Burden of Truth – S01E01 : Wake Up Call

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du pilot de Burden of Truth.

01.jpgÉpisode 1 – Wake Up Call – 16/20
Our girls are sick, Joanna, it’s already personal.

Ah les USA et ses matchs de foot… de foot ? Eh bien oui, la série se démarque déjà comme une production qui n’est pas américaine. Avec la mise en place d’un match de football comme on le pratiquerait chez nous, on comprend bien qu’on est au Canada. La maladie mystérieuse du synopsis est toutefois présente dès le départ avec une musique un peu intrigante et une pom-pom girl qui tremble… puis s’effondre dans ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, mais qui est donc la terrible maladie qui va être le cadre de cette saison.

Le générique m’a beaucoup rappelé Ghost Whisperer et Kristin Kreuk n’est plus si jeune, mais toujours aussi jolie. Elle a dans cette série un appartement de rêve qui lui fait néanmoins faire 50 pas rien que pour s’asseoir à son buffet. Qu’importe, elle est rapidement présentée comme une avocate très importante digne de Suits, mais travaillant avec son père pour s’assurer que l’on ait une bonne dose de drama à venir dans les épisodes suivants. Soyons honnêtes, cette introduction n’a rien d’exceptionnel, mais elle fonctionne bien.

Son père la renvoie dans sa ville natale, Millwood, qui a tout d’une Smallville cette fois. Elle s’installe dans le classique motel américain (même si on n’y est pas, je sais, les clichés ont la vie dure, c’est tout) et prend aussitôt rendez-vous chez le docteur. C’est clairement son médecin de famille même si elle ne l’a pas vu depuis près de vingt ans. C’est pour elle un simple moyen d’obtenir plus d’informations sur le vaccin qu’elle soupçonne de provoquer la maladie des jeunes filles. Contrairement à ce qu’indiquait le synopsis et toutes les attentes de ce genre de série, Joanna est en fait la grande méchante : son but est de protéger la société pharmaceutique ayant vendu le vaccin, pas l’inverse. Du coup, on sent bien que ce pilot va la faire progressivement changer d’avis et devenir une gentille provinciale avec le cœur sur la main. Cela ne sera pas très compliqué, car elle est loin d’être un requin.

En effet, elle se rend ensuite au lycée où elle tombe sur une actrice qui m’a paru totalement hors de son rôle habituel de Shadowhunters. Il s’agit de son ancienne amie, Diane, mais très vite, l’ancienne amie devient hostile quand elle comprend que Joanna n’est pas de son côté dans l’affaire du vaccin. Diane est en fait contre le vaccin maintenant qu’elle le soupçonne d’être dangereux.

À la barre, Joanna retombe sur celui qui est clairement son ex même s’il n’est pas (encore) présenté comme tel, un certain Billy avec qui elle a été en cours. Elle défend son cas à la perfection et remporte le combat contre Billy. Pourtant, il est difficile pour elle de voir toutes les filles malades avoir autant de symptômes : c’est grosso modo la naissance de TOC.

Joanna a ensuite une stratégie totalement vicieuse, mais totalement convaincante : elle contacte les victimes et leur fait signer des papiers interdisant de futures poursuites en échange de 50 000$, reçu le jour-même. En cas de refus, elle augmente la somme. C’est terrifiant, mais tellement la manière dont ça se passerait que c’est crédible. Et l’éthique, on peut se la mettre où je pense.

Malheureusement pour elle et malgré tout son professionnalisme, elle ne réussit pas à convaincre tout le monde. Si le père de la pom-pom girl du début, Taylor, refuse, Joanna peut toutefois convaincre facilement et rapidement sa fille de signer, puisqu’elle a déjà dix-huit ans et peut prendre ses propres décisions. Ses propres décisions lui donnant son propre argent. Sympa pour ses parents.

Par la suite, Joanna retombe sur Diane qui ne sait plus si elle doit être ou non son amie, mais refuse de manger avec. Il faut dire que Joanna a tout de la grande méchante avec 17 ans d’absence au compteur et un retour où elle n’est pas du bon côté de la frontière bien/mal dans la tête des habitants. Et Diane ne sait pas qu’elle a promis à Billy que sa firme le détruirait s’il continuait de s’attaquer à eux.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode se poursuit avec Joanna qui se rend au café Lucy où sa serveuse, Wendy, présente très clairement les symptômes et finit par avoir une attaque devant elle, traumatisant notre pauvre Joanna qui dans le fond n’est pas si méchante. On sent bien que la série fait tout son possible pour humaniser son héroïne et nous faire accrocher à sa vision des choses. Cela fonctionne plutôt bien en ce qui me concerne – même si elle reste une grande méchante.

La bonne nouvelle pour Joanna, c’est que Wendy est lesbienne et que les lesbiennes de la ville ont refusé d’avoir le vaccin HPV de sa firme. Du coup, celui-ci ne peut être responsable de la maladie – à moins que Wendy ne mente vis-à-vis de sa petite amie. Elle n’a tout de même pas l’air bien sure d’elle.

Joanna se rend ensuite au bar avec celui qui est autant son ex que son futur love interest – mais aussi l’oncle de Wendy, parce que la ville est toute petite. Maintenant qu’ils peuvent être réconciliés, tout va bien, mais une nana sort de nulle part et donne un coup de poing à Joanna à cause de… son père. Pas clair, mais ça permet d’introduire un élément d’intrigue pour la suite.

Après ce coup, Joanna rentre au motel avec Billy, puis téléphone à son fiancé parce que oui, elle a un fiancé resté en ville. Elle ne lui dit pas vraiment la vérité sur ses sentiments vis-à-vis de cette affaire, même si elle lui avoue se sentir insatisfaite du sentiment de victoire qu’elle devrait sentir. Il n’a pas l’air de s’en inquiéter plus que ça et ça me rappelle très franchement un téléfilm de Noël à ce stade (Christmas Inheritance sur Netflix, si vous voulez tout savoir). Joanna part ensuite faire un tour en ville et on nous rajoute une couche de mystère avec sa maison d’enfance où elle n’ose pas mettre les pieds et un flic surpris de voir qu’elle ose revenir en ville.

Donc si on résume Joanna s’est barrée du jour au lendemain sans rien dire à ses amis, elle n’a jamais remis les pieds en ville et tout le monde semble avoir une dent contre sa famille. Oh, cela sent bon le petit secret glauque à découvrir dans la suite de la série !

Pour conclure l’épisode, Taylor débarque au motel de Joanna pour l’accuser de tous les maux, ce qui n’est pas arrangé par le fait qu’elle découvre qu’elle n’obtiendra pas d’argent maintenant que la compagnie de celle-ci est innocentée. Du côté de Joanna, cela permet une prise de conscience définitive qui la décide à rester en ville pour résoudre le mystère de cette maladie. L’épisode se termine avec Joanna qui propose son aide à Billy pour découvrir l’origine du virus.

Bon, j’en oublierais presque de me faire un vrai avis sur la série. Elle a déjà son ambiance, avec des musiques plutôt sympathiques, une ville classique, et de manière générale, une intrigue très classique pour ce type de série. En même temps, elle n’a pas spécialement besoin de beaucoup plus : la formule est assez efficace.

Ce ne sera probablement pas une série qui me bouleversera, mais le mystère est bon, on est sur une intrigue de saison plutôt que sur du procédural et les personnages ne sont pas détestables. Le casting n’est pas mauvais. En fait, c’est ça, l’ensemble n’est pas mauvais, il est même bon. Rien de plus, rien de moins. Une série sympathique à consommer, que j’aurais plutôt diffusée au beau milieu de l’été. J’y reviendrais pour la suite, même si je prendrais peut-être un peu de retard dessus avant de la continuer – je me vois bien regarder ça dans le train par exemple. Je m’avance beaucoup ; on sait tous très bien que je vais vite reprendre du retard avec toutes les séries qui débarquent.

9-1-1 – S01E02 : Let Go

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du deuxième épisode de 9-1-1.

02.jpgÉpisode 2 – Let Go – 18/20
He’s a dog, you’re a cougar.

Ah voilà le roller-coaster qu’on nous promettait sur l’affiche promotionnelle. On assiste à la conversation de deux potes hésitant à faire un tour de grand huit, et vu la série, on sait très bien où ça va. Moi, je ne les fais plus depuis longtemps. Du coup, c’est sans surprise que le type très confiant dans le roller-coaster, Chad, s’envole plus vite et surtout plus loin que moi quand j’avais tenté Le Tonnerre de Zeus avant l’arrivée des nouvelles ceintures (chacun ses traumatismes, OK ?) et que son pote qui ne voulait pas le faire, Devon, finit suspendu dans les airs. Au moins, lui, il a la tête à l’endroit, contrairement aux autres.

Deux minutes suffisent à ramener la tension du pilot. Je ne suis pas fait pour les situations d’urgence. Je résistais mieux que ça avant, mais pour l’instant, cette série parvient vraiment à créer l’effet de proximité et réel qu’elle recherche. En même temps, contrairement à beaucoup de séries qui prennent un malin plaisir à tuer des inconnus au début de chaque épisode, celle-ci garde le suspense sur le sort de ses victimes, donc on peut leur espérer une jolie issue.

Quand il apprend que Chad est en vie (non, c’est un mensonge des pompiers), notre monsieur sur le point de mourir s’inquiète de voir que tout le monde filme… et finit par ne même pas tenter d’attraper la main de notre jeune pompier impulsif de la semaine dernière, Buckley. La voilà ma fin tragique nécessaire que j’attendais la semaine dernière. Not cool.

C’est la première mort pour Buck et c’est la première mort vraiment marquante pour la série, puisque le suicide de la semaine dernière était plutôt bâclé. Du coup, clairement, c’est son traumatisme que la série veut nous montrer cette semaine.

Pour faire passer la pilule, Athena débarque manger avec les pompiers histoire de bien nous expliquer que le titre de l’épisode symbolise le besoin de laisser aller les traumas en fin de journée quand ils retirent les uniformes, mais ça ne dure pas bien longtemps car l’alarme sonne de nouveau. Les scénaristes ne changent pas de formule et enchaîne les multiples cas par épisode, là où beaucoup de séries procédurales se contenteraient d’un ou deux cas par épisode. C’est plutôt cool car cela limite franchement l’ennui – et les traumatismes aussi. Et puis, ça nous met dans le rythme infernal des urgences.

Côté perso, Grace continue d’avoir du mal à gérer sa mère, mais est aidée par une nouvelle assistante qui lui raconte sa vie. En échange, Grace lui raconte qu’elle a beaucoup apprécié que Buck la remercie d’avoir sauvé une vie. Comme celui-ci passe désormais à la télé, elle l’appelle pour vérifier comment il va. C’est une relation que je n’attendais pas dans cette série, mais qui fonctionne pour l’instant très bien. Elle n’est qu’une voix pour lui, mais c’est très intéressant de voir cette relation se développer.

Buck a bien du mal à digérer les événements du début de l’épisode et se rend donc à l’enterrement du pauvre Devon, pour mieux se prendre en pleine poire de la part de sa sœur qu’il a mal fait son boulot. Oui, en même temps, quelle drôle d’idée d’aller à l’enterrement de quelqu’un qu’il n’a pas réussi à sauver.

Cet épisode joue avec les nerfs de Buck et mon vertige en suspendant ensuite par le pied un laveur de fenêtres. Il s’en tire sans problème, mais pas grâce à Buck. Bob lui conseille donc de parler à un psy, mais celle-ci n’arrive pas à faire le nécessaire pour le faire parler. Comme elle est jeune et canon, et qu’elle l’a bien avant demandé en tant qu’ami sur Facebook, la scène finit par virer en une drague étrange après avoir tenté de comprendre la psychologie de celui n’ayant pas réussi à tenir bon dans le grand huit. Et puis, ils couchent ensemble, forcément.

Du coup, en fin d’épisode, il refuse de rencontrer Abby en personne pour être sûr de ne pas faire n’importe quoi avec – même s’il n’a aucune idée de ce à quoi elle ressemble quand même. Tout ça, c’est après avoir réussi à sauver une troisième personne qui jouait avec le vertige en envisageant de se suicider. La situation était plus marrante que choquante et on sentait dès le début que le type allait survivre – mais je n’imaginais pas Buck le sauver de cette manière.

Si enchaîner trois cas vertigineux était quelque peu excessif, cela réussit bien à la série qui parvient à accrocher l’attention tout du long. Je ne pense pas pouvoir lui en tirer rigueur plus que ça. Finalement, la sœur de Devon recontacte Buck pour lui avouer la vérité : son frère était suicidaire depuis le départ, et la fête foraine était un moyen de le remotiver à vivre. L’intrigue autour de Buck s’achève donc sur l’acceptation que tout le monde ne peut être sauvé – et même que tout le monde ne veut être sauvé.

Par ailleurs, Athena doit gérer sa fille qui fait semblant d’être malade et sa vie amoureuse compliquée : elle est draguée par un type qu’elle sauve de deux chiens enragés… le truc, c’est que les chiens enragés ne sont pas ceux du charmant monsieur ayant appelé les secours. En fait, celui-ci est un simple voleur qui s’est fait attaquer par les chiens du propriétaire et a réussi à endormir son attention.

Du coup, les scénaristes en profitent pour la mettre en thérapie de couple pour exprimer sa colère de savoir son mari gay – elle l’a toujours su et n’est pas prête à abandonner cette idée de la famille. Elle lui propose de rester ensemble malgré tout, mais bien sûr, il a quelqu’un d’autre. Elle passe donc ses nerfs… dans l’arrestation du voleur aux chiens qui a utilisé son portable pour appeler les secours.

Plus tard encore, elle rentre chez elle, la tête pleine de problèmes, pour découvrir que Mae, sa fille a… fait une tentative de suicide en avalant une boîte de médicaments. Je l’ai senti venir dès qu’elle a mis le pied dans sa maison, mais ça me paraît tellement tôt dans la série pour proposer ce genre d’intrigue que je suis malgré tout choqué. Joli boulot de la part des scénaristes pour nous donner envie de revenir.

LA to Vegas – S01E02 : The Yikes and the Dead

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 2e épisode de LA to Vegas.

02.jpgÉpisode 2 – The Yips and the Dead – 15/20
Is there a coupon to make you stop talking ?

J’ai un peu galéré à trouver cet épisode, ça en dit long sur le succès de la série, qui n’a pas non plus de sous-titres VO pour l’instant. Comme cela ne me dérange pas plus que ça, j’ai bien sûr visionné l’épisode malgré tout.

Un sac abandonné dans le terminal rend toute l’équipe suspicieuse… ils attendent de voir combien de temps il faut pour qu’il soit considéré comme problématique. Ce sac rose est absolument immonde, mais finalement, le capitaine déclare que le sac est à lui (ou plus vraisemblablement à une de ses conquêtes). C’était plus marrant que prévu comme gag introductif et aussitôt oublié, donc l’épisode a marqué un premier point avec cette première scène.

L’épisode prend le temps de nous montrer le terminal plus longtemps que la semaine dernière, mais ce n’est pas plus mal. Après tout, quand on prend l’avion, on passe parfois plus de temps dans l’aéroport que dans l’avion.

Ronnie regrette de ne pas s’être rendue à son rencard de la veille… avec Colin, bien évidemment. En même temps, elle est totalement stressée par le professeur qui lui demande des explications pour tout, et principalement pour le lapin de la veille.

Tout le monde finit par décoller et la structure de l’épisode est chamboulée avec un problème au décollage, puis avec un passager mort à côté de la strip-teaseuse, forcément. L’humour est excellent, car l’équipe ne peut le déclarer mort dans l’avion et que Nicole est super drôle. La situation est bien marrante, surtout que le pilote se met à stresser de l’atterrissage.

Le cadavre est finalement découvert par les autres passagers grâce au boulet de co-pilote, Alan, ce qui attire automatique les rapaces et les selfies… mais aussi le stress de Nicole. Finalement, le problème est réglé par Ronnie et Colin comme si de rien n’était. Il n’empêche que l’avion doit encore atterrir et ce n’est pas gagné avec le pilote qui a un blocage – le fameux « Yips » du titre – à cause d’une interview dans un article de magazine.

Bon, si c’était censé me faire aimer le personnage du pilote, c’est raté ; j’ai trouvé cette sous-intrigue un peu moins bonne. En revanche, Ronnie nous fait un discours patriotique (pas vraiment – mais c’est américain malgré tout dans l’esprit) d’encouragements pour convaincre le pilote qu’il faut qu’il pose l’avion – parce qu’Alan est mal en point après avoir trébuché contre le cadavre.

Et une fois arrivé à Los Angeles, Ronnie souhaite s’engager avec Colin… qui est flippé par son discours, alors que Nicole reprend sa vie et la promotion intensive de son travail. Marrant et nécessaire pour une suite intéressante dans les deux cas.

Très franchement, cet épisode avait tout l’humour nécessaire et continuait agréablement les intrigues du premier épisode. Je suis surpris d’accrocher autant, j’ai même ri une fois, c’est pour dire. Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer une figurante enceinte jusqu’au cou (enfin, un faux ventre) qui fera forcément l’objet d’un épisode futur.

Bref, c’est engageant parce que la série a trouvé son ton à travers ses personnages très clichés. Je ne pense pas qu’elle ira très loin, mais c’est dommage. Je pense bien la regarder tant qu’elle sera diffusée, du coup.

Ghosted – S01E09 : Snatcher

Edit 15/01 : La Fox a repoussé la diffusion de l’épisode 10 à une date indéterminée. Oui, Ghosted vient de nous ghoster.

 

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 9 de la première saison de Ghosted.

09.jpgÉpisode 9 – Snatcher – 14/20
Guys, are we stupid enough to be lost already?

Enfin une série où tout le monde ou presque porte une montre, merci pour le Bingo. La série en fait des caisses sur la relation Annie/Max dès le début de ce neuvième épisode et si c’était un peu introduit auparavant, je trouve que leur relation a subitement évolué sans qu’on ne voie ce qu’il s’est passé. Bon, admettons.

Tout cela a perturbé mon attention sur le cas de la semaine, avec un monstre en pleine forêt et une Annie qui part en mission avec Max et Leroy puisqu’elle est fan du monstre qu’ils traquent. L’idée vient de Max qui souhaite l’impressionner, même s’il refuse évidemment de l’avouer au premier abord.

Le problème, c’est qu’il est flippé de se perdre en forêt et, bien sûr, il leur faut moins de six minutes pour les retrouver perdus en forêt. Sur les conseils de Leroy, Max fait semblant d’avoir confiance en lui pour rassurer Annie.

Et il le fait tellement qu’il finit par les perdre un peu plus alors qu’ils sont sous la menace d’un homme-chauve-souris qui n’est pas Batman malgré d’excellents jeux de mots. Max finit par avouer la vérité à Annie lorsqu’ils sont poursuivis par leur ennemi et enfermés dans une cabane.

Il finit par réussir à l’impressionner néanmoins en repérant un sac à dos à l’extérieur de la cabane. Il se sacrifie pour aller le chercher, risquant sa vie, et grâce à ça, il peut construire une bombe à la McGyver… ce que même les personnages reconnaissent.

C’est ensuite Annie qui a une idée pour le tuer : mettre la bombe sur le cadavre qui se trouve dans la cabane et faire croire à la créature qu’elle emporte avec elle une victime humaine quand tout ce qu’elle a entre ses mains/griffes/allez-savoir est un homme mort et une bombe. Ce plan qui n’a que peu de chances de fonctionner fonctionne malgré tout et met un terme à l’épisode.

Certes, il leur reste encore à retrouver leur chemin, ce qu’ils peuvent faire avec un compas… la logique est totale : le soleil se couchant leur permettait tout à fait de savoir où était chaque point cardinal, hein – pour les sceptiques : cela permet de savoir où est l’Ouest puisque le soleil s’y couche ; de là, vous savez que l’Est est en face et si vous vous tournez de façon à avoir l’Ouest à gauche et l’Est à droite, vous avez face à vous le Nord et derrière vous le Sud. Simple comme bonjour, leur affaire. Bon, cela aurait été trop tôt dans l’épisode, j’imagine. Et puis, je ne vois pas en quoi une boussole et/ou la position du Nord les a aidé à savoir où était leur voiture, mais c’est une autre histoire.

Pendant ce temps, LaFrey est clairement perturbée par quelque chose, et ce quelque chose est probablement un homme. Cette sous-intrigue a du potentiel, avec un Barry qui se met à conseiller sa boss. Comme le conseil fonctionne, elle le prend soudainement pour un psy.

Et juste comme ça, le potentiel s’évanouit : elle passe d’un extrême timide à un extrême bavardage qui pousse Barry à lui conseiller de mettre un terme à sa relation avec son ex. Une fois qu’elle est en ligne avec, il lui conseille de se remettre avec, ce qui la pousse à prendre sa décision de le larguer.

Et c’est tout. Une fois encore la sous-intrigue est comme bâclée et surtout n’apporte pas grand-chose. Elle semblait avoir déjà tiré un trait sur son passé quand elle draguait le livreur d’eau, sérieusement. Enfin bon, ça passe le temps.

Du coup, c’était un bon épisode, mais il avait quelques défauts. Du côté des qualités, son jumpscare était aussi prévisible qu’efficace et il y avait toujours quelques bons jeux de mots. Toutefois, je trouve que ça ne parvient plus à décoller comme avant. Quant à l’ex-femme de Max, je commence à perdre espoir de la revoir avant la fin de saison, et ça, c’est vraiment de l’abus total.