24 (S01)

Synopsis : L’agent spécial Jack Bauer s’apprête à vivre la journée la plus longue de sa vie (pour la première fois ehe). Une menace sur David Palmer, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, le force à se rendre au travail à minuit. Il ne le sait pas encore, mais il va se retrouver au centre d’une conspiration qui implique sa famille, ses collègues et les Palmer. Chaque épisode de la saison couvre une heure d’une journée particulièrement interminable.
Capture d'écran 2017-07-07 23.03.07

Pour commencer, je dois dire que j’ai déjà lu, il y a quelques années, le résumé des épisodes de cette saison dans un magazine, type Séries Mag. Je m’étais persuadé que je ne regarderai de toute manière jamais cette série d’action car ce n’était pas le genre qui me plaisait le plus et qu’en plus, je risquais d’être beaucoup accro. En fait, c’était plus par peur de devenir addict qu’autre chose, quoi, car ça représente un petit paquet d’heure quand même !

Seulement voilà, Ludo est fan de cette série et il trouvait honteux que je ne m’y mette pas. Il m’a donc envoyé les DVDs par la Poste histoire que je culpabilise de ne pas la regarder et ça a très bien fonctionné. Après, il dit sur son blog que je le harcèle pour qu’il joue au Bingo Séries alors qu’il ne veut pas (finalement, il adore, en plus), mais lui, il est pas mal non plus côté harcèlement du coup ! J’dis ça, j’dis rien (mais je le dis quand même).

Bref, j’ai reçu les DVDs il y a un moment, mais je me suis dit que, tant qu’à faire, je voulais voir tous les épisodes sur une période de temps rapproché histoire de me mettre dans les conditions les plus proches de Jack Bauer. Je profite du lancement du deuxième Week-end en Séries pour me lancer dans l’aventure et la journée interminable de Jack. On verra bien si j’arrive à terminer la saison en deux jours et demi, mais j’en doute (spoiler alert : finalement, si, c’était beaucoup trop addictif).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

 01.png12.00 AM – 1.00 AM – 16/20
What I’m about to tell you doesn’t leave this room.

22h39, je commence le WESéries, baguettes en main, makis sous le nez. Il était temps ! Oh joie, ça commence en plein pour les élections présidentielles… je me suis tellement renseigné sur cette saison/série que je découvre son intrigue et une tronche beaucoup trop connue pour l’avoir vu en fin de saison 6 de Grey’s Anatomy (help).

Je me sens rapidement de retour dans les années 90 (le polo Adidas !) avec Jack et sa fille. L’intrigue va vite en besogne avec Kim, la fille qui disparaît mystérieusement à minuit et ses parents qui agissent un peu comme s’ils n’en avaient rien à faire. Jack est appelé au bureau et s’y rend en moins de dix minutes pendant que sa fille va faire la fête. J’avais un peu peur de l’écran partagé dont j’ai tant entendu parler, mais ça fonctionne bien sans être trop perturbant pour l’instant, je trouve.

Le rythme est bon, comme prévu, il se passe toujours quelque chose, c’est dur de lâcher l’écran, même pour manger. Richard prévient Jack qu’il pense qu’il y a une taupe au sein de la CTU (unité anti-terroriste de la CIA) aidant à organiser l’attentat contre Palmer, un sénateur visant la présidence des USA.

Il faut attendre 14 minutes (20 dans le temps de la série) pour entendre enfin le mythique compte à rebours, mais je reconnais qu’il met parfaitement dans l’ambiance. Le fait qu’il se passe toujours à l’écran fonctionne pour l’instant bien. Il y a quand même pas mal de coupures classiques dans la série, passant d’une scène à l’autre histoire de nous éviter Jack se changeant (merci bien).

Kim ment sur la mort supposée de son père, parce qu’un père bossant pour la CIA, ça ne doit pas le faire niveau coolitude. Au contraire, du côté de Jack les choses sont plutôt très cools, avec tout le monde sur le pied de grue et Jack mettant en place un chantage pour avoir des infos. Mouais. Je suis partagé sur l’intrigue pour le moment : il y a des moments où ça paraît lourdement introduit (Jack qui dit ne pas connaître la politique du sénateur, c’est moyen pour un agent de la CTU) et d’autre où ça manque de clarté (le rôle exact de la personne que Jack endort est un peu flou).

Jack semble aussi avoir eu une liaison avec sa collègue Nina, ressemblant étrangement à sa femme. Normal. Moi comme elle dit « Barcelona », je l’aime bien.

Pendant ce temps, Palmer apprend une rumeur qui risque de fuiter dans les médias, et ça ne lui plaît pas, au point de ne pas en parler à sa femme à qui il dit tout. Bon, OK, les mystères sont là et prenants, la musique vraiment réussie.

En parallèle, la pote de Kim couche en moins d’une heure et Teri cherche sa fille partout, allant jusqu’à pirater son ordinateur grâce à l’aide de la CIA. Ben oui, c’est logique.

Je n’en ai toujours parlé, mais nous suivons aussi les passagers d’un avion dont il est assez clair qu’il contient notre terroriste de la saison. Forcément, il n’est pas du tout là où nous pensions qu’il serait : c’est donc la jolie nana qui s’avère trop dangereuse pour les USA. OK, je m’en doutais sans être certain car c’est plutôt étonnant comme intrigue pour cette époque.

Grosso modo, j’ai plutôt accroché à la série pour ce premier épisode. Il est difficile de lâcher l’écran tant les choses vont vite et, en même temps, ça reste une série lourde à digérer côté informations. On sent que les scénaristes prennent quelques raccourcis sur la durée de la journée qui limite les possibilités scénaristiques, mais je vois parfaitement où est l’adrénaline dont j’ai tant entendu parler à propos de 24.

L’omniprésence d’horloges absolument partout, les quelques rebondissements et retournements de situation du pilot, les situations en parallèle, le cliffhanger, il faudrait être difficile pour ne pas avoir envie de revenir pour un deuxième épisode. Je vais quand même faire une pause vaisselle/douche avant d’en revenir à cet enlèvement de Kim par deux garçons qui sont des hommes voyons.

02.png1.00 AM -2.00 AM – 14/20
Take the card!

La longueur du previously on, c’est fou, mais ça m’a permis d’apprendre le prénom de Mandy, ça me sera utile pour cette critique, je sens. Et en même temps, je suis déjà un peu moins à fond dedans avec l’impression de pouvoir me la garder en fond sonore tout en faisait plein d’autres choses. C’est soit la fatigue, soit le fait de m’être connecté en Wi-fi… soit parce que ce début d’épisode n’a pas grand-chose à proposer. Certes le cliffhanger du pilot était prenant, mais il planifiait surtout le long terme, pas trop l’immédiat.

Certes, Teri et le père de la pote de Kim (ouais, j’apprends bien les noms, vous voyez) trouvent un préservatif, mais bon. Cela s’accélère un peu avec Richard qui appelle Jack et conclue l’appel par un coup de feu.

Teri et le père de Janet (la pote !) continuent d’attendre le retour de leurs filles dans le magasin, mais ce n’est pas ça pour l’instant. Ils appellent donc le gérant du magasin grâce à l’aide de Nina, OK, OK. Cela ne sert pas à grand-chose, parce que pendant ce temps, leurs filles sont en train de se faire kidnapper. C’est plutôt bien mené.

Richard enquête pour découvrir l’identité de la taupe, malheureusement celle-ci se protège bien. Il se sacrifie finalement pour la carte contenant le nom de la taupe dans une fusillade qui ne parvient pas à blesser Jack, forcément. Nous avons de jolis mouvements de caméra du côté de la réalisation, ainsi qu’une belle envolée de la musique qui rendent l’épisode plaisant à suivre. Quant à la taupe, elle utilise de toute évidence l’ordinateur de Nina, mais ce n’est pas assez pour que je la soupçonne avec certitude.

Cette intrigue m’a un peu lassé pour son côté « pan pan », mais elle est plutôt cool. J’ai du mal à imaginer Richard comme un gentil, à cause de Grey’s probablement, donc je ne sais pas trop quoi en penser de ce sacrifice. Pour ce que j’en sais, ça peut très bien être un méchant faisant semblant de mourir… Il faut s’attendre à tout dans les séries.

Mandy atterrit donc comme si de rien n’était et se fait récupérer par un homme qui la ramène je ne sais pas trop où et peut tout de même la voir à poil dans la salle de bain comme si de rien n’était bis. Pourquoi pas. Elle rencontre un autre homme ensuite et ce n’est pas innocent car on découvre qu’il a fait de la chirurgie esthétique pour ressembler à un autre homme, histoire d’avoir l’attentat parfait : cet autre homme, c’est le photographe avec lequel Mandy parlait dans le premier épisode. Pendant ce temps, les membres de la Cellule cherche la liste des passagers pour comprendre le lien avec Palmer.

Palmer réussit à semer un peu tout le monde suite à son coup de téléphone alors que la sécurité autour de lui est justement renforcé en cas d’attentat contre sa vie. C’est du beau, mais ça ne rassure pas du tout sa femme de l’apprendre.

Bon, j’étais beaucoup moins à fond dans cet épisode, je sens que ça va être une série qui exige que je me concentre, car c’est beaucoup trop facile de perdre le fil et de l’écouter – mais la simple écoute ne permet pas de tout suivre.

03.png2.00 AM -3.00 AM – 15/20
We could die if we don’t get out of here

Jack fait en sorte que Teri et son nouvel ami, Alan, restent attendre bien sagement au magasin le retour des filles. Il semble à peine affecté par la mort de Richard et la disparition de sa fille, mais bon, normal, c’est Jack Bauer. J’en ai tellement entendu sur lui déjà.

Kim et Janet continuent d’être retenues prisonnières et ce n’est pas bien fou comme histoire. Je suis déjà pressé que les différentes intrigues soient reliées entre elles. Elles tentent de s’échapper, ce qui permet un peu d’action intéressante dans cet épisode. Elles tombent sur un type qui les aide mais leur vole leur argent, juste parce que, avant d’éviter de se rendre dans LA ruelle la plus connue de tout Los Angeles.

Non, franchement, j’ai eu du mal à suivre leur périple, parce que je faisais un peu autre chose à côté et parce que c’est super perturbant d’avoir le décompte de l’épisode au fur et à mesure. Je me sens presqu’oppressé de me dire que c’est bientôt la fin par exemple. Enfin bon, peu importe : le type qui les vole finit par leur venir en aide alors qu’elles s’enfuient de nouveau, presque rattrapées par leur kidnappeur.

Jack n’en revient pas de la trahison de Nina et tente de la confronter, mais sans grande surprise, elle contourne le problème. Il bosse avec une autre collègue qui lui reproche de ne pas être impartial sur le sujet parce que eh, il a couché avec après tout. En fait, une fois qu’il confronte Nina, il se rend compte qu’il se plante sur toute la ligne car il était avec elle quand son ordinateur a été utilisé. Ben tiens, ça tombe bien. Nina se sent trahie et bouhouhou. Ouais bon avec toutes les preuves contre elle, elle pourrait comprendre qu’il était légitime que Jack doute quand même.

La cellule de la CTU découvre la mort de Richard, sans sembler être plus affecté que ça.

Dans son coin, Mandy embrasse une nana, j’avais raté cette information. Ça aussi, c’est plutôt osé pour l’époque dis-donc (mais pas autant que le décolleté de Mandy purée). Bon, on suit ses aventures, mais je n’accroche pas du tout à cette partie de l’épisode. De manière pas très originale, sa copine se fait tirer dessus à un moment où je m’y attendais vraiment. Ah les clichés télévisuels…

Le sénateur Palmer et son homme de main, Carl Webb, s’occupent d’une rumeur que la journaliste veut répandre selon laquelle le fils de Palmer est un meurtrier. C’est donc pour régler cette affaire qu’il s’est enfuit et une fois son homme de main au courant, il retourne dans sa chambre. Mouais.

Côté cliffhangers, le collègue de Nina veut faire en sorte que Jack soit viré et Janet se fait renverser comme une bleue. C’est super sanglant comme série dis donc ! Contrairement aux apparences, elle n’est pas morte pour autant, mais elle s’en est pris pas mal dans la tronche en trois heures quand même.

Le rythme est reparti de plus belle dans cet épisode, l’adrénaline est là, ça donne envie de continuer… mais il est largement l’heure d’aller me coucher !

04.png3.00 AM – 4.00 AM – 15/20
What so special about Jack Bauer?

Deuxième jour de Week-end en séries pour moi, et pas de déménagement ce matin suite à un retard de camion (c’est malin !). Du coup, je me suis fait chauffer mon thé et, comme je le bois tiède, je suis allé m’acheter une baguette pendant qu’il refroidissait. Paris est assez merveilleuse ces matins comme ça où tu as la flemme de tout, surtout qu’il fait beau ce WE. Du coup, en quelques minutes, j’étais de retour avec ma baguette (oh le cliché) et prêt à commencer l’épisode !

Notons bien qu’il ne faut jamais aller aux USA parce que si tu te fais renverser, le mec qui te blesse se barre et les voitures suivantes n’en ont rien à foutre de toi. Charmant. Kim s’inquiète pour elle, bien sûr, mais ça ne sert pas à grand-chose.

Ils me fatiguent tous à se démener comme ça à 3h du mat, que ce soit le sénateur avec son inquiétude pour son fils ou Nina qui accepte de reparler à Jack pour apprendre la mort de Richard. J’avais un peu peur de ne pas réussir à retomber dedans, mais en fait, l’ambiance de la série fait qu’on rentre facilement dans l’intrigue. Le rythme et les plans séquence fonctionnent à merveille.

Moins de dix minutes après le coup de fil du collègue de Jack, la CTU se retrouve bloquée, personne ne pouvant sortir du bâtiment. Personne, sauf Jack Bauer bien sûr.

Pendant ce temps, Teri et son pote roulent trop vite et sont donc arrêtés par les flics. Protestant les ordres directs de ce motard qui les bloque pour excès de vitesse, Alan se fait arrêter. C’est con et très stupide (les deux à la fois, oui) de sa part. Les scénaristes jouent avec nos nerfs en faisant en sorte que les ravisseurs de Kim croisent une nouvelle fois leur chemin, sans pour autant qu’ils ne se rencontrent. C’est un peu gros, mais pas autant que le montant de la facture de téléphone portable de Jack à la fin de cette journée, j’imagine. Non parce que dans les années 90 quand même…

De son côté, Bauer continue son enquête sur Palmer en passant tout un tas de coups de fil puis en recevant l’aide inattendu d’une policière et Nina se fait interroger sur les agissements de Jack. Oh, bien sûr elle a de nouveau toute confiance en lui, mais l’agent qui l’interroge est malin.

Janet reste près de 40 minutes étendue de tout son long avant qu’une voiture de secours daigne venir s’occuper d’elle. Bon, en même temps, elle arrive juste à temps pour l’empêcher d’être exécutée par ses ravisseurs voulant finir le travail, donc ce n’est pas plus mal.

Toujours en parallèle (comme tout le reste de cette série), Palmer commence à douter de l’innocence de son fils parce que la journaliste (Maureen) est une bonne journaliste habituellement et que l’info vient du psy de son fils. C’est embêtant.

Cet épisode prend un peu son temps au regard de la saison : il ne s’y passe pas grand-chose. En même temps, le rythme est haletant, avec la course poursuite et le suspens autour de la survie de Janet. Les petits événements qui se passent tous l’un après l’autre sont assez fluides pour être crédibles et mouvementer la série agréablement. Bon, comme souvent, les flics passent pour des incapables et des empêcheurs de tourner en rond à plusieurs reprises, mais c’est intéressant, malgré tout.

Du côté des cliffhangers (parce que chaque heure se termine par des révélations, c’est bien connu), Jack voit son aide policière être tuée (putain, après la lesbienne, la noire, ils ont tous les clichés ou quoi ?) et l’homme qu’il pourchassait lui parle de… Kim !

Il faut changer de DVD, merde. Je vais en profiter pour me préparer.

05.png4.00 AM – 5.00 AM – 14/20
There’s no such thing as sort of death

Qui donc appelle les gens pendant le Week-end en séries ? Mes amis. Bref, me voilà de retour devant la série et ses résumées beaucoup trop longs !

Teri vit une nuit de merde et découvre que Janet est en pleine opération. Pfiou, ça nous met dans une ambiance bien sympathique tout de suite. En parallèle, Kim est livrée à son vrai ravisseur auquel les kidnappeurs mentent sur ce qui est arrivé à Janet.

Jack fait ce qu’il peut pour retrouver sa fille et tente de rassurer Teri, qui est en panique totale à l’hôpital où elle voit Janet en pleine opération. Il s’arrange pour avoir des informations de la part de l’homme qu’il a aidé à faire arrêter et erre dans le commissariat pendant toute l’heure. Il aide surtout le criminel à s’échapper. Le reste de l’épisode m’a un peu perdu si je suis honnête, mais je ne crois pas que j’ai raté grand-chose.

David Palmer continue sa petite vie tranquille et, pour une raison qu’on ignore, sa fille est encore réveillée à cette heure qui est désormais ni tardive, ni matinale. Sa fille ? Megalyn Echikunwoke bien sûr ! C’est la deuxième fois qu’elle sort de nulle part dans mes visionnages de 2017 (Supernatural) et la troisième en un an (That ‘70s show), je suis content. Quoiqu’il en soit, son rôle n’est pas très utile dans la série pour le moment.

Palmer confronte Maureen sur ses sources et elle semble quand même tout à fait bien informée sur ce qu’il s’est passé. Ainsi donc, le fils du sénateur a tué le violeur de sa sœur. Bon, jusque-là, ça colle. Le sénateur vient ensuite voir son fils et je note le premier faux raccord de la série, énorme. Le réveil de la chambre indique qu’il est 4h57 alors qu’on vient de lire qu’il est 40 sur le chrono de la série. Euh, ça se voit pourtant, non ?

David confronte donc ensuite son fils pour avoir la vérité et son absence de réponse en dit long.

L’épisode était prenant et, pour le moment, je trouve que bizarrement les événements s’enchaînent pour le moment de manière crédible. Le cliffhanger voit un des kidnappeurs se faire froidement abattre (je m’y attendais franchement) par Ira Gaines, le vrai ravisseur de Kim qui voit tout, et Janet tomber en arrêt cardiaque. J’étais un peu moins dedans, mais ça donne envie de continuer !

06.png5.00 AM – 6.00 AM – 16/20
That’s right, wer’re watching you

En toute logique, on reprend sur l’arrêt cardiaque de Janet, qui décidément s’en prend plein depuis le début de saison. Jack en profite pour appeler Teri et lui dire de protéger Janet autant qu’elle peut car quelqu’un lui en veut. Jack est de toute manière le pro des coups de fil improbables, enchaînant ensuite par un appel alors qu’il s’apprête à monter dans un hélicoptère. La logique.

Quelques minutes après le meurtre perpétré par Ira, Kim est mystérieusement libérée de ses liens et du coffre de la voiture. Elle tente de convaincre son kidnappeur de s’échapper. Il est assez violent avec elle, mais elle décide malgré tout de l’aider à enterrer son pote.

La femme de Palmer est déjà à prendre son café après une nuit de quoi ? 30 min ? Elle prend ensuite sa douche en moins de dix minutes, ce qui manque un peu de crédibilité après une nuit si courte et pour une femme de sénateur qui doit paraître impeccable quelques heures plus tard. David comprend en tout cas que sa femme était au courant depuis le début pour le meurtre perpétré par leur fils. Pas mal du tout.

Jack et Teri sont enfin réunis et c’est vrai que j’ai l’impression que ça fait plus de six heures qu’ils ne se sont pas vus après tout ça. Janet est en vie, Jack se comporte comme le plus parfait des connards à être totalement paranoïaque avec tout le monde, même si ça se comprend. Il finit par tout avouer à Teri qui s’effondre dans ses bras.

Pendant ce temps, la cellule du CTU continue de travailler, mais je n’arrive pas encore à accrocher à cette intrigue pour le moment. Il faut dire qu’il y a beaucoup plus de tension du côté de Jack qui se fait diriger tel une marionnette par le kidnappeur de sa fille. Le but est d’éloigner Jack de Janet qui se fait gentiment tuer par son papa… Sans grande surprise, Alan n’est en fait pas son père. Je m’en doutais depuis quelques épisodes déjà, sans pour autant voir pourquoi ils avaient besoin d’un homme pour contacter Teri comme ça. Franchement, c’’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, parce que je ne vois toujours pas pourquoi les terroristes se sont donnés tant de mal. Bref, je me pose des questions, c’est bon signe.

Les cliffhangers voient Alan réussir à enlever Teri sans qu’elle ne se doute de rien et le kidnappeur être enterré. La victime du meurtre trouvé par Jack dans l’épisode précédent est donc Alan, en toute logique. Oups, c’est bête pour la famille York tout ça. Teri l’apprend de Nina et garde son sang-froid, mais on lit la panique dans ses yeux, la pauvre !

Sinon, les bonnes surprises continuent pour moi : je reconnais seulement maintenant que l’interprète de Milo est Eric Balfour, avec barbichette et boucle d’oreille ! Et bien ça le change d’Haven !

07.png6.00 AM – 7.00 AM – 16/20
People breaks out from prison all the time.

Un achat de tranches de jambon, glace et bouteille d’eau plus tard, me revoilà pour l’épisode 7 qui me validera un point du bingo car ces sept premiers épisodes datent d’il y a plus de dix ans. Quoi ? il faut bien que je finisse ma baguette et tant pis si je suis un cliché !

Le terroriste à la face charcutée se réveille et obtient son ordre de mission.

Jack continue d’être manipulé par les terroristes : il doit remplacer la carte sur laquelle son équipe travaille par celle que les terroristes lui ont donné. Ce n’est pas si simple, car Nina est sur son dos et lui apprend qu’Alan York est mort. Il finit par y arriver, mais la diversion ne prend qu’un temps. Il se retrouve obligé d’emmener Nina avec lui, étant surveillé par le terroriste grâce à des caméras ainsi qu’un micro et parce que celle-ci a compris son jeu (grâce à Milo).

Palmer veut protéger son fils qui fait un footing beaucoup trop matinal pour moi, mais il a du mal à communiquer avec.

Kim, quant à elle, nous fait le pitch de Prison Break avant l’heure, voulant s’échapper à tout prix du piège dans lequel elle est ; quitte à simuler son propre viol. Maline la petite !

Teri est bien douée : elle réussit à mettre K.O Alan et à l’attacher à un arbre avant de tenter de s’enfuir. Mon premier réflexe aurait été de me barrer, mais c’est vrai que vouloir lui piquer les clés était mille fois plus logique. Pas de bol pour elle, les années 90 ne sont pas les années 2000 et elle ne capte absolument rien dans le désert où Alan l’a emmené.

Elle finit malgré tout par avoir de la réception pour appeler le CTU après avoir interrogé Alan. Pas mal, elle est douée, mais c’est risqué tout ça.

L’épisode était sympathique, avec toujours ce rythme fou. C’est plutôt bien joué car je m’attendais à plus de longueurs après autant d’épisodes. C’est donc plutôt bien de leur part de réussir à maintenir rythme et suspens comme ça. La famille Bauer est quand même sacrément futée, mais pas assez : Teri se fait enlever sans trop de mal car la taupe était très précisément l’agent à laquelle je pensais jusque-là. C’est bien dommage, car je l’aimais bien.

Les cliffhangers voient Nina se faire tuer par Jack, mais une fois de plus, je n’y crois pas. La série nous a déjà fait le coup de la fausse mort avec Janet, et puis, ça ne colle pas trop que Jack la tue comme ça. En plus, pas de bol, il faut que je me dépêche de me barrer alors je n’en saurais pas plus.

Kim et son ravisseur ravi tente de s’enfuir en creusant, malheureusement elle entend sa mère arriver et décide de ne pas s’enfuir. C’est totalement con et j’ai envie de dire : « comme par hasard ». C’est plutôt bien écrit quand même. En parallèle, Keith s’apprête à reconnaître qu’il a tué quelqu’un à la télévision et le collègue de Jack découvrent les images de son bureau où il comprend que Jack est plus louche qu’il en a l’air.

Comme prévu, Nina est encore en vie, mais bien seule et paumée !

08.png7.00 AM – 8.00 AM – 18/20
Both of them?

Ah, enfin une heure normale pour vivre la journée de ces personnages. C’est intéressant d’avoir suivi la nuit de ces personnages, mais moi je suis déjà crevé par 4h de déménagement à 30°C, alors une nuit complète aussi mouvementée que la leur, au secours.

Tiens, notre Jack Bauer commence la journée en compagnie de Jacob de la saison 5 de Prison Break. Je m’en serais bien passé. Il continue de faire tout ce qu’on lui dit, entendant parler Teri qui, de son côté, retrouve enfin Kim. Plutôt cool et bien monté.

La taupe apprend la mort de Nina qui, en vie, prend le parti de l’appeler alors qu’elle est filmée par un caméraman (ah non, zut, c’est juste un faux raccord). Par chance, Jamey n’est pas à son poste quand elle appelle et Nina est forcée de se rabattre sur Tony. Grâce aux informations de celui-ci, Nina comprend qui est la taupe et c’est une bonne chose. C’est un peu tôt dans la saison pour savoir déjà tout ça, mais pourquoi pas.

Pendant ce temps, Palmer a pris la décision de dénoncer son fils avant que la journaliste ne le fasse. Le meeting politique commence bien tôt puisque Jack y débarque et aperçoit Palmer à 7h25. Sérieusement, les gars, pas étonnant que ce soit le jour le plus long de votre vie si vous commencez le boulot à 7h.

Le fait que ça commence si tôt permet d’avoir un peu de suspens dans cet épisode où Jack rencontre une vieille connaissance qui le colle un peu trop au goût du terroriste. C’est intéressant surtout qu’en parallèle, Nina débarque au CTU que l’on sait que Tony appelle les services secrets. C’est un peu tard, parce que Jack a déjà assemblé un pistolet pendant ce temps.

Tony prévient à temps les services secrets, puis tend un piège à Jamey avec l’aide de Nina. Il parvient à l’arrêter.

Contre toute logique, Palmer décide de faire son discours malgré la menace de plus en plus évidente avec la présence de Jack, identifié comme une menace par la sécurité. Pas de bol, ce n’est pas lui le terroriste, mais bien le photographe. Bref, tout est en place pour assassiner Palmer, il est dans la merde.

Pendant ce temps, Kim et Teri passent un peu de bon temps en prison et comble l’épisode avec des scènes pas bien utiles. Comme Jack se débrouille pour faire foirer l’attentat (forcément), Ira ordonne la mort de Kim et Teri, ce qui mène à une scène bien osée où, après une info fournie par Jamey, il décide de les garder en vie toutes les deux. Je crois bien que c’était l’épisode de mi-saison et il valait grave le coup.

Parfaitement monté et synchronisé, j’ai beaucoup aimé malgré quelques faux raccords. Il est difficile de ne pas être pris à fond dans cette histoire et c’est plutôt jouissif pour le moment. Je comprends enfin toute l’addiction qu’a pu provoquer la série. Si je suis honnête, je l’ai évité autant que possible ces dernières années, parce que putain, y a encore bon nombre de saisons à voir derrière quoi…

09.png8.00 AM – 9.00 AM – 16/20
I didn’t think anyone would die.

Jack dit tout ce qu’il sait aux services de sécurité, mais ça ne suffit pas à les calmer. Il essaye tout ce qu’il peut pour être libéré et reprendre du service, mais bien sûr, l’administration en face de lui est incapable de l’aider. Jusque-là, c’est plutôt logique et un peu n’importe quoi que Jack s’en sorte après tout ce qu’il a fait (oui pace qu’il s’en sortira vu qu’il y a plein de saisons derrière. Il parvient à s’échapper, ce qui n’est clairement pas la réaction d’un bon agent dans cette situation. M’enfin, nous ne sommes pas là pour la crédibilité, juste pour voir Jack être un super-héros et prendre en otage la demoiselle en détresse. Tu parles d’une journée interminable, effectivement.

Pendant ce temps, Nina, Tony et Jamey parviennent à mettre au point un piège pour réussir à retrouver une certaine forme de liberté. Milo obtient une promotion puisque Jamey est la taupe et Jack parvient ensuite à les appeler. La conversation téléphonique entre Jack et Nina est un peu surréaliste, mais c’est plutôt bien joué. Les échanges d’informations sont rapides et crédibles, pas comme la conversation de Teri et Kim dans l’épisode précédent où Kim ne demande même pas de nouvelles de Janet (t’façon, elle est morte, je sais, tout le monde s’en fout maintenant, de même qu’Alan).

L’un des kidnappeurs des deux filles veut violer Kim, mais elle proteste et se bat. Teri décide de se sacrifier. Quand elle revient après deux minutes (ça, c’est fait), elle révèle qu’elle a un téléphone miraculeusement planqué sous sa jupe. Faudra m’expliquer d’où il sort.

Jack passe l’épisode à se planquer des policiers et à parler à son otage. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça ralentit un peu le rythme de voir les deux apprendre à se connaître et parler. J’ai explosé de rire quand il s’est endormi, je dois dire, même si ça ne servait à rien. Il a surtout eu l’idée de demander à Nina (qui lui a envoyé une voiture qui n’arrive jamais) de ramener le fils de Jamey pour la faire parler. Effectivement, l’idée que son fils la voit comme une criminelle suffit à la faire craquer. Elle est touchante, la pauvre, et ne joue pas si mal que ça. Je m’étonne de ne pas l’avoir revu dans d’autres séries après, mais, à vrai dire, c’est un peu le cas de l’ensemble des personnages principaux. Pourtant, je reconnais de nombreux guests. Étrange.

Bon, après quelques péripéties, Jack reprend sa cavale et réussit à conduire une voiture avec des menottes. Là, je suis sacrément impressionné.

Enfin, Palmer culpabilise presque d’avoir sauvé sa propre vie. Cela finit en engueulade prévisible avec sa femme. J’ai aimé le voir se servir un verre malgré l’heure matinale, ça m’a bien fait rire parce que, clairement, la nuit a été si longue que l’heure importe peu. Il en apprend plus sur son agresseur que tout le monde pense être Jack Bauer. A priori, il le connaît.

Côté cliffhanger, Jamey tente de se suicider et le terroriste essaye de l’appeler. C’est problématique car elle est sacrément mal en point. Il n’y a pas à dire, l’écriture de cette saison est vraiment bonne et maîtrisée.

Sur le côté technique, je suis impressionné par les nombreux plans séquences de la série et la séparation des écrans, même si j’avais l’impression qu’ils seraient plus nombreux.

10.png9.00 AM – 10.00 AM – 17/20
Jamey didn’t make it

L’épisode commence tranquillement sur les informations du matin, histoire de bien nous rappeler que notre journée de citoyens lambdas commence à peine à cette heure-là. Alors que si nous étions tous des superhéros comme Jack…

Enfin bref, Jamey s’est suicidée et malheureusement, elle est belle et bien morte. Cela dit personne n’a franchement le temps de la pleurer : Jack tente d’échapper aux flics car, une fois de plus, ils sont des empêcheurs de tourner en rond, Nina l’aide et reçoit en plus un appel de Teri, qui est tracé par Milo. Rien que ça.

Cela occupe une bonne moitié de l’épisode et, malgré quelques trucs un peu trop gros pour être vrai, il faut reconnaître que la formule en temps réel est d’une réelle efficacité sur ce coup de téléphone et que les scénaristes ne cherchent pas à se défiler bêtement. Oui, le traçage prend plus de vingt minutes et Teri ne reste pas en ligne assez longtemps, oui, c’est compliqué, oui Jack lui pose les bonnes questions pour trouver l’emplacement où elles sont. Dans les côtés moins crédibles, il le fait sous une voiture alors que les flics le recherchent sur un camping. C’est n’importe quoi… mais ça marche bien niveau pression autant que sentiments, cette pauvre Nina entendant Jack dire à Teri qu’il l’aime. Voilà, ça c’est fait.

Cette tendance à travailler contre les flics est un peu idiote, même si je trouve qu’elle est bien amenée dans cet épisode. En plus, pour une fois, on voit vraiment le CTU au travail, dans des scènes assez longues qui marchent bien niveau rythme, au point qu’on en oublie que ce n’est pas logique que Jack ne demande pas de nouvelles de Kim plus tôt. Mais bon, comme il y a aussi un bon réalisme avec deux personnages parlant en même temps et Rick qui continue de culpabiliser d’avoir enlevé Kim. Il faut dire qu’il se retrouve terroriste en quelques heures, quoi, et qu’il n’a pas dormi (a priori) depuis qu’il a enterré son pote. C’est totalement tordu de nous le faire aimer et créer une sorte de couple improbable avec Kim. Ah le syndrome de Stockholm…

Bon, le téléphone du violeur finit par perdre sa batterie et on n’en sait pas plus pour le reste de cet épisode. En revanche, le CTU se voit obtenir une nouvelle directrice, Alberta Green, totalement insupportable de professionnalisme. Je l’aime déjà, du coup, parce que j’ai une tendance à adorer ces personnages empêcheurs de tourner en rond car ils font bien leur job. Je suis chiant comme ça, faut le savoir.

Le terroriste apprend de ses patrons (que nous découvrons) qu’il n’est pas à la hauteur et risque sa vie. Sherry Palmer fait tout ce qu’elle peut pour empêcher son mari de dévoiler la vérité sur Keith, au point qu’il finit par perdre un de ses soutiens financiers. Cette sous-intrigue politique calme un peu le rythme de l’épisode et n’est pas des plus passionnantes, surtout qu’elle répète quelques scènes je trouve. N’empêche, ces 42 minutes passent beaucoup trop vite et il est dur de faire autre chose en même temps. C’est con, parce que j’essayais de manger mes pâtes moi !

11.png10.00 AM – 11.00 AM – 16/20
Who are you? Where’s Mark?

La série fonctionne vraiment très bien en bingewatching et je ne comprends pas comment elle a pu marcher en un épisode par semaine, sérieux. Tellement bien que j’ai enchaîné les épisodes et oublier de parler du cliffhanger précédent, pourtant très bon, qui voyait Jack enlever l’un des responsables de l’enlèvement de sa famille et dont il a eu le nom sur la carte magnétique. Sacrée écriture, un enlèvement en limousine, c’est classe.

Il le questionne ensuite, mais ça ne me passionne déjà plus. Je sais bien qu’il faut en passer par là, seulement, ça manque un peu de rythme pour une fois. Dans l’ensemble, je trouve cette première saison quand même super bien construite, ça change, moi qui ai pris l’habitude de regarder Quantico. J’ai détesté voir Jack menacer d’utiliser une technique de torture tout bonnement abominable.

En parallèle, Rick revient dans la cellule des filles, officiellement pour obtenir des infos. Seulement, il veut en savoir le moins possible pour ne pas avoir à lâcher d’informations. Il se fait torturer ensuite, sous les yeux impuissants de Kim. Quant à Teri, elle a développé un vilain mal de ventre étrange dans l’épisode précédent. Je suis pressé d’en savoir plus, mais j’espère qu’ils ne vont pas nous faire le coup de la femme enceinte, ce serait un peu naze.

Pendant ce temps, Palmer continue sa tournée promo comme si de rien n’était, alors qu’on a tenté de le tuer quelques heures auparavant. Normal. Il prend cependant très mal de voir que Sherry a continué à manigancer dans son dos.

Bon, Jack arrive ensuite à tuer Cofell comme un bleu en le torturant, alors qu’il avait récupéré aussi un couteau dans la limousine. Bon, c’est rebondissements sur rebondissements, mais pour une saison 1 ce n’est vraiment pas gênant. Je commence à m’imaginer après quelques saisons et je pense que je n’enchaînerai pas tout de suite car c’est trop, juste trop. Et oui, j’ai beau bien aimer, je ne peux m’empêcher de voir plus loin et un tel rythme ne peut tenir la longueur.

La série se souvient enfin de l’existence d’Alan/Kevin, je suis bien content d’avoir enfin un peu de suivi sur cette sous-intrigue. Pour autant, ça traîne un peu dans cet épisode, comme le reste des intrigues. C’est un peu inévitable, ils ont 24 épisodes à tenir quand même et je n’en suis même pas au milieu. C’est presque déprimant après 24h.

Rick offre un flingue aux filles, mais celui n’est pas chargé contrairement à ce qu’il leur dit. Peu importe, Teri arrive quand même à le tuer… et souhaite cacher le corps pour le cliffhanger. En parallèle, Kevin, après une petite torture par Jack, décide de le conduire à sa famille. Enfin, c’est ce qu’il dit, mais moi, je le vois bien ramener Jack sur la route de l’attentat.

12.png11.00 AM – 12.00 PM – 17/20
I don’t want back-ups.

Le début de l’épisode propose un bon résumé global du début de saison effectué par Green. C’est intéressant, mais ça permet surtout de réintroduire tout ça. Bizarrement, Kevin amène réellement Bauer au bon endroit, alors que je pensais vraiment que c’était du bluff. Comme quoi, on peut être trompé. C’est en tout cas trop tôt je pense pour qu’il les libère, ou les douze heures à venir seront trop longues à visionner. En tout cas, il se rapproche vraiment d’elles, c’est plutôt cool.

Ce que je trouve beaucoup moins cool en revanche, c’est la persistance de Jack à vouloir agir seul. C’est stupide, et Nina le laisse faire. Il réussit malgré tout à rejoindre sa femme et sa fille, sans trop de problème, normal. Jack découvre ensuite l’existence de Rick et la relation avec sa fille, qu’il n’aime pas beaucoup (la relation, pas sa fille hein). Seulement, il n’a pas trop le choix de lui faire confiance car il amène des solutions très utiles pour s’échapper ; à commencer par leur proposer un van. Le nouveau venu dans le groupe (ça fait moins de 10h !) n’est absolument pas surveillé, ça vire au ridicule ces terroristes.

Malheureusement pour Rick, le terroriste qui les dirige l’interrompt en cours de route pour aller checker la situation du côté de Kevin, qui a été retrouvé, évidemment.

Green tombe sur Tony et Nina, persuadée qu’ils savent où se cache Jack. Elle est loin d’être bête, forcément, et leur fait un cas classique de « le premier qui parle aura la récompense, le deuxième sera puni ». L’interrogatoire est sympa et en plus, il est filmé. Oups, c’est encore un faux raccord. Je me demande s’il s’agit d’une remasterisation de l’image comme pour Buffy ou si ça a été proposé comme ça. Cela paraît tellement énorme !

Bon, l’interrogatoire tombe à plat car Jack appelle Green pour lui donner sa localisation exacte, il serait temps. La fin de l’épisode approche et nous fait vraiment croire qu’ils vont tous s’en tirer, car Rick arrive à temps pour aider Jack, Kim et Teri à s’enfuir. S’ensuit une inévitable course poursuite entre véhicules et la fusillade qui les force à se séparer. Les filles s’enfuient alors que Jack et Rick restent pour les couvrir. Oh, on sait tous ce que ça signifie pour Rick malheureusement et ça ne rate pas, il se fait tirer dessus. C’est toujours pareil les séries. Cet imbécile ralentit Jack, ce qui fait un bon cliffhanger. La scène d’action était franchement réussie.

Pendant ce temps, David (ouais, on l’oublierait presque) continue de réfléchir à une manière de protéger Keith. Il parle ainsi au téléphone au psy de son fils, mais ça ne mène absolument nulle part. Il n’a d’autre choix que de se rendre sur place, pour découvrir que le psy a été assassiné. C’est con.

13.png12.00 PM – 1.00 PM – 17/20
Mom! We’re lost, aren’t we?

Hop, on passe à l’après-midi de la journée la plus longue de Jack Bauer. La course poursuite continue comme si de rien n’était. Jack et Rick se retrouvent à faire équipe et ce n’est vraiment pas bon signe pour Rick. Je veux dire, pour l’instant, les gens autour de Rick ont une fâcheuse tendance à mourir, même quand il les soigne.

Pendant ce temps, Teri et Kim se perdent dans les bois en dix minutes alors que Sherri et David discutent de la marche à suivre pour Keith. J’ai vraiment du mal avec l’intrigue du sénateur. Il y a de bonnes choses dedans, hein, mais ça manque d’un ensemble solide je trouve et, surtout, ça manque de lien entre les deux grosses intrigues de la saison pour le moment. On a d’un côté les Bauer et de l’autre les Palmer, mais peu d’interactions entre eux pour l’instant, à part l’épisode 8. Je suis pressé que leurs chemins se recroisent vraiment.

C’est mal barré pour cet épisode en tout cas, entre les deux paumées et Jack qui recommence à faire cavalier seul en laissant Rick seul derrière lui. Oh, ça sent mauvais pour Rick. Je sais que je ne devrais sympathiser autant pour lui, mais bon, ils ont bien fait leur job, on a envie de le croire gentil malgré tout.

Du côté du CTU, la mère de Jamey débarque et est interrogée par Tony et Nina, qui enquêtent ensuite en mangeant. Et oui, il est midi, c’est l’heure de reprendre des forces ! Il faut bien occuper ces deux-là. Dans le même genre d’histoire pour combler le temps, Maureen se voit forcer de quitter son émission et de démissionner. Mouais, ce n’est pas passionnant.

Heureusement, le reste de l’épisode accroche bien l’intérêt avec une course poursuite dans les bois et de multiples coups de feu surgissant d’un peu nulle part et partout à la fois. Jack est plutôt bien rusé pour s’en tirer. Il n’y a pas grand-chose à raconter côté critique car c’est de l’action pure qui se résume en une phrase. Le CTU finit par enfin arriver auprès de Kim et Teri.

Seulement, Kim ne veut pas être secourue sans Rick, sauf que Rick, contre toute logique s’est barré de sa planque. Bon, non, franchement c’est stupide de sa part là, ça n’a aucune logique. Quant à Kim, je veux bien qu’elle soit attachée à lui, mais elle le connaît depuis 12h, je connais personne qui ne chercherait pas à s’enfuir au plus vite plutôt que de courir après lui. Non ? Je ne sais pas, c’est un fou quand même. L’autre truc un peu dingue, c’est qu’il s’est passé tellement de choses pendant ces 12 heures que j’ai l’impression que des mois se sont écoulés depuis le début de la série. Bon, bien sûr, c’est le cas niveau tournage, mais bon quand même.

Hop, cet épisode marque la fin d’une bonne partie des intrigues. Rick s’enfuit en bus, les Bauer sont libérés en hélicoptère, Gaines est assassiné par Jack. Il ne reste plus qu’à arrêter l’attentat contre Palmer quoi.

Et ben les amis, c’était un sacré périple ! Je vais passer une bonne nuit loin de tout cliffhanger, j’ai bien joué mon coup quand même. Enfin, non, il y a bien sûr un second terroriste qui est sur le coup pour Palmer, mais on s’y attendait. Allez, ce n’est pas assez exaltant pour m’empêcher de dormir, donc je m’arrête là pour mon samedi soir, avec un niveau basique validé ! Je ne finirai probablement pas la saison demain avant minuit (il me reste 12 épisodes + le visionnage d’Orphan Black et celui de 12 monkeys dans le train, les repas, le beau temps, tout ça tout ça), mais au moins j’aurais bien avancé et je devrais vite la terminer à ce rythme-là !

141.00 PM – 2.00 PM – 15/20
I’m being blackmailed.

Et bien après l’épisode 5 d’Orphan Black, cet épisode risque de paraître un peu fade. En même temps, ça repart sur l’arrivée en hélicoptère en moins de dix minutes. Il leur a fallu 45 minutes pour arriver et 5 pour revenir. Sympa l’opération.

À peine de retour, la famille Bauer est déjà séparée et Jack donne des ordres à Nina : les filles sont envoyées à la clinique, Jack en cellule (il serait temps !). J’ai du mal à me faire à l’idée que tout se déroule au cours d’une seule journée quand même, mais bon. À la clinique, Teri raconte enfin son viol.

De son côté, David raconte à Sherri le chantage dont il est victime par rapport à Keith qui risque d’être soupçonné du meurtre de son psy. Ce pauvre Keith apprend ce qui est arrivé à son psy et est un peu énervé par la situation, surtout quand son père lui dit qu’il compte ne rien faire.

Jack se fait interroger par le fameux Chapelle duquel Jamey espérait l’immunité et il raconte sa longue nuit. C’est cool, il ne risque pas de l’oublier comme ça. Cet épisode gère les conséquences des douze premières heures de la journée, ça fonctionne plutôt bien, je trouve, d’autant que le suspense est conservé quand Nina tombe sur un agent du FBI qui n’en est bien sûr pas un. Ah la théorie du complot !

Cela permet de relancer l’intrigue avec une seconde taupe à débusquer alors que Jack est retenu au CTU. Pour moi, il fait une erreur de débutant en admettant qu’il sait que Green est là depuis 4h, mais son interlocuteur ne réagit pas trop apparemment.

Pendant ce temps, Kevin souhaite prendre le relai de Gaines à la tête du réseau terroriste, pendant que le nouveau tueur est déjà là à l’espionner. C’est un peu gros que Kevin soit déjà en mesure de donner des ordres aux hommes de main de Gaines, mais de toute façon peu importe : le nouveau tueur est juste assez badass pour tous les faire cramer, sauf Kevin, à qui il réserve une balle. Donc le plan B exécute le plan A moins de 40 minutes après son arrivée aux USA, normal le type. C’est un peu gros.

Green tente ensuite de convaincre Tony de témoigner contre Jack, avant d’aller l’interroger à son tour, avec une fausse compassion qui énerve le monsieur mais qui me paraît tout à fait justifié. Pendant ce temps, Keith confronte sa mère et lui dit qu’il souhaite aller chez les flics. Le pauvre n’a pas franchement le temps d’argumenter : il faut quitter l’état car la menace sur son père est trop forte. Effectivement, ça paraît un bon plan et ils auraient pu commencer par là.

Tony est interrogé à son tour par un Chapelle qui lui affirme qu’il est un observateur impartial. Cependant, Tony affirme sa loyauté envers Jack même s’il le déteste en affirmant qu’il n’a pas commis d’erreur. Mouais.

Palmer apprend qui est Jack Bauer et le connaît depuis le Kosovo. Il comprend à propos de quoi toute cette affaire est… mais c’est bien le seul.

Le cliffhanger voit une membre de l’équipe des Palmer (Elizabeth) coucher avec notre nouveau tueur. Nina réussit à évacuer Teri et Kim avant qu’un terroriste ne s’en prenne à elle et le sénateur Palmer débarque au CTU pour parler à Jack. Bien. Hop, il est temps pour moi d’aller ranger mes affaires et prendre le train. Pas simple de s’arrêter en cours de route, mais bon !

15.png2.00 PM – 3.00 PM – 14/20
You know about operation Nightfall?

Un métro, un train, un bus, 20 min de marche et surtout deux épisodes de 12 Monkeys plus tard me revoilà pour valider le niveau moyen, puisque j’en suis à 714 minutes ! J’ai l’impression de ne pas avoir vu d’épisode de 24 depuis une éternité parce que l’air de rien, tout cela était sportif. L’épisode reprend sur Elizabeth et le tueur qui font l’amour, et ça aussi c’est sportif.

Perso, moi, je mange un steak et des pommes frites, chacun ces plaisirs de la vie (oui, c’est encore un plateau repas, j’assume).

Jack s’énerve contre Alberta parce qu’elle ne lui a pas dit immédiatement que sa fille et sa femme n’étaient plus à la clinique. Alors OK, je comprends l’énervement, mais vu le nombre de lois qu’il a brisé, faut pas s’étonner aussi.

Pendant ce temps, on découvre qu’Elizabeth n’a aucune idée de la personne avec qui elle couche, alors que le tueur fouille dans ses affaires.

Palmer impose ses conditions pour voir Jack, grâce à un appel haut placé, et n’a pas à attendre plus de dix minutes pour le rencontrer. C’est classe d’être haut placé. Palmer est bien énervé après Jack car il le pense coupable de la tentative d’assassinat sur sa petite personne, imaginant que Bauer le pense responsable de la perte de six hommes lors d’une opération deux ans plus tôt au Kosovo. OK, on sait donc pourquoi les terroristes ont choisi Jack, c’est intéressant.

Il y a quelques rappels que tout cela a lieu pendant une seule journée, comme lorsque Jack s’excuse auprès de Milo pour la nuit précédente. C’est intéressant, surtout que tout va tellement vite que j’ai vraiment tendance à oublier ce détail qui devrait impacter un peu plus la personnalité de chaque personnage. Teri se rend aux toilettes ! C’est genre un grand gag concernant 24, non ? Quand est-ce que Jack va aux toilettes ? On sait au moins pour Teri.

Jack et Palmer contactent un troisième homme (vu dans Charmed, Buffy et Prison Break en tant que méchants, alors…) qui est en théorie le seul à connaître leur nom et le lien à l’opération Nightfall. C’est intéressant d’avoir quelques informations pour expliquer le lien entre les personnages, ça manquait vraiment jusque-là.

Loin de ces préoccupations, Teri découvre qu’elle est enceinte. C’était bien le jour ! Elizabeth, elle, est déjà de retour au travail où elle apprend les changements de plan des Palmer, qu’elle transmet aussitôt au tueur sans même le savoir. Qu’elle est conne ! C’est toujours les assistantes le problème, quand même. Enfin, cela dit, Milo a un peu le rôle d’assistant et il ne fait que de bonnes choses pour le moment.

Kim découvre que sa mère est enceinte et réagit comme une ado pourrie et jalouse de l’enfant à venir. Du coup, les deux s’engueulent. C’est un peu le genre d’informations qui mériterait une bonne nuit de sommeil avant d’être discuté ! Les deux se retrouvent ensuite à manger ensemble de la bouffe sortie de nulle part qu’elles ne mangent pas plus de cinq minutes parce que Nina veut les interroger et filmer.

Kim profite que Teri soit interrogée pour appeler Rick qui en est à nettoyer ses plaies. Les deux cherchent un moyen pour Rick d’être tranquille avec les flics, mais c’est compliqué.

En parallèle, Palmer désespère de se rendre compte que la tentative d’assassinat n’est pas contre la présidentielle mais contre lui. Et moi, je soupçonne de plus en plus Sherri de ne pas être si clean que ça. On verra bien. La conversation entre Jack et Palmer est pleine de profondeur et ils en arrivent à la conclusion que bouhou, la famille, ce n’est pas facile. Vous le sentez, le scénariste déprimé de ne pas savoir quoi raconter ?

Pourtant, il lui reste de quoi faire, notamment une longue conversation entre Nina et Teri à propos de Jack et sa manière de parler de sa famille. Il ne faut pas longtemps pas longtemps pour que Teri comprenne la relation entre les deux collègues, et ça ne lui fait pas franchement du bien. C’est intéressant à voir, plus que l’interrogatoire de Kim qui protège Rick.

De son côté, Palmer fait en sorte que Jack puisse reprendre du service, au moins pour finir la journée. Cela tombe bien dis donc, c’est justement tout le principe de la série qu’il finisse la journée. C’est un peu n’importe quoi, mais ça permet de repartir de zéro, en quelque sorte. Le cliffhanger voit Bob, le troisième homme qui savait pour l’opération Nightfall, se faire tuer alors que Jack lui parlait au téléphone. C’est con.

16.png3.00 PM – 4.00 PM – 14/20
Sir, I’ve got to be honest with you, I’ve got a very bad feeling about this.

Ce début d’épisode est assez mouvementé, l’air de rien. Jack se doute bien de la mort de Bob, mais sans moyen de la confirmer, il se rabat sur un nouvel appel à Teri qui lui avoue qu’elle a un truc à lui dire, mais pas tout de suite.

Notre tueur continue ses conversations privilégiées avec Elisabeth, c’est malin. Cependant, ça ne va pas durer longtemps : l’équipe de sécurité a reçu les photos des suspects, parmi lesquels Alexis Drazen, le tueur, qu’elle reconnaît immédiatement.

Nina continue d’interroger Kim et lui explique le syndrome de Stockholm. Ben oui, bien sûr, je vous l’avais dit ! Elle lui propose de faire une pause pour reprendre sa conversation avec Teri. Elle est bien sûr à la recherche de Rick. Celui-ci continue de se balader torse nu dans son appart, comme s’il ne s’était pas pris une balle quelques plus heures tôt. Son appartement ? Oh, peut-être celui de sa copine finalement. Kim se fait tant balader !

L’épisode s’organise autour de cette pauvre Elizabeth qui accepte d’aider le CTU comme elle peut en donnant RDV à son mec. Seulement, les terroristes sont plus malins que ça et ils ont déjà un bon coup d’avance. Ils savent désormais où se trouvent Teri et Kim et ils sont déjà sur les lieux, prêts à les tuer. C’était rapide. On voit leur homme de main les neutraliser un à un, sauf le dernier, qui comprend que quelque chose ne va pas… malheureusement, il est neutralisé à son tour par deux agresseurs, ce qui fait une bonne surprise. Hop, c’est parti pour la course poursuite avec Kim et Teri qui s’enfuient en voiture, poursuivie par un terroriste.

De son côté, Jack prépare le filet et ne se prépare pas du tout à ça, alors qu’en plus, il se rend compte que son accès est limité au bureau. Il envisage de plus en plus la présence d’une autre taupe.

C’est l’épisode où la sécurité ne fonctionne pas, puisque Keith décide de s’échapper à son tour, alors que Jack imagine correctement la présence d’Alexis et d’Andre Drazen ; les deux étant frères, ce que je n’avais pas compris.

Elizabeth refuse un avocat pour témoigner, ce que je trouve un peu con, mais bon, c’est son choix de vie. Nina revient au CTU à ce moment pour dire à Jack que sa fille et sa femme sont en sécurité. Le scénariste de cet épisode a le sens de l’humour.

La course poursuite se termine bien mal pour Teri et Kim. Se pensant en sécurité, Teri s’arrête et sort de la voiture pour vérifier qu’elles ne sont pas suivies. Dans la précipitation, elle oublie son frein à main (mais quelle idiote !) et la voiture tombe dans un ravin avec Kim à l’intérieur. Comme en plus la voiture explose, elle est sûre d’avoir tué sa fille. Je n’irai pas si loin, moi, la série nous a trop fait le coup des gens morts pas morts, elle a tout à fait pu être éjectée de la voiture avant l’explosion.

De son côté, Keith tente de négocier pour qu’une enquête soit ouverte sur la mort de son psy, mais il découvre à son tour qu’il risque d’être accusé de son meurtre. Plus malin que ça, il enregistre l’imbécile qui lui explique ça, ce qu’il veut dire qu’il récupère un pouvoir certain.

Quelques minutes plus tard, Teri se réveille après être tombée inconsciente au bord de la route. Il lui faut toujours faire face à la mort de sa fille, la pauvre. Non parce que rationnellement, elle est morte. Par chance, les séries ne sont pas toujours rationnelles et Teri avoue à une conductrice qui passait par là qu’elle ne se souvient même pas de son nom. C’est malin.

Teri monte donc dans cette voiture pour aller on ne sait où, Jack prend l’hélico pour aller à l’hôtel où le piège est tendu à Alexis et Kim… se réveille après avoir été éjectée de la voiture, comme prévu. Les séries, j’vous jure ! Finalement, on dit Jack, mais je crois que c’est elle qui passe une vraie journée de merde là !

17.png4.00 PM – 5.00 PM – 17/20
I never met anyone that had amnesia before

Il est 16h15 dans ma vie et 16h dans la série. Pour la première fois, je me dis que, peut-être, sur un malentendu, je vais finir la série pour minuit. Si c’est le cas, il faudra sortir le champagne ! Tanya aide donc Teri à se rendre à l’hôpital pour qu’il s’occupe de son amnésie. C’est un peu gros que personne ne repère la trace de fumée de la voiture qui a explosé quand même.

À l’hôtel, Jack continue de dire que sa famille va bien, s’il savait. L’opération se met en place alors que Teri décide de s’arrêter à un restaurant qu’elle pense reconnaître. Tanya, loin de se douter de tout le passé de son amnésique, la laisse dans ce restaurant, avec un peu d’argent et son numéro de téléphone. Mouais, je n’aurais pas fait le quart de ce qu’elle fait, en vrai, je ne suis pas une gentille personne. Au mieux, j’aurais appelé des secours et attendu avec quoi.

En parlant d’appel au secours, Kim arrive à trouver un téléphone avec lequel elle arrive à téléphoner le CTU et tombe sur Tony. Ayant enfin appris de ses erreurs, elle ne révèle pas sa localisation pour autant. Putain, c’est fou, la série n’aurait pas du tout le même impact avec les smartphones, hein.

Malgré toute la sécurité qu’il pense avoir pour sa famille, Jack commence à se dire que ça ne va peut-être pas si bien pour sa famille. Nina le rassure comme elle peut, mais ce n’est pas vraiment suffisant.

Je retire tout ce que j’ai dit sur l’intelligence de Kim, qui appelle… Rick. Alors finalement, je ne sais pas si c’est une bonne chose qu’elle ait de l’argent en fait. Elle décide de rendre chez lui car c’est le seul à connaître les terroristes. Elle ne pouvait pas avoir d’autres amis, non ?

Keith révèle à son père l’enregistrement audio qu’il a. Palmer se débrouille pour récupérer la cassette. Le piège pour Alexis est plutôt rapidement mis en place quand même, avec des caméras et des micros, normal. Le problème est que le CTU demande à Elisabeth de planter un traceur sur le portefeuille d’Alexis alors que lui reçoit comme ordre de son frère de la tuer. Voilà, voilà.

Au restaurant, Teri est reconnu par le gérant. C’est un peu gros tout ça, surtout qu’il lui dit qu’elle avait l’habitude de venir avec un docteur qui a donc tout de l’amant. C’est con, mais le gérant ayant son numéro, c’est plutôt une bonne chose.

Alors qu’ils sont en planque, Nina révèle à Jack que Teri a compris qu’elle était sa maîtresse pendant leur rupture. C’est marrant. Hop, ça y est, il est 16h39 dans la série et dans la vie, et le piège peut commencer. Pfiou, ça en devient stressant !

Elisabeth n’est pas très convaincante quand même, on sent bien qu’elle est tendue quand elle embrasse Alexis, mais elle s’en tire plutôt très bien, la pauvre. Elle réussit à mettre la puce, mais, plutôt que de quitter la chambre comme prévu, elle préfère tenter de tuer Alexis. La scène était sacrément longue, mais le suspens était nickel, c’était un très bon piège et une très belle scène. Une fois de plus, le temps réel rajoute une sorte de suspens, alors même que la scène était on ne peut plus classique par rapport à d’autres séries.  Allez comprendre.

Kim arrive chez Rick et est confrontée à sa petite-amie, ça craint un peu, mais ça fait un bon cliffhanger. Quant à Teri, elle se retrouve face à face avec son médecin, Phil, mais elle a du mal à le remettre. Ouais, bon, ça aussi ça craint, surtout qu’il lui dit qu’il n’est pas son médecin. Le sénateur débarque pour protéger Elisabeth au moment où le téléphone d’Alexis sonne. Comme de par hasard, Balthazar, Jack décroche et malgré l’absence d’accent et de mémoire, son interlocuteur lui balance toutes les infos dont il a besoin pour créer un nouveau piège, dans 45 minutes ! Allons bon !

Franchement, ça devrait réduire la note de l’épisode, mais j’avoue que le piège m’a vraiment tenu en haleine alors ce serait hypocrite de ma part de mettre une mauvaise note.

18.png5.00 PM – 6.00 PM – 16/20
I would do anything to protect my family, David.

J’ai trois minutes d’avance sur la série, c’est fou, non ? Comment ça tout n’est pas en temps réel ? Cela aurait été encore plus fou s’ils avaient réussi à nous faire du vrai temps réel. Bon, en ce qui me concerne, une abeille a l’air de trouver marrant de foncer directement dans ma bouche alors que je m’apprêtais à me mettre de la crème solaire. Pas toujours facile la vie en extérieur, mais j’attaque mon cinquième épisode comme ça !

Quelqu’un dit Bingo ! Cela m’a fait rire. Jack décide donc en toute logique de prendre la place d’Alexis au RDV qu’il a avec l’autre terroriste. Nina s’y rend avec lui. Palmer continue de vouloir protéger Elisabeth, malgré tout ce qu’il a à gérer avec la cassette de Keith. Une décision doit être prise entre la victoire de l’élection (dans deux heures) ou la destruction des démocrates. En définitive, Palmer remet la décision à plus tard… pour la laisser à son fils.

Du côté du CTU, Tony se retrouve coincé entre la volonté de dire la vérité à Jack sur sa famille et les ordres directs qu’il a reçu de ne pas le faire. Il finit par accepter de ne rien dire. Bon, seulement Jack ne se laisse pas avoir si facilement et il demande à Nina de vérifier également si elles peuvent être réveillées. Le téléphone ne passe pas et ça ne lui met pas encore la puce à l’oreille. Mouais. Au CTU, ils sont surtout coincés et ne savent pas quoi faire pour retrouver les filles.

Kim continue de flirter avec Rick, qu’elle embrasse… et réussit à être prise en otage par le frère de Dan (que Rick a enterré la nuit précédente même si tout le monde s’en fout apparemment). J’ai explosé de rire quand même. Cela commence à faire beaucoup pour rester crédible. J’adore avoir des journées chargées, mais à ce point-là, c’est assez fou !

De son côté, Teri refuse de se rendre à l’hôpital, en pleine crise de panique, et demande à rentrer chez elle… où l’on sait qu’un tueur l’attend.

On continue de suivre également la journée des Palmer et c’est absolument fou comment il est impossible de voir la série aujourd’hui sans penser aux Obama. J’en avais entendu parler plus d’une fois, mais c’est vrai que je n’arrête pas de penser à eux depuis deux jours que j’ai commencé cette série. En tout cas, Sherri n’est pas si cool que Michelle et elle récupère la cassette de Keith (on se croirait dans 13 Reasons Why) pour la détruire. Enfin, c’est ce qu’elle pense en tout cas, il est assez évident que c’était un piège tendu pour elle. David ne met qu’une minute ou deux à s’en rendre compte. Forcément. Je suis content que la série ne traîne pas plus longtemps que ça, mais Sherri était vraiment insupportable avec ses grandes idées quand même. Palmer demande une conférence de presse pour révéler la vérité avant même le résultat des élections. Oups.

Pour son opération à risque, Jack se retrouve à travailler avec un ancien collègue, Teddy, qui le déteste parce que Jack a dénoncé quelques-uns de ses collègues, comme on l’avait appris dans les premiers épisodes. J’imaginais même à un moment que tout ça aurait un rapport avec l’intrigue de la saison, mais j’imagine qu’ils se le gardent pour plus tard.

Kim demande à Rick de dire la vérité au frère de Dan (il a une tête encore plus dégueu que son frère) avant qu’il ne conclue un deal avec des dealers, malheureusement Rick fait ce qu’il sait faire de mieux : être lâche.

Les cliffhangers sont fous pour cet épisode : Teddy tue le terroriste qui avait les informations dont tout le monde a besoin, Teri arrive chez elle où l’attend le tueur qui s’est occupé de l’agent du CTU qui devait surveiller la barraque (purée, mais ils sont tous morts au CTU !!) et Palmer s’apprête à diffuser la cassette audio…

19.png6.00 PM – 7.00 PM – 15/20
But obviously that was a dumb idea

Il y a un épisode, je me prenais un coup de soleil et là je viens de me précipiter pour ranger le linge et surtout débrancher l’ordi parce qu’il s’est mis à pleuvoir des cordes. Qu’à cela ne tienne, je suis sous un barnum et je reste à l’extérieur. VOUS N’AUREZ PAS MES ÉPISODES À L’EXTÉRIEUR !

C’est reparti pour un nouvel épisode quand même et on reprend sur Teri qui arrive chez elle avec son nouvel amant qui ne connaît pas le code de l’alarme. C’est une chance car ça attire aussitôt l’attention et ça amène des flics chez elle en quelques secondes.

Kim est toujours pris en otage par Frank et finit par gaffer, ce qui fait que Rick avoue la vérité et met tout le monde dans la merde.

Jack continue sa journée comme il peut en compagnie de son supérieur qui ne lui raconte toujours pas la vérité sur Kim et Teri. Teri, elle, continue de passer du bon temps au moins comme elle a tout oublié et que son amant est avec elle. Ben oui, logique, tous les chirurgiens ont du temps à perdre comme ça, c’est bien connu. Enfin, c’est cool, on apprend à connaître Teri et son job comme ça.

C’est un épisode beaucoup plus lent et calme que les autres, qui permet de faire la transition sur pas mal d’histoire. David commence enfin sa conférence de presse et il était temps !

Il révèle tout ce qu’on a appris au cours de la série, pendant que Nina apprend la vérité sur la famille de Jack. Elle veut aussitôt le prévenir, mais passe d’abord par son supérieur qu’elle veut engueuler et qui peut donc ainsi couper le portable de Jack, ni vu ni connu. Comme par hasard comme dirait l’autre.

Les dealers arrivent (enfin eux aussi) à la planque de Rick et Frank, et ça tourne rapidement mal, comme prévu par Kim qui a eu la bonne idée de dire en cours de route qu’elle était stupide d’être venue là. Finalement, les dealers n’en étaient pas mais étaient des flics organisant un flag. Ça tombe bien et ça met fin à tout ce bordel. David a le droit à un touchant « I love you » de la part de son fils suite à son discours interminable qu’ils ont gentiment coupé.

La fin d’épisode est glaciale, bien sûr, histoire de redonner quelques points à la série. Teri se fait agresser chez elle par le terroriste, mais heureusement Tony la sauve juste à temps après s’être fait engueuler par Nina. Malheureusement, cela débloque ses souvenirs. Kim se fait arrêter et Jack remarque qu’un hélicoptère passe au-dessus de lui, lui donnant la preuve que quelqu’un connaît sa position exacte.

Il faut aussi que je vous avoue que j’ai fait une pause parce qu’il s’est mis à pleuvoir des cordes en milieu d’épisode et je le vis mal. Peu importe, j’ai un croissant grillé devant moi mouahaha !

20.png7.00 PM – 8.00 PM – 14/20
My father is Jack Bauer.

La nuit est tombée en 2 minutes ! Franchement, si tu fais une série en temps réel, tu peux prévoir un peu mieux que ça le passage jour/nuit, non ? Cela m’avait un peu moins choqué pour le lever du jour, je ne sais pas, mais là on passe d’une scène en extérieur où il fait jour à une scène où il fait nuit quoi.

Kim se retrouve en garde à vue, quel endroit hyper sécurisé pour elle. Elle aura tout fait en 24h quand même, elle est bonne pour Secret Story, non ?

Sherri est en plein deuil de la campagne, mais aussi de son couple, car elle ne pardonne pas à David d’avoir dit toute la vérité, rien que la vérité. Dommage, c’était pourtant un joli couple !

Jack se fait prendre en otage et il semble aussi assoiffé que s’il n’avait pas bu depuis 18 épisodes. Oh wait… Il n’a pas mangé d’ailleurs ? J’en ai vu plein manger, mais je n’ai pas souvenir pour lui. C’est malin, je n’ai pas pensé à rester attentif à ça, préférant vous raconter mes multiples repas. Dans le même genre, j’ai un peu perdu le fil de la vie de Jack là tout de suite, mais à renforcer la sécurité, il a fait tomber à l’eau le plan des terroristes. Les hommes d’Andre commencent à sentir le coup foireux et se rebeller un peu.

Kim essaye d’expliquer qui elle est, mais son histoire est tellement tordue que personne ne la croit. Bon alors là en même temps, je suis du côté du flic moi aussi, c’est stupide ce qu’elle semble inventer. Malheureusement pour elle, c’est la vérité. Cela en dit long sur l’improbabilité de la série en même temps, mais comme ils en sont à leur vingtième épisode, ça passe crème.

Contre toute attente, le discours de David n’a pas d’effet catastrophique sur la campagne, et même l’inverse. C’est un peu gros, même si son discours paraissait effectivement très crédible. Il reçoit au même moment un appel de Jack qui souhaite obtenir de l’aide pour creuser un peu la prison dans laquelle il est. Finalement, il se fraye un chemin tout seul vers la vidéosurveillance de la prison où il reconnaît le prisonnier qu’ils viennent de recevoir et qui est… l’homme qu’il est censé avoir tué il y a deux ans dans l’opération Nightfall pour préserver la paix au Kosovo. C’est du beau.

Chez les démocrates, on fait la fête avant même la publication des résultats parce que les sondages sont bons. Sherri aimerait bien rétablir sa relation avec David comme si de rien n’était, mais il ne l’entend pas comme ça. Il ne lui fait plus confiance et ne l’aime plus non plus, mais elle, elle affirme qu’elle sera encore là pour l’investiture. Ben oui, évidemment.

Kim se retrouve en cellule alors que Jack fait équipe avec l’agent du DOD, lui racontant tout ce qu’il sait. Il obtient enfin l’autorisation d’aller interroger Victor Je-n’ai-pas-retenu-son-nom-de-famille qu’il pensait avoir tué il y a deux ans. C’est encore une histoire de « personne ne peut survivre à cette explosion » et de famille. Je remets seulement maintenant certaines pièces du puzzle en place concernant l’identité de Victor et sa filiation avec Alexis et André. Non mais je suis fatigué je crois, ça fait beaucoup de séries d’un coup. En même temps, c’est très jouissif et j’ai tendance à lâcher mon attention de certaines intrigues dans d’autres séries que je regarde. Cela fait partie de ce qui se remarque dans mes résumés/critiques : je ne suis pas objectif et je ne cherche pas à l’être. L’intrigue de Jack m’a moins passionné que celles de Teri et Kim, voilà tout. Du coup, le méchant s’appelle Victor Drazen, il a le même nom de famille que ses fils, c’est logique.

Le cliffhanger reste plutôt bon : Tony et Teri ont déposé l’amant de cette dernière à la clinique, Victor annonce à Jack que ses fils sont là pour le libérer et je change de DVD pour enchaîner. C’était un autre épisode un peu plus lent, ou c’est le simple problème d’enchaîner autant les épisodes qui fait que je ne me rends plus compte de ce qu’ils cachent comme rebondissements. J’ai de toute manière un peu du mal à faire la différence entre les épisodes je dois dire, parce que je les enchaîne comme un seul et même long épisode de plusieurs heures. Tout va bien.

21.png8.00 PM – 9.00 PM – 15/20
…based on the roller-coaster events of this day.

Comme je m’y attendais, l’épisode commence sur les résultats du Super Tuesday qui sont positifs pour Palmer. Bon, en même temps, nous n’avons aucune idée de contre qui il se bat. C’était en tout cas marrant d’avoir une petite référence à Fox News. Je veux dire, aujourd’hui, ils n’ont plus aucune crédibilité, quoi. Cela dit, on est sur un épisode de la Fox, alors faut bien se faire un peu de pub (dans une série très amie avec Nissan, si je peux me permettre).

Dans sa cellule, Kim se retrouve face à Melanie qui se comporte comme une garce avec elle. Du coup, moi, elle me fait rire et je l’aime bien. Au CTU, Nina continue de faire chier son patron pour avoir des nouvelles de Jack. Il la remet en place, comme à l’épisode précédent (j’ai dû oublier d’en parler, mais Nina me soule depuis un ou deux épisodes avec son Jackouninouchet là), et ils sont interrompus par Teri et Tony qui arrivent déjà au CTU. Plus les épisodes avancent, moins il faut de temps pour quitter la clinique et arriver au CTU (nous en sommes à moins de huit minutes si j’en crois le chrono de la série, contre 15 dans les premiers épisodes). Je sais, je sais, ce sont des détails. Je suis fasciné par le temps qu’ils mettent à monter en voiture, conduire, garer la voiture, descendre de voiture et arriver à l’étage du CTU. C’est fou quoi.

Bon, personne ne lui donne des nouvelles de Jack (Nina lui ment) et Kim est toujours en fuite, alors Teri tourne un peu en rond. Le grand patron lui dit bien que toutes les équipes sont sur le coup, au point de ne pas savoir qu’elle est dans un commissariat quoi. Normal. Je ne sais pas si tu cherches quelqu’un dans une ville, tu commences par envoyer son signalement à la police, non ?

Palmer vient voir son assistante pour travailler un peu, mais celle-ci a clairement d’autres idées en tête. Personnellement, je trouve que ça sort totalement de nulle part. J’ai dû rater une étape dans un épisode, j’imagine, elle a juste l’air totalement amoureuse à lui faire des compliments sortis de nulle part.

Dans le même genre, les choses se sont accélérées à la prison et je crois que j’en ai raté une partie, mais en gros, l’évasion de Victor fonctionne plutôt bien, l’agent du DOD se fait tuer (un de plus, un de moins…), la prison est détruite et Jack est gardé comme prisonnier, pendant que Kim s’affirme enfin et se défend contre Melanie en lui racontant un peu ses dernières 24h. Oui, ben c’est sûr, on ne peut pas tous se vanter de survivre à un kidnapping quoi. Elle protège ensuite Melanie qui prend bien la chose et décide d’avouer la vérité aux policiers. C’est beau.

Du côté du CTU, personne ne travaille et heureusement qu’il y a Jack pour faire tout le boulot quoi. L’assistante de Palmer, Patty, bosse aussi beaucoup pour se rapprocher de lui et avoir sa liaison avec lui. Non mais d’où ça sort ? Elle est à l’arrière-plan depuis le début OK, mais c’est n’importe quoi quand même.

Les minutes passent et Teri apprend que Kim est retrouvée dans son commissariat. Les choses s’améliorent pour elle, mais pas pour Jack, qui est capturé. Elle l’apprend exactement au même moment, parce que les scénaristes aiment bien être vicieux. Si avec tout ça elle ne nous fait pas une fausse couche, sérieux !

Jack est à deux doigts de se faire exécuter, mais il utilise les informations qu’il a sur Alexis pour s’en tirer. C’est plutôt malin et logique qu’il survivre comme ça et c’est la première fois de l’épisode que sa survie me paraît logique.

Et comme on approchait de la fin de l’heure, je dois avouer que je m’y attendais, mais eh, Kim se fait ENCORE enlever en fin d’épisode juste après avoir appelé Teri et alors qu’elle est dans une voiture de flics accidentée. Pff. Sérieusement, quoi. Il reste 3 heures, ils ne pouvaient pas juste la laisser tranquille ? Parce que ça vire au ridicule et ça me fait rire plus qu’autre chose maintenant.

22.png9.00 PM – 10.00 PM – 15/20
So that’s it, we just go back to work and let Jack die?

J’ai quasiment une heure d’avance sur la série maintenant et il fait tellement mauvais que je ne suis pas loin de fermer mes volets quand même (purée, mais il n’est que 20h et on est le 9 juillet quoi !). Je suis certain à présent que je ne peux pas voir cette série autrement que tous les épisodes d’une saison d’un coup (en un WE donc, même si j’en suis à mon 7e épisode d’affilée, OUPS), c’est beaucoup trop cool de pouvoir se faire une session comme ça, surtout les moments « en temps réel ».

Kim est donc enlevée alors que Palmer fait un nouveau discours, de victoire cette fois (avec regards complices envers son assistante, bien sûr). Jack est enlevé lui aussi, mais sa vie est proposée en échange de celle d’Alexis, qui est bien en vie à l’hôpital, mais pas loin d’être achevé. Le problème, c’est que personne ne souhaite risquer la sécurité du pays en attirant l’attention comme ça. Bref, Jack est un sacrifice utile.

Teri continue de s’inquiéter pour sa fille et apprend qu’elle doit en fait s’en faire pour son mari, c’est compliqué d’être dans sa vie à force. Elle fait ce qu’elle peut pour que quelqu’un s’occupe de Jack, mais à vrai dire, tout le monde s’en fout, sauf Nina. Cette dernière met Palmer sur le coup, Palmer qui découvre au passage la survie de Drazen et propose une promotion au dirigeant intermédiaire du CTU. C’est le moment où je me rends compte que Green a totalement disparu du paysage depuis qu’elle s’est fait remercier et que Palmer a décidé de remettre Bauer en poste.

Au CTU, Tony, puis Nina, apprennent que Kim s’est fait de nouveau enlever. Leur réaction est probablement l’une des meilleures que j’ai vue à la télévision, ils sont au moins aussi dépités que moi par ce scénario et il y a de quoi, parce que bon, ce n’est pas au top de la crédibilité tout ça.

Du côté de Palmer, c’est la fête mais personne ne danse alors que la musique y est carrément. C’est du grand n’importe quoi. Sherri rappelle David à l’ordre parce qu’il ne bosse pas du tout assez et Patty continue son travail de séduction. Du coup, je la sens de moins en moins (oui, je sais, j’avais dit pareil de Sherri). Non, franchement, ça drague beaucoup trop pour que ce soit innocent, pas vrai ? Et elle pour le coup, je ne l’aime pas, contrairement à Sherri.

Jack tente s’échapper mais cela finit mal, bien sûr avec un double meurtre à la clé. Kim est amenée chez les Drazen, juste à temps pour que Jack la voit. Seulement, ils sont aussitôt séparés, sinon ce n’est pas drôle. Teri remercie Nina de lui dire toute la vérité alors même qu’elle est en train de lui mentir et cela fait déprimer l’agent du CTU. Je la comprends un peu, mais en même temps, personne n’a l’air de bosser pour sauver Kim dans l’affaire.

Bon, il faut dire qu’il y a beaucoup à faire du côté de Jack qui attend d’être échangé avec Alexis.

Il est révélé sur la fin d’épisode que Patty manipule David à la demande de Sherri. C’est franchement abusé, mais en même temps je préfère ça ! En toute fin, Jack finit par se faire manipuler par les terroristes qui ont récupéré sa fille et Alexis, dont le traqueur était dans le bracelet d’hôpital. Merci bien. Les terroristes récupèrent tout le pouvoir et c’est parti pour une fin de saison qui repart à zéro, du coup ! Tout ça pour ça, mais en même temps, le voyage était excellent et haletant.

23.png10.00 PM – 11.00 PM – 16/20
You want the world to think that David is dead?

Fermeture des volets effectués, parce que le soleil n’est jamais revenu ! Je suis bien triste, mais en même temps, j’ai à fêter la réussite du niveau ultime du Week-end en séries ! C’est tellement improbable, et pourtant, j’en suis bien à plus de 1040 minutes ! C’est fou, tout simplement fou, un peu comme moi…

Jack comprend tout seul que les Drazen veulent qu’il tue Palmer. C’est original, ça. J’ai déjà commenté en fin d’épisode précédent, mais bon. J’ai un problème du côté de Palmer : l’épisode précédent se terminait sur une grosse fête (légitime après le Big Tuesday) et là, à 22h, il est tranquille dans son salon. C’est dommage, ça manque de continuité et c’est flagrant quand on regarde en bingewatching. Les personnages passent d’un lieu à l’autre et d’une activité à l’autre trop facilement, même si les scénaristes font toujours l’effort de quelques rappels. C’est dommage. Je sais bien que ce n’est que de la fiction et blablabla, mais quitte à proposer 24h dans la vie des personnages, ça aurait été cool de réussir à avoir les trajets de manière crédible. Enfin, il faut bien quelques coupures et facilités scénaristiques j’imagine.

Dans le même genre, Alexis meurt une fois dans les bras de son père, Nina et son boss comprennent que Jack va tuer Palmer ou Palmer donne rendez-vous à Patty après 3h de drague. C’est ridicule, ça sent le piège de manière beaucoup trop évidente de la part de Sherri comme de celle de David.

Nina avoue enfin à Teri ce qu’il en est pour Kim alors que Jack parvient à avoir David au téléphone. Il essaye de le convaincre de lui laisser l’accès, inventant une histoire de téléphone. Bien joué.

Comme prévu, David raccroche après avoir accepté et s’occupe de virer Patty. C’était tellement obligé !

En parallèle, Tony commence à soupçonner Georges d’être une taupe. Il serait temps, ça fait un moment que j’ai des soupçons sur lui, à ne pas dire à Jack que sa famille est enlevée une deuxième fois (c’était la chose logique à faire, mais venant d’une série comme ça, c’est suspicieux).

Jack joue franc jeu avec David quand il arrive auprès de lui. Il lui parle effectivement d’argent, mais reconnais aussi qu’il est censé le tuer une fois le coup de fil terminé. Le problème, c’est que le coup de fil était piégé : le téléphone était une bombe. Jack s’en rend compte heureusement juste à temps pour sauver une fois de plus David. La bombe explose, mais ne blesse absolument personne.

Il est alors temps pour David de prendre une décision soi-disant compliquée : se faire passer pour mort en sauvant ainsi Kim ou refuser. Evidemment, il accepte, même si Sherri lui dit le contraire. Plutôt que de se faire passer pour mort aussi, Jack continue d’aboyer et de donner des ordres, ce qui fait qu’Andre se rend rapidement compte que Jack est en vie.

Cela soulage Kim et Jack se retrouve à devoir échanger sa place avec celle de Kim pour la sauver. Il aurait fallu de peu de choses pour qu’on s’épargne une heure dans cette saison, mais non, c’était trop simple (et logique).

Il reste quelques détours dans ce très, très long jour (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jack), à commencer par Teri qui annonce à Jack qu’elle est enceinte. Je pensais qu’ils conserveraient ça pour la dernière scène de la saison, ça m’a surpris que ça arrive maintenant. Je trouve un peu lassant cette manière qu’ont tous les persos de dire que c’est une longue journée depuis quelques épisodes. Certes, c’est le cas, mais c’est un peu trop répétitif, on dirait que les scénaristes veulent nous ancrer ça dans le crâne.

Kim n’est plus bâillonnée dans cet épisode, ce qui lui permet d’apprendre que son père a tué des innocents. Et oui, elle entame la conversation avec Andre, normal.

Oups, Georges découvre que Palmer est encore en vie grâce aux informations officielles, ce qui inquiètent un peu Nina et Tony (tu m’étonnes).

Kim, ligotée, fait sa vie et se sert un café pour asperger le garde qui la surveille avec. Non mais normal quoi, l’otage qui demande le café, c’est ridicule. Elle s’enfuit donc et plonge, toujours ligotée.

La fin de l’épisode voit Teri et Nina se réconcilier autour de l’information de la grossesse de celle-ci. Euh… Chelou puissance 100 ? Je ne vois pas trop en quoi Teri s’est senti le besoin de dire ça à l’ancienne maîtresse du père de son futur bébé ? Le cliffhanger est clair : Kim s’en tire, Jack arrive, Palmer se fait passer pour mort, Teri attend des news de sa famille et Nina… est la traîtresse ultime. AAAAAAAAAH !

Le pire, c’est que je suis sûr de l’avoir déjà lu/appris au moins une fois dans ma vie, mais j’avais oublié. Purée, je suis tellement énervé de cet ultime rebondissement ! Cela n’a aucun sens et ils vont devoir ramer pour trouver une explication crédible à ce revirement de situation. Nina a passé la saison à tout savoir… à commencer par : Jack ne l’a pas tué. Mieux, pourquoi les terroristes voulaient-ils qu’il la tue si elle leur était utile ? Pourquoi se faire autant chier depuis quelques épisodes alors qu’elle peut le tuer QUAND ELLE VEUT ? Pourquoi ne pas avoir fait kidnapper Teri plutôt que Kim, histoire d’aller plus vite car ils l’ont retrouvée avant ?

Franchement, ça va manquer de cohérence et si c’est juste pour faire un rebondissement, c’est dommage. Bon, en revanche, c’est cool, car ça faisait quelques épisodes que je ne la soupçonnais plus et que j’étais sûr que ce serait Georges.

Bref, je suis réservé, je vais regarder le dernier pour me faire une idée.

24.png11.00 PM – 12.00 PM – 16/20
You need to go arrest Nina

Kim tombe miraculeusement sur un policier à qui elle fait cette fois confiance pour lui donner son identité et son histoire en moins de 2 minutes. Elle doit être sacrément convaincante car il appelle aussitôt le CTU pour les prévenir, ce qui permet à l’équipe d’avoir des coordonnées précises de l’endroit où se trouve Jack. C’est un raccourci nécessaire et qui évite d’être redondant par rapport au moment où elle était dans le commissariat !

Ce dernier continue de fournir toutes les infos qu’il a à Nina, ce qui arrange bien les terroristes. Quant à Nina, elle ne se fait plus chier à leur parler allemand quand elle est au téléphone avec, allez savoir pourquoi. Il est donc décidé de faire croire à Jack que Kim est morte, ce qui fait qu’il se jette dans la gueule du loup, logique. Bon, là on retombe dans l’action pure et dure, ça manque vraiment d’explication. Comme de par hasard Balthazar (oui, encore), Victor Drazen est le dernier debout et il tire sur Jack pour l’achever mais il n’a plus de balle. MAIS OUI MAIS BIEN SÛR ET LA MARMOTTE…

Bref, Jack lui vide son chargeur dans la gueule et c’était un peu jouissif, je dois dire. Je sais bien que c’était fait pour ça. Mon gros problème, c’est que cette fin de saison fait du coup un peu pétard mouillé. Jack se lance aveuglément dans la bataille et tue tout le monde sans se prendre la moindre balle, normal. C’est un peu une blague cette conclusion et ça me laisse mitigé : la série a le chic pour osciller entre un réalisme fascinant (le temps réel, les personnages parlant en même temps, les conversations téléphoniques synchro) et des énormités comme celle-ci qui casse totalement l’illusion.

De son côté, Nina apprend la survie de Jack et se prépare à s’enfuir, malheureusement Teri débarque et comprend tout. Par chance, Nina a quelques états d’âme incompréhensibles et ne la tue pas tout de suite, ce qui permet à Jack de tout comprendre. Il prévient Georges en fonçant au CTU, puis mène l’enquête pour avoir des preuves contre Nina, qu’il soupçonne d’avoir assassiné Jamey.

Allez, du côté positif, l’intrigue des Palmer m’a un peu plus passionné que prévu avec une Sherri qui a fait fuiter sa survie. Après toute cette journée, David demande à Sherri de dégager car il ne la veut pas comme Première Dame après ses multiples trahisons. Hop, ça c’est fait. Je suis assez triste de voir cette conclusion parce que j’aimais bien Sherri malgré sa soif de pouvoir insatiable gâchant tout. Sa crise finale est magnifiquement jouée et j’espère qu’on la reverra dans les autres saisons. Je sais déjà que c’est le cas pour Palmer (oui, ça m’a ruiné une partie du suspens, même si bon, c’est un peu comme Jack, on sait qu’il s’en sortira quoiqu’il arrive) puisque eh, c’est le premier président noir à la télé avant qu’Obama ne soit le premier président noir pour de vrai ! Cela a fait quelques remous quand même, surtout dans les études universitaires sur la série.

Positif également : Jack n’a pas tué Nina donc on a pu avoir quelques infos sur sa trahison. Cela laisse un goût amer de trop peu, mais comme elle survit, j’ai espoir qu’on en découvre plus sur son réseau terroriste dans les saisons à venir. On notera que les deux en qui Jack avait le plus confiance étaient Jamey et Nina quand même… Le cliffhanger final est très bien joué avec la mort de Teri, tuée par Nina. Je m’attendais naïvement à un happy end et me voilà avec 150 questions sur Nina et un petit doute malgré tout sur la mort de Nina.

Il existe sur les DVDs une fin alternative où Teri est en vie, j’imagine en cas d’annulation de la série. En tout cas, ça me confirme que tout espoir n’est pas perdu pour elle. Merci de ne pas me spoiler dans les commentaires !
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EN BREF – Ben merde, c’était sacrément addictif, je n’arrive pas à croire que j’ai enchaîné autant d’épisodes sans même avoir l’impression d’y passer mon après-midi (dimanche) et, surtout, sans avoir spécialement le temps de m’ennuyer. Oui, il y a des énormités, des incohérences, des choses qui ne m’ont pas plu et m’ont fait lever les yeux au ciel, mais dans l’ensemble, un visionnage de 24 est sacrément addictif. Il se passe toujours quelque chose, les cliffhangers sont bons, il est dur de décrocher. Alors en revanche, je n’arrive vraiment pas à imaginer un visionnage où il faut attendre entre les épisodes, ça m’aurait probablement beaucoup moins plus d’avoir une semaine entre chaque. Pas parce que les cliffhangers sont insoutenables (beaucoup le sont, mais franchement, on peut s’arrêter) mais parce que certaines parties de la série sont prévisibles et que, si je m’étais laissé le temps d’y réfléchir, j’aurais probablement deviné deux trois trucs…

La première taupe, par exemple, je m’y attendais déjà, alors je n’imagine pas s’il avait fallu attendre plus d’un mois ! La seconde en revanche… J’en ai déjà parlé dans ma critique de l’épisode 21, mais je ne suis vraiment pas du tout satisfait par cette conclusion sur l’intrigue Nina. C’était le rebondissement nécessaire, je crois, pour bluffer tout le monde et créer la surprise… Seulement, il m’a un peu donné l’impression d’un « jump the shark », ces scènes où une série perd vraiment en qualité à cause d’un twist trop gros pour être crédible.

Non, sérieusement, il y a trop d’incohérences dans le fait qu’elle soit une taupe. Elle laisse passer beaucoup trop de choses en cours de saison pour que ce soit crédible, sauf si on en apprend plus sur ses intentions en tant que taupe, ce qui manque clairement pour l’instant.

Bon, vous l’aurez compris, malgré cette déception, je reviendrais en saison 2 pour en savoir plus. Quand ? Je ne sais pas encore, j’hésite à m’acheter les DVDs (donc attendre) ou poursuivre en streaming la prochaine que je me trouve un créneau de deux jours à tuer ! Abonnez-vous au blog ou suivez-moi sur Twitter si vous voulez vraiment savoir quand sortira mon avis sur la saison 2. De toute manière, je doute que quiconque lise vraiment cet article en entier, car il y a presque une page Word par épisode. Oups.

 

Glow (S01)

Synopsis : Dans les années 80, une jeune actrice (Ruth) tentant désespérément de lancer sa carrière se rend à une audition dans un gymnase de Los Angeles. Elle va vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une audition comme les autres et se retrouver embarquée dans l’univers du catch.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, je dois avouer que si ce n’était pas pour Alison Brie, j’aurais probablement passé mon chemin sans même commencer cette nouveauté Netflix. J’avais encore en travers de la gorge l’annulation incompréhensible de Sense8, comme beaucoup trop de gens, parce que c’était avant le dernier rebondissement des deux épisodes conclusifs. Oui, mais voilà, je suis aussi un grand fan d’Alison Brie depuis que j’ai découvert Annie dans Community, du coup, je suis très curieux de voir ce que va donner cette série.

Pourtant, je commence à avoir un mauvais passif avec les nouveaux projets des stars de Community. Je n’ai pas aimé le pilot de Dr Ken, j’ai subi Atlanta sans accrocher, j’ai encore plus subi Love qui me laisse mitigé à chaque fois et les annulations de Powerless et The Great Indoors me laissent un peu frustré face à leur potentiel qui avait fini par se développer. Il n’y a que The Odd Couple qui semblait valoir le coup, mais je suis passé à côté. Bon, et pour finir le tour d’horizon, il y a bien Jim Rash qui fait quelques apparitions dans l’excellente Girlboss, mais il n’est pas vraiment central à l’histoire.

Bref, je m’éloigne beaucoup du sujet à parler autant de Community, mais au moins vous savez pourquoi je suis là. Je termine cette introduction en disant tout de même que je n’y connais pas grand-chose en catch (ça va me refaire mon vocabulaire !) et que les années 80, c’est un peu mon dada. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Gorgeous Ladies Of Wrestling.

La première scène débute à merveille avec un féminisme très réussi au beau milieu des années 80 et un personnage principal dans la loose à la Netflix. Il faut que j’avoue que ça m’a tout de suite accroché, ce qui m’a laissé perplexe car je m’attendais vraiment à être sceptique devant cette série. Bon, il faut moins de cinq minutes pour que l’héroïne finisse nue, c’est dans les standards Netflix, mais pour une fois, ce n’est pas une scène de sexe (forcément, avec une célibataire endurcie, c’est compliqué) et ça paraît presque intégré de manière cohérente dans le scénario.

L’épisode était une bonne grosse introduction à la série. L’idée derrière Glow est franchement brillante et le scénario est parfaitement maîtrisé, avec un bon humour et un casting réussi. Je ne parle pas que de Ruth quand je dis ça, les personnages secondaires ont tous l’air bons. Franchement, je vois le potentiel pour la saison et pour la série sur du plus long terme. Je m’attendais tellement à être rebuté que je suis plus qu’heureux de la tournure des choses avec cette série. Bon, comme d’hab avec Netflix, je ne sais pas trop pourquoi il y a autant de sexe et il a fallu un personnage qui se drogue l’écran, mais à part ça, tout roule bien.

Nous assistons donc aux auditions de Ruth pour un show télévisuel sur le catch, mais à trop en faire (Annie style ?), elle se fait rapidement virer et enchaîne sur une bonne grosse journée de merde où elle se fait agresser par des enfants et secourir par sa meilleure amie… ce qui la fait culpabiliser en plus de tout, puisqu’elle couche avec son mari, Marc.

C’est ce qui mène au point d’orgue à la série : Debbie, la meilleure amie, vient confronter Ruth au beau milieu de son audition (enfin, elle s’est ramenée sur les lieux de l’audition sans y être conviée surtout) et les deux se battent sur le ring. Voilà, ça marque la fin du pilot. Il y avait quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’était un début de série vraiment plaisant, avec juste ce qu’il faut pour me faire revenir sur l’épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – Slouch. Submit. – 15/20
It’s not about the lie, it’s about where the lie takes you.

Surtout qu’il ne faut pas attendre très longtemps pour revenir, comme nous sommes sur Netflix, la suite est immédiate. Ruth revient donc sur le ring et comprend que le directeur a adoré Debbie plus qu’elle, de même que ses nouvelles collègues. Magnifique. Debbie est donc une ancienne actrice de soap, c’est intéressant comme concept. Sam, le directeur, veut bien sûr revoir Debbie sur un ring et s’en donne les moyens. Il abandonne le gymnase pour se rendre chez elle.

On se croirait dans une série ou tout simplement à Los Angeles. Il souhaite donc embaucher Debbie comme star de son show. C’est improbable, mais il n’est pas compliqué de voir la même chose que lui en Debbie qui a beaucoup plus la carrure de star qu’Alison Brie.

L’épisode se concentre sur Cherry et c’est tant mieux : elle était de loin la plus clichée dans le pilot, donc c’est bien de lui donner plus de consistance. Il s’agit donc d’un ex de Sam et elle est géniale, de même que la fille de riche à qui elle s’attaque. Je commence déjà à avoir du mal à choisir mon personnage préféré. Bien sûr, c’était Ruth dans le premier épisode, mais là, il faut reconnaître que tous les personnages ont ce qu’il faut pour plaire.

L’histoire de la fausse-couche qui permet la conclusion de l’épisode ne m’a pas trop convaincu. En fait, j’ai l’impression que ça traîne un peu en longueur pour l’instant, je suis curieux de voir ce que ça va donner sur le long terme. En tout cas, j’aime beaucoup la tournure générale qui fait du Ruth la méchante quand on s’attendait à la voir être l’héroïne de la série et du show. C’est tout bête comme twist, mais ça surprend juste assez pour convaincre de rester encore plus longtemps. C’est le second épisode qui parvient à cela et ça m’en fait oublier les quelques longueurs (25 minutes suffiraient).

03.pngÉpisode 3 – The Wrath of Kuntar – 15/20
You mean stereotypes?

L’épisode s’intéresse un peu plus à la vie de Sam, le directeur de casting, et à la production de Glow. Il y a en effet tout un spectacle à monter, ce qui implique quelques pistes de scénarios catastrophiques. Le producteur, Sebastian (Bash), débarque au gymnase et je suis bien content de revoir une bouille connue que j’avais presque oublié tant ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu !

Donc, le scénario de Glow, c’est de la merde, et heureusement que la série n’est pas à point catastrophique. En même temps, je n’accroche que moyennement à l’idée de la fête hollywoodienne chez le producteur qui permet d’introduire la masse de drogue dans la série. Bref, du Netflix, comme toujours, ça ne serait pas une série de qualité sans ça. C’est fou comme je me répète d’une production à l’autre, je critique toujours les mêmes points, mais j’y reviens à chaque fois, c’est donc que ça fonctionne malgré tout.

Sam comprend que son scénario de ne plaît pas à Sebastian et il le prend mal, mais comme tout le monde adore Sebastian dans le casting, il est mal parti. Forcément, en même temps, Sebastian demande aux nanas d’essayer toutes les tenues qu’elles veulent. Pendant ce temps, Debbie se bourre la gueule avec le serviteur du producteur (gay vibes, anyone ?) et elle finit tellement mal qu’elle se fait renvoyer chez elle en taxi.

La confrontation Sebastian/Sam tourne mal, mais c’est sans compter sur Ruth qui trouve un moyen d’arranger les choses, bien sûr. Niveau écriture, ça ne se prend pas trop la tête, ça joue la carte de la simplicité tout du long, mais c’est fluide tout du long. J’accroche, j’ai envie de rester même quand j’ai des scènes qui m’ennuient et ça, franchement, c’est bien joué. La fin d’épisode, qui joue sur tous les clichés possibles autour du casting de la série, m’a bien fait rire (mais pas autant qu’elle n’aurait dû, je pense, hormis Vicki the Vikings). La dernière réplique constitue un excellent cliffhanger et ça m’embête, parce que j’ai fait une pause pour aller manger pile à ce moment-là, moi !

04.pngÉpisode 4 – The Dusty Spur – 16/20
Aw, stop hitting me with knowledge

Wow, bluffé dès l’introduction, je n’avais pas reconnu du tout l’actrice sans son maquillage et avec une couleur de cheveux différente. Je n’avais même pas compris qu’elle portait une perruque pour cacher qu’elle était blonde.

Les filles se voient forcées de déménager ensemble dans un motel pour améliorer leur méthode, leur jeu d’actrices et la technique de catch. C’est surtout une excellente manière pour les scénaristes de nous présenter les personnages sous un jour différent. Oh, pas Ruth bien sûr, mais la She-Wolf, Rhonda et Carmen y ont droit. C’est une excellente idée, surtout que ça permet de varier un peu du gymnase pour un temps. Comme en plus j’ai fait une pause dans le visionnage, ça m’a permis de rapidement retrouver mes marques avec tous ces personnages.

Carmen (Machu Picchu) est une de celle qui est le plus développée dans cet épisode, et c’est tant mieux, car il y a beaucoup derrière son personnage, à commencer par une famille beaucoup trop invasive. Son père refuse donc qu’elle fasse du catch, et il ne peut en être autrement, même quand Sebastian veut l’aider.

Cependant, la plus grande réussite de l’épisode est de rendre touchante Sheila et sa personnalité totalement délurée. Finalement, sa cohabitation forcée avec Ruth amène pas mal de bonnes choses et une sensibilité nouvelle à la série qui devient aussi une histoire d’acceptation de soi. Ce n’est pas si étonnant, vu le thème global de Glow, et ça fonctionne bien avec ce personnage. On passe de l’humour pur et dur à une version plus attendrissante, c’est bien pensé.

Debbie retrouve son mari chez elle et elle se sent un peu forcée de quitter sa maison. Elle finit donc à son tour au motel, où elle aperçoit Ruth sans pour autant la réveiller ou la faire tomber dans la piscine. On progresse entre ces deux-là aussi, du coup.

Enfin, Cherry ramène son mari, Keith, au motel et il s’incruste à la soirée vidéo des filles, qui cherchent l’inspiration pour leur personnage et découvrent un Sam célibataire enregistrant une interview pour trouver l’amour. C’était plus moyen comme scène.

J’aime beaucoup la série, mais elle part quand même dans tous les sens avec trois ou quatre intrigues en parallèle dans chaque épisode. C’est un peu compliqué pour la critique, mais ça reste cool à suivre. Sinon, je dois souligner la soundtrack dans cet épisode qui était tout bonnement excellente.

05.pngÉpisode 5 – Debbie Does Something – 17/20
Porn you can watch with your kids, finally!

Cherry grille Melanie (la fêtarde) en train de rompre le couvre-feu et ça se passe plutôt mal entre ces deux-là, comme deux épisodes plus tôt. La cohabitation à l’hôtel continue donc, Cherry regrette de ne pas avoir d’eau chaude, les deux meilleures amies enchaînent les blagues téléphoniques et Justine commande des pizzas pour voir le livreur dont elle est amoureuse… et avec qui elle finit grâce à l’aide imprévue d’Arthie, sa colocataire.

Au gymnase, Debbie remarque que Ruth et Carmen se donnent à fond et progressent à vitesse grand V alors qu’elle est complètement à la traîne. Elle entre donc en pleine déprime et abandonne son bébé à sa mère pour qu’elle s’en occupe pendant les répétitions. C’est une manière de voir les choses. Elle demande de l’aide à Carmen qui comprend qu’elle n’a jamais vu un seul match de catch dans sa vie.

Elles se rendent donc à un match, avec également Melanie qui n’en peut plus d’être coincée à l’hôtel. De manière prévisible, Debbie kiffe le match à partir du moment où elle comprend qu’il y a une histoire derrière les matchs, à la manière d’un soap opéra. Et quand en plus son nouveau catcheur préféré est un fan de soap, elle trouve totalement ce qu’elle cherchait dans le catch et qu’il lui manquait pour son travail… et pour sa libido, clairement.

L’épisode se termine sur Shelly qui l’oblige à s’entraîner et, cette fois, Debbie est à fond pour faire du catch son boulot !

Du côté du show, la promo commence avec la recherche de sponsors pour la diffusion. C’’est amusant et surtout, surtout, Ruth trouve enfin son personnage : la russe communiste anti-américaine. Cela fonctionne à merveille.

Rhonda est vexée et jalouse de voir une relation amicale se développer entre Sam et Ruth, pourtant cela améliore la qualité de la série d’avoir une vraie dynamique évolutive entre ces deux-là. Quant à Sam et Rhonda, ils couchent ensemble. Il ne se fait pas chier le Sam.

J’ai trouvé cet épisode mieux construit que les deux précédents et plus clair dans ses intentions, avec quelques intrigues de moins, ce qui fait du bien à la qualité globale !

06.pngÉpisode 6 – This Is One of Those Moments – 16/20
It’s never too early to be in character.

Sam réunit Ruth et Debbie dès l’aube pour leur faire avaler l’idée USA contre Russie. Bon, le côté accent russe est un peu lassant, même si bien trop drôle. Et puis Ruth qui se bat toute seule sur le ring, c’était à mourir de rire. Debbie refusant de faire le moindre effort envers Ruth (en même temps), Ruth se retrouve avec une journée de congé à tuer.

Elle décide de la passer avec Gregory, le russe qui tient le motel dans lequel les filles résident. Comme par hasard. Je suis sûr qu’il sera ravi en découvrant ce que fait Ruth de sa culture. Ruth se bourre la gueule à la vodka en sa compagnie alors que la fête à laquelle il l’amène est juste totalement perché puisque c’est la barmitsva d’un adolescent. Franchement, cette partie de l’intrigue n’était pas hyper passionnante, ce qui est un peu dommage puisque c’est toujours l’héroïne de la série.

Justine continue de flirter avec son livreur de pizza, mais les choses ne se passent pas si bien entre eux. L’épisode se concentre un peu sur elle et ce n’est définitivement pas sa journée : Rhonda lui avoue qu’elle couche avec Sam au détour d’une conversation. Dur d’apprendre ça de son idole, qu’elle confronte ensuite. Je l’aime de plus en plus cette petite Justine, clairement c’est la cadette du groupe et elle a beaucoup à apprendre !

Ce n’est pas non plus la journée de Debbie qui se retrouve à se battre contre Tamme/Welfare Queen sans y arriver, puis contre Arthie, puis contre SheWolf… le tout sans jamais arriver à trouver la parfaite concurrente alors que c’est la star du spectacle. Forcément, l’idée étant de la confronter à Ruth, ce n’est pas trop étonnant.

Complétement bourrée, Ruth débarque justement, jouant à la juive, mais Debbie est prête à l’accepter en tant que russe. Dès lors, les deux se retrouvent sur le ring et c’est parfaitement écrit/joué. Difficile de ne pas rire de ce cliché russes/américains et de la complicité retrouvée des deux meilleures amies. Ce que filme Sam est parfaitement parfait cette fois… mais Justine débarque la nuit suivante et vole la caméra. Reste à savoir ce que ça donnera ensuite. C’était un bon épisode, malgré quelques longueurs du côté de Ruth. J’ai beaucoup aimé voir le show prendre forme dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Live Studio Audience – 17/20
They spelled your name wrong.

Hop, c’est le grand début de Glow qui arrive avec les filles qui en font la promo dans la rue. C’est presqu’aussi excitant pour elles que pour les téléspectateurs, même si je pense qu’il faudra attendre la fin de saison pour être face au match promis depuis un moment.

Sherry et Tamme se retrouvent à devoir se battre contre les deux vieilles et ça ne leur plaît pas, côté vision et message que ça fait passer.

Pendant ce temps, Debbie trouve ses capacités totalement ridicules, ce qui ne lui convient bien sûr pas du tout. Par conséquent, elle propose à Ruth de s’entraîner beaucoup plus que ce qu’elles ont fait jusqu’à présent. Elles se servent des frères de Carmen pour cela. C’est sûrement là la meilleure trouvaille de la série, franchement. Bien sûr, il y a quelques longueurs dans leur entraînement, mais il est absolument génial de les voir s’entraîner sur les combats. En plus, on sent que les actrices se donnent autant à fond que leur personnage. Le tournage est sacrément physique, c’est tout à fait surprenant je trouve de voir autant les efforts des actrices. Je veux dire, on sent bien qu’il n’y a pas que des cascadeurs pour faire leur job et c’est tout à fait génial à voir.

Du côté de la caméra volée, Sam affirme qu’il virera celle qui a fait le coup, donc Justine la planque dans le casier de Rhonda. C’est une sous-intrigue franchement pas passionnante. Je pense que c’est un peu voulu quand même. Le but est probablement de faire monter la tension tout au long de l’épisode pour le premier match devant public.

Et effectivement, le côté moins intéressant de cette intrigue précède la première soirée publique pour Glow… Qui fonctionne bien sûr tellement mal, pour les premiers matchs. Cependant, Sherry et Tamme sont bien plus malines que prévu et décident de s’en prendre au Ku Klux Klan. C’est juste absolument génial comme idée de base pour un premier spectacle et ça précède donc l’excellent USA/Russia. J’ai adoré cette seconde partie d’épisode, forcément, il faudrait être compliqué. Tous les personnages ont leur instant de gloire même si on sent bien que personne ne sait ce qu’il fait, de la crise d’angoisse de Carmen à Sebastian qui se voit couper les vivres par sa mère.

Quant à Debbie, alors qu’elle est à son apogée et prête à gagner son premier match, son mari débarque et décide de lui balancer les papiers du divorce à la face. Tellement sympathique son mec. Bref, la série jongle assez bien entre ses différentes intrigues et surtout entre les vies privées et publiques de ses personnages. La toute fin voit Rhonda entamer son rap totalement stupide, mais une fois repris par l’ensemble des Glow, ça a tout de suite une autre tronche !

Vite, la suite !!

08.pngÉpisode 8 – Maybe It’s All The Disco – 17/20
Oh come on, who gives a shit?

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes, malheureusement il a bien fallu que je mange. Alors que Debbie galère avec son divorce puisque Mark ne veut plus divorcer, il est assez vite évident que Ruth a un autre problème quand toutes les filles parlent de leurs règles. C’est marrant comme toutes les séries font le coup en abordant les règles. Oh, elle retarde comme elle peut en allant visiter un studio avec Sam, mais elle se retrouve à faire un test de grossesse.

Et oh mon dieu, que les tests de l’époque sont une torture pire encore que ceux d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il faut comprendre comment ils fonctionnent, mais ensuite parce que le temps d’attente semble être quelque chose de fou, tout simplement. Pauvre Ruth.

C’est également l’anniversaire de Sheila dans cet épisode. Bien sûr, elle n’a pas spécialement envie de le fêter, mais comme les filles font tout pour qu’elle le fête, et particulièrement Jenny (oh, ça y est, elle a un rôle elle, il était temps), ce n’est pas comme si elle avait le choix. Les filles se rendent donc dans une discothèque/piste de rollers, ce qui était marrant à souhait. Les voir faire la fête comme ça, ce n’est pas rien et ça fait plaisir. Elles sont enfin une bande d’amies. Pendant ce temps, Bash disparaît, n’ayant plus d’argent à donner à Glow. Forcément. Cela ne rassure pas trop Carmen, qui finit par gaffer auprès de Sherry pendant l’anniversaire de Sheila.

Ruth prend la décision d’avorter et appelle Sam à l’aide sur ce coup-là. Leur relation qui se développe depuis quelques épisodes est en train de devenir l’une des plus mignonnes de la télévision, aussi stupide que cela puisse paraître. Je ne sais pas, je trouve leur amitié vraiment touchante, et je doute que cela en reste là, surtout maintenant que Sam s’est fait larguer par Rhonda.

Ruth se retrouve donc en clinique à avorter et la série n’est pas très timide sur cette intrigue. C’était tellement triste à voir, je trouve que ça remue bien. Le choix est évident pour Ruth, mais ça ne l’empêche pas d’être crève-cœur. Je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue en lançant cette série la première fois et, à vrai dire, avant cet épisode non plus. En parallèle de cet avortement, Debbie et Mark semblent se réconcilier. C’était tout aussi inattendu (bon, non, un peu moins quand même).

Cet épisode s’éloigne un peu de Glow, finalement, s’attardant sur la vie personnelle de chacune, mais ça fonctionne à merveille.

09.pngÉpisode 9 – The Liberal Chokehold – 16/20
He’s not poor, he’s broke. There’s a difference.

L’actualité dans le monde prend le dessus au début de cet épisode, avec une prise d’otage qui fait parler un peu tout le monde.

Debbie continue de gérer son couple et son bébé comme elle peut.

Bash réapparaît après deux semaines de disparition et il est clairement dans le pire des états. Il avoue à Sam qu’il n’a plus d’argent. Persuadé que le show est fichu, Sam l’annonce aux filles qui font tout ce qu’elles peuvent pour récolter de l’argent. Au moins les choses sont claires dès le départ.

Bash fait également ce qu’il peut pour obtenir l’argent de sa mère, mais ça ne marche pas si bien que ça. Il revient donc bredouille auprès des filles, puis les invite/incruste à la soirée de sa mère servant à récolter de l’argent contre la drogue en Afrique. Oh, je ne sais pas si c’est un détournement d’argent très sympathique, mais en même temps, Sam n’a aucun mal à se droguer au beau milieu de la fête après avoir appris qu’il n’a de toute façon plus de décor pour tourner. Bon, il apprend aussi que son film existe déjà : c’est Retour vers le futur.

Pendant la soirée, Ruth et Debbie recommence à sympathiser. Du moins, Debbie le fait et se retrouve en larmes, à pleurer l’absence de sa meilleure amie. Oh. C’était peu cool à voir, tant on s’accroche vite à ces personnages. Bien sûr, Ruth se sert de tout ça pour convaincre les gens de donner de l’argent à sa cause, et ça fonctionne à merveille. La mère de Bash refuse bien sûr ces virements, mais leur offre à tous un lieu pour tourner.

Histoire d’enfoncer encore un peu plus Sam, Justine lui révèle qu’elle est sa fille… quelques secondes trop tard, car il vient de tenter de l’embrasser. Oh, je vous jure, difficile de ne pas adorer Justine. Après coup, ça me paraît un peu prévisible, mais franchement, je trouve qu’ils ont très bien géré cette révélation et je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout. Cela fait une fin d’épisode qui me laisse un peu sceptique pour l’épisode final.

Surtout que, contre toute attente, Sherry se voit également offrir une audition (par la même agent que Ruth !).

C’était un bon épisode, mais on s’éloignait tellement du catch que je trouve qu’il lui manquait vraiment quelque chose. Clairement, j’espère désormais une seconde saison car la dernière demi-heure ne pourra pas être suffisante pour tout conclure.

10.pngÉpisode 10 – Money’s in the Chase – 19/20
Well, listen, kid… It can only get better from here. I think. I hope.

C’est parti pour le dernier épisode, déjà, et il commence fort avec les filles qui préparent le spectacle télévisuel du soir même. Seulement, il y a tout un tas de vies personnelles à gérer et deux heures de galère, surtout, compressées en trente minutes. Pour le meilleur et pour le pire, parce que ça manque d’un peu de crédibilité par moment.

Sam avoue à Ruth la vérité à propos de Justine, et celle-ci lui conseille d’aller lui parler tout de suite, ce qu’il fait. Elle est de retour chez son livreur de pizza, alors même qu’on en était resté sur les deux un peu en froid. Bon allez, pourquoi pas. La scène entre Sam et Justine est plus drôle qu’autre chose, avec la mère du livreur qui entend tout ce qu’elle ne veut probablement pas entendre de sa nouvelle belle-fille. Cela dit, les deux sont aussi touchants quand Justine se ramène finalement au spectacle après avoir fait faux bond à tout le monde.

Pendant ce temps, Cherry décroche son rôle dans son autre série, malheureusement pour elle. En effet, cela la met face à un dilemme car elle doit choisir entre les deux. Nous ne saurons pas sa décision finale, même si son mari souhaite clairement qu’elle arrête le catch. Pas évident après tant d’entraînement d’abandonner son rôle de catcheuse.

De son côté, Debbie prend une décision absolument incompréhensible : elle décide de retourner auprès de Mark et abandonne donc le show à deux heures de le tourner. Normal… Cela ne fonctionne pas du tout par rapport à l’épisode précédent où elle adorait le catch. Certes, ils nous l’expliquent plus ou moins dans sa scène avec Sam, mais pendant tout l’épisode, je savais très bien qu’elle finirait sur le ring. Que la série choisisse de ne pas nous dire que c’est un plan de Ruth et Debbie depuis le départ, c’est étrange, surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elles le cachent aux autres filles.

Debbie s’affirme donc face à son mari en tant que Liberty Bell, et c’est plutôt très cool à voir. Dans le genre affirmation, nous voyons aussi Carmen réussir à surmonter sa peur du public lorsqu’elle aperçoit son père dans les gradins. C’est un peu bidon et prévisible, mais c’est touchant. Affirmation, enfin, quand les filles décident d’aller payer les spectateurs du cinéma d’en face pour venir assister au combat et faire de celui-ci un véritable carton pour la caméra.

J’en arrive à parler du spectacle en lui-même, qui est géré d’une main de maître par Ruth qui explique au caméraman qu’il faut bouger. Sam crise en voyant qu’ils sont deux à filmer et qu’ils sont dans le champ l’un de l’autre… mais c’est ce qui participe finalement à la folie de Glow, le vrai show dont est inspiré la série. Le mouvement donne toute sa logique et sa puissance au spectacle.

Le spectacle, justement, qui est une vraie réussite dans la manière dont il est monté et commenté par un Bash survolté. Comme en plus on est attaché aux personnages, c’est vraiment cool de réussir à suivre tout ça et de voir les combats, enfin. On se rend bien compte de l’évolution de ces filles paumées dix épisodes avant qui sont maintenant capables de vendre des combats de fou. En plus, ça donne presque envie d’aller vraiment regarder du catch.

La toute fin du show voit donc Liberty Bell surgir du public et gagner son match contre la méchante soviétique Ruth (qui a elle-même gagné contre « la chinoise », voilà les clichés). Seulement, Sam a d’autres idées, et il envoie Tamme récupérer la couronne remise à Debbie. Le reste du spectacle Glow consistera donc à récupérer la couronne de cette privilégiée. Et ouais, c’est clairement moins prévisible que la victoire américaine, Sam a raison.

Quant à la toute fin… Ruth et Debbie se retrouvent complices, mais quand même pas assez pour aller prendre un verre, ce qui semble briser quelque chose en Ruth. Aaah. Sans ça, la saison pourrait se suffire à elle-même, mais là, ça donne vraiment envie d’une suite et j’espère que Netflix n’ira pas l’annuler parce qu’il y a clairement du boulot et de la préparation de la part du casting, l’investissement y est !

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EN BREF – Il n’y a pas à dire, Glow a été une vraie bonne surprise alors que je la commençais de manière très, très sceptique et uniquement pour Alison Brie. Franchement, le synopsis ne me disait trop rien et me faisait vraiment sortir de ma zone de confort : inspirée d’une histoire vraie et pseudo-historique (années 80) dans l’univers du catch ? Franchement, tout ce qu’il faut pour me faire fuir.

Ouais, mais il y avait aussi une vibe féministe qui n’était pas pour me déplaire, fortement mise en avant dans la bande-annonce initiale et que l’on retrouve bien dans la série. Difficile de ne pas craquer pour tous ces profils différents, mais aussi pour Sam (j’ai commencé par le détester, mais en fait, il transcende les deux derniers épisodes) et Bash (idem, avec une haine moins forte au début). Quant au scénario du spectacle, je vous jure, j’étais à fond alors que je trouvais un peu prévisible l’arrivée de Liberty Bell.

Vraiment, la série a réussi à susciter mon intérêt précisément parce que c’était en-dehors de mes petites habitudes tout en restant parfaitement calibrée Netflix. Quelques scènes resteront marquantes pour moi : du premier clash entre Debbie et Ruth au montage musical de leur entraînement en passant par l’avortement de Ruth ou les scènes très touchantes sur la personnalité de Sheila.

Voilà, il n’y a pas à dire, j’espère très fortement une saison 2, car il y a tout ce qu’il faut pour en faire une niveau intrigue et une fin tout de même un peu ouverte, même si, oui, nous avons une histoire complète jusqu’à la diffusion du tout premier épisode.

Pas de nouvelle de la part de Netflix, mais après l’annulation de Girlboss, je suis un peu inquiet, j’avoue… surtout parce que j’ai commencé les deux séries en étant très sceptique et je les ai adorées. Alors forcément, je n’ai pas envie que ça s’arrête en si bon chemin ! En plus, le travail et la préparation physique d’Alison Brie pour ce rôle sont bluffant, franchement, elle n’a plus rien d’Annie de Community, ça m’a impressionné de la voir comme ça, elle est parfois méconnaissable !

Bon, et puis, j’avoue, ça m’a rendu encore plus curieux sur l’univers du catch dont Ludo m’a déjà parlé plus d’une fois. Il m’a même filé des DVDs de catch en mars quand je l’ai vu et peut-être que je vais finir par y jeter un œil, allez savoir.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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The Mist (S01)

Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 1, désormais disponible sur Netflix, après visionnage. La série a été annulée le 28 septembre et ne connaîtra pas de fin, s’achevant sur un cliffhanger.


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Pour commencer, je ne suis pas certain que ce soit un bon plan d’entamer une énième série, surtout inspirée par une nouvelle de Stephen King qu’il me semble avoir lu il y a fort longtemps et dont je ne me souviens pas bien. Non, je ne suis pas certain, mais comme d’habitude, il y a un truc ou deux pour me donner envie de commencer.

Enfin, là, la seule vraie raison, c’est que c’est l’été et que ça semble être la série parfaite pour de chaudes nuits d’été. Vous remarquerez si vous suivez le blog que je dis ça de pas mal de séries, mais force est de constater que c’est une mode cette ambiance un peu moite pour l’été, et ça me va très bien depuis True Blood. La diffusion a commencé vendredi soir et j’ai donc regardé ce pilote au beau milieu de la nuit, parce que j’ai retrouvé ma connexion WiFi alors pourquoi pas ?! J’ai vu que trois épisodes étaient déjà dispos, mais je vais suivre la diffusion américaine quand même parce que la flemme de devoir attendre le 15 juillet pour la suite sinon.

Si j’ai lu la nouvelle, je n’ai jamais vu le film et je ne sais plus trop comment ça finit. Je sais que le film avait proposé une fin différente, en plus, et que les scénaristes de la série ont eux aussi décidé d’adapter l’œuvre de Stephen King à leur sauce. J’espère qu’ils ne perdront pas pour autant le côté huis-clos qui m’attirent toujours beaucoup trop simplement !

Note moyenne de la saison : 12/20

01Épisode 1 – Pilot – 18/20
You don’t understand. It’s coming! It’s coming!

Ouh que c’est dégueulasse dès le début, avec un épisode qui commence par une araignée sur le visage qui n’est pas sans me rappeler l’introduction de Westworld. Loin du synopsis que j’en ai fait, cette série débute donc sur un soldat qui se réveille amnésique et se fait surprendre par la fameuse brume. De manière hyper logique, notre bon soldat, Bryan, se précipite dans la brume, ce qui est une idée débile (qu’il ne sera malheureusement pas le seul à avoir). Il découvre le cadavre de son chien (enfin il espérait que ce soit le sien) étripé et décapité, ça met dans le ton.

Le lendemain, on se retrouve à suivre la vie d’Eve, une prof tout ce qu’il y a de plus classique qui se fait virer pour avoir parlé sexualité à sa classe de lycéens. Que c’est beau. On découvre sa famille et il est assez rapidement évident que celle-ci fera partie des gens pour lesquels on flippera qu’il arrive quoique ce soit une fois la brume arrivée. Au match de foot du coin, la fille d’Eve, Alex, retrouve son meilleur ami gay bi très cliché, Adrian, et le mec qui la fait fantasmer, Jay, qui l’invite à une soirée ou Eve refuse qu’elle aille. La vie banale d’une petite bourgade, donc, aux antipodes de l’histoire fantastique pour laquelle j’ai voulu regarder. C’était surprenant, mais ça permet de mieux connaître les personnages.

Pendant ce temps, une femme est agressée dans une grange et s’en prend violemment à son agresseur, le plantant avec une fourche (joli point du Bingo pour ceux qui ne l’auraient pas encore). Il faut aussi noter une forte insistance sur la présence d’insectes à l’approche de la brume, ça ne dit rien qui vaille.

L’épisode nous introduit bien les personnages en parallèle les uns des autres. Bryan arrive au commissariat de la ville, Bridgeville, à temps pour prévenir les autorités, mais il est tellement peu cohérent qu’il se fait enfermer. La femme à la fourche, elle, débarque en ville aussi, dans la maison d’une vieille dame où elle a planqué du fric et un passeport. Devinez où elle finit ? Oui, au commissariat de la ville.

Toujours pendant ce temps, le père d’Alex, Kevin, lui permet d’aller à une soirée, malgré l’avis d’Eve, où elle se met à boire avec son crush… et finit violée par celui-ci. C’est con, Jay paraissait tellement mignon et gentil, et ce n’est qu’un violeur. La série parvient au moins à surprendre de ce côté-là, avec une intrigue qui n’a rien à voir avec ce pour quoi je suis venu. C’est presque redondant après 13 Reasons Why, mais ça fonctionne bien.

L’épisode installe son suspense et beaucoup d’intrigues secondaires, tout en annonçant l’arrivée de la brume avec beaucoup d’insistance et de clins d’œil apocalyptiques. Ce sont les voisins d’Eve, un couple d’anciens, qui permet de mieux sentir arriver la brume. Ils semblaient assez malins pour s’en sortir vivants, mais ces idiots sortent malgré tout dans le nuage de fumée épais. Hop, le petit vieux se fait tirer dessus par un homme en pleine hallucination qui se suicide ensuite. Pendant ce temps, on a un flic qui se fait bouffer par des insectes et Kevin qui se trouve à tenter de libérer les prisonniers du commissariat.

Alex se retrouve à son tour dans la brume qui arrive sur elle de manière bien rapide et peu naturelle. Cela dit, il est assez clair que ce brouillard est peu naturel, lui aussi, même si on est loin des monstres suggérés par la bande-annonce et le synopsis. Il ne faut pas longtemps pour qu’Alex retrouve sa mère dans le centre commercial, mais elle a quand même eu le temps de voir un type mort. Elle a beau prévenir que la brume est dangereuse, on ne l’écoute pas, ce qui mène à une mort supplémentaire bien dégueulasse (mais aux effets spéciaux ratés).

La fin d’épisode est brutale : Alex découvre que Jay est dans le même centre commercial qu’elle, Kevin se fait attaquer par le flic bouffé par les insectes qui finit le crâne explosé par la prisonnière libérée, la vieille femme se retrouve enfermée à l’église.

En 47 minutes, ce pilot nous introduit donc beaucoup d’intrigues qui justifient largement un traitement en dix épisodes, ce qui ne paraissait pas si évident vu l’histoire de base. Le mystère est présent, palpable et si je le trouvais un peu long à mettre l’intrigue de la brume en place, force est de constater qu’avec ses dix dernières minutes, l’épisode parvient à cartonner. C’est un excellent début, tout simplement, et je suis pressé de découvrir la suite la semaine prochaine après ce cliffhanger réussi !

02.pngÉpisode 2 – Withdrawal – 17/20
It’s another body.

C’est repar… ah non, attendez, y a ce putain de livreur que j’ai attendu toute la matinée qui est là. Oui, donc, c’est reparti pour un épisode. On est tout de suite de retour dans l’ambiance Mistérieuse (ce jeu de mot merdique) avec les personnages du commissariat qui cherchent à comprendre ce qu’il se passe en étudiant le corps du flic, ce qui permet un ou deux plans bien gore.

Ils décident de s’enfuir du commissariat avec une des voitures de police, ce qui semble une bien mauvaise idée, surtout quand Kevin balance les clés (certes rattrapées au vol allez savoir comment) pour aider Adrian à se relever parce qu’il est tombé dans les escaliers. Merci le boulet. Avant cela, nous avons vu Mia se droguer et c’est donc super rassurant de la voir conduire.

Quelqu’un essaye de leur voler la voiture et sans surprise, Mia s’enfuit et leur fait avoir un accident. Hop, les voilà perdu dans le brouillard.

Pendant ce temps, le chef Heisel a renversé un animal sur la route, bien sûr et se retrouve à l’église où Nat est encore en état de choc suite à la mort de son mari. Après leur accident de voiture, les rescapés du commissariat se retrouvent évidemment à l’église, grâce à la cloche de celle-ci. Bon, c’est un peu gros comme situation, mais le coup de la cloche explique logiquement comment eux s’y retrouvent, par rapport à Connor Heisel (vous sentez comme je retiens les noms au fur et à mesure).

Mia se fait menotter en moins de dix secondes (après avoir halluciné la présence de son amie morte) et Connor perd un peu la face. Je pensais qu’on garderait la séparation des personnages un peu plus longtemps, du coup, ce rythme me surprend et est plutôt bénéfique pour la série. Oui, il y a des défauts, mais dans l’ensemble, je suis plutôt heureux du rendu et bien pris dans l’ambiance et le suspense.

Mia et le soldat continue de sympathiser (il l’a vu se droguer), Kevin parle un peu avec sa voisine… Je crois bien que l’action est passée dans cette intrigue, on n’aura rien de bien intéressant à se mettre sous la dent à partir de là. Du coup, changeons de groupe si vous le voulez bien !

Au centre commercial, le gérant décide de fermer les portes, ce qui paraît effectivement être une bonne idée. J’ai eu la bonne surprise de reconnaître Eric Knudsen parmi les figurants (Continuum, 12 Monkeys, même si je n’ai pas encore vu cette dernière). J’espère donc, vu que c’est un acteur quand même assez connu, que son rôle sera développé par la suite. Il y a d’abord de faux suspens autour des portes qu’Eve et Alex veulent fermer avec l’aide de Kimmi.

On découvre donc un peu les personnages du centre commercial et c’est de ce côté que ça avance le plus sur les mystères : un autre corps est découvert, puis un autre. Le dernier a toutefois décidé d’écrire quelque chose avec son sang, mais personne n’est vraiment d’accord sur quoi. Bien sûr, ils ont découvert tout ça grâce au seul drone présent dans le centre commercial et celui-ci reste coincé.

De manière tout aussi logique, le téléphone satellite permettant de contacter le monde extérieur est dans le couloir du centre commercial pollué par la brume. Une grande loterie est organisée pour décider qui ira passer le coup de téléphone et c’est bien évidemment Eve qui est tirée au sort. Bon, la série ne se donne pas vraiment la peine d’essayer d’être surprenante sur ce genre de détails, mais la suite est heureusement meilleure.

En effet, Eve se rend bien dans le couloir, mais avec Clint, qui se porte volontaire. Clint ? Un figurant jusque-là, qui semble se découvrir du courage, contre l’avis de sa copine. Bref, la victime parfaite parce qu’on ne va tout de même pas sacrifier Eve dès le second épisode alors que c’est l’héroïne. En fait, une fois à la radio, il semble cacher un secret, tentant d’appeler Arrowhead, qui que ce soit. Il a également un nom de code et un flingue, donc Eve commence à flipper. Il l’empêche de s’enfuir, ce qui ne lui plaît beaucoup (tu m’étonnes).

Sans grande logique, les deux se mettent alors à se battre autour du flingue, tentant de s’entretuer. Allez savoir pourquoi. Certes, il ne veut pas parler, mais il y a un moment où Eve aurait pu s’enfuir et, non, elle retourne à l’attaque pour finalement lui tirer dessus. Je ne suis pas bien sûr qu’il soit mort pour autant, c’est tout à fait le genre de piste scénaristique qui pourrait revenir hanter Eve par la suite.

En effet, de retour dans le hall du centre commercial, Eve se garde bien de raconter la vérité sur ce qu’il s’est passé.

En définitive, c’était un bon épisode bien rythmé. Il avait ses instants prévisibles et ses détours obligatoires (Nathalie qui fait une cérémonie pour son mari et boit du vin). Il a aussi son bon montage musical final qui mène à l’inévitable cliffhanger : le soldat avoue à Mia qu’il a eu la même hallucination qu’elle, le violeur s’aperçoit que les amis de Clint se sont pendus dans les toilettes. Charmant !

Bref, c’est parfaitement maîtrisé pour le moment. Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est très bon. L’écriture et les jeux d’acteur sont exactement ce qu’ils doivent être, le rythme également et je continuerai de revenir pour la suite. Je suis intrigué par le mystère général, les personnages sont plutôt bons, il y a tout ce qu’il faut où il faut, même si je regrette un peu son côté un chouilla trop prévisible.

03.pngÉpisode 3 – Show and Tell – 13/20
Oh I’m not talking about your god.

Me revoici présent pour un troisième épisode de ce divertissement un peu flemmard mais tout à fait à la hauteur de ce que j’en attendais.

Dans l’église, la vie en communauté s’organise comme elle peut et il faut assez vite trouver un moyen de faire bouger un peu les choses. Du coup, Kevin propose une petite expédition à l’extérieur, parce que c’est tout à fait logique, non ? Non, effectivement, mais bon.

L’autre truc pas logique, c’est qu’ils arrivent à distinguer des voitures et des corps à travers la brume en regardant pas la fenêtre.

Enervé par la demande de Kevin qui souhaite libérer Mia, Connor décide ensuite d’enfermer Mia dans le sous-sol de l’église (mais oui, mais bien sûr et la marmotte…) avec le soldat qui n’a pourtant rien fait pour être enfermé. Il réussit à libérer Mia de ces menottes comme si de rien n’était, mais pas avant qu’elle n’essaye une fois de plus de se droguer.

Marcus révèle qu’il n’a aucun souvenir de sa vie avant la brume à Mia qui fond en larme à cette nouvelle, parce qu’il a tellement de chance. Euh… Toujours pas ?

Bon, ensuite Kevin et Connor s’engueulent, Kevin réussissant ainsi à se faire enfermer à son tour parce que, eh, il s’en est pris à un officier de police (alors que ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé hein, il s’en prend au connard qui porte l’uniforme, pas à l’uniforme). C’est très, très mal écrit, avec en plus le père qui aide toujours Connor, allons savoir pourquoi.

Cat décide ensuite de sortir dans la brume pour se suicider, mais sans trop de surprise, c’est son ami qui y passe… son tatouage se transformant soudain, lui donnant des ailes alors qu’il se met à vomir des insectes. Bon, les monstres dans la brume sont de plus en plus surnaturels du coup, et je me demande si on aura la moindre explication cohérente. Il me semblait pourtant qu’il y avait une explication logique dans la nouvelle, mais c’était il y a beaucoup trop longtemps à une époque où je lisais beaucoup trop pour que je m’en souvienne.

Après avoir vu ça, Adrian décide de se faire baptiser, ce qui, en toute logique se fait en cinq minutes. Bonjour, un baptême pour un bébé exige trois réunions de préparation sur environ six mois. Bonjour, un baptême pour un adulte exige un an de préparation, avec catéchisme et tout. Bonjour, la logique ! Je ne vois même pas à quoi sert ce baptême qui vire en plus au ridicule le plus total. Il y avait d’autres moyens de le voir voler les clés et gagner la confiance du prêtre quoi. Ridicule.

Sans grande surprise, le petit groupe des quatre réussit à s’enfuir de l’église et se retrouve dans la brume. Oui, bon, ben il était temps, même si je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire une fois dehors. Après tout, s’ils ne tiennent pas à leur vie, c’est de leur faute.

Dans le centre commercial, Eve et sa fille sont tout bonnement insupportables alors que Jay le violeur se retrouve à détacher les corps, normal, devant le gérant du centre commercial et le type de la sécurité, dont ce serait le boulot, en fait. Tout le monde flippe un peu quand ils ramènent les corps dans le hall (mais… pourquoi ?) pour leur dire que ce sont des corps de personnes de l’armée. Ils trouvent le dernier camarade de nos soldats, mais il n’a rien à leur apprendre.

Les geeks décident alors de sortir les corps dans la brume pour s’en servir d’appât. Je vous l’avais dit qu’ils auraient leur rôle à jouer ! Ils sortent ainsi les corps du frigo et mènent à bien leur plan, en passant d’après les plans que l’on voit dans le hall sans être vus par qui que ce soit.

Voulant éloigner sa fille de son violeur, Eve la laisse en toute logique aller chercher des couvertures seule dans un magasin. Sans la moindre surprise, Jay débarque et essaye de la convaincre qu’il ne l’a pas violée. Oh mince alors, son discours paraît beaucoup trop vrai pour être mensonger.

Quant aux deux soldats dehors, ils imposent au groupe du supermarché de comprendre qu’il va falloir quelques règles pour la survie ensemble. Eve refuse de les suivre, s’empare du flingue et fait bande à part avec quelques amis. Alex s’arrange ensuite pour faire s’envoler quelques ballons avec messages de secours parce que, eh, son père lui manque ! Mais oui mais bien sûr.

Si la série était un peu flemmarde jusque-là, j’y trouvais toujours une certaine cohérence interne dans l’avancée du drama et surtout une ambiance plutôt réussie. Dans cet épisode, on sent bien que la série se promène comme elle peut dans ses intrigues pour étirer un peu le tout. C’est dommage, parce que cet épisode ne sert du coup à rien : il y a beaucoup d’ennui, une église qui semble de plus en plus grande à chaque scène et des jeux d’acteurs tous rachitiques qui laissent toujours à désirer. Bref, avec ce ralentissement de l’intrigue, les défauts de la série deviennent beaucoup plus durs à supporter car l’ambiance mystérieuse n’est plus vraiment là et fait place à l’ennui.

Je pense malgré tout que ça peut apporter quelques bonnes surprises par la suite et que les effets spéciaux sont dans l’ensemble plutôt réussis. C’est déjà un début… mais si la série continue de voir les personnages prendre des décisions stupides et user de facilités scénaristiques, ça deviendra de plus en plus dur d’accrocher, je crois, surtout que les réponses seront à fond dans le surnaturel !

04.pngÉpisode 4 – Pequod – 14/20
The moth is a very good friend of mine.

Ce qui est génial avec cette série, c’est que le résumé lui-même nous montre à quel point la moitié de l’épisode précédent était inutile avec des coupes qui simplifient tout.

Nos quatre fuyards de l’église se retrouvent dans le brouillard, se débrouillent pour forcer une voiture et Mia n’arrive pas à la démarrer. Ils se dirigent donc vers la station-service du coin, qui a l’avantage d’être pleine de baie vitrée. Un homme, Clay, débarque et demande s’ils ont vu son fils. Cela tombe bien : oui, ils l’ont vu, Kevin est tombé dessus, littéralement, et c’était un cadavre. Les choses sont bien faites : la photo que lui montre Clay nous le montre très exactement dans les mêmes vêtements que ceux du jour. Tant mieux : on ne voit pas sa tête, dans la pliure du papier. C’est paresseux à souhait dans la réalisation, quand même.

Ils dorment sur place et au petit matin (bon, on va dire que c’est le matin, mais avec la brume ben…), Mia lui révèle la vérité. Très bizarrement, ça ne le calme pas du tout, au contraire. Hop, Bryan se fait tirer sur la jambe et « si on ne l’amène pas à l’hôpital, il va mourir ». Parce que, oui, Mia est soudainement médecin.

Au supermarché, il est décidé de distraire les rescapés avec des jeux de société. Il n’y a pas à dire, c’est ce qu’il y a de plus logique à faire. Jay joue un peu au baseball, mais prend mal d’être rappelé à ces accusations de viol. Il jette donc la balle dans le vide et c’est Alex qui la rattrape.

Oui, oui, elle est censée être à l’autre bout du centre-commercial dans l’entrepôt, mais non, elle est là juste pour lui relancer la ba-balle et nous proposer une scène pseudo-romantique où seule l’accusation les sépare. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant levé les yeux au ciel. C’est une chose de mal écrire certaines scènes et rebondissements, c’en est une autre d’aller se contredire.

Bon, on la voit ensuite manger et proposer à la gamine d’aller lui lire une histoire dans le magasin de livres. Pourquoi pas, mais elles sont censées craindre de retomber sur l’autre groupe et ses règles non ? Bon, ben non. Une fois sa fille partie, Eve peut continuer de sympathiser avec d’autres survivantes, dont une qui la drague, tout en critiquant Kevin.

De leur côté, les geeks (dont Eric Knudsen avec de supers chaussettes) décident de récupérer les corps dans le brouillard, ouvrant la porte du supermarché, permettant au brouillard d’entrer. L’un d’entre eux (le moins célèbre, c’est dingue, non ?) meurt, mais il est du coup trop tard. Evidemment, le brouillard envahit le magasin de livres et piège Alex et Mila, la petite fille à qui elle lit une histoire. Alors que l’ensemble des survivants débarque à la vitrine, Mila meurt sous les yeux de sa mère alors qu’elle fait face à une sorte de silhouette ombrageuse, mais Alex, elle, y survit… OK, voilà, le mystère du brouillard s’explique : c’est donc assez clairement une histoire sur les peurs les plus intimes de chacun.

Bref, Vic (Eric Knudsen qui a enfin un nom) se fait en toute logique jeter en-dehors du supermarché, comme le veulent les règles (et la petite amie de son meilleur ami décédé). Plutôt que de courir chercher refuge, il reste là à les insulter. Ce n’est pas des plus malins.

Dans l’église, les choses ne s’améliorent pas spécialement. Natalie cherche quelque chose au sol, même si elle ne sait pas ce que c’est, alors que le prêtre pense que le Jugement dernier est arrivé, alors que ce n’est pas trop son genre. Ben oui, un prêtre dont ce n’est pas le genre de croire, c’est en toute logique.

Natalie me soule de plus en plus cette semaine, avec ses grands discours et ses délires. Elle cherche des réponses dans les journaux des anciens prêtres : ça tombe bien, ce n’est pas la première fois que ça arrive en ville, avec un « Printemps noir » au XIXe siècle. Ce qu’elle cherchait au sol ? Oh, une araignée. Elle passe le reste de l’épisode à inquiéter tout le monde et à s’en occuper.

Le prêtre demande alors à Natalie de tuer l’araignée, puis le fait lui-même. Super le prêtre, dis-donc. C’était inutile car l’araignée a dû pondre avant : il y a tout plein de bébés qui pullulent et semblent donner raison à Natalia, ce qui intrigue Connor. Voilà, c’est tout, on n’avance peu dans l’église, mais on a le droit à plein d’insectes.

C’était un peu mieux cette semaine parce que le mystère s’éclaircit un peu, mais l’écriture reste pas mal brouillon malheureusement. La moitié des décisions des personnages ne fait aucun sens et il y a de bien mauvais raccourcis scénaristiques. C’était heureusement plus mouvementé que la semaine dernière et les effets spéciaux sont toujours là, donc ça reste divertissant sans être exceptionnel.

05.pngÉpisode 5 – The Waiting Room – 12/20
So strange, I’ve never been happier… but I’ve also never been less myself. It’s the weirdest feeling.

Kevin et ses amis arrivent à l’hôpital sans trop de souci, ce qui permet de renouveler notre pool de figurants à zigouiller, c’est cool ! Bien sûr, la priorité est de sauver notre soldat blessé, avant de découvrir que l’hôpital n’est pas aussi sûr qu’ils ne l’espéraient : pas d’électricité une fois le générateur à plat, pas de salle d’opération et toute une aile du bâtiment envahie par la brume. Bref, la situation est similaire au centre commercial, sauf qu’ici, les gens continuent de bosser comme si de rien n’était.

Kevin se lance dans une grande recherche de sa famille, mais comprend assez vite qu’elles ne sont pas là. En revanche, il retrouve Mike, un pote/collègue/je sais plus si on est censé le connaître, qui s’est fait agresser par des gamins connaissant son passé. Oh oh. Cela permet d’en apprendre plus sur son passé.

Très vite, on comprend que l’épisode va se dérouler uniquement à l’hôpital, et ça me paraît une bien mauvaise idée. En effet, le changement de lieux permet habituellement une bonne accélération du rythme, alors que là, ils galèrent un peu.

Du coup, cet épisode propose quelques flashbacks, merci bien, on n’en avait pas spécialement besoin. Cela permet de comprendre qu’Eve était déjà super chiante avec l’arrivée de la brume, mais que Kevinouchet était tout amoureux de son Eve avant que la vie ne les sépare, tel un Wall-E perdu dans le chaos. Du coup, c’est censé accentuer son absence, mais ça m’ennuie profondément. Eveuuuuuuh. L’approfondissement proposé des personnages ne sert pas à grand-chose et ralentit un épisode déjà trop long.

Finalement, dans le présent, Kevin n’est pas confronté à son frère, un type qu’il déteste et lui demande de le tuer avec le flingue que Kevin a de manière très discrète (non) à la ceinture. Bien sûr, Eve connaît son frère pour être sorti avec tous les bad boys de son groupe d’amis. Cela pourrait suffire à être gênant, mais il a fallu que l’épisode nous sorte une scène de cul entre elle et Kevin, mais non merci quoi (encore que, elle n’a jamais paru meilleure actrice que dans cette scène, ce qui est assez triste quand même).

Plutôt que de tuer son putain de frère, Kevin fait tout ce qu’il peut pour tenter de le sauver, décidant de l’opérer lui-même dans la salle d’opération si le médecin accepte de le guider. Mais oui, mais bien sûr, mais tout à fait, mais évidemment.

Pendant ce temps, Adrian se promène dans les couloirs de l’hôpital et tombe sur son agresseur du premier épisode, étrangement gentil avec lui, à rester à distance. Oh, l’histoire gay bateau à deux balles se dessinent immédiatement et je n’ai pas douté une seconde qu’ils iraient dans cette direction. Il le retrouve ensuite aux urinoirs, où il fait exprès de se mettre à côté pour le faire chier.

Il l’embrasse parce qu’ils en crèvent d’envie, l’un et l’autre, mais l’homophobe le prend mal et le tabasse. Voilà, le point sado-masochisme est rapidement atteint avec cette scène qui finit malgré tout par un baiser passionné, bien sûr.

De leur côté, Mia et Bryan flirtent parce qu’en fait, il va tout bien, mais Mia n’est pas trop dans l’ambiance, allons savoir pourquoi (probablement parce qu’ils sont au milieu du chaos dans un hôpital miteux, en vrai, mais ça ne les arrête pas en général dans les séries). Mia se rend ensuite lui acheter un cadeau et se rend dans la chambre que lui indique une infirmière où est censé se trouver Bryan.

Pas de bol, elle y trouve bien un homme noir prénommé Bryan, mais ce n’est pas le Bryan qu’elle connaît. Et non, celui qu’elle connaît est en fait l’homme qui l’a envoyé à l’hôpital après l’avoir tabassé sans raison. Oh ben voilà qui est con et fait bien douter Mia pour la suite.

En parallèle, Adrian récupère les clés de la voiture auprès de Kevin qui va opérer son fils, puis se les fait voler en deux minutes par Mia qui le console de la situation après avoir appris que ça avait fini par du cul entre lui et son agresseur. Normal. La série se veut subtile et originale dans le traitement, mais franchement, c’est d’un prévisible monstre et ça manque de la moindre once de réalisme. Déjà, je ne vois pas pourquoi Adrian irait coucher avec le mec qui le tabasse (même s’il en était amoureux avant, je pense que ça doit légèrement refroidir quand même, c’est un très mauvais sadomasochisme mal amené histoire qu’on compatisse sur Adrian, le jeune homosexuel torturé et mal dans sa peau au copain encore plus torturé que lui, mais par son homophobie). Quant à Mia… OK, je ne vois pas bien pourquoi elle se précipite comme ça en-dehors de l’hôpital, mais bon, ça fait un cliffhanger.

Kevin poursuit son plan d’opérer son frère, logique, et notre Ryan rencontre le vrai Ryan, tout aussi normal. Le couloir plein de brouillard mutile encore un peu plus Kevin, ce qui me fait m’interroger sur sa plus grande peur, par rapport à l’épisode précédent où c’était ce que semblait suggérer le monstre face à Alex. Il se démerde ensuite pour l’opérer tout seul, plutôt que d’être avec tout plein d’infirmières, un anesthésiste et un autre médecin, comme le voudrait une once de crédibilité. Mais bon, il sauve la vie de son frère comme ça… Du moins, jusqu’à ce qu’il retourne dans le brouillard et se fasse bouffer par un tas de sangsues, obligeant Kevin à tuer son frère, que l’on découvre en flashback être le père d’Alex (enfin, c’est suggéré, mais bon, vu comment la série est subtile).

Et ben, ce fut 40 minutes bien longues (et entrecoupés de nombreux snaps, je dois avouer) et je suis content que ce soit terminé, même si les cinq dernières minutes remontaient à fond le niveau. Les scènes dans le brouillard restent en effet franchement réussies, et c’est bien là le seul point fort de la série désormais.

06.pngÉpisode 6 – The Devil You Know – 09/20
She’s talking about the black spring again. And they’re listening.

Et oui, ça y est The Mist est venue à bout de ma patience et de mes bonnes notes. J’avais même prévu de descendre beaucoup plus bas, mais la fin d’épisode a apporté quelques réponses donc je n’ai pas eu envie d’être trop méchant alors qu’on avançait enfin. Il n’empêche que cet épisode était mauvais et avait la gentillesse d’être super sombre. Comme je l’ai vu dans le train/le bus/en marchant au soleil, ce n’était pas bien pratique. En même temps, vous vous doutez bien que si je l’ai regardé dans de telles conditions de visionnage, c’est que je savais bien que ce ne serait pas l’épisode du siècle. C’est un cercle vicieux, donc.

Commençons comme cet épisode par l’hôpital. Bryan se retrouve confronté à son « ami » qu’il tue. Et c’est tout. Pas de réponse, pas plus de problèmes que ça avec la disparition d’un patient, basta. En fait, c’est parce qu’il ne s’agit pas du premier patient à disparaître, loin de là. En effet, le chirurgien tout sympathique de la semaine dernière s’avère être un psychopathe qui s’est décidé à étudier le brouillard pour trouver le moyen d’y survivre. C’est une bonne chose car ça redonne un peu de rythme à l’ensemble, même si le suspense reste au point mort. L’épisode met en danger Kevin, mais la série n’est pas du genre à sacrifier ces personnages principaux comme ça, donc on sait tout de suite comment ça va finir.

Cela ne rate pas, Bryan et Adrian débarquent à la rescousse et c’est un happy end, sauf pour le chirurgien, qui meurt. Quant au brouillard, on a enfin la confirmation qu’il confronte chacun à sa plus grande peur. Reste à savoir pourquoi Kevin a peur des chouettes (de lui-même, je comprends pourquoi, moi non plus, je n’aimerais pas être si chiant).

Avant tout ça, ils ont bien sûr découvert que Mia avait volé les clés de la voiture, mais pas avant qu’Adrian n’aille dire au revoir à son crush qui lui a massacré la face à l’épisode précédent. Vous comprenez pourquoi je décroche aussi ?

Mia, donc, a volé la voiture pour se rendre tranquille pépère chez sa (mé)mère, la vieille dame dont il avait déjà été question au début de la série. Bon, on va dire qu’au moins la série se garde une cohérence de ce côté-là, c’est donc plutôt positif. Sa mère ? Outre le fait qu’elle soit morte, elle était complétement cinglée. Mia a le droit de voir son fantôme dans cet épisode, ça fait quelques scènes marrantes qui sont censées faire peur, mais non.

Maintenant qu’on a appris qu’elle était folle, Mia peut revenir à l’hôpital auprès de ses amis et les diriger tout naturellement vers l’aile psychiatrique, seul endroit où ils seront en sécurité. Et oui, même si le générateur électrique de secours a lâché et ouvert toutes les portes de l’hôpital, les portes de l’aile psychiatrique restent bien fermées, elles. C’est un cliffhanger qui a le mérite de faire avancer un peu nos personnages en redistribuant les cartes du huis-clos, mais bon.

Du côté de l’église, on continue de sombrer un peu plus dans le désastre scénaristique. Nathalie continue de prêcher la bonne parole de sa non-religion et d’apporter des réponses qui dérangent, du coup, le garçon d’église décide de s’en prendre à elle, plus ou moins sans l’approbation du prêtre. Qui ne dit mot consent, quoi. Bref, là encore, peu de mystère, Nathalie le tue sans scrupule en l’enfermant dans une pièce récupérée par le brouillard, ce même brouillard dont le chirurgien nous a dit qu’il devenait plus intelligent au fur et à mesure. Oui, j’aimerais en dire autant de la série, mais non, ça ne fait qu’empirer (c’est d’ailleurs ce qu’ils disent au supermarché).

D’ailleurs, comme c’est à peu près tout pour l’église, venons-en au supermarché où Alex et Eve font leur shopping comme si de rien n’était et sont particulièrement inintéressantes. Elles sont observées par la mère de la gamine qui s’est fait tuer par l’ombre, donc quand Alex décide de se séparer de sa mère, on se doute bien que ça va déraper.

Cela ne manque pas, il ne faut pas longtemps pour qu’Alex soit enfermée dans une pièce par quelqu’un qu’on ne voit pas, mais a la charmante idée d’allumer un incendie. Sans grande surprise, Jay – dont on a eu confirmation que la mère est morte si ce n’était pas déjà fait, j’ai un doute – débarque et la sauve. Du coup, elle le soupçonne d’avoir fait en sorte de la sauver, mais elle n’est quand même pas bien sûr, alors elle l’autorise à venir dormir de leur côté du supermarché. Cela permet au moins un petit fou rire avec Eve qui menace Jay de lui mettre une balle dans la partie de son corps qui oserait toucher à sa fille. Lol.

Eve n’est pas en reste cette semaine : elle s’allie au directeur du supermarché pour créer des flyers dans l’imprimerie. Ces flyers indiquent que les secours sont en train de s’occuper de la ville et c’est suffisant pour redonner de l’espoir à tout le monde. Moui. Ca va surtout leur revenir à la gueule avant qu’ils ne comprennent ce qui leur arrive.

Bref, je me suis ennuyé devant cet épisode, et pourtant j’étais censé être occupé par mes différents changements de moyens de locomotion. Il ne se passe pas grand-chose et on avance lentement, surtout que j’ai l’impression d’avoir plusieurs coups d’avance sur les personnages tellement ça n’innove rien dans les techniques narratives. Donc non, malgré la scène explicative avec le chirurgien, ça ne mérite pas la moyenne cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Over the River and Through the Woods – 08/20
It’s a shame, I really wanted to shoot him.

Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre une semaine de retard dans mon visionnage de la série, je suis récompensé avec un deuxième épisode à vous critiquer.

La série reprend là où nous en étions, à savoir à l’hôpital où l’aile psychiatrique a effectivement ses portes fermées. Heureusement pour eux, il y a un gentil infirmier qui leur ouvre juste au moment où le crush d’Adrian revient, parce que Mia a la bonne idée d’avouer que sa mère était là avant. Oui, apparemment ça suffit.

Bryan/Jonah fait la gueule à Mia parce qu’elle s’est barrée ; donc celle-ci se récupère quelques médicaments détox avant d’aller le confronter sur sa véritable identité et lui avouer que bouhou elle n’a pas envie de se laisser mourir (contrairement à ce que lui voulait sa mère) parce qu’il est là. Oui, vous avez bien lu, des médicaments détox : en cinq heures, elle compte finir d’être une junkie grâce à des métabloquants. Si ça pouvait suffire.

Après Kevin, c’est donc à Mia d’être attachée à un lit et d’être super reloue. À supplier d’être relâchée, elle débloque quelques souvenirs de Jonah qui réussit à la guider vers la paix intérieure. Ils ont l’air si mignon, c’est charmant. Voilà, c’est tout, on a le droit à une petite scène conclusive comme quoi elle va désormais mieux mais a besoin d’une douche et tadaa. Comment se débarrasser d’une sous-intrigue gênante en quelques scènes…

Au supermarché, Eve n’apprécie pas trop le rapprochement entre Alex et Jay, mais bon, à force d’être chiante comme ça, la série a suffi à me faire penser que ouais, il est probablement innocent. Bon, en même temps, Alex est tellement chiante à flirter avec comme ça après avoir l’accuser de viol.

Comme elle a été violée après tout, je choisis comme coupable le crush d’Adrian : Adrian accuse Jay pour le protéger, même si c’est un joli connard fini qui tape sur tout ce qu’il aime et s’excuse comme une merde ensuite. Ce genre de personnage s’inspire bien sûr de vraies personnes, et c’est peut-être ça qui est le plus méprisable dans cette intrigue.

Sans la moindre surprise, le gentil infirmier qui leur a ouvert les portes de l’aile psychiatrique est en fait un dangereux criminel cinglé qui veut s’en prendre à Adrian parce que celui-ci n’est pas quelqu’un de bien. Pff. Non, mais évidemment quoi, le type leur a dit qu’il voyait le bien dans les gens en les regardant, c’est juste évident. Personne n’a l’air de s’inquiéter plus que ça de l’absence de Mia et Jonah, mais le crush d’Adrian remarque direct que son mec a disparu.

Du coup, il prévient Kevin, à eux deux ils comprennent ce qu’il se passe et notre super-héros réussit à convaincre l’infirmier de laisser Adrian tranquille. C’est donc Kevin qui tue l’infirmier et réunit le couple d’ado qui peut donc se tenir la main. Ils sont si mignons eux aussi, mais ça ne dure pas ! L’homo-homophobe ne supporte pas ça et décide de rester à l’hôpital alors que le reste du quatuor, lui, se barre. OK. Ceci était le cliffhanger de l’épisode. Alors oui, mais non.

Eve décide de se mettre à espionner le reste du supermarché grâce à des baby phones. Moui. Le reste du supermarché, justement, est dans la merde parce qu’il n’y a quasiment plus de bouffe. C’est donc heureusement une bonne chose car la mère de la gamine morte mène une vendetta contre eux et les accuse d’avoir volé plein de bouffe. Elle prend de plus en plus d’importance et tente donc de mener son groupe à mener la guerre contre celui d’Eve.

Enfin, à l’Église, il n’y a plus aucun personnage qui m’intéresse, alors les conversations entre le prêtre et le shérif, ça me blase. Surtout quand le shérif se met à frapper le prêtre parce qu’il l’accuse d’avoir fait en sorte que Nathalie soit agressée. Euh… Le reste de l’Église ? Oh, ils regardent faire et s’en foutent, y compris Nathalie qui chante.

On découvre avec certitude que le garçon d’Église est franchement mort, sans grande surprise, mais ça n’empêche pas le prêtre de continuer à bavarder avec Nathalie… Il lui propose le marché le plus con du monde : il souhaite tout simplement que tous deux aillent dans le brouillard pour voir qui y survit et peut donc guider le reste de l’Église. Oui, bien sûr. Ils le font donc, après quelques prières pour lui, sans aucun vêtement pour elle. Bien évidemment, le prêtre se fait donc tuer par les cavaliers de l’apocalypse qui passait par là et Nathalie peut donc retourner tranquillement à l’Église faire un petit discours sur la Nature qui ne lui en veut pas et ne veut pas la tuer.

Bien. Dit autrement, cet épisode n’avance pas dans l’ensemble des intrigues, fait beaucoup de détours pour peu de bonnes scènes et continue de nous endormir avec son brouillard soi-disant épais à travers lequel on voit de mieux en mieux.

08.pngÉpisode 8 – The Law of Nature – 10/20
It already is bad

Pourquoi je continue à regarder ? Parce que j’ai tenu jusque-là alors ça m’ennuierait d’abandonner avant la fin de saison qui devrait être un peu mieux. Je suis tenace.

Adrian repère sa maison dans le boruillard et demande à s’y rendre. Comme c’est une mauvaise idée, les trois autres approuvent. Il retrouve son connard de père qui lui indique que sa mère est au salon, sans lui préciser que des oiseaux lui ont bouffé les yeux et l’ont tuée. Pff. Là par contre, c’est bon, son père reparle à Adrian.

Bon, c’est pour mieux se faire buter par son fils en manque d’amour, cela dit, et qui confirme que, oui, il a menti à Alex sur l’identité de son violeur. Après tout, on aurait dû s’en douter qu’il mentait vu qu’Adrian a un look de gothique trololol. Le pire, c’est que c’est mal joué.

Dans le garage de la maison, Mia et son mec sont supposés chercher des ressources, mais ils préfèrent finalement faire l’amour, avant de revenir à la voiture.

Resté dans sa voiture, Kevin aperçoit une lumière au loin et décide de s’y rendre en abandonnant tout le monde derrière, parce que c’est tout à fait une réaction logique de suivre la lumière au milieu du brouillard plutôt que de rester en place pour aider ses amis. Bon, c’est finalement une bonne chose qui permet à Eric Knudsen de revenir dans la série. Je suis totalement pour.

Pour la première fois, Kevin obtient des infos sur femme et sa belle-fille. Il préfère cette fois attendre ses amis pour aller au supermarché, plutôt que de s’y précipiter comme il l’a fait avec la lumière. Le couple revient à la voiture, mais pas Adrian, qu’il faut aller chercher. Celui-ci maquille le meurtre de son père en situation de légitime défense. Les psychopathes ne sont pas tous renfermés. Il avoue à demi-mot à Kevin ce qu’il a fait à Alex (c’est donc lui le violeur ? Youpi), avant d’assommer Kevin.

Il le laisse se démerder avec le brouillard qui rentre dans la maison et se rend dans la voiture, où il demande aux autres d’aller au centre commercial après avoir annoncé la mort de Kevin aux autres. Comme il est mignon. Tout le monde le croit, et voilà nos amis repartis vers on ne sait où (pour l’instant), Mia au volant.

À l’Église, Nathalie continue de prêcher sa mauvaise parole et le shérif se confesse auprès d’elle, ce qui semble être une idée complétement stupide vu comment elle est dans son trip de gourou. D’une manière ou d’une autre, elle réussit malgré tout à lui redonner confiance en son boulot. Ils décident de s’enfuir de l’Église avec deux autres figurants en passant par un tunnel. Pourquoi pas.

Avant de le faire, ils considèrent que c’est une bonne idée de brûler l’Église, allons savoir pourquoi, butant donc tous les autres figurants qui avaient décidé de rester là sans suivre la cinglée maintenant pyromane.

Au supermarché, les choses ne s’accélèrent pas autant que prévu et prennent leur temps, avec une Eve qui est plus préoccupée par le possible violeur de sa fille que par la réalité. Les scénaristes le sont aussi, passant plus de temps à nous montrer Jay et Alex jouant ensemble qu’autre chose. Ils réussissent même à s’embrasser sous le regard de la mère cinglée de la gamine morte qu’on avait laissée prête à aller buter tout le monde dans la réserve. Et elle se plaint de passer pour une hystérique ? Mais elle l’est…

Tout comme Eve, qui enferme Jay dans une pièce du centre commercial, soit disant pour protéger sa fille. Alors, même en partant du principe qu’il l’a possiblement violée, elle semble lui pardonner donc… dans l’attente d’un vrai procès, Eve devrait plutôt éviter de faire justice elle-même, car ça va totalement lui exploser la gueule.

En attendant, c’est Alex qui s’en prend plein la tronche de la part de tout le monde car elle sympathique avec celui qu’elle accuse de viol. On notera que le supermarché arrive à court de bouffe alors que le père d’Adrian a suffisamment de bouffe pour que son fils lui en vole plein. C’est d’une logique dingue, mais la seule qui y pense est l’hystérique.

Celle-ci découvre de la nourriture dans le bureau du gérant et le confronte, avant de lui tourner le dos. La bonne nouvelle, c’est que ça nous débarrasse d’elle. La mauvaise, c’est que le gérant met tout sur le dos d’Alex, forcément, pour camoufler son geste de fou.

Que de meurtriers et de psychopathes dans cet épisode. Je veux bien que l’être humain soit un taré de base et tout, mais faudrait voir à pas abuser. Pourquoi la moyenne ? Parce qu’on a enfin un peu avancé dans toutes les intrigues, que j’en pouvais plus de l’église et qu’Adrian ne devrait pas s’en tirer très longtemps, surtout qu’il n’a toujours pas ses médicaments. En plus, l’hystérique a eu ce qu’elle méritait (pour la gloire, elle s’appelait Shelly ou Shelby, impossible d’être certain sans sous-titres, j’avoue).

09.pngÉpisode 9 – The Waking Dream – 07/20
My husband is not an animal.

Pas facile de se motiver pour cet avant-dernier épisode de la série que j’ai peut-être vu en speedwatch, l’histoire ne le dira pas.

Comme la logique le voulait, nous reprenons avec Kevin dans la brume, mais il est heureusement assez réactif pour se réveiller plus ou moins à temps. Vic a eu la gentillesse de l’attendre, a priori en tout cas, ce qui fait qu’il échappe de peu à Negan qui semble se balader par-là. Ils investissent une nouvelle maison, donc tout va bien, puis une autre, puis une autre, jusqu’à tomber sur des cadavres de militaires. Pouvait-on espérer plus passionnant ? Oui, clairement, mais faut pas rêver.

Parmi les cadavres, il y a un monsieur en vie qui les braque avec un fusil qui donne pas envie de jouer les malins. C’est donc très exactement ce que fait Kevin : le malin. Comme de toute manière, nous ne sommes plus franchement à la recherche de sens dans cette série, Vic l’assomme avec une poêle, mais pas assez bien. Du coup, très rapidement, le type se fait sauter à la grenade, laissant Kevin en plein brouillard se battre avec son frère et… lui-même. Après les combats dans le noir où on ne discerne rien dans les séries, voici les combats dans la brume où on ne discerne rien entre les deux mêmes acteurs.

Dans la voiture, tout le monde croit gentiment Adrian qui raconte sa vie et se dirige vers le magasin. Là-bas, il révise un peu ce qu’il s’apprête à dire à Eve et Alex… qu’il retrouve bien vite. Que c’est mal joué. Les actrices n’étaient pas super douées jusque-là, mais alors on atteint des summums. Heureusement, Adrian n’est pas trop mauvais pour compenser un peu, mais woaw quoi.

Avant de retrouver Adrian au magasin, Eve rend une visite à son prisonnier qui répète en boucle qu’il n’a pas violé Alex et qu’il préfère mourir ou être libéré. Mouais. Quand il lui dit que son papanouchet le croit coupable de viol lu aussi, elle semble se radoucir car il est clairement blessé, mais elle ne change pas d’avis pour autant.

Elle apprend ensuite que le reste du centre commercial est à la recherche d’Alex qu’ils pensent responsables de la mort de Shelly, et c’est à ce moment-là qu’elles tombent sur Adrian. Le reste du centre commercial ? Non, pas tout le monde, il y en a qui commence à douter de Gus. Le problème, c’est qu’il tombe aussi sur les nouveaux arrivés (Mia et son mec).

Oui, parce que pendant ce temps, Mia et son militaire dont je n’ai toujours pas retenu le nom après neuf semaines décident de se coucher À CÔTÉ d’une tente, parce que bonjour la logique (j’étais à ça du point du Bingo, à ça !), puis de se servir dans les rations du magasin.

Du côté d’Alex, Eve et Adrian, une milice de bons samaritains les retrouve. Eve décide de tirer sur le garde, normal, puis tente de dialoguer. Une vraie américaine, on tire d’abord, on voit après. Elle révèle donc qu’elle sait où est Jay. OK.

Dans les tunnels, notre groupe de pyromanes avance à pas de fourmis et se raconte sa vie, c’est inutile, clairement. On découvre qu’il y en a qui a peur des rats, et c’est cette peur qui le sacrifie ax yeux de Nathalie qui n’hésite pas à l’abandonner quand il tombe et s’explose la jambe. Comme sa femme ne souhaite pas l’abandonner, Connor prend les choses en main et la poignarde, avant de passer du bon temps (non pas ce genre-là) avec Nathalie. Passionnant.

Ils se retrouvent au magasin où : Kevin arrive déposé par Vic, Eve est confrontée à Jay devant tout le monde, Jay semble mal regarder Adrian (sait-il des choses ?) et où il est révélé que le copain de Mia est un gradé de l’armée. OK OK. Bon, allez au revoir, à la semaine prochaine, qu’on en finisse.

10Épisode 10 – The Tenth Meal – 13/20
You have all lost your fucking mind.

J’aimerais dire que cet épisode reprend là où le précédent nous avait lâché, surtout que la première scène est clairement tirée de l’épisode 9, mais le gérant du magasin et la foule des survivants a bizarrement disparu entre temps. Allez comprendre. Cela permet à Adrian d’exploser la tronche de Jay à coup de seaux à peinture, mentant au passage pour dire qu’on lui a confirmé, à l’hôpital, que Jay avait bien violé Alex. Du coup, Eve laisse faire et tout le monde s’en tape.

De son côté, le shérif débarque au centre commercial et demande des nouvelles de son fils, ce qui met Gus dans la merde. Il s’explique comme il peut.

Kevin débarque au centre commercial et tombe sur Mia, qui le découvre donc en vie et lui raconte la vérité sur Jonah, qu’elle recherche. Jonah, lui, obtient quelques informations de son subalterne qui, malgré l’amnésie de son boss, accepte de le relâcher. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu… Mia retrouve vite Jonah, mais celui-ci décide de l’abandonner pour son nouveau pote parce que… euh ben, parce que, en fait, à quoi bon s’embarrasser d’une explication logique au point où en est ?

Connor débarque dans la cellule du centre commercial où sont Jay, Eve, Alex et Adrian, mais il ne s’occupe que de son fils, s’en fichant pas mal des autres. Le reste du centre commercial autorise la libération d’Adrian, mais pas celle d’Eve et Alex. Du coup, ça part rapidement en vrille avec le gentil gardien du centre commercial qui pète soudainement un câble et nous tue le sidekick d’Eve qui demandait justice.

Pendant ce temps, Jay est un peu dégoûté par son père et surtout par Nathalie qui semble fantasmer bizarrement sur lui. Il en faudrait moins que ça pour avoir un mouvement de recul, mais son père l’emmène ensuite dans le brouillard. Quand je dis ça, je sous-entends qu’il le balance dans le brouillard sous la supervision de Nathalie et sans vraie explication sur le pétâge de câble de ces idiots depuis trois épisodes. Que c’est mal écrit.

Kevin tombe sur Adrian, comme par hasard, et le tabasse. Celui-ci s’en tire en affirmant savoir où sont Alex et Eve. Il fout quand même le feu au magasin pour être sûr d’éloigner Kevin. Cela fait une fin sympathique pour le supermarché et il est clair qu’on peut dire adieu à une conclusion qui en vaille la peine.

Alex et Eve sont donc confrontés par l’ensemble du magasin et la scène est plutôt cool, puisque cela force Eve à révéler à Connor qu’il est le père d’Alex, devant tout le monde. Bien sûr, ils l’accusent de mentir à nouveau, et on perd beaucoup de temps pour rien. Kevin débarque au moment où elles sont jetées à la porte… et provoque encore un peu plus de chaos, avant d’être jetés avec elles et Mia à la porte. C’est mignon. Une fois dans le brouillard, tout se passe mal, surtout pour Alex qui se fait comme posséder par celui-ci.

Par chance, Jay a survécu assez longtemps pour passer par là et la sauver. Oui, mais c’est son frère, alors cette relation incestueuse est punie par la nature qui nous tue Jay en deux secondes, là où elle avait mis plusieurs dizaines de secondes à ne pas tuer Alex. Que c’est mauvais…

Mais vous savez quoi ? J’ai aimé la faim. Fais chier, putain. Une fois dans la voiture, Vic, Alex, Eve, Mia et Kevin décident logiquement de se barrer, mais avant Kevin veut se venger de tous les cinglés du centre commercial. Il prend donc le temps d’en défoncer les portes.

Qu’il était jouissif de tous les voir y passer. Disons que ça fait du bien, après autant de mauvais épisodes, d’avoir une sorte de catharsis comme ça. Tous ? Non. Gus survit en s’enfermant dans son bureau, même si je ne vois pas en quoi une simple porte peut bloquer du brouillard.

Adrian, quant à lui, est sauvé par Jonah et son nouvel allié. Tous trois se dirigent en voiture vers on ne sait trop où, à savoir une base militaire qui devrait soi-disant apporter toutes les réponses sur le brouillard. Je n’y crois pas une seconde.

Connor décide d’aider la voiture de Kevin et compagnie, bloquée dans les portes du supermarché. C’est le regard d’Alex, sa fille, qui parvient à le convaincre, surtout qu’il a enfin compris que Nathalie était cinglée. Cette dernière meurt également, heureusement, en donnant le sein à un nouveau-né ; probablement le sien mort des années auparavant, ça donne tellement de sens au personnage. Il était jouissif, véritablement et je ne le répète pas pour rien, de la voir se faire aspirer sa vie comme ça.  Le montage musical est plutôt bon, avec du Lou Reed en fond pour faire la pilule du massacre.

Restait à conclure la série que j’ai peine à voir renouveler vu les audiences… Pensez-vous ! Tout au contraire, on nous offre un excellent cliffhanger où tout le petit monde dans la voiture, ce qui inclut Connor sauvé par Alex, découvre qu’un train arrive en ville… pour mieux nourrir la brume.

Eux qui espéraient être sauvés par le train, c’est foutu. Il y a donc de nombreuses pistes ouvertes pour une saison 2, mais je ne sais pas si je reviendrais pour un second voyage. Il est certain que la fin de cet épisode relevait un peu le niveau et nous débarrassait d’une grosse partie des intrigues chiantes de la série (à commencer par Jay, ou Alex apprenant la vérité sur Adrian), mais il y en a que j’aurais aimé voir y passer pour ne plus avoir à supporter le mauvais jeu d’acteurs.

Je me déciderais l’an prochain, en fonction des nouveautés aussi, ou de si Netflix nous balance la saison 2 ; et tout ça, seulement s’il y a une seconde saison. Peut-être qu’un bingewatching aurait été plus supportable. En tout cas, je suis bien content d’avoir pu voir cet épisode sur Netflix, la qualité est quand même bien différente entre le streaming et ça. Cela permet d’apprécier un peu mieux le travail de la photographie et les jeux de lumières qui instaurent une ambiance particulière quand même. C’est rien que ça et la fin plutôt sympathique qui font augmenter la note de cet épisode qui souffrait encore de beaucoup de défauts par ailleurs.

11

EN BREF – Malgré un début plutôt bon pour une série estivale de laquelle on sait qu’il ne faut pas trop attendre, The Mist s’est vite perdue dans des sous-intrigues chiantes et prévisibles. J’étais pourtant parti très positif avec cette série qui semblait pouvoir apporter ce que je voulais pour l’été. Oui, mais la majorité du casting n’est pas à la hauteur d’un ou deux acteurs secondaires meilleurs (et déjà connus), mais pas aidés par leurs personnages. Ce qui aurait pu être un bon thriller devient donc long et ennuyeux un peu avant sa mi-saison et n’arrive plus à sortir de la purée de pois dans laquelle il s’est mis tout seul. Oui, l’image n’est pas choisie au hasard : les scénaristes eux-mêmes semblent être pris dans le brouillard qui attaque un à un les protagonistes de la série.

La série vaut le coup pour ses effets spéciaux et une ou deux scènes marquantes, mais le tout est tellement perdu au sein d’un ennui redoutable que j’ai peine à vraiment me rappeler ces scènes. Pour moi, cette saison 1 ne vaut pas franchement la peine d’être vue d’un œil attentif, mais elle peut être un bon bruit de fond et gagner un peu en qualité à être vue d’un coup plutôt que pendant dix semaines.

La fin de saison ne résout rien, ouvrant même de nouvelles pistes qui feraient presque espérer une saison 2. Comme je le disais dans la critique de l’épisode 10, je ne suis pas sûr du tout de revenir pour une saison 2 après avoir souffert pendant une bonne partie de saison. Après, j’ai un côté masochiste et ça fait du bien de voir des séries de moins bonne qualité pour pouvoir apprécier pleinement les bonnes séries à côté… On verra bien ! Clairement, je ne serais pas peiné en cas d’annulation, malgré l’ouverture finale.

EDIT 28/09 : La chaîne américaine Spike a annoncé durant la nuit qu’elle ne renouvellerait pas la série. Sauf miracle, il n’y aura donc pas de suite et fin pour la série. Dommage, mais je m’en remettrais.

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Lucifer (S01)

Synopsis : Lucifer s’ennuie en enfer et décide de venir s’installer à Los Angeles où, après quelques péripéties, il finit par devenir consultant pour la police afin de punir les criminels.

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Pour commencer, je dois dire que cette série m’a longtemps fait hésiter lors de la saison 2015/2016. Je lui trouvais un potentiel certain : des acteurs que j’aime bien, un trailer efficace avec de belles images et une bonne ambiance. Oui, mais… C’était aussi et avant tout une série qui me criait qu’elle était un procedural et je suis un peu allergique à ce genre.

Alors que la série est renouvelée pour une saison 3, je me lance finalement dans l’aventure, armé de nombreuses réticences. J’adore le surnaturel, la pseudo-canicule du moment me donne envie de voir une série un peu « poisseuse » et c’est ce que j’ai de plus proche dans ma longue liste de choses à (tenter de) voir cet été. En plus, j’ai une amie qui m’a survendu la série, en plus de Ludo qui a dévoré les deux saisons en quelques jours et tout un tas de retours positifs sur Twitter.

Enfin, il faut bien dire que la perspective d’avancer enfin dans mon Challenge Séries m’aide à me jeter à l’eau, parce que nous arrivons à la moitié de l’année et je suis tellement en retard que je n’ose même plus regarder mon beau planning établi en janvier.

Je me lance donc avec l’objectif d’un épisode par jour et advienne que pourra !

Note moyenne de la saison : 15/20

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Capture d'écran 2017-05-28 20.13.30.pngÉpisode 1 – Pilot – 18/20
Oh it’s times like this I wish I was still in Hell.

Cela commence très bien pour la série qui débute sur les premières notes de « Ain’t No Rest for the Wicked » de Cage the Elephant. Avec un tel début, difficile de décevoir même si la « course poursuite » initiale est très convenue. Assez rapidement, le personnage de Lucifer et ses pouvoirs sont introduits, ce qui permet de passer à autre chose tout de suite.

Autre chose ? Un bar plein de débauches et de sexe, tenu par Lucifer lui-même, bien sûr, et une barmaid qui est elle aussi sortie tout droit des enfers. La série se met en place rapidement et présente assez clairement les choses avec l’arrivée d’Amenadiel, venu prévenir Lucifer que leur père n’est pas de bonne humeur.

Pas de temps à perdre, Lucifer Morningstar se retrouve aussitôt en compagnie de Delilah, une star (classique) de Los Angeles, au passé sulfureux, surtout depuis qu’elle connaît le diable dont elle est proche. Alors qu’il parvient à la réconforter sur ses derniers malheurs, Delilah se fait fusiller en pleine rue. Cela m’aurait surpris si toute la promo de la série ne s’était pas faite autour de cette scène. Bon, au moins, en dix minutes, les choses sont réglées : la mythologie de la série est posée et nous avons le fil rouge Delilah mis en place.

Dès lors, Chloe débarque : il s’agit d’une détective de la police, avec un passé un peu trouble (Palmetto Street) que l’on découvrira forcément plus tard dans la série. Comme elle interroge Lucifer, l’inévitable « will they/won’t they » se met en place entre eux, avec une drague lourde du diable. Difficile d’en attendre moins, difficile d’en attendre plus.

En fait, ce premier acte est bouclé sans trop de surprise. Le second débute sur le mariage de l’ex de Delilah que Lucifer se fait un plaisir de gâcher. Là aussi le trailer m’avait un peu gâché la scène, qui n’en reste pas moins marrante. Le rythme est excellent, j’espère que ça continuera comme ça dans la suite de série. Il interroge donc ensuite un rappeur, un ex de Delilah. C’est chez lui qu’il retrouve Chloe, apprend qu’il l’a vu nue dans un film et se débrouille pour faire équipe avec elle. L’alchimie entre eux est parfaite et Lucifer découvre que son « pouvoir » ne fonctionne pas sur elle. Hop, deuxième acte terminé : il était un peu plus court, mais il y avait moins de choses à développer sur celui-ci, c’était surtout une transition.

Arrêté par Chloe, qui accepte son aide, Lucifer se retrouve à sympathiser avec la détective. Forcément. De cette manière, il apprend qu’elle a une petite fille de sept ans (dans la même école que Mike Scofield a priori). Petit détour par l’école, donc, histoire de perdre un peu de vue le fil conducteur et de développer le personnage de Chloe, de son partenaire qui lui met des bâtons dans les roues parce qu’il est son ex, et de créer une relation particulière entre Lucifer et la fille de Chloe. Celle-ci se fera forcément enlever dans un épisode à venir, d’ailleurs (oui, je tente des paris comme ça, tant le tout est convenu).

L’enquête peut alors continuer avec Lucifer draguant la psy de Delilah et atterrissant au milieu d’un tournage (ah Los Angeles…) où il joue de nouveau de son pouvoir inefficace sur Chloe. Le mystère est entier sur la raison pour laquelle ça ne fonctionne pas : cela permet de créer une relation d’égalité entre les deux, histoire de bien lancer la romance entre eux.

Bon. Je ne suis pas déçu du tout par ce premier épisode qui est parfaitement ficelé : l’histoire est prenante, la mythologie aussi, le rythme au point, la bande-son réussie. C’en est presque même trop parfait pour être pleinement savoureux : les scènes s’enchaînent sans le moindre problème avec des personnages aux dynamiques très réussies.

Il y a tout ce qu’il faut où il faut, même le sursaut final lorsque Chloe se prend une balle qui bien sûr ne la blesse que partiellement, histoire que la série continue. Allez, il faut bien le dire, les acteurs sont excellents et c’est un vrai plaisir à suivre, même si c’est entièrement convenu et que je n’ai pas eu de vraie surprise devant l’épisode (à part cette balle, OK, mais elle n’aura pas beaucoup de conséquences je pense, c’était juste pour que Chloe croit à l’histoire de Lucifer).

Le cliffhanger sur la balance bien/mal et la guerre qui va tranquillement se préparer en fil rouge d’un épisode à l’autre (quand il ne sera pas juste question d’une enquête de la semaine) est intéressant. De plus, je n’ai aucun doute qu’avoir une saison de treize épisodes est probablement la promesse d’une série qui saura maintenir son rythme sans trop se perdre. Du moins je l’espère, car si les épisodes sont tous aussi bons que ce pilot, je comprends pourquoi on me la vend tant : je me répète, mais cette série a tout ce qu’il faut où il faut. Pas plus, pas moins.

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02.pngÉpisode 2 – Lucifer, Stay. Good Devil. – 17/20
Your time here on Earth is affecting you, brother.

Retour à Los Angeles pour ce second épisode qui commence avec un bon humour : Lucifer se balade et ridiculise un fou qui déclare que le Diable est parmi nous. Forcément. C’est un gag qui fonctionne bien pour débuter l’épisode.

Sa relation avec la psy continue et est ma foi une excellente chose, je m’amuse bien de leur dynamique d’échange thérapie/sexe. Cela va courir sur plusieurs épisodes, j’espère que ça ne me lassera pas à force.

Pendant ce temps, Chloe continue d’être beaucoup trop intriguée par Lucifer, au point de le stalker et de mener une enquête sur lui. Cela dit, ça le fait rire plus qu’autre chose. Forcément, c’est pendant leur petite conversation que Chloe reçoit l’appel qui lance l’enquête de la semaine : un enfant de star (ah LA !) est tué par un paparazzi qui fait partie du passé de la détective. Les dynamiques entre tous continuent d’être bonne et bien sûr Chloe se retrouve face à son ex, Dan. Elle doit surtout gérer Lucifer qui fait de la merde sur sa scène de crime, toujours avec un bon humour. C’est l’accent anglais qui doit aider, c’est franchement un casting parfait.

J’ai du mal à en dire autant de DB Woodside, pourtant je l’aime bien. Seulement en ange, il passe moyen avec son air grave et sa voix rauque. Cela permet de bien inverser les valeurs habituelles au moins. Et puis, il est dur de ne pas totalement adorer Lucifer, son air assuré et son humour à toute épreuve, jusque dans sa relation avec Trixie. Là-dessus, la série réussit donc plutôt bien à instaurer son univers et nous faire prendre parti pour le diable, qui semble bien loin d’être si cruel et horrible que ça.

L’enquête de la semaine est bien sûr totalement détachée de ce fil rouge principal, mais il permet de mieux connaître le passé de Chloe. En plus, les guest-stars sont géniaux : Rachael Harris (la psy, vue dans Suits), Jeremy Davies (LOST) et Greg Vaughan (Charmed !), que demander de plus ? Il faut bien dire que je ne suis pas emballé par le côté procedural, mais l’enquête fonctionne bien avec juste la bonne dose d’informations sur le passé de Chloe (fille de star harcelée par un paparazzi donc) et une crédibilité de l’histoire générale.

Celle qui tire bien son épingle du jeu par rapport au pilot est également Maze, la serveuse du bar de Lucifer, qui se permet quelques discours contre son boss qui se laisse beaucoup trop aller à son goût. C’est plutôt cool, car ça rajoute une trame de fond et c’est au fond ce qui m’intéresse le plus. Lucifer étant Lucifer, il cherche surtout à punir les coupables. Seulement, Chloe débarque à temps pour l’empêcher de faire de la merde, ce à quoi je m’attendais bien sûr. Lucifer comprend donc son point de vue et sauve la vie d’un coupable, sous les yeux d’une Maze incompréhensive et d’un ange inquiet de voir son frère devenir gentil. Comme en plus tout cela se déroule sous les yeux de Chloe, il est temps pour elle de comprendre qu’elle fait bien équipe avec le diable. Sur une saison de 22 épisodes, cela aurait trainé un peu plus, mais ici, le timing est bon.

Finalement, Lucifer paraît donc comme un personnage avec peu de valeurs morales, mais clairement pas comme un grand méchant. Histoire de nuancer tout ça, on découvre alors que Jimmy, le taré ayant tiré sur Chloe, est encore en vie. Il lui annonce qu’il est le diable dans une crise de folie qui en dit effectivement long sur les tortures proposées par le diable. C’est un cliffhanger juste assez bon pour donner envie de revenir la semaine suivante, mais j’ai la chance de ne pas avoir à attendre si longtemps. Le rythme du un épisode par jour me semble définitivement le meilleur pour garder la curiosité sans me lasser des enquêtes à répétition. C’est ce que je voulais faire avec Supernatural également, au début en tout cas, et puis je me suis laissé avoir par la flemme.

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Capture d'écran 2017-05-30 14.56.23.pngÉpisode 3 – The Would-Be Prince of Darkness – 15/20
Lucifer, this is all your fault, I wish I’d never met you

Après le début très décevant de Still Star-Crossed, j’étais content de pouvoir me réfugier dans ce troisième épisode d’une bonne série.

Cet épisode commence par un bon jeu sur les attentes avec Lucifer poussant une jeune demoiselle à sauter… dans une piscine, avant d’aller convaincre Ty, un athlète, à sauter… autre chose, si vous me passez l’expression. La scène est un peu longue en introduction, mais je ne doute pas vraiment de la série : il est obligatoire que cela soit simplement le moyen de lancer l’enquête de la semaine. Et ça ne manque pas.

La fête se conclue sur le meurtre de la femme qui draguait Ty, Ali, pendant que Lucifer prend du bon temps avec trois figurantes. L’enquête est alors lancée et Ty est rapidement arrêté pour le meurtre, puisqu’il est révélé qu’il a couché avec Ali. Bon, clairement, il n’est pas coupable, mais l’écriture de l’épisode est celle d’une enquête bien classique.

Une sous-intrigue voit alors Lucifer se faire voler son identité, histoire de justifier la présence de la psy au casting. Son interaction avec elle est toujours parfaite. Je ne peux plus trop en dire autant de celle qu’il a avec Chloe qui recommence une fois de plus à se méfier de lui. Bon, c’est sûrement une bonne attitude puisqu’il est le diable, mais c’est un peu relou car ça bloque la série.

Bien sûr, les scénaristes trouvent comme toujours un moyen pour faire travailler ensemble Chloe et Lucifer, malgré tout ce qu’elle fait pour le tenir à l’écart. Rien de fou, mais ils interrogent l’agent de Ty qui les mets sur la piste de Debra, l’ex de Ty, qui est aussi une fan cinglée. Il s’agit d’une fausse piste, mais qui m’aura fait sursauter lorsque sa voiture explose.

Pour ne pas trop changer les codes de la série qui n’enquête que sur des stars, Chloe et Dan se retrouvent à enquêter sur « Hollywood fixer », une agent chargée de résoudre tous les problèmes de stars, rarement de manière légale bien sûr. Chloe se sert de Lucifer pour l’appâter et celui-ci change le plan au dernier moment, pour régler son propre problème. Il n’y a pas à dire, l’écriture est très bonne, tout est parfaitement minuté et mène agréablement au coupable finalement peu surprenant : l’agent.

La bonne chose est qu’une fois de plus Lucifer se calme dans cet épisode, ne punissant plus à fond les coupables pour les laisser à Chloe. Dans le même genre, la psy lui affirme alors qu’il aime de plus en plus faire justice pour les gentils. Mouais, ça passe bien. Oh, et il faut noter que pour le côté vie perso de Chloe, il faut noter que Trixie est toujours là et fan de Lucifer. Les scénaristes la casent comme ils peuvent quoi.

C’était donc un petit épisode sympa avec un peu moins d’humour et rien pour faire avancer le fil rouge (pas d’ange et une Maze dans la répétition par rapport au second épisode). Agréable à voir, divertissant, mais parfaitement inutile pour le reste de la série, à moins que Ty ne ressurgisse dans un épisode futur. En effet, nous n’apprenons rien sur personne, à part peut-être rapidement sur Lucifer. Ah, les séries de type procedural… Cela me conforte dans l’idée que c’est une bonne chose de n’avoir que 13 épisodes. Pour l’instant, la série en est à ses débuts, ce n’est donc pas trop blasant ou répétitif, mais c’est tout à fait le genre d’épisode qui finit par m’énerver dans les séries qui ne proposent que de régler quelques meurtres avec enquêtes prévisibles et sans fil rouge.

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04.pngÉpisode 4 – Manly Whatnots – 15/20
Well since you shot Lucifer, it must mean you really like him.

Hop, l’épisode commence sur la douche bien clichée de l’héroïne encore traumatisée par les derniers événements. Cela permet surtout de faire un bon résumé de la série, commencée depuis un mois au moment de la diffusion de cet épisode. Sans grande surprise, Lucifer s’introduit chez elle pour lui faire le petit déjeuner et c’est bien drôle, avec son ex qui débarque en compagnie de Trixie pile à temps pour se faire la masse d’idées et jouer à l’ex déçu qui veut gérer sa vie. Passionnant. Il est encore amoureux d’elle, c’est mignon (non).

Le cas de la semaine n’est pas bien intéressant, avec Lucifer qui travaille sous couverture, mais je suis sûr d’avoir déjà vu l’actrice ailleurs (après quelques recherches : dans True Blood où je l’adorais). La couverture est surtout une bonne excuse pour ramener Lucifer une fois de plus dans la vie de Chloe qui lui jure qu’elle ne couchera jamais avec lui. Bien sûr, dans la vraie vie, cela voudrait dire jamais, mais dans une série, cela veut dire qu’elle en meure d’envie. Ah lala. Toujours pareil.

Bon, donc, l’enquête concerne la disparition d’une jeune fille de 22 ans dans un club hyper privé et machiste. Bien sûr, Lucifer ruine leur couverture par intérêt personnel : après une discussion avec sa psy, il est sûr de devoir coucher avec Chloe pour la démystifier. Cela y va un peu fort : après avoir vu Chloe nue en début d’épisode, c’est lui qui se déshabille devant elle pour rétablir la balance. Et la tension sexuelle est énorme… quand elle voit les cicatrices de ses ailes coupées.

En parallèle et puisque j’en suis à parler de tension sexuelle, Amenadiel débarque au Lux et se bat avec Maze, qui est donc un « petit démon » si on l’écoute. Bien, de leur combat, je retiens surtout que les scénaristes y vont fort dans la dimension sexuelle, histoire de rendre ces personnages un peu plus intéressants en créant un drôle de ship SM. Il faut bien dire qu’ils sont pour le moment trop laissés de côté pour être passionnants. L’ange lui demande de l’aide pour rendre Lucifer purement méchant à nouveau, mais ça ne fonctionne pas.

L’enquête était on ne peut plus prévisible, j’avais trouvé la coupable au bout de 22 minutes d’épisodes (sur 40) et sans même chercher, parce que chercher, c’est chiant. J’ai l’impression d’avoir tellement bouffé d’intrigues de ce type que je pourrais les résoudre les yeux fermés. Finalement, je devrais peut-être envisager une carrière dans la police, comme Lucifer, l’immortalité en moins. Je vous jure, je devrais compter le nombre de fois qu’il dit « immortal » par épisode, ou en faire un jeu d’alcool.

Bon alors j’avais la coupable, mais je n’ai pas vu le dernier acte arriver. Lindsay est donc une pauvre victime d’un mec macho totalement insupportable qui voulait sa revanche. Alors qu’il s’apprête à la punir, Lucifer se fait surprendre par Chloe, qui aperçoit son vrai visage. Je pensais que ça n’arriverait qu’en mi-saison, je suis donc plutôt content qu’on en soit déjà là.

Bien sûr, cela suppose aussi de développer un peu l’histoire. Lucifer réussit ensuite à la convaincre de lui tirer dessus. Et évidemment, il saigne et est réellement blessé par la balle. Maze veut alors se barrer au plus vite de la Terre, mais pas lui.

C’était un épisode intéressant du point de vue de la mythologie de la série et surtout de la relation Lucifer/Chloe. Une fois de plus, le twist final est assez prévisible : elle lui résiste et a maintenant la capacité de le blesser/tuer. Je suis pressé d’avancer un peu pour mieux comprendre comment et pourquoi elle est une élue de Dieu ou blablabla. Même si ce n’est pas exceptionnel comme intrigue et comme mythologie, il faut reconnaître que ça fonctionne bien.

En revanche, La bande-son de cet épisode est un peu plus décevante que d’habitude, tellement elle est populaire, mais ça m’aura bien fait rire. L’enquête était également particulièrement inintéressante, heureusement que ça se rattrape sur le dernier acte. Tant que ça continue d’être bien écrit, ce sera un plaisir de poursuivre mon visionnage.

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Capture d'écran 2017-06-01 16.39.38.pngÉpisode 5 – Sweet Kicks – 13/20
Ouh dangerous! Lucifer likes.

Une fois de plus, et encore et toujours, nous retrouvons Lucifer et Maze dans un milieu de stars, et plus concrètement celui de la mode. Lucifer, blessé par Chloe dans l’épisode précédent, cherche à s’amuser de sa mortalité et souhaite se confronter au danger. Bien sûr, le défilé auquel ils assistent lui offre l’opportunité parfaite pour ça : des coups de feu éclatent évidemment.

Sans grande surprise (ça devient récurrent), Lucifer vient voir la commissaire pour lui demander de bosser sur l’enquête. Avec un peu de charme (sur)naturel, il parvient à la convaincre et hop, il se retrouve à travailler avec Chloe qui affirmait pourtant qu’il était définitivement en-dehors de sa vie. Cela commençait à devenir redondant de toujours devoir trouver une manière de les réunir, mais après tout c’est un procedural. La fin de l’épisode les voit devenir officiellement partenaires puisque Lucifer est désormais consultant.

Pendant ce temps, Maze s’inquiète de plus en plus pour Lucifer qui risque trop son immortalité pour rien, selon elle. Lucifer la trouve jalouse, ce qui doit la conforter dans sa décision d’avoir contacté l’ange. Ce dernier obtient de sa part la connaissance de l’existence de Linda (la psy). C’est intéressant à suivre. Il se fait passer pour un confrère psy afin de la faire parler, ce qui est une idée pas stupide du tout, mais pas si angélique.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode, et ça se voit dans la longueur de la critique, je crois. Forcément, comme je n’ai pas accroché, la partie résumé tombe un peu à l’eau pour ce cinquième volet.

Ce n’était pas franchement passionnant côté enquête, c’était assez répétitif (Lucifer avec sa tête de démon pour rendre fou les méchants) et, hormis Amenadiel/Linda, il ne se passe rien de fou dans cet épisode. J’ai même réussi à faire une pause d’une heure pour le repas en plein milieu, c’est dire. Et contrairement à Lucifer avec Chloe, contrairement à Maze avec Lucifer, moi je n’étais pas frustré de cette pause.

Ne me faites pas dire non plus ce que je n’ai pas dit : le cliffhanger  m’a beaucoup plu avec une chanson que j’adore et Maze qui se met à stalker Chloe. Cela donne une petite notion de danger appréciable pour la suite, c’est cool, sans pour autant donner envie d’enchaîner, or ce n’est pas mon but d’enchaîner. Parfait !

Autrement dit, la série est un bon petit divertissement, mais je ne suis pas accro. Je ne peux donc pas vraiment parler de coup de cœur au sens où j’ai plutôt l’habitude de bingewatcher alors que là j’apprécie le rythme un/jour.

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06.pngÉpisode 6 – Favorite Son – 15/20
Well I’m a walking paradox, what can I say?

Bam, suite à un vieux bug tout pourri hier, je n’ai pas vu mon épisode quotidien. Plus exactement, j’ai vu huit minutes de l’épisode hier et je reprends aujourd’hui. Je m’étais fait la réflexion au début que les résumés d’épisodes précédents étaient presque suffisants pour suivre la série, puisqu’ils sont assez longs et virent toutes les enquêtes assez inutiles qui plombent le rythme par moment. OK, ça se sent que je n’ai pas du tout accroché à celle de l’épisode 5 ?

Bon, cela dit, les résumés d’épisode risqueraient de me faire passer à côté des meilleures blagues de Lucifer et probablement également de ses capacités en chant. Y a-t-il quelque chose que cet acteur ne sait pas faire ? Sérieusement ?

L’influence de Lucifer commence à se faire sentir sur Chloe qui fait tout ce qui lui plaît. J’ai de plus en plus de mal avec l’ex de Chloe qui est juste insupportable à vouloir tout contrôler de sa vie. En revanche, c’était amusant de voir les deux parents interroger la gamine en reprenant le jeu du bad cop/good cop. Je commence à comprendre un peu mieux les critiques faites au personnage de Chloe avec les gens à qui j’en parle, car elle est effectivement assez chiante à avoir toujours la jolie voix de la morale. On se croirait presque dans Supergirl.

L’enquête de la semaine n’est toujours pas convaincante, avec un garde de sécurité tué. Ce n’est tellement pas convaincant que même Lucifer décide de quitter le cas, avant d’y être ramené par obligation quand il apprend qu’on a tué ce garde pour voler son container. Au moins, il y a une petite part de mystère comme ça, surtout que l’entrepôt gardait surtout des choses illégales. Pas un instant je n’ai imaginé quoique ce soit d’illégal pour autant.

Ce n’est pas le cas de Chloe qui refuse finalement son aide et envoie Dan enquêter sur Lucifer. Elle ne sait pas vers quoi elle l’envoie, car Maze n’apprécie pas du tout que l’on fourre son nez dans ses affaires. Dan se réveille ainsi nu chez Chloe, ce qui permet de bonnes scènes comiques qui rythment un peu l’épisode.

Ce n’est décidément pas l’épisode de Lucifer qui se prend aussi la tête avec Linda. Elle a pourtant raison, mais il n’a pas envie de le reconnaître. C’est bien dommage parce que pendant ce temps Amenadiel continue de charmer Linda pour avoir plus d’informations.

Bon l’enquête ne m’a pas franchement passionnée plus que ça, mais il était intriguant de voir Lucifer devenir de plus en plus humain. Ses séances avec Linda deviennent bien plus intéressantes quand elle le confronte enfin à son passé (tout en pensant continuer la métaphore) et aux références bibliques. Cette scène remonte carrément le niveau de l’épisode/la série en développant la relation Lucifer/Dieu.

Le cliffhanger nous apprend que les ailes de Lucifer étaient dans le container, c’est surprenant et, pour une fois, je suis content de pouvoir enchaîner sur l’épisode 7 tout en respectant mon un épisode par jour.

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07.pngÉpisode 7 – Wingman – 14/20
It’s really not a good day for your Luciferness.

Le fil rouge mythologique de la série s’éclaircit un peu avec le vol des ailes de Lucifer… et la cruauté de Maze et son boss aussi. Les deux cherchent à retrouver le contenu du container, évidemment.

Pendant ce temps, Chloe enquête sur un collègue possiblement corrompu, mais mort, et cela provoque bien sûr la masse de remous parmi ses collègues. Elle a 24h pour régler son affaire et pour une fois, elle aimerait bien l’avis de Lucifer… mais lui a d’autres choses en tête. Il en arrive même à demander de l’aide à Amenadiel pour retrouver ses ailes.

Celui-ci ne pouvant l’aider, il retourne auprès de Chloe qui a déjà contacté Dan pour obtenir un nouveau regard sur son enquête. Le trio se retrouve donc à travailler ensemble, ce qui est plutôt une bonne chose, car ça change un peu. Cela n’empêche pas que c’est parfaitement inintéressant comme enquête. Heureusement que ça alterne entre les deux intrigues, parce que sinon, ça aurait été beaucoup trop long comme épisode. En plus, Dan est tellement chiant à vouloir contrôler Chloe et avoir raison en permanence. Le personnage est parfaitement écrit, on va dire, parce que je le trouve relou dans chaque épisode et il est là pour ça.

Les ailes se retrouvent donc dans une vente aux enchères où Lucifer et Amenadiel se rendent. Ils se retrouvent dans une course contre la montre avec le FBI qui risquent de récupérer les ailes avant eux. Oh Amenadiel serait d’avis de taper un scandale, mais Lucifer a toujours un peu peur de se faire tirer dessus finalement. C’est complétement con, mais il faut bien avouer que les scénaristes ont géré de ne pas le reblesser depuis que Chloe lui a tiré dessus. Je suis convaincu qu’il n’y a qu’elle qui peut le blesser et que sa faiblesse vient de là. Peut-être que je me trompe, mais on devrait vite le savoir maintenant qu’Amenadiel a appris que son frère pouvait se faire tirer dessus.

Bon, Lucifer et Amenadiel se retrouvent dans une impasse avec la vente aux enchères puisque les ailes qui y sont vendues sont fausses, mais cela permet à Chloe d’avancer un peu dans son enquête avec la découverte d’une troisième porte secrète dans l’entrepôt. Elle est bien sûr en compagnie de Dan pour cela et, forcément, il me paraît aussitôt cacher quelque chose et être le coupable idéal.

Les ailes, Lucifer les retrouve chez le propriétaire de la salle de ventes aux enchères et comprend qu’Amenadiel a fait ce qu’il fallait pour le pousser à vouloir retrouver ses ailes. Le plan était parfait, mais Lucifer s’en rend compte juste à temps et… brûle ses ailes. Tout ça pour ça ! Je dois reconnaître que je ne m’y attendais pas, pourtant c’est assez logique, donc ils ont réussi leur coup.

C’était divertissant, mais pas exceptionnel non plus et j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose.

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08.pngÉpisode 8 – Et tu, Doctor ? – 14/20
Hey Detective! You need your roots done.

Lucifer fête son anniversaire au Lux et il est dégoûté de voir que Chloe se ramène avec son ex. Elle ne reste de toute façon pas, préférant se rendre à la soirée de Malcom. Le pire, c’est qu’il lui faut Linda pour comprendre qu’il est jaloux. Comme par hasard, le cas de la semaine permet à Lucifer de ramener Linda sur l’enquête, contre l’avis de Chloe mais grâce à un peu de charme sur une juge. C’est juste assez marrant pour que l’énormité de la chose me passe au-dessus.

En fait, le but suprême de Lucifer est de faire soigner Chloe de son addiction des mecs stupides. Comme l’enquête les pousse à parler de tromperie, Lucifer tente également d’en connaître plus sur le passé de sa partenaire.

L’enquête n’avait rien de passionnant, mais une fois de plus, cela permet de ramener un acteur que j’adore dans la série : Jim Rash. Il fait un bon second rôle, c’est marrant.

L’épisode m’a bien plu parce qu’il mettait Linda en avant. Elle est beaucoup trop drôle comme personnage, donc ça fonctionne bien. Bien sûr, dans cet épisode, elle comprend que sa relation avec Lucifer est trop malsaine pour continuer. Il serait temps. Lucifer comprend également qu’Amenadiel s’est approché d’elle, ce qui ne lui plaît pas.

 En plus, la jalousie de Lucifer envers Dan permet de bons gags cette fois, même s’il est un peu épuisant à force le Lucifer, à être au-dessus de tout le monde sauf quand il s’agit d’émotions. Bon, c’est donc lui qui résout l’enquête sans grande difficulté (mais faut dire, dès la première scène avec le coupable, c’était obligé que ce soit lui, quoi).

Je n’accroche pas du tout au fil rouge avec Malcolm, ce n’est toujours pas intéressant pour le moment et j’ai trop l’impression que c’est sorti de nulle part il y a quelques épisodes. Enfin bon, j’imagine qu’ils finiront par relier ça à l’intrigue mythologique de la série. Pour l’instant, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue, à part si c’est pour accuser Dan à la fin. Ouais, je sais, je me plains que c’est trop prévisible, puis que c’est imprévisible. Je suis chiant, faites avec ! Et oui, j’ai vraiment envie que Dan dégage de la série, je suis totalement trop dans l’affect qu’ils veulent. Franchement, toute la réalisation le désigne comme coupable d’un truc… c’est donc sans surprise que la fin d’épisode révèle Malcolm l’accuser de lui avoir tiré dessus.

Finalement, toujours pas assez de surprises devant ces épisodes, même si j’aime l’humour du personnage et que je commence à m’attacher aussi aux personnages secondaires. Par exemple, l’énervement de Lucifer envers Maze quand il comprend qu’elle la trahit en parlant de Linda à Amenadiel m’a un peu fait chier. Je me dis que c’est plutôt bon signe.

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09.pngÉpisode 9 – A Priest Walks into a Bar – 14/20
Being alone and being lonely are two totally different things.

Un épisode par jour qu’il disait… et me voilà dix jours plus tard, à ne pas avoir vu un seul épisode. Oups. Qu’à cela ne tienne, c’est reparti pour une fête de Lucifer qui force (aha choix de mots mensonger) son livreur de pizza à coucher avec trois filles. Forcément. Cet épisode s’intéresse surtout à la solitude de Lucifer, ce qui est une bonne chose, je trouve.

Comme le titre l’indique, c’est un prête qui demande l’aide de Lucifer… un prêtre qui n’est autre que Victor Strand de Fear the Walking Dead, ça m’a bien fait rire comme changement de rôle. Lucifer refuse de l’aider, mais veut l’emmerder quand même, donc il emmène Chloe enquêter sur lui. Ils tombent sur un cadavre et hop, comme d’habitude nous avons une enquête de la semaine.

Le fil rouge autour de Dan continue cette semaine avec Malcolm, mais ça me blase toujours autant, ce n’est vraiment pas le type d’intrigue que j’aime et que j’attends de cette série. Je préfère largement tout ce qui touche à l’urban fantasy et qui est bien mieux écrit en plus (sans compter son originalité plus grande). Malcolm ayant été ramené en vie par Amenadiel, il y en a un peu : il bosse désormais pour l’ange par peur de retourner en Enfer. Bon, pourquoi pas. Le cliffhanger voit en toute logique Amenadiel demander à Malcolm de tuer Lucifer. C’était prévisible, mais bien amené.

Le rythme est bien rôdé, l’humour de Lucifer continue de sauver la série d’un fort ennui qui caractérise toujours mon visionnage des séries procédurales et la relation avec le prêtre permettait des interactions intéressantes. En effet, une relation amicale se développe entre eux et ça tombe bien, c’est précisément ce dont Lucifer avait besoin. Il est cool de les voir aller dans cette direction.

Cependant, ce n’est pas spécialement dingue lorsque je prends du recul, les choses n’avancent pas bien vite, alors que l’on n’a pourtant que treize épisodes. En plus, l’enquête reste beaucoup trop prévisible, de même que le développement des sentiments de Lucifer vis-à-vis (de la mort) du prêtre, attendue dès le moment où ils sont devenus amis.

L’avantage de tout ça, c’est que ça me permet de travailler en même temps et de ne relever la tête qu’aux scènes où Lucifer craque et s’adresse à son père. Le divertissement est bon, l’écriture réussie, mais comme ça n’est pas mon type de série préférée et que les dynamiques entre personnages n’évoluent pas beaucoup d’un épisode à l’autre, ce ne peut pas rester le coup de cœur que j’aurais envie qu’elle soit. C’est juste cool en période de pause.

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10Épisode 10 – Pops – 14/20
He was like a father to me.

Un chef cuisinier se fait assassiner et cela énerve Lucifer autant que ça lui plaît : il ne pourra plus jamais manger sa cuisine, mais il peut enquêter sur ses « enfants »… c’est-à-dire l’ensemble des employés le considérant comme son père. Cela réveille les Daddy issues de Lucifer, alors qu’en parallèle, Chloe doit s’habituer à la présence de sa mère qui débarque dans sa vie. Cette apparition de la mère sur la scène du crime était complétement téléphonée, mais au-delà de ça, ça permet des interactions intéressantes. En plus, les dynamiques entre Chloe, Lucifer et leurs parents sont bien plus cools à suivre que les enquêtes de la semaine de chaque épisode.

Ouais, bon, après dix épisodes, vous savez pourquoi je suis là de toute manière, et j’attends simplement d’en arriver à la fin de saison. La saison 2 risque d’être longue à suivre, d’ailleurs.

Quant à Pops, le chef, il a un fils qui n’est autre que Manny Montana, que je suis content de retrouver, même pour un épisode, car il jouait mon personnage préféré dans Conviction (c’était pourtant le seul acteur que je ne connaissais pas avant, comme quoi). L’enquête était plutôt sympathique, avec des empoisonnements à répétition et Lucifer qui devient pote avec Junior.

En parallèle, Maze demande de l’aide à Linda, dans le but de devenir plus humaine. C’est une intrigue que j’aimerai voir développée sur du plus long terme et autrement que par Maze devenant amie avec Trixie. De toute évidence, c’est quelque chose que les scénaristes développeront forcément.

L’enquête de la semaine est rapidement résolue, le vrai point d’intérêt de l’épisode étant les affaires de famille de Chloe. C’était plutôt cool, surtout que ça mène à la mort de Dan, prévue depuis bien trop longtemps, et à Chloe qui veut coucher avec Lucifer. Bien sûr, le diable refuse, ce qu’il ne comprend pas. La relation entre eux est de plus en plus cool. Je pense que je vais vite manger la fin de saison, histoire d’avancer un peu dans le Challenge Séries !

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11Épisode 11 – St Lucifer – 13/20
The devil usually has an impeccable gaydar.

Après sa gueule de bois de la veille, Chloe se réveille nue chez Lucifer, ce qui apporte juste tout l’humour nécessaire. Quant à moi, j’en suis à mon troisième épisode de la journée et je crois bien que je vais finir la saison au point où j’en suis. Déjà, pour rattraper mon retard dans le un par jour et ensuite parce que j’ai surtout envie de savoir où va la trame générale. Les enquêtes, j’ai trop souvent envie de passer la scène, mais ça me faisait pareil avec NCIS ou Bones, et c’est très exactement pour ça que je bossais devant. (Bon, j’ai eu un grand débat avec Ludo à ce propos, et je reconnais bien sûr que Lucifer est quand même mieux que ces deux séries-là, parce que sa mythologie est plus intéressante et que la dynamique des héros avancent – lentement, certes, mais elle avancent).

Vous comprendrez donc que l’enquête de la semaine, un meurtre comme un autre qui pousse Lucifer à organiser un gala de charité, ne m’a pas transcendé. Ce n’était pas mauvais, comme toujours, mais ce n’était pas non plus exceptionnel, ce que je dis à chaque épisode, donc vous avez l’habitude. Il était marrant de voir Lucifer se mettre en quatre pour faire de bonnes actions, cela dit. Cela dit, avoir Chloe qui pique sa crise parce que BOUHOU Lucifer n’est pas aussi chiant qu’avant, c’était un peu relou et dommage.

Dan n’est pas mort. C’était trop beau, j’aurais dû m’y attendre. J’avais trop d’espoir dans cette série, même s’il est intéressant de suivre Malcolm dans ses gros délires sur l’Enfer. Pendant ce temps, Maze sympathise avec l’ange qui n’est définitivement plus si gentil que ça depuis qu’il cherche à tuer Lucifer. Ils finissent même par coucher ensemble, histoire de.

Malcolm débarque chez Lucifer. La scène est un peu longue, mais Lucifer parvient à s’en tirer sans une égratignure avec de belles paroles. Pas de bol pour lui, quelqu’un d’autre finit par lui tirer dessus, ce qui lui permet de découvrir que non, il n’est pas mortel. Je l’avais dit il y a quelques épisodes déjà, c’est Chloé qui l’affaiblit, évidemment. Bon, tant d’épisodes pour en arriver à la conclusion logique, je suis content de voir ces épisodes assez rapidement et de ne pas avoir à attendre chaque semaine pour en arriver là.

Quant à Dan, il parvient à échapper à Malcolm, mais quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce dernier.

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12.pngÉpisode 12 – #TeamLucifer – 15/20
It’s my get out of hell free card

Finalement, j’ai préféré lire plutôt que d’enchaîner les épisodes jusqu’à pas d’heure, je regarde donc ces deux derniers épisodes au soleil, c’est beaucoup mieux. J’ai bien fait de m’arrêter, de toute manière, puisque l’épisode reprend trois semaines plus tard. Lucifer évite soigneusement Chloe depuis tout ce temps, puisqu’il a peur de se blesser. C’est mignon. Quant à elle, elle est vexée de l’attitude de Lucifer envers elle, ce qui est compréhensible vu qu’il vient de passer onze épisodes à la harceler.

L’enquête de la semaine est un peu plus intéressante que d’habitude puisqu’il s’agissait d’une enquête portant sur l’occulte et le culte de Lucifer, justement. Du coup, ça parle latin et je me dis que j’aurais pu voir cette saison plus rapidement pour valider plus facilement mon second bingo, mais bon.

L’épisode est plutôt meilleur que d’habitude, on sent qu’on approche de la fin de saison, avec Maze/Amenadiel qui sont désormais un couple de manipulateurs. Elle se fait surprendre en train d’essayer de le tuer, c’est bête. Fin de saison aussi, parce que Lucifer se fait harceler par le révérend qu’il avait fait flipper dans la rue en début de saison. Fin de saison toujours, dans la relation Dan/Chloe, avec Dan qui tente de se racheter après le SMS envoyé par Malcom. Fin de saison également, avec Malcolm qui s’avère être l’assassin recherché aujourd’hui.

Tout ceci nous mène à Amenadiel qui confronte Lucifer, enfin. Les deux frères en arrivent aux poings et il était temps qu’ils s’affrontent. Bien sûr, Maze les arrête, ce qui n’a rien d’étonnant. Les deux frères se sentent bien bêtes quand elle leur laisse les couteaux qui peuvent leur permettre de s’entre-tuer. Pour ne rien arranger, Malcolm s’est enfuit et le révérend est retrouvé mort derrière le bar du Lux. Ben tiens ! L’arrestation de Lucifer fonctionne plutôt bien comme cliffhanger pour la fin de saison, ça donne envie d’enchaîner, et je ne vais pas m’en priver.

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13Épisode 13 – Take Me Back To Hell – 16/20
So you think it’s my fault the party is over.

L’épisode reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Lucifer est déçu de voir que Chloe le croit coupable, comme tous les autres et décide donc de pousser les flics à le tuer. Amenadiel le sauve de justesse et le ramène sous la pluie, décidemment, cette fin de saison, c’était pour le Bingo du mois dernier.

Lucifer demande à Amenadiel de retourner en Enfer, mais l’ange refuse. Il préfère envoyer Malcom en Enfer pour réparer ses erreurs. OK, ça me va comme plan pour une fin de saison, surtout que Malcolm récupère les couteaux de Maze.

Pendant ce temps, Dan avoue enfin à Chloe toute l’affaire Malcolm. Elle ne comprend pas encore qu’elle tient là une piste, mais Maze l’aide dans sa recherche. J’ai adoré voir ce duo enfin réuni, de même que cela fonctionne très bien de voir Lucifer & Amenadiel bosser ensemble. Tout le monde rencontre l’ange dans cet épisode et découvre qu’il est le frère de l’ange déchu, ce qui est génial, surtout lorsqu’il s’agit de Linda. La scène avec elle était une fois de plus parfaite, c’est définitivement une des meilleures trouvailles de la série (et celle qui est le moins lié à un procédural). Ce qui fonctionne le mieux entre les deux frères, ça reste les scènes de baston en tout cas, ça me rappelle de bien bons souvenirs de Buffy.

L’épisode possède de plus un excellent rythme, avec Amenadiel qui se fait poignarder par un Malcolm qui réussit à s’enfuir et… kidnapper Trixie. Évidemment. Je m’étais déjà préparé à écrire mes excuses à la série parce qu’ils n’avaient pas utilisé cette carte que j’attendais depuis le premier épisode. Quand je vous dis que c’est trop prévisible même si parfaitement écrit. En plus, tout ça se fait encore et toujours dans le même aéroport, sans même monter dans un avion, c’est bien la peine !

Dan se sacrifie pour que Lucifer reste libre, avouant enfin ses crimes au commissariat. Je n’aime toujours pas le personnage, mais on sent que les scénaristes veulent lui offrir une consistance plus sympathique malgré tout.

À l’aéroport, Trixie est rapidement libérée. Malgré tout, Malcolm réussit à tirer sur Lucifer, qui meurt donc car Chloe est à proximité. Comme c’est bien joué. Il fait un petit détour dans l’au-delà et revient d’entre les morts pour bloquer Malcolm, grâce à l’aide de… son père. C’est finalement Chloé qui tue Malcolm avec quatre balles qui lui laissent malgré tout le temps d’agoniser. Quant à la pièce qui lui permettait de ne pas aller en Enfer, Lucifer l’a récupérée et détruite sous ses yeux. Hop, hop, Malcolm peut donc mourir et aller rôtir un bon coup. Je n’ai pas accroché du tout à l’intrigue qui l’a introduit dans la série, mais je dois dire que c’est cool de le voir finir comme ça, je n’en attendais pas moins de la série.

J’ai adoré aussi voir Maze s’occuper d’Amenadiel et le soigner en utilisant une aile de Lucifer. Bref, les deux frères ont bien de la chance dans cet épisode, frôlant la mort l’un et l’autre et étant sauvé par la personne de laquelle ils attendaient le moins. C’était bien écrit, comme tout le reste de la saison et ça finit sur un cliffhanger très plaisant : leur mère s’est échappée de l’Enfer et leur père veut que les deux frères la retrouvent.

OK, il est donc sûr que je me lancerai dans la saison 2 car c’est un cliffhanger que je n’avais pas vu venir et qui, j’espère, prendra de plus en plus de place. La mythologie derrière la série est bien plus intéressante que le procedural, qui en occupe beaucoup trop de place pour moi. Ce dernier épisode était bien mieux, précisément parce qu’il échappe à la formule de l’enquête de la semaine. En plus, je suis aussi intrigué par une réplique de Maze qui sous-entend qu’elle a déjà vu des gens revenir de l’Enfer. J’aimerais en savoir plus, mais je ne sais pas si la série prendra cette direction un jour.

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EN BREF – Lucifer est très probablement ce que l’on fait de mieux dans le genre procedural, avec des enquêtes bien menées et des personnages aux dynamiques rôdées. Le truc, c’est que ce n’est pas mon genre et que je me passerais bien des enquêtes qui occupent 60 à 80% de l’ADN de chaque épisode, surtout qu’aucune ne m’a véritablement surprise tant elles sont convenues. Le couple se trouve facilement si on reste attentif à l’épisode, et parfois même quand on ne l’est pas. Si je reste, c’est pour le pourcentage restant dédié à l’urban fantasy, un genre que j’ai toujours adoré et qui est parfaitement maîtrisé par les scénaristes, malgré un goût de trop peu, forcément. On sent que la mythologie est parfaitement maîtrisée par les scénaristes qui n’hésitent pas à jouer de clins d’œil et d’indices pour faire avancer les choses.

Je n’ai pas pu piffrer le personnage de Dan de toute la saison, Chloe a eu tendance à me gonfler un épisode sur deux, mais en revanche, les personnages de Lucifer, Maze et Linda sont vraiment réussis et passionnants. C’est aussi pour eux que je reste. Amenadiel et Trixie sont trop souvent sous-exploités dans ce qu’ils pourraient apporter, du coup, j’ai du mal à vraiment les aimer. En plus, l’intrigue de l’enlèvement de Trixie, c’était tellement prévisible que j’ai passé ma saison à l’entendre pour être déçu de voir que c’était bâclé en dix minutes. Quitte à le faire, il aurait fallu bien le faire. Quoiqu’il en soit, le casting est excellent, jusque dans les guest-stars avec que des acteurs que je prenais plaisir à retrouver le temps d’un épisode.

Dans l’ensemble, cela reste donc une série qui fait bien son travail de divertissement, mais jamais beaucoup plus pour moi. Le prétexte des enquêtes m’a plu quelques épisodes, mais plus on avançait, moins ça me passionnait. J’espère que la saison 2 évoluera vers plus de fantasy, ce que le cliffhanger peut largement permettre. Cela s’est vu dans d’autres séries, j’ai le droit d’espérer ! Il est en tout cas sûr que la série prendra une direction nouvelle maintenant que les deux frères ont un but à accomplir. Cela ne surprendra personne à ce stade de l’article, mais oui, je vais enchaîner assez rapidement sur la saison 2.

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