The Brave (S01)

Synopsis : Quand le docteur américain Kimberley Wells est kidnappée par un groupe en lien avec des terroristes, le capitaine Adam Dalton et son équipe héroïque des Opérations Spéciales, composée d’agents hautement entraînés pour les missions sous couverture, n’ont d’autres choix que d’entrer en action et de tenter le tout pour le tout pour la sauver. Ils sont guidés de l’autre côté du globe par Patricia Campbell et son équipe d’analystes ; tous s’apprêtant à découvrir que la disparition de Wells pourrait être liée à quelque chose de bien plus grand – et de bien plus catastrophique !

Spoilers 1×03

03.jpgÉpisode 3 – The Greater Good – 14/20
Put a foot of place here, you die.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas spécialement eu le temps de regarder la série à sa sortie mardi. De toute manière les sous-titres français du premier épisode ne sont toujours pas dispo, alors je sais que la critique de ces épisodes n’est pas franchement la plus attendue. J’ai donc pris mon temps et c’est devant mon déjeuner du jeudi midi que j’ai lancé ce troisième épisode, pour lequel je ne m’attends plus à grand-chose après la déception du deuxième épisode.

Cet épisode débute au Mexique et nous présente le cas de la semaine : Ranier Boothe arrive à Mexico et un agent infiltré américain balance l’information à son pays. Alors que les gros pontes américains veulent le tuer ou le capturer, Patricia propose au contraire de lui mettre un micro pour réussir à attraper tout le réseau de terroristes dont il est la tête.

L’équipe des forces spéciales débarque donc au Mexique et se montre méfiante même avec leur agent de liaison, Vargaz. Ils arrangent rapidement leur nouveau QG avec connexion wifi de qualité supérieure à celle que j’ai actuellement en fibre. Trop fortich’ ces ricains. Tout le monde apprend donc que Boothe a rendez-vous avec un certain Urzua, ce qui a l’air de beaucoup déranger Hannah.

Leur source obtient toutes ses informations de Sofia, une maîtresse de Boothe. L’avantage de voir que Hannah semble beaucoup trop impliquée dans l’affaire dès le début, c’est que ça peut apporter un point supplémentaire d’intérêt : elle a travaillé sous couverture avec Urzua. Noah s’en rend compte et tente de la mettre en garde de son implication avec l’affaire, mais Hannah n’aime pas spécialement ses sous-entendus.

Loin de s’en préoccuper, Noah décide de confier ses doutes à Patricia qui le rassure aussitôt en lui disant qu’elle n’a pas aimé Hannah dans l’équipe pour rien. Le truc, c’est donc qu’Urzua est responsable d’un sacré nombre de cicatrices dans le dos de Patricia. Forcément, côté objectivité, ce n’est pas ça.

Les forces spéciales s’amusent donc à mettre sur pied un plan plutôt sympa pour mettre un micro dans la poche de Boothe, mais comme on voit celui-ci avant qu’il n’arrive et que nous ne sommes qu’au début de l’épisode, nous savons parfaitement ce qu’il en est : ça va être un échec, surtout qu’il s’agit du premier RDV avec Boothe alors que nous savons qu’il en aura un deuxième avec Urzua, largement introduit comme un problème pour la série… Dans l’ensemble, c’est prévisible, mais assez intéressant à voir mettre en place.

C’est donc bien un échec pour ce premier plan : Boothe détruit son téléphone au moment même où l’équipe s’apprêtait à l’échanger. Cela suffit à ce qu’ils découvrent qu’il détruit tous ses téléphones et change ses chaussures chaque jour (à côté de ça, ça fait des mois que je dois changer de baskets, hum). Ils ne pouvaient pas le savoir avant, allez savoir pourquoi.

Il est donc décidé d’utiliser Sofia pour avoir encore plus d’informations sur Boothe et pouvoir le piéger. Vargaz n’est pas ravi de l’idée et il est assez clair qu’il a une relation pas franchement professionnelle avec Sofia. Jazz la contacte malgré tout et Sofia, quand on lui demande d’être discrète, regarde partout autour d’elle. La discrétion, quoi. Elle est finalement plutôt maline et réussit à filer son portable à Jazz en présence de Boothe, alors qu’Amir se fait clairement griller par lui et dit ensuite qu’ils sont tranquilles.

On notera que Jazz ne parle ni russe, ni espagnol, ça commence à être dérangeant tout de même pour une espionne surentraînée. En plus, Hannah met trois plombes à lui traduire ce que Sofia lui dit, c’est à peine abusé.

Une nouvelle mission se met en place quasi immédiatement : il faut désormais remplacer le collier de Boothe, la seule chose qu’il garde toujours sur lui. Niveau préparation, c’est encore plus rapide que le portable, parce que eh, ils ont tout ça de relations et matériels apparemment. La nouvelle opération se fait toujours en compagnie de Vargaz, alors que celui-ci est clairement amoureux de Sofia, le reconnaît et que ça peut totalement être un problème pour la mission. Dalton semble s’en foutre pas mal, bonjour la crédibilité.

Boothe a donc bien reconnu Amir sans le moindre problème et décide de changer de route au dernier moment, compromettant le plan mis en place par l’équipe de Dalton. Ceux-ci décident d’agir malgré tout. L’opération se passe à peu près bien, le médaillon étant remplacé par un micro sans problème. Le truc, c’est qu’il est certain que Boothe a vu qu’il ne pouvait pas faire confiance à Sofia car, même masqué, Vargaz est grillé.

Aux États-Unis, Hannah raconte toute son histoire à Noah : elle s’est fait avoir par Urzua, ses hommes lui ayant tailladé le dos. Elle n’a été sauvée par son équipe qu’au dernier moment. Bref, elle n’est pas objective du tout. Sofia étant effectivement grillée, Hannah décide de contacter Dalton pour le prévenir, sans attendre l’ordre de Patricia et alors que Noah lui dit que ce n’est pas son job. Du coup, Dalton et son équipe font demi-tour.

Ils font porter le chapeau à Urzua, que Boothe n’hésite pas une seconde à tuer suite à sa trahison. Hop, tout le monde va bien pour la fin de l’épisode : Hannah a même eu sa revanche sur Urzua. Toujours pas de fil rouge, le fils de Patricia étant oublié dans l’histoire pour l’instant, mais cet épisode a regagné en intérêt en se concentrant un peu plus sur le personnage d’Hannah. Il y avait du bon et du moins bon, mais c’était un procedural efficace avec son lot de rebondissements.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, je tiens à dire d’entrée de jeu que je déteste les séries militaires et à la gloire des États-Unis, usant et abusant d’un patriotisme et de héros ordinaires terriblement extraordinaires dans leur capacité à survivre à tout ce qui leur tombe sur la gueule. J’ai déjà du mal dans des séries tournées grand public international type Quantico, mais quand on y ajoute le militarisme américain, ça ne me donne pas envie de rester, même quand il n’y a que 13 épisodes, n’est-ce pas Last Resort ?

D’ailleurs, c’est bien simple, depuis celle-ci je n’ai jamais retenté de m’aventurer dans ce type de série. Pourquoi commencer The Brave qui hurle l’ensemble de ces défauts dès son titre (« Les Courageux », en gros) ? Parce que le thème militaire est à la mode cette année outre-Atlantique, contexte militaire instable et frileux oblige. Puis-je me dire sériephile et ignorer complétement les effets de mode ? Probablement, mais j’aurais l’impression d’être encore plus frauduleux que quand je ne regarde ni Game of Thrones, ni Breaking Bad alors que tout le monde s’extasie dessus. On va dire que c’est un complexe étrange et idiot.

Quoiqu’il en soit, j’ai donc décidé de sélectionner une série militaire et mon choix s’est porté sur celle-ci parce que la bande-annonce avait quelques qualités et parce qu’il y avait l’acteur incarnant Simon dans Quantico. Ajoutons-y un synopsis qui n’est pas avare en effets d’annonce et en hyperboles, et me voici curieux de voir ce que ça donnera. Voilà toutes mes mauvaises raisons de commencer la série : j’anticipe déjà un retard énorme dans mon visionnage au fil des semaines et peut-être même un abandon en cours de route. Vous êtes prévenus, mais qui sait, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surpris quand on commence avec autant d’a priori négatifs !

L’avis sans spoiler : pas de surprise dans le pilot si vous en aviez déjà vu la bande-annonce, on assiste littéralement à la version longue de cette bande-annonce. Je m’y attendais, mais c’était donc sacrément long par moments. Du côté de la série, elle possède un casting relativement bon de personnages tous très clichés. Rien de transcendant non plus dans l’intrigue, surtout quand les quelques rebondissements étaient déjà expliqués dans le trailer et le synopsis. Victime de son marketing, la série patine un peu pour ses débuts, mais ça devrait malgré tout ravir les amateurs du genre. En ce qui me concerne, j’ai accroché un peu plus que prévu, parce que le cliffhanger est excellent et les dynamiques entre les collègues travaillées pour être au cœur de ce qui a encore le potentiel d’être une simple série procédurale, mais qui semble vouloir se concentrer sur les relations entre Washington et les forces spéciales. Il faudra plus d’un épisode pour se faire une bonne idée, mais je crois comprendre pourquoi le créateur a demandé aux journalistes de ne pas faire de sa série une simple série militaire, mais « le Urgences des séries de forces spéciales ». À surveiller.

Ci-dessous, la critique chaque semaine des nouveaux épisodes, avec spoilers.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Right, we are the cavalry.

On commence en Syrie avec une jolie pub pour Nissan à peine discrète et le docteur Kimberley Wells présentée comme une super héroïne du quotidien, sauvant plein de vies et étant rapidement enlevée, histoire de lancer la série.

Il n’y a bien sûr pas de vrai générique pour cette série, mais un encart qui crie son patriotisme et un texte expliquant le fondement de la série. Si elle est vendue autour de l’enlèvement de Kimberley Wells, la série parle en fait de deux groupes : les Opérations spéciales qui éliminent les menaces détectés par les analystes des Renseignements militaires ; menés par une Patricia Campbell pleine de TOCs après la mort de son fils.

Comme le casting est large, le choix est fait de nous présenter les personnages en affichant leur nom à l’écran, ce qui m’aide bien pour la critique. Tout va très vite, surtout que les personnages se connaissent déjà. Ces personnages sont donc aux Etats-Unis et les analystes se limitent d’abord à Hannah et Noah.

En Turquie, Adam Dalton reçoit un appel de Patricia qui lui explique la mission et lui dit de contacter ses hommes, Ezekiel « Preach », Amir (youhouhouhouuuu) Al-Raisi et Joseph « McG », ainsi que Jasmine « Jaz », archétype du syndrome schtroumphette. Il fallait bien une femme. L’introduction de ces personnages est bonne, à coup de phrases clichées « I was raised a New-Yorker », mais il se passe beaucoup de choses d’un coup, le rythme en est presque trop vif et la bande-son excellente. La mission ne traîne pas à se mettre en place, ce qui permet de voir les analystes au travail bien rapidement. Malheureusement, la vie de Kimberley continue d’être de plus en plus danger quand elle est amenée aux mains d’un groupe qui a l’habitude de tuer ses otages en 72h.

L’équipe d’Adam cherche donc à retrouver le chauffeur qui a trahi Kimberley, racontant sa vie perso en pleine opération spéciale. Cela donne une bonne idée du ton de la série. Malheureusement, ils arrivent trop tard : le chauffeur s’est fait exécuter par un homme qu’Adam reconnaît sans problème. Vu la réaction de Patricia, il est probablement lié au meurtre de son fils.

Toute l’équipe des Forces spéciales se lance dans la filature de l’homme qui sait très bien qu’il est suivi et s’apprête à contacter les terroristes. La scène de filature est plutôt bien écrite et jouée, mais elle mène de manière prévisible au kidnapping du terroriste.

Pour le faire parler, Amir est utilisé : il entre en couverture, se faisant passer pour Khamal Benin, le frère d’un terroriste lui aussi kidnappé plus tôt. C’est assez bien foutu, même si l’appât paraît énorme. Cela fonctionne et Amir peut feindre son évasion, emmenant avec lui le terroriste. Celui-ci le mène dans une zone bien trop risquée mais qui permet aux américains de retrouver la piste de Kimberley.

Comme il ne leur sert plus et qu’il est un danger pour Amir, il se fait tuer par Jaz.

Pas le temps d’aller sauver Kimberley pour autant : celle-ci est emmenée à l’hôpital par les terroristes, n’ayant aucune idée que les Forces spéciales la suivent. Le but des terroristes ? Utiliser les compétences de la chirurgienne pour sauver la vie d’un terroriste, Baghdadi, que les Forces spéciales pensaient avoir déjà tué et qui aurait tout à fait pu devenir le grand méchant de la série.

Traumatisé par l’information, Washington décide que la vie de Wells n’est pas très importante et qu’il vaut mieux tuer Baghdadi. Adam et son équipe doivent donc improviser un plan pour tuer le terroriste et sauver l’américaine.

Cette dernière partie se fait sans problème et assez rapidement, mais Kimberley a réussi à sauver le terroriste qui est déjà en état de marche apparemment. Alors moi je me fais opérer des dents de sagesse, je mets genre 48h à m’en remettre, lui il subit une opération lourde mettant sa vie en danger, il marche cinq minutes après comme si de rien n’était.

Finalement, Baghdadi est tué par une bombe qu’Adam a judicieusement placée sur sa femme, qu’il a piégé. Kimberley est sauvée par les américains, Baghdadi assassiné sans trop de mal, donc tout est bien qui finit bien, avec une intrigue déjà close. Kimberley, qui était l’argument de vente de la série, n’aura probablement aucun rôle à jouer par la suite ; ça sent bon le procédural.

De manière étonnante, j’ai aimé légèrement plus que ce que je m’y attendais la série. Oh, elle ne fait pas dans la subtilité avec les sujets qu’elle aborde – notamment la religion, forcément, avec Amir qui prie régulièrement et les amalgames de ses collègues -, mais c’était un divertissement qui fonctionnait bien. Les personnages ont beau être cliché, ils ont l’avantage d’être écrit de  Je ne sais pas trop ce que ça pourra donner sur le long terme, j’espère un bon fil rouge – notamment concernant la mort du fils de Patricia. Si l’on ne connaît pas encore très bien chaque personnage et que tous n’ont pas eu le même temps d’écran, on sent que les scénaristes ont pris soin de travailler leurs dynamiques.

Et attention, cela ne veut pas dire qu’on tombe dans du soap avec des intrigues amoureuses, au contraire. Nous voyons là des collègues qui travaillent main dans la main, sans pour autant être assaillis de problèmes personnels. Il faudra voir si ça reste intéressant sur le long terme, mais pour le moment, la meilleure trouvaille du show est de nous proposer l’équipe de Washington en situation de spectateurs. Cela permet d’accrocher à la mission extraordinaire en nous renvoyant à un quotidien plus ordinaire. Affaire à suivre.

Pour le moment, le cliffhanger m’a donné assez envie de revenir : alors que toute l’équipe des Opérations spéciales s’amuse sur une plage, une camionnette fonce dans le tas et explose. Je doute que les vies des héros soient vraiment en danger, mais c’est une fin qui a le mérite d’intriguer sur les ennemis qu’ils peuvent avoir. En plus, assez clairement, cela pourrait être une revanche de la mort de Baghdadi et cela pourrait permettre d’apprendre à connaître un peu mieux l’équipe de Washington la semaine prochaine, car c’est Hannah qui est témoin de tout cela.

02Épisode 2 – Moscow Rules – 11/20
Girl, you are badass.

L’épisode repart en Ukraine cette semaine, mettant de côté l’explosion du précédent. Nous suivons une agent de la CIA sous couverture, qui découvre les cadavres de toute son équipe, tués par des militaires qui s’en prennent à elle. Vraie badass, ce n’est pas une petite balle qui l’arrête, heureusement, et elle tue le commando qui s’en prend à elle.

En Turquie, tout le monde a survécu et la bombe est oubliée aussi vite qu’elle n’est apparue, car l’essentiel est de se concentrer sur la mission. Tout de suite, la série perd donc des points : personne ne semble s’inquiéter de savoir d’où venait précisément l’attaque quoi… Je veux bien qu’ils soient constamment en danger et tout, mais ignorer le cliffhanger comme ça, c’est de l’amateurisme niveau écriture.

Les membres des Opérations spéciales sont envoyés en Ukraine suite à l’appel de l’agent de la CIA. Ils vident la planque, ne comprenant pas l’absence de vol. L’hélicoptère est abattu, les russes veulent Cassie Connor pour eux. Je les comprends après tout, elle est jolie la rousse.

Increvable, comme toute américaine qui se respecte, elle survit au crash, et c’est la seule. Elle parvient à abattre les hommes qui tentent de la récupérer. C’est… américain, on va dire.

Ils font même exploser leur joujou d’hélicoptère.

Aux États-Unis, les agents se font une petite pause comme si de rien n’était et nous découvrons que Noah a suivi un entraînement pour devenir agent avant de se retrouver là. C’est marrant, c’était le sujet de Quantico. L’enquête avance vite, ils découvrent vite le coupable de tout ce merdier et l’équipe des Opérations spéciales est évidemment une cible à éliminer.

La traque de Cassie commence, avec tout le monde voulant s’entretuer. Il est rappelé à Patricia que son équipe doit absolument gagner la partie, qu’il en va de la sécurité mondiale et que tout le monde peut mourir, blablabla. C’est à Adam de rassurer ses troupes et d’appuyer Preach qui veut attendre que Cassie les contacte comme prévu, quand Jazz serait plutôt motivée pour attaquer tout le monde – ce qu’ils font à un moment.

Finalement, c’est aux satellites que Cassie envoie des messages lumineux pour être retrouvée. Elle se réfugie dans un lieu de bains publics pour femmes, ce qui oblige Jazz à entrer en couverture et nous faire des faux suspenses où par machisme des soldats l’arrêtent. Elle retrouve rapidement Cassie, les russes étant toujours à ses trousses en ayant eux aussi déchiffré son code. Grâce à l’aide de toute l’équipe, Jazz et Cassie n’ont aucun mal à s’enfuir.

Il faut encore quitter le pays sans se faire tuer. C’est toujours un jeu d’enfant pour l’équipe qui y parvient en quelques minutes et sans danger. La conclusion se fait sans cliffhanger et avec quelques indication d’une possible romance entre Jazz et Adam. Mouais.

L’épisode n’était pas mal fichu et avait des côtés divertissants, mais je trouve que ce qui le rendait vraiment original est laissé de côté puisque nous n’avons que peu de lien entre les équipes, si ce n’est que Noah connaissait Cassie. Même cet élément est finalement peu exploité…

Mettre de côté l’explosion de la semaine dernière et ce lien qui fait l’originalité de la série, c’est un drôle de pari pour un deuxième épisode qui ne peut pas compter sur un suspense insoutenable par ailleurs. Nous savons bien que les gentils américains vont gagner contre les méchants russes, c’est écrit dans la bible de la série. Cela n’empêche qu’un peu de mystère ou de suivi serait bon, surtout quand c’est ce que promettait la fin du pilot. L’intérêt retombe beaucoup, en faisant un divertissement que j’ai regardé en faisant d’autres choses – avec une pause de 20 minutes en plein milieu sans le moindre scrupule.

Bon, les rumeurs disent que la série est annulée, ce qui est faux pour le moment – c’est à cause de l’annulation de la rediffusion du pilot comme cela se fait habituellement pour gagner des téléspectateurs de plus que l’information erronée se répand. Nous aurons au moins six épisodes, à moins que la chaîne décide carrément de suspendre la diffusion si les audiences sont catastrophiques. En tout cas, elles ne sont pas bonnes et il est peu probable que la série survive à la saison.

C’est vraiment dommage, car il y avait du potentiel, mais ça ne réussit pas à tenir ses promesses. C’est d’ailleurs ce que je ne pardonne pas avec cette note : l’épisode en lui-même mériterait peut-être un 12 ou 13, mais après la scène finale du précédent, je me trouve bien gentil de lui mettre la moyenne. Avec l’arrivée de la saison 3 de Supergirl la semaine prochaine et en l’absence de cliffhanger cette semaine, il y a des chances que j’attende quelques jours avant de voir l’épisode suivant – si je ne me démotive pas d’ici là.

03.jpgÉpisode 3 – The Greater Good – 14/20
Put a foot of place here, you die.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas spécialement eu le temps de regarder la série à sa sortie mardi. De toute manière les sous-titres français du premier épisode ne sont toujours pas dispo, alors je sais que la critique de ces épisodes n’est pas franchement la plus attendue. J’ai donc pris mon temps et c’est devant mon déjeuner du jeudi midi que j’ai lancé ce troisième épisode, pour lequel je ne m’attends plus à grand-chose après la déception du deuxième épisode.

Cet épisode débute au Mexique et nous présente le cas de la semaine : Ranier Boothe arrive à Mexico et un agent infiltré américain balance l’information à son pays. Alors que les gros pontes américains veulent le tuer ou le capturer, Patricia propose au contraire de lui mettre un micro pour réussir à attraper tout le réseau de terroristes dont il est la tête.

L’équipe des forces spéciales débarque donc au Mexique et se montre méfiante même avec leur agent de liaison, Vargaz. Ils arrangent rapidement leur nouveau QG avec connexion wifi de qualité supérieure à celle que j’ai actuellement en fibre. Trop fortich’ ces ricains. Tout le monde apprend donc que Boothe a rendez-vous avec un certain Urzua, ce qui a l’air de beaucoup déranger Hannah.

Leur source obtient toutes ses informations de Sofia, une maîtresse de Boothe. L’avantage de voir que Hannah semble beaucoup trop impliquée dans l’affaire dès le début, c’est que ça peut apporter un point supplémentaire d’intérêt : elle a travaillé sous couverture avec Urzua. Noah s’en rend compte et tente de la mettre en garde de son implication avec l’affaire, mais Hannah n’aime pas spécialement ses sous-entendus.

Loin de s’en préoccuper, Noah décide de confier ses doutes à Patricia qui le rassure aussitôt en lui disant qu’elle n’a pas aimé Hannah dans l’équipe pour rien. Le truc, c’est donc qu’Urzua est responsable d’un sacré nombre de cicatrices dans le dos de Patricia. Forcément, côté objectivité, ce n’est pas ça.

Les forces spéciales s’amusent donc à mettre sur pied un plan plutôt sympa pour mettre un micro dans la poche de Boothe, mais comme on voit celui-ci avant qu’il n’arrive et que nous ne sommes qu’au début de l’épisode, nous savons parfaitement ce qu’il en est : ça va être un échec, surtout qu’il s’agit du premier RDV avec Boothe alors que nous savons qu’il en aura un deuxième avec Urzua, largement introduit comme un problème pour la série… Dans l’ensemble, c’est prévisible, mais assez intéressant à voir mettre en place.

C’est donc bien un échec pour ce premier plan : Boothe détruit son téléphone au moment même où l’équipe s’apprêtait à l’échanger. Cela suffit à ce qu’ils découvrent qu’il détruit tous ses téléphones et change ses chaussures chaque jour (à côté de ça, ça fait des mois que je dois changer de baskets, hum). Ils ne pouvaient pas le savoir avant, allez savoir pourquoi.

Il est donc décidé d’utiliser Sofia pour avoir encore plus d’informations sur Boothe et pouvoir le piéger. Vargaz n’est pas ravi de l’idée et il est assez clair qu’il a une relation pas franchement professionnelle avec Sofia. Jazz la contacte malgré tout et Sofia, quand on lui demande d’être discrète, regarde partout autour d’elle. La discrétion, quoi. Elle est finalement plutôt maline et réussit à filer son portable à Jazz en présence de Boothe, alors qu’Amir se fait clairement griller par lui et dit ensuite qu’ils sont tranquilles.

On notera que Jazz ne parle ni russe, ni espagnol, ça commence à être dérangeant tout de même pour une espionne surentraînée. En plus, Hannah met trois plombes à lui traduire ce que Sofia lui dit, c’est à peine abusé.

Une nouvelle mission se met en place quasi immédiatement : il faut désormais remplacer le collier de Boothe, la seule chose qu’il garde toujours sur lui. Niveau préparation, c’est encore plus rapide que le portable, parce que eh, ils ont tout ça de relations et matériels apparemment. La nouvelle opération se fait toujours en compagnie de Vargaz, alors que celui-ci est clairement amoureux de Sofia, le reconnaît et que ça peut totalement être un problème pour la mission. Dalton semble s’en foutre pas mal, bonjour la crédibilité.

Boothe a donc bien reconnu Amir sans le moindre problème et décide de changer de route au dernier moment, compromettant le plan mis en place par l’équipe de Dalton. Ceux-ci décident d’agir malgré tout. L’opération se passe à peu près bien, le médaillon étant remplacé par un micro sans problème. Le truc, c’est qu’il est certain que Boothe a vu qu’il ne pouvait pas faire confiance à Sofia car, même masqué, Vargaz est grillé.

Aux États-Unis, Hannah raconte toute son histoire à Noah : elle s’est fait avoir par Urzua, ses hommes lui ayant tailladé le dos. Elle n’a été sauvée par son équipe qu’au dernier moment. Bref, elle n’est pas objective du tout. Sofia étant effectivement grillée, Hannah décide de contacter Dalton pour le prévenir, sans attendre l’ordre de Patricia et alors que Noah lui dit que ce n’est pas son job. Du coup, Dalton et son équipe font demi-tour.

Ils font porter le chapeau à Urzua, que Boothe n’hésite pas une seconde à tuer suite à sa trahison. Hop, tout le monde va bien pour la fin de l’épisode : Hannah a même eu sa revanche sur Urzua. Toujours pas de fil rouge, le fils de Patricia étant oublié dans l’histoire pour l’instant, mais cet épisode a regagné en intérêt en se concentrant un peu plus sur le personnage d’Hannah. Il y avait du bon et du moins bon, mais c’était un procedural efficace avec son lot de rebondissements.

Ce que c’est qu’un pilot

Salut les sériephiles !

Vous allez finir par le savoir car je le dis dans beaucoup d’articles depuis une semaine, mais c’est la rentrée et qui dit rentrée des networks, dit pilots. Alors oui, leur rentrée est plutôt d’ici une semaine ou deux, mais vous comprendrez plus tard dans la journée pourquoi je publie cet article ce matin (oh comme c’est facile de deviner !)

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Alors c’est quoi exactement un pilot ? C’est un épisode, généralement le premier d’une série, qui a permis de vendre le projet à une chaîne. Concrètement, les producteurs présentent à la chaîne leur pitch, puis une fois qu’ils ont des fonds pour financer le premier épisode, ils tournent un premier épisode qui est un test pour voir si la série peut fonctionner. Les pilots sont généralement diffusés à un public restreint bien avant septembre pour avoir les premières réactions du public. Cela permet à la chaîne de choisir les projets avec la meilleure réception.

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Toutefois, certaines séries ont plusieurs pilots. Parfois, les studios ne sont pas entièrement convaincus et demandent des modifications dans l’intrigue, comme pour Dollhouse par exemple. Dans d’autres cas, c’est un acteur qui ne convainc pas la chaîne/le public : ainsi, Phoebe dans Charmed aurait pu être interprétée par Lori Rom et non Alyssa Milano.

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Il existe également ce qu’on appelle les « back door pilot » (les pilotes de la porte de derrière, oui, oui). Ce sont des pilots de spin-off, intégrés à une série pour voir si ça peut valoir le coup. Ce fut le cas pour NCIS qui était introduit dans JAG ou de Private Practice introduit au sein d’un épisode de la saison 3 de Grey’s Anatomy.

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C’est quoi ce nom ? Ben le pilote, c’est celui qui conduit le véhicule. Du coup, c’est un peu pareil, le pilot, c’est l’épisode qui va guider les autres. Non, il n’y a vraiment pas de prise de tête à avoir de ce côté-là. À moins que l’origine ne vienne contredire cette supposition…
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Quelle origine ? Dans les années 1920, les anglophones utilisaient le terme « pilot » pour désigner un prototype, ce qui semble être l’utilisation faite à la télé. D’un autre côté, en langue anglaise, le terme « pilot » peut remonter carrément au XVIIe siècle, avec le sens de « guide ». C’est flou, mais c’est vieux.

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Cela fait donc des années et des années que les networks fonctionnent comme ça. En 1990, on parlait déjà de Pilot pour Twin Peaks. D’ailleurs, si LOST a été un temps le pilot le plus cher de la télévision, les 16 pilots ayant attiré plus de 28 millions de téléspectateurs ont tous été diffusés entre 1986 et 1996…

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Aujourd’hui ? Une grosse majorité des séries continuent d’avoir pour premier épisode un pilot. Tous les networks sont frileux et préfèrent avoir des garanties avant de donner le feu vert à une production. Netflix et Amazon ont tendance à changer un peu la donne désormais, avec des séries commandées sans pilot et diffusées d’un coup. Par conséquent, certains networks n’hésitent plus à commander plusieurs épisodes directement, ou à renouveler pour plusieurs saisons d’un coup, ce qui est plutôt une bonne chose !

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Voilà, les pilots n’ont plus aucun secret pour vous 😉

12 Monkeys (S01)

Synopsis : Au cours du XXIe siècle, une épidémie a décimé la population de la Terre. Une équipe de scientifiques ayant survécu décide de renvoyer un homme dans le passé afin qu’il empêche la propagation du virus : James Cole. Envoyé en 2013, il a pour mission de trouver le Dr Cassandra Railly, identifiée comme une source indispensable. Les deux mènent ensemble l’enquête pour découvrir les origines du virus et surtout empêcher sa propagation.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, j’ai bien conscience d’avoir un sacré retard dans mon visionnage de cette série, seulement voilà, j’avais déjà tenté en saison 1 et je n’avais pas accroché aux premiers épisodes. Au point de les avoir complétement oublié, oui. Peu importe, je me suis décidé à retenter ma chance pour le Challenge Séries 2017 que je vais probablement rater de toute manière. Oui, ce début d’article sent bon l’optimisme, je sais.

Je n’ai jamais vu le film de 1995 dont s’inspire la série, encore moins l’original français dont s’inspirait déjà le film, et je sais juste qu’un paquet de gens sont fans de la série, parce que j’ai un compte Twitter et que la saison 3 a su faire parler d’elle.

Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai à dire pour commencer, parce que je sais que cet article sera de toute manière très long, alors autant ne pas être trop bavard dès le début – la série l’est suffisamment comme ça.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Splinter – 15/20
This is the past. 2043 is the present.

L’introduction de la série est plutôt sympa avec une voix off et un discours de Cassie, qui apparaît comme l’héroïne de la série, sur la peste. Bon, je me souviens directement de pourquoi je n’ai pas continué à l’époque : je n’accroche pas du tout à Cassie et je n’aime pas l’actrice. Pourtant, je n’ai aucun souvenir de la série outre mesure. Heureusement, on ne s’attarde pas longtemps en 2013 pour tout de suite arriver en 2043 où on a le droit à quelques explications supplémentaires.

J’ai beaucoup de mal assez vite avec ce pilote : « You break the past, the future follows » tente d’établir la mythologie de la série. C’est très mignon, mais c’est déjà fait avec Cole dans le passé. Et l’effet papillon du moindre changement qui bouleverse tout ? Complétement ignoré. Autre problème, donc, et avant même les dix premières minutes : la mythologie m’apparaît bancale et ne tient pas deux secondes. Alors après c’est tout mon problème avec la science-fiction : j’en attends beaucoup et j’en connais un rayon dans le genre. Quand on me vend un voyage dans le temps, j’aime que ce soit bien fait, or ça s’annonce mal avec ce pilot.

2015 : Cassie n’a pas pris une ride mais semble avoir gagné en patience parce qu’elle attend Cole plus d’une semaine. Tu parles d’un syndrome de Stockholm. Je leur reconnais une bonne construction dans le voyage temporel, c’est intéressant à suivre et on a rapidement l’explication du titre de l’épisode qui signifie « disparaître » en voyageant dans le temps. Pourquoi pas, ça couvre bien l’idée d’instabilité, je trouve.

Au bout d’un quart d’heure, l’histoire qui se devinait jusque-là (surtout à la lecture du synopsis) est enfin expliquée, mais ça me paraît un peu bavard. Je préfère éviter de rentrer dans le paradoxe du type qui dit venir empêcher une peste qui met fin à l’humanité… Petit un, l’humanité n’est pas fini si t’es là, petit deux, si elle a les moyens de voyager dans le temps, elle s’en tire plutôt très bien avec beaucoup moins de population sur Terre.

Le but de Cole vire à l’obsession dans ce premier épisode : il faut trouver Leland Frost, coûte que coûte, pour le faire disparaître et changer le futur. Apparemment, la présence de Cole ne change pas trop son futur, allons comprendre comment et pourquoi.

Je ne suis pas aidé par Netflix dans le visionnage de cet épisode : dans le train, mon épisode n’arrête pas de buguer malgré mon téléchargement de l’épisode. Bon, je pense que je n’ai plus d’espace disponible sur le portable et que c’est pour ça, mais ça n’arrange pas mes affaires, je dois dire. En plus, plus l’épisode avance, plus ça bug.

Je suis très mitigé en tout cas : Cassie fait appel à Aaron, son fiancé en 2013, son ex en 2015, pour retrouver Leland. J’aime bien qu’en deux ans la vie de Cassie soit tombée à l’eau, car ça paraît à peu crédible, mais je trouve quand même les choses un peu précipitées, tout en étant sacrément longues en bavardages. Je ne sais pas pourquoi, ni comment expliquer cette impression.

Bien sûr, Cole se fait arrêter puisqu’il a ramené un flingue pour tuer Leland Frost/Goine. Difficile de ne pas se faire repérer dans ses conditions, je pense.

Cole est sacrément en boucle sur le « tout le monde est mort » alors qu’il est dans un passé où tout le monde est en vie. La fin d’épisode a le mérite d’être réussie avec un méchant qui a plus d’informations que Cole, qu’il a déjà rencontré en 1987 mais que Cole ne connaît pas. Classique cas de paradoxe, quoi. Il est question des 12 singes, histoire de justifier le titre de la série. Mon avis reste mitigé, mais c’est un pilot solide, malgré ses paradoxes.

02.pngÉpisode 2 – Mentally Divergent – 12/20
I’ve learned enough about time to fear it and so should you.

Dès le début de l’épisode, je vois bien pourquoi j’ai arrêté la série la 1ère fois et je suis déçu : la saison 2 paraît carrément nécessaire, on nous vend 2015 comme le point d’ancrage de la série, mais on nous fout finalement 2043 au premier plan alors qu’il est (pour le moment) un futur chiant et beaucoup trop sombre niveau luminosité (devinez qui est encore dans le train ?). Le seul point que marque ce début d’épisode, c’est la présence de l’acteur de Fringe qui incarne ici Ramse. C’est dire si c’est peu.

En 2015, Cassie s’installe dans le magasin de ses grands-parents pour rester discrète, mais le révèle à son ex à qui on ne sait pas encore si on peut confiance.

Très vite, la série joue avec les possibilités, surtout en 2043 où ça manque clairement de cohérence pour l’instant. La machine renvoie Cole en 2006 au lieu de 2015, et en Corée (du Nord, forcément) au lieu des USA. C’est gros, quand même.

Comme vous qui lisez cette critique le pensez de mon texte, j’ai l’impression que l’épisode perd le fil et s’éparpille dans tous les sens : nous passons d’une époque à l’autre (bon, ça encore) et d’un personnage à l’autre, souvent sans vrai lien logique. De 2006, Cole finit par arriver en 2015 où il tombe sur Jennifer Goines, la fille de Leland, totalement cinglée. Elle est interrogée (ou torturée ?) par Cole qui se renseigne sur la Night Room. Les médecins de l’asile où ils se trouvent semblent étrangement complices de ce qui se trame, mais il est difficile d’être sûr pour l’instant.

Dans son coin, Cassie découvre que Jeremy, l’ami qui l’aidait jusque-là, s’est fait assassiner. Loin de la calmer, cet avertissement redouble son désir d’action apparemment. Pendant ce temps, Aaron enquête sur Cole et découvre, comme par hasard dis donc, son passage par la Corée en 2006. Et comme par hasard bis, ça aide Cassie car elle apprend qu’il a laissé des informations sur un asile là-bas.

Même depuis mon siège de train, je trouve cet épisode long et un peu chiant, alors que l’intrigue avance plutôt bien. Cassie retrouve Cole et tous les deux mènent l’enquête ensemble, comme prévu. Il est question d’une fleur qui évoque quelque chose à Cole, mais quoi ?, et d’un vieillard qui connaît encore Cole. C’est moyen tout ça.

De retour en 2043, Cole affirme qu’il ne peut mener l’enquête tout seul. Ah bon. L’enquête ? Il est question de retrouver la Night Room au plus vite (car il y a aussi des vilains pas beaux sur le coup) grâce à un scientifique qui s’est barré (et m’a laissé avec Katy Perry en tête – « The one that got away »).

03.pngÉpisode 3 – Cassandra Complex – 14/20
Ferme ta bouche !

Voilà un épisode qui s’amuse un peu plus avec les histoires de temporalités et qui nous montre à quoi peut ressembler la série, je pense, avec ce qu’elle a de paradoxes, bien sûr. Je suis toujours aussi intrigué par l’histoire générale, même si je trouve qu’il y a trop de facilités. Au moins, ça avance vite… avec des lenteurs, paradoxalement. Ça parle énormément et d’un coup on avance de trois pas d’un coup, pour mieux s’arrêter et repartir au même rythme. C’est déroutant.

L’épisode débute en 2015 où Cassie apprend à tirer avec Cole. On ne s’y attarde pas trop car « the one that got away », c’est Henri, un pote de Cassie qui est mort (encore un, ouais). Cole décide de remonter le temps encore un peu plus loin et d’atterrir en 2014. Pour ça, il faut d’abord un détour en 2043 où il essaye de convaincre sa chef que c’est une bonne idée. Oui, mais non.

Pour la première fois, on nous explique tout de même que les dérapages de la machine s’expliquent par des éruptions solaires. Pourquoi pas, mais ça se calcule, a priori. De cet épisode, il faut retenir des voyages temporels multiples et des interférences de Cole dans la vie de Cassie : celle-ci se rend à Haïti en 2014 à cause de lui, et c’est là-bas qu’elle rencontre Henri, qui est utile à Cole dans cette temporalité. C’est du beau.

À Haïti, Cassie tente d’empêcher une maladie de se propager, terrifiée à l’idée que ce soit le virus que Cole cherchait à stopper en 2013 et elle a pour récompense de voir les conséquences de la disparition de Cole, ce qui la fait sombrer encore un peu plus. C’est con.

D’Haïti, on retiendra le français approximatif des figurants, les pétages de câble de Cassie demandant une quarantaine et Cole repérant un crâne de singe. Concernant Henri, on le découvre attaqué par l’homme à la cicatrice qui n’a pas encore de cicatrice avant que Cole ne l’attaque. Obtenant les informations dont il a besoin auprès d’Henri, Cole se voit forcé de le tuer pour éviter qu’il ne parle à ses ennemis. Seulement, Cole se garde bien de tout révéler à Cassie, forcément.

Je n’ai rien compris à 2043 et au personnage de Ramse qui nous parle de West 7 et rencontre une certaine Ma qui veut entrer dans le laboratoire. J’imagine qu’on aura plus d’informations plus tard, mais une fois de plus, la série nous balade de la mauvaise manière je trouve. On sent au moins que tout est travaillé et la chronologie très travaillée, c’est une bonne chose.

04.pngÉpisode 4 – Atari – 16/20
You know where I’m going to die

Bon, j’ai suivi cet épisode d’un œil toujours très distrait entre bus et marche à pied, mais j’ai du mal à accrocher la série aussi… Il faut rester beaucoup trop attentif aux changements de date et, forcément, ça complexifie le visionnage un peu par-dessus la jambe tel que je le fais.

En 2015, la première scène nous réintroduit rapidement la situation et les actions à venir, alors que Cassie cherche à en savoir plus sur Cole.

En 2032, Ramse et Cole font une ronde lors de laquelle ils tombent sur un chien. J’imagine qu’on va en apprendre plus sur West 7. Ils sont ensuite attaqués par des hommes sortis de nulle part. Ils en tuent quelques-uns, mais pas tous. Cela nous permet d’avoir des informations sur West 7 qui me valide assez bien le point secte je crois : ils tuent les gens en quarantaine sous les ordres de Deacon, car pour eux le monde appartient aux immunisés. Ramse refuse de les écouter, mais pas Cole.

Ils rencontrent Max et s’installent avec eux, des pilleurs de survivants. Ce n’est pas sans rappeler Walking Dead tout ça. Trois ans plus tard, Ramse continue d’en avoir marre de sa vie et de West 7. Il s’arrange pour sauver une ou deux vies, mais Cole se retrouve blessé à cause de lui. C’est bien sûr Max qui s’occupe de le soigner et de l’embrasser. Bien sûr, ils sont interrompus assez vite par Deacon qui aimerait tuer Ramse trop dangereux pour leur sécurité. C’est là qu’ils décident de s’enfuir de West 7, sans même dire au revoir à Max.

Cette partie de l’intrigue n’est pas celle qui m’a le plus passionné, mais il était intéressant d’avoir enfin quelques informations sur le futur. La mythologie de la série se complexifie pas mal avec ça et permet de mieux comprendre certaines relations.

En 2043, Cole revient plus tôt que prévu à la base car ils ont trouvé des pillards (ouais j’ai mis des sous-titres pour voir la traduction officielle et je la trouve naze mais je l’utilise quand même) de West 7. Sous la menace, tout le monde préfère avoir les connaissances de Cole et Ramse, qui savent bien que Max les a trahis.

Cela part assez vite en cacahuète et en explosions dans tous les sens, au point que Deacon et West débarquent et veulent s’installer. Deacon aperçoit Cole s’enfermer dans la salle. Ramse se sacrifie (peut-être) et Katarina, la vieille, n’a d’autres choix que d’envoyer Cole en 2015. C’était rapide, tout ça comme intrigue, mais je suis sûr qu’on y reviendra par la suite.

Il semblerait que le voyage ne fonctionne pas, une fois de plus, car il se retrouve ainsi… un lundi ? Deux jours avant ? La série aime nous perdre dans sa temporalité… Le lendemain, donc la veille de l’attaque, Cole se fait interrogé par Deacon, perd un peu la boule côté voyage temporel et finit par tout dévoiler à Max de l’entrée par les tunnels.

Qu’il est con, c’était pourtant évident. Max décide finalement de libérer Cole après quelques explications avec lui. Cela nous ramène au début de l’épisode qui est donc sacrément bien écrit : Cole réussit à sauver Ramse grâce à une boucle temporelle. Je m’attendais à ça en début d’épisode, mais je ne vois pas pourquoi avoir pris la peine de prétexter des défauts sur la machine pour lui permettre de l’envoyer si peu de temps en arrière. La seule explication que j’y vois est que les dégâts sur la machine auront peut-être une utilité plus tard dans la série, mais même pas a priori car Cole réussit à terminer l’épisode en 2015 où Cassie lui révèle qu’elle a trouvé la Night Room. Cela valait le coup de ne pas la voir de l’épisode : elle n’a pas eu l’occasion d’être chiante comme ça !

Cet épisode faisait très Harry Potter dans le style du coup et il m’a déjà plus convaincu que les précédents, mais je suis absolument persuadé que la série a été mal vendue par son pilot qui laissait envisager une histoire beaucoup plus simple en deux timelines principales. Plus on avance, plus ils ouvrent des pistes dans le temps et des intrigues en parallèle. Ainsi, Deacon est probablement perdu dans le temps et ne pourra que convoiter la machine à remonter le temps, peu importe la période à laquelle il a été envoyé.

J’aime beaucoup cette complexité, mais je trouve que ça n’a plus rien à voir avec le pilote : Cassie n’a plus rien à jouer dans cet épisode par exemple, alors qu’elle était érigée en héroïne à l’origine. En fait, la série se contente de suivre uniquement la perspective de Cole désormais. C’est beaucoup plus clair dans l’écriture et ça aide à accrocher. Peut-être que j’arriverais à aimer la série finalement, car l’épisode a réussi à me convaincre malgré des conditions de visionnage un peu chaotiques.

05.pngÉpisode 5 – The Night Room – 14/20
But as they say : no time like the present

J’ai laissé passer un mois entre le visionnage de cet épisode et du précédent, et je ne saurais même pas expliquer pourquoi. Je ne suis pas encore assez dedans, je pense, et j’ai plein de séries à voir, on va dire. Toujours est-il que je suis de retour, c’est plutôt positif, même si note est assez moyenne. J’ai trouvé l’épisode un peu prévisible, mais surtout beaucoup trop bavard. J’ai parfois décroché alors que j’étais simplement en train de manger, seul. Donc a priori je n’avais pas de raison de décrocher, et pourtant…

L’intro de l’épisode nous montre une Jennifer saine d’esprit découvrir la Night Room. Jennifer est très différente de ce que l’on connaît d’elle, c’est à peine si on la reconnaît. Quant à la Night Room, c’est un simple laboratoire. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais quelque chose de plus élaboré m’aurait plus plu, je pense.

Le reste de l’épisode se divise de manière plus classique (déjà) entre 2015 et 2043. Dans le futur, Cole et Katarina discutent de l’épisode précédent, ce qui me permet de me remettre dans la série et de justifier les problèmes qu’a rencontré Cole à atterrir à la bonne époque avec une excuse vieille comme le monde : l’alcool. Cela m’a fait rire, la soirée avec Max, Ramse, Cole et Katarina réussit bien à nous réintroduire tout le monde. Il est assez vite évident que Katarina leur cache quelque chose.

Du coup, plus tard dans l’épisode, Max commence à poser les bonnes questions sur elle et surtout rappelle à Ramse l’existence d’un mythe de West 7 sur un docteur allemand faisant beaucoup de mal. J’ai aimé cette perspective de changer un peu de camp, de suggérer que Katarina n’est pas aussi bien que ce que la série laissait suggérer jusqu’ici.

En effet, lorsque Ramse enquête, il découvre le passé trouble de celle-ci et notamment d’anciens sujets ayant testé la machine, souvent au péril de leurs vies vu les photos. Cela complexifie un peu la mythologie de la série, surtout que le montage suggère que le virus vient d’un de ses voyageurs temporels. Si c’est le cas, on est dans une jolie boucle temporelle dont Katarina est un élément-clé (et bonjour la culpabilité). On verra, il reste pas mal d’épisodes, c’est un peu tôt pour affirmer les choses je pense.

En 2015, Cassie et Cole se rendent à la Night Room un peu trop tard : leur ennemi est déjà là et les prend en otages. C’est là que j’ai trouvé que ça devenait trop bavard : le scientifique donne toutes les informations au duo avant de se faire abattre, puis le duo se fait interroger (torturer même, merci la scène de l’ongle pendant que je mangeais quoi) longuement. C’est d’autant plus frustrant qu’il vaut mieux ne pas trop décrocher, car de nouveaux éléments du mystère sont introduits, notamment « The Witness » (Le témoin), qui semble être un big boss côté méchants.

Cassie apprend déjà que Cole a tué Henri, ce qui provoque quelques tensions dans leur duo. On sait bien que ce ne sera rien de méchant de toute manière, donc la manière dont elle ramène ça sur le tapis toutes les deux minutes est vraiment agaçante, même si c’est logique pour le personnage. Je trouve juste que la dynamique du duo principal ne fonctionne pas tant que ça (je préfère largement Cole/Jennifer ou la dynamique Ramse/Max).

Bref, les méchants finissent par accéder à la salle et y retrouve un cadavre en décomposition, qui a malgré tout un look futuriste, voire androïde. Seulement, Jennifer s’est bien gardée de les prévenir qu’il y avait une sécurité, ce qui semble être un rebondissement visant uniquement à combler l’épisode. Vous voyez, c’est bavard pour pas grand-chose. Enfin, si, Jennifer apprend comme ça que Cole a tué son père (mais elle en est heureuse, comme prévu, et est toujours amoureuse de Cole a priori). Elle avoue aussi qu’il n’y a qu’à lui qu’elle ouvrira la porte.

Bien sûr, quand Cole et Cassie semblent réussir à s’enfuir, il est évident que ce n’est qu’un piège. Les méchants (ouais, je n’ai pas encore d’autres mots pour les caractériser) parviennent à leur fin, mais Cole et Cassie détruisent le cadavre à l’origine du virus par le feu, dans une scène d’action très réussie.

Malheureusement, Cassie se fait enlever et Cole retourne dans le futur… où le labo est passé aux mains de West 7 apparemment. C’est un cliffhanger plus réussi que le reste de l’épisode qui donne envie de continuer.

Beaucoup de bavardages et de lenteurs accessoires du coup, mais une mythologie qui se développe et révèle une série de plus en plus complexe, donc de plus en plus intéressante.

06.pngÉpisode 6 – The Red Forrest – 14/20
I can’t cross with myself, believe me you don’t want to be around for paradox.

On continue sur la routine de la série avec des voyages temporels et des paradoxes parfaitement ignorés, même si cités dans l’épisode. Mouais, donc. C’est divertissant, mais j’ai peine à y trouver une bonne histoire, surtout que désormais, on sait que le futur peut changer et redevenir le même. Le temps est donc linéaire dans la série, mais peut effectivement changer. À partir de là, il est peu probable quand même qu’il redevienne exactement le même et les boucles semblent détruites.

Comme bien souvent, l’intrigue se divise entre 2015 et 2043, et ça fonctionne bien.

En 2043, nous reprenons donc au cliffhanger de l’épisode précédent. Comme il a son tatouage West VII tout va bien pour lui. Une fois de plus, je trouve l’épisode très bavard et Cole est super lent à comprendre ce qu’il se passe, quand ça m’a pris deux secondes à la fin de l’épisode 5. Bref, le futur a changé et il a précipité l’épidémie. Et oui, à jouer avec le passé, on peut aussi provoquer des dégâts dans le futur, pas seulement le sauver : Cassie est morte en 2015, Cole est lui-même mort et enterré dans cette temporalité. D’ailleurs, avec ce futur qui a changé, il risque lui-même de mourir.

Par chance, Ramse est à la tête de West VII, mais avec un œil en moins, évidemment. Mouais. Je ne peux même pas dire que ça me surprenne, ça permet quelques économies sur le budget. Les paradoxes temporels sont toujours aussi mauvais et foireux dans la série, mais Cole parvient à retourner en 2015, après avoir fait tuer Jones. Bien joué.

Comme de par hasard Balthazar, il revient juste à temps en 2015 et sans interférence. L’ex de Cassie, Aaron, nous est ramené sur un plateau d’argent avec une intrigue politique qui, on le sent bien, aura son importance dans la suite de l’épisode, avec notamment l’opération Troy dont je crois bien qu’on a déjà entendu parler en 2043.

Cole vient lui demander de l’aide, c’est-à-dire qu’il le prend en otage. Une fois de plus, l’épisode s’étend sur de nombreux bavardages pas toujours utiles car il faut convaincre Aaron d’aider Cole. Le truc, c’est qu’on sait bien dès le début qu’il le fera, donc on perd vraiment son temps en explications pas très convaincantes. Bon, et puis, il faut que j’arrête de regarder mes épisodes dans le train car ils sont beaucoup trop sombres et le soleil beaucoup trop fort.

Le plan de Cole pour sauver Cassie fonctionne moyen : non seulement elle est enlevée, mais en plus Aaron se débrouille pour tirer sur le Cole du passé. Bref, Cassie se retrouve torturée, forcée de boire un liquide qui la drogue et lui fait voir une forêt rouge dont on lui parle beaucoup. Elle apprend aussi que le témoin veut la voir. On sent que les pièces du puzzle sont là, mais qu’on ne nous les donne pas tout à fait.

Du côté de Cole, il se retrouve forcé de bosser avec Aaron et nous cite une histoire avec deux loups dans chaque homme racontée par Ramse… Franchement, désolé, mais la série perd un temps dingue en bavardage et ça ralentit le tout sans qu’on ne sache trop pourquoi.

Cassie parvient finalement à s’enfuir et tombe bien évidemment sur Cole & Aaron. On a le droit à une petite fusillade où Cole tente de découvrir l’identité du Témoin, malheureusement, il repart en 2043, sous les yeux d’Aaron, forcé de les croire désormais. Ça ne fait que six épisodes, je sais, mais il était temps.

Bon, on s’arrête à peu près là en 2015, avec juste en plus une scène de conclusion entre Cassie et Aaron où celle-ci s’avère hantée par la forêt rouge et où ils comprennent que l’opération Troy est leur nouvel objectif.

Le retour en 2043 était celui qui m’intéressait le plus et qui m’a énormément déçu : Cole y revient et tout se passe bien, le futur est rétabli comme s’il ne s’était jamais rien passé et que Cole n’était pas intervenu. Mouais. Je me répète, mais les paradoxes temporels, ce n’est pas trop comme ça que ça fonctionne normalement. J’aurais préféré voir cette série il y a longtemps, bien avant de m’intéresser à ce type d’histoire, à LOST ou à Continuum.

On a au moins droit à une bonne blague de Ramse, qui devient lentement mais sûrement mon personnage préféré, et à l’information que le nombre de voyages de Cole est finalement limité, car il risque bien de disparaître pour de bon à un moment. Ah. Intéressant de nous le dire, quand même, même si c’est depuis le départ une mission suicide.

La nouvelle obsession de la série devrait donc être l’opération Troy, après Leland, Jennifer et la Night Room. Ce qui est bien, c’est qu’on avance, mais on en est toujours au même point : nulle part et pas près de sauver la planète de son virus.

07.pngÉpisode 7 – The Keys – 17/20
Cole, wait… Goodbye.

L’introduction nous change un peu et repart en 2015, où un virus devient une arme bien pratique pour le gouvernement qui cherche à nous anéantir Wexler, un scientifique qui en sait trop. Cela devient répétitif, limite. Bon, ce n’est pas clair immédiatement, mais on nous présente en fait l’opération Troy de cette manière.

Et oui, Cassie et surtout Cole prennent le temps de vivre un peu et de découvrir la vie mondaine en se rendant à une soirée dans un musée. Ils cherchent à se renseigner pour la mission, enfin, Cassie en tout cas, parce que Cole découvre une société qu’il n’a connu que par des récits utopiques. C’est plutôt bien géré et assez sympathique, je trouve, même si ça s’étend en longueur pour pas grand-chose. En fait, ça part mieux quand Aaron arrive enfin et comprend de quoi il en retourne pour l’opération Troy et assiste à une nouvelle disparition de Cole.

Alors qu’Aaron se rend obtenir de nouvelles informations pour Cole, ce dernier appelle Cassie et l’avertit que l’opération Troy est en cours. Et oui, pas de passage par 2043 aujourd’hui, Cole est déjà de retour, mais il a eu l’occasion de voir Cassie et Aaron une semaine plus tard. Ceux-ci l’ont informé qu’il devait remonter le temps une autre fois pour récupérer le virus, ce qu’il a fait, mais pas sans se faire surprendre par un sniper.

Comme il appelle Cassie, j’ai eu peur que le paradoxe soit bien mal géré une fois de plus, surtout autour de l’histoire de l’eau de Javel. Heureusement, les scénaristes s’en tirent à merveille aujourd’hui, mais j’y reviens ensuite.

Informés par Cole de l’échec en cours pour l’opération Troy et du risque que celle-ci représente avec l’épidémie qui va décimer le monde, Aaron et Cassie décident d’avertir la CIA de ce qui se trame en Tchétchénie. Ah oui, pour simplifier tout ça, Cole est évidemment en Tchétchénie et Cassie sait bien que le virus risque d’être libéré là-bas, donc elle tente de convaincre ses supérieurs hiérarchiques d’intervenir – sans trop de bavardage pour une fois.

Risque ? Et non, en Tchétchénie, Cole se fait prendre en otage par des hommes armés au service de Wexler. Ce dernier ne croit pas Cole et ouvre la mallette du virus M-510, qui contamine tout le monde dans la pièce, sauf Cole, évidemment immunisé.

Il essaye de convaincre Wexler de rester dans la cabane où il se trouve et de ne surtout pas retourner en ville où il contaminerait tout le monde, littéralement. Cela marche plus ou moins bien, mais les hommes de Wexler ne l’entendent pas de cette oreille, eux. Cela part en fusillade, blessant Cole à la jambe.

Même si tout le monde est mort, les Russes s’apprêtent à débarquer et pour détruire le virus, la CIA n’a d’autres choix que de… nous bombarder la Tchétchénie, et Cole avec ! Il a malgré tout le temps de faire des adieux touchants à Cassie.

Effondrée par sa mort, elle laisse Aaron la sortir de la situation diplomatique délicate dans laquelle elle est. Le problème est désormais de savoir s’il faut ou non avertir Cole de son sort lors de son passage une semaine plus tard.

Aaron décide que non car l’humanité est théoriquement sauvée. Je dis théoriquement, car nous sommes loin de la fin de la série. Nous en arrivons donc à la scène finale qui voit Cassie faire ses adieux à Cole sans que celui-ci n’en ait conscience. Tous les éléments que Cole a laissé paraître dans ses conversations avec Cassie sont réunis et le mène droit à une mort certaine, sans qu’il ne le sache.

Je m’attendais vraiment à une fin différente, avec un passage en 2043 par exemple, histoire de nous révéler que tout n’était pas fini. Concrètement, cet épisode conclue la série en cas d’annulation – mais ce n’est pas le cas, ce n’est jamais qu’une mi-saison.

Difficile de ne pas enchaîner, et je ne vais pas me priver. Avec une meilleure gestion des paradoxes et un bon rythme, cet épisode améliore grandement la qualité de la série.

08.pngÉpisode 8 – Yesterday – 15/20
Maybe this is Haiti all over again.

Nous reprenons sans trop de surprise en 2043 où le virus a bien fait des ravages et où Jones comme Ramse s’inquiètent de l’absence prolongée de Cole. Pas de bol, celui-ci est laissé pour mort et la machine n’a pas assez de puissance pour le ramener. Inquiète de la tournure des événements, Jones décide d’envoyer Ramse et le sergent Whitley, un nouveau venu je crois, dans le sanctuaire où s’étaient réfugiés les scientifiques et personnalités importantes au début de l’épidémie.

L’air de rien, cela complète beaucoup la mythologie de la série, surtout que Jones va jusqu’à nous raconter un coup d’État dont elle a été témoin. Comme Ramse et son nouveau pote n’ont aucun mal à y arriver, on découvre un nouveau lieu pour la série et le futur dystopique paraît pour la première fois pas si désagréable. Loin du labo sombre et de West VII, il existe donc un endroit où on imagine un vaccin qui s’adapterait aux mutations du virus. Tout n’est pas perdu pour l’humanité, quoi, même si Ramse s’avère plus pessimiste que ça.

Ramse ne va pas le rester si longtemps car il retrouve son grand amour Elena, qui cherche plutôt à le fuir. En cinq ans, celle-ci a eu le temps de faire tout un tas de choses : voyager vers le Nord, devenir technicienne de labo, accoucher de Sam, des broutilles quoi. Bim, dans ta face Ramse, t’es papa et ton gosse ne sait pas qui tu es.

Ramse semble le vivre plutôt bien et décide de lui apprendre des jeux anciens de plusieurs centaines d’années.

S’impatientant du retard de Whitley et de Ramse occupé à jouer les papas, Jones fait une nouvelle tentative pour ramener Cole à elle. Celle-ci est infructueuse au point de faire exploser la machine et le cœur. C’est con et ça leur fait perdre 48h.

Du coup, elle se rend à son tour dans cet eldorado où elle n’est pas si bien accueillie que ça, malgré les apparences d’un charmant dîner aux antipodes de ce que l’on connaissait jusque-là. C’est charmant, mais Jonathan Foster, le leader de cette utopie, Spearhead, est à fond dans un délire de foi pas très rassurant et qui bloque totalement Jones.

À coups de photos désormais détruites de sa femme décédée, Jones arrive à convaincre Jonathan qu’elle a réussi à accomplir le projet Splinter. Hop, un paradoxe pas logique de photos brûlées que Cole a sauvé de l’incendie. Malgré tout, Jonathan refuse d’aider Jones. C’est con.

Bien sûr, elle refuse de céder à son chantage (il lui donne le cœur et en échange, elle revient bosser avec) et se remet au boulot… ordonnant au passage le vol du cœur. ÉVIDEMMENT, la guerre est un si beau moyen de sauver l’humanité.

En 2015, Cassie continue de s’inquiéter malgré la fin de la mission. Bouleversée par la mort de Cole, elle cherche surtout à la confirmer et, grâce à Aaron, elle s’arrange pour découvrir que son corps n’a pas été retrouvé et être envoyé sur place en Tchétchénie. Ben tiens. Bon, cette fois, elle demande quand même à Aaron de l’accompagner, mais il refuse parce qu’elle a besoin d’y aller seule. Morte d’inquiétude pour Cole, Cassie prend malgré tout le temps d’embrasser Aaron.

Sans grande surprise, Cole n’est effectivement pas mort. J’aurais aimé que la série ait le cran de le tuer, mais c’était sans doute trop osé, surtout en saison 1. Nous le retrouvons sous des décombres, qui semblent correspondre aux décombres où il est censé être. Mieux vaut être prudent : les américains nous ont dit que son corps n’avait pas été retrouvé. Il est donc susceptible d’avoir voyagé un coup dans le temps… et si ce n’est pas le cas, il va nous propager le virus, c’est charmant.

Il essaye malgré tout de s’en sortir, grâce à l’aide d’une petite fille et de son père qui passaient par là. Ben oui, ça tombe bien. Comme je l’imaginais, la petite fille qui lui parle tombe soudainement malade.

Une fois en Tchétchénie, Cassie se débrouille pour se rapprocher autant que possible du bâtiment dans lequel Cole se trouve peut-être et qui est bouclé par l’armée russe.

Le montage veut nous faire croire que Cole et Cassie vont se retrouver, même s’il est évident que non. Cassie est persuadée que Cole a réussi à sauver le futur car elle ne trouve rien sur le site de l’explosion. À l’inverse, Cole découvre qu’il a échoué et se trouve en… 2017. Hey, bienvenue, moi aussi je suis en 2017, mais mon 2017, il est mieux que le tien !

09.pngÉpisode 9 – Tomorrow – 16/20
I want to tell you everything but I can’t change the path you’re in.

Je viens de découvrir que Netflix déconseillait la série au moins de 16 ans et ça me perturbe quand même beaucoup, parce que je ne vois vraiment pas pourquoi pour le moment.

L’épisode reprend donc en tchétchénie et en 2017 où le virus a fait bien des dégâts. Moi, je trouve qu’on s’en tire bien finalement avec notre année 2017 pourrie, comme ça. Cole surprend un message télévisé de Cassie demandant aux immunisés de se rendre à Baltimore. Bon, c’est bien sûr le chaos le plus total, mais grâce à son tatouage West VII, il est repéré par l’armée américaine qui l’exfiltre. Bon, ça manque de quelques explications quand même, mais l’armée le reconnaît. Je n’ai pourtant pas souvenir que Cassie soit au courant pour son tatouage… Mais si ça se trouve, il sera le créateur de West VII, cet idiot.

Récupéré par l’armée, il n’est pas super en sécurité non plus, car il y a des émeutes un peu partout, même s’il est en compagnie d’une charmante militaire immunisée. Il est emmené au CDC, alors qu’au centre de l’émeute, Jennifer prêche sa bonne parole et arrive bizarrement à convaincre d’autres filles de la suivre pour construire une armée.

Cole retrouve Cassie, qui est bien heureuse de le revoir en vie. Moi, je remarque surtout qu’il n’est plus blessé du tout à la jambe, c’est cool de guérir si vite. Seulement, ce n’est pas si simple la vie : Cassie est contaminée à son tour par le virus et a tout juste le temps d’affirmer à Cole qu’il la reverra, dans son passé, car beaucoup de choses se sont passés entre 2015 et 2017. Quelle jolie manière de teaser la suite de la série. Elle lui fournit une adresse et lui promet qu’il trouvera ses réponses, juste avant de mourir avec pour derniers mots un « à bientôt » qui se veut déchirant. Je ne suis pas encore à fond dans la série pour être en larmes, mais c’est beau comme scène, il faut bien l’avouer.

En 2043, Jones continue d’être chiante et de décrédibiliser son ancien boss parce que dis donc la mission est plus importante. Du coup, Ramse commence à avoir peur pour sa famille et il prévient son ex de l’attaque à venir, alors que son pote, lui, tente de prévenir son père. C’est une erreur, bien sûr, car l’ex le suit mais est repérée par Foster. Sympathique l’effet de surprise…

Jones débarque donc à son tour au refuge, pour laisser une dernière chance à Foster. Alors qu’ils semblent bien s’entendre, Jones abat froidement Jonathan, après avoir statué qu’elle était une mère avant l’arrivée du virus. Mais oui, mais bien sûr. Belle manière de créer le chaos. Aidé par le père du nouveau pote de Ramse, dont je n’ai pas encore le nom, les hommes de Jones peuvent donc envahir le sanctuaire, dans lequel Ramse est rapidement coincé avec son ex et son fils à cause de quelques coups de feu. Tu parles d’un sanctuaire : tout le monde se fait tuer, même le gentil papa. Quelle belle manière de préserver l’humanité, merci Jones.

Bon, du coup, ils ont le cœur qu’ils voulaient et la machine est rétablie. N’empêche qu’un écart se creuse entre Ramse et son ex, qui essaye de convaincre son José que Jones est une tarée et que le virus était enfin guéri. Ouais, mais Jones veut juste retrouver son gamin, clairement. Ah les gentils qui deviennent méchants, c’est beau.

La machine re-fonctionnant, Cole est ramené en 2043, juste après la mort de Cassie… mais la montre de celle-ci est alors magiquement réparée, suggérant des changements dans le passé et une boucle temporelle qui n’en sera pas une.

Enfin, la série joue de la temporalité, une fois de plus, et nous ramène aussi en 2041 dans les errances de Cole et Ramse… ou plutôt la fin de leur errance, quand ils ont choisi de s’en prendre au mauvais groupe de six personnes, les ramenant auprès de Jones. Enfin, avant ils se font torturés et interrogés, bien sûr. Jones affirme à Cole qu’elle l’attendait… Bien, on n’est pas sortis de l’auberge avec leurs histoires temporelles. Évidemment, dans son enregistrement audio, Cassie parle de Cole. Celui-ci accepte donc de bosser pour Jones après quelques hésitations et un refus. C’est Ramse qui le force à accepter la mission…

Pour terminer l’épisode, la série propose une réunion entre Cole et Ramse en 2043. Ce dernier est bien déçu par son meilleur ami obsédé par la mission, alors que Jones vient de buter celui qui avait enfin un vaccin pour le virus. Oui, mais Cole a vu les gens mourir et il n’aime pas trop ça, alors il veut changer le passé, une bonne fois pour toute. Les deux meilleurs amis se divisent donc, Ramse espérant plutôt tuer Jones. Cole refuse le futur, Ramse veut voir son fils grandir, et c’est une division qui promet d’être vraiment intéressante. Quant à moi, je suis totalement du côté de Ramse, bien sûr, là où la série devrait plutôt me faire être du côté de Cole (et Cassie). Mais bon, clairement, ils sont sur le mauvais chemin.

10.pngÉpisode 10 – Divine Move – 14/20
 No, no, you can’t be here. It’s not over ?

Cole est déjà en mission dans le passé lorsque nous reprenons pour cet épisode où Ramse pète un câble total et brûle la base d’opération en 2043. C’est chaud (ça brûle).

En 2015, Aaron et Cassie ont repris une vie normale à faire la cuisine, persuadés que le virus n’est plus. Le calme avant la tempête quoi. Cole débarque et ruine les fantasmes les plus fous d’Aaron qui sait bien ce que ça veut dire pour son couple (et pour Cassie, déjà morte une fois).

Aaron marque surtout quelques points en remarquant que Cole n’a aucune idée de ce qu’il fait. Cassie suggère de s’occuper du dernier nom qu’ils connaissent encore, Peters, et voilà qui occupe l’épisode. Pour être franc, ce n’est pas franchement ce qui me passionne le plus, mais ça leur permet de découvrir qu’ils ont détruit le virus, mais pas l’homme qui a besoin d’un virus. Mouais. Cassie se rend surtout compte que Cole est de plus en plus malade à chacun de ses voyages, et que désormais les plantes autour de lui vivent mal ses voyages.

Pour oublier tout ça, Cassie se bourre la gueule, c’est merveilleux. Elle fait aussi appel à Aaron pour ne pas rester seule dans sa mission, parce que c’est quand même cool d’avoir quelqu’un sur qui compter.

Les scènes de 2015 donnent vraiment l’impression d’un fourre-tout, durant à peine deux minutes et permettant juste de combler l’épisode.

Elle retrouve Oliver avec l’aide d’Aaron donc, et celui-ci a terminé le virus pour sauver la vie de son mari. Trop tard : Cassie a trouvé son cadavre plus tôt. N’ayant aucune info sur les douze, il demande à Cassie de le tuer, mais elle n’y parvient pas. À la place, elle lui donne de quoi disparaître.

De son côté, Aaron tombe sur la femme qui a torturé Cassie et qui lui propose de marchander pour sauver la vie de Cassie. Bien sûr, nous n’en saurons pas plus dans cet épisode.

De retour en 2043, Cole apprend ce qui est arrivé au labo qui est loin d’être aussi en cendres que ce que je pensais. Le problème, c’est que Ramse a aussi pris le sérum qui permet à Cole de voyager. Bon, de toute façon, Cole s’évanouit, ne supportant plus les voyages. Jones a déjà prévu de quoi l’aider. Elle négocie avec lui pour savoir où se trouve Ramse et lui promet de le laisser en vie. Le problème, c’est que ce n’est pas si simple – et aussi que Cole sait parfaitement où il se trouve.

Ramse se rend donc dans un camp de réfugiés où se cachent sa femme et Sam. Là-bas, il découvre l’existence d’un autre groupe, les « filles » (au sens familial du terme, « Daughters »), un ensemble de femmes qui ont pour logo… un singe. Il se rend donc les questionner et tombe sans surprise sur Jennifer, qui a bien vieilli. Sans surprise, oui, parce qu’on l’a vu prêcher dans l’épisode précédent pour ce groupe.

Jennifer lui donne donc quelques informations et surtout un médaillon. Elle prévient Ramse, trop tard, que quelque chose de mauvais est sur le point de se produire… et effectivement, c’est le cas, Elena se faisant tirer dessus au même moment, par accident. Ramse ne semble pas si affecté que ça, mais il prend le temps de dire à son fils qu’il s’occupera toujours de lui… avant de se barrer pour un moment, avec les injections.

Il retourne à la barre où il est confronté à Whitley (ouais je me souviens de son nom un épisode sur deux, c’est comme ça) auprès de qui il fait croire un temps qu’il est gentil, mais non. Il se débrouille donc pour tuer les gardes, mais pas Whitley qui a tenté de sauver Elena. Ensuite, il débarque dans la base et place une bombe sur la machine.

Max essaye de l’arrêter, mais ça ne sert à rien de tenter de négocier avec ce fou furieux. Max se prend une balle pour empêcher Ramse de détruire la balle et parvient à s’enfuir avec Jones, laissant Ramse avec la machine.

Max meurt dans les bras de Cole, me laissant totalement dégoûté de son sacrifice. Ramse, quant à lui, se démerde pour retourner dans le passé histoire de sauver son fils et d’empêcher Jones d’agir. Étrange plan improvisé, tout de même ; il ne donne même pas de date au scientifique.

Cole retourne lui aussi dans le passé, mais cette fois, il sait qu’il risque d’être confronté à Ramse, qui a fait un aller simple vers le passé. Pas de bol pour celui-ci, il atterrit en 1987.

L’épisode s’améliore légèrement avec « Don’t fear the reaper » dans sa soundtrack, mais il était très lent je trouve. En fait, je dirais même que je me suis ennuyé sur certaines scènes, particulièrement en 2015. Une fois de plus, c’est le futur qui sauve un peu l’intérêt de la série…

11.pngÉpisode 11 – Shonin – 14/20
Secrets, Jennifer, are something to never said out loud.

Cole arrive en 1987 peu de temps après Ramse, comme prévu, mais il ne le voit pas, contrairement à celui-ci. La série prend le temps de nous montrer les négociations à Tokyo pour la création du virus. Cole réussit quasiment sa mission, mais bien sûr Ramse débarque et s’en prend à lui. Cole est à deux doigts de tuer son meilleur ami (enfin, en théorie) mais est arrêté par les japonais qui leur proposent ensuite de se battre au couteau. C’est efficace, et Ramse poignarde Cole. Du coup, je crois bien que Cole foire totalement sa mission.

Ramse quant à lui se retrouve en prison pour avoir poignardé un homme. C’est con. Le temps passe rapidement dans cet épisode, les années défilant en quelques minutes pour Ramse qui de toute manière est en prison. Il reçoit cependant du courrier d’une certaine Olivia qui sait tout de lui. Il en profite pour apprendre le mandarin et arrêter de se faire botter les fesses par le même prisonnier, encore et encore.

C’est en 1995 que Ramse sort enfin de prison et rencontre Olivia, la femme qui torturait Cassie en 2015 jusqu’ici. Et croyez-moi, en 20 ans elle ne prend pas une ride, même si apparemment, elle censée vieillir. Cela fait de Ramse un membre à part entière de nos méchants, grâce à l’amulette que Jennifer lui avait donné notamment, et qui appartient à leur leader. Les deux amulettes réunies ne font pas beaucoup de bien à la végétation alentours.

Le temps accélère encore jusqu’en 2011, décidément cet épisode ne traîne pas. Il y rencontre le père de Jennifer, puis Jennifer elle-même. En 2013, il est tenu au courant de l’arrivée de Cole, mais il souhaite attendre encore.

Bref, on nous apprend que pendant tout ce temps, dans l’ombre, il y avait un méchant Ramse qui savait tout ce qui se passait. Ce n’est pas trop étonnant, après autant de bonds dans le temps. Cela permet d’en savoir un peu plus également sur l’état mental de Jennifer, pas franchement aidée par son père.

On finit par en revenir en 2015 et au pilot, puis au reste de la série. Le but est de s’assurer de l’arrivée de Ramse en 1987 ; ce qui ne peut se faire si quelque chose change, bien sûr. Nous revoyons Olivia parler à Aaron, et elle le fait en informant Ramse également. Celui-ci avoue avoir tué Cole en 1987 et ne le considère plus comme une menace.

Mouais, je ne suis pas aussi certain moi, probablement parce que c’est le héros de la série. De son côté, Aaron entre en dépression à l’approche de la fin du monde, mais Cassie refuse de se laisser aller et reste persuadée que la mission passe avant tout. Elle lui propose donc de continuer à surveiller Royce, ce qui lui permet de découvrir qu’il est en contact avec Olivia.

Olivia qui est décidément partout dans cet épisode et s’occupe ensuite de Jennifer, maintenue contre son gré dans un hôtel.

En 2043, nous découvrons que Jones a pris la décision d’envoyer Cole en 2015. Il disparaît donc de 1987 pile au moment où il allait mourir. Du coup, Whistley décide qu’il en a assez et se barre, comprenant que la base n’est plus du tout assez sécurisée. Le problème, c’est qu’il ne se barre pas seul, mais avec les hommes qu’il lui reste. Derrière lui, il laisse Jones et le scientifique, avec la machine. Ce n’est quand même pas dingue.

En 2015, Cassie rentre chez elle pour découvrir un Cole en sang lui révéler qu’il connaît l’identité du Témoin… il s’agissait de Ramse depuis le début. Logique et bien joué. J’aurais pu le voir venir en réfléchissant un peu à tout ça, mais l’avantage d’avoir trois ans de retard, c’est que je n’ai pas à théoriser, juste à m’empiffrer d’épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Paradox – 17/20
You always knew.

Vaste programme que ce titre quand on voit la série et ses problèmes avec les paradoxes en début de saison. Je dois bien avouer que le début m’a un peu dépité, avec un voyage à New-York, en 2015, avec… Katarina Jones. Sa relation avec son père est soporifique, mais très vite, Cassie débarque dans sa vie et lui parle de Cole, prouvant ce que je soupçonnais depuis le début : Jones en sait beaucoup plus que ce qu’elle a révélé à Cole quand elle l’a rencontré. Amusant.

Cassie a monté tout ce plan toute seule en laissant Cole aux mains d’Aaron. Le pauvre a beaucoup à faire pour maintenir le voyageur en vie, mais il ne fait pas grand-chose, car ça l’arrangerait bien ce décès. Finalement, il appelle Cassie pour quand même agir et le sauver.

Cela fonctionne et Cassie revient avec Jones qui cherche à sauver à son tour Cole. Seulement, ce n’est pas simple après tant de voyages temporels. Pour l’aider, la jeune Jones a l’idée de le mettre en contact avec le sang de son lui enfant. C’est l’occasion, en effet, de créer un paradoxe qui pourrait le sauver. Mouais, drôle de théories, mais c’est marrant, alors pourquoi pas.

On découvre ainsi que Jones est enceinte après avoir été mariée six jours et Cassie rencontre carrément le père de Cole, de même que le petit James Cole lui-même. Tu m’étonnes que Cole soit à fond sur Cassie après aussi. En fait, il l’a connu gamin.

Le père de Cole révèle à Cassie que Marion, la mère de Cole, a elle-même parlé d’une armée de singes et du fait qu’il fallait protéger son fils. Voilà qui devient sacrément tordu, mais ça reste sacrément logique pour la série. Le père accepte donc de suivre Cassie et donner le sang de son jeune fils pour rencontrer son fils adulte. Les retrouvailles sont sympathiques.

De son côté, Aaron contacte Olivia et décide de passer un marché avec, car après tout, ce n’est pas son combat et c’est perdu d’avance. Mouais, je trouve que ça manque un peu de construction de son côté, mais avec une saison de seulement treize épisodes, ce n’est pas facile, en même temps.

Dans tout ça, il est toujours amoureux de Cassie, donc il la prévient et tente de la faire fuir à temps. Comprenant qu’il a trahi sa cause, Cassie revient à temps dans la boutique pour prévenir tout le monde de se barrer. Cette fois, la série me plaît beaucoup en révélant enfin d’où viennent les flashbacks de Cole que l’on voit depuis plusieurs épisodes, notamment avec ce verre de lait brisé. C’est bien écrit et ça fait plaisir d’avancer enfin.

En revanche, ce qui fait moins plaisir, c’est que Matthew, le père de Cole, se fait tuer. Le Cole adulte s’injecte son propre sang et le paradoxe fait l’effet d’une bombe qui souffle la boutique. OK, voilà qui permet de marquer la fin de saison qui approche, je pense.

Tout ceci donne une Katarina qui s’en va en décidant de garder son bébé, avec le destin que l’on sait. Le jeune Cole est placé et rencontre pour la première fois Ramse. C’est mignon… mais complétement con. Eux qui veulent changer le futur depuis le début font exactement comme le Témoin et s’arrange pour que tout le monde fasse la même chose et suive le même chemin. Je ne suis pas convaincu par cette stratégie, mais ça rapproche Cassie et Cole (adulte). Bon, quand même, que Cole ne se souvienne pas des visages de Cassie et Jones qui étaient là à la mort de son père, c’est un peu gros je trouve, parce qu’il n’est pas si jeune que ça et que c’est une journée a priori marquante. On va dire que c’est le traumatisme et le paradoxe qui n’aide pas.

Pendant ce temps, toujours en 2015, Jennifer prend le pouvoir sur l’entreprise de son père, Markridge. Mouais.

Et enfin en 2043, il s’avère que quelques militaires sont encore dans la base et surtout qu’il reste pas mal de scientifiques. Par conséquent, ils continuent les recherches. Tout ceci est peu intéressant, mais l’on apprend qu’une plante qui n’est pas de 2043 pousse sur la machine. La fin voit Whitley revenir avec la tête d’un de ses potes en main. Charmant. De nouveaux méchants sont aux portes de la base, aidés par Deacon, si je ne m’abuse.

Bon, c’est un épisode qui met bien ensemble les pièces du puzzle, c’est agréable. Les prises de tête sur la chronologie fonctionnent bien. Cela donne envie de continuer et avait déjà des allures de fin de saison avec l’explosion de la boutique. Maintenant que Cole est coincé en 2015, il est difficile de dire ce que va proposer la série, dont la mythologie vient de changer du tout au tout en 40 minutes. Si les paradoxes ne sont pas tous bien gérés, ici, au moins, on a du divertissement bien foutu.

13.pngÉpisode 13 – Arms of Mine – 17/20
It took time travel to create time travel.

C’est parti pour une fin de saison dont je ne sais pas trop quoi attendre. Les choses sont rapidement mises en place avec un Cole qui a retrouvé Aaron et le tabasse. Bon, l’ex qui est méchant, c’est un classique, mais quand il voit que Cassie est avec Cole, il se met à tout révéler, tout en comptant bien s’enfuir. Il y arrive et sa fuite vire au fiasco total. Après un rapide combat avec Cole, il finit par rôtir au sens littéral du terme, déclenchant un incendie qui le dépasse et le consume.

Cassie le voit brûler et le vit mal, mais elle reprend la mission pour oublier – c’est quand même vite bâclé en une scène. Grâce aux joies d’internet, Cassie découvre que Jennifer est désormais à la tête de Markridge. Elle se rend avec Cole à une conférence de Jennifer qui entend bien cramer la boîte de son cher papa.

Les retrouvailles avec elle sont sympathiques, mais elle est complétement perchée. Elle leur donne quand même les informations qu’ils veulent, Cole ayant même la chance de voir une photo de Ramse. Il est expliqué qu’il n’a pas trop vieilli grâce au sérum de Jones. Mouais, c’est un peu du foutage de gueule quand même, parce qu’il a eu qu’une dose… L’autre foutage de gueule, c’est que Jennifer est en fait en train de les trahir.

Ils ne le savent pas et se rendent à Raritan où la machine est en train d’être construite. Ramse compte bien mettre la main dessus, sûrement pour retourner en 2043 et retrouver son fils. C’est suffisant pour vouloir détruire le monde de toute évidence. Je suis totalement avec Ramse cela dit, surtout qu’ils ont un vaccin pour 2043, alors à quoi bon annuler ce qui a déjà été fait de toute manière. Tant que l’humanité s’en sort, ce qui était la motivation première, tout va bien. Du moins, en théorie.

Enfin bref, là n’est pas la question. En 2015, nous apprenons que Spearhead, aussi connu sous le nom de Dr Jones le mari de Katarina, a effectivement mis au point la machine. Ramse, sous le nom de Mr Seki, débarque et s’empare de la machine, qu’il a de toute manière financé.

Cole et Cassie, eux, sont devant l’installation et décident de passer par les tunnels pour s’infiltrer ; Cole les connaissant par cœur, de toute manière. Ils sont forcés de se séparer, ce qui fait que Cassie entre enfin dans sa forêt rouge, les plantes ayant été envoyées dans le futur virant toutes au rouge.

Cole confronte Ramse qui lui affirme qu’après 28 ans, il veut simplement retourner auprès de son fils et trouver un nouveau vaccin. C’est moche quand même, je suis du côté des méchants dans cette série, parce que Ramse me paraît avoir raison sur toute la ligne. Bon, ça me change un peu, vous me direz. Cassie débarque au plus mauvais moment et décide de tuer le témoin. Oui, sauf que Ramse avoue qu’il n’est pas le témoin. Dommage, ça collait bien, j’aimais bien l’idée. La prise de tête peut donc recommencer, comme ça.

Cassie tire sur Ramse, Cole sur le garde de Ramse, le garde sur Cassie. Autant dire que c’est la merde à quelques minutes de la fin. Comprenant que c’est perdu pour lui, Ramse se sacrifie pour sauver la vie de Cassie très, très mal en point. Il propose donc d’envoyer Cassie dans le futur, car Katarina la sauvera quoiqu’il arrive, contrairement à lui. Malgré ses réticences et hésitations, Cole accepte et Cassie est donc envoyée en 2043… où elle atterrit au milieu de problèmes qui la dépassent dans un monde contaminé, mais on y revient.

Ramse est donc sur le chemin de la rédemption pour ses derniers instants et il demande à Cole de retrouver son fils s’il parvient en 2043. Cela aurait été plus simple de le demander à Cassie, mais bon. Ramse est laissé pour mort.

Olivia, en larmes car elle sait que Ramse est mort, peut alors aller rencontrer les douze singes… qui ne sont que douze bébés. Elle nous déclare tout ce qu’elle sait… mais Cole décide de faire demi-tour pour sauver Ramse, alors peut-être bien qu’elle se trompe.

En 2043, Whitley demande à retourner en 2015. Sympathique. Il s’agit bien de Deacon qui aide un groupe inconnu, dirigé par un homme qui ressemble quand même au père de Cole je trouve. Ils envoient de quoi surchauffer le cœur des ressources électriques, ce qui provoque une panne de courant qui leur permet d’entrer petit à petit dans le complexe, qui est au cœur de la fin de saison du coup.

Jones décide de détruire la machine si on ne laisse pas sortir tous ses alliés et les méchants hommes bleus… disent plus ou moins venir du futur, alors qu’il est révélé qu’il s’agit des 12. Cela aurait été intéressant comme idée de rajouter un niveau de futur plus lointain. J’aimerais beaucoup en tout cas, ça promettrait pour la suite, même si je ne vois toujours pas bien le rôle de ces douze. Ces derniers acceptent le deal, à condition que Whistley et le scientifique soient désarmés. Ils acceptent à leur tour et sont libérés. Jones est quant à elle faite prisonnière…

En théorie du moins, car c’est le moment que choisit Cassie pour arriver, ce qui nous fait un joli cliffhanger de fin de saison. De son côté et en 2015, Jennifer monte dans un avion et semble être l’investigatrice de la propagation du virus.

Si cet épisode final était un peu lent, surtout du côté de 2043, il offre donc de très jolies pistes pour une saison 2 qui devrait être passionnante, peut-être plus que cette première saison.

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EN BREF – Il m’a fallu un vrai temps d’adaptation pour entrer dans la série, à laquelle je trouve beaucoup de défauts d’écriture et de paradoxes non résolus dans ses débuts. Cela a très certainement ralenti mon rythme de visionnage, alors que ça s’améliore pourtant ensuite.

Une fois les tâtonnements du début évacués, la série se développe en effet dans la meilleure des directions et affrontent ses boucles temporelles et paradoxes de pleine face, ce qui est nettement plus intéressant. J’ai adoré voir Jones enfin changer de position et dire que l’on ne pouvait pas changer le passé, même si cela est très probablement faux puisque la série nous a pondu un 2043 différent dans un épisode. Je trouve cela un peu dommageable, surtout que l’on n’a jamais franchement eu d’explications. J’imagine qu’il faut y voir deux univers parallèles et qu’il sera surtout question de réussir à créer un univers où tout se passe bien. Je doute que quelqu’un puisse véritablement être effacé, en fait.

Quoiqu’il en soit, j’étais lors de cette fin de saison du côté des méchants, Ramse étant de loin le personnage auquel j’ai le plus accroché. C’est peut-être parce que j’aimais déjà l’acteur avant, mais en tout cas, c’était une évolution logique et super intéressante, plus que les états d’âme de Cassie ou l’entêtement de Cole. Il faut toujours que je n’aime pas les héros des séries, ça en devient presque chiant. Content de voir Ramse survivre à cette fin de saison 1, même si je me demande si c’est vraiment pour longtemps.

Je ne me le demanderais pas trop longtemps, car je compte bien continuer rapidement mon visionnage (non pas que j’ai un espoir pour le challenge, mais juste parce que j’ai envie de savoir la suite).

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La saison 1 de The Mist dispo sur Netflix

Salut les sériephiles !

On se retrouve pour parler de la diffusion par Netflix de The Mist, dont je n’ai pas encore vu le dernier épisode mais dont je peux déjà vous dire beaucoup de mal ! Et oui, ce n’est pas la meilleure des acquisitions de la plateforme, et je vais vous dire pourquoi.

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Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Vous pouvez bien sûr retrouver la critique de chaque épisode sur le blog.

La série avait a priori tout pour plaire, avec une ambiance brumeuse adaptée aux chaudes soirées d’été, et il nous en reste, j’espère, quelques-unes avant la rentrée. Malheureusement, c’est à peu près tout ce que je peux trouver comme qualité à la série qui a pris le parti d’avancer lentement tout en étant prévisible. Le premier épisode met en place une situation de manière déjà lente mais qui promet des perspectives d’évolution.

Je partais donc plutôt positif, mais cette évolution ne voit jamais le jour. Si le brouillard s’empare très vite de la ville, nous ne restons pas longtemps dans le brouillard. Tout aussi vite en effet, et malgré des explications qui tardent à venir, le fonctionnement de la fameuse brume apparaît évident. Du coup, le mystère qui se veut épais n’est plus suffisant pour maintenir l’intérêt.

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Les personnages sont généralement ce qui fait que l’on reste pour suivre ce type de séries. Pas de bol, ils sont dans cette série tous clichés. En fait, aucun ne se distingue véritablement de son rôle type, que ce soit l’ado mal dans sa peau, le quaterback, l’ado gay, la mère inquiète, le beau-père cool, le soldat amnésique ou la junkie pas si paumée, tous passent la saison à être cantonné dans le stéréotype. Cela pourrait ne pas être si dérangeant si le scénario suivait, mais chaque épisode se permet des détours et les personnages ont la fâcheuse habitude de faire très exactement ce qu’il ne faut pas faire (et que personne ne ferait à leur place).

La nouvelle dont la série s’inspire était plus efficace. Il existe également un film, que je n’ai pas vu. Si vous vous lancez dans la série, vous aurez au moins le droit à un ou deux acteurs de qualité en rôles secondaires, pour compenser le très mauvais casting général des personnages principaux, et, surtout, vous aurez quelques scènes magistrales du côté des effets spéciaux.

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Si Netflix a attendu d’en avoir tous les épisodes pour la diffuser, je vous déconseille très fortement un bingewatching qui risque de vous donner un sentiment d’overdose. Un ou deux épisodes par jour seront largement suffisants : le mystère n’est pas si épais, l’ennui, en revanche, est redoutable.

J’attends de voir le dernier épisode pour donner mon avis définitif, mais c’est une série à regarder d’un œil distrait… et encore.