Black Lightning – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du pilot de Black Lightning.

01.jpgÉpisode 1 – The Resurrection – 15/20
The signs were always there, but this is how the journey began.

Wow, commencer sur Netflix donne l’impression d’être devant un film avec un logo WB très travaillé. La scène d’introduction est très claire : elle introduit les grands méchants de la saison, le gang des 100 (c’est ironique sur une chaîne diffusant Les 100, mais tout le monde aura déjà fait la blague avant moi je pense). Le point d’attache du téléspectateur est la voix non pas du super-héros lui-même, mais de sa fille, une originalité intéressante (enfin, original, j’imagine que c’est pareil dans les comics, mais ça change de celle d’Arrow, très rapidement oubliée en saison 1).

Quant à Blacklightning, il est à la retraite depuis neuf ans. Il est donc un simple père de famille, qui s’occupe de ses filles, avec l’une d’elle, Anissa, au commissariat pour bien commencer la série. On apprend rapidement qu’elle est liée à une manifestation qui a mal tournée et dans laquelle elle entendait faire valoir ses droits. Très rapidement, on comprend aussi que la série va tourner avec pour fond la thématique du racisme : Jefferson Pierce est ainsi victime d’un contrôle policier très clairement raciste.

Ses filles sont choquées, mais en bonnes millenials, elles prennent le temps de filmer tout ça quand même. Finalement, ce contrôle musclé qui voit Jefferson en costard être menotté sous la pluie et sans raison alors qu’il se rend à un gala concerne un simple vol d’alcool donc il n’est pas coupable, bien évidemment. Énervé par la manière dont il est traité, Jefferson est sur le point de craquer, ses pouvoirs se manifestant… Ses pouvoirs ? Sans m’être renseigné avant ni même avoir vu la bande-annonce, je pense pouvoir affirmer qu’il contrôle l’électricité.

Finalement, il se rend tout de même à Garfield High, le lycée dont il est principal pour un gala de charité où une sénatrice le présente. La soirée se déroule à merveille, jusqu’à ce que son ex-femme vienne lui rappeler qu’Anissa a été arrêtée ce soir et que ce n’est pas si bien. Bon, si c’est son ex-femme, il y a encore clairement beaucoup de flirt entre eux ; donc il faudra voir ce que propose cette saison comme explication sur cette rupture entre Jeff et Lynn. Jeff veut reconstruire sa famille e tout cas.

Pendant ce temps, Anissa autorise sa petite sœur, Jennifer à se rendre en boîte, du moment qu’elle est chez elle à 22h15. Tu parles d’une grosse soirée. Sans surprise, Jennifer ne rentre pas à temps et son père se met à sa recherche, ce qui est simplifié par Anissa la balançant et un smartphone qui la trace.

Bien sûr, Jennifer rencontre quelques problèmes au Club 100, oui, oui, celui du gang. Forcément, elle drague le mauvais type qui doit de l’argent au gérant du club et accepte de prostituer Jennifer pour payer sa dette. Étrangement, elle n’est pas trop d’accord. Quant à Jeff, il a vu sa fille dans la boîte et part à sa recherche plus concrètement, ce qui mène à une escalade bien trop rapide pour être crédible. Autant pour Jennifer, ça passait bien comme intrigue de la voir se retrouver rapidement dans une situation qui la dépasse, autant pour Jefferson, dire vouloir régler les choses « de manière calme » en tentant de forcer une entrée dans une pièce gardée par un homme… Je n’ai vraiment pas accroché à cette introduction du « justicier » du coup, c’était simplement mal écrit de le voir s’énerver et s’en prendre à un garde qui, comme par hasard, avait un flingue.

Très rapidement, ça part en fusillade dans tous les sens, mais on ne sait pas bien pourquoi car on n’en voit rien d’autre que la panique. Jeff utilise ses pouvoirs pour neutraliser tous les gardes, mais il refuse de se montrer auprès de Jennifer qui rentre chez elle. Là-bas, elle se fait engueuler par une Anissa peu convaincante du côté du jeu d’actrice – elle paraissait plus à la limite du rire qu’énervée. Je ne sais pas, je n’ai pas accroché.

Toujours dans l’escalade dont on ne sait pas bien pourquoi ni comment elle se met en place, Jeff se retrouve ensuite face à une voiture de police souhaitant l’arrêter. Les policiers ont la bonne idée d’utiliser des tazers contre lui, après lui avoir dit de « mettre son cul de noir » au sol. Ce n’était pas la meilleure des idées d’énerver Jeff qui se sert des tazers pour électrocuter les policiers avant d’exploser leurs voitures.

Malgré tout, Jeff est blessé par balle et se rend chez un vieil ami qui le recoud, Gambi. Grâce à celui-ci, on apprend que Black Lightning a pris sa retraite il y a neuf ans car Lynn, sa femme à l’époque, n’en pouvait plus de le voir revenir en sang régulièrement. Il a même traumatisé Anissa – dont on comprend pourquoi elle a voulu devenir médecin j’imagine.

Là pour le coup, on repasse dans une écriture beaucoup plus maîtrisée et intéressante. Cela change d’avoir un super-héros qui est papa et j’ai bien aimé la scène où il retrouve Lynn chez lui. Tous les deux sont encore amoureux, mais divisés sur la question de Black Lightning. Elle ne veut pas le voir de retour, donc il lui ment sur le sujet, mais refuse malgré tout de coucher avec elle pour qu’elle ne voit pas sa blessure.

À la télévision, on annonce pourtant déjà en grande pompe le retour de Black Lightning, car c’est l’événement de la soirée. Les scénaristes en profitent pour caser que lui est vu comme un justicier illégal parce qu’il est noir alors que d’autres sont acclamés en héros… J’y vois déjà une sorte de clin d’œil à l’Arrowverse. Ils ont beau dire que les séries ne sont pas faites pour se croiser, tout indique que ce sera le cas un jour – et même, je trouve ça nul que ce ne soit pas le cas. En tout cas, ce retour inquiète les méchants.

Le lendemain, la vie reprend son cours pour le père de famille heureux de faire un jogging avec ses filles. Au boulot, il refuse l’installation de détecteurs de métaux dans l’école, parce que son école n’est pas une prison, n’en déplaise à Kara, une « collègue » qui aimerait bien être plus que ça.

Cette conversation est suivie par un problème devant l’école avec Jennifer harcelée par le mec qu’elle a dragué la veille dans le club et qui a tenté de la prostituer. Anissa vole à son secours et le met à tête, ce qui mène la petite frappe à vouloir sortir son flingue. Heureusement, Jeff est attiré par tout le bruit et l’empêche de déraper. Mouais.

Suite à cet incident, Jeff s’énerve contre ses filles et recontacte Latavious, un ancien élève qui est aussi le cousin de Will, l’agresseur de Jennifer. L’idée est surtout de nous introduire Freeland, la ville où tout se passe, comme une ville corrompue jusqu’à la moelle épinière. Latavious a pour vrai prénom Lala et il s’occupe d’enfants de manière ultra-violente.

Pendant que les deux négocient, Will est occupé à enlever Anissa et Jen. Dès qu’il apprend la nouvelle, Jeff obtient l’accord de Lynn pour reprendre du service et il se rend chez Gambi. Celui-ci est tailleur et il a passé les neuf dernières années à… préparer un costume parfait pour le super-héros. OK, pourquoi pas, faut bien occuper son temps libre. Y en a bien qui écrivent un blog, pourquoi pas d’autres qui s’amusent à faire des costumes pare-balles.

Sans trop de suspense, Black Lightning parvient à sauver ses deux filles en dégommant au passage le motel de Latavious et l’ensemble des hommes qui s’y trouvent pour le protéger, y compris ceux à moitié à poil profitant juste du motel, en fait. J’ai un peu de mal pour le moment concernant la « moralité » de ce héros qui dégomme tout le monde sans distinction juste parce qu’il est énervé. Je viens de me bouffer 23 épisodes d’Arrow et s’il est loin d’être toujours clean, il ne s’en prend qu’à ceux qui lui cherchent des noises, pas à tout le monde. Du coup, ça me laisse un peu perplexe pour l’instant.

Concernant les pouvoirs de Black Lightning, les effets spéciaux sont bons… mais en revanche faut qu’on m’explique comment l’électricité maintient Will dans les airs et comment il survit à une telle décharge dirigée directement sur le corps.

Finalement, Latavious qui s’enfuyait est pris en otage par le grand-méchant du coin qui le menace et lui demande de s’occuper du retour de Black Lightning.

En cliffhanger, Anissa est traumatisée par ce qui vient de lui arriver et découvre qu’elle a des pouvoirs. Nous aurons donc droit à une origin story, et c’est tant mieux, même si l’actrice n’a pas su me convaincre dans toutes ses scènes. Je suis toujours friand des débuts des super-héros, alors c’est cool !

Sinon, la série prend tout de même le temps de rappeler le bien qu’a fait Black Lightning avant sa retraite, avec un vieillard qui nous sort une VHS à la qualité d’image mieux qu’un blu-ray et sur laquelle se trouve des images d’un sauvetage du super-héros.

Du côté de la réalisation, on est sur du classique CW. Le casting est majoritairement composé de personnes de couleur, ce qui est un vrai changement pour une série de cette chaîne, et ça fonctionne bien. Côté bande-son, on nous sert du rap en veux-tu en voilà, ce qui est possiblement la partie de la série à laquelle j’accroche le moins, car ce n’est pas mon style musical du tout – même s’il y avait quelques musiques sympa et que le tout collait bien à l’ambiance que veut créer la série. En revanche, après Luke Cage, tout ça fait quelque peu copié/collé.

Finalement, je sors du visionnage de ce pilot en étant mitigé. D’un côté, la série a de la gueule et propose des angles d’attaque nouveaux qui me plaisent bien (le papa superhéros, principalement) sans être redondants ; de l’autre, je ne suis pas convaincu par l’écriture. De manière parfaitement incompréhensible, je me retrouve à beaucoup aimer Jeff et l’ensemble de sa dynamique familiale, mais à ne pas aimer du tout Black Lightning…

Je continuerai pour me faire une meilleure idée, mais je suis mitigé, vraiment.

Counterpart (S01)

Synopsis : L’histoire d’un employé d’une organisation internationale qui découvre que son agence garde un passage vers une dimension parallèle.

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Pour commencer, je ne sais pas grand-chose de la série, diffusée sur Starz, mais ce simple résumé suffirait à me donner envie de me jeter dessus. Pour ne rien gâcher, la qualité de la bande-annonce, que j’ai vu il y a un bon mois désormais, était exceptionnelle et promettait du très lourd, alors je peux vous dire que mes attentes sont très hautes.

Pour ne rien arranger, sur le fond, la série ressemble beaucoup à Fringe, donc forcément, je me dis que ça va forcément être passionnant ; sur la forme, on est plutôt du côté de Westworld avec un casting soigné et des images très travaillées. La longueur des épisodes (60 minutes) risque de me poser problème, à moins que ce ne soit vraiment aussi bon que ce que j’attends. Sans plus de suspens, voici ma critique des épisodes, sans spoiler sur cette page ; avec si vous cliquez sur les titres vous menant à la critique détaillée.

S01E01 – The Crossing – 17/20
Réalisation impeccable, images magnifiques, acteurs au top… difficile de trouver de vrais défauts à cet épisode, qui prend le temps d’instaurer son univers tout en s’assurant qu’il perd complétement le téléspectateur pour le laisser avec 150 questions. Du coup, sur une heure, c’était peut-être un peu trop long et, surtout, je peine encore à voir une direction précise pour la série. C’était très (très) bien, mais pas aussi génial que ce que j’en attendais. Je me réserve de meilleures notes pour la suite.
S01E02 – Birds of a Feather – 16/20
Si j’ai accroché à l’intrigue de l’épisode et au travail fait pour sympathiser avec les personnages, j’ai du mal avec le rythme de la série et la longueur des épisodes. 56 minutes, c’est long. Et certaines scènes comblent trop les choses… Du coup, j’aime bien, je sens que ça aurait le potentiel d’avoir une note encore meilleure, mais je n’ai pas envie de la mettre pour l’instant.
S01E03 – The Lost Art of Diplomacy – 16/20
Le mystère est vraiment prenant. Plus la série avance, plus j’ai l’impression d’en découvrir plus et de tout savoir, pour chaque fois me retrouver plus loin des réponses qu’en début d’épisode. En revanche, ça ne me fait pas perdre de vue que si cet épisode était chargé en informations, il était extrêmement pauvre en action – et j’ai fini par m’ennuyer une ou deux fois. Je suis sûr qu’ils peuvent mieux faire.
S01E04 – Both Sides Now – 16/20
Très franchement, il y a toute une intrigue de complot et de conspiration qui me plaît énormément dans cette série… Mais je suis totalement largué, avec des informations capitales balancées au compte-goutte l’air de rien et de longs épisodes où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce n’est pas tout à fait aussi prenant que je ne l’espérais, mais la qualité y est.
S01E05 – Shaking the Tree – 14/20
Pour un épisode qui devait remuer les choses d’après son titre, c’est raté et c’était plus soporifique qu’autre chose.  Je sais que la série prend son temps, ce n’est pas nouveau, mais il faudrait voir à ne pas abuser. Je prends avec plaisir les miettes d’intrigues fournies cependant, car elles éclairent les premiers épisodes et nous donnent des pistes de ce qu’il faut attendre pour la suite. Seulement, ça devient lassant de toujours attendre.

Counterpart – S01E01

Spoilers

Ci-dessous ma critique du premier épisode de Counterpart.

01.jpgÉpisode 1 – The Crossing – 17/20
Have I done something wrong?

Tout commence par une pluie de verre très jolie, un cadaver et un feu d’artifice, puis beaucoup d’allemand hurlé dans tous les sens. Perso, je ne parle pas allemand (un jour, peut-être, j’ai bon espoir), mais il est question de visas et d’argent de « l’autre côté ». Baldwin, un homme, a disparu et ça embête les policiers qui débarquent sur les lieux. Heureusement pour eux, ils ont un témoin, une prostituée en larmes et pleine de sang. Heureusement ? Pas si sûr, elle les assassine de sang-froid et bam, générique.

C’est le moment pour moi de (re)découvrir qu’Olivia Williams est au casting, c’est excellent.

On suit après le générique un nouveau personnage, assez âgé et toujours en pleine Allemagne apparemment, même s’il parle anglais, qui joue à un jeu de société que je ne connais pas et prend ensuite le métro pour se rentre à son drôle de travail. Oui, il est drôle son travail parce qu’il doit se déposséder de toutes ses affaires personnelles, se mettre en costard et le tout pour aller dans une pièce ouvrir une mallette qui contient des papiers avec des proverbes sans queue ni tête, qu’il échange avec un homme qui n’a pas l’air là pour sympathiser quand il lui apprend qu’il a du sucre sur sa cravate.

On découvre finalement qu’il s’appelle Howard quand il se change dans les vestiaires à côté d’un autre collègue, un français avec un vrai accent français. Tout ceci n’a pour le moment aucun sens, mais ma curiosité est piquée à vif. En plus, tout le monde parle allemand, sauf Howard Silk et ses interlocuteurs.

Howard a ensuite un entretien dans le même bâtiment pour rejoindre le département Stratégie, mais ça ne fonctionne pas. Personne n’a jamais eu la moindre plainte contre lui, mais il est très bien là où il est ; surtout qu’il a des échanges non approuvé après trente ans (le sucre sur la cravate donc). Bref, la conclusion de l’entretien, c’est que s’il avait dû avoir une promotion, ils auraient eu le temps de lui donner en trente ans. Rebam.

Finalement, le job qu’il visait est donné à Marcel, son collègue français. OK, OK.

Le soir, il rend visite à sa femme que l’on sait malade grâce à l’entretien. Elle semble plongée dans le coma, depuis six semaines. Bon, j’étais content de retrouver Olivia Williams, mais elle n’a pas l’air prêt de parler (dans ce monde en tout cas). Ils reçoivent la visite d’un homme qui aimerait transférer la femme d’Howard auprès de sa mère – on découvrira plus tard dans l’épisode qu’il s’agit du beau-frère d’Howard.

Howard lit ensuite un livre à sa femme (un livre de poème de Rainer Maria Rilke). Pourquoi pas.

Le lendemain, Howard se rend au travail, mais son code d’accès ne fonctionne plus. Il est pris à part par des militaires qui l’emmènent dans une salle d’interrogatoire bien glauque où il est interrogé par Aldrich, puis par l’homme avec lequel il a passé l’entretien la veille, Mr Quayle. C’est l’heure de la révélation pour Howard qui apprend que « quelqu’un de l’autre côté » est venu leur rendre visite, mais ne veut parler qu’à lui. Comme il a de la valeur, il a gain de cause. Howard se retrouve alors face à… Howard.

Ce dernier vient donc de l’autre côté et a carrément plus d’assurance. Il est déçu de découvrir le niveau de sous-fifre de son alter ego et échange des informations parfaitement incompréhensibles avec Aldrich et Quayle, avant de se barrer, laissant Howard (celui qu’on suit depuis le début) totalement paumé.

Mr Quayle lui apprend alors que durant la Guerre Froide, une expérience leur a permis de découvrir un monde identique au leur. Le problème, c’est que depuis, il y a des divergences de plus en plus évidente entre les deux mondes. Nous n’aurons pas beaucoup plus d’infos, mais l’Howard de l’autre côté à une « Kill list » et fournit le nom d’Emiliy, sa femme, à Aldrich. Quant à Howard, tout le monde le traite comme une merde tout au long de l’épisode.

Le soir, il se rend auprès d’Emily, mais il n’a plus le cœur à lire, apparemment.

L’épisode continue dans une boîte gay, où nous retrouvons Marcel se faire draguer par un mec aux cheveux longs. Cette affaire sent mauvais, surtout avec la musique qui fait monter la tension. La « prostituée » du début d’épisode débarque, lui demande s’il est bien Marcel et l’abat d’une balle dans la tête. Bien. Pourquoi pas ? Pour une fois qu’on avait un français dans une série.

Le lendemain, Howard continue de jouer à son drôle de jeu de société, alors que son alter-ego franchit le passage entre les dimensions pour douze heures. Il est aussitôt informé de la mort de Marcel. Ils se rendent chez Howard qui devient littéralement leur valet et leur sert le thé, découvrant au passage le meurtre de son ami.

Howard découvre qu’Emily est menacée par Baldwin, la tueuse à gages du début. Quayle et Aldrich veulent prévenir le 4e étage (clairement les grands patrons), mais l’alter-ego d’Howard refuse. Il leur révèle être de la section 2 – qui paraît être une sorte de légende urbaine – et annonce à Howard qu’il veut prendre sa place pour aller à l’hôpital. Son Emily est morte (décidément, on n’entendra pas beaucoup Olivia Williams dans cet épisode – mais je doute qu’ils embauchent une telle actrice pour jouer une comateuse).

Bon. Cet épisode a clairement pour but de nous balader dans les creux d’une intrigue bien plus complexe que l’on sent bien travaillée, mais dont on ne sait rien. Les deux Howard apprennent à se connaître et se découvrent autant de points communs que de différences, à commencer par un mariage qui n’est arrivé qu’au Howard du début. L’Alt-Howard demande à son double de lui expliquer sa routine à l’hôpital… et celui-ci ne mentionne pas la fleur qu’il donne tous les soirs à l’infirmière, sur lequel la série a déjà insisté deux fois. Bien joué.

On sait donc qu’on se dirige vers une bonne scène d’action où Alt-Howard sera reconnu par Talia, l’infirmière. Avant cela, nous assistons à des retrouvailles entre Alt-Howard et Emily, puis entre lui et Eric, le frère d’Emily, qui voulait l’emmener avec lui, donc. Alt-Howard, contrairement aux ordres de Quayle, refuse de signer les papiers pour ça. Dans la voiture, Howard est interrogé sur le temps qu’il a passé avec son alter-ego.

Baldwin finit par arriver et, comme prévu, elle repère l’absence de fleur dans le vase des infirmières et devine aussitôt le piège qui lui est tendu. Très vite, tout cela vire à la fusillade, donc, mais malgré tout, Baldwin réussit à s’échapper ; sans tuer pour autant Emily et en découvrant l’existence des deux Howard dans le même monde. Il faut dire qu’Alt-Howard n’a pas hésité à lui tirer dessus.

Alt-Howard rentre dans son monde malgré l’échec de sa mission, n’ayant qu’un visa de 12 heures. Mr Quayle ramène Howard chez lui, lui expliquant que, normalement, les choses sont plus faciles que ça à encaisser car moins précipitées. Oui, ben, merci pour nous, nous on galère à tout comprendre.

Alt-Howard ramène chez lui sa cravate préférée, perdue dans son monde mais pas dans celui d’Howard. C’est le signe d’une nouvelle amitié, j’imagine. Nous le suivons dans son monde qui ressemble déjà plus au nôtre.

Howard, lui, rentre chez lui comme si de rien n’était. Enfin, presque. Il demande de nouveau sa promotion et plus d’accès à tout, mais je le sens plutôt mal, je dois avouer.

Leur fin de journée se ressemble : même musique, même verre de whisky… Sans vraie surprise, Alt-Howard retrouve malgré tout sa femme dans un restaurant. Elle lui demande d’un ton on ne peut plus froid ce qu’il est allé faire de l’autre côté, mais il ne lui répond pas. Pourquoi donc avoir annoncé qu’elle était morte ? Mystère.

Comme je m’y attendais, l’épisode prenait bien le temps. Une heure, c’est long, mais il n’y a pas eu de longueurs pour autant. En fait, je trouve que la série a surtout pris le temps d’instaurer son cadre et de s’assurer qu’elle perdait totalement le téléspectateur en lui donnant juste assez d’informations pour lui donner envie d’en savoir beaucoup plus.

Burden of Truth – S01E02 : The Bind That Ties

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du deuxième épisode de la première saison de Burden of Truth.

02.jpgÉpisode 2 – The Bind That Ties – 16/20
It must be the country air.

Il ne faut jurer de rien et si l’épisode était introuvable partout, je l’ai finalement croisé sur Dailymotion. Improbable, mais pas autant que l’heure numérique enfin affiché quelque part, première fois en onze jours de Bingo Séries. Tout finit par arriver.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’avais pas tilté la semaine dernière, mais le lead masculin de la série s’appelle comment William « Billy » Crawford. BILLY CRAWFORD. Franchement, ça ne s’invente pas et je suis sûr de le retenir comme ça.

Bref, Joanna filtre les appels de son père en début d’épisode, et c’est ainsi que commence ma critique. Il est sept heures du matin, mais elle est au travail depuis quatre heures. Ils sont fous ces canadiens. Joana appelle son fiancé, Alan, pour lui expliquer son plan de convaincre son père de reprendre l’affaire. Je dis fiancé, mais du coup, je remarque qu’ils n’ont pas de bague de fiançailles. Tant mieux, ça simplifiera la rupture.

Ah et sinon, c’est clairement une série d’été qu’on nous diffuse en plein mois de janvier, puisque l’action se déroule début juillet. Elle aurait été parfaite l’été dernier, en plus.

Joanna travaille désormais avec Billy sur le cas, mais ils font d’abord un crochet par une ferme où Billy doit calmer un père énervé par son voisin pour s’assurer qu’il garde la… euh ben la garde, justement, de son enfant.

Joanna a décidé de rester à Milwood et elle veut en parler à Taylor pour lui prouver qu’elle avait tort, grosso modo. Elle l’informe aussi qu’elle est désormais son avocate, de même que l’avocate de toutes les autres victimes qui subissent des examens médicaux.

Finalement, Joanna accepte de décrocher son téléphone et son père lui donne 24h pour trouver un argument convaincant. Il n’apprécie pas de savoir sa fille de retour à Milwood, même s’il n’a pas l’air non plus aussi inquiet que prévu. C’est étrange.

Suite aux examens médicaux, les avocats apprennent que la maladie pourrait être causée par une drogue. Pour en savoir plus, ils proposent donc un questionnaire aux filles, mais celui-ci les fait surtout tourner en rond puisqu’ils ne trouvent aucune information concluante à partir de ce test. Joanna décide d’aller inspecter le vestiaire des filles, mais Billy ne peut s’y rendre car son client et ami a tué le chien de son voisin (enfin, il dit ne pas l’avoir tué). C’est soit une sous-intrigue vraiment pourrie, soit un énorme indice sur le fait que le chien aussi a été infecté – ou quelque chose comme ça.

Cela s’avère rapidement être plutôt la bonne piste, puisqu’on apprend que le chien s’est approché d’une barrière, que des vaches aussi sont mortes dans le coin et Billy s’arrange pour avoir 24h afin de prouver à la police que son client est innocent.

Joanna retrouve Diane au lycée (et l’actrice est mille fois plus convaincante dans cette série), rencontre une nouvelle victime et récupère un échantillon dans le vestiaire des filles. Elle finit par rejoindre Billy à la ferme voisine de son client et tous les deux découvrent que le terrain de foot des filles est juste à côté. Très clairement, ils soupçonnent donc le terrain de contaminer les filles.

Il n’est pas dire que ça innocente le client de Billy toutefois. De retour au bar, Joanna et Billy retrouvent Diane qui leur apprend que le terrain a été donné par la ferme, et à force de chercher, Joanna et Billy comprennent que le terrain toxique a été donné à l’école. Dans le genre gros crime, on tient là quelque chose de gros. La série gère plutôt bien ses révélations et l’enquête. C’est tout simple comme série, mais ça fait bien son travail et j’accroche vraiment bien.

Malheureusement, tout ça n’est pas encore suffisant pour la firme de Joanna, même si Billy et Joanna font leur possible pour présenter le cas. Cela se passe plutôt bien et, en plus, avec les informations qu’ils ont sur le sol du terrain lorsqu’il pleut, ils ont la preuve que le client de Billy a pu être mourir intoxiqué. Si le client n’est pas innocenté à 100%, il ne pourra jamais être accusé avec une défense pareille.

En attendant la réponse de la firme, Joanna continue son enquête sur son père auprès de Diane qui ne lui donne aucune information et Billy s’occupe de rassurer sa nièce, Molly, toujours aussi malade. Que ce soit dit quelque part, j’aime beaucoup Molly.

Finalement, le père de Joanna l’appelle et lui apprend que la firme ne poursuit pas sur son cas. Du coup, Joanna pose ses vacances pour la première fois depuis bien longtemps afin de continuer son enquête et… Alan débarque pour la convaincre de rentrer à la maison. Oh, je le vois bien avoir plus d’informations que ce qu’il dit lui.

De manière assez prévisible, il est effectivement révélé qu’Alan a été envoyé par la firme pour la récupérer… et donc par le père de Joanna. Sympa le papa, sympa le « fiancé ». En même temps, ce dernier est particulièrement stupide à se griller tout seul.

La fin d’épisode voit donc Joanna se séparer d’Alan qu’elle fout à la porte et les filles être déprimées par leur nouvelle condition de malade.

J’ai beaucoup aimé ce nouvel épisode qui nous apprend plus sur la maladie et ses causes. Le mystère avance bien, mais comme il reste pas mal d’épisodes, je suis curieux de voir les futurs rebondissements qui les ralentiront. Ne pas avoir d’argent de la firme est déjà un gros problème clairement. Bref, c’est une petite série sans gros budget, mais son écriture suffit à maintenir l’attention et intriguer. C’est convaincant.