qui, si j’ai bien entendu, s’appelle Zelda mais n’a rien à voir avec le jeu vidéo (bon, du coup, elle s’appelle Xylda, c’est moins drôle). Il emménage à Midnight dans une mini-maison louée par Bobo.

Bobo, c’est Dylan Bruce, qui restera à jamais Paul d’Orphan Black ou le type-qui-avait-un-tuyau-glamour-dans-le-nez dans Heroes Reborn (oui, j’ai regardé cette chose). Ici, il joue le mec un peu con-con (faut dire, il le fait bien), le simple humain ouvert d’esprit qui était fiancé à la nana retrouvée morte, Aubrey. Comme il n’a pas signalé sa disparition, il devient le suspect idéal surtout que Manfred obtient le message « Pecados » de la part d’Aubrey. Cela ne lui dit rien, mais pour protéger son secret, il balance l’info aux flics qui retrouvent l’arme du crime là-bas, avec probablement les empreints de Bobo (ce nom va me faire rire longtemps). Ah, avant que j’oublie, Bobo tient aussi un magasin d’antiquités qui devrait receler les quelques artefacts dont on aura besoin dans la saison.

Ensuite, enfin plutôt avant mais je fais ce que je veux, Manfred rencontre aussi Olivia, dont on ne fait qu’effleurer les secrets. C’est une humaine, assez clairement tueuse à gage et avec quelques problèmes dans ses relations paternelles. Plutôt classique, si ce n’est qu’elle se fait sucer le sang par un vampire.

Je n’ai pas retenu le nom du vampire, mais c’est grosso modo le chef de gang des créatures surnaturelles du coin, maîtrisant tout son petit monde et aspirant leur énergie. Ouais, les vampires ne font pas qu’aspirer le sang dans cette série. Cela change un peu et peut s’avérer intéressant niveau perspective d’intrigues. Il n’y a qu’à voir le fait qu’il couche avec Olivia à sa manière pour s’en convaincre. D’ailleurs, puisque j’en reviens à Olivia, je suis plus qu’heureux de retrouver l’actrice, Arielle Kebel, que j’avais adoré dans la saison 1 d’Unreal où elle jouait la bitch de service. Le rôle lui va à merveille et est d’ailleurs celui qu’elle récolte dans cette série ! Voilà un bon gros point positif, perso !

Bon qui d’autre ? La sorcière Wicca, qui s’appelle Fiji et a un chat qui parle quasiment moins réussi que celui de Sabrina l’apprentie sorcière tellement les effets spéciaux sont exagérés ; le révérend un peu étrange du coin, qui est a priori un loup-garou qui aime tuer des animaux et les enterrer, et puis Jason Lewis, qui s’appelle ici Joe et a les ailes d’un oiseau qui peuvent lui sortir du dos. Pour présenter tout ce petit monde à Manfred, on peut compter sur la serveuse du bar du coin, Creek d’après IMDB.

Oui, vous le voyez venir à 1000 km comme moi devant cet épisode, il se dessine déjà un ship Manfred/Creek et ils sont à deux doigts de s’embrasser quand la police vient arrêter Bobo en fin d’épisode. Toute la ville se retrouve dans la rue, à la Wisteria Lane, et fait blocus, refusant de voir le gentil Bobo arrêté.

Finalement, tout ce petit monde décide de bosser ensemble et intègre définitivement Manfred à la bande (mais pas sans l’avoir foutu en caleçon quelques scènes avant, parce que c’est un pilot et que ça manquait de nudité sinon), surtout que sa grand-mère était pote avec le vampire. Ouais, ça sent l’intrigue qui va surgir du passé, l’air de rien, et apporter plein de réponses.

Beaucoup de promesses, donc, je suis impatient de voir la suite, surtout que le cliffhanger voit Manfred être obligé d’aller vivre dans sa caravane !

02.pngÉpisode 2 – Bad Moon Rising – 17/20
We’re neighbors now. It’s what Midnighters do.

Il est un peu plus de minuit, il est donc temps pour moi de me mettre devant Midnight, Texas pour voir ce que propose ce second épisode. Et pour tout dire, il ne commence pas de la meilleure des manières avec un début in media res qui nous permet un retour 24h en arrière juste après. Humph. Ce n’est pas franchement une méthode que j’aime habituellement, et il en va de même aujourd’hui. Je ne comprends pas l’intérêt de nous montrer à l’avance ce qui va se produire au trois quarts de l’épisode, surtout quand la série est déjà bien prévisible sans ça. Je déteste vraiment cette méthode de narration qui consiste à nous en dire beaucoup trop dès le début. On sait par exemple que le loup-garou va vite s’enfuir, même si Olivia l’enferme. Ils osent pourtant nous en faire un suspense si l’on en croit la musique et les cliffhangers précédant les coupures pub.

Manfred n’ose pas rentrer chez lui, mais dans sa caravane, sa mamie lui conseille de demander l’aide des autres habitants de la vie. J’aime bien l’idée, surtout que ça décale un peu les préoccupations autour de Bobo et Aubrey.

Enfin, pas tant que ça non plus, car Aubrey est chez Manfred et lui emprunte son corps pour lui montrer ce qu’il s’est passé lors de son meurtre. Pas de chance, son tueur portait évidemment un masque, mais aussi un manteau des Sons of Lucifer. Alors qu’il se noie au milieu de son salon, il n’y a absolument aucun suspense quant à sa survie ou la suite de l’épisode, grâce à la première scène.

Armé de toutes ces informations, Manfred se rend au commissariat en compagnie de Joe, où il donne toutes les infos qu’il a.

Sans trop de surprises, la police interroge Bobo, mais pas seulement sur Aubrey, aussi sur le reste des habitants de Midnight et leurs capacités magiques. Ne réussissant pas à le faire parler, la flic décide de l’enfermer avec les motards qui veulent lui faire la peau. Oui, mais en fait, Bobo se révèle beaucoup plus badass que ce que l’on avait vu dans le premier épisode et il les mets tous K.O, provoquant la suspension de la flic.

En toute logique, celle-ci décide de se rendre de nuit à Midnight, alors qu’elle vient de dire à son chef qu’elle avait peur. Toujours dans cette logique, quand elle entend des bruits sourds venant d’un caveau sous l’Église, son premier instinct est d’aller voir sur place ce qu’il se passe. Du coup, elle libère notre loup-garou qui est en fait… un tigre-garou. Bon, ça ne change pas grand-chose, mais c’était une bonne surprise. Ah d’ailleurs, dans les surprises de l’épisode, Joe s’avère avoir un mec. Pourquoi pas, ça change (enfin, pas vraiment, j’ai vu True Blood).

C’est donc elle qui libère le tigre qui attaque Manfred et Creek, qui vient juste d’être sauvé par notre héros. Celui-ci est blessé par le tigre, mais peu importe, il ne se transformera pas pour autant. On félicitera Manfred d’avoir réussi à tenir debout lorsque le tigre l’attaque et je retiens surtout que j’aime beaucoup Madonna, l’autre serveuse du bar, qui s’avère soigner tout le monde sur son temps libre.

J’ai bien aimé les dynamiques entre Manfred et les différents habitants, particulièrement avec Fiji, qui exorcise sa maison comme si de rien n’était. Enfin, ça, c’est ce qu’elle pense, parce qu’en fait le démon s’attaque encore à elle.

Bon, il n’y a pas à dire, l’épisode est diablement efficace, à jongler entre trois intrigues et les interactions entre tous ses personnages. Concernant le tigre, ce sont Olivia et Lenn qui doivent s’en occuper, mais en fait, Fiji et Manfred le retrouvent en premier. Et oui un exorcisme et une conjuration de démon ne leur suffisent pas (c’est sans compter la griffure de Manfred), mais bon, peu importe, ils ont rapidement du renfort.

Hop, ni une, ni deux, le révérend-tigre est capturé et ramené à l’église où on le laisse se retransformer en homme à poil sur le parvis, normal et logique. Manfred a la gentillesse de le couvrir un peu avec sa veste (la nudité sur cette chaîne, ça ne va pas), mais bon, c’est loin d’être suffisant, clairement. Le révérend culpabilise bien sûr, mais il avoue surtout que quelque chose a changé dans sa nature ou dans l’atmosphère de la ville. Allons savoir.

Fiji révèle à son tour un secret, puisqu’elle conserve des petits pots en verre avec le nom de tout le monde dessus. Le vrai problème (et cliffhanger), c’est surtout que le démon que Manfred a chassé avec les pouvoirs de ses ancêtres est encore là. Oups.

Autre cliffhanger : le shériff se fait exploser la tronche dans sa voiture, par l’ex-mari d’Aubrey, apparemment convaincu que Bobo a tué sa femme. Du coup, il reste le mystère de savoir qui est le tueur, en fait, surtout qu’il se fait passer pour un de ses hommes.

Vous voulez encore un autre cliffhanger ? Allez, soyons fou, Joe révèle à son mec qu’il pense qu’une prophétie fait de Manfred un sauveur qui pourra sceller à jamais le voile entre les deux mondes, beaucoup trop fin à Midnight. C’est un second fil rouge plutôt sympathique, mais à plus long terme.

L’épisode se termine après tout ça sur un baiser entre Manfred et Creek, ainsi que sur la révélation que le démon qui s’en est pris/s’en prend à Fiji est lié à cette fin du monde représentée sur le tableau de Joe. Forcément. Voilà qui fait beaucoup d’informations à digérer, mais qui était tout de même excellent.

Je ne sais pas trop vers où ils se dirigent pour la semaine prochaine. En fait, comme avec True Blood, j’ai l’impression qu’il y a 150 intrigues en parallèle et qu’ils n’auront pas le temps/l’envie de tout conclure. Espérons que ça finisse mieux pour Manfred que pour Sookie, car j’avais détesté la dernière saison de la série de vampires.

03.pngÉpisode 3 – Lemuel, Unchained – 16/20
See you in the morning… oh wait, I won’t.

Il fait tellement moche aujourd’hui que j’en ai la flemme de bosser et que je préfère regarder encore une série. Oups. Logiquement, mon choix s’est porté sur le troisième épisode de cette série dispo aujourd’hui.

On reprend sur le couple Manfred/Creek qui couche ensemble avant que Creek ne rentre chez elle (chez son père, donc) seule au beau milieu de la nuit dans une ville où on a vu qu’un tigre pouvait se balader sans que ça ne surprenne personne. En toute logique, elle se fait donc agresser par un vampire nommé Zach. L’attaque ne mène à rien, car Lemuel débarque dès que Creek se met à hurler. C’est bien de se sentir protégé comme ça, j’imagine.

Bien sûr, Zach et Lemuel sont de vieux amis et cela suffit à nous lancer l’intrigue de la semaine. Je suis plutôt content car ça permet de se concentrer sur Lemuel et (surtout) Olivia, que l’on n’avait que peu vu la semaine dernière. Ainsi, tout un bus de vampires soit disant amicaux débarque en ville.

Je suis moins heureux quand cela nous mène à un flashback nous apprenant que Lemuel était un esclave cherchant à s’échapper. Au Texas, pouvait-on trouver histoire plus banale ? Il a réussi à s’échapper en étant transformé en vampire par Zach. Il est à noter que dans cette série la transformation est immédiate et que Lemuel s’est vengé de sa vie de merde (et de la mort de son pote Abraham) en bouffant tous ses riches propriétaires. Mignon.

Beaucoup plus tard, les vampires ont pris possession de Midnight et ont transformé la ville en repaire de vampires où les humains se font boire. Par chance, Lemuel était pris de remords et ne voulait pas continuer d’être horriblement méchant. Par chance, bis, il est tombé sur la grand-mère de Manfred qui l’a ensorcelé, lui donnant ses yeux bleus et le libérant apparemment de ses remords.

Mieux encore, elle lui a donné le pouvoir d’assécher tous les vampires qui voudraient s’en prendre à lui et lui a permis d’absorber l’énergie vitale des humains, ce qui explique qu’il n’a pas besoin de boire de sang. Autrement dit, Lemuel est l’exception qui confirme la règle du côté des vampires.

Dans le présent, l’arrivée des vampires ne plaît pas franchement aux habitants de la série, mais permet de fixer un peu mieux la mythologie de Midnight. Outre la transformation immédiate, les vampires n’ont pas besoin d’être invités et ne craignent pas l’eau bénite, seul le soleil et les pieux dans le cœur les affecte. Pff, pour avoir vu Buffy et Angel un nombre incalculable de fois, je trouve ça bien dommage, car ça offrait de jolies situations scénaristiques.

Assez vite, Olivia se retrouve à ne pas aimer les amis de Lemuel. Elle accepte de faire duo avec Manfred pour voir si celui-ci rencontre des fantômes dans le bus des vampires ayant débarqué en ville : ils y trouvent une femme qui se laisse boire. Cela leur pose problème, mais quand ils confrontent les vampires, le problème est vite réglé : n’ayant pas été ensorcelés, ils ne peuvent pas se nourrir d’autre chose que de sang humain. Après tout, si tout le monde est d’accord, hein. Elle reste néanmoins pour surveiller la situation et fait bien : Lemuel est rapidement empoisonné à l’argent par Zach. Olivia ne se laisse pas démonter pour autant, réduisant en poussière la petite-amie de Zach et parvenant à s’échapper alors que les vampires ont désormais pour ordre de tuer tout le monde.

Pendant ce temps, Joe se rend à l’église pour une petite visite auprès du révérend. L’ancien ange l’avertit que les vampires ne sont qu’une première menace parmi bien d’autres. Ils sont interrompus par Manfred qui débarque pour les avertir que les vampires ont tué un caissier, pauvre de lui. Enfin, les vampires, c’est surtout un vampire que Manfred n’a eu aucun mal à tuer avec un simple crayon. Eh, qui a dit « comme dans Buffy ? » ! C’est un peu abusé, mais bon.

Toute la ville est donc prévenue de l’attaque qui se prépare, mais en même temps, chacun s’y préparait déjà : Fiji s’est planquée chez elle avec Bobo car les vampires ne peuvent entrer dans sa maison, Creek préparait des pieux avec son petit frère. Malgré tout inquiet de la situation, Manfred débarque, assomme son futur beau-père et embarque toute la famille dans son van pour les mener en lieu sûr… c’est-à-dire chez lui, qui est aussi inhabitable pour les morts.

Olivia se rend chez Fiji, qui a eu la bonne idée de créer la lumière solaire. Ils pourraient attendre le lendemain matin, bien sûr, mais puisque Lem est empoisonné, les vampires pourraient aussi le tuer d’ici là. Un plan de secours est rapidement mis en place par les habitants de la ville qui parviennent à nous buter tous les vampires d’un coup en se servant des capacités de chacun (les mensonges de Manfred, les ailes de Joe, la magie de Fiji, le côté bien badass d’Olivia, tout ça, tout ça).

C’est une excellente résolution que j’ai trouvé bien menée. La vie reprend son cours à Midnight, que ce soit le couple Lem/Olivia, le couple Fiji/Bobo (ce dernier lui annonçant la couleur de la friendzone) ou Creek qui obéit un peu trop à son père.

Tout ça se termine sur un cliffhanger avec une autostoppeuse qui se fait bouffer, probablement par un vampire. Bien. Si le fil rouge n’a pas bougé d’un iota (enfin, le révérend est désormais au courant), l’épisode n’en était pas moins super agréable à voir. C’était divertissant, bien écrit et tout le monde avait son rôle à jouer dans cette intrigue à la semaine qui ne devrait pas avoir trop de conséquences pour la suite. Bref, c’était un épisode bien fichu qui confirme que la série a un bon rythme et beaucoup de potentiel. Je crois que c’est une bonne découverte de cet été.

04Épisode 4 – Sexy Beast – 16/20
How can some place so beautiful be dangerous ?

Bon, je dois dire que cet épisode s’annonce mal avec un titre pareil qui semble uniquement vouloir attirer le téléspectateur lambda, mais bon. Perso, j’ai espoir qu’il soit plus question d’Olivia, du coup. Quoi ? Oui, je suis un spectateur lambda, moi aussi.

L’épisode démarre dans une décapotable au beau milieu du désert et me contredit aussitôt en nous présentant une jolie blonde qui semble être l’arnaque parfaite. On sent en tout cas que les acteurs s’éclatent à jouer les deux jeunes sexy et glorieux… mais ça ne dure pas pour notre pauvre fils de riches qui se fait bien sûr bouffer par la créature sexy qu’il a pris en stop.

On continue avec une scène sous la douche pour Manfred et sa copine. Bon, assez clairement, la série nous vend du sexe cette semaine, histoire de faire monter ses audiences. C’est un peu abusé. Malgré ces pauses du midi qui semblent plutôt agréables, Manfred n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix en venant à Midnight. En plus, il est toujours poursuivi par son passé.

De son côté, Bobo continue de passer beaucoup trop de temps avec Fiji et à vouloir se venger du mari d’Aubrey. La sorcière pense réussir à le convaincre de rester en dehors de tout ça, mais j’en serais moins sûr à sa place. Peu importe de toute façon, elle veut juste le mettre dans son lit et demande de l’aide (plus ou moins) à Olivia pour ça. Le relooking est radical.

Malheureusement, il est aussi inutile car Bobo découvre que les motards sont rentrés chez lui, ce qui le pousse à annuler leur dîner.

Pendant ce temps, la sœur du fils de riche débarque à Midnight et demande de l’aide à Bobo, puis à Manfred, pour retrouver son frère. Bien sûr, notre voyant n’a aucun mal à apprendre du frère décédé de quoi il retourne. Il mène dès lors l’enquête pour en savoir plus et n’est pas déçu du voyage, puisque la jolie créature (j’imaginais un succube, puis une sirène) a tué un nouvel innocent pas si innocent. Après un rapide combat avec, Manfred réunit le conseil de la ville pour savoir comment s’en tirer. Bien sûr, avec un vampire, une sorcière, un ange, le copain de celui-ci, une serveuse et Wikipédia, il paraît d’un coup super simple de s’en prendre à un succube (car c’est bien ça, mon dieu, j’ai vu beaucoup trop de séries fantastiques, je crois).

Olivia, quant à elle, est en mission à El Paso et nous en découvrons enfin un peu plus sur ce qu’elle fait de ses journées. Hormis le fait qu’elle soit criminelle, nous ne savons pas franchement grand-chose pour l’instant. Elle semble toutefois jouer les justicières dans cet épisode – mais contre un tas d’argent.

Malheureusement pour elle, elle semble s’être fait repérée et n’apprécie pas trop l’idée.

Elle s’en prend donc à l’homme qui la suit et le ramène à Midnight où elle retrouve également Lemme. Après un rapide interrogatoire, elle apprend que l’homme qui la suit est embauché par son père. Cela semble la bouleverser un temps, mais Lemme aspire son énergie – et apparemment ses émotions – et hop, tout va bien.

Elle est ainsi prête à aller dans un club avec tout le monde pour chasser le succube, laissant le détective, Ross, derrière elle. Tout le monde se retrouve donc là-bas et Fiji comprend qu’elle s’est fait pser un lapin pour que Bobo aille chercher vengeance là-bas. Elle n’apprécie pas trop l’idée qu’il fasse cavalier seul, mais elle y gagne un ou deux compliments qui lui font plaisir.

J’ai bien aimé l’excuse du club pour réunir tout le monde et, de manière générale, j’aime que la série trouve le moyen de faire travailler tout le monde en équipe à chaque épisode. Aujourd’hui, ça permet de voir l’ange rassurer son mec comme il peut, mais tous deux savent bien ce qu’il en est de ce succube insatiable : c’est un signe avant-coureur de l’apocalypse.

Le club permet aussi de voir un énième rapprochement entre Manfred et Creek, qui s’inquiète surtout pour son petit frère qui a la fâcheuse tendance à suivre sa sœur ou Manfred pour savoir ce qu’ils font. Cela permet malgré tout à Creek de trouver le succube et de la priver de son charme.

Après une rapide scène qui voit Connor en danger (sans l’être vraiment dans cette série), le succube est brûlé vif par Manfred et l’on peut passer à la conclusion de l’épisode.

Dans celle-ci, Manfred et Creek filent le parfait amour, Connor décide de ne rien révéler à son père des activités de sa sœur et Fiji a enfin l’opportunité de sortir de la friendzone et embrasser Bobo. Si ce n’est pas mignon.

Reste à conclure l’intrigue d’Olivia qui libère Ross et lui raconte sa vie (tout en menaçant la sienne) pour s’assurer qu’il arrête de la suivre. Ainsi, Olivia a été prostituée par sa mère pour que cette dernière puisse se droguer. Charmant.

Malgré quelques longueurs dans l’épisode, je continue de beaucoup apprécier cette série. Cela faisait un moment que de l’urban fantasy ne m’avait pas autant plu. Au niveau des intrigues, on nous sert un peu du réchauffé déjà vu dans tout un tas de séries, mais le casting et la dynamique entre les personnages fonctionnent bien, ce qui fait que ça ne me dérange pas tant que ça. En plus, ils sont tellement nombreux qu’il n’y a pas trop le temps de s’ennuyer et que ça permet le développement de plusieurs intrigues par épisode.

05.pngÉpisode 5 – Unearthed – 14/20
Yeah Manfred, what’s going on ?

Je sais, je suis en retard de plusieurs jours pour le visionnage de cet épisode et, très franchement, je ne me l’explique pas car j’aime beaucoup la série. Le soleil présent ces deux derniers jours est partiellement responsable, le fait que je me remette un peu plus au boulot aussi (la rentrée approche, quand même).

Le résumé des épisodes précédents nous indique assez bien vers quoi on se dirige cette semaine : un bon pot-pourri de toutes les intrigues. Je n’en suis pas spécialement surpris. La première scène de l’épisode voit Manfred recevoir une boîte chez lui à la manière du pilot de Chosen. Oui, sauf qu’il s’agit d’une boîte à musique qui le menace directement. Sa grand-mère lui conseille de demander de l’aide aux autres habitants de la ville et je dois reconnaître que la grand-mère s’avère de plus en plus être le point faible de la série.

C’est méchant d’en dire ça sachant que l’intrigue de la semaine m’a moyennement plu, tout de même. Elle se concentre sur Bobo et Fiji, cette dernière étant enlevée par le gang de motards qui met également le feu à la boutique. Cet incendie est donc une distraction et est traitée comme telle, les flammes disparaissant tellement rapidement que je me suis demandé si je n’étais pas passé en speedwatching par accident (et donc, non). Le chat de Fiji prévient Bobo que cette dernière s’est fait avoir par le gang, mais pas le reste de la ville qui ignore totalement que c’est le cas.

L’absence de Fiji dans la petite ville ne semble pas déranger grand-monde. Une fois la nuit tombée, Lemme se réveille et découvre ce qu’il s’est passé. Il cherche donc à en savoir plus sur Bobo, qui lui explique tenter d’échapper à sa famille. Alors qu’il semblait ne rien vouloir dire à personne, Bobo ne met pas longtemps à révéler que Fiji a disparu. On sent que les intrigues sont accélérées car il n’y en a pas qu’une cette semaine, mais deux (je reviens au cas Manfred après).

Bobo accepte de se faire tabasser par le gang, tout en étant sous la surveillance discrète de Lemme. Je n’ai pas accroché du tout à cette intrigue ; mais c’est peut-être aussi parce que j’ai beaucoup de mal avec Dylan Bruce, l’acteur incarnant Bobo. C’est pourtant un acteur de l’excellente série Orphan Black.

Bref, l’épisode nous apprend que – surprise ! – Bobo a un passé sombre de gangster. Le truc, c’est que Fiji ne savait pas tout ça sur lui et qu’on a connu de meilleures manières de l’apprendre.

Il n’y avait aucun sens du danger dans cette intrigue et c’est un peu dommage : même si on tente de nous faire peur avec un manque d’oxygène pour Fiji et Bobo… C’est bon quoi, on sait direct que Lemme les libérera à temps, après avoir massacré tout le monde et bu le sang d’au moins un des hommes présents. Avant de partir, Bobo a malgré tout la possibilité de tuer le mari d’Aubrey… À défaut de l’avoir tuée, elle. Je doute que cette intrigue fil rouge soit totalement mise de côté pour autant.

Manfred envisage de quitter la ville, mais il ne se sent pas de le faire sans Creek dont il est a priori complétement amoureux après ces épisodes. C’est une relation amoureuse très précipitée, je trouve, mais c’est une série après tout. Après l’attaque du gang, Manfred ne se sent pas d’embêter Midnight avec ses problèmes, mais Creek le fait pour lui, contactant Olivia sans l’avertir pour autant. C’est une bonne utilisation des personnages, et c’est mieux que l’autre intrigue de l’épisode. Cela dit, là encore, c’est accéléré au point d’en être un peu trop médiocre : Manfred a donc des problèmes avec un homme que sa grand-mère a arnaqué… en promettant que Manfred se marierait à sa fille pour donner un peu de pouvoirs magiques à sa lignée.

Mouais. Cela nous bouleverse une Creek énervée d’apprendre le passé pas si parfait de son mec qu’elle pensait parfait (parce qu’il n’avait pas l’air louche du tout avant). Bon, en même temps, c’est vrai que ce n’est pas cool de savoir que son mec a déjà planté quelqu’un le jour de son mariage, mais bon.

Reste qu’au-delà du problème personnel, il faut encore gérer le vieux sorcier qui a des pouvoirs de télékinésie bien sûr. Olivia et Manfred lui tendent un piège où Olivia est l’appât, ce qui permet de l’avoir comme prisonnier et de négocier la paix : il suffit de faire en sorte que le papa puisse parler à sa fifille. Manfred accepte de ramener l’esprit de Violette qui déclare assez vite ne pas s’être suicidée. Ouais, bon, il n’est pas compliqué de deviner ce qu’il en est : elle reproche tout à son père et possède le corps de Manfred pour tenter de tuer son père.

Manfred n’est pas trop fan de l’idée et parvient à sauver la vie de son ex-beau papa… pour mieux le voir se suicider sous son nez. Sympathique. Au moins, il trouve la paix comme ça. Il reste à régler les affaires de couple de chacun.

Olivia et Lemme s’avouent leur amour, surtout parce qu’Olivia s’est inquiétée tout l’épisode pour Lemme. Fiji annonce à Bobo qu’elle a besoin de temps pour accepter son passé. Oui, donc on a eu quatre épisodes pour nous les mettre ensemble histoire d’enchaîner direct avec ça. Cela ne m’étonne pas plus que ça de cette série, mais j’avoue que je ne suis pas hyper fan du coup.

Enfin, Creek débarque chez Manfred et lui annonce être amoureuse de lui, même si rien n’a changé depuis qu’elle s’est barrée furieuse d’avoir appris son passé. Quoique, si, quelque chose a changé : elle a enfin avoué à son père qu’elle était en couple. Youhou.

Tout cet épisode était un peu trop précipité à tenter de gérer en parallèle deux intrigues qui auraient mérité chacune son épisode propre. Dommage ; c’était clairement le moins bon épisode de la série, qui ne prend pas le temps, contrairement à d’habitude, de réunir les habitants. Le problème, c’est que ces réunions sont ce qui fonctionne le mieux dans la série. S’en priver est du coup assez bête, surtout que ça permet de relever l’absence de certains personnages (l’ange déchu, le tigre-garou).

Je ne dis pas que tous les cas devraient forcément réunir tout le monde, mais avoir plus d’interactions entre les intrigues était super la semaine dernière et j’aurais aimé que ça continue comme ça… J’ai déjà mes attentes vis-à-vis de la série, donc, c’est sûrement bon signe (mais mauvais pour ses notes, du coup).

06Épisode 6 – Blinded by the Light – 17/20
We’re gonna do this the midnighter’s way.

Une bande de jeunes débarque à Midnight pour faire tout un tas de bêtises et souiller le cimetière. Ils abandonnent derrière eux une jeune fille qui se fait ensuite courser par un camion tueur. Rassurant, tout ça. C’est une intro sympathique pour ce début d’épisode.

Sa disparition provoque des remous dans la ville et tous les habitants se mettent à sa recherche, car cela commence à faire un petit nombre de jeunes filles disparaissant. Cela permet la création de duos, mais je vais trop vite en besogne par rapport à l’épisode.

Le lendemain, Fiji se réveille sur son canapé non déplié comme si elle n’avait pas de lit, réveillée par la main du démon qui en a après elle. Elle s’en plaint auprès du révérend, car elle est terrifiée de penser qu’un démon en a après pour lui.

De son côté, Manfred est dérangé dans ses ébats par le fantôme d’un pendu. C’est sûr que ça refroidit les ardeurs. Il dit avoir une migraine et en avoir souvent à cause de ses pouvoirs de médium : en effet, de plus en plus de fantômes débarquent en ville pour lui rendre une petite visite. Le petit frère de Creek débarque au bar et s’est clairement fait tabasser.

Dans la forêt Creek et Manfred tombent sur le cadavre de Tiffany, la pauvre fille qui se faisait aspirer le sang par les vampires. Son esprit étant déjà parti, le duo, accompagné de Bobo et Olivia, décide de ne rien faire pour Tiffany : personne ne sait qu’elle est là, et c’est mieux comme ça. Bobo et Olivia reprennent leur recherche, qui est surtout un bon moyen de parler de Fiji et sa relation avec Bobo. Pas passionnant, mais il faut bien avancer dans cette intrigue. En revanche, Creek, inquiète pour Connor embarque Manfred chez son père et là-bas, le medium a une nouvelle crise d’esprits et un poing de beau-père dans la face. Dis donc, ça en fait des intrigues : Connor est finalement retrouvé errant dans le désert derrière l’église.

L’avantage, c’est que cela provoque une nouvelle réunion de crise pour les midnigthers qui découvrent enfin la vérité sur ce qu’il se passe en ville : le révérend leur révèle tout ce qu’il sait, tout en protégeant sa source. Et oui, Joe, l’ange tombé du ciel continue de bien planquer son secret sur la fin du monde qui approche, mais il a trop peur de révéler sa vraie identité aux autres, qui le pensent humain.

La jeune fille disparue est finalement retrouvée par Manfred et Lemme, mais elle est en compagnie du père de Creek, ce qui craint un peu, car ça le rend coupable de ce qui est arrivé à Aubrey et Tiffany. Manfred raconte tout à Creek aussitôt, et ça la détruit un peu. Comme les flics enquêtent de plus en plus sur la ville, il serait temps d’avoir des réponses, mais je doute que ce soit le cas dès cet épisode, c’est trop tôt dans la saison.

Olivia et une bonne partie du groupe décident de torturer le père de Creek, mais Manfred sent que quelque chose cloche. Et il n’a pas tort. En retournant dans la maison de sa petite-amie, il comprend que Connor est responsable des morts de jeunes filles.

Le problème, c’est que Creek est avec. Connor la manipule sans problème et leur père commence enfin à parler maintenant que la vérité est sue. Connor a toujours été un psychopathe et c’est pour ça que sa famille est à Midnight. De toute manière, c’est trop tard maintenant car Creek comprend que son frère est un taré quand il commence à s’en prendre à elle.

Pour la retrouver plus vite, Joe révèle à tout le monde qu’il est un ange. Il la retrouve bien vite effectivement, et Lemme débarque à leur suite. Joe s’occupe de protéger de Creek alors que Lemme poursuit Connor et… le tue sur place. Oula, je ne m’attendais pas à ça de la part de cette série, j’avoue. Ce n’est pas faute d’avoir su que les Midnighters étaient tous dingues et pro de la gâchette, mais quand même, c’était violent, aussi psychopathe soit-il. Le pire, c’est que Creek approuve même si c’était son petit frère et qu’elle en veut tellement à son père qu’elle le rejette. Bien, c’est… radical. Elle annonce la mort de son frère avant de déclarer qu’elle ne veut jamais le revoir.

Dans tout ça, notre premier fil rouge est entièrement résolu : Aubrey a été tuée par le petit frère de Creek. Inattendu, même si je sentais un truc louche avec Connor. C’est vraiment bien joué de la part de la série, surtout que quelques secrets ont été révélés au passage entre les midnighters. On va pouvoir maintenant se concentrer sur l’intrigue du démon et du voile qui se fragilise. Bref, c’était tout bon pour moi cette semaine, malgré quelques longueurs dans les duos d’origine. Ces longueurs permettaient de développer un peu les relations et dynamiques. Un autre cliffhanger révèle que Joe ayant utilisé ses pouvoirs pour retrouver et protéger Creek, il risque d’être rattrapé par son passé. Il demande donc à Chewi (son copain, j’imagine) de se tenir à distance car ils (mais qui, précisément ? d’autres anges sûrement) ne doivent pas découvrir ce qu’il est. Ah, la série regorge encore de mystères pour ses derniers épisodes, et c’est tant mieux.

Allez, je termine la critique en soulignant qu’Olivia est beaucoup trop classe avec son couteau lui servant de doigt d’honneur. Il fallait que je le dise, vous comprenez…

07Épisode 7 – Angel Heart – 14/20
Are you suggesting that we sent an angel to Hell ?

Je sais, j’ai dit que je ne publiais pas de résumé d’épisode après 14h dans mon article de ce matin, mais ça c’est la théorie. En plus, je n’ai pas encore reçu mes cours, alors je me sens tout à fait légitime à regarder cet épisode à plus de 19h. Voilà.

Ceci dit, l’épisode commence par un flashback tellement back qu’il date d’il y a mille ans avec un filtre orangé tellement chaud que je ne me sens pas légitime à le voir en écoutant la pluie tombée. Comme le titre l’indique, il va être beaucoup question de Joe cette semaine, l’épisode se concentrant sur l’ange et sur ses relations passées.

Parmi celles-ci, une ange en particulier semble marquante comme étant celle qui lui a tout appris. Or, elle arrive à Midnight et tue aussitôt un démon.

Contrairement à la demande de Joe, Chuy (ça s’écrit comme ça apparemment, finalement, mais j’entends Chewie et pense Chewbacca) revient le voir et confirme qu’il est en couple avec lui depuis quelques siècles.

Manfred continue de voir des fantômes partout et de vivre avec une insupportable Creek qui décide de reprendre le boulot pour se changer les idées. Les scénaristes ont beau tenter de nous les rendre sympathiques, je la trouve juste chiante.

En tout cas, si elle reprend le boulot, elle se contente de l’inventaire, n’affrontant pas trop encore les regards des Midnighters. Je la comprends, ils ont l’air chiant à tous s’inquiéter pour elle. De son côté, Manfred papote avec sa grand-mère qui lui conseille d’écouter Creek, ce qu’il fait aussitôt en se rendant au bar où elle n’est plus à l’inventaire, pour une raison ou une autre (c’est-à-dire pour leur faire une scène). Les scénaristes nous réintroduisent le pasteur et Fiji, mais on sent bien que ce ne sont pas sur eux que la série veut se concentrer. Ils ne sont là que pour se concentrer sur Joe.

La preuve ? L’ange, Bowie, à la recherche de Joe débarque à l’église et s’en prend au pasteur, pour mieux retrouver son Joseph. Prévenu par Manfred, Chuy et lui se réfugient dans le placard d’Olivia qui sert aussi de Panic Room, au sein d’une Panic Room.

Afin de résister à l’Ange qui peut lire dans ses pensées, il demande à sa grand-mère de le posséder. C’était marrant et une bonne idée.

On en arrive au milieu de l’épisode qui voit une réunion de Midnighters au sein de laquelle Joe demande l’aide des habitants de la ville pour se protéger de Bowie, et surtout pour protéger Chuy, qui est un démon. Bien. Le plan se met rapidement en place : à défaut de pouvoir tuer Bowie, Manfred suggère que Fiji l’envoie en Enfer. OK, belle manière de gérer la menace.

C’est donc un nouveau secret qui est révélé cette semaine, ça commence à en faire beaucoup, y compris pour Fiji qui est malgré tout plus occupée par Bobo que par le portail à ouvrir.

Olivia et Lemme ont aussi une conversation sympathique où Olivia dit tenir à son humanité et ne pas vouloir être transformée. N’importe qui ayant déjà vu une série sait ce que ça signifie : il y a fortes chances qu’elle ne tarde pas à mourir – et que Lemme décide de la transformer en vampire.

En toute logique, Creek se rend à l’Eglise pour prier et tombe sur le pasteur. Elle le ramène au bar où elle est lue par Bowie, qui a donc toutes les chances de se rendre chez Olivia maintenant… ou tout simplement de prendre tout le bar en otage et de menacer de tuer Creek, juste parce que. Tu parles d’un ange (même déchu), elle le mérite son voyage en Enfer.

Bien sûr, son coup de fil tombe mal, car Joe était en train d’expliquer sa destinée à Manfred. Le rythme est ainsi plutôt bon, puisqu’on avance rapidement dans l’épisode (pour découvrir d’autres secrets aussi, d’ailleurs, car le bar a été payé par de l’argent sale apparemment). Creek est laissée au stade de demoiselle en détresse, je ne suis pas sûr que ça l’aide beaucoup.

En plus, Bowie a lu son esprit et sait désormais que Creek voit Manfred comme un mec inutile même pas capable de la prévenir que son père était un serial-killer. C’est vrai que c’est con pour un voyant. Le plan d’envoyer Bowie en Enfer tombe à l’eau rapidement, car elle est trop forte pour les Midnighters.

On passe alors au combat entre anges déchus, avec un Chuy qui lutte pour ne pas se transformer en démon – car sa transformation mettrait tout le monde en danger. Evidemment, il finit par se transformer et nous débarrasse de Bowie en un rien de temps. La majorité des Midnighters se réfugie chez Fiji, mais Lemme ne peut y entrer.

Il est donc confronté à Chuy qui le blesse, mais sauvé par un Manfred qui aime le danger décidemment. Finalement, Joe n’a pas trop de mal à calmer Chuy dont la transformation est hyper décevante. Il ne tue personne, paraît beaucoup moins flippant que Bowie, a un look pourri et est mis à terre beaucoup trop rapidement (contre trois ans la dernière fois). Certes, ce n’est qu’un demi démon, mais ça va, quoi.

L’épisode se conclue avec Manfred qui se rend chez Joe et découvre la peinture de sa destinée. Bizarrement, ça ne le fait pas rêver, mais il reste à Midnight pour Creek. Chuy débarque ensuite auprès de son chéri et lui annonce qu’il doit quitter Midnight, ne supportant le voile de moins en moins épais avec les enfers.

De son côté, Fiji continue de vivre dans la peur, malgré les tentatives de confort de Bobo. Enfin, Creek décide de rompre avec Manfred pour faire le point sur sa vie et sa situation. Ben voui, c’est sûr que ça va l’aider de s’isoler encore plus. Manfred le vit un peu mal, c’est rigolo parce qu’il décide en toute logique de… se barrer de Midnight. C’est limite un cliffhanger qui aurait pu faire une jolie fin de série, mais ce n’est pas pour tout de suite, heureusement.

Quoiqu’il en soit, la série continue de bien me plaire, malgré quelques problèmes de cohérence cette semaine, surtout du côté de Chuy.

Capture d'écran 2017-09-12 14.58.41Épisode 8 – Last Temptation of Midnight – 16/20
Oh, hell, everyone dies eventually. That’s how you live.

Une fois n’est pas coutume, cet épisode commence de manière sanglante et crade : un voleur de visage est en route vers Midnight et on comprend tout de suite qu’il va croiser la route de Manfred qui, lui, s’en barre, soit disant définitivement. Bon, ce type d’épisode, on les a déjà vus cent fois, mais ça n’empêche pas que ça fonctionne plutôt bien dans l’évolution générale de Manfred. Et puis surtout, on se débarrasse enfin de Xylda, qui était un peu poids scénaristique.

Celle-ci annonce à son petit-fils qu’elle lui a menti en lui disant qu’il serait à l’abri à Midnight. Elle a en fait eu une vision sur son lit de mort, lui indiquant que Manfred allait se retrouver dans les flammes de l’enfer sur Terre à sauver des vies – et le monde.

Une fois cette révélation faite, elle n’a vraiment plus aucun intérêt scénaristique, mais ça tombe bien car il est expliqué qu’elle n’était restée rattaché à la Terre que pour cela. On passe tout de même par quelques flashbacks lourds sur l’enfance de Manfred pour nous expliquer et sa relation avec elle, et son pouvoir de parler aux esprits.

Pour faire avancer l’intrigue, il tombe en panne au milieu de nulle part et dit adieu à son RV, signe définitif qu’il sera de retour à Midnight pour de bon. En panne en plein désert, que peut bien faire Manfred ? Se lancer dans une marche à pied alors qu’il n’a croisé sur sa route depuis quatre heures lui semble être une bonne idée. Chacun ses kiffs.

Manfred s’effondre alors dans le désert… Il se souvient, toujours en flashback, qu’il a aidé sa grand-mère à se suicider, parce qu’elle voulait mourir avant que le cancer ne la tue. Il est révélé qu’elle voulait quitter cette vie dans le flashback, du coup, je ne vois même pas comment Manfred a pu croire les mensonges de sa grand-mère derrière. Bref, la vision l’a fait rester pour convaincre Manfred d’aller à Midnight. Sa grand-mère disparaît définitivement (YES) et Manfred rentre dans le camion du tueur qui passait comme par hasard par-là. Il est immédiatement averti par les esprits qu’il est en présence d’un tueur qu’il devine en direction de Midnight.

Après une brève scène d’action, Manfred se retrouve parmi les cadavres dans la remorque du camion du tueur et appelle Fiji pour l’avertir de son retour. Oui, mais Fiji aussi a eu sa dose d’ennuis dans cet épisode.

Déjà, elle se tape la colocataire la plus inutile de l’univers : Creek. Ensuite, elle doit toujours gérer le démon qui lui parle de temps à autre. Enfin, elle reçoit la visite de la vieille voisine du coin de la rue, Janice. Celle-ci se montre étrangement intriguée par les athamés de la sorcière et décide de se suicider au milieu de la ville. Heureusement, Fiji (surtout) et Bobo l’en empêchent.

Les habitants de Midnight comprennent que cette histoire de voile qui s’amincit est en train d’avoir des conséquences désastreuses sur un peu tout le monde à cause de cela : le révérend se remet à manger de la viande, Olivia se méfie de plus en plus de Lemme qui se contrôle de moins en moins, surtout quand il lui aspire son énergie.

Elle fait bien de se préparer à l’inévitable combat qui approche entre eux puisqu’il est à deux doigts de la mordre. Ensuite, il lui reproche de vouloir l’abandonner et mourir un jour, mais Olivia affirme que la vie est faite pour s’arrêter. C’est aussi à peu près ce que disait Xylda et on remercie bien fort Midnight, Texas pour la leçon de morale.

Les explications conviennent moyen à Lemme qui finit par s’en prendre violemment à Olivia, provoquant le combat très cool que j’attendais entre eux. On notera au passage la coupe de cheveux de l’actrice, hyper mal justifiée (mais c’était à mourir de rire). Le duel est violent, mais en même temps il commence par un pieu planté dans Lemme, donc ça ne pouvait qu’être cool.

Si le combat est beau à voir, il n’est pas très crédible qu’Olivia survive si longtemps face à Lemme. Heureusement qu’il n’utilise pas ses pouvoirs tout de suite on va dire. Bon, bien évidemment, Olivia est sauvée juste à temps par… Manfred. Cela tombe bien, elle venait d’avouer à Lemme en début d’épisode qu’elle ne faisait pas confiance à celui-ci.

Manfred ? Oh il a débarqué ici avec un remède proposé par Fiji et qu’il savait efficace pour l’avoir testé sur Creek juste avant. Oui, parce que bien sûr, le démon s’en prend aussi à une Creek solitaire et dépressive pour la pousser au suicide. Avant cela, elle avait aussi demandé à Lemme de lui bouffer ses émotions négatives, mais Olivia avait refusée.

Creek est donc toujours aussi chiante, et ça vaut presqu’aussi pour Fiji qui s’énerve dans l’épisode pour dire qu’elle en a marre du démon et qu’elle va se battre. Passionnant. Bon, en même temps, je comprends son énervement, elle venait de comprendre que le démon se nourrissait des morts et vu le nombre de morts à Midnight depuis le début de saison, il a dû se faire un bon festin.

Tout ceci mène au combat final contre le voleur de visages qui n’est venu à Midnight que pour faire un petit sacrifice et livrer tous les corps qu’il a récoltés. Les habitants débarquent juste à temps, tous soignés par la potion de Fiji qui les empêche d’entendre le démon et leurs pulsions internes. Malheureusement, le démon a plus d’un tour dans son sac et il réussit à récupérer les cadavres malgré les efforts des habitants.

Nous obtenons enfin son nom de la part du voleur de visage : il s’appelle Colconnar. Quelle jolie sonorité. Le voleur de visage en profite pour essayer d’embarquer Fiji avec lui car elle sera de toute manière bientôt au démon. Manfred utilise les esprits pour tuer le voleur de visage et sauver Fiji, et voilà tout est bien qui finit bien. Enfin, façon de parler, parce que l’épisode se termine sur une dernière scène de réconciliations entre Creek et Manfred qui, grosso modo, ne se remettent pas ensemble mais restent ensemble parce que wahou il n’a jamais ressenti ça pour personne et il est prêt à l’attendre.

J’aurais préféré une scène de résolution pour Olivia et Lemme qui restent en mauvais termes après leur combat. Le vampire a failli tuer Olivia et, même s’il était sous l’influence du démon, il n’empêche qu’il ne faisait que suivre ses pulsions. Et Olivia, elle n’a pas aimé ça – moi non plus en soi, mais c’était une superbe intrigue.

09.jpgÉpisode 9 – Riders on the Storm – 18/20
You bring death to those you love…

Ne cherchons pas à comprendre cette diffusion chaotique qui précipite l’arrivée du final de la saison (mardi prochain, donc) et est totalement perturbant – au point qu’une partie de l’audience aura sûrement loupé cet épisode ultra-important pour la mythologie de la série et concentrons-nous sur le fait que Fiji semble s’être achetée un jeu d’actrice entre l’épisode 8 et celui-ci. Comme quoi, tout arrive.

L’épisode débute sur une Fiji en train de dormir… et d’être somnambule. C’est assez violent car elle voit en fait un émissaire du démon, qu’elle brûle vivant, manquant de cramer Manfred et Joe au passage.

Joe est de retour effectivement, et c’est le nouveau meilleur ami de Manfred. Ils essaient désespérément de trouver le moyen de stopper le voile de disparaître quand même, mais il est trop tard car celui-ci s’ouvre. Ils s’assurent donc d’évacuer la ville au plus vite avant l’arrivée d’une tempête. Manfred le demande particulièrement à Creek qui s’exécute mais ne trouve rien de mieux que d’avoir un accident de voiture en regardant derrière elle alors qu’elle conduit sur une belle ligne droite. Allez comprendre. Les rétroviseurs et les américains…

Bon, sa voiture tombe en panne au beau milieu d’une tempête de sable et elle tente de la réparer en ouvrant le capot. Au milieu d’une tempête de sable. Oui, oui. De toute manière, j’étais blasé que sa roue ne soit pas crevée, je voulais juste faire le jeu de mots cric/Creek.

Il n’empêche que contre toute attente et crédibilité, elle répare sa voiture et décide de faire demi-tour.

L’épisode passe tout de même un certain temps à s’intéresser à Fiji, et sans ça, ce serait probablement déjà une vraie partie de première saison. Dix ans plus tôt, la sorcière est arrivée à Midnight et oh mon dieu, elle avait les cheveux lisses et un look lui allant tellement mieux ! Sa tante lui apprend qu’elle est une sorcière et que c’est quelque chose qu’elles partagent. Bon, ça ne vaut pas un bon vieil épisode Charmed, mais c’est intéressant de la voir apprendre à maîtriser des pouvoirs qu’elle n’a quasiment pas utilisé de la saison. C’est que sa tante lui a appris à beaucoup se brider.

Cela sent rapidement l’histoire d’amour adolescente stupide qui finit mal, mais bon. Elle rencontre donc Jeremy et tombe amoureuse sous le regard concerné que sa tante. Elle lui demande de ne pas être trop amoureuse trop vite pour éviter les accidents.

Jeremy et elle se retrouvent donc en couple, à s’aimer et à vouloir faire l’amour. Oui, mais non : emportée par ses désirs brûlants, Fiji enflamme un peu trop littéralement son Jeremy qui meurt donc.

De retour dans le présent et la tempête de sable, Lemme et Olivia ne se parlent toujours pas suite à leur petit affrontement d’il y a deux jours. Du coup, ce sont Olivia et Bobo qui jouent la garde rapprochée de Fiji qui continue à voir son émissaire et les envoie dans la rue. Bobo en revient blessé.

De leur côté, le révérend, Joe et Manfred tentent de déterrer un cadavre pour obtenir des infos grâce à Manfred.

C’est un échec total, sans trop de surprise et ils sont bloqués en ville par des hommes/démons/on ne sait pas trop parce que je n’avais pas de sous-titres et que la meilleure traduction qui me vient là tout de suite c’est « rageux ». Manfred décide donc que le meilleur plan est de s’enfuir, mais Fiji refuse de partir sans Mr Snuggly. Oui, oui, son chat qu’on n’a pas vu depuis un moment. Personne ne sait qu’il parle, elle passe donc juste pour une folle à chats, mais tout le monde semble d’accord avec ça.

Manfred reste derrière pour attraper le chat (oh mon dieu, il est beaucoup trop doué à attraper un chat qui ne veut pas l’être pour moi). Heureusement, Creek vient le récupérer, parce que sinon, il serait bon pour mourir.

L’ensemble des midnighters se retrouvent donc au bar du coin et force Fiji à révéler son secret et la raison pour laquelle Colconnar la veut absolument. En toute logique, et comme dans tous bons films ou séries, il est ainsi révélé que Fiji est vierge. C’est une sorcière vierge, donc voilà, ça impose son lot de magie puissante. C’est simplissime comme intrigue, mais dans le fond ça fonctionne.

Olivia avoue à Lemme qu’elle envisage de quitter la ville aussitôt que Fiji sera en sécurité et qu’elle le pourra. Moi, j’espère surtout qu’elle changera vite d’avis, parce que je veux qu’elle soit de retour pour une saison 2 – si saison 2 il y a (mais JE VEUX une saison 2, parce que la série est très sympa). Ils sont mignons Olivia et Lemme, mais bon.

Je ne peux pas en dire autant de Creek et Manfred, surtout parce que Creek est insupportable. Elle donne tout de même l’idée à Manfred d’utiliser la magie noire et de la combiner à la magie noire de Fiji pour obtenir des réponses.

Il est rapidement décidé que la vie à sacrifier pour le sort sera celle du chat, ce qui est très triste. Malheureusement, la magie le choisit autrement et c’est Manfred qui est tué. Du moins, c’est ce que tout le monde pense, sauf Creek qui joue sacrément mal.

Et en même temps, elle a raison : Manfred est simplement envoyé pour avoir une réponse de l’au-delà sur la manière de fermer le voile. Il a donc la réponse mais le problème est que Fiji a aussi une réponse. L’émissaire n’est autre que Jeremy et le message est on ne peut plus clair : soit elle se rend à Colconnar et il épargne tout le monde, soit il tue tout le monde. Bien sûr, Fiji est assez conne pour suivre Jeremy alors que tout était enfin résolu.

J’ai tout simplement adoré cet épisode qui avait un excellent rythme et a su apporter très simplement les réponses au fil rouge de la saison qui paraissait plus complexe que ça. Je ne suis pas trop surpris, la série a très bien géré ses intrigues jusque-là, donc je suis content que ça poursuive et débouche sur un bon final pour une série du genre.

10Épisode 10 – The Virgin Sacrifice – 15/20
My flesh is burning, stop talking.

C’est déjà la fin de saison pour Midnight, Texas et j’en suis triste, car la saison m’a apporté le type de série qui me manquait en ce moment.

Fiji s’est donc sacrifiée et arrive en quelques minutes à Midnight alors qu’elle est à pied et que dans le mini-bus les autres ont beaucoup de mal à la rattraper. On va dire que c’est la magie de la magie. Il faut aussi le temps à tout le monde de gérer son couple, hormis Bobo qui est donc chauffeur de la fine équipe.

Olivia et Lemme gèrent assez mal leur rupture, étant bien sûr toujours attirés l’un par l’autre. Creek continue d’être chiante avec Manfred. Finalement, tout le monde quitte le bus et intègre la ville à pied. Cela fait un plan badass marrant mais c’est justement ce dont manquent les midnighters : un plan solide pour sauver Fiji. En plus, celle-ci est assez chiante pour leur reprocher d’être venue la chercher.

Un premier trio décide de se rendre chez Fiji pour la secourir : Bobo, Creek et Olivia. Sans trop de surprise, c’est Olivia qui est blessée dans l’affaire après s’être occupée de les tenir en sécurité. J’ai beaucoup aimé les scènes d’action de l’épisode, les hommes de main de Colconnar étant de bonnes créatures surnaturelles aux pouvoirs sympas et me rappelant un peu Diablo des X-Men.

Jeremy – même s’il n’est en fait qu’un démon ayant son apparence – se permet donc un câlin à Olivia qui finit à moitié brûlée. Alors que Fiji la soigne comme elle peut, elle demande à Creek de ne rien révéler de son état de santé aux autres.

Un deuxième groupe constitué du révérend, Lemme, Manfred et Joe est également en ville et se retrouve dans le magasin de Bobo. Manfred tente d’écouter les esprits pour trouver ce dont il a besoin pour tuer Colconnar. Lemme lui propose de boire du sang de vampire pour devenir plus puissant, mais Manfred refuse, préférant dire à Creek qu’il l’aime (mais pourquoi) et regarder des poupées flippantes. De leurs côtés, Joe et le révérend sympathisent, mais je dois dire que je n’ai aucune sympathie pour eux. Joe ne m’a jamais passionné plus que ça et le révérend est particulièrement inintéressant, n’ayant pas été développé de la saison et se contentant aujourd’hui de prier pour tout le monde et sanctifié un ou deux objets. Franchement, son sacrifice la semaine dernière ne m’aurait pas dérangé.

Il est décidé d’emmener Olivia à l’hôpital et Creek se rend chercher, sans problème, la voiture de Fiji – dont Manfred était censé avoir les clés, mais bon. C’est elle qui emmène Olivia là-bas, prenant au passage le message qu’Olivia serait revenue pour Lemme, alors que Fiji se contente de brûler une bougie de soin. Elle finit par avouer à Bobo qu’elle a tué Jeremy et espère faire de même avec Colconnar.

Bobo n’est pas trop convaincu et préfère lui parler de son plan : coucher avec elle pour éviter qu’elle soit vierge quand elle se rend auprès de Colconnar. Le voilà donc qui la séduit comme il peut. Bon, en même temps, ça se sentait venir à des kilomètres, surtout une fois qu’ils restent tous les deux. Assez clairement, l’idée était peut-être même partagée par Olivia et Creek quand elles les ont laissées.

Pendant que la nuit tombe et que Fiji couche avec Bobo, Manfred tente donc de s’armer contre Colconnar, invoquant d’anciens esprits qui le possèdent. Le grand démon de cette saison se réveille enfin et c’est, comme tout le reste dans la série, assez décevant à voir. Il est beaucoup moins flippant que prévu et que sa voix ne le suggérait.

Manfred s’oppose à lui assez simplement, Joe protège Fiji des hommes de main de Colconnar. Fiji couchant avec Bobo suffit de plus à affaiblir Colconnar et à faire disparaître ses hommes de main. Joe peut donc s’attaquer à Colconnar, le temps que Manfred soit encore un peu plus possédé et réunisse les pouvoirs nécessaires pour tuer Colconnar. Voilà, voilà, c’est fait.

Reste à régler le cas d’Olivia, bien sûr. Elle est en train de mourir, mais Lemme refuse que cela se fasse, lui donnant quelques gouttes de sang qui suffisent à la ramener à la vie. C’est problématique car il y a des effets secondaires, mais ça, ce sera pour une saison 2, si saison 2 il y a. Dans le même genre, la gérante du bar qui a des secrets à cacher est également en contact avec quelqu’un qui surveille Creek de près. Celle-ci, d’ailleurs, n’en a pas la moindre idée et est trop occupée à embrasser Manfred.

Une semaine plus tard, nous retrouvons tout le monde à l’église pour le mariage d’Olivia et Lemme. C’est très sympathique et même si c’est un mariage précipité, le couple va tellement bien ensemble que ce n’est pas surprenant. À l’exception du révérend et du chat, tout le monde finit d’ailleurs en couple (je tiens peut-être un ship là) : Bobo et Fiji, Manfred et Creek, Olivia et Lemme, Joe et Chuy. Tout est bien qui finit bien, quoi.

Enfin, en théorie : le lendemain matin, Manfred est toujours tourmenté par ses démons. Comme il faut aussi relancer la série en cas de saison 2, une nouvelle habitante débarque à Midnight : Melanie. Et elle est pleine de projets, voulant rénover l’hôtel de la ville afin d’attirer les touristes.

11

EN BREF – Je suis content que Midnight, Texas se soit trouvé une place dans la grille d’été NBC alors qu’elle avait été annoncé pour la mi-saison à l’origine. Clairement, elle n’aurait pas pu faire face à la concurrence en mars alors que notre été était tellement désert qu’elle était facilement l’une des meilleures nouveautés de cette année.

Avec beaucoup de rythme et de bonnes dynamiques, la série a su se trouver une place, je trouve, reprenant les codes de l’urban fantasy sans le moindre problème. Si je ne suis pas fan de romans de bitlit (au style passe-partout et au marketing douteux en ce qui me concerne), je suis toujours très friand de leur adaptation en séries, et Midnight, Texas ne fait pas exception à la règle. En fait, la série m’a ramené tout ce que j’espérais revoir à l’écran, à savoir une série surnaturelle qui ne se prend pas la tête, se voit à la semaine tout en développant des fils rouges et possède quelques bons rebondissements.

Du côté des défauts, et bien, il y a ces romances imbuvables qui me tiennent à l’écart des romans (que ce soit Manfred/Creek ou Fiji/Bobo, sérieusement, c’était lourd ; heureusement que Joe/Chuy et Olivia/Lemme compensaient) et surtout la fâcheuse tendance à construire lentement une intrigue trop vite expédiée. Le meurtre de la femme de Bobo, le passé de Manfred, l’ange déchu qui s’attaque à Midnight, Colconnar… Autant d’intrigues supers qui promettaient de grandes choses et qui retombent finalement comme autant de soufflés. Si j’ai aimé la série, je n’en oublie pas ses défauts et sait que je l’ai un peu surnotée par plaisir d’enfin retrouver de l’urban fantasy. Clairement, Midnight a remonté le niveau des nouveautés de l’été et j’espère sincèrement que NBC lui accordera une seconde saison. Si ce n’est pas le cas, je ne resterais pas non plus sur ma faim avec des questions insoutenables, donc je remercie les scénaristes d’avoir proposé des cliffhangers gentils.

Saison 1 | Saison 2

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Salvation (S01)

Synopsis : Un étudiant du MIT découvre que la planète est sur le point d’être détruite par l’arrivée d’un astéroïde se dirigeant droit vers la Terre. Le compte à rebours commence : il reste six mois pour sauver la planète.

Saison 1 | Saison 2

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, j’ai lancé la série juste après avoir regardé deux épisodes de Will. Autant dire que c’est avec un début de migraine que j’ai lancé ce pilot, très curieux de voir ce qu’il donnerait. C’est le genre d’intrigues qui a priori a tout pour me plaire : de la science-fiction pure et un format parfait pour l’été. Juste ce qu’il faut comme dose sérielle, quoi.

Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire dans cette intro, si ce n’est que la série est produite par Alex Kurtzman, un gros nom derrière beaucoup d’épisodes d’Alias et Fringe, rien que ça (il a fait plein d’autres choses avant, entre et depuis, mais je le connais surtout pour ça). Du coup, même si je ne connais personne dans le casting, on a une bonne base bien solide qui est un peu réconfortante, parce que c’est le genre d’histoire où, assez clairement, ça passe ou ça casse.

Allez, on va la faire courte pour cette intro et directement entrer dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 13/20

01Épisode 1 – Pilot – 14/20
I don’t wanna save 160 people. I want to save everyone.

J’ai aimé le début de cet épisode qui commence par quelques-uns des plans les plus marquants de la bande-annonce en les présentant comme un flashback sans trop d’intérêt. Soyons assez clairs dès le début : la série est un peu décevante, c’est très convenu, prévisible et de facture classique pour une série d’été. Du coup, ça me fait un peu peur de me lancer dedans : je me connais, je vais accrocher, mais là, ça passe ou ça casse, surtout côté renouvellement. On verra bien. Pour l’instant, c’est divertissant sans être révolutionnaire et ça surfe sur une tendance très à la mode (avec des plans qui semblent carrément être les mêmes que ceux de The Circle).

Allez, arrêtez-vous là si vous n’avez pas vu l’épisode, j’enchaîne maintenant avec les spoilers, le résumé et la critique détaillée.

Nous avons deux grosses intrigues principales dans cette série, tournant chacune autour d’un personnage principal qui doit amener le téléspectateur dans sa quête. D’un côté, nous avons donc Liam, le jeune étudiant brillantissime du MIT tout ce qu’il y a de plus classique, introduit après une nuit quasi-blanche et avec un retard dans une conférence où il se fait remarquer, n’ayant même pas pris le temps de mettre ses chaussures avant de venir. Mouais. On sent bien que la série ne se prend pas la tête dans son intro ni dans la rencontre entre Liam et Jillian.

De manière du coup prévisible, ces deux-là sont assez vite voués à finir ensemble, avec l’inévitable scène de sexe (assez coupée néanmoins, ça change) et un Liam qui se dit amoureux après moins d’une journée avec Jillian. Oui, bon, elle est très mignonne, mais c’est un peu tiré par les cheveux. La série se lance dans le méta car Jillian écrit des histoires, ça leur permet d’y aller lourdement sur le fait que Liam veut être un héros sauvant le monde, blablabla.

Un héros ? Oui, parce que Liam, c’est lui qui découvre grâce à ses recherches universitaires qu’un astéroïde s’apprête à percuter la Terre dans quelques mois. Il prévient donc son prof, mais ce dernier se fait ensuite enlever. Oh, ça sent bon la conspiration gouvernementale avec un faux suspens dans une course-poursuite à vélo qui n’est pas sans rappeler 13 Reasons Why. Il y avait du bon malgré tout, des petits gags qui m’ont fait sourire, comme la règle des 15 minutes à la fac (je le confirme, ça existe toujours et même en France).

Perturbé par la conspiration qu’il sent bien se pointer, Liam se rend auprès de Darius pour tout lui révéler. Darius ? Oh, c’est le Tony Stark de Salvation, le riche entrepreneur de Tanz Industries (hum, on n’est pas si loin de Stark Industries franchement, jusque que dans les locaux et leurs looks) introduit lors de la conférence plus haut. Armé de tout un tas de gadgets futuristes improbables, Darius a aussi des connexions au gouvernement, qui lui permet de comprendre qu’en fait, les officiels hauts placés savent très bien ce qui se trame dans l’espace.

Oui, mais c’est seulement les hauts placés parce que l’autre personnage que l’on suit beaucoup dans cet épisode, Grace, a beau être porte-parole de la Défense, elle n’en avait pas la moindre idée jusqu’ici. De Grace, il faut retenir qu’elle est divorcée, qu’elle couche au Pentagone avec son patron qui ne lui a pas dit pour l’astéroïde et que sa fille, Zoey, vient d’être diplômée et veut un futur. Tout ça, et une narine super étrange plus grosse que l’autre ! Pardon, c’est nul de dire ça, mais je ne sais pas, ça m’a perturbé sur certains plans et après, je ne voyais plus que ça. Oups.

Bon, donc, on en arrive aux révélations sur la planète prête à être détruite, avec des plans gouvernementaux mal montés qui n’ont aucune chance. Comme bien sûr, on touche au haut du pouvoir, on se retrouve ensuite en soirée chic. Au cours de celle-ci, Liam se fait draguer par une journaliste persistante et bien renseignée qui commence son enquête sur lui et Darius recrute Grace pour approfondir son plan contre le gouvernement.

Son plan ? Créer l’arche de The 100, car il suffit de sauver 160 personnes pour que la race humaine survive. Cela ne plaît pas, ni à Grace, ni à Liam. L’un et l’autre se retrouvent face à un dilemme malgré tout. Grace se rend compte que son mec lui ment quand il lui dit que le plan fonctionne bien, grâce à un technicien qui se fait assassiner (conspiratiooooon, coucou Prison Break), Liam est amoureux mais eh, il sacrifie son amour pour la race humaine, que c’est beaaaau.

Bref, le cliffhanger, c’est que Darius, Grace et Liam sont réunis et prêts à mettre au point un vrai plan pour sauver la planète de l’astéroïde. Vous l’aurez compris, il n’y a rien d’original dans cette série, on prend des éléments de séries et films à succès, à droite, à gauche, on bidouille un peu et on livre un truc très classique, mais malgré tout divertissant. Il va falloir voir comment ça évolue, mais pour le moment, c’est un sans plus.

02Épisode 2 – Another Trip Around the Sun – 14/20
We need to think bigger than the government

Pas de surprise sur ce second épisode qui nous livre une série tout ce qu’il y a de plus classique, avec des ficelles grosses comme tout et des complots pleins de rebondissements à provoquer des infarctus à mamie. Au moins.

L’épisode nous propose trois grosses intrigues en parallèle sans être franchement original donc, mais c’est sympathique malgré tout. En fait, je ne change pas spécialement d’avis sur la série pour l’instant.

Tout d’abord, l’épisode commence par Grace qui se réveille le jour de son anniversaire de la pire des manières possibles avec un cauchemar où sa fille était en train de mourir dans ses bras. Ben oui, bien sûr, c’est stressant de savoir que la fin du monde approche. Par chance, son amant lui avoue la vérité, toute la vérité.

Oh, j’aimerais bien le croire, mais ça pue la manipulation à 150 km. Et en effet, c’est le cas, car il se garde bien de lui dire qu’ils ont tué le technicien de la semaine dernière. Pour ça, Grace peut compter malgré elle sur l’aide d’Amanda qui malgré ses 20 ans à tout péter est déjà une journaliste tellement talentueuse qu’elle connaît le nom du projet Atlas et sait que le type s’est fait assassiner. C’est si facile la vie. Amanda interroge donc Grace, mais c’est en fait elle qui se fait pomper toutes les infos qu’elle a (pas grand-chose finalement) comme une bleue.

Convaincue d’être trahie par le gouvernement, Grace accepte donc de trahir son gouvernement et de détourner de l’uranium. C’est grosso modo le moment à suspens de la semaine et ça ne se fait pas sans quelques énormités, comme Grace qui intimide un garde avec un soi-disant supérieur tout puissant ou Darius qui pirate le téléphone du boss/amant de Grace pour lui sauver les arrières. Le tout se produit après une scène où Grace est grillée à 1 000 km en train d’ouvrir l’attaché-case top secret de son amant. Franchement, c’est gros…

Oui, c’est gros, mais pas autant que Darius et Liam au beau milieu d’une réunion secret défense. Déjà, Darius, avec son attitude à la Stark toujours, en train de se moquer des officiels et de se la péter, c’est énorme… mais alors Liam, l’étudiant maladroit, présent là alors qu’ils n’hésitent pas à buter les simples techniciens ? Faut pas déconner, sérieux.

Darius est celui qui m’a le moins passionné encore cette semaine (désolé, je sais qu’il y a des fans dans les lectrices de cet article mouahaha). Pourtant, il avait la chance d’avoir une bonne moitié de ses scènes avec une actrice que j’aime bien depuis Lost malgré son nom imprononçable, Zuleikha Robinson. Fraichement débarquée de Still Star-Crossed, qui de toute façon ne fera pas de vieux os, l’actrice incarne cette fois une riche investisseuse, avec, bien sûr, la relation plus qu’amicale envers Darius. C’est gros, c’est convenu, ça ne fonctionne pas si bien que ça, mais ça permet un financement improbable refusé par le gouvernement à cause de son protocole.

Ben voui, vous pensez bien que le gouvernement a un gros protocole de sécurité qui l’empêche de se ruiner pour sauver le monde… par contre, les investisseurs privés qui n’ont aucune idée du projet, ça n’hésite pas une seconde, c’est bien connu.

Enfin, Liam est persuadé d’être suivi pendant tout l’épisode, et c’est bien le cas, parce que Darius le fait suivre. On ne le découvrira qu’en fin d’épisode bien sûr, et je vais dire que ça m’a surpris même si c’est probablement parce que je n’étais pas si attentif que ça. Quoiqu’il en soit, Liam fait d’une pierre deux coups : il retrouve son professeur finalement pas enlevé mais juste planqué par peur pour sa sécurité (OK, ça m’a fait rire, mais pourquoi pas, ça a eu le mérite de me surprendre) et il le ramène à Darius en fin d’épisode.

J’ai parlé de deux coups, parce qu’en fait, l’argent que Darius lui donne, il l’utilise pour acheter des auditeurs, dans la rue, à la lecture publique de Gillian. Ce pourrait être mignonnet si ce n’était pas si creepy ! Il lui achète donc un faux succès à base de passants dans la rue, je pense qu’elle aurait pu s’en passer, mais bon. C’était une scène marrante et ça nous les affirme comme couple, alors même qu’ils ne se parlent pas.

Cela ne plaît pas trop à Darius qui trouve que la fille est un problème (OK ?) alors que, dans son coin, Amanda a réussi à trouver le nom de famille de Liam et commence à recoller les pièces du puzzle, tout en commentant sa petite affaire parce que tout le monde fait ça bien sûr.

Bref, c’est une écriture paresseuse qui réserve malgré tout quelques surprises parce que j’étais un peu trop occupé à emballer les cadeaux des anniversaires auxquels je me rends ce soir et demain. On a eu droit à quelques décors supplémentaires (l’usine), du faux suspense (la boucle d’oreille), du méta (Superman en deuxième page/deuxième épisode) et des avancées dans l’intrigue pour un peu tout le monde. En plus, on a pas moins de trois cliffhangers, puisque l’amant de Grace se rend compte qu’elle le manipule et le trahit en fin d’épisode.

Et vous savez quoi ? Le pire, c’est que ça fonctionne, je serais encore là la semaine prochaine…

Capture d'écran 2017-07-29 15.32.37.pngÉpisode 3 – Truth or Darius – 14/20
Maybe you’re done fighting, but I’m not.

Mon ordinateur est en train de me lâcher violemment, il tourne sans cesse et mon antivirus rame tout autant actuellement, mais allez, je ne vous abandonne pas tant que je peux rester ! Et puis malgré ces conditions désastreuses, je peux bien regarder Salvation, ce n’est pas non plus comme si ça demandait une concentration folle.

Grace se réveille dans les bras d’Harris qui ne la confronte toujours pas sur ses activités nocturnes, mais l’emmène au contraire en réunion top secrète (logique, quand tu as des doutes sur quelqu’un, non ?) où elle apprend que Darius a six jours pour fournir un plan qui marche bien, sinon ils explosent le météore en plein de météorites allant nous tuer les russes et les chinois, mais pas les américains. Joie. 1 million de gens en moins sur Terre, ça réglerait quelques problèmes, mais ce n’est pas bien éthique.

Voilà, elle va donc passer le reste de l’épisode à s’engueuler avec son amant parce que tuer les gens, c’est mal, et avec Darius, parce que eh, elle a fait beaucoup pour lui et ce n’est toujours pas assez. Elle se débrouille comme elle peut pour obtenir plus de temps, mais franchement, j’ai un peu de mal. Il est à peu près évident que la solution des météorites est la meilleure : le problème des météorites pourrait à son tour être traité ensuite comme une priorité, mais ça sauve quelques millions de personnes en attendant. Je dis ça, je ne dis rien.

À Tanz Industries, le professeur et Liam continuent de travailler H24, tentant de nous faire croire que personne n’a dormi depuis plusieurs jours. Passionnant, mais ridicule. Personne ne peut être efficace, peu importe le nombre de café, après autant de jours sans dormir, hein. Ce sont de bien mauvais scientifiques s’ils ne connaissent pas les effets bénéfiques d’une sieste de 20 minutes… Ou d’un vrai travail d’équipe, d’ailleurs, parce que réaliser l’impossible, c’est déjà un projet fou, mais le faire à deux, bein…

Amanda débarque en tant que simple visiteuse et réussit à draguer Liam, qui a la chance d’avoir ensuite à gérer Gillian qui vient le voir sur son lieu de boulot, normal. Amanda les observe bien sûr, ça va sans dire. J’ai dit normal, mais c’est tout un bon et large plan de la part de Darius qui joue avec ses cartes et propose du boulot à Gillian dont il prétend être fan. Pourtant, la citation de son bouquin est clairement mauvaise.

Qu’à cela ne tienne, elle se rend aussitôt prévenir Liam qui, plutôt que de dormir, joue donc aux jeux vidéo. Ben oui, bien sûr. Celui-ci prend mal la nouvelle de son boss interférant complètement dans sa vie et il n’est pas au bout de ses surprises, car Darius s’attaque ensuite à Amanda.

Les scénaristes tentent de nous faire croire qu’il n’aurait peut-être pas dû, car Amanda sait pour l’uranium. Seulement, c’est Darius, donc il a tout prévu et nous l’endort comme il peut. Bon, Amanda est loin d’être idiote, elle ne le croit probablement pas, mais au moins, ça gagne du temps.

D’ailleurs, c’est précisément ce que cherche à faire Liam de son côté : gagner du temps en travaillant dur. Oui, oui, il travaille très dur : c’est une intelligence artificielle qui fait absolument tous les calculs et travaux scientifiques, lui se contente d’être stratégique et heureux que ça fonctionne, quitte à rester pieds nus parce que c’est connu que tout le monde dort pieds nus dans un labo pas quitté depuis plusieurs jours. J’ai ri, désolé, mais c’est tellement dans les clichés tout ça.

Bon, bien sûr, leur solution merveilleuse qui devait tous les sauver s’avère être un échec total et, pour couronner le tout, Harris comprend que celle-ci le trahit et est incapable de gérer son fils. De son côté, Liam voit que Grace est embauchée par Darius pour sélectionner les 160 personnes qui pourraient repeupler la planète. Bien évidemment, c’est logique, tout le monde prévoirait un plan de secours en cas d’échec, mais Liam semble mal le vivre.

Mal le vivre, c’est un peu ce qui arrive à Harris lors du lancement du missile censé détruire Samson, notre astéroïde géant voulant détruire la planète. En effet, Darius a bien évidemment les moyens de détourner la force de frappe de la NASA après avoir piraté l’agence, normal. Les cliffhangers consistent donc à nous montrer la face sombre du milliardaire qui profite aussi de ces quelques minutes pour faire en sorte qu’Amanda se prenne une voiture en pleine face, ça ne doit pas faire du bien !

Bon, la série continue de ne pas surprendre, mais son intrigue plutôt classique se déroule bien. Je me marre bien devant les épisodes, surtout ces moments qui sont clairement faits pour résumer aux spectateurs ce qui se passe (outre les flashbacks, on a droit à Grace qui nous explique que le coup de fil du président vient de décider de la mort de tout un tas de gens, merci, j’aurais jamais compris sans toi) ou qui sont des répliques humoristiques entendues des quinzaines de fois avant (oh, quand quelqu’un dit « respectueusement », cela veut dire qu’il va manquer de respect, wouhouhou). Bref, je m’amuse, mais c’est tout ce qu’il y a de plus banal et c’est dommage car j’aurais aimé tellement plus de cette série ! Tant pis, il faudra avec… ils ont au moins un titre d’épisode qui m’a fait sourire.

04.pngÉpisode 4 – The Human Strain – 14/20
I need you to find out who it is. Find Salvation.

Bon, donc ce n’est pas Darius qui nous a piraté la NASA, mais ça ne suffit pas à rendre la série passionnante pour autant et j’ai même eu du mal à me motiver à faire cet article. Ce n’est pourtant pas la pire série que j’ai pu voir cette semaine, mais je ne sais pas, je n’étais pas dedans.

L’épisode commence tellement bien avec une vente aux enchères qui nous montre que Darius veut sauver la culture de l’apocalypse, comme c’est mignon. Cette scène nous permet de décrypter en fait tout le reste de l’épisode à venir, mais il ne faut pas le dire, on ne le sait pas encore.

En effet, Darius va se faire arrêter par Harris et ses hommes afin d’être interrogé sur le piratage de la semaine dernière. Bien sûr, il clame son innocence et, même s’il est arrêté sous le Patriot Act, il n’est pas torturé dans un premier temps. Je trouve qu’ils lui ont laissé bien du temps sans la menace de la torture et, à l’inverse, que la torture, une fois utilisée, a été extrêmement rapide dans l’escalade. Comme il n’a pas tout de suite été torturé, il a pu demander à parler à Grace et on lui a autorisé. Apparemment, elle ne culpabilise pas plus que ça de l’avoir balancé et tout le monde s’en fout pas mal des liens de Grace avec lui, alors que là encore, ça mériterait un interrogatoire.

Mais non, Grace est libre de faire ce qu’elle veut et, comme Darius se débrouille pour lui filer une puce qui fait que son intelligence artificielle la reconnaît comme étant Darius, elle s’en tire plutôt bien cette semaine. Pourtant, ce n’est pas faute de parler de l’uranium quand elle interroge le suspect. Je sais bien que personne ne la soupçonne de quoi que ce soit officiellement, mais d’où un murmure n’est pas enregistré par les micros de la salle d’interrogatoire ?

Enfin bon, nous n’en sommes pas à ça près avec cette série. Grace retrouve Liam et je dois dire que j’aime bien ce duo, qui passe son temps à être baladé par Darius. Dans leur première scène ensemble cette semaine, ils comprennent qu’ils ne devraient pas lui faire confiance, mais bien sûr la série n’est pas des plus subtiles pour nous faire comprendre qu’ils se trompent. À mener l’enquête ensemble, ils finissent par tomber sur Salvation, le vaisseau capable d’embarquer 160 personnes vers Mars.

160 ? C’est le nombre de gens suffisant pour assurer la survie de l’humanité, souvenez-vous. Au pire, si vous ne vous en souvenez pas, vous pouvez compter sur Gillian pour vous le rappeler. En effet, elle commence son travail à Tanz industries et galère un peu à se faire sa place au milieu des scientifiques cherchant à sauver notre espèce. Elle vit très mal son complexe d’infériorité, jusqu’à ce qu’elle comprenne que Darius lui a demandé d’être là pour une bonne raison. Bien sûr. Cela permet de finir l’épisode sur un joli discours affirmant la nécessité des artistes pour maintenir l’espoir. Que c’est mignon !

Bon, bien sûr, ce n’est pas faux, les débats sont sympathiques, mais alors la conclusion est d’une lourdeur sans nom. Ce n’est pas elle l’artiste qui me donnera de l’espoir, je vous le dis ! Surtout qu’elle se pense intelligente, sait que Darius ne fait rien sans raison… mais n’a toujours pas compris que la fin du monde arrivait et que son travail était un moyen de sauver l’humanité. Nous voilà bien si c’est ça qui doit choisir qui survit ! Bon, à sa décharge, elle comprend allons savoir comment que Grace est du gouvernement.

Bref, Liam et Grace finissent donc par trouver Salvation, l’alibi de Darius pour le hack de la NASA : et oui, à lui tout seul, il a construit le vaisseau qui allait sauver l’espèce humaine dans un sous-sol plus grand qu’un immeuble de huit étages. Tout va bien, c’est parfaitement crédible.

Malheureusement, ils ne peuvent pas le dire aux autorités car l’uranium est là. Tu parles d’un innocent : il n’avait besoin de l’uranium que pour son arche de Noé et pas pour le test de Liam. Bon, à la recherche du coupable, Grace se rend compte qu’elle a vraiment besoin de Darius dans sa vie et se démerde donc pour que sa torture cesse et qu’il soit libéré, après s’être fait raccrocher au nez pour la 15e fois de l’épisode. Logique.

Ce plan totalement improbable finit par fonctionner à merveille, Darius comprenant que le hack de la NASA vient de… sa machine d’arcade, celle-là même avec laquelle Liam passe ses pauses au lieu de dormir. Pour une raison inconnue, Liam se retrouve à nouveau à courir pieds nus à travers Tanz Industries pour réparer les dégâts, et bien sûr, il y arrive juste à temps pour que le missile détruise l’astéroïde. Souvenez-vous, ils avaient deux fenêtres pour le faire, et ceci est la seconde.

Tout est merveilleux, mais bien sûr, le missile rate sa cible, cette fois sans piratage. Tout ça pour ça. Alors que l’humanité semble perdue et Salvation la dernière solution, Liam a néanmoins un éclair de génie qui lui permet de faire en sorte que l’EM drive fonctionne. C’est là notre cliffhanger : il a la solution pour sauver le monde et réveille son prof pour lui dire. Ce professeur Craft passe tellement de temps à faire de la figuration et dormir que je n’ai plus trop confiance à lui, surtout quand le traître ayant piraté la NASA est retrouvé suicidé (ben voyons) dans les appartements de Darius.

Du coup, c’était un peu mieux que prévu cette semaine, avec quelques rebondissements que je n’avais pas vu venir, ça change. Espérons que la série continue dans cette direction et arrête l’utilisation de proverbes pourris et phrases clichées !

Capture d'écran 2017-08-07 15.17.10.pngÉpisode 5 – Keeping the Faith – 13/20
The EM drive is no longer safe in Tanz Industries and neither are you.

Cette semaine, nous avons eu le droit à deux épisodes, rien que ça, et ce n’est pas forcément une bonne chose, franchement. La série, malgré sa récente amélioration, reste de qualité médiocre et est tout juste bonne pour les trajets en RER. Je suis violent, mais il faut bien reconnaître ce qui est, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

L’épisode 5 reprend sur Darius en pleine vendetta cherchant à venger son Laslow, l’homme de main qui s’est « suicidé » dans l’épisode précédent et qui aurait piraté la NASA. Il est évident qu’il ne peut être coupable aux yeux de Darius, ce qui signifie qu’il ne l’est pas du tout, parce que eh, Darius ne se trompe jamais. Il fait donc en sorte que le laboratoire soit déplacé avec l’EM Drive et il envoie Liam et le professeur Craft avec. Voilà, zéro surprise pour moi, je commençais à soupçonner le professeur, mais là, c’est juste trop gros pour être un hasard.

Et effectivement, le camion qui les transporte est détourné par une bande d’hommes armés jusqu’aux dents et russes. Les réactions du professeur laisse peu de place aux doutes sur ses véritables intentions et je remercie les scénaristes de ne pas avoir trop fait durer le suspense : il est la taupe qui balance toutes les informations aux… russes. Et oui, le reste du monde existe soudainement pour faire des russes les grands méchants. Bienvenue dans les années 90. En même temps, tout le reste de la série sonne très 90 lui aussi, ça n’aurait pas dû me surprendre autant !

Liam comprend le double jeu de son professeur, mais plutôt que de profiter de cette information pour s’échapper, avoir plus d’infos ou jouer de ce fragile pouvoir, il préfère tout de suite avouer qu’il sait. Comment sait-il ? À coup de flashbacks. Bon, au-delà de ces flashbacks bien lourds pour nous expliquer que eh, tout est prévu d’avance, je suis forcé de reconnaître que, ça, au moins, c’est bien écrit. L’intrigue générale se tient, les motivations de Craft aussi.

Comme Darius a affirmé quelques minutes plus tôt qu’il saurait absolument tout ce qu’il se passe à proximité de l’EM Drive et du convoi, cela ne surprendra absolument personne qu’il ne soit pas informé immédiatement de son détournement. Au lieu de ça, il doit faire face à un nouveau problème : le gouvernement ne veut plus le financer, mais en plus, il veut récupérer son argent. Ben oui, bien sûr, leul.

Même si elle n’est pas d’accord avec le procédé, Grace se rend auprès de Darius pour récupérer les fonds et tenter de regagner sa confiance en Darius. Ce n’est pas fou et pas crédible pour deux sous, mais qu’importe, il l’emmène en voyage dans la maison de vacances de Laslow. Là-bas, tous les deux tombent comme par hasard sur Teresa/Tess, le premier amour de Darius qui n’est toujours pas remis du fait qu’il lui a apparemment brisé le cœur. Si ce n’est pas mignon, notre multi-milliardaire cache un lourd passé triste, c’est si… attendu !

En plus, il utilise donc le nom de la nana pour son intelligence artificielle, IA qui était utilisée tous les jours par le frère, donc. Magique, tout simplement, mais ça me permet de cocher un point du Bingo au moins.

Bref, toute cette histoire suffit à rétablir la confiance perdue de Grace envers Darius. Du coup, ils retournent au Pentagone (qu’importe le nombre d’heures de route, ouais) pour aider Harris et sa collègue. Ces derniers ont mené leur petite enquête de leur côté et découverts que la NASA n’était pas la seule à être piratée : l’Inde l’a été aussi, de même que le reste du monde. Tiens, le reste du monde existe alors ?

Et en plus, le reste du monde n’est pas forcément con, car les Russes savent que la Terre approche de sa fin. Une partie de moi espère que Darius a raison et que tous ces imbéciles vont s’entretuer et détruire la planète, histoire que la saison 2 soit dans l’espace avec d’autres problèmes. Ouais, ça me plairait de voir une saison 2 avec les 160 seulement. C’est mon côté fan de SF ou pur sadique, allez savoir. Bref, Grace réussit à convaincre tout le monde de laisser Darius utiliser des procédés illégaux pour retrouver Liam sur un ordinateur auquel il n’a normalement pas accès et qui est habitué à des activités tout aussi illégales. Cela fonctionne et ils retrouvent notre pauvre Liam qui n’a même pas eu l’occasion d’être pieds nus dans cet épisode (ça me fait beaucoup trop rire, pardon).

Oui, pauvre Liam, qui se retrouve à dialoguer avec un Craft totalement allumé du cerveau qui nous pond qu’il considère Liam comme son… fils ? Euh… Ils ont eu trois scènes à tout casser depuis le début de série. Bon, passé ce sentiment de paternité ridicule, Liam nous sort une grande phrase de héros, se saisit d’un flingue et nous tue Craft. Bon débarras.

Malheureusement, cela ne suffit pas à arrêter les russes qui embarquent à bord d’un avion avec l’EM Drive. Non mais on peut reconnaître que Liam est plutôt doué pour s’enfuir, tuer des gens et tirer sur des avions en plein vol. Quant à Darius et Grace, ils débarquent juste à temps pour voir l’avion russe s’envoler et disparaître dans les airs. Grace se retrouve à faire un câlin à Darius, c’est mignon.

Enfin, il me reste à parler d’Amanda qui est finalement encore en vie après son accident… mais aussi en pleine forme et déjà capable de retourner au boulot, où elle est contactée par Resist, un groupuscule pour la paix dans le monde, l’écologie et la défense des papillons. Pardon, je caricature un peu, mais vous voyez l’idée. En plus, je vous ai fait l’impasse sur le moment où elle fouille la poubelle pour retrouver le portable qu’ils lui ont donné contre l’avis de son boss qui veut qu’elle lâche l’enquête…

Amanda poursuit donc son enquête et cela lui permet de parler un peu avec Gillian, dont elle devient l’unique amie à Washington. C’est trop simple, surtout que Gillian ne tient pas l’alcool et parle beaucoup trop sous la caution de « Oh, t’es une amie de mon mec ». Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec cette série, qui se termine cette semaine par Liam qui ressasse le meurtre de son prof ! Mazette, qu’est-ce qu’on s’amuse !

06.pngÉpisode 6 – Chip Off the Ol’ Block – 11/20
You’re talking about World War III.

C’est reparti pour Salvation qui a l’amabilité de recommencer par un résumé, puis des flashbacks de ce qu’il y avait dans le résumé. On ne sait jamais, des fois qu’on ne sache plus bien où on en était…

On reprend donc par Liam qui se réveille auprès de Jillian (avec un J, il faut que je le retienne) qui découvre ses bleus. La nuit a été mouvementée clairement, et maintenant qu’il passe du côté obscur des gens qui en ont tué d’autres, il a le droit de porter une veste en cuir pour aller à une réunion bien importante où grosso modo, on le fait passer pour une merde, lui autant que Darius.

Tanz Industries se fait gentiment retirer de l’affaire, et effectivement, c’est une bonne chose a priori… mais pas dans cette série, bien sûr. Loin de lâcher l’affaire, Darius embarque Liam pour Londres où il retrouve… WALTER BISHOP. Hum, pardon. Fanboy total de revoir l’acteur de Fringe, même si John Noble m’a paru deux fois plus jeune (sérieusement, botox ou juste un régime ? ou c’est le look + bronzage qui le rajeunit ? Y a que moi que ça a choqué ?).

Dans Salvation, John Noble est donc l’oncle de Darius, Nicholas, et il possède bien sûr la météorite dont ils ont besoin pour l’EM Drive. Le problème, c’est que Nicholas a une dent contre Darius et refuse de lui donner. En plus, il y a un russe sur le coup de l’achat, bien sûr.

Face au refus, Darius annonce le plus gentiment du monde qu’il compte bien voler la météorite. Normal.

Grace découvre que sa fille sait prendre en main son futur, ce qui la fait encore plus stresser concernant le futur et lui donne encore moins envie de voir ses parents. Cela dit, je la comprends, vu comment ses parents sont lourds avec sa vie sentimentale (oh, je te connais papa de Grace). Faut dire l’arrivée de Darius n’aide pas, mais eh, j’y reviens plus bas parce que je vous racontais le début de l’épisode là, pas le milieu, et au début, elle a une réunion de boulot importante, celle-là même où Tanz se fait descendre en flèche.

Elle apprend que la Russie a cessé toute activité diplomatique avec les USA et contacte sa pote diplomate russe, ça tombe bien. Celle-ci ne peut lui parler officiellement, mais prends le temps de s’arrêter trois minutes pour refaire un lacet et lui toucher l’épaule. Oui, ben meuf, si t’es surveillée comme tu penses, là, tu viens de leur indiquer clairement que tu communiquais avec l’ennemi. En plus, elle ne communique pas n’importe quoi, mais l’idée que le projet Atlas est la raison pour laquelle la Russie est devenue l’ennemie. Hum.

De son côté, Jillian recontacte Amanda pour un déjeuner suite à sa dispute avec Liam. Elle contacte donc une amie de Liam pour se plaindre de Liam et de la peur qu’elle a qu’il lui mente. C’est parfaitement logique, autant qu’Amanda qui grille sa couverture en l’invitant au journal pour manger. NORMAL.

Amanda lui balance toutes les infos qu’elle a, rassurant Jillian de toutes les inquiétudes qu’elle provoque. Il faut dire qu’elle y voit un intérêt : faire de Jillian sa source, mais de manière officielle cette fois. Pas de bol pour elle, Jillian préfère faire son enquête d’elle-même quand elle trouve la veste ensanglantée de Liam qu’il a bien sûr gardé chez lui. Elle force donc Liam à tout lui révéler, puis lui fait une crise parce que bouhou il a gardé l’info 100% classée secret défense pour lui plutôt que de lui dire. Mais oui, Jillian, bien sûr, t’as raison.

On en arrive au milieu d’épisode, donc, où Darius demande de l’aide à Grace (qui en demande à Harris) pour voler la météorite. Bien sûr, Liam débarque pile à ce moment pour faire sa crise et demander à aller sur le terrain. Bien sûr, bien sûr. Bien sûr, Grace connaît la bonne personne pour les faire retourner en Angleterre sans que personne ne le sache : son père, qu’on vient juste de rencontrer, bien sûr. BIEN (putain de) SÛR. C’est tellement gros tout ça, franchement. Je veux dire, je veux bien que ce soit un divertissement, mais ils pourraient au moins essayer de ne pas tous nous prendre pour des idiots finis.

Désormais, le sort du monde repose donc sur Harris et Liam partant pour l’Angleterre. C’est là que je suis bien content que ce ne soit qu’une fiction, parce qu’autrement, on serait foutus, je vous le dis.

Pendant ce temps, Grace apprend à connaître Darius en lui faisant raconter son passé avec son oncle et Tess. Passionnant.

Le vol de la météorite se passe bien sûr mal car des russes débarquent au moment clé, mais c’est sans vrai problème que Liam et Harris s’en tirent, ce qui permet à Grace et Darius de se rapprocher dix secondes, avant que Grace ne finisse quand même dans les bras d’Harris, sous les yeux de Darrius. C’est malin.

Côté réalisation, on passe une étape, avec un flashback de l’épisode dans l’épisode, même pas quinze minutes après. Sérieusement, cette série prend ses spectateurs pour des attardés et je me souviens pourquoi je n’aime pas les séries CBS habituellement.

Tout ça se termine par une troisième guerre mondiale qui se prépare entre Russie et USA. Charmant. L’histoire n’est pas mauvaise, mais la réalisation et l’écriture laissent franchement à désirer pour moi. On enchaîne les moments de « comme par hasard » et les énormités scénaristiques, sans compter l’absence de crédibilité dans plein de scènes. Je pense que je n’étais juste pas d’humeur à ça aujourd’hui, et ça n’a pas aidé que je ne fasse rien d’autre devant l’épisode. Je conserve la moyenne car je ne m’ennuie pas devant la série et que sur le long terme, l’histoire peut être intéressante. N’empêche que ce n’est pas dingue.

07.pngÉpisode 7 – Seeing Red – 15/20
Atlas is a dead program, Grace.

C’est reparti pour non pas un mais deux épisodes de Salvation. Je crois qu’ils testent ma patience, je ne vois que ça. Ils ont intérêt à m’apporter un point du Bingo, parce que je ne suis pas motivé du tout. En plus, ce titre d’épisode, ils n’ont juste pas le droit, pas après Buffy.

L’épisode commence par une conférence de presse mal gérée par Grace qui n’a juste rien à dire aux journalistes, faute de pouvoir leur révéler ce qu’elle sait. Amanda nous est une fois de plus présentée comme la seule intelligente dans la pièce, la seule à savoir ce qu’il se passe. Moui.

De son côté et malgré les menaces russes, Harris est forcé par la hiérarchie à agir. C’est con, il préférerait rester dans son coin à ne rien faire, clairement. Grace tente de lui sous-tirer des informations, mais elle n’y parvient pas et, comme elle mentionne le projet Atlas, elle éveille les soupçons d’Harris plus qu’autre chose.

Pendant ce temps et au grand dam de Darius, Liam tente désespérément d’avoir des nouvelles de Jillian, mais celle-ci refuse de lui répondre. Ce petit chanceux a tout de même la visite d’Amanda, qu’il accepte de voir pour avoir des nouvelles de Jillian. Elle n’en a pas, mais ses informations sont effectivement intéressantes.

Il les apporte aussitôt à Darius, précisément en train de se plaindre à Grace de l’état dans lequel se trouve le monde. Passionnant, j’vous jure. En toute logique, Darius et Grace décident de se rendre en Russie et de manière tout aussi logique, Grace raconte enfin à sa fille qu’elle est en couple avec Harris.

De manière tellement prévisible que j’en parlais dans la critique précédente, la conversation entre Katia et Grace a été enregistrée et révèle que Grace savait pour le projet Atlas. Hop, elle est dans la merde, mais comme elle est en chemin pour la Russie, ils ont bien du mal à la trouver et ça énerve Harris, qui se précipite pour voir Zoey, la fille de Grace. C’est con, elle les pensait ensemble.

En Russie, les choses se déroulent assez rapidement et Grace retrouve aussitôt Katia. Celle-ci révèle à son amie et Darius que le projet Atlas est une arme visant à détruire la Russie. Grace et Darius lui révèlent en échange que le monde est sur le point d’être détruit. Bien joué, la confidentialité. Ils louent un hôtel le temps que Katia essaye de convaincre son gouvernement de leur parler. Joie.

Liam, quant à lui, continue de creuser auprès d’Amanda, pour avoir autant de réponses que possible. Les deux flirtent tellement qu’ils finissent par s’embrasser… ce qui est le parfait prétexte pour que Liam copie son portable.

Grâce à ça, il parvient à donner des informations utiles à Darius. Avec Grace, ils comprennent ainsi que le projet Atlas est bien une arme, qui permet de détourner un astéroïde… le problème c’est qu’Atlas a donc bien été utilisé, et nous l’avons vu au début de la série : c’était même la première scène. OK, ça c’est une information utile, qui fait des américains les méchants.

Grace et Darius se rendent à leur rendez-vous avec le gouvernement russe, pour éviter de justesse une voiture piégée (et prévisible) et découvrir que Katia est morte, ce qui bouleverse Grace, loin de se douter que ce n’est que le début de ses emmerdes.

En effet, Liam balance à Harris beaucoup trop d’informations, certaines sans le savoir (l’uranium, par exemple), d’autres plus volontairement, genre leur localisation à Moscou. Le problème, c’est qu’une fois qu’Harris enquête sur l’uranium, il comprend tout et lui retire ses accès. Pour ne rien arranger, les russes mettent le meurtre de Katia sur le dos de Grace & Darius, ce qui constitue en fait le cliffhanger.

Sinon, Zoey demande le fils d’Harris en ami sur Facebook après avoir eu sa mère au téléphone, ce qui est une piste qui ne sert un peu à rien, pour le moment… mais pas autant que toute l’intrigue de Jillian.

Celle-ci rend une visite à son père, pour découvrir qu’il est fiancé à Laura, clairement une amie de la famille. C’est con, elle n’a pas trop l’air de kiffer. Moi je trouve ça rassurant, parce que le plan d’avant, elle était si proche de son père qu’on aurait dit un couple. Les américains nous habituent tellement à la différence d’âge dans les couples et castent des parents qui ont tout juste dix ans de plus que leurs enfants, alors. Tout ça pour combler l’épisode, en plus. Jillian décide donc de démissionner, logique.

La série reprend des forces, je trouve, et termine sur Liam qui infiltre le groupe « Resist »… où il rencontre le fils de ce cher Harris. Tout ça est prévisible, certes, mais j’ai eu quelques surprises avec Atlas et les différents éléments de l’intrigue s’emboîtent bien, avec un bon rythme cette semaine. Je n’en demande pas beaucoup plus à cette série d’été vouée à ne pas être transcendante.

08Épisode 8 – From Russia, With Love – 11/20
Hopefully you two are good actors, yes ?

Et juste quand j’écris ça, la série nous pond un « jump the shark » (ce moment où une série par à la dérive totale) en révélant que le pote de Grace au Pentagone est en fait le fondateur du mouvement Resist. J’adore quand tout est connecté, mais il ne faut pas abuser non plus. Au QG de Resist, Liam découvre surtout que Grace et Darius sont recherchés pour meurtre.

Pas d’inquiétude pour autant, ces deux-là ont réussi à se débarrasser de leurs papiers (mais bien sûr) et s’en procurent déjà de nouveau, parce que c’est bien connu, c’est le genre de choses qui s’obtient en un claquement de doigts. On leur demande s’ils sont bons acteurs, et une partie de moi ne peut s’empêcher de rire, quand je vois le résultat. Darius appelle quand même Liam pour lui dire de se démerder s’il ne s’en sort pas vivant. Brillant.

Comme ils sont super malins, ils tentent de passer la douane ensemble et les lunettes de Darius ne suffisent pas franchement à le rendre méconnaissables : ils sont ainsi forcés de se rendre et d’être faits prisonniers dans un motel miteux…

Où ils retrouvent le professeur Croft, en pleine forme – au point de se relever sans mal quand Darius lui saute dessus. Alors, OK, c’est déjà peu jouable qu’il soit en vie (et ça ne change plus rien, car le traumatisme de Liam est passé il y a longtemps), mais ils pourraient au moins essayer de rendre ça un minimum crédible.

Notre ressuscité leur laisse la mission de parler au gouvernement et d’améliorer la situation, en gros, surtout pour réparer l’EM Drive. Un officiel russe débarque, leur fait boire du thé pour voir s’ils lui font confiance et les drogue ainsi avec un sérum de vérité – qui donne l’impression que Grace est complétement bourrée, mais c’était au moins marrant comme ça, même si la scène n’était pas utile.

Les russes les abandonnent bien vite à leur gueule de bois et comme ils ne peuvent toujours pas mentir, c’est intéressant de les voir parler un peu entre eux. Du coup, l’épisode est super lent, pour changer et il ne se passe pas grand-chose. Dommage, le précédent avait remonté un peu le niveau. Habituellement, je ne suis pas contre un peu de danse dans un épisode, mais comme ils ne dansent pas si bien que ça, je suis surtout blasé et j’ai attendu qu’ils s’embrassent, parce que ça se sentait venir à des kilomètres à la ronde. Cela ne manque pas, la scène finit sur un baiser torride.

Harris désespère dans un bar, puis tente de sauver Grace et Darius, mais le gouvernement s’en fiche un peu d’eux désormais.

De son côté, le fils d’Harris, Dylan, essaye de comprendre pourquoi Zoey l’a ajouté sur Facebook… et se pointe chez elle. Ben oui, c’est bien sûr tout à fait la première chose que tu fais quand tu as un nouvel ami Facebook. Zoey en profite pour lui raconter sa vie et être beaucoup trop bavarde, une constante dans cette série chez tous les personnages, apparemment. Elle se laisse totalement séduire par Dylan, c’en est presque glauque.

Quant à Liam, maintenant qu’il doit prendre les décisions pour Tanz Industries, il trouve que c’est une bonne idée d’aller à Boston… où le père de Jillian organise déjà son mariage, au point d’installer des chaises. Sérieusement ! Il vient juste d’avouer à sa fille qu’il était fiancé et il était prêt à attendre pour se marier, mais maintenant, il se marie genre le lendemain ? OK, OK.

Cela permet à Jillian de parler un peu avec son grand-père, mais ce dernier est un connard avec elle, qui a la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine quand elle demande ce que son personnage sachant que la fin du monde est proche devrait faire. Ben voyons.

Liam débarque donc au beau milieu de la fête – on va dire que ce sont des fiançailles, quand même. Il ne semble pas trop désolé de débarquer sans être invité et d’essayer de la convaincre de reprendre le boulot. Bien sûr, elle refuse, au son de Wonderful Love. Dommage, j’ai déjà ce point du Bingo.

Le lendemain matin, Grace et Darius sont libérés par les Russes et peuvent retourner aux USA. Ce qui est bien, c’est que Grace est aussitôt arrêtée, devant sa fille, par Harris. Bien évidemment. Elle continue de faire sa rebelle de la vie quand elle est interrogée par Harris. Celui-ci est confronté par Darius qui ne comprend pas trop pourquoi Grace est en prison, si ce n’est pour raison personnelle. Du coup, il menace de tout révéler si elle n’est pas libérée, bien sûr. Comme c’est aussi ce que demandent les russes, tout va bien.

Jillian de son côté a droit à un petit discours de son grand-père pour lui redonner espoir. Mon dieu, c’est la plus mauvaise évolution de personnage que j’ai vu depuis un bon moment, surtout que c’est traité super lourdement ; c’est l’angoisse. Elle demande à Liam de lui montrer ce sur quoi elle travaille et il l’emmène donc voir le gros vaisseau spatial de Darius. Oui, je m’amuse bien avec cette phrase, autant que le réalisateur avec le plan sur le décolleté plongeant de Jillian.

Pendant ce temps, Harris couche avec la barmaid qui le conseillait en début d’épisode. C’est mal fichu, je trouve, mais bon, ils ont perdu mon intérêt dès le premier épisode en ce qui concerne Harris. Bien sûr, Grace rentre chez elle, raccompagnée par Darius, qui est quand même devenu bilingue russe en un épisode.

Le cliffhanger nous révèle que quelqu’un est chez Grace. Bien, il était temps d’avoir un truc vraiment intéressant dans cet épisode, parce qu’on a tourné en rond pour absolument rien au final, je trouve. Un épisode bon, un mauvais. J’aurais dû me douter que c’était mauvais signe d’en avoir deux, de toute manière.

Capture d'écran 2017-08-24 16.21.20Épisode 9 – Patriot Games – 14/20
What exactly did you do for the CIA ?

Ouf, un seul épisode cette semaine, espérons qu’il vaille le coup ! On reprend très exactement là où l’épisode précédent nous avait laissé, avec une Grace seule chez elle qui se fait attaquer par un homme pas si doué que ça puisqu’elle arrive à s’en sortir rapidement en utilisant un peu tout le mobilier chez elle.

Elle appelle son père pour l’aider à faire le travail de nettoyage. C’est quand même pratique. Il lui conseille de retourner au travail comme si de rien n’était pour déterminer qui a bien pu vouloir la tuer. Le problème, c’est qu’elle n’y arrive pas. Du côté de Darius, c’est beaucoup plus simple : il est de retour de Russie comme si de rien n’était.

Les deux assistent donc à une réunion où il est question de l’EM Drive et de sauver le monde, mais dès qu’elle a l’occasion, Grace lui apprend qu’elle a failli y passer.

Amanda continue de recevoir des informations confidentielles sur le projet Atlas. Elle en parle donc à son rédac chef qui n’est pas très content de la voir toujours sur cette affaire alors qu’il lui avait dit de faire le contraire. Hop, il paraît bien louche parce que l’affaire qu’elle a en main, ce n’est pas rien et en tant que journaliste, il devrait en être heureux.

Jillian est de retour au travail et continue d’être parfaitement insupportable et chiante.

Liam, quant à lui, a le droit d’être placé en charge de l’usine où l’EM Drive est stockée, grâce à Darius. Sympathique. Il faut dire que Darius a mieux à faire : il doit finir les phrases de Grace et l’aider à trouver qui veut la tuer… ou plutôt les tuer.

Amanda publie son histoire pile au bon moment pour bien faire chier tout le monde, accusant quand même au passage son pays d’avoir lancé une attaque contre la Russie. C’est pas la chose la plus intelligente, surtout qu’elle n’a pas de sources, ce que la Maison Blanche utilise pour la discréditer. Normal, quoi, contre au volume sonore de leur écran plasma qui est représenté comme celui d’une TV des années 90. C’était rigolo.

Du coup, Amanda a besoin de se trouver une source et comme Grace ne lui répond pas, elle se tourne vers Liam qui refuse. En toute logique et sans tenter de le convaincre plus que ça, Amanda balance à Jillian qu’elle a embrassé Liam. Bien sûr, la petite amie la plus chiante de l’univers le prend mal (il en faudrait moins que ça).

Dans tout ça, Darius devient le seul espoir des américains, même si on ne sait pas bien pourquoi ; donc Harris court lui réclamer de l’aide. C’est rigolo, parce que Grace fait de même en suspectant Harris d’avoir voulu la tuer, le tueur étant un ancien ami à lui. N’empêche que grâce à leur alliance improbable, ils évitent la destruction de l’EM Drive, le faux missile qu’ils envoient étant détruits par les Russes, logique. C’est con. L’alliance mène Grace à révéler à Harris la vérité sur l’agression qu’elle a subi.

Liam utilise Amanda pour contacter Resist. Darius et Dylan passent donc un deal qui pour une raison ou une autre suffit à convaincre la fille de Grace d’aider Resist. Je ne vois pas bien le lien, mais peut-être que j’ai mal suivi certains passages de la série. Il faut dire, jusque-là, ça continuait de flirter gentiment.

Grâce à leur accord, la Russie est plongée dans le noir pour permettre le lancement de l’EM Drive. Tout se passe à merveille, surtout pour Resist qui peut désormais avoir accès aux infos de Tanz Industries quand ils veulent en les piratant.

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais comme la série n’est pas encore finie, je pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. Liam refuse de tout dire à Jillian car elle est trop occupée à flirter avec un autre. Darius découvre grâce à Tess que c’est la Maison Blanche qui a voulu les tuer et Grace reprend sa vie comme si de rien n’était, comme au début d’épisode donc.

C’était un épisode un peu plus passionnant que le précédent et qui a apporté pas mal de choses à la série. On passe enfin le cap de l’EM Drive mais il reste beaucoup d’histoires à gérer. Et puis, personnellement, je continue d’espérer que l’EM Drive les plante et que l’astéroïde les détruise tous. C’est tout à fait possible, la série s’appelle Salvation, pas EM Drive…

10Épisode 10 – Coup de Grace – 13/20
Tonight is an historic event, for many reasons.

Oui, oui, les scénaristes nous refont le coup du jeu de mots en titre avec cette fois le prénom de Grace. Allez, c’est rigolo et sympathique, on va dire.

J’ai vu tellement d’épisodes commençant par un rêve érotique finissant mal ce mois-ci que j’envisage d’en faire un point du bingo, je vous jure. La journée de Grace continue de manière on ne peut plus normale, avec sa fille qui lui cache des choses et un Darius sur lequel elle retombe au boulot, après un petit flashback de son rêve qu’on a eu genre une minute avant. Franchement, les flashbacks dans cette série, ce n’est plus possible.

La présidente des USA est donc malade, avec de mauvais jours où elle fait n’importe quoi. Voici qui explique pourquoi on ne la voit jamais – mais c’est sympathique comme revirement de situation, on passe d’un pro-Clinton à un anti-Clinton avec la critique habituelle. Bon, comprenant qu’ils ne peuvent rien faire avec le gouvernement, Darius et Grace décident de passer par Amanda.

En conférence de presse, Darius balance donc la vérité sur le projet Atlas. C’est beau, ça fout tout le monde dans la merde. Il demande aussi un repas avec la présidente, et l’obtient en un claquement de doigts, bien sûr.

Nous la rencontrons donc et cela lui prend 15 secondes de nous parler de Fake news. Magique, ces références. La présidente est donc clairement laissée dans le flou de tout ce qui était en train de se passer avec la Russie et le projet Atlas. Allez, pourquoi pas, c’était rigolo de la voir jouer la confusion de la plus mauvaise des manières, demandant même le jour qu’il est.

Le conseil d’administration de Tanz est réuni, ce qui permet le retour de Tess (la vraie, Theresa, pas l’IA) et l’oncle de Darius. Ce dernier veut reprendre les rênes de l’industrie et c’est particulièrement inintéressant.

Darius risque de perdre son empire et cela le rapproche de… Tess, évidemment. Celle-ci redébarque en ville et a tout de suite un rôle super important, logique. Je ne la sens pas du tout, elle est présentée comme étant beaucoup trop gentille en plus.

De son côté, Grace apprend que la présidente a pour projet de s’excuser auprès de la Russie, reconnaissant sa culpabilité, et d’apprendre au reste du monde que la Terre est menacée par un astéroïde. Du coup, elle décide de tout révéler à sa fille… mais celle-ci ne va plus au boulot, bien sûr. Il est donc temps pour Grace de la retrouver en utilisant tous les moyens gouvernementaux qu’elle a à disposition.

Grâce à ça, Grace (ouais, moi aussi je joue avec les mots) découvre que sa fille a un petit ami qui n’est autre que le fils d’Harris. Elle se précipite pour le voir, mais il est trop occupé avec la présidente qui le promeut au poste de son supérieur. Malgré ça et malgré ses faiblesses loin d’être passagères, elle refuse de reporter sa conférence de presse.

Avec son nouveau poste, Harris découvre que son ancien chef, qu’il remplace, était menacé (ce qu’on a vu brièvement en début d’épisode quand il prenait le temps de nager un peu, parce que eh, le monde n’est jamais qu’en train d’être détruit à petit feu).

Bref, beaucoup de politiques et de manipulations peu intéressantes dans cet épisode. Il faut dire qu’on a évacué le côté scientifique avec l’EM Drive la semaine dernière. D’ailleurs, Liam annonce à Jillian que l’EM Drive est lancée, mais celle-ci s’en fout un peu, trop concentrée sur la relation qu’il a eu avec Amanda (un baiser donc) qu’elle ne lui pardonne pas. Elle est aussi très occupée à flirter avec un collègue, histoire de rendre Liam jaloux.

Liam n’a pas trop de chance cette semaine, car il interrompt ensuite Darius et Theresa en pleines réconciliations. Il découvre surtout, avec le milliardaire, que les Etats-Unis les ont piégés et que l’EM Drive aura beau sauver la Terre, ça ne sauvera pas la Russie.

Theresa a beau soutenir Darius, elle ne peut pas faire grand-chose pour sauver ses fesses. Il perd donc le poste de PDG. La présidente commence donc son discours pour nous faire une petite crise au beau milieu de sa conférence de presse. C’est beau, elle n’a pas le temps de dévoiler l’information et elle se ridiculise.

Liam et Jillian ne se réconcilient pas, même s’ils étaient à ça de le faire. Au contraire, Liam s’en prend au collègue de Jillian dont il est jaloux, ça ne l’aide donc pas à regagner des points avec. Le cliffhanger nous annonce un changement de président : le vice-président entre en fonction et ça ne rassure ni Harris, ni Grace. Pfiou que de blabla pour finalement peu de choses ! J’espère que la série repartira sous de meilleurs auspices la semaine prochaine, mais je finis par en douter.

11.pngÉpisode 11 – All In – 09/20
We’re gonna save the world, Claire, and that is just the beginning.

Après la mort express de la présidente, le président Bennett prend la parole. C’est une introduction parfaitement inutile et répétitive par rapport à la semaine dernière, mais ça nous remet vite en contexte, heureusement.

Grace se rend voir Harris pour lui révéler que leurs enfants se voient. Elle n’aime pas beaucoup savoir que le fils d’Harris entraîne sa fille dans des affaires louches. Cela tombe bien : Harris est convoqué à la Maison Blanche et découvre que son fils est à la tête de Resist (qui s’écrit Re/Syst apparemment, gros jeu de mots à côté duquel j’étais passé).

En toute logique, il se rend chez Grace qui vient de démissionner et qu’il missionne d’aller voir Darius pour avoir des informations sur le mouvement. Sur place, elle découvre qu’elle n’est plus la bienvenue à Tanz Industries. Elle porte en effet sur elle un micro et Darius découvre que Grace est écoutée à travers son téléphone portable, mis sur sur écoute par… sa fille.

En effet, Darius se débrouille pour assister encore aux réunions et demande à ce que ce soit Theresa qui s’intéresse à la disparition de l’argent du gouvernement. Bien sûr, elle le fait et prend tout de suite le côté de Darius, comprenant qu’il est sur le point de faire une percée technologique de fou. Un peu plus tard, elle comprend que Darius a tellement fantasmé sur elle qu’il en a fait une intelligence artificielle à son nom. Elle trouve ça plus mignon qu’autre chose, alors que c’est totalement creepy. Du coup, ils s’embrassent, parce que c’est tout à fait logique.

Il emmène ensuite Theresa voir son gros vaisseau, et non, promis, ce n’est pas une métaphore. Il décide qu’il est temps de reprendre le contrôle de sa société et de son oncle. Il l’emmène donc faire un tour d’avion et menace de les faire s’écraser, dans un suicide/meurtre. C’est tellement crédible que l’épisode a perdu à peu près autant de points que l’avion a perdu en altitude.  Voilà, voilà. John Noble n’a vraiment pas bien choisi son script post-Fringe là, ça en devient triste de se dire qu’il ne trouve probablement pas de meilleurs rôles. Bref, Tonton Tanz était amoureux de la mère de Darius et blablabla et c’est pour ça qu’il est méchant.

Il n’en faut pas plus pour qu’ils se réconcilient et trouvent un terrain d’entente pour l’entreprise. Tout ça pour ça, oui.

De son côté, Grace essaye donc de retrouver sa Zoe et envoie pour cela Harris dans les locaux de Re/Syst, espérant qu’il fasse entendre raison à son fils. Pas de bol, les locaux sont vides… du moins en apparence. Harris réussit à parler à Dylan et l’avertir que les autorités arrivent. Plutôt que de l’engueuler, il joue la carte du gentil qui comprend le combat de son fils et, pire, l’approuve. La grosse crédibilité du père qui voit son fils faire tout l’inverse de ce qu’il lui a appris et est content de ça. Mouais, mouais, mouais.

Du coup, comme Dylan est prévenu de l’arrivée des secours, il fait exploser l’entrepôt quand une équipe d’élite débarque pour les arrêter – à moins que ce ne soit l’équipe d’élite qui se contente de tout exploser et de tuer six personnes. Dans tous les cas, c’est beau les flammes et cela permet à Harris de comprendre que le chef de l’État n’est pas un gentil et qu’il faut l’arrêter. Il est donc bien content d’avoir réussi à gagner la confiance du président et celle de Claire, qui pourtant semblait méfiante.

Par ailleurs, Liam se rend voir Jillian pour se plaindre de ne pas réussir son boulot et d’avoir des problèmes à finir l’arche. Jillian aimerait revenir à une vie normale… Par conséquent, Liam l’emmène dans un pac pour faire un pique-nique, jouer au freesbee, s’amuser avec des pistolets à eau, faire de la balançoire, etc. C’est passionnant de banalité pas du tout crédible tellement c’est dans le surjeu, comme tout le reste. Cela finit par une demande en mariage de Liam et une déclaration d’amour de Jillian. On notera que si Liam passe sa vie pieds nus, il garde ses chaussures quand il est dans un parc. LA LOGIQUE.

Liam emmène donc Jillian voir sa mère pour lui annoncer le mariage. C’est le moment de découvrir que Liam a été adopté après avoir été abandonné à l’hôpital par une mère adolescente. Oui, bon, donc vu la série, je ne serais même surpris d’apprendre que Liam est le fils de Theresa et Darius maintenant. Affaire à suivre. Quant au mariage, la mère de Liam n’approuve pas du tout l’idée. Tu m’étonnes.

Son fils parvient toutefois à la convaincre en la prenant par les sentiments. On sent qu’il a besoin de l’approbation de sa maman, c’est mignon tout plein (non) et elle lui donne, avec au passage la bague de sa grand-mère.

Sans perdre de temps et en toute logique, Liam et Jillian se marient donc dans la chapelle de l’hôpital, en présence de la mère de Liam, mais sans la famille de Jillian. Voici donc notre idiote qui se rend compte qu’elle n’est pas prête à se marier. C’est bien, il était temps.

Enfin, Amanda apprend qu’elle est virée de la Maison Blanche, mais cela ne l’arrête pas de vouloir découvrir ce que la présidente allait dire. C’est vrai que cette mort est louche, surtout qu’elle survient pile au moment clé. Amanda enquête donc et contacte l’ancienne chef du staff de la Maison Blanche. De celle-ci, elle obtient une partie du discours de la présidente et découvre l’existence du projet Samson. Tu parles d’une avancée.

Voilà pour cet épisode qui réussit à rester intéressant grâce à un bon rythme entre ses quatre intrigues gérées en parallèle. Sans cela, la note serait encore plus basse, car c’est la seule chose qui aide à digérer le gros n’importe quoi de cet épisode et son manque de toute nuance de crédibilité. Cela est passé du stade de divertissant à gros n’importe quoi qui ne propose même plus de lien entre ses personnages, qui évoluent tous chacun de leur côté.

Capture d'écran 2017-09-17 18.06.47.pngÉpisode 12 – The Wormwood Prophecy – 14/20
You think the president was murdered ?

Il se passe des choses dans l’espace dès le début de cet épisode, c’est fou ! Cela réveille même Liam à 3h12 et il est tellement trop fort que cinq minutes plus tard il débarque dans le laboratoire de Darius… supposé se situer à l’autre bout de la ville, je rappelle. Non parce qu’il se réveille chez Jillian et il avait quitté celle-ci parce qu’elle habitait trop loin pour la survie de la planète, tout ça, tout ça. Sinon, dès les premières scènes, je me suis ruiné le « suspens » de l’épisode en comprenant immédiatement que la présidente n’était pas morte. Évidemment.

Sa mort brutale ne me paraissait pas crédible du tout, donc quand on a vu Harris visionner le discours de son médecin, j’ai immédiatement su ce qu’il en était, contrairement à eux. C’est tellement bien joué et écrit aussi…

De cette intro, il faut retenir que Samson n’est pas dévié de sa course car il a un cœur de fer, qu’Harris va enquêter sur la pseudo mort de la présidente et que Zoé annonce la mort de Dylan – à laquelle, surprise, je ne crois pas vraiment non plus – à sa mère et Harris qui n’en ont rien à carrer.

Harris est effectivement occupé tout au long de l’épisode à faire croire à Claire qu’il est de son côté, ce qui permet de l’embrasser. C’est dur de tenir ce genre de couverture dis-donc !

Il se rend surtout auprès du médecin de l’ex-présidente pour comprendre ce qui a bien pu se passer. Celle-ci est clairement terrifiée et cache des informations, sans la moindre surprise en ce qui me concerne. Grace et Harris, en compagnie de Darius, se décident donc à déterrer le corps de la présidente grâce au père de Grace, évidemment d’accord sans poser la moindre question. Que de surprise et de révélations dans l’épisode ! La présidente n’est pas enterrée ! Je ne l’aurais jamais vu venir…

Comme ils sont sacrément lents d’esprit, ils ne comprennent toujours pas qu’elle est en vie, alors que cette fois, il y aurait de quoi se poser de sacrées questions. Voilà donc Grace envoyer pirater le système avec une puce dans la main, ce qui permet d’ajouter un moment de stress dans l’épisode, mais ne servira finalement à rien.

Sinon, Liam et Jillian découvrent au laboratoire – parce que là encore il faut bien leur donner des intrigues – que Darius a pour but de protéger tout le casting en les envoyant dans l’espace. Si la série se dirige sérieusement vers une apocalypse à la fin du prochain épisode, je vais me mettre à espérer une saison 2, alors que bon, se dire que l’humanité est sauvée par et avec des boulets pareils pour assurer la survie de l’espèce, ce n’est pas rassurant.

Liam & Jillian décident quand même de se suicider ensemble si l’un d’entre eux ne peut pas entrer à bord de la navette pour cause de maladie ou autre. Par chance pour eux, les laboratoires de Darius travaillent plus vite qu’il n’est humainement possible d’analyser des résultats et ils apprennent qu’ils peuvent partir roucouler dans l’espace sans problème… contrairement à Darius, qui lui ne peut pas espérer le faire. Liam n’a pas le temps de lui annoncer la bonne nouvelle en revanche, car Tess se fait hackée, probablement par ReSyst au même moment. Dylan, t’es pas sympa de faire ça à Tess (ah pardon, Dylan est mort voyons).

Du côté de ce qui fonctionne le mieux dans l’épisode et qui lui offre autant de points, Amanda continue son enquête sur le discours de la présidente, grâce à un Todd. Todd a le look d’un étudiant en première année de fac, mais Todd travaille pour la NSA et décrypte le code super compliqué du discours de la présidente reposant sur… la Bible. Ah ces américains !

Il ne faut pas bien longtemps pour qu’Amanda apprenne toute la vérité et qu’elle en parle à Grace par SMS pendant une déclaration du président. Bien sûr, Grace regarde son portable pendant les discours de son boss et devant un pool de journalistes. Bien sûr.

D’un mouvement de tête, elle fait taire Amanda pourtant résolue à tout révéler. Elle la retrouve un peu plus tard dans sa voiture, lui dit qu’elle est une bonne journaliste mais que si elle publie l’information, le monde va sombrer dans le chaos. C’est effectivement un raisonnement on ne peut plus logique qui s’est déjà vérifier avec le projet Atlas, mais Amanda n’est pas trop convaincue.

Comprenant que le combat est perdu d’avance, Grace avoue toute la vérité à sa fille, qui décide… de se barrer en Afrique. Son grand-père apprend également la vérité et est chargé de l’emmener à l’aéroport, ce qui peut déjà être synonyme d’emmerdes dans le final.

Harris finit par découvrir, enfin, que la présidente est en vie mais dans la merde : elle a été empoisonnée au mercure, mais est bien incapable de savoir qui est responsable de cela. Elle est cachée par mesure de sécurité et Harris doit maintenant enquêter pour découvrir la vérité.

Pas sûr qu’il ait le temps cependant : Amanda décide de publier son article et, même si Claire a envoyer un homme l’assassiner avant qu’il ne soit trop tard, celui-ci rate son coup. Certes, il tue le rédacteur d’Amanda et la laisse pour morte en brûlant également la rédaction, mais Amanda n’a pas dit son dernier mot (enfin, son dernier mot, si, mais pas son dernier geste). Malgré la balle qu’elle a dans la poitrine, elle se débrouille pour appuyer sur « envoi ». Le monde entier va donc découvrir la vérité sur l’astéroïde. C’est problématique.

Je finis l’épisode presque triste du sort d’Amanda et avec l’envie de voir une saison 2 (incompréhensible, je sais). Le final devrait se concentrer sur la montée de tout le monde (minus un sacrifice nécessaire que l’on aimerait tous être Jillian mais qui sera plus probablement Harris) dans le vaisseau Salvation. C’est en tout cas ce que j’espère voir la semaine prochaine, parce que là, il faut remonter le niveau et à part se débarrasser de toute l’intrigue politique faussement complexe, je ne vois pas comment faire.

Voir les Russes et les ricains se taper sur la gueule et détruire la planète serait sympa comme fin de saison. Au point où on en est de toute manière…

13.jpgÉpisode 13 – The Plot Against America – 13/20
Your recklessness has betrayed all of us

C’est parti pour le dernier épisode de la saison, et possiblement de la série, puisque nous n’avons aucune nouvelle pour la suite. Bon, en même temps, la série est loin d’avoir été merveilleuse.

Nous reprenons au milieu des événements de l’épisode précédent, mais comme ça ne suffisait pas, le gouvernement américain apprend que les russes s’en sont pris à eux. En fait, non : Darius découvre vite que c’est Tess qui est derrière l’attaque, à cause de Re/Syst. Ni une, ni deux, Grace et Darius préviennent le président et obtiennent 24h pour prouver leur théorie.

Harris en profite pour les prévenir que la présidente est encore en vie et qu’il faut la réinstaurer au pouvoir. Ce n’est pas facile à faire avec le président Bennet en place, du coup, ils décident en toute logique de kidnapper le président des États-Unis, juste parce que c’est parfaitement normal au point où on en est. On n’est plus à une énormité près. C’est dommage, la série paraissait être repartie sur une meilleure piste la semaine dernière.

En parallèle, Grace s’inquiète pour Amanda et découvre ce qu’il s’est passé à Capitol News. Elle n’a pas spécialement le temps de s’en occuper comme elle n’a que six heures pour kidnapper le président. Heureusement, c’est Liam qui prend le relai et vole le téléphone d’Amanda sur la scène du crime, sans que personne ne s’occupe de lui. Il en fait des choses cette semaine Liam, il a même pris le temps d’aller chez le coiffeur au milieu de toute cette emmerde, c’est beau. Pardon, il fallait que je le remarque, ça m’a perturbé une bonne partie de l’épisode. L’acteur était vraiment à une semaine près ? Cela ne fait aucun sens !

Harris continue de draguer et flirter avec Claire pour mettre en place le kidnapping du président. Cela se déroule sans le moindre accroc au point que c’en est ridicule. Assez rapidement, la présidente récupère son pouvoir, demande à Harris d’arrêter Claire et Bennett, puis à Grace d’écrire le speech qu’elle doit prononcer.

En deux temps, trois mouvements, Grace et Harris se retrouvent seuls chacun de leurs côtés dans un parking glauque où se trouve aussi Claire. Celle-ci s’attaque à Harris, mais Grace la tue et hop, on s’en débarrasse comme ça. Facile.

Darius a la bonne idée du kidnapping, mais il n’assume pas trop derrière, préférant s’occuper de la vraie apocalypse qui les attend. Il s’occupe donc de contacter Re/Syst pour récupérer le contrôle de ses projets. Lui et Liam se retrouvent donc face à face avec un hologramme qui a la vieillesse de Yoda et la classe de Mélenchon, en gros. La vieille dame leur demande le code source de Tess, et Darius accepte de leur donner.

En échange, il récupère le contrôle de son traqueur de gravité, dont ils avaient besoin pour sauver la planète. Les choses s’enchaînent à toute vitesse, c’en est drôle après une saison à trainer en longueur.

Non, vraiment, tout part en vrille dans cet épisode : la présidente fait son petit discours de paix avec la Russie et de guerre contre Re/Syst, mais elle se retrouve bien vite interrompue par la nouvelle que des missiles nucléaires se dirigent vers Washington. C’est con. Bien sûr, on nous fait avaler que personne ne prend le temps de prévenir la présidente avant d’alerter les médias et la population. Bien sûr, oui, oui, de toute manière…

Comme Darius leur a rappelé que Salvation existait, il n’y a pas trop de doute sur la direction que prend la série. La présidente décide donc de sacrifier sa vie et envoie Grace et Harris sur l’arche. Là-bas, Darius apprend à Liam qu’il savait depuis le début qu’il était bon pour un sacrifice. Cela laisse à la place à d’hilarants adieux entre eux, mais le fou rire ne fait que commencer, car il faut ensuite enchaîner sur le dernier baiser Grace/Darius. Vous comprenez, il ne reste que dix minutes pour lancer le vaisseau dans l’espace, alors le couple prend le temps de ressortir se dire adieu. Bien sûr, oui.

Voilà une fin de saison qu’on voyait venir à des kilomètres, donc : l’humanité est dans la merde, mais 160 personnes se retrouvent dans le hangar de Tanz pour un mois. Si la planète est inhabitable, ils partiront pour l’espace.

Alors que tout va bien, Liam est pris d’un remords soudain et veut se rendre parler à Darius. Ben oui, bien sûr. Son remords ? Il a la solution au problème du cœur de fer de l’astéroïde et si vous ne l’avez pas non plus, c’est que vous n’étiez pas hyper attentifs – et je vous comprends.

Non, parce que, quand même, ils ont tellement insisté sur l’idée d’aimants et de magnets dans les cinq dernières minutes qu’on devine facilement la direction de la série pour une potentielle saison 2. Ainsi donc, il sera question de rester sur Terre un mois plus tard. Quant aux missiles nucléaires sur Washington, a priori tout le monde s’en fout.

Très franchement ? Moi aussi, et ce n’est pas cet écho au pilot dans la scène finale avec l’ascenseur qui me motive particulièrement à m’intéresser à la suite de l’histoire.

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EN BREF – La série promettait d’être un divertissement estival sympathique sans plus. Cela a été le cas quelques épisodes, mais très vite, la série s’est perdue dans une pseudo intrigue politique imbuvable et dans des scénarios beaucoup trop prévisibles et manquant de la moindre once de crédibilité. Oui, je n’y vais pas de main morte, mais ça a fini par devenir gênant d’être pris pour de tels idiots. Disons que je crois que même un enfant de 12/13 ans serait capable de voir que la série n’a aucun sens et ne pourrait pas se produire comme elle se déroule.

Admettons, ce n’est pas forcément la cohérence vraisemblable qui fait la qualité d’une histoire, surtout quand il est question d’un astéroïde qui va détruire la Terre… mais quand même, la construction des personnages n’a pas toujours de sens non plus, évoluant pour mieux revenir en arrière sous la plume d’un autre scénariste. Cette première saison a eu du mal à me convaincre et heureusement que l’été était propice à sa diffusion, sinon j’aurais peut-être mis de côté un moment – voir pour toujours.

Maintenant, je trouve qu’il y avait moyen de faire une table rase vraiment sympa en fin de saison s’ils avaient pris la décision de détruire la Terre. Personnellement, j’aurais aimé les voir partir dans l’espace, aussi peu préparés qu’ils étaient : quitte à proposer des intrigues énormissimes, autant aller jusqu’au bout, non ? En plus, en cas d’annulation, et bien, très bien, la planète est perdue, la race humaine est sauvée, next.

À la place de ça, la série se termine sur un cliffhanger qui promet une possibilité de détourner l’astéroïde avec un bon gros aimant en saison 2 (en gros). Pourquoi pas, hein, mais ça aurait été bien de proposer ça avant, pas au milieu d’une guerre nucléaire avec les Russes qui ne fait aucun sens. En cas d’annulation, la série ne pourra se contenter de cette fin de saison pour former un tout cohérent. Je ne serais pas pour autant hyper frustré, parce que la série s’est tellement foutue de nous tout au long de ses 13 épisodes que je ne suis plus à ça près.

En cas de saison 2… on verra le programme séries de l’été prochain, mais je risque de la suivre d’un œil distrait. Quitte à choisir, je préfère qu’on me renouvelle Midnight, Texas, merci bien (edit :  les deux séries ont droit à une deuxième saison !).

Saison 1 | Saison 2

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Will (S01)

Synopsis : Que savez-vous de la vie de Shakespeare ? Rien ou pas assez ? Bienvenue au club. Cette série se propose de revenir sur la vie du plus brillant des dramaturges anglais, mais ne vous attendez pas à trop de sérieux, l’idée est surtout de vous montrer ce que c’était que du Shakespeare : de l’impro, du fun, du rythme, des jeux de mots et une langue tordue dans tous les sens.

Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble des épisodes, juste après visionnage.

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Pour commencer, je dois avouer que je mens un peu, avec ma licence d’anglais et mon master de lettres, autant le reconnaître tout de suite : la vie de Shakespeare, je la connais dans les grandes lignes. Bon, pas autant que celle de Molière cela dit, donc cette adaptation m’a fait de l’œil, c’est un peu pour les études, vous comprenez ?

En plus, le casting a l’air très sympa et la bande-annonce que j’en ai vu, aussi historique soit-elle, m’a envoyé un peu du rêve côté scènes de théâtre et tout. Ce serait stupide de ma part de passer à côté de cette série, car elle peut être à la fois utile et divertissante. J’avoue que la durée du premier épisode (57 minutes !) m’a un peu découragé de prime abord, mais eh, il faut ce qu’il faut pour rentrer dans l’univers !

J’ai donc pris la décision de sortir un peu de ma zone de confort et de retenter une série historique, pour le meilleur j’espère et pas pour le pire, parce qu’allez, j’ai envie d’être confiant ! C’est parti donc pour cette série qui a réussi à me convaincre sans autre argument que son pitch et sa bande-annonce, ce qui est assez rare pour être souligné (généralement, il y a au moins un acteur que j’aime bien ou quelqu’un dans l’équipe de production pour me donner envie de venir). Il faut bien dire ce qui est : la série s’arrange avec l’Histoire pour son histoire, les anachronismes sont nombreux et ce n’est pas du tout la série que j’attendais. Tant mieux, ça m’a surpris et ça m’a accroché, aussi étrange que cela puisse paraître au premier abord.

Toujours pas convaincu ? J’en remets une couche sans spoiler par ici. Pour les autres, c’est parti, oui, mais attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – The Play’s the Thing – 17/20
You can’t just make up words

Bon, la série commence assez clairement par un plan qui fantasme sur son acteur principal et ses beaux yeux bleus, c’est un peu étrange. Plus étrange encore, il a déjà commencé à écrire, mais n’est pas encore connu, ce qui fait peur à sa femme qui préférerait qu’il continue à fabriquer des gants. L’introduction serait presque trop longue, mais permet de bien mettre en avant les enjeux économiques, politiques et religieux de la carrière de ce jeune Shakespeare qui a déjà trois enfants.

Son arrivée en ville est excellente et a dû couter un peu d’argent quand même, avec la masse de figurants, de costumes, de décors, d’animaux, de sang et d’exécution publique lui rappelant celle de son père. C’est brillant et j’adore le montage très vif et plein de coupes.

Le contexte historique et religieux manque un peu je trouve, mais il est agréable de tomber sur une série qui ne prend pas ses spectateurs pour des flans complets. Il est donc question assez vite du protestantisme, forcément. J’ai bien évidemment moins accroché à la partie politique sur les riches du coin qui veulent détruire les théâtres par mépris et dégoût du théâtre gothique, couplé à une haine religieuse.

Le théâtre est représenté tel qu’il était, avec des excès rajoutés pour garder l’attention des téléspectateurs ; il est purement populaire et très brouillon, c’est absolument génial à voir. La première pièce qui nous est présentée, outre le marché, est quand même une exécution publique, mais la seconde s’avère être géniale. C’est génial, parce qu’elle me valide le point danse du Bingo, mais aussi parce qu’elle révèle le chaos total de l’époque concernant le théâtre, côté jeu d’acteurs, public, metteur en scène, sexe et autres dérives. C’est une superbe reconstitution et autant vous dire que je suis tout à fait convaincu par ce premier épisode.

J’en oublierais presque qu’on est là pour suivre une version fictionnalisée de la vie de William Shakespeare, mais celui-ci se débrouille pour séduire Alice, la fille du metteur en scène du coin qui a désespérément besoin d’une nouvelle pièce car son dramaturge habituel a eu la flemme d’en écrire une nouvelle. Le hasard fait si bien les choses…

Ou pas, parce que la première personne qu’il croise en ville est un enfant protestant content de couper du catholique et de lui voler une lettre. Il veut juste se faire de l’argent sur son dos.

Peu importe, Will a réussi à se faire embaucher et il est assez vite question de son écriture, de son invention des mots et de la solution de secours qu’il apporte à ce théâtre qui fait face à une ville lassée et énervée après lui. Par chance, William est un génie, ce qui ne l’empêche pas d’être jeune et de se laisser séduire par l’alcool… qui libère encore plus de génie en lui.

Mon dieu, le script est brillant avec un anglais poétique qui passe très bien, un Will qui veut Shakespeare et une ambiance rock/punk qui fonctionne plutôt bien dans le délire.

Je dois d’ailleurs avouer que je suis assez surpris par le ton choisi : il est résolument moderne du côté des musiques alors que je m’attendais presque à du pur historique. Je suis plutôt content, ce sera déjà moins long avec des musiques aussi rythmées.

On passe de scènes très vives et musicales à de la torture pure et assourdissante, il y a définitivement une ambiance très particulière qui a tout pour être addictive. Il faut dire que je suis peu habitué à regarder ce genre de séries de manière générale et que l’écriture y est fluidifiée par ce parti pris de moderniser le chaos de l’époque. Oh, cela n’a rien de vraiment révolutionnaire, ça a déjà été vu et revu même, mais ça s’appuie sur quelques théories littéraires (William catholique) et en proposant quelques réponses (les différentes écritures sur la pièce Richard III), avec un féminisme bien brave (le personnage d’Alice est génial) qui s’oppose à une horrible époque un peu caricaturale (une fille forcée de se prostituer alors que son frère, sous le lit, se taillade le bras) et souvent trop gore (l’exécution publique).

En fait, ça fait un bon drama modernisé avec une touche très ado : ça ne se prend pas au sérieux et ça permet de retrouver autant que de transmettre le fun de l’écriture shakespearienne. J’avais lu des critiques plutôt très violentes à l’égard de la série, mais j’en pense plutôt le contraire ; elle réussit parfaitement à accomplir ce qu’elle veut dans un rythme effréné qui ne s’encombre pas de véracité au profit de l’ambiance.

Ce premier épisode s’arrête donc sur un véritable succès de Shakespeare qui n’a aucune idée de ce qui se trame dans son dos et profite à fond de la foule. Dans son dos ? Oh, il a été trahi bien sûr, mais ce n’est pas grave car il y a du monde pour prendre soin de lui et envoyer le mauvais dramaturge à l’abattoir, sous les yeux d’Alice.

Bon, et bien, c’est un cliffhanger efficace qui me donne envie de continuer à me plonger dans cette ambiance de folie, surtout que j’aime beaucoup le casting. J’espère que les critiques mauvaises ne couleront pas trop vite la série !

02Épisode 2 – Cowards Die Many Times – 15/20
It was the most… natural thing in the world

La diffusion des deux épisodes à la suite n’était peut-être pas la meilleure idée de la part de TNT car la série est un peu épuisante à suivre, mais en même temps j’ai eu envie d’enchaîner et d’en découvrir plus de cette série. Sa bande originale est super et j’ai déjà beaucoup trop de chansons pour mon article de la semaine lundi prochain.

Will se réveille, son succès précédent encore en tête, ce n’est pas des plus subtils, mais j’aime son obsession de l’écriture. Une nouvelle pièce est jouée et Will doit gérer les improvisations puis caprices de ses comédiens, le tout sans être payé autant qu’il ne le devrait.

Du coup, ça le décide à écrire une nouvelle pièce, à la fois comique et tragique. Les scénaristes continuent de s’amuser avec les faits historiques et de les twister comme ils peuvent dans la série, avec quelques mimiques de Will pour les vendre encore mieux.

La relation Will/Alice continue de porter la série, mais l’alchimie entre eux est bonne. En plus, les scénaristes s’amusent d’une certaine vibe gay entre Will et Marlowe qui fonctionne elle aussi très, très bien. C’est tellement attendu de toute façon, ce baiser entre les deux était bien drôle. Ces deux relations tournent autour du secret que William est catholique et qu’un autre auteur est torturé à sa place. La torture est assez bien représentée, une fois de plus dans cette série, avec des scènes gores qui mènent à la mort du non-catholique, le pauvre.

Cette mort pose bien sûr beaucoup trop de problèmes au niveau du théâtre qui doit se réorganiser et gérer le deuil. Le gamin insupportable continue d’harceler Will et de chercher des infos pour se faire son trésor. À force de chercher et fouiller, il vole des déguisements du théâtre pour se travestir, voler de l’argent et blesser sa victime.

Pendant ce temps, la dose de nudité nécessaire pour garder l’audience est servie par un Richard toujours aussi imbu de lui-même : celui-ci fait son speech final à une femme dans le public qui s’arrange ensuite pour le retrouver au lit. Ah l’érotisme est exactement celui que j’attendais, avec un jeu de rideau qui permet d’en voir un peu, mais pas trop.

Le pauvre découvre une fois de plus qu’il s’est fait trop de film avec son miroir et la nature (il n’en faut pas du tout trop), car la femme avec qui il couche est mariée à un homme qui les regarde. Vexé, il se met logiquement à draguer encore plus la servante qui vient le voir le lendemain.

Le problème, c’est que le lendemain, la représentation est une catastrophe après le départ du comédien principal du théâtre. Tout le monde déprime un peu, mais Will écrit un personnage qui fait revenir ce comédien fuyard.

Grâce à ça, l’épisode finit sur une énième fête ! Pfiou, c’était une sacrée soirée et beaucoup de fêtes, ça donnerait presque mal à la tête. Je suis pressé de découvrir la suite de cette histoire. Ce n’est pas la série du siècle, c’est loin d’être parfait et véridique, mais ça embarque dans un bon univers décalé et un peu punk. Les anachronismes (surtout pour les costumes) sont nombreux, mais vraiment pas gênant car l’intention première n’est pas d’être sérieux ou d’enseigner quoique ce soit sur Shakespeare, juste de transmettre du fun et de la liberté théâtrale. De ce point de vue, c’était une réussite pour moi, même si ce deuxième épisode est un peu plus faible que le premier, notamment sur son cliffhanger inexistant.

Je reste curieux de voir ce que la série proposera ensuite, donc comptez sur moi pour continuer de critiquer cette saison !

03Épisode 3 – The Two Gentlemen – 14/20
You are quite insane, Will Shakespeare

Une semaine est déjà passée, c’est donc reparti pour Will et ses intrigues aussi déjantées qu’alambiquées. Cette semaine, nous gagnons un mini générique plus sympathique avant de nous replonger dans les angoisses de Will qui sait qu’il est responsable de la mort d’un autre auteur. Pas facile tous les jours la vie… surtout quand on est chrétien !

Oui, la série décide d’en remettre une couche sur la possible chrétienté de William Shakespeare. Autant je trouvais ça sympa au départ, autant je trouve que ça prend beaucoup de place désormais pour une théorie vraiment hasardeuse sur le dramaturge (pour rappel, il y a aussi une théorie qui dit que Shakespeare, c’était le nom de plume de plusieurs auteurs). Bref, Will retrouve son cousin et se confesse sur son attirance pour Alice auprès d’un prêtre, avant de découvrir la machine à imprimer.

L’introduction est longue avant d’en arriver enfin au théâtre et j’ai plus de mal à entrer dans l’épisode cette semaine, parce qu’il a un rythme plus lent et que, finalement, ce qui m’intéresse, c’est le théâtre plus que les personnages. Malheureusement, cet épisode fait la part belle aux personnages. Oui, si vous lisez mes autres articles, vous allez vous dire que je ne suis jamais content parce que souvent je reproche aux séries de ne pas s’occuper assez de leurs personnages.

Allez (me) comprendre !

La nouvelle pièce de Will ne plaît pas trop aux acteurs. Il continue d’être hanté par ses voix intérieures de chrétien, d’autant que sa pièce ne plaît finalement à personne. Marlow a lui aussi bien du mal à écrire, malgré (à cause ?) une orgie qui semble l’avoir bien occupé la veille.

Forcément, il développe une obsession évidente pour Will et le suit même après un refus de celui-ci. Bon, cela lui est aussi utile parce qu’il peut ainsi balancer la planque des chrétiens et se faire mousser… mais pas sans prévenir les chrétiens avant et leur dire de se protéger. C’est plutôt sympathique à suivre, ça oblige un de ses amants à le protéger comme il peut, mais ça laisse Will sans logement. Peu importe, Marlowe retourne à son orgie gay à peine caricaturale, pendant laquelle son amant l’étrangle, un peu énervé… mais décide finalement de participer aux réjouissances. Ben voui, bien sûr.

Pendant ce temps, Richard refuse de répéter sa prestation de la semaine passée auprès de sa spectatrice un peu particulière, alors que la servante en profite pour se moquer de lui : son maître n’aime que les amants moyens pour sa femme. Bon, la relation Richard/servante est plutôt très sympathique, avec un rapprochement soi-disant uniquement amical entre eux. Cela sent bon la relation amoureuse à des kilomètres, mais c’est sympathique. J’imagine qu’à terme, ça apportera quelques rebondissements pour le théâtre, d’une manière ou d’une autre.

Oh quant à la sœur et son frère, ça marche moyen niveau intrigue. Le petit frère découvre que sa sœur est prête à dépenser toutes ses économies durement volées pour profiter de la vie plutôt que pour économiser plus et s’en aller de son bordel. Triste, mais alors ils sont tellement absents de l’épisode que je ne comprends pas trop leur intérêt dans tout ça pour le moment.

Enfin, une dernière intrigue : celle d’un chrétien qui interrompt une cérémonie religieuse. Peu intéressante, je dois dire, je pense que le but était de nous montrer une fois de plus l’insécurité de l’époque pour les chrétiens. Un peu lourd.

Bon, cet épisode était plus long et moins fun, je trouve, mais la photographie reste impeccable. Je suis vraiment peu convaincu par l’intrigue chrétienne de cet épisode, ni par la relation entre Will et Alice. Il est pourtant sympa de découvrir l’idée de la femme dans l’ombre de Will, mais ça manque de quelque chose. C’était un peu lourd dans le traitement, mais Will manquait d’inspiration cette semaine et Alice la lui rend en lui conseillant de s’inspirer d’autres pièces, quitte à ce qu’ils les volent ensemble.

Malgré le rythme et l’humour, j’ai trouvé ça moins bien amené que la semaine dernière. Heureusement, la bande originale continue à m’enchanter et me donner envie de rester. Pourtant, Alice a un peu une tête à claque cette semaine.

Will parvient grâce à elle à écrire une pièce, à être rémunéré, à trouver refuge au théâtre et à se faire bien dire de rester loin d’Alice. Clairement, il ne le fera pas alors que c’est pourtant la meilleure des idées. Seulement, miss tête-à-claques est curieuse : elle le voit recevoir un colis de son cousin (un livre religieux qui pourrait bien le compromettre bien sûr), puis se faufile la nuit venue pour coucher avec Will.

Faudrait savoir, c’est contradictoire tout ça, mais ça montre bien un Will tourmenté entre désir et religion. Clairement, la religion n’est pas le plus important pour lui : il couche littéralement avec Alice au-dessus du livre de son cousin. Devinez qui est au-dessus de la religion dans ses priorités ?

Dans l’ensemble, ça continue de partir dans tous les sens sans forcément apporter toutes les réponses nécessaires et sans être aussi bon que ça ne l’était au départ. Un peu déçu cette semaine, même si ça reste divertissant.

04.pngÉpisode 4 – Brave New World – 11/20
The writers are persuasive liars.

Will connaît déjà le succès et le montage initial de cet épisode nous le montre bien, que ce soit son succès personnel et sexuel avec Alice ou son succès professionnel avec le théâtre qui ne désemplit pas. Mouais.

La mère d’Alice continue de vouloir la vendre pour se faire de la thune, loin de se douter que sa fille couche avec Will dans tous les coins et recoins du théâtre. Will a quand même ses problèmes, avec son cousin qui débarque de nouveau, drague Alice (ben tiens) et essaye de convaincre Will de travailler sur son script. Ce n’est pas passionnant.

On enchaîne avec une nouvelle soirée orgiaque à laquelle Will et compagnie sont amenés par Marlowe. C’est particulièrement chiant et mal amené, et une bonne partie de l’épisode tourne autour de ça. Dommage. J’avoue avoir rapidement décroché, mais grosso modo, Marlowe nous drogue Will qui finit par fuir la fête tel un Nick de Fear the Walking Dead dans le pilot, sans oublier avant de tout de foutre un coup de poing à Richard qui passait par là.

Richard continue d’être le cliché qu’il a toujours été et j’aurais aimé un meilleur développement du personnage cette semaine. J’en attends trop de Will je crois, mais c’est aussi ce que fait Alice vis-à-vis du personnage du dramaturge. Elle finit en effet par découvrir le manuscrit du cousin de Will, qui met juste tout le monde en danger. Bizarrement, elle prend assez mal la nouvelle et demande à Will de quitter les lieux. Forcément.

Terrifié par les menaces d’Alice, Will décide de se débarrasser du livre de son cousin non en le brûlant comme il essayait de le faire, mais en lui rendant tout simplement. Ouais, bon, vous imaginez bien que le cousin, il n’est pas au top de la joie quand il apprend ça, mais c’est comme ça, c’est la vie.

Will doit ensuite gérer les conséquences de ces conneries, notamment avec Richard qui se fait soigner le nez par sa nouvelle amie, bien sûr. Le dramaturge souhaite que toutes les histoires qu’il écrira désormais soient les siennes et uniquement les siennes, mais Richard réussit à le convaincre du contraire.

Les deux se réconcilient, forcément, et voilà Will qui se remet à courir à toute allure quand il apprend qu’Alice (et son décolleté plongeant) est en train d’être vendue. Nous en arrivons à la scène la plus crédible de l’histoire de la télévision (cf photo du jour) avec Alice qui parle à Will, suspendu à la fenêtre, alors que toute la famille est juste derrière elle. C’est ridicule, mais ça a un côté Romeo & Juliette parfaitement voulu, je pense. C’est juste un peu trop gros pour être réussi et pour que j’accroche, de même que les incohérences historiques et la folie de Will commencent à être vraiment trop loufoques (ses hallucinations de fantômes là, c’est peut-être bon, non ?).

En parallèle de tout ça, les scènes de torture continuent du côté des riches et ça ne m’intéresse pas du tout. C’est même plutôt le contraire, je trouve ça horrible à voir. C’est totalement le but, je sais, mais je n’arrive pas à comprendre l’intérêt de ces scènes en fait. Bon, je dis que je ne comprends pas, mais c’est assez clair car cette semaine le torturé parle et raconte tout ce qu’il sait sur le manuscrit du cousin.

Finalement, j’ai surtout aimé Alice dans cet épisode, surtout le moment où elle comprend que le théâtre est sa vie et qu’elle peut bien se marier pour le sauver, après tout. Bien sûr, c’était sans compter sur Will pour la faire changer d’avis (prévisible), mais ça aura fait une bonne scène.

Le cliffhanger aurait pu être plutôt plaisant également, avec Will qui accepte de se livrer quand l’étau se resserre autour de lui. Finalement, la scène supplémentaire révèle qu’on lui commande d’écrire une pièce anti-catholique et c’est tout. Je m’en doutais un peu, vu comment c’était amené, mais une autre fin aurait pu introduire un peu plus de suspens. Tant pis !

05.pngÉpisode 5 – The Marriage of True Minds – 13/20
Your wife’s downstair !

Une semaine a passé et Will a donc écrit la pièce qu’on lui a commandé, malgré quelques bonnes nuits avec Alice. Il se sent donc heureux de vivre grâce à elle, mais pas de bol, sa femme décide de lui rendre visite au moment même où ils couchent ensemble. C’est col. Du coup, Will retrouve sa femme et ses enfants qui veulent découvrir Londres, alors qu’Alice se retrouve à se sentir sale, si je simplifie son jeu d’actrice au minimum.

L’ensemble de sa famille se rend au théâtre et le découvre, notamment parce que la mère d’Alice les invite à entrer. Alice se sent encore plus mal, comme c’est étrange. Ah drama, drama, drama partout. C’est écrit de manière bien moderne, surtout dans le comportement des deux femmes, à mourir de rire. Anne Shakespeare capte tout de suite la relation avec Alice, c’est à mourir de rire. Pour l’aider à être encore un peu plus sûr, elle trouve un cheveu d’Alice dans le lit de Will, alors bon, ce n’est pas très dur de faire 1+1.

La mère d’Alice engueule sa fille pour qu’elle arrête de voir Will alors qu’Anne confronte son mari. Je dois bien avouer que ça m’a fait rire. Leur relation était vouée à l’échec et c’est la mi-saison après tout. Will prend finalement la décision de rester avec sa femme à Londres, et celle-ci accepte.

Pendant ce temps, Richard continue de coucher à droite à gauche et tombe sur le gamin des premiers épisodes qui leur a volé une robe. Il le vit bien et lui promet qu’il sera pendu pour ça. Si le vol est puni par pendaison, je me demande comment il survivrait à l’adultère.

Le gamin continue d’être bien malin et se dit de la famille de Shakespeare pour survivre. Cela fonctionne un temps, mais il s’en va bien vite, n’appréciant pas trop l’ambiance au théâtre où tout le monde pense qu’il sait lire alors qu’il est évident que non.

Il s’enfuit et apporte plus d’emmerdes qu’autre chose à sa sœur, car les autres prostituées comprennent bien qu’il y a moyen de se faire de l’argent avec le petit. Je ne suis toujours pas accroché par cette intrigue.

Les hommes de Topcliff se rappellent au bon souvenir de Will pendant l’épisode, ce qui permet de ne pas trop perdre de vue l’intrigue de base de la série, tout comme son fils qui est catholique et le dit. Will finit par se rendre chez Topcliff les mains vides mais s’en sort malgré tout assez bien, découvrant même que sa lettre est tombée dans les mauvaises mains. Il se rend aussitôt prévenir son cousin que sa planque est compromise.

Il arrive juste à temps, à dix secondes près, mais les pauvres qui hébergeaient ce cousin se retrouvent dans la merde et dans les mains d’un Topcliff toujours aussi sadique et seulement calmé par Wesley, son fils. C’est un peu blasant à force ce genre de scène… Mais pas autant que celles de Marlowe qui se laisse torturer tout au long de l’épisode, à coup de drogues et d’enterrement vivant. Je ne cherche même plus à le comprendre, mais je devrais peut-être car c’est lui qui attire le plus les fans. Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, parce que bon, il finit par se faire lécher par un loup et c’est tout. Chacun ses délires, j’imagine. Enfin, ce n’est pas tout à fait tout, car il finit dans les bras d’un homme en train de mourir. Bon, OK, j’ai encore raté des choses je crois.

06Épisode 6 – Something Wicked This Way Comes – 17/20
I cannot speak of what’s inside me. That’s why I write.

L’avantage d’avoir une semaine de retard, c’est qu’on peut enchaîner les épisodes comme si de rien n’était.

L’épisode commence par la disparition d’Hamnet au beau milieu d’un marché bien agité par la présence des catholiques récitant les vers de Robert, le cousin de Will. Sympathique, sanglant et traumatisant pour Hamnet, j’imagine. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir pour l’autant.

Au théâtre, on nous développe une sous-intrigue bien loin du fil rouge chrétiens/protestants avec un Richard qui veut séduire encore une autre femme. Le truc, c’est que Will à autre chose à faire que de l’aider, il doit réfléchir à une nouvelle pièce. C’est Alice qui a l’idée brillante d’écrire ce qu’il se passe avant la précédente pièce, plutôt qu’après. Bref, la série continue de surfer sur l’idée que les pièces de Shakespeare ont été écrites à plusieurs mains, ce qu’on avait aussi vu dans l’épisode précédent avec son fils. C’est sympa, fait de manière fluide et ça fonctionne.

Anne s’incruste au repas du groupe, ce qui fait bien du mal à Alice. Qu’importe, une dizaine de minutes plus tard, elle aide Will à écrire et ils couchent de nouveau ensemble. Comme c’est beau l’amour et la romance. Ah ben non, il a une femme qui meurt d’angoisse de la vie qu’il mène, entre les hommes qui viennent le voir au beau milieu de la nuit et la peur qu’il la trompe.

Oui, des hommes au milieu de la nuit : Topcliff continue de torturer l’hôte de Robert, puis il envoie une invitation nocturne à Will pour le forcer à écrire une pièce anti-religieuse. C’est classique, un peu répétitif et il a bien sûr une semaine pour l’écrire. Encore.

Quant à Alice, sa mère se rend compte qu’elle continue de coucher avec Will, ce qui pose problème pour son mariage avec Keenan. Bien sûr, cela ne fonctionne pas entre eux et elle se fait larguer par un mec qu’elle n’aime pas. La mère d’Alice engueule donc Will et lui demande la larguer, car il la détruit de l’intérieur. Pas faux.

Il le comprend lui aussi… et la détruit sur place, lui disant qu’elle est une traînée qui l’a séduite pour lui faire du mal et tout un tas d’autres douceurs qui laissent le couple en larmes, de même que la mère d’Alice. Cette scène m’a, il faut bien l’avouer, terrassé sur place et finit par des applaudissements pour Shakespeare qui voit sa femme disparaître au milieu du public. Non mais quelle angoisse, sérieusement, cet épisode. Pauvre Alice ! Ces scénaristes se payent notre tête, sérieux, mais le couple phare aura du mal à se remettre de cette scène.

Dans son coin, le gamin, qui s’appelle Pres (eh je commence à connaître les noms), continue ses activités illégales et s’arrange avec les prostituées pour s’enrichir. Cela énerve sa sœur qui voit bien qu’il n’a pas compris qu’il était question de vendre son corps. Elle le prévient, il s’enfuit, mais il entend malgré tout sa sœur être menacée de mort s’il ne revient pas. Du coup, ben, il revient et accepte de se vendre. La pauvreté à l’époque donc.

Les choses s’accélèrent et s’empirent pour Pres à vitesse grand V. Il se retrouve à devoir se prostituer avec… Topcliff, bien sûr. Il le poignarde, s’enfuit et c’est sa sœur qui se prend une balle et meurt dans ses bras. Outch. Sacré épisode à nouveau, je ne m’attendais pas à autant de la part de Will, surtout juste après avoir vu l’épisode 5, qui était moyen.

Après avoir vu la pièce de Will, Anne décide de s’enfuir de Londres, disant à peine au revoir à son mari.

Marlowe s’occupe une fois de plus du vieil homme finalement pas si vieux et peintre. Il l’appelle « mon roi » tout du long et ils sont clairement homosexuels tous les deux, s’inquiétant pour la survie de leur âme. Malheureusement, il meurt, sans surprise.

La fin de l’épisode enchaîne les cliffhangers, laissant Alice en pleine conversation avec Robert, les parents d’Alice se retrouver sans argent suite à l’annulation du mariage, Will seul sans personne et Pres… qui met le feu au théâtre, par dépit. Oh mon dieu, la série a pris un virage à 180° dans cet épisode et a d’un coup retrouvé tout son intérêt, je ne m’y attendais pas.

07.pngÉpisode 7 – What Dreams May Come – 15/20
We’re closing, for good.

Bon, l’ensemble de la série a fuité sur internet et suite aux cliffhangers de l’épisode 6, je n’ai pas franchement résisté à l’envie de tout voir.

Vous savez ce que je trouve particulièrement triste avec cette série ? Les meilleurs passages sont bien souvent ceux écrits par Shakespeare. Mais le vrai, pas le personnage. L’écriture est souvent moyenne autrement. Bon, Will apprend l’incendie juste à temps pour aller aider à limiter les dégâts, mais les costumes ont de toute manière brûlé et les propriétaires annoncent au petit matin qu’ils sont ruinés.

Will tente de convaincre Alice que tout se passera bien, mais elle a l’air moyennement optimiste, bizarrement. À la place, elle préfère écouter les sirènes religieuses de Robert. Oh, le mauvais choix. Elle décide aussi d’en vouloir à sa mère pour tout ce qui arrive. Sympa.

Will, lui, regrette sa rupture avec Alice, mais il n’avait pas franchement le choix. Il rend visite à Emilia Bassano, à la recherche de fonds pour sauver le théâtre. Emilia, c’est la femme que Richard voulait séduire un ou deux épisode plus tôt et qui a eu la bonne idée de lui mettre un râteau, demandant à voir celui qui écrivait les poèmes qu’il récitait bien mal. Cela lui permet de tomber sur un riche homme qui a de quoi les aider.

Comme ça tombe bien. Will débarque donc en sauveur pour le théâtre avec l’idée d’une pièce qui ressemble fort à Songe d’une nuit d’été si j’ai tout bien suivi. Pour être payés, les acteurs doivent être suffisamment bons pour qu’à l’issue de la représentation privée une italienne accepte de se marier avec le riche qui accepterait de les payer. Pourquoi pas.

La ruine du théâtre n’attire pas que les gentils donateurs comme Emilia (qui aide carrément Will à écrire à la place d’Alice) et son ami, mais aussi les vautours qui narguent le père d’Alice et drague sa mère. De toute façon, Alice est trop occupée à assister à un baptême et vouloir devenir catholique.

Dans son coin, Presto vit assez mal ce qu’il a fait, mais est laissé de côté par les scénaristes. Je peux en dire autant de Marlowe, qui se réveille auprès de son vieux mort, mais continue d’avoir des hallucinations. Il décide finalement de se reprendre en main. Marlowe a toutefois un peu plus de scènes et déclare qu’il veut vendre son âme au diable. J’ai totalement décroché de son intrigue qui est totalement perchée et n’a pas grand-chose de logique. Il semble complètement perdu.

Presto aussi est complétement perdu et il demande de l’aide à Will, qui lui en apporte bien beaucoup, en l’empêcher de tuer Topcliffe. En effet, malgré son coup de couteau, Topcliffe s’en sort bien et continue d’être parfaitement imblairable, à coup de tortures et autres menaces de viol. Cela lui réussit, car il finit par mettre la main sur l’imprimerie des catholiques où il récupère une jolie fournée de pauvres gens à torturer. Alice et Robert débarquent sur place pour voir la fin de l’opération, et ça ne semble pas suffisant pour la faire arrêter de vouloir être catholique.

La fin d’épisode voit la troupe de théâtre jouer à la perfection, avec l’aide d’Emilia qui reprend un rôle-titre à la dernière minute même si elle est une femme (ils en font un peu beaucoup niveau répliques, mais c’est marrant). Richard accepte enfin de jouer le roi des fées, probablement parce que ça lui permet de jouer quasiment nu et Isabetta, la femme italienne, accepte de se marier. Hop, voilà, le théâtre est sauvé en un rien de temps, Marlowe nous parle de voir le Diable sur scène et Will promet à Presto de… le venger. C’est moins bon que l’épisode précédent quand même.

08Épisode 8 – Your Houses – 15/20
Do not be used, Alice.

Déjà de retour pour un nouvel épisode de Will comme toute la saison a fuité et je ne sais à quoi m’attendre tellement la série est inégale, proposant un coup un super épisode et celui d’après quelque chose de moyen.

On commence par l’exécution publique du pauvre homme qui hébergeait Robert il y a quelques épisodes. Ce dernier, très discret, prie pour son âme au milieu de la foule assistant à l’éventrement public et face à ses enfants. Topcliffe n’attise pas du tout la haine, c’est bien. Loin de Londres, la campagne s’avère être bizarrement sanglante, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt surtout qu’on ne la revoit pas du reste de l’épisode.

Will décide, sur conseil involontaire d’Emilia (décidément, c’est une affaire de muse), d’écrire la pièce qu’il doit à Topcliffe en faisant de lui le héros. Autant dire que ça lui plaît bien et qu’Emilia continue de l’inspirer autant qu’elle peut (et elle le fait bien). Cependant, Will continue d’espérer l’aide d’Alice, mais celle-ci est définitivement trop occupée à bosser pour Robert et les catholiques. Franchement, je trouve son évolution assez moyenne, je ne vois pas en quoi une rupture amoureuse la pousse autant à renier ce qu’elle était avant et devenir subitement croyante (surtout qu’on ne la voit même pas être croyante).

Elle est tellement douée qu’elle se fait surprendre par le père d’un prisonnier qui est sur le point d’être exécuté. Il n’en faut pas plus pour la mettre en danger je pense. Ne sachant qu’une partie de ses informations, Will tente de la protéger en allant confronter son cousin. C’est franchement n’importe quoi en soi, mais il a bien raison d’agir comme ça pour la protéger, car elle ne fait que des conneries. Bon, vous me direz, Will aussi a la capacité de faire absolument n’importe quoi. Il est plutôt cool de voir Alice se foutre de sa gueule et de ses pièces.

Marlowe continue d’écrire sa pièce avec le diable en personnages, et ça ne ressemble à rien tellement il se laisse porter par ses souvenirs et sa drogue. Il largue ensuite son mec avant de se débrouiller pour se faire casser la gueule dans les règles de l’air. Complétement paumé, il se rend auprès de Will pour lui demander le chemin de la foi. Se faisant, il inspire Richard III à Shakespeare : une histoire dans le passé pour éclairer le présent. Richard, cependant, est un peu frileux à l’idée de jouer ce rôle.

Dans cet épisode, Richard continue surtout de draguer tout ce qui bouge et pousse son meilleur ami à faire de même, ce qui semble être un étonnant décalage. En effet, Richard couche avec une femme pendant que son meilleur ami se contente de lui parler d’oiseaux. L’évolution de Richard continue d’être au cœur des préoccupations scénaristiques, puisque c’est ensuite son « amie », la servante, qui lui fait prendre conscience que son attitude est déplorable.

De leur côté, les amoureux d’oiseaux ont leur premier baiser sur le pont où sont exposées les têtes des condamnés à mort. Sympathique. Ou pas du tout, parce qu’elle a juste la peste et lui refile. Dès lors, il décide de se rendre chez elle et d’être enfermé avec, ce qui se passe avec les pestiférés à l’époque.

Richard prend la décision la plus stupide de la série et se fait enfermer avec eux, étant donc laissé pour mort. Bien. Pas bien. Ils maîtrisent vraiment les cliffhangers, ce qui aide à se projeter dans la série et vouloir la suite. Comme tout a fuité, ce serait idiot de ne pas en profiter.

09Épisode 9 – Play the Devil – 16/20
Where are your words now ?

Allez, on commence sur du Nine Inch Nails, ce ne pouvait être plus parfait pour voir Richard s’en tirer vivant et brûler tous ses vêtements en public. Mouais. Ils abusent un peu sur cet aspect de la nudité publique historiquement parlant, je pense, mais il semblerait que la vie de Richard ne soit plus si fun que ça désormais. C’est une manière un peu forcée de le faire grandir qui fonctionne plutôt pas mal. Will a beau faire ce qu’il faut pour tenter de le convaincre de jouer Richard III, ça ne fonctionne pas.

Bon, en revanche, Autolycus dont j’ai enfin appris le nom est mort, bien évidemment.

Richard est en pleine dépression, mais ça va tout de suite mieux quand il rend visite à Moll. Forcément. Dès qu’il arrive au théâtre en revanche, il refuse de jouer son rôle. Will finit par le convaincre, mais il faut désormais le récupérer à son père, bon courage. Presto n’apprécie pas trop la tournure des événements car il a peur que personne ne comprenne de quel Richard il est question. Will lui offre le rôle du prince, Richard joue Richard, et d’un coup, la pièce prend vie.

De son côté, Alice demande à être baptisée alors qu’elle continue d’être sacrément en danger, parlant religion alors qu’elle est écoutée par Emilia, puis par le père du pauvre jeune de l’imprimerie désormais torturé par Topcliffe. Ce dernier continue d’être baladé par Will qui récupère autant d’informations que possible pour comprendre comment son humanité est devenue si monstrueuse.

Après lecture de la bible, Marlowe ne croit toujours pas en Dieu, continue ses cauchemars et demande à Robert de se confesser.

La religion d’Alice pose de plus en plus de problèmes. Emilia avertit Will des dangers qu’elle prend, donc il recommence à menacer son cousin, mais c’est en vain. Alice a de toute manière pris sa décision, inconsciente des dangers qu’elle est en train de prendre. En effet, le père a décidé de tous les trahir. À tenter de sauver le manuscrit de Robert, Alice se fait arrêter par Topcliffe. Elle n’a pas le temps d’être torturée, fort heureusement, car Marlowe fait intervenir son ex et ses relations. Arrêtée selon la loi, elle n’en reste pas moins dans la merde.

Marlowe prévient Will qui court à la rescousse, mais Topcliffe est déjà en train d’étrangler Alice… Tu parles d’un cliffhanger de dingue.

10Épisode 10 – Once, Bright Angel – 18/20
I will have no peace until Topcliffe is dead.

Bien, c’est parti pour le dernier épisode de la série, et probablement de la saison puisque les audiences ont été catastrophiques. Dommage, malgré temps morts et moins bons épisodes, j’ai dans l’ensemble adoré la saison. J’y reviens à la fin de cette critique, de toute manière.

Sans surprise, l’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné. Will arrive chez Topcliffe et se démerde assez inexplicablement pour sauver Alice de sa prison, marchandant pour la relâcher et la faire passer pour morte. Celui qui l’aide se retrouve néanmoins piéger, tue un homme et fait porter le chapeau aux catholiques, ce qui complique tout.

Alice a bien survécu à ses nombreuses blessures et à l’étranglement, et elle a même droit à un docteur beaucoup trop bon pour elle, celui d’Emilia, qui continue d’aider. Will se lance dans une vendetta contre Topcliffe, fait ses adieux à Alice et change totalement d’avis quand elle lui demande de se contenter de la pièce pour le punir. La reine tient beaucoup trop à sa réputation pour se permettre de conserver Topcliffe dans ses rangs.

Assez vite, nous en arrivons donc au stade où Alice et Will rentrent chez les Burbage et où tous les secrets sont enfin révélés, Will allant jusqu’à avouer qu’il est catholique et amoureux d’Alice. La première partie dérange son père, la deuxième Richard. C’est mignon.

A eux tous, ils parviennent à convaincre, malgré leurs différends, tous les acteurs de jouer Richard III pour humilier Topcliffe. Will doit encore s’assurer que celui-ci assistera bien à la représentation pour l’humilier et il se joue de lui, dans une amitié qui n’avait jamais été aussi bien montrée dans la série avant.

Dans son coin, Marlowe continue de partir en vrille, mais pourquoi ça changerait ? On a enfin les explications sur le vieux de Marlowe, qui était donc Emerson. Il raconte tout à Tommy, son (ex) copain et j’ai eu l’espoir d’une vraie fin de série à ce moment-là. Tommy prévient surtout Marlowe que la pièce de Will est fin prête.

Robert, quant à lui, se fouette pour que ses péchés soient pardonnés. C’est beau.

Le grand jour de la représentation arrive et Topcliffe ne peut s’empêcher de raconter à tout le monde qu’il en est le héros. Il va en avoir pour son argent, clairement. Richard est malade de stress, mais à part ça, tout est fin prêt pour la pièce. La représentation est comme d’habitude très partielle, mais en même temps parfaitement représentative de l’impact qu’elle devait avoir sur Topcliffe. Difficile de ne pas être mort de rire à le voir être ridiculisé comme ça et à voir Richard devenir un bon acteur. Aucune surprise dans cette partie de l’épisode en ce qui me concerne, mais une parfaite exécution publique, bien plus efficace que toutes les scènes de torture.

Topcliffe est démis, forcément, envisageant même le suicide et Marlowe semble complétement rétabli. Alice s’enfuit en bateau avec Robert, mais surtout avec Dieu, laissant Will seul derrière elle. Que je suis heureux que la série ne prenne pas le parti du cliffhanger pour ce final, qui est tout bonnement parfait, réglant toutes les intrigues en cours et laissant juste assez de marge pour une saison 2 en cas de renouvellement très improbable.

Cet épisode final contenait ce que je voulais voir, alors je ne vais pas chercher à le descendre, ni à épiloguer plus longtemps.

11

EN BREF – Cette saison est une belle réussite qui instaure son univers et, si je puis dire, son délire. J’ai pu lire dans d’autres critiques que la série dénaturait l’Histoire avec un grand H, je trouve au contraire que les scénaristes ont su capturer l’essence des travaux de Shakespeare pour la retransmettre. La véracité historique est effectivement plus que discutable, mais l’ambiance, les jeux de mots, l’écriture correspondent tout à fait à l’esprit shakespearien tel que je me le figure. Certes, ça n’avait rien de la biographie historique que j’attendais, mais justement, c’est ce qui l’a rendu fun et qui m’a donné envie de revenir chaque semaine. Ca, et la BO assez parfaite quand même.

Je ne sais pas si j’irai jusqu’à parler d’un coup de cœur car il y a eu un vrai coup de mou sur les épisodes 3 et 4, mais la série a su trouver son rythme et sa plume. À coups de cliffhangers parfaitement maîtrisés, Will a su proposer une série qui finalement donnait envie de revenir pour suivre les aventures romancées de ce couple improbable avec Alice, mais aussi pour voir grandir Richard ou, plus improbable au départ, pour suivre le personnage de Presto.

Chacun apporte finalement sa touche à l’histoire qui redouble d’intérêt lors de l’épisode 6 et ne perd (presque) plus son souffle. Si j’avais quelque chose à reprocher à la série, ce serait de ne pas avoir réussi à accrocher à Marlowe, mais c’est à peu près la seule chose qui semble séduire les fans de la série sur TVtime… mais enfin quelque chose me dit que ce n’est pas pour le personnage, mais plutôt pour le physique de l’acteur. Forcément, comme il me laisse de marbre, ça n’a pas dû aider.

Allez, plus sérieusement, je ne suis vraiment pas contre une saison 2 car il y a encore plein de pièces à utiliser (Romeo & Juliet, franchement !) et de muses à trouver, que quelques sous-intrigues restent après tout sans fin (Richard et Moll, Will et sa famille, le futur de Presto…) et que j’ai passé de bons moments devant la série. Si malheureusement, et selon toute logique, la saison 2 ne voit pas le jour, je reste satisfait de cette trouvaille totalement inattendue et bien en-dehors de ma zone de confort habituelle.