Missions (S01)

Synopsis : Alors qu’ils sont sur le point d’arriver sur Mars, une équipe spatiale européenne se fait doubler par ces relous d’américains. Pas de bol, ces derniers disparaissent mystérieusement et la mission européenne se transforme en mission de sauvetage.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, le synopsis de cette série ne m’aurait pas forcément interpellé s’il n’avait pas été celui d’une série française. Les américains nous ont déjà pondu la masse d’histoire dans l’espace, un thème qui sera en plus assez à la mode l’an prochain dans les séries que je compte regarder, alors j’aurais probablement passé mon chemin. Oui, mais une coproduction française qui nous sort de la science-fiction, et en plus en format 20 minutes, sur OCS ?

Cela sentait quand même très, très bon et ça aurait été de la mauvaise foi que de ne pas regarder en affirmant que ce serait forcément mauvais car français. C’est vrai que je rejoins la fête avec un peu de retard, faute de temps dans mon planning (et j’avoue, par flemme un peu inexplicable aussi).

Du coup, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai pris le temps de regarder les premiers épisodes diffusés ces deux derniers jeudis sur OCS. Et bien m’en a pris. Hop, sans plus tarder, voici mon avis sur chaque épisode déjà diffusé. Je vous donne rendez-vous chaque semaine pour la suite, parce que clairement, je vais regarder toute la saison 😉

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-06-11 17.16.08.pngÉpisode 1 – Odysseus – 16/20
Mais je préfère la franchise et, franchement, on s’est fait baiser.

J’avais déjà vu les premières minutes de la série sur Youtube, seule promo que j’avais pu trouver pour me faire une idée. Les effets spéciaux sont au niveau et on est tout de suite dans l’ambiance, ça commence donc plutôt très bien pour cette série qui avait quand même tout pour se planter sur le papier.

Après le générique, un petit détour à Paris VIII intrigue, avec une expérience comportementale assez connue : bien sûr, il s’agit de suivre, 10 mois plus tôt, le recrutement de la psychologue, qui une fois dans l’espace couche avec son commandant. C’est plutôt classique comme idée de base. Je regrette un peu que la série prenne trop de temps à en venir à son synopsis. Pourquoi vendre la série sur ce qui n’arrive qu’en moitié du premier épisode ? C’est un truc que je ne comprendrais jamais mais qui se pratique couramment, autant côté séries que films.

Du côté des points très positifs, l’introduction des personnages est très soignée, avec un pitch assez classique mais efficace. Il en va de même avec la présentation de la mission de sauvetage, qui ne semble pas aussi téléphonée que ce j’en pensais après lecture du synopsis.

J’avais également un peu peur que le français me freine dans l’immersion, par habitude des séries américaines, mais tout le monde semble prendre assez bien ses marques dans le casting, alors ça ne dérange pas tant que ça une fois qu’on s’y fait (c’est fou, il faut un temps d’adaptation vis-à-vis de ma propre langue tellement j’ai pas l’habitude de voir des trucs français de qualité). Au passage, on sent bien que les acteurs ne sont pas tous français et qu’il y a là un réalisme soigné, qui contraste bien avec le scénario de science-fiction.

Le premier épisode présente donc les personnages et leurs dynamiques, le français permettant finalement de bien les cerner dans les réflexions et l’humour qu’ils ont entre eux. Oui, le niveau de langage est familier, mais pas copié pour autant sur les formules consacrées chez les ricains, alors c’est tout bon parce que ça « sonne » naturel et c’est plutôt cool.

Pendant ces 26 minutes, la mission Odysseus s’approche de mars, avec le côté huis-clos du vaisseau qui provoque tout un tas de difficultés relationnelles entre eux. Bien sûr, on voit le commandant mourir (enfin non, d’ailleurs, il dérive dans l’espace pour les prochaines douze heures) avant l’atterrissage, mais l’atterrissage en lui-même est réussi.

Dans l’ensemble, après cet épisode, je suis surtout curieux de voir ce que ça va donner sur du plus long terme. Autrement dit, c’est bien joué : la série fonctionne puisqu’elle pique la curiosité. Un premier épisode n’est pas censé faire autre chose que donner envie de voir la suite. C’est tout à fait le cas ici, surtout qu’on sent le budget de fou derrière, c’est agréable à regarder en toutes circonstances et le double cliffhanger (24h de survie annoncées, quelqu’un qui les observe) est efficace.

Capture d'écran 2017-06-11 17.43.53Épisode 2 – Mars – 18/20
Les rêves d’une génération ne sont qu’une réalité de la suivante.

L’épisode débute sur une conférence de presse du fondateur de Zillion, le groupe américain qui a réussi à doubler les européens. Il est intéressant de noter que nous avons de nouveau un falshback, je me demande si c’est une formule vouée à se répéter en début de chaque épisode, mais ça fonctionne bien, de même que le générique que je trouve drôlement entraînant.

Drôlement entraînant, c’est aussi ce que je peux dire du scénario qui ne perd pas une minute à l’arrivée sur Mars. Forcément, avec un épisode de 20 minutes, il n’y a pas de temps à perdre et c’est tant mieux.

Nous suivons deux groupes dans cet épisode : d’un côté, trois personnages se lancent en quête de la première mission arrivée sur Mars pour trouver leurs batteries ou panneaux solaires. Notre équipe a en effet besoin d’énergie. Je n’ai pas trouvé ça forcément passionnant à suivre, mais il n’y a pas non plus eu le temps de s’ennuyer. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la beauté des lieux de tournage. Loin de la claustrophobie du vaisseau qui a tout des vaisseaux spatiaux télévisuels habituels, le désert choisi pour Mars est quand même sacrément beau à contempler !

De l’autre côté, le reste de l’équipe souhaite relancer IRN, l’ordinateur de bord/intelligence artificielle que j’ai trouvé un peu trop surréaliste dans le premier épisode. Oui, oui, il est question d’aller sur Mars en trois semaines et c’est ça que je trouve irréel, faîtes avec.

L’épisode règle assez vite ses problèmes après quelques moments de suspense et des décisions bien difficiles. L’énergie revient à bord du vaisseau quand un membre de l’équipage de l’autre mission se réveille… Problème : il dit être né en 1927. J’aime beaucoup l’idée, qui introduit juste ce qu’il faut de mystère : vérité ou crise psychotique ?

L’ambiance très particulière de Missions m’accroche à merveille, principalement grâce à son rythme de folie. En vingt minutes, la série nous présente autant de rebondissements que dans un épisode de 40 minutes, ça s’enchaîne très bien et ça donne envie de découvrir la suite au plus vite.

Capture d'écran 2017-06-11 18.45.17.pngÉpisode 3 – Survivant – 15/20
Mars, c’est quand même toujours un peu pareil.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode débute sur un flashback dans les années 90. Ce n’était pas bien intéressant à première vue, puisque cela nous avait déjà été raconté dans l’épisode précédent. Bon, cela permet d’introduire juste ce qu’il faut d’informations, même si la connexion avec la Terre aurait pu suffire pour ça.

La psy du groupe n’est pas la meilleure psy du monde quand même, elle se laisse totalement manipuler par le russe, mais ça n’empêche que je suis intrigué. Non, pas par le quinoa qu’il bouffe, mais par son histoire personnelle, ça oui. Surtout qu’après quelques recherches, Vladimir est un homme qui a existé et dont la fille s’appelait… Irina. Alors qu’il réussisse à réactiver IRN, ça me fait me poser tout plein de questions.

Au-delà de ça, la série manque un peu d’enjeu dans cet épisode et c’est dommage. Il y a de bons moments et les enjeux ne sont pas forcément nécessaires, d’autant qu’on a d’excellentes dynamiques mises en place. Finalement, Vladimir disparaît du vaisseau et une bonne partie part à sa recherche, ce qui est un peu répétitif après l’épisode précédent, mais c’est souligné par l’un des personnages (cf citation ci-dessus) alors rien à redire.

Muller et Basile se rapprochent également, ce qui était inévitable, mais étrangement long à venir.

Côté réalisation, c’est toujours impeccable, notamment du côté de l’ambiance musicale dont je n’ai pas encore assez parlé. Bien qu’il ne fasse que 20 minutes, je l’ai trouvé un peu plus long que les autres. La fin d’épisode relance néanmoins agréablement l’histoire, avec un Vladimir qui n’a pas un ADN humain (forcément, en même temps) et un objet extra-terrestre enfoui sur la planète rouge qui semble tout droit sorti de l’Egypte antique, une sorte de tombeau en pierre. Et puis surtout, Vladimir dit à Jeanne que « Mars est au rendez-vous », comme son père en début d’épisode.

Aaah je veux savoir la suite, donc j’enchaîne. N’empêche, ils nous avaient vendu un sauvetage sur Mars, mais l’équipe de Zillion, on s’en fout totalement pour l’instant, alors que pourtant, il y a eu une vidéo. J’imagine qu’on y reviendra en flashback, c’est inévitable.

Capture d'écran 2017-06-11 19.06.01.pngÉpisode 4 – Stone – 16/20
C’est pas mortel ? Le mec a l’ADN d’un caillou !

Pas de flashback pour cet épisode, mais un retour sur Terre malgré tout, avec un détour du côté d’Ivan, le fondateur de Zillion. Celui-ci est toujours malade, mais drôlement intéressé par les découvertes d’Ulysse. Je me demande quand même ce que les terriens savent réellement de ce qui est en train de se dérouler sur Mars.

Bon, pêle-mêle, on assiste au premier « enmarssement », de nouveaux personnages débarquent sur Mars grâce à Zillion (ben tiens !) alors que Muller et Basile continuent de se rapprocher. Basile est drôlement proche de son ordinateur également, avec une voix artificielle tellement humaine que je n’arrive pas à savoir si elle est un simple ajout comique à la série ou une menace discrète à venir.

L’arrivée de Zillion 2 inquiète un peu le milliardaire à l’origine de la mission Ulysse, ce que je peux comprendre. Il est intéressant que Jeanne remarque qu’il n’est pas étonné de ce qui se déroule depuis leur arrivée, il semble effectivement avoir toujours un coup d’avance.

Quant à Vladimir, il est plus mystérieux que jamais, à parler de manière cryptée avec Jeanne. Le cryptage est forcément la clé de l’intrigue, alors ça ne fait pas mal réfléchir. C’est assez cool de trouver une série qui fasse réfléchir comme ça. Je ne peux pas dire que c’est rare en soit, mais que des français proposent une aussi bonne histoire, je ne l’avais vu que chez Ulysse jusqu’ici (oh, ça va, vous saviez que je finirais par en parler de toute façon).

Zillion 2 est là pour récupérer la boîte noire de Zillion 1, retrouvée dans les mains de Vladimir dans le deuxième épisode. Le reste de l’équipe d’Ulysse continue d’analyser la pierre de l’épisode précédent et découvre qu’elle est en orichalque, le métal de l’Atlantide, avec également une part… d’ADN. Cela continue d’intriguer.

Sur le plan technique, je remarque quelques redondances dans l’écriture, avec une des découvertes faites par l’équipage que l’on a toujours en décalé, voyant d’abord leurs réactions avant de découvrir à notre tour ce qu’ils ont sous le nez. C’est un peu dommage en 1h20 de retrouver déjà quelques répétitions de ce type, même si ce n’est pas désagréable non plus.

Jeanne hypnotise Vladimir pour en savoir plus sur ses origines et ça tourne mal : ils finissent par s’embrasser et c’est le cliffhanger le plus étrange que j’ai eu l’occasion de voir depuis un moment. J’imagine que c’est elle qui s’est fait hypnotiser, finalement.

Vivement la suite, je suis cette fois totalement accroché aux mystères de la série. En plus, c’est un régal de voir que la mythologie de la série est au point, avec des références historiques (Vladimir) comme des références de la littérature antique (l’orichalque), le tout nappé d’humour un peu geek grâce à Basile. Difficile de ne pas accrocher !

05.pngÉpisode 5 – Alliance – 14/20
Oh my God, c’est les mêmes chiffres que dans LOST.

Quel plaisir de retrouver Missions cette semaine ! L’air de rien, j’attendais impatiemment de voir ces épisodes et j’étais content de voir que l’épisode 5 reprend non pas là où le 4 nous avait laissé, mais au beau milieu de la séance d’hypnose avec une inversion des rôles. Malheureusement, le mystère reste entier un temps, Jeanne ne se souvenant que par moments de la séance d’hypnose. Tout ça semble donc avoir un rapport avec son enfance, et elle est totalement paumée. L’actrice aussi semble parfois un peu paumée avec la complexité du scénario, mais ça marche bien. En plus, ses interactions avec le Russe sont toutes réussies, je trouve.

Bon, comme la semaine dernière, il a fallu que je reconditionne mon cerveau sur le français, mais ça a pris moins de temps maintenant que j’ai pris l’habitude des personnages.

Gemma Williams arrive sur le vaisseau avec Nathan Brody. On sent bien que les acteurs ne sont pas français, mais c’est tellement agréable d’avoir un casting avec des accents absolument géniaux, ça ajoute au réalisme, de même que le scénario bilingue. Je commence à me répéter, ça y est. Dans tout ça, Gemma et William se connaissent et Basile est fan de la scientifique, ce qui énerve Eva Muller. Cela m’a bien fait rire, mais pas autant que la référence gratuite à LOST.

J’ai bien aimé le fait que William fasse tout un tas de secrets avec l’équipe de Zillion et qu’on apprenne ce qui était arrivé à Zillion 1. J’ai moins accroché à la révélation sur Jeanne qui aurait un lien avec Mars. Je trouve ça tiré par les cheveux, mais en même temps, ça m’intrigue beaucoup. Le cliffhanger suggère que Jeanne sait ce qu’elle a faire, mais nous on ne le sait pas.

06-1.pngÉpisode 6 – Irène – 14/20
This is a stuff of science-fiction.

Les références à LOST continuent dans la première scène, « man of faith/man of science », qui nous révèle le projet du fondateur de Zillion : il veut tout simplement devenir immortel, un Dieu, en se transférant dans Komarov. Bah oui, bien sûr, évidemment, normal mec.

Jeanne se lance dans une balade sur Mars vers la stèle. Simon et Gemma se lancent à sa recherche. Ce n’était pas franchement passionnant comme partie de l’épisode, même si j’ai aimé voir Simon se bouger pour Jeanne. On se dirige de plus en plus vers une relation entre ces deux-là, je pense. Ce n’était pas gagné avec le premier épisode qui présentait Simon comme un relou.

On en apprend également plus sur la trahison de Gemma envers William : elle l’a laissé tomber pour Zillion. Bon, ce n’était pas la peine d’en faire tout un mystère, ça se comprenait assez vite.

Pendant ce temps, IRN se reconfigure toute seule… comme un cerveau humain. Basile entre en pleine déprime de perdre la seule femme qu’il parvenait à contrôler (sans commentaire, du coup, si ?). J’ai dû mal à voir où ils veulent en venir, mais je n’ai jamais l’impression qu’ils se perdent pour autant, ce qui est une bonne chose.

Je n’ai pas du tout accroché au cliffhanger qui voit la vie de Jeanne en danger quand elle tombe dans un ravin (comme si elle pouvait y passer), par contre, toute la partie sur les militaires de Zillion qui débarquent sur le vaisseau est franchement réussie. Je pense que cela va nous mener à des situations intéressantes, mais c’est surtout bien vu car ça réaffirme un peu plus l’ambiance huis-clos oppressante sur Ulysse.

Bref, cet épisode m’a paru plus court que les autres, plus précipité aussi dans son intrigue et ses scènes, alors qu’en parallèle, il ne se passait pas forcément grand-chose à raconter dans cette critique. C’était donc deux bons épisodes, mais un peu en-dessous des premiers. Normal, on est en milieu de saison, y a toujours quelques lenteurs dans ces cas-là. Et puis, la série s’est complexifiée cette semaine avec son virage dans une SF assumée.

06Épisode 7 – Fallita – 14/20
Simon, merde, répondez !

Allez, ce n’est pas parce que je n’ai plus de WiFi et que je ne regarde en conséquence pas grand-chose que je laisse totalement tomber le blog, loin de là. Hier soir, OCS diffusait deux nouveaux épisodes de Missions et, comme Mars, j’étais au rendez-vous (elle était facile, celle-ci).

Après les scènes en anglais, c’est parti pour le russe, en 1967. Franchement, ils osent tout et tentent le tout pour le tout, c’est hyper agréable de voir une série française prendre de tels risques quand même. En une scène, ils m’ont donc remotivé cette semaine. Les flashbacks permettent de mieux comprendre l’histoire de Komarov, ils étaient donc nécessaires, même si un peu long.

Le mystère continue de s’épaissir avec un flashback sur Jeanne et son père, qui lui annonce qu’il a un cancer. Cela permet de confirmer qu’il a une fâcheuse tendance à faire beaucoup de secrets, puisqu’il apprend à Jeanne qu’il a un cancer. Tout l’épisode nous permet de voir des flashbacks également sur Jeanne, qui accepte d’euthanasier son père. Mars est au rendez-vous, comme dirait l’autre. En parallèle, Jeanne est coincée sous un rocher sur Mars, c’est quand même un peu con.

Par chance, elle est retrouvée à temps pour être sauvé, notamment grâce à Gemma.

Les références à LOST sont toujours là avec l’ordinateur qui se met à parler à Basile à travers le programme IRN. Cela n’empêche pas Basile de continuer à draguer Eva, en parallèle, normal. Ils apprennent alors qu’une tempête s’approche du vaisseau et Komarov demande aux militaires de Zillion de le ramener sur Terre. C’est un sacré cliffhanger, je suis bien content d’avoir la suite qui m’attend juste après ! L’épisode était un peu lent, mais débouche sur leur meilleure fin pour le moment.

08Épisode 8 – Phénix – 17/20
C’est pas nous qui avons colonisé Mars…

Après avoir secouru Jeanne, nos héros poursuivent leur route vers un temple martien, guidé par l’héroïne de la série qui a une connexion toute particulière avec Mars. Un peu comme Basile avec son ordinateur, qui lit les messages de Mars pendant que tout le monde interroge Komarov.

L’air de rien, Jeanne découvre l’eau sur Mars, puis un cimetière peu reluisant qui leur fait comprendre à tous que les hommes ont colonisé la Terre, et non pas Mars. Oula, c’est un mystère parfaitement mené et un parti pris vraiment cool.

Dans le vaisseau, Vladimir se fait tirer dessus et aussitôt Jeanne se sent mourir elle aussi. Les deux décèdent effectivement… Bon, vu le titre de l’épisode, il est assez évident que Jeanne s’en tire, je pense, mais la vraie découverte, c’est que l’air de Mars est respirable.

Gemma parvient à s’enfuir dans la panique sans même le savoir, mais elle envoie les militaires chercher Jeanne. Komarov, lui, est bel et bien mort. Allez savoir. La série me balade totalement.

Pendant ce temps, sur Terre, le patron de Zillion tente de se transférer. C’est lui qui a la majorité des réponses sur Mars, l’air de rien. Il a compris, je pense, cette histoire de colonisation. Et la fin d’épisode est totalement à retourner le cerveau puisque Mars ressemble soudainement bien trop à la Terre ! J’ai eu l’impression de retrouver la série avec les deux épisodes de cette semaine, c’était absolument dingue à suivre, j’ai adoré en découvrir plus sur Mars et sur l’histoire pleine de science-fiction que nous réservait les scénaristes depuis le début.

Comme d’habitude, je suis donc impatient de découvrir les prochains épisodes !

09.pngÉpisode 9 – Volodia – 19/20
Et du coup, si jamais on s’en sort quand même, y a moyen hein ?

Et voilà, de retour pour les deux derniers épisodes de la saison qui sont tout simplement excellents (rien que ça, oui) !

Il y a donc un astronaute sur la planète rouge qui n’est plus si rouge que ça de l’autre côté du temple. J’aime beaucoup le parti pris de la série qui est de nous dire que Mars était habité par l’homme, c’est un retournement de situation qui fonctionne bien.

Sur le vaisseau, depuis la mort de Komarov, la tension est palpable. Eva embrasse finalement Basile et lui promet même plus, là aussi, il était temps. L’histoire sur le vaisseau s’emballe de plus en plus dans cet épisode. Le rythme est excellent, ça mène même à des scènes de combat et deux morts. J’aimais de plus en plus Alex (il serait temps sur la fin de saison, je sais), mais le cliffhanger m’a quand même laissé sur le cul, car je ne pensais pas qu’elle irait si loin. Cela fait donc trois morts en vingt minutes, sacré rythme.

Loin du vaisseau, Meyer découvre à son tour la Terre qui se cache sur Mars et l’homme qui détient toutes les réponses : Komarov, pas si mort que ça. C’est lui qui apporte toutes les réponses de la série, même si on commençait à s’en douter. Plus ça avance, moins j’imagine les possibilités pour une saison 2. Et en même temps, Jeanne est annoncée comme une femme à mi-chemin entre l’humanité et les martiens, la seule capable de sauver les terriens d’eux-mêmes. Bon, OK, ça ne peut pas me surprendre après tout ça. Oh et Meyer finit par se prendre une balle aussi, alors qu’un des militaires meure également. Quatre morts. Voilà voilà.

10Épisode 10 – Orage – 20/20
Parlez-lui… de Life on Mars.

Jeanne, Simon et Meyer reviennent sur le vaisseau pour en découvrir tous les cadavres. C’est rassurant. Il faut dire qu’une bonne moitié du casting y est passée.

Gemma décide d’abandonner tout le monde derrière elle et de décoller. Tout ça, c’est sans compter Jeanne qui réussit à persuader William de lui parler. Et donc, William parvient à convaincre Gemma de rester, alors que Basile continue de servir de fil directeur à l’humour.

Cela fonctionne bien. Il y a tout plein de problèmes dans cet épisode : le directeur de Zillion qui veut tous les tuer, le militaire qui est encore en vie, Jeanne qui reste derrière en se sacrifiant après avoir compris que sa vie était là, et surtout après avoir compris comment utiliser les pouvoirs de Mars pour activer le vaisseau (dans une scène qui du coup, m’a beaucoup fait penser à X-Men 2, désolé).

Le rythme était haletant, le jeu des acteurs meilleur dans cet épisode, les effets spéciaux toujours là et le cliffhanger réussi. J’espère donc une saison 2 au plus vite et je surnote un chouilla cet épisode, parce que franchement la série le vaut bien. La dernière réplique des survivants de Mars est à s’arracher tous les cheveux de la tête et la décision d’Ivan d’aller sur Mars donne envie d’en découvrir beaucoup plus sur cet univers.

11

EN BREF – Je trouve que ces dernières années, la fiction française nous prouve de plus en plus souvent qu’elle sait rivaliser avec ses concurrents internationaux, à partir du moment où on lui en donne les moyens et la passion. C’est clairement le cas avec Missions qui était une véritable petite pépite passée un peu trop inaperçue à mon goût dans l’univers de la sériephilie.

Non, ce n’est pas la meilleure série que j’ai pu voir cette année, c’est vrai, mais son rythme était parfaitement maîtrisé et, une fois réadapté à ma propre langue qui faisait un peu bizarre (et sonnat même faux par moment !) dans un univers que je ne connais qu’en anglais, j’ai trouvé le jeu des acteurs le plus souvent au niveau. Oui, la série est sûrement perfectible par ci, par-là, notamment en milieu de saison où elle semble s’essouffler un peu, mais je ne crois pas qu’on puisse trouver beaucoup mieux dans le genre pour l’instant, surtout après visionnage des deux derniers épisodes. Je recommande de voir cette série au moins aussi chaudement que l’atmosphère de Mars !

Malheureusement, même si saison 2 il y a, je doute que ce soit pour tout de suite. Je l’espère vraiment car la fin est pleine de suspense et laisse songeur. Il y a beaucoup de pistes ouvertes, mais le voyage sur Mars est complet, au moins.

Quoiqu’il en soit, un grand merci à tous ceux qui étaient derrière cette série, cela fait du bien de voir que la production française est capable de s’aligner sur ce que font les américains. Chapeau bas.

Saison 1 | Saison 2

Dear White People (S01)

Synopsis : Samantha White en a marre de son campus où le racisme est, comme partout ailleurs, beaucoup trop présent pour elle.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, cela fait un moment que je voulais tenter cette série Netflix, mais je n’étais pas là le week-end où ils l’ont lancé et comme ils ont eu la bonne idée d’enchaîner les sorties chaque semaine depuis mars, c’est un peu dur de garder le rythme. Enfin bon, je ne vais pas m’attarder sur Netflix trop longtemps après l’annulation de Sense8 qui m’a beaucoup trop énervé.

Pour en revenir à Dear White People, il était dur de passer à côté d’une série annoncée comme un évènement. À de multiples reprises, la série a été au cœur de polémiques, étant principalement accusé d’un racisme qu’elle ne cautionne pourtant vraiment pas. Au contraire, l’approche est extrêmement intéressante, proposant plusieurs points de vue (contrairement à ce que je pensais à l’origine) et sans apporter forcément une réponse concrète. Disons que je l’ai trouvée bien fichue de ce point de vue-là, où elle apporte une éclaircie sur des questions trop souvent taboue.

Sans aller jusqu’à dire que la série propose une solution de vivre ensemble, car ce serait mentir, j’ai aimé que cette saison embrasse des problèmes quotidiens en proposant une explication de plusieurs points de vue. Reste désormais à savoir s’il y aura une saison 2.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-06-02 12.20.50.pngChapter I – 15/20
What CW show are we in?

Le ton de la série est dès le début très différent de ce que j’en attendais. En effet, l’ambiance initiale n’est pas sans me rappeler les Orphelins Baudelaire, avec un narrateur tout ce qu’il y a de plus classique qui apporte un certain humour. Pourtant, je ne me fais pas leurrer pour autant : nous sommes sur Netflix, ses comédies sont rarement purement comiques, surtout quand je sais d’avance que le sujet de fond est le racisme. C’est plus que sérieux pour se permettre de rater des questions avec de l’humour.

Le premier épisode nous introduit donc le personnage de Samantha White, la bien nommée, qui détient sa propre émission de radio sur le campus de Winchester. Son émission ? Dear White People, évidemment. Et ça fait polémique, au point de lancer une soirée « Dear Black People » pour Halloween, où les blancs se déguisent en noir avec des blackfaces. Oh. Cela commence donc fort en polémique.

Toutefois, ma plus grosse surprise ne vient bien sûr pas de cette soirée mais du personnage de Gabe, le copain de Sam. Celui-ci est blanc, ce qui me paraît être une excellente chose pour désamorcer l’inévitable vague de « mais c’est une série raciste, l’héroïne déteste les blancs ». C’est triste d’en arriver là, mais il est un peu évident que ça aurait été la critique la plus récurrente. Ma surprise, c’est donc que Sam subit une pression incroyable à cause de son copain blanc. Nous ne sommes pas loin d’assister à du « slut shaming » pour son choix d’un blanc comme amoureux, et ça en dit long sur la neutralité de la série, je trouve.

Loin de se contenter d’une réflexion primaire pour nous dire que « bouh les blancs sont méchants et racistes », la série s’aventure sur un terrain plus glissant avec des problématiques plus larges. La réflexion en devient presque dérangeante, dénonçant finalement des situations problématiques des deux côtés. Cela permet aussi de conforter le choix de l’actrice principale : Sam est amoureuse de Gabe et ça se voit dans le jeu de l’actrice.

Dans les choses que j’ai moins aimé, je dois dire que je ne vois pas bien l’intérêt des « cadres » qui apparaissent fréquemment pour nous situer l’endroit où se déroule la scène. J’ai détesté la réaction des amis de Sam par rapport à Gabe, mais je pense qu’il était important de nous montrer le rejet de Gabe pour en arriver à l’excellente tirade finale de Sam.

Oh, et bien sûr, du côté de ce que j’ai adoré, il y a cette parodie de Scandal. J’en avais entendu parler sur Twitter, mais je ne m’attendais pas à ça. Il n’y a aucun doute possible vis-à-vis de la série parodiée et c’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. C’est vraiment drôle, peut-être la partie la plus sympathique de l’épisode de ce côté-là.

Cela dit, c’est étrange : cet épisode semble avoir déjà bien fait le tour de la question et je ne sais pas trop s’il y a matière à toute une série avec ces personnages. Je ressors du visionnage avec l’impression d’une histoire complète et pas forcément l’envie d’une suite. Cela tombe bien : mon RER est quasiment arrivé à Paris. La série est sympathique, pas plus drôle que ça et aborde des sujets complexes d’une jolie façon. C’est meilleur qu’Atlanta de ce point de vue-là, mais bon, je ne suis pas non plus impatient de continuer.

Capture d'écran 2017-06-02 12.21.39.pngChapter II – 18/20
Trust me, find your label.

Trois jours plus tard, je me relance dans la série, sur le chemin du retour cette fois, après un long week-end.

Je pense que ma note suffit à faire comprendre que j’ai adoré cet épisode qui m’a énormément surpris, notamment du côté de la forme. Je pensais vraiment que la série continuerait de suivre Sam, et en fait non. Cet épisode se concentre sur Lionel, le journaliste geek et plutôt cool déjà introduit dans le premier épisode. Je ne m’y attendais pas et, rien que ça, ça m’a remotivé pour le reste de la série. J’aime bien Sam, mais je doutais vraiment qu’elle ait les épaules (et la matière) pour dix épisodes.

L’autre bonne surprise sur le point formel est la chronologie de la série. Cet épisode revient en arrière et nous montre le point de vue de Lionel sur les mêmes événements. Cela sera peut-être long s’ils passent dix épisodes à faire ça, mais pour ce second volet, ça fonctionne très bien.

Bon, pour en revenir à l’épisode, il s’éloigne un peu de la thématique du racisme pour explorer celui de la sexualité et de l’affirmation de son homosexualité. En effet, Lionel est totalement paumé de ce côté-là : il fantasme assez clairement sur son colocataire, Troy, mais ne s’affirme pas comme homo pour autant. En fait, il refuse tout étiquette, contrairement à ce que lui conseille son supérieur au journal, Silvio.

Clairement, j’ai trouvé les dynamiques entre les personnages parfaitement écrites. Lionel paraît vraiment réaliste, et pourtant, ce n’est pas un personnage facile à écrire. C’est en tout cas un personnage qu’on voit rarement évoqué à la télévision, timide mais journaliste, dans le placard mais avec une opinion ferme, et avec un double combat d’affirmation (sa sexualité + sa couleur de peau).

C’est du coup un personnage complexe avec lesquels les scénaristes s’amusent, notamment lors de la fête à laquelle Silvio l’a invité. Lionel vit une succession de moments gênants qui sont assez drôles (les urinoirs, le téléphone oublié) et permettent de dédramatiser un peu sa situation. Par ailleurs, Silvio a beau avoir semblé le draguer un peu, il lui pose finalement un lapin, et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas eu l’impression que Lionel était plus attiré que ça.

Bon, cet épisode y va en revanche un peu trop fort sur les scènes sexuelles, avec un bon gros plan sur un sexe féminin. Je retiens que quand Rhomin dit que ça va pour le train, sauf une scène ou deux, ça veut dire que ça ne va pas pour le train. M’enfin, la rame de RER était vide heureusement, c’est l’avantage du dimanche matin. Et puis, surtout, j’ai trouvé que ce plan n’était pas inutile du tout, me rappelant un peu le zoom sur un pénis dans la saison 2 de The Affair. La réaction de Lionel est en effet excellente, elle montre bien sa curiosité sans excitation, affirme son homosexualité dans sa gêne et lui-même finit par l’affirmer sans problème grâce à presque plan à 3 avec Conner et Becca.

J’ai trouvé ça parfaitement géré, jusque dans la manière dont il casse le plan à trois. Fort de cette première affirmation, il va prévenir Sam qu’il a un scoop sur elle et ça paraît tellement plus logique que dans le premier épisode d’avoir ce point de vue. Cet épisode réussit parfaitement à expliquer le personnage sans y aller lourdement pour autant et en jouant beaucoup avec l’implicite. J’ai adoré.

La dernière scène voit Lionel faire son coming-out, à deux reprises, à son colocataire. A priori, Troy devrait faire l’objet du prochain épisode du coup, mais j’ai adoré sa réaction, qui est de continuer à lui couper les cheveux comme si de rien n’était. Vu le personnage, je m’attendais à un rejet violent, alors que là, nous sommes juste dans une amitié bien écrite.

Capture d'écran 2017-06-02 12.24.52.pngChapter III – 14/20
Troy became the man of the moment.

Bof, cet épisode m’a moins convaincu, mais il était dur de passer juste après l’excellence du chapitre sur Lionel. Sans surprise et en toute logique, les scénaristes se concentrent sur Troy, avec un épisode plus court, car il y a évidemment moins à dire. C’est donc une bonne chose qu’ils n’étirent pas inutilement cet épisode.

La chronologie dépasse le cadre du premier épisode et c’est une bonne chose. Je pensais qu’on aurait encore un ou deux épisodes sur la même période de temps, mais finalement c’est plutôt positif d’avancer, surtout que je ne sais pas s’il y avait grand-chose à dire sur Troy.

Troy est donc le fils du doyen et après la coupe de cheveux de Lionel, il voit Sam se faire engueuler par son père. Lui-même n’est pas exactement en bon terme avec Sam : ils voient la lutte contre le racisme de manière bien différente. Sam est clairement dans l’opposition au système, de manière violente s’il le faut (d’où son lancement de l’invitation pour « Dear Black People »), alors que Troy cherche à se faire élire à la tête des étudiants de Winchester.

Bon, c’est une intrigue sympa mais ce n’est pas franchement passionnant. Il se présente, veut être élu, mais il vote malgré tout pour quelqu’un d’autre. On apprend également qu’il a une copine et une maîtresse, cette dernière étant une prof. Pas de bol pour lui, Kurt, qui dirige Pastiche lui fait donc du chantage par rapport à ça. Cela sert de cliffhanger, atténuant énormément la mort de Thane Lockwood, un étudiant américain tout ce qu’il y a de plus cliché.

L’épisode ne m’a vraiment pas enthousiasmé plus que ça, ou alors c’était la fatigue, mais ça m’a déçu après le chapitre sur Lionel.

04.pngChapter IV – 14/20
This bitch autotuned me?

Je n’ai repris que quelques jours pour plus tard, en soirée, pour tout voir d’un coup et finir la saison d’une traite. Oui, je suis comme ça. Cet épisode débute par nous faire croire qu’il va se concentrer sur Thane, un blanc complétement crétin stéréotype de tous les films et séries américains, qui vient donc de mourir à la fin de l’épisode 3 (je ne sais pas si j’assume, mais j’avais oublié la fin du troisième épisode).

Au lieu de ça, le scénario s’intéresse plutôt à Coco qui est l’exact opposé de Sam… alors qu’elles étaient pourtant amies deux ans plus tôt. Et effectivement, le délire de « Dear White People » était à l’origine entre elles dans leur chambre. L’épisode se concentre donc sur cette amitié après une moquerie de Sam dans son émission.

Pourquoi pas, mais c’est un peu étrange d’avoir un épisode qui se passe autant dans le passé. C’est sûr que la série ne pouvait passer dix épisodes sur la même journée, mais tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’on continue d’avancer dans la chronologie comme dans l’épisode autour de Troy.

Troy, justement, qui drague Coco dès le départ avant de changer d’avis pour draguer Karen. Coco se sent tellement rejetée qu’elle finit par s’enfoncer dans une drôle de spirale où elle s’éloigne de plus en plus de Sam (enfin pas tout de suite, il faut d’abord qu’elles se droguent ensemble, quand même, on est sur Netflix, donc tous les personnages cools doivent se droguer – vive Lionel).

C’est assez triste de suivre l’histoire de Coco qui se fait rejeter par tout le monde malgré ses efforts d’intégration. Elle a bien sûr rejeté Sam à la première occasion, avant de comprendre que sa sororité ne lui apportait rien de bon non plus. Ensuite, il lui restait à voir Sam s’affirmer et devenir plus populaire qu’elle. Franchement, comment ne pas avoir de la peine ?

Peut-être en revenant dans le présent où Coco est devenue la fille populaire de base qui prend sa revanche sur Karen en ne la laissant pas rentrer dans une soirée. Elle accepte le chalumet de la paix offert par Sam, le fumant alors que Troy s’occupe d’elle.

Cet épisode était intéressant, mais je regrette un peu qu’il passe autant de temps sur le rejet de Coco sans pour autant nous expliquer comment elle s’est finalement intégrée sur le campus. Bref, il manque quelque chose pour qu’il soit exceptionnel. C’est un bon épisode, ni plus, ni moins. On nous tease malgré tout la mort de Thane, sans nous dire exactement ce qu’il s’est passé, donc tout n’est peut-être pas perdu. Au choix, la série se concentrera là-dessus ou l’ignorera totalement. Si elle l’ignore, ça peut mener à des choses intéressantes et montrer à quel point ces deux mondes sont opposés.

05Chapter V – 17/20
I like you but fuck you.

L’épisode se centre sur le meilleur ami de Sam, Reggie, qui lance carrément une application type Tinder pour que les étudiants se notent entre eux afin de savoir qui est « réveillé » sur les problèmes raciaux de l’université. Wow. Faut quand même y songer !

Bon, certes, on nous le présente comme le meilleur ami de Sam, mais il est clairement à fond sur elle, à la stalker et la critiquer dans son dos avec Jo, qui est censée être la meilleure amie de Sam. Voilà qui est fait.

Il est un peu dur de se sentir proches de ces persos qui s’autoexcluent du campus par leur attitude et utilisent Lionel pour ne pas attendre au cinéma, sans compter son altercation avec Gabe dans le premier épisode. C’est un peu moyen quoi. Il y a de bonnes critiques sur le cinéma et j’ai aimé l’introduction de l’asiatique (arf, je n’ai pas retenu son nom) qui squatte le groupe comme si de rien n’était. Clairement, la série prend le choix de montrer la rupture existant sur le campus entre blancs et noirs, se servant de Thane comme catalyseur. C’est une excellente chose, mais j’aimerais que ce soit un peu plus mis en avant.

De même, j’ai adoré voir le début de relation entre Jo et Reggie, même si je trouve ça absolument triste de le voir se « contenter » d’elle à défaut de pouvoir avoir Sam. J’exagère à peine, vu le jeu des acteurs.

Cet épisode est absolument dingue, parce qu’il voit Reggie s’embrouiller avec un de ses amis blancs (présenté comme tel quand même) pendant une soirée. Les choses dégénèrent extrêmement vite, au point d’avoir un gardien qui lui demande à lui (et pas à l’autre, blanc, donc) de montrer sa carte d’étudiant. Devant son refus d’obtempérer, le garde sort carrément un flingue. OK, ça refroidit l’ambiance.

L’escalade paraît un chouilla trop rapide, franchement, mais en même temps, quand on lit les infos sur ce genre d’histoire, l’escalade est toujours beaucoup trop rapide. Cela me laisse perplexe, mais c’est clairement un « woke moment » pour tout le monde à la soirée… Et ça tombe bien, car on voit justement tout le monde : Lionel, Coco, Troy, Sam, Gabe, Jo, Reggie. Tout le monde a le droit de stresser avec le téléspectateur, car oui, c’est conçu comme un moment d’éveil pour le téléspectateur aussi. Cela peut partir en vrille beaucoup trop vite et « dear white people », c’est le quotidien pour les personnes noires d’avoir cette peur d’un moment qui dérape. C’était déjà évoqué dans l’épisode précédent de manière futile à la télé, histoire que tout le monde l’ait bien en tête devant cet épisode. C’est donc bien joué et surtout bien écrit de la part des scénaristes.

Et pour la première fois, je me demande où l’on va avec cette série qui à force de nous montrer la haine s’enraciner à Winchester pourrait très bien déraper sur son final. Le regard de Kurt et de l’ami de Reggie en dit long, entre pouvoir et peur.

06.pngChapter VI – 16/20
Who cares if you’re woke or not… if you’re dead?

Sam vient rendre visite à Reggie après les événements traumatiques de la veille, mais il ne lui ouvre pas. Hop, on repart sur Sam dans cet épisode, mais après ça, tous les étudiants sont enfin unis. C’est dingue qu’il faille ce genre de choses pour unir les gens, mais c’est tout à fait réaliste, malheureusement.

Côté formel, je ne m’attendais pas à revenir si vite au personnage de Sam, car beaucoup de personnages secondaires n’ont pas eu droit à leur épisode (j’aurais notamment aimé en avoir un sur Jo par exemple). Cela dit, nous sommes au milieu de la saison, donc pourquoi pas.

Bien sûr, Coco est parfaitement touchante à évoquer son passé difficile, Kurt est le parfait idiot à vouloir bosser avec Sam seulement maintenant (mais en même temps, Sam étant Sam, elle refuse de mettre son orgueil de côté) et Reggie passe l’épisode à tenter de digérer ce qu’il s’est passé. Seulement, ce n’est pas si simple, avec tout le monde qui politise immédiatement la cause. J’ai d’ailleurs adoré l’amie de Gabe en psycho, l’explication est simple et efficace.

Oh, oui, Gabe présente ses amis à Sam dans cet épisode, parce que malgré tout, il semble que la vie continue. C’est bien joué de la part des scénaristes de construire cette relation et de l’approfondir de cette manière, tout en développant en parallèle une vraie relation entre Sam et… Reggie.

Et oui, Sam parvient finalement à récupérer Reggie et savoir ce qu’il pense lors d’une soirée à micro ouvert où il se lance dans un rap particulièrement poignant. Clairement, l’épisode a beau être sur Sam, c’est lui qui le vole. Leur relation est au cœur de l’intrigue, mais Sam est juste tellement politisée avec son plan d’organiser une manifestation qu’elle passe à côté de ses vrais sentiments.

Celui-ci est donc forcé de lui déclarer sa flamme d’une bien jolie manière et, alors qu’elle s’apprête à craquer, il la rejette finalement une dernière fois, avant de lui proposer implicitement de rentrer dans sa chambre. Ce n’est toujours pas fini : Gabe appelle Sam, qui rejette l’appel et semble bien hésitante. Boum, on s’arrête là et c’est un cliffhanger hyper frustrant.

Ce sixième chapitre parvient à rendre Reggie beaucoup plus sympathique et humain qu’il ne l’était dans les premiers épisodes où il passait vraiment pour une caricature. Sa déclaration à Sam est magnifique, mais je ne peux m’empêcher d’être vraiment déçu de la tournure des événements, parce que Sam/Gabe proposait quelque chose d’intéressant (et que j’ai peur de voir la série mal tournée avec un Gabe qui péterait un câble).

07.pngChapter VII – 15/20
I love… you. Fuck! I love you.

Oh, un épisode sur Gabe ? Je m’attendais à reprendre le même ordre qu’en début de saison avec Lionel (surtout qu’on l’a peu vu dans le chapitre 6 et que Sam lui confie une mission importante). Bien sûr, il y a vraiment de quoi faire avec Gabe qui, comme prévu, se sent un peu trop victime parmi le groupe d’amis de Sam. Il passe une bonne partie de l’épisode à complétement psychoter sur la relation entre Sam et Reggie.

Sam envoie finalement Gabe travailler avec Joelle. C’est une idée bizarre sur le papier, mais ça fonctionne à merveille de voir ces deux-là sympathiser en contactant les dirigeants des groupes de minorité pour protester lors d’un forum sur les problèmes racistes de l’université (j’imagine qu’on tient là le final de la saison).

À sympathiser autant, Gabe finit par apprendre que Jo en pince pour Reggie et que Reggie est à fond sur Sam. Fort de cette nouvelle confiance entre eux deux, Gabe avoue aussi à Jo que c’est lui qui a appelé les flics. Oh, ça craint.

Avec autant de problèmes, les choses finissent par éclater entre Gabe et Sam… qui se disent « je t’aime ». Humph, toujours rien de concret sur le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est vraiment frustrant. Il semble assez clair que les deux ont beaucoup trop de secrets entre eux pour que ça fonctionne.

Et en effet, dès le lendemain matin, Sam découvre un message de Lionel qui lui permet d’apprendre que Gabe est celui qui a appelé les flics. Elle se barre malgré ses excuses, et Gabe passe le reste de l’épisode à la chercher. Il aurait peut-être mieux fait de ne pas la trouver : elle est dans le hall avec le reste du casting qui a découvert que Gabe a appelé les flics.

Et sans grande surprise, il semblerait que Sam et Reggie soient maintenant en couple et que tout ce que Gabe peut avoir à dire pour sa défense ne mène à rien.

Je suis vraiment à fond dans cette histoire, mais je trouve que ça aligne quand même quelques facilités un peu dérangeantes par moment. En tout cas, niveau écriture, il n’y a pas à dire, la saison se tient et reste palpitante de bout en bout, même si les craintes de Gabe matérialisées en parodie m’ont laissé de marbre. Je ne sais pas, je pense qu’elles étaient là pour faire rire, mais ça n’a pas fonctionné.

Difficile de ne pas avoir envie d’enchaîner en tout cas !

08.pngChapter VIII – 16/20
In fact, Lionel’s life had become an endless comment section.

Yes, voici l’épisode sur Lionel (et son t-shirt « bad choices make good stories ») que j’attendais en chapitre VII.

Sans grande surprise, il culpabilise en silence de ce qui arrive à Gabe. Bien sûr, il s’excuse auprès de lui, mais Gabe n’est pas près de lui pardonner, et il a bien raison.

Dès qu’il s’agit de Lionel, il s’agit bien sûr d’un épisode sur l’affirmation de soi et ça marche drôlement bien vu que c’est déjà le sujet de la série. Le voilà qui se bat donc avec sa vocation de journaliste : son éditeur lui interdit de faire l’article qu’il souhaite faire sur Troy. Ah Troy, évidemment qu’on en revient à sa fascination malsaine pour Troy…

Les deux passent beaucoup de temps dans cet épisode ensemble. Je trouvais leur amitié super sympathique jusque-là, mais la manière dont Troy finit par utiliser Lionel dans cet épisode pour passer son test anti-drogue me fait revoir ma copie. Bon, la majorité de l’épisode consiste à les voir sympathiser et c’était super à voir, même si ça ne sert pas vraiment l’intrigue de la série, pas plus que de savoir que la prof que Troy se tape est fiancée à une femme. De toute manière, le chantage de Kurt semble s’être noyé avec Thane, puisqu’il n’en est plus question.

Lionel s’inscrit aussi sur un site de rencontre où il est repéré d’ailleurs par le barman du bar dans lequel il se rend avec Troy, qui est aussi, ben voyons, l’ex coloc de Troy. Deux colocataires gays ? C’est qu’il convertit drôlement bien les garçons, le monsieur.

Non, l’intrigue de la série avance peu dans cet épisode, mais elle avance malgré tout quand Lionel surprend une dispute entre Sam et Reggie qui semble indiquer qu’ils ne sont pas en couple finalement. Je pense que nous n’en saurons pas plus sur le cliffhanger de l’épisode 6 avant la fin de saison désormais, c’est un peu abusé. Ce suspense permet en tout cas d’avoir envie de continuer, même si cet épisode est détaché du reste de la saison.

Il y a bien sûr Kurt qui fait de la merde également avec Pastiche et la fin d’épisode qui promet quelques remous encore. En effet, Lionel rédige finalement son article sur Troy, mais il est loin d’être aussi élogieux que prévu, insistant surtout sur les failles que celui-ci lui a montré par amitié. Cela risque de poser quelques problèmes.

Bref, comme pour le second chapitre, Lionel semble évoluer en marge de tout le monde, mais j’ai aimé qu’on nous le décrive comme un personnage qui ne s’affirme que par l’écrit. C’est sûrement parce que je préfère écrire que dire, moi aussi, sans pour autant être aussi marginal que lui, car Lionel l’est un peu trop je trouve. C’est en tout cas celui que je considère le plus intéressant et intriguant dans cette saison, probablement parce que c’est aussi le plus complexe de tous, même s’il reste assez cliché.

09.pngChapter IX – 15/20
No, not even. You like the idea of us.

Cet épisode repart sur Coco et le passé. Moui. Pour le coup, l’introduction n’est pas franchement passionnante mais permet de comprendre que Coco ne considère pas que Troy est le bon pour elle. Voilà tout de suite le suspense de base qui s’installe pour l’épisode : il est centré sur leur relation et il reste à savoir si elle décidera en fin d’épisode qu’il est le bon ou pas. C’est en tout cas comme ça que j’ai perçu l’épisode et, à partir de là, il est dur d’être à fond dedans. Comme pour l’épisode précédent, j’ai eu le sentiment que les scénaristes comblaient un peu trop la saison pour ne pas aller tout de suite au forum conservé pour la fin de saison.

Le cas de Lionel est rapidement traité avec une Coco qui s’énerve contre lui et un Troy qui n’en a rien à faire car son père s’est montré beaucoup gentil avec lui. En effet, il l’a invité à un événement beaucoup trop classe pour lui et Coco. Le problème, c’est que là-bas, ils sont des accessoires pour montrer que les étudiants noirs ne sont pas tous sur le point de protester contre l’université, histoire de garder les donateurs.

L’autre problème, c’est que Coco comprend aussitôt qu’elle la voit que Troy a une liaison avec sa prof. Et ça, ça craint pour elle. Elle confronte Troy après avoir tenté de lui dire qu’il fallait absolument qu’il arrive à convaincre Sam de ne pas protester.

Finalement, elle s’y rend elle-même et il la rejoint, non pas volontairement. Pof, tout cela mène à une rupture qui leur pendait clairement au nez et qui n’a absolument rien de surprenant, même si effectivement, elle a abandonné sa perruque pour lui (et ça lui va tellement mieux, d’ailleurs).

L’épisode est un peu trop prévisible du début à la fin, mais j’ai aimé voir Troy comprendre que tout ce que Coco lui trouvait, c’était l’image de leur couple. Cela en dit long sur le personnage qui n’est qu’une image pour tous, y compris Lionel, qui finalement n’a pas hésité à lui pondre un coup bas.

Bref, j’ai aimé l’épisode, mais il n’était pas non plus aussi sensationnel qu’il aurait pu l’être.

10.pngChapter X – 16/20
We pay tuition to this place! Get your guns out of my face.

Et voilà, c’est la fin de saison, déjà et c’est l’heure pour un épisode centré sur… Tout le monde. C’est une bonne idée, je trouve : on commence par le triangle Reggie/Sam/Gabe, puis on enchaîne sur Coco/Troy/Lionel dans une scène de téléphone bien drôle.

Hop, pendant que Sam s’explique avec Gabe, Jo montre à Reggie comment se servir du micro de Sam pour l’émission. Reggie se lance donc dans son rap à la radio alors que Sam s’excuse auprès de Gabe de ne pas avoir réagi lorsque tout le monde lui est tombé dessus. Cela ne suffit pas bien sûr, parce qu’elle a effectivement couché avec Reggie pour savoir si elle aimait vraiment Gabe.

Outch. Son couple en pâtit bien évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?

Pas le temps de s’attarder sur elle, la narration s’intéresse à Lionel qui apprend via Sam que Coco et Troy lui ont demandé de ne pas faire sa manifestation. Après une rapide enquête, il découvre que les grands méchants riches ne sont autres que ceux qui payent le journal. Pas le temps de s’attarder sur cette histoire non plus, donc.

Hop, le forum arrive et les protestations avec. Coco déchire absolument dans sa soif de pouvoir et réussit à évincer Troy en arrivant avant lui, puis en manigançant pour qu’il soit dehors au moment où tout commence, le laissant affronter non pas une, mais deux manifestations, la seconde étant bien sûr sur le binge-drinking qui a tué Thane (un événement totalement secondaire par rapport à la série, ce qui en dit long d’ailleurs : finalement, on se concentre bien sur les problèmes que l’on veut).

En parallèle de tout ça, Gabe se décide également à aller parler à Sam, alors que Lionel réussit à poser la dernière question du forum. OK. Je vais avouer que j’ai fait pause à ce moment-là, parce que, d’un coup, je ne l’ai pas senti.

C’est assez bien joué de la part des scénaristes de se servir de Lionel comme ça : c’est lui la pierre angulaire de la série. Il n’a jamais osé parler et la question est désormais assez simple : osera-t-il créer le scandale ? Coco est sûre que non, moi, beaucoup moins qu’elle.

À l’extérieur, Kurt débarque avec ses propres manifestants, pour se plaindre d’avoir des choses à réclamer lui aussi. À l’intérieur, Lionel l’ouvre et pose toutes les questions gênantes (merci Coco pour le fou rire à lui retirer le micro).

Lionel prend la parole, y compris contre Silvio, qui du coup l’embrasse. Gabe et Sam trouvent le temps de parler dans tout ce bordel, et Gabe rompt avec Sam, car tout cela est beaucoup trop compliqué. Troy comprend qu’il est manipulé, une fois de plus, et trouve le moyen de péter les portes du forum. Il n’en faut pas plus, bien sûr pour qu’il se fasse arrêter et bonjour le stress.

Tout ça se termine devant la parodie de Scandal : Lionel et Silvio voient l’épisode ensemble, en couple (c’est mignon, mais un peu précipité pour Lionel : certes, Silvio l’a dragué toute la saison, mais il n’a jamais été réceptif), Jo et Reggie le regardent ensemble, se rapprochant donc, Sam le voit avec Coco, les deux se réconciliant ainsi et Kelsey annonce le kidnapping de Sorbet, son chien. Bon gag final, c’est la première fois de la saison que Kelsey me fait vraiment rire !

Bonus.png

EN BREF – Une fois de plus, Netflix a su proposer avec Dear White People une série de qualité, abordant des thématiques complexes de manière parfaitement maîtrisée. J’ai eu mes coups de cœur pour certains personnages (Lionel & Jo en tête), j’ai eu du mal avec d’autres (Reggie surtout), mais dans l’ensemble, les épisodes étaient bons et l’intrigue de la saison parfaitement maîtrisée. Plus que pour d’autres séries Netflix, j’ai eu l’impression que chaque chapitre avait son indépendance, que nous étions moins poussés à enchaîner les épisodes.

Je l’ai déjà dit, mais j’ai eu l’impression tout de même, côté écriture, que ça reprenait beaucoup les codes des Orphelins Baudelaire (le narrateur) ou de 13 Reasons Why (un perso/ép), on sent que la production sait ce qui fonctionne ou non sur le géant du streaming. Dans l’ensemble, j’ai aimé la série qui a su me surprendre à plusieurs reprises et surtout qui réveille bien les consciences sur les problèmes de racisme, notamment avec l’éternel cas du flic et du flingue. Ah, ces américains à la gâchette facile !

Finalement, ils ne virent pas dans le drama à tuer un de leur personnage avec un flingue et c’est tant mieux, car ils se sont contentés de représenter la peur face à l’arme à feu. Le climat d’insécurité est palpable dans le dernier épisode, donc c’est bien joué. De même, Thane est totalement ignoré de la série, je trouve ça intéressant comme parti pris pour montrer le décalage entre les deux mondes. Dans le dernier épisode, Sam lève les yeux au ciel et, à vrai dire, nous aussi. Pourtant, le bingedrinking est un vrai problème également et je suis sûr qu’on aurait pu nous faire une saison autour de Shane qui aurait mené à lever les yeux au ciel face à la manifestation de Sam.

Au fond, ce que j’ai le plus aimé dans cette saison est donc la multiplicité des points de vue évoquées avec justesse sur des thématiques taboues et/ou compliquées.

La série peut s’arrêter là si Netflix décide une fois de plus de faire de la merde en ne renouvelant pas une excellente série. La fin n’est finalement pas si ouverte que ça et le message est passé. Je serais déçu de ne pas avoir de suite cependant, donc je serais de retour pour une éventuelle saison 2, car il y a encore beaucoup à faire.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Still Star-Crossed (S01)

Synopsis : Après les morts de Romeo & Juliet, les Capulet et les Montaigu décident de s’allier à travers l’union (forcée) des cousins du couple mythique. Le problème, c’est qu’eux, ils ne s’aiment pas.

Ci-dessous, retrouver mon avis sur les trois premiers épisodes de la série uniquement. Elle en compte huit et ne possède pas de fin. À vous de juger si vous pensez que ça vaut le coup (a priori, non).

Pour commencer, si nous n’étions pas au beau milieu d’une trêve des séries, je ne serais clairement pas devant cette série pour la critiquer. Oui, mais il n’y a plus vraiment d’inédits en ce moment et, malgré son côté historique incontournable, Still Star-Crossed m’intrigue pour deux raisons.

Déjà, parce que j’ai un profil littéraire (même si ça ne se voit pas toujours puisque je ne relis pas mes articles et laisse quelques coquilles honteuses se glisser dans mes lignes). Par conséquent, la pièce de Shakespeare, je l’ai lue plus d’une fois et c’est un vrai modèle. Qu’elle soit source d’inspiration encore en 2017 (bon, 2016 en vrai) pour lancer une série est incroyable (il s’agit toutefois d’une adaptation d’un livre). Je suis curieux de voir ce que ça peut donner.

Ensuite, c’est une série créée par l’inégalable Shonda Rhimes, qui surproduit en masse et dirige à peu près la moitié de la grille d’ABC désormais. Le Shondaland s’exporte désormais ailleurs que le jeudi soir et ça m’intrigue. Je ne me fais pas trop de films : il y a eu des hauts et des bas pour la productrice, avec des séries très réussies comme Grey’’s Anatomy, Scandal ou HTGAWM et d’autres qui furent de vrais flops, comme Off the Map ou plus récemment The Catch. Oui, mais… Cette dernière était particulièrement mauvaise en saison 1 et a su s’améliorer en saison 2. Autrement dit : avec elle tout est possible.

Clairement, ABC n’a pas su quoi faire de ce drama historique qui risque d’avoir une bonne dose de teen drama. Le projet semble plutôt être du CW que du ABC, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise. Grey’s elle-même n’avait pas grand-chose à faire dans la grille de la chaîne et avait été reléguée en série d’été histoire de combler la grille. C’est là qu’elle avait connu le succès.

Nul doute que c’est le destin que tout le monde espère pour Still Star-Crossed, mais il faut bien dire qu’avec un nom pareil, j’ai plutôt tendance à être pessimiste sur l’avenir de la série. Nous verrons bien !

01.pngÉpisode 1 – In Fair Verona, Where We Lay Our Scene – 08/20
It has been a bloody summer.

La première scène ne se fout pas de nos gueules sur le décor et le nombre de bougies excédant celui de la maison en bougies de Grey’s. La série débute ainsi sur le mariage de Romeo et Juliet et se lance dans une représentation bâclée et réécrite de toute la pièce pendant plus de la moitié de l’épisode. Était-ce bien utile de revenir sur une histoire universellement connue pour introduire la série ? J’aurais préféré que ça commence directement par l’enterrement, surtout que celui-ci lance vraiment la série, avec des combats et la mise en place d’une intrigue amoureuse. Franchement, toute la promo ayant été faite sur « l’histoire après Roméo & Juliet », tout le début de l’épisode était hyper décevant, inutile et ennuyeux. Rien que ça, oui. En même temps, vu ma note, vous deviez bien vous douter qu’il y avait un problème.

Je leur reconnais néanmoins une ambiance magnifique, avec des combats à l’épée réussis, des paysages de fou, des costumes plus ou moins originaux (Benvolio ressemble beaucoup trop à Hook de OUAT pour que ce soit une coïncidence) et des effets spéciaux plutôt beaux… qui contrastent avec des jeux d’acteurs pas si exceptionnels. Je ne sais pas si c’est l’anglais un peu travaillé qui les fait galérer, mais la moitié du casting ne s’en sort pas, y compris le premier rôle (Rosaline) dans la première moitié de l’épisode. La scène de la mort du père d’Escalus est ainsi ridicule à souhait (mal écrite, mal jouée, rien ne va).

La première moitié de l’épisode s’avère donc hyper décevante et soporifique, au point qu’il est dur de s’accrocher à la série. Heureusement, la suite de l’épisode se rattrape, y compris du côté des jeux d’acteurs. Finalement, c’est peut-être que ça faisait chier aussi la production de devoir se taper l’histoire de Romeo et Juliet ?

Le personnage de Rosaline prend toute son importance à la mort de sa cousine et devient un peu le point d’ancrage de la série qui se dirige vers le Prince Escalus ordonnant le mariage forcé de Rosaline avec Benvolio (le cousin de Romeo, donc) avec qui elle a, en plus, une super alchimie (il lui a même sauvé la vie, dis donc). Cependant, ce mariage est aussitôt remis en question par le triangle amoureux un peu grossier Escalus/Rosaline/Benvolio. Oui, c’est l’amant de Rosaline qui la force à se marier avec un Montague, parce que son papa lui a demandé de faire passer Vérone par dessus tout. Ah Shonda et son amour des dramas…

Il faut également noter la présence de la sœur de Rosaline, Livia, qui semble elle faire le nécessaire pour s’entendre avec la mère de Juliet, contrairement à Rosaline. Livia est OK pour un mariage arrangé, par exemple, alors que sa sœur veut vivre un vrai amour et garde un secret bien mal gardé en aidant à sauver la vie de Paris, celui-là même qui aurait dû mourir de la main de Romeo sans cette réécriture un peu grotesque.

Bref, ce premier épisode ne nous apprend presque rien sur la série que nous ne savions pas déjà avant de lancer l’épisode, tant la promo (datant d’il y a un plus d’un an) nous a tout révélé avant. Autrement dit, il faudra revenir la semaine prochaine pour découvrir ce dont il est question.

Le cliffhanger (le triangle amoureux dont il est un sommet est découvert par Benvolio) n’est pas franchement suffisant (pire même, il fait tomber à plat un des seuls suspenses de la série) pour donner envie et le casting est tellement large que je ne sais pas bien qui est la moitié des personnages. Côté acteurs, je suis néanmoins content de retrouver Zuleikha Robinson de LOST et Anthony Head de Buffy, bien sûr.

La période de diffusion choisie est excellente : comme il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, je regarderais probablement la suite, par curiosité. Cela dit, je m’attends vraiment à une annulation, à moins que Shonda ne réussisse à faire opérer sa magie habituelle à temps. C’est mal barré pour le moment.

02.png

Épisode 2 – The Course of True Love Never Did Run Smooth – 14/20
You will take the fall

Ils osent nous faire un résumé d’une minute trente sur le premier épisode où l’on revient encore sur Romeo et Juliet. C’est bon, ON SAIT. Un petit flashback inutile nous explique également pourquoi le prince ne peut se marier à Rosaline. Sans grosse surprise, celui qui est devenu roi annonce ensuite que le mariage va continuer comme prévu. Notre pauvre Rosaline se retrouve enfermée dans la chambre de Juliet à attendre son mariage, c’est beau. Elle refuse bien sûr que ça arrive.

L’épisode propose donc de repartir sur son triangle amoureux tout en développant enfin ses intrigues politiques. Cela fonctionne plutôt bien et clairement mieux que la semaine dernière, me redonnant un peu d’espoir pour la série. Je doute qu’elle soit renouvelée, mais si la saison 1 peut proposer un truc complet et fermé, je serais satisfait. En plus, ça fait toujours du bien d’entendre du bel anglais, et dans le fond, on est plutôt sur du langage soutenu avec cette série.

Au cours de l’épisode, Livia est un peu plus développée que la semaine dernière. La sœur de Rosaline devient sa servante, mais l’essentiel à retenir de son personnage est qu’elle réussit à sauver Paris, étant assez clairement un intérêt romantique pour le personnage. Pourquoi pas.

Loin des idées de romances, Benvolio Montaigu est présenté comme aussi détestable que possible. Bien que promis à Rosaline, il profite de son temps libre pour aller fréquenter des prostituées. Cela ne plaît pas trop à son oncle qui l’envoie plutôt enquêter sur les Capulet et l’arrêt de la construction de leur cathédrale. C’est là le début des intrigues financières : les Capulet sont clairement en difficulté et Benvolio l’apprend à temps pour que son oncle annonce que le mariage se déroulera dans la cathédrale une fois qu’elle sera construite. Si ce n’est pas merveilleux.

Sir Capulet se retrouve donc dos au mur, surtout que sa femme crise un peu : elle n’est pas franchement heureuse du mariage avec un Montaigu, ni de la mort de Juliet (dont elle est désormais persuadée que le suicide a été provoqué par Rosaline). Plutôt que d’admettre sa ruine, Capulet tue donc son architecte, dans une scène qui m’aura bien fait rire.

Pendant ce temps, Rosaline fait tout ce qu’elle peut pour empêcher le mariage. Elle parle ainsi à Isabella, la sœur du roi Escalus, pour la convaincre de persuader son frère de renoncer à ce projet de mariage. Moi, perso, ça me fait un point du bingo cadeau. Cela fonctionne un temps : Escalus et Rosaline se retrouvent même à passer la nuit dans la même chambre (en tout bien tout honneur), ayant pris la décision de ne pas la marier à un Montaigu. Malheureusement, durant cette même nuit, la tombe de Romeo est saccagée, de même que le corps de notre amant maudit préféré, alors Escalus rechange d’avis.

Il faut dire que le roi n’a pas la vie simple non plus : il doit affirmer son autorité, ce qu’il fait à coup de condamnations à mort et de fourchettes (décidément, c’est la semaine où les américains veulent me dégoûter des couverts !). Plus l’épisode passe, plus il devient froid et « méchant », ne s’adoucissant qu’en présence de Rosaline. Ah, l’amour…

En définitive, c’était plus entraînant que la semaine dernière, mais ça reste très convenu. J’aime déjà mieux les intrigues lancées par ce second volet, mais je n’arrive pas à imaginer la série être un succès ou obtenir une saison 2. C’est un peu dommage. Il faut noter aussi que j’ai eu l’impression que le budget suivait déjà moins cette semaine, notamment au niveau des lumières et de certains effets spéciaux. Il faudra voir si cette qualité, qui était l’une des forces principales de la série la semaine dernière, continue de décliner.

Oh, un dernier point sur l’ambiance musicale qui elle est très réussie !

Capture d'écran 2017-06-24 18.29.32.pngÉpisode 3 – All The World’s A Stage – 12/20
It’s quite a change of heart

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez que j’ai quelques jours de retard dans le visionnage de cet épisode non pas parce que cette série est mauvaise, mais bien parce que je n’avais plus de WiFi (et que cette série étant mauvaise, je n’allais pas lui sacrifier ma 4G).

L’épisode repart sur le mariage forcé et des changements d’avis d’Escalus et Rosaline. Je n’en attendais pas moins venant d’eux. Le mariage est bien sûr avancé après toute la merde des épisodes précédents. Cela ne réjouit pas trop Rosaline, mais sa sœur est aux anges rien que d’imaginer la situation. De son côté, Benvolio est à peu près aussi joyeux que Rosaline de voir sa vie privée lui être confisquée. Du coup, il lui propose de rentrer dans les ordres histoire que tout s’arrange. Vu comme ça, c’est sûr que c’est plus simple. Cela n’empêche pas Benvolio d’avoir le temps de déprimer de la mort de ses amis et de son futur déjà contrôlé par son oncle alors que lui voudrait juste vivre avec une prostituée. Ben voui, c’est ça l’amour.

Pendant ce temps, Livia continue de flirter avec Paris qui lui apprend à enfreindre les règles et cherche à l’embrasser. Si ce n’est pas magique tout ça, je crois que l’on tient une Capulet et un Montaigu amoureux l’un de l’autre pour la fin de saison. En attendant, non ce n’est pas exactement magique. En plus, Rosaline change encore d’avis : elle décide de se marier en échange de la liberté de sa sœur. L’idée d’entrer dans les ordres, c’était juste pour révolter les féministes et s’assurer de combler un peu de temps d’épisode avec un twist. Twist d’ailleurs pas du tout crédible, qui plus est, car les revoilà devenues meilleures amies quand la mésentente cordiale entre elles était assez claire dans l’épisode précédent). C’est donc mal écrit, en plus de tout ? Hum…

Les deux vieux Capulet/Montaigu continuent de se mettre des bâtons dans les roues, et ça en devient presque drôle. Bon, côté Capulet, notre Anthony Head préféré est hanté par de biens mauvais flashbacks, mais c’est drôle quand même, je vous dis. Il vire peu à peu fou et l’acteur n’est plus aussi bon qu’avant, le personnage disant même qu’il pense Juliette encore en vie par moment dans une scène où la performance est loin d’être réussie. N’empêche qu’il déprime lui aussi, mais face à ses comptes. Et en parallèle, Montaigu n’a pas trop de problèmes pour le moment et c’est lui qui propose de payer un nouvel architecte. Comme par hasard.

Le mariage tant attendu a enfin lieu, mais bien sûr, comme nous sommes encore en début de saison, il ne peut être accompli comme il se doit ! Les scénaristes n’y vont pas de main morte et proposent carrément un attentat pour s’assurer que la guerre continue à Vérone. L’attaquant parvient à s’enfuir, mais c’est sans compter sur le couple Benvolio/Rosaline qui le poursuit, de manière totalement crédible, bien sûr. Le couple comprend que quelqu’un qui n’est pas de leurs familles respectives s’ingénue à faire en sorte que la vieille rivalité continue. Cela nous donne une perspective pour la fin de saison avec un couple plus uni qu’il n’y paraît et un ambassadeur de Venise qui meurt (seule vraie victime de l’attentat, comme par hasard), ce qui ne fait pas les affaires de la ville et particulièrement d’Isabelle, qui est une bien meilleure dirigeante que son frère pourtant roi. Enfin, le cliffhanger voit Lord Capulet halluciner sa tendre Juliette lui dire de faire attention, allez savoir pourquoi/à quoi ça sert…

Bon, il ne faut pas s’étonner que les audiences soient catastrophiques. Tout est énorme, les ficelles scénaristiques sont aussi visibles que prévisibles et le vieil anglais ne parvient pas à tout sauver malheureusement, cassant même la crédibilité de certaines scènes avec un côté bien trop théâtral (là encore, c’est de la faute d’Anthony Head, pourtant un bon acteur à l’époque). Ce n’est même pas un bon guilty pleasure, même si certains moments sont agréables et que l’ensemble reste très beau, esthétiquement parlant.

Je vous aurais bien donné RDV mardi pour l’épisode suivant, mais les audiences sont tellement mauvaises qu’ABC a décidé d’arrêter le massacre et diffusera désormais la série le samedi soir, laissant de nouveau une semaine s’écouler avant le prochain épisode. On se retrouvera donc dimanche prochain, peut-être, parce que je ne sais pas si je regarderais le dimanche pour autant. Le dimanche, il y a Orphan Black et Still Star-Crossed fera bien pâle figure à côté !

Tellement pâle figure, d’ailleurs, que je n’ai pas continué la série. ABC a décidé d’annuler la production alors que la saison 1 se termine sur plusieurs cliffhangers. J’ai donc décidé de ne pas continuer. Je pourrais accrocher aux cinq épisodes qu’il me reste, et j’aurais l’air malin à ne pas avoir de fin. Bref, oui, oui, vous êtes Still Star-Crossed, effectivement. Avec un titre pareil, pas étonnant que la série soit annulée.

Ces séries que je regarderai en septembre 2017

Bonjour à tous !

Je profite d’un creux dans la diffusion des séries pour tenter de rattraper un peu mon retard partout, mais vous m’avez dit sur Twitter que vous préfériez que je communique mon planning de septembre, alors ni une, ni deux, je m’y suis mis.

Je ne vais parler ici que des séries que j’ai décidé de (tenter de) commencer/continuer en septembre. Pour les autres, je vous invite à consulter quelques bons articles et vidéos sur les upfronts. Voilà, c’était l’instant pub, mais je n’ai jamais visé l’exhaustivité sur ce blog, c’est un peu impossible vu que je suis seul à le gérer, sans qu’il ne me rapporte rien et pour le plaisir de critiquer/parler séries dans les commentaires.

Je ne vais pas changer de ligne éditoriale en si bon chemin, donc il n’est question que de ce que je regarde, encore et toujours, mais c’est annoncé dès le sous-titre du blog. Évidemment, nous ne sommes qu’en mai, mon planning n’est pas tout à fait définitif (et clairement pas possible à tenir en l’état actuel des choses). Enfin cela dit, il semblerait que ce soit pire en janvier, mais on en parlera un peu en fin d’article.

En attendant, c’est parti pour le planning de ce que je compte critiquer, jour après jour ! Comme toujours ici, je vous indique le jour où je regarderai l’épisode, qui aura donc été diffusé pendant la nuit de la veille aux USA.

Et si vous êtes comme moi plutôt préoccupé par votre présent, n’hésitez pas à jeter un œil à mon article de la semaine dernière sur les séries à voir cet été.

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LUNDI

La semaine commencera l’an prochain un peu comme elle commençait cette année, avec assez peu de changement, mais malgré tout deux nouveautés. Ce ne devrait a priori pas être trop compliqué à gérer, même si ça sera vite galère quand je manquerais de temps.

Dans l’ordre, mon lundi donnera donc :

The Walking Dead (S08) – Cela fait bien longtemps que je ne suis plus fan de cette série de zombies surcôtée, mais j’y reviens encore et toujours par curiosité de savoir ce qui arrivera aux quelques personnages que j’aime encore bien. Et comme je ne supporte pas d’être spoilé, je n’ai d’autres choix que de commencer ma journée par-là, car il est dur de passer sur Twitter un lundi sans avoir au moins un tweet pour parler du dernier épisode.

The Last Man on Earth (S04) – Mon histoire avec cette série est faite de haut et de bas, mais sa saison 3 a réussi à me raccrocher avec un rythme excellent et des personnages beaucoup plus attachant que prévu. C’est possiblement l’une des séries dont j’attends la reprise avec le plus d’impatience, car son cliffhanger était réussi. En revanche, il s’agit probablement de la dernière saison de la série et j’espère que, cette fois, ils feront en sorte de conclure les intrigues. La saison 3 aurait pu être la dernière et ça aurait été horrible.

Ten Days in the Valley (S01) – Une série d’ABC s’aventurant dans le suspense à la manière du câble ? Franchement, je ne suis pas trop convaincu par le synopsis basique de la fille de scénariste enlevée. En revanche, le trailer est vraiment bien fichu, c’est le type de mystère qui donne envie d’être vu. Et puis, si vous regardez le trailer, vous reconnaîtrez peut-être Emily Kinney dont je suis fan (The Walking Dead, Conviction) ou encore l’inégable Adewale Akinnuoye-Agbaje (Mr Eko de LOST).

Ghosted (S01) – Hop, voici une série que je ne suis pas sûr de regarder en entier. Le casting est intéressant, l’intrigue un peu plus classique (deux boulets devenant des agents gouvernementaux traitant des affaires paranormales) et l’humour peut fonctionner… ou pas. C’est toujours dur de juger le rythme d’une comédie à un trailer qui compile 20 minutes d’épisode en 3 :

Oui, je commencerai a priori la journée par les séries qui reviennent et oui, ça va être une constante de ce planning. Tant que je ne sais pas le niveau de ce qui débarque, c’est dur de savoir précisément.

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MARDI

Beaucoup de changements sur la case horaire du mardi par rapport à la saison passée où je ne regardais, pour ainsi dire, que Supergirl et Conviction. Si la première continuera d’être ma série dès le réveil, autant dire que de nombreux nouveaux la rejoignent.

Supergirl (S03) – Après une saison 2 clairement beaucoup trop réussie par rapport à mes attentes très basses après une médiocre saison 1, je suis hyper impatient de retrouver Kara en saison 3. J’avoue avoir appris quelques infos sur la saison 3 qui ne me disent rien qui vaillent, mais je vais garder espoir dans les scénaristes qui ont su s’en tirer à merveille avec une base pourtant très friable.

Lucifer (S03) – A priori, j’aurais largement rattrapé mon énorme retard dans cette série d’ici là. J’ai vu les deux premiers épisodes depuis avant-hier et j’adore, je compte la continuer au rythme d’un par jour et la reprendre en septembre à la semaine, surtout qu’elle est dans mon challenge séries. Pour l’instant, c’est presqu’un coup de cœur, même si perdue dans ma semaine, cette série ne sera sûrement pas celle que j’attends le plus impatiemment.

The Gifted (S01) – Dirigée par Bryan Singer et sous l’égide de Marvel, la série me fait de l’oeil côté créatif autant que côté acteurs, puisqu’ils ont embauché Amy Acker (Angel, Dollhouse, Person of Interest) et Stephen Moyer (True Blood). Cela suffit largement à me donner envie de me jeter dessus malgré un trailer qui semble tout miser sur les effets spéciaux au milieu d’une intrigue vue et revue. J’espère me tromper, mais pour le moment, je suis motivé plutôt par l’équipe que le projet.

The Brave (S01) – C’est tout à fait le genre de series que je ne regarde jamais. Pour une fois, je me dis que ça me ferait pas trop de mal de changer un peu de style et de voir un truc bien militaire, si The Last Ship ne m’en a pas dégoûté d’ici là. Et puis, ils ont Simon de Quantico, quoi ! Je vais tenter et l’on verra combien de temps je tiens sur une série qui a en plus tout du procedural et dont l’ensemble du premier épisode semble tenir dans un trailer de trois minutes :

Me, Myself & I (S01) – La vie d’un inventeur de génie explorée à travers son adolescence, sa quarantaine et sa soixantaine ? Franchement, ça ne m’a pas vendu du rêve sur le papier… mais le trailer m’a motivé et même fait rire. Il faudra voir comment ça évolue et comment ils réussissent à tenir le suspense, mais si This is us a su le faire, pourquoi pas cette série !

Le trailer a été retiré de Youtube, mais est encore dispo sur IMDB (cliquez car l’intégration ne fonctionne pas).

 

Autant le dire tout de suite, c’est beaucoup trop pour une seule journée, tout ne débarquera pas le mardi, mais vous allez voir que le planning assez pourri des chaînes va me laisser un peu de « temps libre » (BEN VOYONS) pour rééquilibrer tout ça.

01MERCREDI

Je suis traumatisé, pas moins, par les changements qui s’opèrent dans cette case. Cela fait quatre ans que je commence mes mercredis matins (bon, OK, trois, la première année, j’allais en cours beaucoup trop tôt pour visionner quoique ce soit avant de partir) avec Agents of S.H.I.E.L.D. Or, malgré son renouvellement, la série ne revient pas en septembre et ne sera plus diffusée le mercredi. Autant dire que ça bouleverse pas mal mes habitudes, et ça ne me plaît pas du tout !

The Good Place (S02) – Vrai coup de cœur du mois de septembre dernier, je suis très heureux du renouvellement de cette série. Kristen Bell déchire, ses collègues aussi et je dois dire que la fin de saison 1 a su me surprendre avec un twist que je n’avais pas vu venir alors qu’il était pourtant évident quand on reprend la série et qu’on y réfléchit un peu. C’est rare de trouver ce genre de perle et je peux vous dire que je serais au premier rang pour la reprise. Je suis impatient de découvrir ce qui nous attend cette année.

Superstore (S03) – Encore une série qui a réussi à merveille sa sortie cette année avec un épisode final qui était de loin le meilleur. La saison 3 devrait réserver pas mal de surprises dès les premières minutes et je suis confiant, ça devrait me faire rire.

Brooklyn 99 (S05) – C’est un peu un pari avec moi-même de la mettre ici, je viens tout juste de commencer la saison 1. Je devrais avoir tout rattrapé d’ici là. J’espère.

The Mayor (S01) – Cela devient une habitude dans cet article : c’est encore une série dont le synopsis me laisse un arrière-goût de gros ennui avec un jeune de banlieue qui se présente à l’élection de maire et le devient. Rien de transcendant et clairement pas original après une année d’élection présidentielle catastrophique. Seulement le trailer m’a fait mourir de rire et m’a surpris très très positivement côté casting : Yvette Nicole Brown suffirait à me faire regarder, mais en plus, Lea Michele s’en mêle. J’en attends énormément de cette série :

The Gospel of Kevin (S01) – Gros doute sur cette série : Kevin découvre un OVNI et se retrouve à parler une extraterrestre que personne d’autre que lui ne voit et qui a quelques pouvoirs pour l’aider à… aider d’autres gens autour de lui. Je suis sceptique, mais ça peut donner quelque chose de sympa. En tout cas, c’est ce que le trailer suggère. Je m’attendais à une comédie en le regardant, mais c’est finalement bien une série au format 40 minutes. Ça passe ou ça casse.

 

Oui, le mercredi me fera rire ou ne sera pas. C’est assez inattendu d’avoir une journée placée sous le signe de l’humour, mais j’apprécie de voir le vendredi un peu déchargé de sa dose de comédie. Seulement, c’est un mal pour un bien, car la fin de semaine n’est vraiment pas géniale.

PS : en octobre, la journée de l’humour devrait connaître une sorte de trêve avec l’arrivée de la saison 2 de Channel Zero. Je voulais me la garder pour Halloween, mais comme Halloween marquera la diffusion de la saison 2 de Stranger Things

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JEUDI

Rien !

Je n’ai rien à me mettre sous la dent le jeudi. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé. Si je suis honnête, je n’ai pas non plus cherché plus que ça : le jeudi était cette année le jour où je faisais mes dissertations (de sept heures, hein) pour les cours… il en sera de même l’an prochain.

Cela dit, une journée sans rien sera l’occasion de tenter de boucler le challenge séries (c’est impossible, mais après quelques switchs, on ne sait jamais) et surtout, surtout, de rattraper les épisodes de The Brave, The Gospel of Kevin ou The Gifted que je n’aurais pas eu le temps de voir !

Oui, clairement, je prévois déjà être en retard. Désolé, pas désolé, comme on dit.

PS : et puis, en plus, c’est un peu un mensonge de dire que j’aurais rien, car il est probable que la saison 4 de You’re the worst ne change pas de case et ne finisse qu’en novembre. De plus, la saison 7 d’American Horror Story devrait débarquer au plus tard mi-octobre (mais là, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir, son thème ne me bottant pas du tout).

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VENDREDI

Pourquoi changer les mauvaises habitudes ? Le vendredi sera le jour de la mort avec une cascade d’inédits que je ne pourrais pas tous voir le jour même, quoiqu’il arrive. Qu’importe, faisons le tour :

Grey’s Anatomy (S14) – Est-ce utile d’encore présenter la série et d’expliquer que je suis redevenu fan depuis trois ans sans n’avoir jamais pour autant réussi à l’abandonner avant ? C’est ma première série en VOST, puis ma première en VO tout court, et sa routine est encore en pleine forme. Rien à en redire quoi, ça fait toujours son job après quatorze ans et c’est assez dingue.

Scandal (S07) – Difficile d’en dire autant de Scandal. La saison 6 aurait pu être la dernière, ça ne m’aurait pas dérangé et j’aurais aimé son final. Cependant, ABC en a décidé autrement et a offert 18 épisodes supplémentaires à son drama. Je suis sceptique, mais je serais présent pour les aventures finales d’Olivia Pope.

HTGAWM (S04) – Après une saison 3 explosive (je sais, je sais, too soon), je suis très impatient de retrouver Analise et ses étudiants… Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, si ce n’est que ça devrait commencer à tourner en rond à force, mais je le pensais déjà en début de saison 2 et ils m’ont toujours contredit jusqu’à aujourd’hui.

 

This is Us (S02) – Cette série a été une belle surprise l’an dernier, avec chacun de ses épisodes jouant sur une corde sensible et tentant de briser les cœurs de chacun des spectateurs. C’est une très belle histoire humaine que celles de ces personnes nées le même jour, et je ne m’attendais pas à accrocher autant à ce qui est finalement un soap (de très, très bonne qualité, mais un soap quand même). Je suis impatient de retrouver la saison 2 pour de nouveaux feels. Je vois tout à fait pourquoi la série est passée le vendredi, car elle a la carrure pour contrer les autres chaînes, mais ça m’énerve quand même. Je me calme avec ce « trailer » qui n’en est pas un et ne dévoile rien de la saison 2 (spoilers sur la saison 1, bien sûr) :

Supernatural (S13) – Quoi ? On ne sait jamais. Neuf saisons, ça se rattrape, non ?

Orville (S01) – Je n’ai jamais vu Star Trek (oui) mais cette parodie m’intrigue, avec de jolis noms côté production et côté casting (Adrian Palicki, dans le rôle d’une ex-femme qui s’engueule avec son ex-mari ? Je veux, j’ai déjà adoré dans Agents of S.H.I.E.L.D !). Pas sûr qu’elle fasse long feu dans cette saison chargée, mais sait-on jamais !

 

Netflix – Cette fois, je ne fais pas l’erreur d’oublier que Netflix diffuse ses séries le vendredi et a pour projet de proposer une saison de quelque chose par semaine. Il est impossible de tout suivre, mais bon, j’essaye quand même parce qu’ils proposent de la qualité en général. Et c’est bien ça le plus agaçant !

 

Life in Pieces (S03) ? – Aucune date n’est annoncée pour le moment, mais la saison 2 avait commencé fin octobre. J’imagine qu’il en sera de même cette année et que la série ne devrait (malheureusement) pas changer de case horaire. Nous verrons bien !

 

Oui, je vous avais dit que ça faisait mal. Et en plus, depuis plusieurs années, ma semaine série s’arrêtait le vendredi. Ce n’est plus le cas.

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SAMEDI

La case de la mort du vendredi soir, celle où les audiences des séries fondent toujours comme neige au soleil, a été reléguée à trois séries que je regarde. Du coup, elles débarquent le samedi pour moi et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Cependant, il faut bien être honnête, deux d’entre elles sont des séries que je regardais souvent déjà le samedi ou le dimanche, les gardant pour mes nombreux aller-retours en RER vers la capitale. Du coup, c’est peut-être un faux changement, allez savoir.

 

The Inhumans (S01) – Toujours pas de vrai trailer pour cette série pourtant bien annoncée pour septembre. Elle crie la catastrophe : case du vendredi, budget qui doit exploser les caisses côté effets spéciaux, intrigue royale peu claire, liens avec un film Marvel à venir… Non, franchement ça fait plus peur qu’autre chose et les photos promos ne me rassurent pas non plus. Seulement, on ne sait jamais, j’adore l’univers Marvel, j’adore Agents of S.H.I.E.L.D (dont la diffusion est repoussée grâce à ça), on va dire que tout est encore possible !

Blindspot (S03) – Je m’attendais à une annulation de la série qui avait en plus fait le tour de son intrigue avec la saison 2, mais non, la chaîne a choisi de renouveler… tout en la mettant dans la case du vendredi, histoire de la tuer à petit feu. Perso, elle continuera d’accompagner mes trajets en train.

Once Upon a Time (S07) – Là aussi, je ne comprends pas trop le renouvellement de la série qui va continuer avec moins de la moitié de son casting. Le reboot annoncé dans l’épisode final de la saison 6 offre une perspective intéressante, mais je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour sauver la série. Je m’attends à une annulation en fin de saison 7, si ce n’est avant (mais ça craindrait après sept ans, franchement).

Fin

DIMANCHE

Ouf, le dimanche reste un jour sacré et sans débarquement d’inédits pour moi. Cela tombe à merveille : le dimanche sera jour de rattrapage (surtout pour les séries Netflix), de pause et d’écriture d’articles en retard.

Cela fait donc un total de 23 séries, dont 15 au format 40 min et 8 au format 20 min OU 14 revenantes pour 9 nouvelles, le tout sans compter Channel Zero, You’re The Worst et American Horror Story… En comparaison, et en comptant ces trois-là, j’ai commencé en septembre dernier 26 séries, dont 17 au format 40 min et 9 au format min OU 16 revenantes pour 10 nouvelles. Parmi celles-ci, j’en ai arrêté quatre en cours de route (2 au format 40 min, 2 au format 20 min) et j’ai eu du retard dans mes visionnages quasiment chaque semaine, alors qu’elles étaient bien réparties dans la semaine.

Je reste à peu près sur le même planning, mais avec un peu plus de trois épisodes par jour de la semaine* et en comptant mes 24 heures de cours, les heures de devoirs, les heures où je donne cours moi-même et la vie sociale (ou pas d’ailleurs, si on songe au Comic Con et autres événements sériels dont je parle ici aussi), j’aurais immanquablement du retard sur le blog. Vous êtes prévenus.

* Comme je m’entends souvent dire que je n’ai probablement pas de vie à regarder autant de séries, je viens de perdre un peu de temps à faire quelques calculs que je trouve drôlement intéressants.

En comptant 45 minutes (ou 22 selon les formats) par épisode (ce qui est large pour des séries plus souvent proches de 40 et 20 minutes), et sans les séries Netflix, j’arrive à ~122 minutes par jour… donc deux heures de séries par jour. C’est beaucoup ?

Oui, je ne vais pas le nier. Cependant, je suis loin de la moyenne nationale des 3h52 par jour devant la télévision, sachant que je ne regarde rien à la télévision et que je ne suis pas non plus du genre à aller procrastiner sur des articles uzBzfeed ou Topito (oui, ça peut m’arriver bien sûr, mais certains en font un mode de vie).

Même en ajoutant à ça un catastrophique 13×45 minutes de Netflix (ça arrive), je ne suis qu’à ~205 minutes par jour, ce qui me situe donc juste en-dessous la moyenne des 3h52. Non, je ne regarde pas non plus de film, ni les infos (j’ai Twitter pour ça, merci bien). Oui, je vous accorde que rédiger une critique par épisode sur le blog fait « perdre » un peu plus de temps, mais OUI, comme je l’affirmais pour le Week-end en Séries, je suis encore LARGE sur la vie sociale, surtout que je speedwatch certains épisodes… Croyez-en mon historique Youtube, j’ai même encore le temps de perdre du temps à écouter des conneries.

Faut-il encore ajouter que je regarde certaines séries durant mes trajets de train, en mangeant (seul, du coup) ou avec des amis (donc techniquement, pas qu’une perte de temps/une absence de vie sociale) ?

Oui, je regarde beaucoup de séries… mais je le vis bien, merci !

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Et en janvier 2018 ?

En janvier 2018, ce sera la merde. Je vous ferai probablement un article, mais il me faudra forcément faire des choix drastiques. Pêle-mêle, j’ai envie de commencer : Alex Inc., Splitting Up Together, The Crossing, For the People, LA to Vegas, Reverie, Cloak & Dagger ; tout en continuant à regarder celles qui auront commencé en septembre et en comptant sur les retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Colony, The 100 ou encore Suits, pour n’en citer que trois.